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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Herman Van Rompuy : « Le populisme n'est pas né avec la crise de l'euro »

Herman Van Rompuy : « Le populisme n'est pas né avec la crise de l'euro » | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président du Conseil européen défend sa gestion de la crise de l'euro et dit avoir « la conscience tranquille ».

 

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, défend, dans un entretien au Monde, la gestion de la crise économique, qu'il évoque dans son livre L'Europe dans la tempête (éd. Racines, 2014). Nommé fin 2009, au début de la crise de l'euro, il juge que Bruxelles a « évité le pire ».

 

Vous sentez-vous responsable de la montée du désenchantement à l'égard de l'Europe et des instances bruxelloises ?


Herman Van Rompuy : Non, j'ai la conscience tranquille. Nous avons fait notre travail pour sauvegarder l'union monétaire. Si l'euro avait échoué, c'est toute l'Union européenne (UE) qui aurait échoué. Si nous n'avions pas fait cela, nous serions en pleine dépression, comme dans les années 1930. Nous avons évité le pire, même si, bien sûr, tout cela a un prix.

 

 

La montée en puissance des idées eurosceptiques n'est-elle pas liée à la façon dont la crise a été gérée ?


Il faudrait plutôt poser la question à la génération qui nous a devancés, qui a été responsable des premières années de la zone euro, a dû voir les problèmes émerger et n'a pas agi. Là, c'est une très grande responsabilité. Je ne pense pas à MM. Kohl et Mitterrand, qui avaient pris une initiative très forte pour aller vers une Allemagne réunifiée dans une Europe plus unie.

Mais, après la création de l'euro, il fallait mettre en place tous les instruments nécessaires pour faire de l'union monétaire une véritable union économique. Or ces dispositions, comme la création des fonds d'assistance financière, de l'union bancaire et d'un cadre plus strict de surveillance budgétaire et économique, ne peuvent être prises que le dos au mur, dans un climat de crise. C'est malheureux, mais c'est comme cela.

 

 

Dans de nombreux pays, dont la France, l'Italie ou les Pays-Bas, le vote populiste et eurosceptique risque de battre des records…


Avant la crise, il y avait déjà pas mal de populisme. En France, Jean-Marie Le Pen est arrivé second à la présidentielle de 2002, sans que cela tienne spécifiquement à l'Europe. Puis les Français ont voté « non » au projet de Constitution en 2005, donc bien avant la crise. Il y a en France par rapport à l'Europe un sentiment ambigu, ou parfois franchement négatif. Le populisme n'est pas né avec la crise de la zone euro. C'est un phénomène de société beaucoup plus vaste qui ne peut pas être attribué à la seule Europe. Tous les sondages indiquent que la confiance dans les institutions nationales est encore plus basse que dans les institutions européennes....

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Télévision publique grecque: «Cette fermeture est un choc et un scandale pour l'information» | Slate

Télévision publique grecque: «Cette fermeture est un choc et un scandale pour l'information» | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion.

 

 

Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion. «La diffusion de ERT s'arrêtera après la fin des programmes ce soir», a dit un porte-parole, Simos Kedikoglou, à la presse sidérée. ERT, composée de trois chaînes, et employant plusieurs milliers de personnes, est selon lui «un cas d'absence exceptionnel de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant». Et avec le service publique audiovisuel.

 

Slate s'est entretenu avec le journaliste Vangelis Demeris, correspondant à Bruxelles d'ERT de 2001 à février 2013. Il travaille pour le quotidien Ethnos (deuxième quotidien grec) et pour l’agence de presse grecque.

             Cette fermeture est-elle une surprise ou saviez-vous qu'elle était imminente?

            ERT allait mal. J'y ai travaillé de 2001 à 2013, en CDD renouvelables tous les ans. En février dernier, tous les postes de correspondants ont été supprimés. La troika avait gelé les embauches dans le secteur public et l’ERP n’avait pas trouvé de méthode pour nous réembaucher. Mais cette fermeture totale? Il y avait des rumeurs, des spéculations depuis ce matin. Mais je ne m’attendais pas à ça. C’est un choc et un scandale. Je suis consterné, c’est absurde.

 

             La troika (Commission européenne, FMI et Banque centrale européenne) faisait pression sur la Grèce pour une diminution des emplois dans le secteur public. Selon le plan de sauvetage négocié en novembre 2012,  il devait y avoir 150.000 suppression d'emplois dans le secteur public sur la période 2010-2015.

           Et c’est ça aussi qui est inquiétant. Le gouvernement a voulu privatiser le groupe gazier DEPA. Cela aurait allégé les comptes publics. Mais on a appris cette semaine que c’était définitivement loupé. Je pense qu’il y a aussi une certaine manipulation de l’opinion publique. On a essayé de détourner l’attention de cet énorme fiasco....

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«Pour la première fois, les attitudes des Français ressemblent à celles des Grecs…»

Bruce Stokes, du Pew Research Center, déplore le fossé qui se creuse avec l’opinion publique allemande :

 

Directeur des études d’opinion internationales du Pew Research Center, Bruce Stokes observe depuis longtemps les évolutions du continent européen. Il n’en est que plus choqué des résultats en France cette année.

La France en «chute libre» dit votre étude. N’y allez-vous pas un peu fort ?

Lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique, comment vont leurs finances personnelles, comment ils voient l’avenir ou ce qu’ils pensent de l’intégration européenne, les réponses sont à chaque fois plus négatives et la tendance semble s’accélérer par rapport à nos précédentes études. Nous n’avons pas généralisé à partir d’un ou deux indicateurs : c’est tout un spectre de réponses qui s’effondrent. Les attitudes françaises évoluent dramatiquement en 2013, par rapport aussi aux autres pays et notamment aux Allemands.

Vous signalez une telle divergence entre les opinions françaises et allemandes que l’on se demande : le fameux couple franco-allemand peut-il encore tenir sur ces sables mouvants ?

Les opinions publiques allemande et française n’ont jamais été parfaitement similaires, mais la France jouait auparavant un rôle hybride, intermédiaire entre les attitudes allemandes et celles des pays du sud de l’Europe. Dans cette étude 2013, nous observons pour la première fois que les attitudes des Français ressemblent vraiment à celles des Grecs, des Italiens ou des Espagnols. Le gouffre s’est creusé avec les Allemands. A la longue, si Français et Allemands ont des perceptions à ce point divergentes, cela risque de compliquer leur coopération politique. Cela isole aussi davantage l’Allemagne, qui semble de plus en plus vivre sur un autre continent. Mais cela peut rendre la France plus nécessaire que jamais dans son rôle de pont avec Berlin.

L’Allemagne a-t-elle de toute façon une alternative à la France ?

