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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Croates disent non au mariage homosexuel

Les Croates disent non au mariage homosexuel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
65,76% des Croates ont répondu «oui» à la question de savoir si le mariage devait être inscrit dans la Constitution comme «l’union entre un homme et une femme».



Les Croates ont voté dimanche en faveur d’une révision de la Constitution pour empêcher le mariage homosexuel, au cours d’un référendum réclamé par des ONG conservatrices mais jugé discriminatoire par des militants des droits de l’Homme.

 

Selon les résultats officiels portant sur les bulletins dépouillés dans près de 99% des bureaux de vote, 65,76% des Croates ont répondu «oui» à la question de savoir si le mariage devait être inscrit dans la Constitution comme «l’union entre un homme et une femme».

Trois heures avant la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation (26,75%) était bien inférieur à celui enregistré à la même heure (33,79%) au référendum sur l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne en 2012, et qui à la fin du vote avait été de seulement 43%.

Dans cette ex-république yougoslave de 4,2 millions d’habitants, tout récemment devenue membre de l’UE, l’Église catholique particulièrement influente a donné son plein soutien à l’organisation de cette consultation.

«Le mariage est le fondement de la famille et de la société. Les Croates ont le droit de dire si pour eux le mariage est l’union entre un homme et une femme», a déclaré dans la journée Zeljka Markic, présidente du collectif conservateur «Au nom de la famille» qui a été à l’origine de cette consultation.

Korana Horvat, une étudiante de 24 ans, a voté «non». «Aucune discrimination ne peut être bénéfique, elle ouvre plutôt la voie à de nouvelles discriminations», a-t-elle dit.

 

Le gouvernement de centre gauche dirigé par Zoran Milanovic avait appelé ces derniers jours les citoyens à voter contre un tel amendement.

«C’est un référendum triste et insensé (...) j’espère que c’est la dernière fois que nous aurons à organiser un tel scrutin de cette manière et sur ces questions», a déclaré M. Milanovic à la presse après avoir voté.

«La Constitution devrait préciser quelles sont les questions qui peuvent être soumises à un référendum et celles qui ne devraient pas en faire l’objet, qui représentent l’intimité de la famille», a-t-il ajouté...

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Être Rom en Hongrie

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DISCRIMINATIONS - Sur une population totale de moins de 10 millions de Hongrois, il y aurait entre 700.000 et 800.000 Roms en Hongrie, bien que seulement 250.000 se soient déclarés tels à l'avant-dernier recensement, en 2005.

 

La marginalisation des Roms s'inscrit à la fois dans le temps long et le temps court. Depuis leur arrivée en Europe, ils exerçaient des métiers qui n'ont plus guère de place dans l'économie contemporaine. Pendant le communisme, les Hongrois étaient officiellement tous frères et le discours raciste se trouvait interdit. L'économie planifiée leur assurait un emploi, notamment dans l'industrie lourde. Lorsque ces activités se sont écroulées au début de la transition, les Roms ont été les premiers mis au chômage. Depuis les années 1990, de nombreuses générations d'enfants ont vu leurs parents chômer.

Dans l'Est de la Hongrie, certaines régions affichent un taux de chômage des Roms à 85%. Ils dépendent totalement des aides sociales. Les autres Hongrois disent souvent: "Les Roms ne travaillent pas". Pourtant, si on considère les travaux effectifs, au noir, ils travaillent parfois plus que les autres Hongrois. Avec la démocratisation, le racisme anti-Roms a pu s'exprimer plus aisément au grand jour. Compte tenu du chômage, la petite criminalité a explosé. L'extrême droite a profité du fait que durant de nombreuses années la gauche a été aveugle à ce sujet. Résultat, le parti d'extrême droite Jobbik a fait son entrée au Parlement en 2010 sur un discours anti-Roms, antisémite et anti-Union européenne.