Non, il n’y a pas d’alternative à la France. Une autre des découvertes de cette étude est d’ailleurs que le gouvernement allemand a plus de marge de manœuvre qu’il ne le dit. ...

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«La crise que nous subissons a ses racines dans le thatchérisme»

L'économiste Denis Clerc, fondateur de la revue «Alternatives économiques», revient pour Libération sur les années Thatcher.

 

«There is no alternative» aimait à répéter Margaret Thatcher. Au début  des années 80, la dame de fer impose son ordre libéral au Royaume-Uni. A la même époque, Denis Clerc fonde la revue «Alternatives économiques». Deux visions de l'économie que tout oppose. Pour Libération, Denis Clerc revient sur 11 ans d'économie selon Thatcher. 

Quel bilan tirez-vous des années Thatcher ?

Je dirais que ça a été une réussite économique, mais une catastrophe sociale. Et cela va de pair finalement. Sous Thatcher, les riches sont devenus plus riches, les pauvres plus pauvres. Quand elle est arrivée, le taux de pauvreté atteignait 15 % au Royaume-Uni. Quand elle a quitté le pouvoir, il était de 20 %. C’est aussi la seule dirigeante au monde à avoir supprimé le salaire minimum. Mais en même temps, elle a réussi à sortir la pays de la profonde crise économique dans laquelle il était plongé.

Au prix d’une politique très dure, notamment vis-à-vis des syndicats.

Elle a brisé la toute-puissance des syndicats britanniques, en venant à bout de la grève des mineurs en particulier en 1984-1985. C’était sans doute nécessaire. En mettant toute les nuances possibles, il faut bien dire que les syndicats étaient devenus une force conservatrice plus que dynamique. Ils se reposaient sur un passé impérial que le Royaume-Uni ne pouvait plus assumer.

Margaret Thatcher a voulu rétablir les mécanismes du marché, réduire l’Etat social pour favoriser l’économie. Je le répète, cela a été une réussite. Mais aussi un véritable drame social. On oublie souvent de dire que dans les années 80, les Anglais venaient se faire soigner en France, tant le système de santé britannique était à bout de souffle. On peut dire que 30 à 50 % de la population du Royaume-uni a payé la note du thatchérisme....

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«Chypre restera comme le cobaye de la zone euro»

«Chypre restera comme le cobaye de la zone euro» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Chypre, envoyé spécial. Stavros Evagorou, député et responsable du secteur économique du parti communiste (AKEL), évoque le mauvais rôle joué par Bruxelles dans la crise, alors que les banques chypriotes vont rouvrir ce jeudi après l'adoption de restrictions inédites dans la zone euro, censées limiter les effets d'une éventuelle panique bancaire.


Chypre est-il un paradis fiscal ?

Stavros Evagorou. Plusieurs mois avant la décision de l’Eurogroupe de taxer tous les dépôts, les media allemands ont propagé des accusations fausses contre Chypre. Notre pays serait un paradis fiscal, un centre de blanchiment d’argent… Ces journaux écrivaient sur les oligarques russes. Pourtant nous avons le même taux d’imposition sur les sociétés que la Bulgarie, un taux proche de l’Irlande et supérieur à celui de Malte. Pourquoi donc s’acharner sur Chypre? Aux Pays-Bas, il y a trois fois plus d’argent russe déposé qu’à Chypre. Et deux fois plus au Luxembourg. Il ne me semble pas que là-bas, les Russes soient prolétaires. Notre système bancaire a été inspecté par Moneyval, une institution du Conseil de l’Europe chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent. Nous avons une note meilleure que l’Allemagne. Nous sommes les septièmes dans la zone euro. S’ils insistent pour détruire notre système financier, ce n’est pas parce qu’ils ont quelque chose contre les Chypriotes. Ils ciblent les Russes. Ces derniers jours, des délégations de banquiers allemands ou de la zone euro se rendent à Chypre pour convaincre les investisseurs russes de transférer leur argent dans leur pays.

 

Akel estime que la troïka « asservit » Chypre. Pourquoi une telle expression ?

Stavros Evagorou. Chypre restera dans l’histoire économique comme le cobaye de la zone euro. Suite à un accord avec l’UE, nous avons voté depuis 2011, trente-cinq lois comprenant des mesures d’austérité, telles que des baisses de salaires. Nous n’avons pas encore reçu un euro. L’accord de l’Eurogroupe lundi avec le président de la République Nicos Anastasiades, n’est pas la fin de la route. Ce n’est que le début. Il y aura des privatisations et de nouvelles mesures d’austérité. Ces mesures sont appliquées en Grèce, au Portugal. Elles ont conduit ces peuples à la pauvreté, leurs pays à la récession....

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Rock européen: et l'Union dans tout ça ? - Trans Eurock Express

Rock européen: et l'Union dans tout ça ?  - Trans Eurock Express | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Considérant que le rock européen a un rôle primordial à jouer dans la construction d'une véritable Europe de la culture et d'un espace politique multilingue, j'ai décidé de me tourner vers la Commission européenne pour avoir son éclairage sur la question. Androulla Vassiliou, Commissaire européenne à l'éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, a accepté de répondre à mes questions, et je l'en remercie.

Martin Carayol: Quelle est pour vous l’importance de la musique populaire, et en premier lieu du rock, dans la culture européenne des dernières décennies?
Androulla Vassiliou: Je trouve que la musique populaire joue un rôle de plus en plus important. La plupart d'entre nous écoutons de la musique quotidiennement, et parmi tous les genres musicaux, rock et pop sont particulièrement appréciés de nos concitoyens en Europe.
La musique populaire est importante à plus d'un égard. Elle est un extraordinaire moyen d'expression culturelle, tant au niveau individuel que collectif. Elle est un formidable agent de construction de nos identités, ainsi qu'un puissant miroir où viennent se refléter nos sentiments et nos émotions. Elle est aussi bien souvent un «espace» de revendication ou d'interrogation sur certains grands enjeux sociétaux.
Et elle est aussi un secteur économique à part entière qui emploie des centaines de milliers d'Européens.

La Commission a-t-elle des activités ou des programmes liés à la promotion du rock européen?

L'Union européenne soutient la musique – dont le rock – par le biais de son programme Culture.
Doté d'un budget de 400 millions d'euros pour la période 2007-2013, ce programme aide les artistes, les professionnels de la culture et les organisations culturelles – toutes disciplines confondues – à développer des projets de coopération avec des partenaires situés dans d'autres pays européens que le leur. Ce même souci de favoriser les coopérations et la circulation des personnes et des œuvres se retrouve au cœur d'Europe créative, le nouveau programme culturel que propose la Commission européenne pour la période 2014-2020, auquel nous souhaitons affecter un budget en augmentation de 37 % par rapport à la période actuelle....
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«Si la France s’effondre, l’Europe aussi»

Josef Joffe, spécialiste allemand des relations internationales, pointe les faiblesses de l’Hexagone.

Josef Joffe est spécialiste des relations internationales. Membre du comité éditorial de l’hebdomadaire allemand Die Zeit, il a également été chercheur à la Hoover Institution et à l’International Institute for Strategic Studies. Auteur de plusieurs ouvrages de stratégie transatlantique, il est membre du conseil d’administration de l’American Institute for Contemporary German Studies.

 

   Quelle est l’image de la France aujourd’hui en Allemagne ?

   C’est une image empreinte d’inquiétude. Il est désormais entré dans toutes les têtes que la Grèce est un pays assisté, qui devra pendant des années encore être soutenu par les autres, notamment par l’Allemagne. Mais maintenant, c’est la «Douce France» - un pays que même l’Allemagne ne pourrait pas sauver - qui figure au premier plan des préoccupations. On peut dire que l’époque de De Gaulle et Adenauer, Schmidt et Giscard d’Estaing, Kohl et Mitterrand est révolue. Après la réunification et l’effondrement de l’«empire totalitaire», comme de Gaulle avait appelé l’URSS, la dépendance stratégique de l’Allemagne vis-à-vis de la France a disparu. De ce fait, le lien étroit entre les deux pays s’est distendu.

 

   Et au sein du gouvernement allemand ?

   On a l’impression qu’il n’y a plus vraiment d’ami de la France au sein du cabinet, même si le ministère des Affaires étrangères est francophile, comme toujours. Mme Merkel n’a pas de lien particulier avec la France (pas plus d’ailleurs qu’avec la Grande-Bretagne), mais ce n’était pas non plus l’amour qui caractérisait les relations germano-françaises du temps d’Adenauer ou de ses successeurs, mais bien plutôt la raison d’Etat et les intérêts. Ceux-ci sont passés du domaine stratégique au domaine économico-financier, et là, les faiblesses de la France sont particulièrement claires. Aujourd’hui, le principal partenaire de Merkel est Mario Draghi, le chef de la BCE...

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Les Inrocks - "Il y a un risque pour que la Flandre devienne indépendante"

Les Inrocks - "Il y a un risque pour que la Flandre devienne indépendante" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Bart de Wever, leader nationaliste qui rêve d'obtenir l'indépendance de la Flandre, est donné favori des prochaines élections communales qui auront lieu le 14 octobre à Anvers.

Maire socialiste de la ville, Patrick Janssens a accepté de revenir sur la menace qui plane au-dessus de la Belgique.

 

Bart de Wever, leader nationaliste de la N-VA, est donné comme le grand favori des élections communales selon les derniers sondages (qui lui donne entre 30 et 35% d’intentions de vote). Comment expliquez-vous le plébiscite d’un homme qui souhaite l’indépendance de la Flandre ?

Patrick Janssens : Je pense que les intentions de vote dont on le crédite sont plus un reflet de l’atmosphère nationale que la conséquence d’une défiance de la politique locale. Depuis la fin des années 80, le Vlaams Belang – l’équivalent du Front national chez vous – a obtenu un tiers des voix. De 1994 à 2006, ils ont maintenu ce niveau électoral. Ils sont restés sur ce niveau depuis trois élections et ce jusqu’en 2006. Ça veut tout simplement dire qu’à Anvers, il y a une large couche de la population qui se reconnaît dans le vote d’extrême droite. Depuis l’échec de Filip Dewinter aux élections communales de 2006, la montée du nationalisme flamand s’est poursuivie mais c’est désormais la N-VA (parti nationaliste flamand, ndlr) qui en recueille les fruits. Bart de Wever est devenu le politicien le plus populaire des Flandres et il représente une alternative au vote d’extrême droite pour une partie des Anversois.

 

   Qu’est ce qui motive ce vote aujourd’hui ?

C’est un mécontentement généralisé. Une partie de l’électorat de la N-VA vient directement du Vlaams Belang. Aujourd’hui, les électeurs considèrent que voter pour le Belang ne sert plus à rien compte tenu du cordon sanitaire qui entoure ce parti et qui l’empêche d’accéder au pouvoir. Ils se dirigent donc vers la N-VA, un parti qui a un discours plus modéré en apparence et qui a pris l’habitude de ne pas participer à la gestion du pouvoir, que ce soit après les élections fédérales de 2007 ou les élections communales à Anvers en 2006 puisque malgré son élection, Bart de Wever n’a pas participé au conseil communal.

 

    La politique de la N-VA s’apparente-t-elle à une politique d’extrême droite ?

Je ne vais pas vous dire qu’il est dangereux, mais que son but n’est pas de gérer Anvers mais de rendre la Flandre indépendante. Son discours consiste à dire que si les choses ne vont pas, c’est à cause du gouvernement fédéral. Selon lui, il suffirait que la Flandre soit indépendante pour que tout aille mieux. Je ne suis pas un belgiciste, mais je ne crois pas du tout que ce soit la solution.

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Viviane Reding : "Même en crise, l'Europe n'est pas qu'un marché"

Viviane Reding : "Même en crise, l'Europe n'est pas qu'un marché" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans un entretien au "Monde", la commissaire européenne à la justice salue le succès des rappels à l'ordre à la Hongrie et à la Roumanie. Bucarest a aussitôt fait part de sa "surprise".

 

Vice-présidente de la Commission européenne et commissaire à la justice, Viviane Reding sera, lundi 3 et mardi 4 septembre, à Paris pour rencontrer plusieurs membres du gouvernement et évoquer la crise de la zone euro et la situation des Roms, mais aussi celle des droits fondamentaux dans l'Union.

 

    Vous êtes intervenue dans la récente crise constitutionnelle en Roumanie. Vous semble-t-elle apaisée après l'échec de la procédure de destitution du président Basescu ?

    Nous maintenons une surveillance étroite après la bataille terrible qui s'est déroulée en juillet et en août. Nous avons pu dire "Halte-là" à cette sorte de putsch parlementaire. Nous avons évité le pire grâce à une action déterminée de nombreux acteurs, dont la Commission, le Parlement et les Etats européens, mais aussi le Fonds monétaire international. Les dérives les plus graves ont aussi pu être endiguées grâce au mécanisme de vérification et de contrôle que nous avons mis en place. Nous espérons que tous les acteurs politiques pourront surmonter leurs divisions et préparer les échéances électorales d'octobre. Les jeunes démocraties de l'est doivent réaliser en peu de temps ce que nos vieux pays ont accompli sur des décennies.

 

   Pensez-vous que l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen est d'actualité ?

   C'est aux Etats membres qu'il appartient de décider, à l'unanimité, s'ils ouvrent leurs frontières, sur la base d'une analyse politique. La question essentielle est de savoir si l'Etat de droit roumain peut nous rendre confiants. L'espace Schengen ne concerne pas seulement le fonctionnement technique des frontières, tel qu'évalué par la Commission. Il implique aussi un bon fonctionnement de la justice et des garanties qui y sont liées. Pour ma part, je ne serais pas surprise si les Etats décidaient de ne pas y intégrer tout de suite la Roumanie....

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Faut-il craindre de nouveaux attentats en Europe ? | La-Croix.com

Faut-il craindre de nouveaux attentats en Europe ? | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Trois membres présumés d’Al-Qaida ont été arrêtés mercredi en Espagne, soupçonnés de préparer un attentat et disposant de matériel capable de « détruire un autobus », ont annoncé hier les autorités espagnoles.

 

Plusieurs coups de filets dans les milieux djihadistes ont été menés depuis les attentats du 11 mars 2004. Mais c’est la première fois que Madrid fait état, de manière aussi précise, d’un projet d’attentat déjoué.

Décryptage avec Mathieu Guidère, professeur d’islamologie à l’université de Toulouse 2.

 

« Cette affaire est à prendre au sérieux. Ces dernières années, les autorités espagnoles ont déjà procédé à des arrestations dans la mouvance djihadiste. Cette fois-ci, elles ont aussi découvert des éléments matériels, comme des explosifs, et établi des liens avec un groupe islamiste important basé au Pakistan, Lashkar-e-Taïba. L’autre élément important est la date : il ne faut pas oublier que les attentats du 11 septembre 2001 ont été préparés au mois d’août. Depuis, les services secrets sont très vigilants à cette époque de l’année, et restent sur le pont. D’autant qu’il s’agit du onzième anniversaire des attentats contre New York et Washington, et que cette mouvance est attachée au symbole. Enfin, de nombreux militants estiment également que la mort de Ben Laden n’a pas été vengée…...

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"L'immigration sera nécessaire pour l'Europe"

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La commissaire européenne aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, expose son point de vue sur l'espace Schengen.

Cecilia Malmström, commissaire européenne aux affaires intérieures, devait rencontrer, mardi 10 juillet, à Paris, Manuel Valls. Au menu, principalement : l'avenir de l'espace sans frontières de Schengen après l'approbation, par le ministre de l'intérieur français, du principe du rétablissement des contrôles aux frontières en cas de circonstances "exceptionnelles". Entretien:

           Le débat sur Schengen a été déclenché par les événements du "printemps arabe". A ce propos, vous estimez que l'Europe a raté une "opportunité historique". Pourquoi ?

         Que, dans notre voisinage immédiat, des populations fassent pacifiquement tomber des dictateurs et réclament la liberté et les droits de l'homme fut un événement majeur. Or qu'avons-nous dit à des gens qui s'inspiraient de nos valeurs ? Que nous étions en crise et que nous avions peur de "vagues bibliques" d'immigrés... Notez que 4 % seulement de ceux qui ont fui la Libye se sont dirigés vers l'Europe ! Notre attitude a entraîné une détérioration de nos relations avec ces pays et créé une suspicion qui commence seulement à être surmontée.

 

          Vous avez déclaré récemment que l'immigration n'était, pour l'Europe, "pas une menace mais une chance" et même "un facteur de croissance". Un discours qui surprend...

           Bien sûr, mais je le maintiens. L'immigration sera nécessaire, étant donné notamment l'évolution de la démographie dans la plupart de nos pays. On estime qu'en 2030, sans nouvelle immigration, la population européenne en âge de travailler aura diminué de 12 %. Des chefs d'entreprise me confient régulièrement leur difficulté à recruter des gens qualifiés alors même que le chômage est au plus haut. L'Allemagne manque d'ingénieurs ; d'ici à 2020, le secteur européen de la santé devrait manquer de 2 millions de personnes...

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Europe fédérale : la BCE réussira-t-elle ce que les pro-européens ne sont pas parvenu à faire en 60 ans ?

Europe fédérale : la BCE réussira-t-elle ce que les pro-européens ne sont pas parvenu à faire en 60 ans ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pour Mario Draghi, l'Union européenne est à un "moment crucial de son histoire". Le président de la BCE estime qu'elle souffre de faiblesses structurelles, et que le seul moyen d'aller de l'avant est de s'en remettre au fédéralisme. Enretien avec Thomas Klau.

 

Quels seraient les premiers chantiers à ouvrir pour arriver à un fédéralisme politique ? Crédit Reuters

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Atlantico : Mario Draghi a déclaré au lendemain du sommet des Vingt-Sept qui s’est tenu à Bruxelles que l’Union européenne est à un « moment crucial de son histoire », estimant que la crise de la dette a mis en évidence les faiblesses de l’Europe d’aujourd’hui. En parlant de la nécessité d’un « saut » politique européen, ne sort-il pas de son mandat purement économique ? Que traduit cette intervention ?

 

Thomas Klau : Je ne pense pas que Mario Draghi sorte de son mandat en tenant de tels propos puisqu’il existe une tradition ancienne qui consiste pour les banques centrales à s’exprimer sur le cadre politique. La Bundesbank l’a fait dans les années 1990 lorsqu’elle a estimé qu’une union monétaire ne pourrait survivre à terme sans union politique. Un banquier central est dans son rôle s’il pointe des faiblesses structurantes et importantes d’une architecture politique qui sous-tend une monnaie. Cette parole est souvent réservée pour des moments graves lorsque des défaillances créent de réelles menaces sur la stabilité d’un système monétaire. Un banquier central serait même en faute s’il n’exprimait pas sa pensée dans ce contexte....

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Europe : des djihadistes moins nombreux mais désormais plus déterminés

Europe : des djihadistes moins nombreux mais désormais plus déterminés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le cas Mohamed Merah est-il totalement isolé ? En Europe, ils seraient quelques centaines comme lui, très discrets mais parfaitement déterminés.

 

Entretien avec Yves Trotignon qui a fait carrière au sein de la DGSE.Il est aujourd'hui analyste senior chez RISK&CO comme spécialiste de la menace terroriste.

    Atlantico : Plusieurs pays européens sont confrontés à la présence de djihadistes sur leur territoire. Sait-on combien ils sont en France et combien on en compte dans les pays voisins ?

    Yves Trotignon : Il est très difficile d'évaluer leur nombre mais on estime qu’il y aurait quelques centaines d’individus réellement dangereux en Europe. Historiquement, on trouve des grosses cellules en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Benelux et dans une moindre mesure dans les pays scandinaves, notamment en Suède.

Lorsque l’on parle de djihadistes, il faut bien faire attention à les différencier en deux catégories. Il y a ceux qui vont soutenir la cause en donnant de l’argent, en accueillant des gens ou en fournissant des documents. Et il y a ceux qui qui vont directement mener des actions.

Aujourd’hui, en Europe, il n’y a plus de réseaux djihadistes opérationnels liés à Al Qaeda. La neutralisation de ces réseaux a commencé un peu avant le 11 septembre 2001 et s’est accélérée ensuite. A partir de 2004-2005, la pression sur les cellules européennes est particulièrement forte.

Les djihadistes liés à Al Qaeda qui sont toujours présents en Europe ne sont pas des opérationnels. Ils font du soutien idéologique, éventuellement logistique. On estime le nombre de djihadistes comme Mohamed Merah, autonomes et très radicalisés, à près de 200 personnes capables de passer à l’acte sur toute l'Europe.....

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«L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question»

«L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Julia Kristeva. Psychanalyste et écrivaine

Extraits:

"L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question, non seulement grâce à la pluralité des langues et des cultures, mais aussi à la spécificité de notre héritage grec, juif et chrétien. La culture est le grand atout de l’Europe, pourtant elle ne figure pas dans le traité de Rome : est-elle à ce point une évidence, ou bien l’Europe, sortant en lambeaux de la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle eu honte de ses plaies ? Depuis, on multiplie les «programmes» pour le «patrimoine culturel». Mais existe-t-il une culture européenne ? Laquelle ? Après avoir succombé aux dogmes identitaires jusqu’aux crimes, et peut-être aussi parce qu’il a succombé et en a fait l’analyse mieux que tant d’autres, un «nous» européen est en train d’émerger, pour lequel l’identité est une inquiétude questionnante : à contre-courant des certitudes identitaires qui préparent toujours et encore de nouvelles guerres.

Mais les politiques, soumis à l’économie et à la finance, ont perdu de vue la question de la civilisation. Ils ont peur de parler d’Europe dans les campagnes électorales. Les intellectuels, dont certains sont encore prompts à s’engager, se font rares sur le chantier culturel européen. Ils portent une grande responsabilité dans la crise européenne actuelle. En revanche, je soutiens que les peuples européens, les Grecs, les Polonais, et même les Français, bien que tous choqués par la crise qu’ils identifient avec l’Europe, se sentent fiers d’appartenir à sa culture prestigieuse. Un trésor flou et peu rentable qu’ils ne sauraient définir mais qui les définit et fascine aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières. Un désir d’Europe existe en dehors de notre continent, je le constate en Amérique latine, en Chine…

 

       Mais peut-on concrètement construire une identité européenne ?

      J’admire mes étudiants européens, une nouvelle espèce d’individus kaléidoscopiques. Par exemple, un jeune Norvégien, en cycle Erasmus, parle anglais couramment, apprend le chinois et prend des cours en français sur le génie féminin. Le multilinguisme n’est plus seulement une utopie, c’est une réalité. Il pourrait être un trait significatif de l’identité européenne en train de se construire.

L’Europe reprend la définition française de la diversité culturelle à l’occasion de la discussion qu’elle mène avec les Etats-Unis sur l’audiovisuel : la culture n’est pas une marchandise comme les autres, et chacun doit pouvoir se reconnaître dans l’exception française.

Dans cet esprit, la traduction des patrimoines nationaux est indispensable, et l’Europe en donne l’exemple, en parlant 25 langues au moins à chaque séance plénière. Le multilinguisme passe par la traduction. Cela représente un coût supplémentaire et beaucoup préfèrent en faire l’économie.

Mais ce souci de singularité est aussi un fleuron de la culture européenne, depuis Duns Scot au XIIIe siècle, qui pensait que la vérité ne réside pas dans les idées abstraites ni dans la matière opaque, mais dans cet homme-ci, dans cette femme-là. Je traduis : le respect de la singularité est l’aboutissement des droits de l’homme. Et le génie de chacun, de chacune, éclate dans sa singularité partagée avec celles des autres. D’où ma conception du féminisme : que le mouvement des femmes n’aboutisse pas à une massification, comme ce fut le cas des autres mouvements émancipateurs qui ont échoué dans la banalisation ou la terreur (tous les bourgeois, tous les prolétaires, tous les tiers-mondistes…), mais favorisent… le génie féminin. Suis-je féministe ? Certainement, version «scotiste»..."

 

 

 

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Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis"

Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Athènes débute aujourd’hui l’altersommet. Plus de 170 organisations, syndicales, associatives, réseaux… issues du continent européen se rassemblent pour dénoncer la construction européenne et dessiner une Europe sociale et démocratique. Gilles Garnier, en charge des questions européennes pour le PCF fait partie de la délégation en Grèce. Il explique à l’Humanité.fr ses attentes sur ce sommet des peuples.

 

    Des FES ont existé, des rencontres entre responsables syndicaux, politiques… De quelle nouveauté cet altersommet est-il porteur ?
     Gilles Garnier. La plupart des forums sociaux se sont tenus avant la crise de 2008 et son aggravation, en 2010. Les organisations qui participaient à ces sommets étaient très rétives à aller vers des propositions communes soit avec des associations, soit avec des organisations politiques. La force de cet altersommet est la volonté enfin affirmée de manière très large d’organisations syndicales venues de la sphère catholique, laïque, progressiste et de grands réseaux associatifs et le Parti de la gauche européenne de travailler sur un appel commun des peuples d’Europe. La situation l’exige.

    Certains seraient réticents à ce soutien des partis politiques…
    Gilles Garnier. Les missions des organisations syndicales, partis politiques et réseaux associatifs sont différentes. Il est normal que chacun garde son indépendance. Mais la volonté de travailler à dialoguer est déjà un pas essentiel. Il faut quand même se rappeler que, dans les forums sociaux, nous étions invités sur la pointe des pieds ! Nous n’avions pas droit de citer. Le fait que l’on nous reconnaisse le droit de participer mais aussi de dialoguer et de co-construire est important. Dans le même esprit, nous allons lancer l’appel du 16 juin ; les participants au niveau français sont d’ailleurs les mêmes que ceux qui vont participer à l’altersommet. Et ils savent qui l’organisent, qui participent. Tout cela est très positif. S’il faut avancer pas à pas, nous avancerons pas à pas. De toute façon, chacun sera devant sa responsabilité. L’essentiel est que le diagnostique soit commun – et c’est le cas et aussi que les pistes de solutions se rapprochent. Mais je ne demanderai jamais à une organisation syndicale d’être un parti politique, pas plus qu’on ne demandera à un parti politique d’être une organisation syndicale. Il faut avancer en confiance....

 

 

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RACISME • En Grèce, les gens préfèrent "fermer les yeux"

RACISME • En Grèce, les gens préfèrent "fermer les yeux" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les agressions à l'encontre des immigrés se sont multipliées en Grèce, principalement du fait du parti néo-nazi Aube dorée.

 

Cette semaine, Courrier International publie les photos de Giorgos Moutafis qui, depuis cinq ans, documente la tragique odyssée des clandestins dans son pays.

 

Né en 1977 à Athènes, Giorgos Moutafis, est photographe indépendant. Son travail est publié dans des journaux et magazines aussi prestigieux que le New York Times, Time, Der Spiegel, The Guardian, etc... Depuis quelques années, il se consacre à documenter les malheurs des immigrés clandestins dont nombreux échouent dans une Grèce en pleine crise économique et sociale alors qu'ils rêvaient d'atteindre "l'Eldorado européen". Souvent, leur rêve s'est transformé en cauchemar. Cette semaine, Courrier internationalpublie dans ses pages Europe une sélection des photographies de Giorgos, qui témoignent toutes de la violence dont sont victimes les immigrés de la part des néo-nazis grecs. Voici son témoignage.

 

Cela va faire un petit moment que vous travaillez sur les clandestins. Pourquoi avoir choisi ce sujet ?

Oui, cela va faire cinq ans que je tente de documenter les flux migratoires en Grèce et les conditions inhumaines auxquelles ces clandestins et réfugiés doivent faire face. Je suis intéressé par ces mouvements de population et j'essaie de fixer sur mon objectif la vie de ces immigrés et de raconter leur histoire. Ce sont des histoires pleines de douleur et de violence. 

 

Comment est perçu votre travail en Grèce ?

C'est très difficile de travailler sur des sujets liés à l'immigration dans un pays en crise. Les gens ont tendance à vouloir fermer les yeux... Des médias me publient, parfois, mais ces parutions limitées dans quelques magazines ne sont pas suffisantes à mes yeux pour aborder des questions aussi importantes.

 

Vous avez une explication sur la violence dont font l'objet ces immigrés de la part de Grecs ordinaires ?

Je suis persuadé qu'aucun être humain ne va quitter son foyer sans raison valable. La guerre, la violence, des problèmes économiques et politiques sont souvent la raison pour laquelle tous ces gens partent de leur terre natale. Et ils payent très cher leur "billet pour l'Europe" ; parfois en y laissant leur vie. ...

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Ivica Dacic : "La Serbie est un paria européen"

Ivica Dacic : "La Serbie est un paria européen" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Entretien. Le premier ministre serbe s'inquiète du blocage des discussions avec l'Union européenne à cause du Kosovo

 

Le premier ministre serbe, Ivica Dacic, et son homologue kosovar, Hashim Thaci, ont jusqu'au mardi 9avril pour trouver un compromis sur le nord du Kosovo, peuplé par environ 40000 Serbes. Le 2avril, leur huitième rencontre à Bruxelles, sous l'égide de l'Union européenne (UE), n'a pas permis de franchir ce cap décisif. De passage à Paris, deux jours plus tard, pour obtenir le soutien de la France en cette période décisive, M.Dacic, en fonction depuis juillet2012, a expliqué au Monde les réserves de Belgrade.

 

 

Quelle est la raison du désaccord constaté, mardi 2avril, à Bruxelles ?

Ivica Dacic. Pour la première fois, la Serbie a formulé une proposition pour résoudre le problème de manière viable. Le président Nikolic a présenté une plate-forme offrant aux Serbes une autonomie de leur communauté au sein du Kosovo, sans reconnaître formellement l'indépendance du Kosovo.

La Serbie veut en finir avec le passé et se tourner vers le futur. Donc, résoudre la question des structures parallèles, trouver le moyen d'intégrer les Serbes dans le système de Pristina. Mais les propositions du Kosovo sont humiliantes, inacceptables, inapplicables sur le terrain....

 

Vincent DUBOIS's insight:

 

La suite de l'article est réservé aux abonnés du monde.fr mais il me semblait qu'il était important d'évoquer les Balkans dans leurs relations problématiques avec l'UE et la poudrière qu'ils représentent toujours.

 

A ce titre, je conseille la lecture du roman d'Ismet Prcic intitulé California  Dream qui nous replonge dans la guerre des années 90 en Yougoslavie à travers le parcours d'un jeune bosniaque.

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Jean Viard : «A Marseille, il y a plus de gens qui vont au théâtre qu’au foot!»

Jean Viard : «A Marseille, il y a plus de gens qui vont au théâtre qu’au foot!» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

CAPITALE EUROPéENNE DE LA CULTURE / MARSEILLE-PROVENCE 2013 - « Il n'y a que la culture qui nous peut rassembler ». Il est sociologue, directeur de recherche à Science Po Paris, conseiller municipal à Marseille et vice-président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Pour Jean Viard, l’année 2013 sera pour Marseille l’occasion de prouver que cette ville à la fois « impossible » et « libre » est désormais « disponible à avancer ». Selon lui, le label de la Capitale européenne de la culture représente une chance unique : créer de nouveaux liens, à l’intérieur de cette ville mosaïque, et à l’extérieur, avec les autres villes de la région Provence, si différente, mais si indispensable....

 

Capitale européenne de la culture 2013, ce titre a-t-il déjà changé l’identité de Marseille ou de la Provence ?

Il ne faut pas aller jusque-là, mais pour comprendre Marseille, il faut comprendre que cela fait longtemps qu’on n’a plus rien gagné, à part la Coupe d’Europe. On a essayé d’avoir la Coupe de l’America etc., alors avec la Capitale européenne de la culture, la ville avait le sentiment d’avoir gagné un titre. Marseille, une ville dont on dit beaucoup de mal, où il y a beaucoup de problèmes etc., pour une fois, il y a une image positive.

 

Qu’est-ce qui est le plus frappant ?

Cela a accéléré un certain nombre de chantiers. Tout s’est mis à travailler en même temps, ce qui était rare dans cette ville. D’un côté, Euroméditerranée [le quartier d’affaires en pleine mutation, ndlr] s’est rapprochée du Vieux-Port, de l’autre côté, on a complètement transformé le Vieux-Port et la Cannebière, la chambre de commerce a refait son immeuble, les projets de musées ont avancé. C’est un grand coup de nettoyage du centre-ville qui s’est fait, une profonde remise en forme. Cela est une réussite et un acquis, quelque soit l’avenir de Marseille-Provence 2013.

 

Après 2013, qui aura changé le plus : l’image de la ville, la ville elle-même ou ses habitants ?

Je ne sais pas. Ce qui m’a frappé : il n’y avait aucune protestation, aucun recours, alors qu’on a déplacé quatre mille bateaux, libéré les bords de l’eau, alors que cela faisait des décennies qu’on n’y arrivait pas. On a réduit de huit voies de voitures à trois voies… On a fait des choses, y compris des choses qui ont cassé la vie des gens -comme toujours quand on fait un grand chantier- il n’y avait aucune protestation ! C'est-à-dire que cette ville a un tel désir d’avancer, de rentrer dans le monde moderne, que personne n’a protesté, même pas une association de taxis ou de bateaux.

Pourquoi ?

Ce n’est pas que les gens s’intéressent tellement à la culture, mais ils ont tellement envie que cela avance, que les choses bougent, et cela reste dans la ville. Si derrière on sait faire la métropole, si derrière il y a un changement du personnel politique, parce qu’en ce moment on est un peu en fin de cycle, tous les élus sont en fin de parcours, on ne sait pas qui va reprendre la main. C’est une ville disponible à avancer...

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"Le coût du sauvetage de la Grèce est bien moindre que celui d'une explosion de l'Europe"

"Le coût du sauvetage de la Grèce est bien moindre que celui d'une explosion de l'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Yannis Monogios, chercheur au KEPE (Institut de recherches économiques grec), est conseiller au ministère des Finances grec.

Il analyse les raisons pour lesquelles les négociations sur le versement de l'aide européenne de 44 milliards d'euros à son pays ont échoué la semaine dernière, en particulier sur le montant de la réduction de la dette. Il juge que la réunion des ministres des Finances de la zone euro ce lundi à Bruxelles devrait se conclure par un accord, car tout les membres y ont intérêt.

 

Y a-t-il un risque qu'il n'y ait toujours pas d'accord sur la dette grecque ce lundi ?
Je pense que non, car un accord est la solution la plus bénéfique pour tout le monde. Il est sûr que la possibilité d'un autre sommet extraordinaire n'est jamais à exclure, mais on sait que plus on retarde, plus on augmente les coûts. De plus, les marchés financiers ont les yeux rivés sur ces tractations, il pourra y avoir une réaction positive. La question traitée aujourd'hui par les dirigeants n'est pas : « Comment réduire la dette ?» mais : « Accepte-t-on les moyens de la réduire ?»...Il existe en effet plusieurs voies : une baisse des taux d'intérêt des prêts, une extension des maturités de ces prêts, ou une renégociation de la recapitalisation des banques...Et c'est sur ces conditions que les dirigeants européens doivent s'accorder. Aujourd'hui, on bute sur 10 milliards d'euros (*), ce qui représente très peu au niveau du budget européen. Il y aura une entente mais elle sera politique et non économique.

 

Pourquoi parler d'entente politique ?
Un accord et un nouveau versement de l'aide révèleront avant tout le degré de solidarité des dirigeants européens, et non une solution économique sur le long terme. La position exprimée par l'Allemagne mardi dernier (qui refuse tout effacement d'une partie de la dette grecque. NDLR) n'est pas une attitude négative envers la Grèce, mais un message au reste de l'Europe et surtout au président de la république française François Hollande. Cela signifie : « Je ne suis pas prête à donner davantage car le tour de la France viendra ensuite». Car, pour l'Allemagne, l'économie française est une bombe à retardement...

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Silvio Berlusconi : "Une solution serait que l'Allemagne sorte de la zone euro"

Silvio Berlusconi : "Une solution serait que l'Allemagne sorte de la zone euro" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
BERLUSCONI - Le HuffPost Italie a fêté son lancement. Et de quelle manière: avec une interview de Silvio Berlusconi, qui n'avait jamais donné d'aussi long entretien depuis son départ du pouvoir.

 

Rendez-vous au Palazzo Grazioli. L'ancien Premier ministre lance : "J'ai perdu huit kilos, vous avez vu la forme que j'ai?". Malgré son look décontracté, Silvio Berlusconi n'a rien perdu de son tempérament guerrier. Avant même de démarrer l'interview, il a d'ailleurs asséné ne pas être satisfait d'une Italie "dont le Premier ministre s'appelle Merkel". Alors que le débat sur le vote du traité budgétaire européen fait rage en France, il Cavaliere estime qu'il aurait "été moins fidèle à l'Allemagne".

...

Silvio Berlusconi : J'aurais été moins en ligne avec l'Allemagne que Mario Monti. Parce que leur hégémonie impose une politique d'austérité et de rigueur à l'ensemble des autres pays européens, sous prétexte que l'austérité mène à la réduction de la dette. C'est une illusion: la dette publique diminue lorsque le PIB augmente, ce qui signifie qu'il faut développer la croissance.

 

Soyons clairs une bonne fois pour toutes: voulez-vous que l'Italie soit dans ou à l'extérieur de la zone euro ? Quels sont les différents scénarios?

Silvio Berlusconi : Il y a trois possibilités. La première: convaincre l'Allemagne que nous ne pouvons pas avancer avec seulement une politique d'austérité. La deuxième: que l'Allemagne sorte de la zone euro, une hypothèse qui n'est plus de la science-fiction depuis que les banques allemandes ont évalué les conséquences d'une sortie de l'euro. Et la troisième: que d'autres pays sortent de la zone euro, ce qui signifierait la fin d'une monnaie commune et l'abandon de l'Europe...

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"L'Europe n'a jamais avancé autant que pendant cette crise"

Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris VIII, juge que les rebondissements de la crise des dettes en zone euro font progresser la construction européenne.

 

Alors que la décision des huit juges de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe est attendue mercredi 12 septembre et menace de bloquer le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le pacte budgétaire, Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris VIII, juge que de nombreuses avancées sont toutefois à mettre au crédit du contexte économique et de ses incertitudes.

...

   Dans quelle mesure les citoyens sont-ils vraiment concernés par la crise de la zone euro et ses solutions ?

   En fait, avec cette crise, on doit se faire à l'idée qu'on est dans une politique des petits pas. La politique des rustines, ce n'est pas très glamour mais ça fonctionne. Et la divine surprise de la crise, c'est qu'elle a obligé les citoyens à s'intéresser enfin à la construction européenne et à ses contraintes.

Il y a une prise de conscience et un début de culture économique concernant des contraintes qui étaient mal perçues il y a quelques années encore. En Grèce, par exemple, la population réagit avec des manifestations et une forte opposition, mais on voit transparaître, dans l'opinion publique, une meilleure connaissance de la situation.

 

   De là à adopter un modèle allemand...

   Pourquoi ne pas dire "rationalisant" ? L'Allemagne a certes fait des efforts, avec le chômage partiel notamment, et ces efforts semblent porter leurs fruits, mais ce n'est pas le même contexte, la même culture, avec un poids des syndicats différent... A chaque pays sa manière de réintroduire de la rationalité dans la conduite de la politique économique....

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Ramon Gorriz : "L’urgence d’une nouvelle architecture pour l’Europe" | Humanite

Ramon Gorriz : "L’urgence d’une nouvelle architecture pour l’Europe" | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Madrid (Espagne), envoyée spéciale. Secrétaire confédéral à l’action syndicale des Commissions ouvrières, Ramon Gorriz juge nécessaire un référendum sur la politique gouvernementale. Et n’écarte pas la possibilité d’une grève générale à l’automne.

 

Depuis plusieurs mois, les Commissions ouvrières (CCOO) dénoncent l’urgence sociale dans laquelle se trouve le pays. Qu’en est-il après les dernières réformes et plans d’ajustement ?

Ramon Gorriz. Nous sommes dans une situation d’extrême gravité économique où l’élément central, et le plus inquiétant, est l’augmentation du chômage. Il y a désormais 5 693 100 chômeurs, et il y a de fortes chances que nous atteignons les 6 millions à la fin de l’année. Les mesures du gouvernement du Parti populaire (droite conservatrice), qui sont de la même veine que les ­politiques d’austérité européennes de la troïka (Banque centrale, Commission ­européenne, FMI – NDLR), aggravent la récession, le chômage, et appauvrissent la société. L’augmentation des impôts indirects, qui affectent surtout ceux qui ont le moins de ressources, les agressions contre les salariés du public, les « recortes » (coupes budgétaires – NDLR) des allocations ­chômage vont de pair avec la très grave réforme du marché du travail qui facilite les licenciements. Nous sommes face à un conflit social et ­économique entre le capital et le travail qui sera de longue durée. À moins que l’on ne change de politique....

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Juncker : « La zone euro est prête à agir avec la BCE »

Juncker : « La zone euro est prête à agir avec la BCE » | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
INTERVIEW - Le président de l'Eurogroupe s'inquiète de voir la zone monétaire prisonnière du débat politique allemand.

 

LE FIGARO. - Les résolutions du dernier sommet ont fait long feu, l'Espagne et l'Italie frôlent l'asphyxie financière, l'euro revient dans la tourmente. Vous présiderez l'Eurogroupe jusqu'à la fin de l'année. Cinq mois décisifs?

Jean-Claude JUNCKER. - Les mois qui viennent seront tendus. Nous vivons sous la dictature de la courte vue. Les dirigeants sont poussés à réagir à tout, tout le temps, dans un feu d'artifice qui n'a rien à voir avec l'épaisseur des vraies questions. On ne se donne plus le temps de réfléchir. Moi, je prétends que les marchés se trompent aujourd'hui, comme ils se sont toujours trompés: lourdement. Pendant dix ans, ils ont fait croire que la Grèce se portait financièrement aussi bien que l'Allemagne! La crise donnera raison à ceux qui ont réagi dans le calme et la sérénité, pas à ceux qui ont suivi les hérésies et les bêtises du moment…

 

Quelles sont les décisions à prendre?

La zone euro en est à ce point où elle doit prouver par tous les moyens sa détermination à garantir la stabilité. Le monde parle de la monnaie commune comme si elle n'en avait plus que pour quelques mois. En Europe, nous n'avons que l'euro! Personne ne doit douter de la volonté collective des dix-sept pays. Personne ne doit penser que la politique est un mot creux.

 

Cela sauvera-t-il la Grèce?

Ceux qui croient qu'une sortie de la Grèce réglerait le problème se trompent. Ils ne comprennent rien aux causes profondes de la crise...

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David Cameron a-t-il vraiment dans l’idée de faire sortir le Royaume-Uni de l’Europe ?

David Cameron a-t-il vraiment dans l’idée de faire sortir le Royaume-Uni de l’Europe ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que les Britanniques rejettent en bloc l'intégration politique européenne, le Premier ministre David Cameron a relancé lundi l'idée d'un référendum afin de renégocier les liens entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne.

Une posture politique qui pourrait conduire les Britanniques à se séparer de l'Europe...

 

Entretien avec Jean-Paul Révauger, responsable du Master recherche langues du parcours Europe contemporaine et directeur de l’UFR d’anglais de l’Université de Bordeaux III.

 

Pensez-vous que le Royaume-Uni puisse vraiment quitter l'Europe ?

 

Jean-Paul Révauger : Deux problèmes se posent. D'un côté, ce que David Cameron souhaite pour l'Europe, et de l'autre ce que souhaite le peuple Britannique, d'où le référendum. Ce dernier est en réalité un problème de politique interne. L'organisation d'un référendum en Grande-Bretagne est principalement actée pour résoudre une question politique, et non une question stratégique. Il y a eu un premier référendum sur l'Europe en 1975. A l'époque, il était question du maintien du pays dans le marché commun. Ce référendum a été gagné par ses partisans, avec plus de 60 % d'avis favorable.

A la même époque, les entreprises les plus dynamiques s'étaient mobilisées en faveur du marché commun. Les choses étaient alors plus simples. Le gouvernement des travaillistes porté par Wilson avait plus de faciliter à marginaliser la gauche salutaire au retrait du marché commun. Le référendum était un moyen pour le premier ministre Harold Wilson de résoudre un problème interne au parti travailliste.

Actuellement, les Conservateurs ont deux problèmes. Sur les questions européennes, le parti est principalement divisé. Au sein même du parti, il y a un groupe favorable à un approfondissement de l'intégration européenne. En outre, le quotidien des affaires, the Financial Times, est favorable à une plus grande intégration, voire même l'idée d'un certain fédéralisme. Pour autant, le parti conservateur (et surtout son électorat) pourrait être désigné comme euro-sceptique. Le parti se retrouve ainsi, menacé par son propre électorat d'un côté, et de l'autre, il doit faire face à sa propre coalition avec les leaders démocrates favorables au fédéralisme européen.....

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L’extrême droite en Europe, “le fantasme d’une armée de néonazis”

L’extrême droite en Europe, “le fantasme d’une armée de néonazis” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ses racines, ses visages, son évolution : état de l'extrême droite européenne par le chercheur Jean-Yves Camus.

Extraits:

Comment définir aujourd’hui l’extrême droite européenne ?

Jean-Yves Camus - Ce n’est pas facile. On peut considérer qu’il en existe deux définitions. La première couvre l’extrême droite qui s’oppose au système politique européen sans en attaquer directement les fondations. Elle promeut l’homogénéité culturelle et ethnique ainsi que l’ethnocentrisme, défend l’homme ordinaire et son bon sens contre les élites corrompues. La seconde retient les critères du nationalisme, de la xénophobie et du “chauvinisme de l’Etat-providence”, autrement dit la préférence nationale. Toutes deux ont un socle commun : le refus de la société multiculturelle, le rejet de toute forme de supranationalité et la préférence pour la démocratie directe sur la démocratie représentative....

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