 

Dans l'imaginaire politique hongrois, les Roms sont les boucs émissaires de tout ce qui ne va pas. Ils sont accusés de "sucer le sang" de la société des honnêtes gens, de ne pas vouloir travailler même quand on leur donne un travail. Il existe une corrélation entre la crise économique engagée en 2008 et le renforcement du discours anti-Roms. Beaucoup ont besoin d'une bête noire pour mieux accepter les difficultés du temps présent. Anna Politovskaïa a écrit que, durant la guerre de Tchétchénie, ce peuple servait de paillasson aux Russes pour qu'ils se sentent moins mal durant les années difficiles de la transition. Les Roms remplissent la même fonction pour les Hongrois.

La discrimination des Roms commence dès le plus jeune âge en Hongrie. Aujourd'hui, ce pays de l'UE compte plusieurs milliers de classes d'école où les enfants Roms se trouvent séparés des autres. Les responsables éducatifs "justifient" cette séparation par des "besoins spécifiques" ou l'existence de handicaps éducatifs à prendre en compte. Même condamnées en justice, ces pratiques discriminatoires se poursuivent, s'appuyant sur des préjugés anciens. 70 % des parents Hongrois ne voudraient pas voir leur enfant assis à l'école à côté d'un Rom. 86% des lycéens de 16 ans ne partageraient pas leur banc avec un Rom.

Tant que les gouvernements ne formeront pas les plus jeunes d'une manière non discriminatoire, rien ne changera. Pour l'heure, aucune mesure gouvernementale ne vient mettre fin à la ségrégation dans les écoles. En revanche, bien des mesures prises augmentent indirectement la marginalisation des Roms, par exemple l'abaissement de l'âge auquel l'école est obligatoire....

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Roms: pourquoi la Commission européenne sermonne la France

Roms: pourquoi la Commission européenne sermonne la France | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les propos de Manuel Valls sur l'incapacité des Roms à s'intégrer a mené la Commission à rappeler les règles en matière de libre circulation applicable à ces populations, et menacé l'hexagone de poursuites.
En adhérant à l’Union européenne, la Roumanie et la Bulgarie ont manifestement réussi à communautariser leur incapacité à vivre avec leur minorité Rom. Avec une régularité métronomique, le sujet enflamme les opinions publiques des pays européens confrontés à une population dont elle ne partage pas le mode de vie et qu’elle estime «inassimilable». Après l’Italie de Romano Prodi, en 2007, après la France de Nicolas Sarkozy en 2010, c’est à nouveau l’hexagone qui fait parler de lui, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, jugeant que les Roms sont majoritairement incapables de s’intégrer et devront donc être reconduits dans leur pays. La Commission européenne, comme en 2007, comme en 2010, s’est étranglée. Le gouvernement français semble avoir oublié que la Roumanie et la Bulgarie, pays d’origine des Roms se trouvant en France, sont aussi membres de l’Union (depuis 2007) ce qui donne à leurs citoyens, fusent-ils issus d’une minorité maltraitée, des droits garantis par les traités. «La libre circulation, comme la liberté de résider dans un autre pays, sont des droits fondamentaux», a ainsi rappelé le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. En particulier, l’intégration n’est pas une condition pour exercer son droit à séjourner dans un autre État membre... Néanmoins, il faut distinguer selon la durée du séjour : durant trois mois, tous les citoyens européens peuvent librement circuler dans les vingt-huit pays de l’Union sans qu’on ne puisse rien leur demander. Le fait que ni la Roumanie, ni la Bulgarie ne soient membres de l’espace Schengen ne change rien à l’affaire : les papiers de leurs citoyens seront contrôlés aux frontières externes de l’espace, comme ceux des Britanniques, mais c’est tout. En revanche, au-delà de 3 mois de séjour, les citoyens doivent prouver qu’ils disposent soit de ressources suffisantes, soit d’un emploi, afin qu’ils ne deviennent pas une charge pour la collectivité d’accueil. Et comme ils sont Européens, l’accès à l’emploi ne peut leur être refusé. Sauf, bien sûr, en cas de mesures transitoires prévues par les traités d’adhésion, ce qui est le cas des Roumains et des Bulgares. Mais, à partir du 1er janvier 2014, les dernières restrictions à la liberté d’établissement seront levées : ils pourront donc librement venir travailler en France. En résumé, la reconduite à la frontière des Roms n’est donc possible que si le délai de trois mois est dépassé et qu’ils n’ont ni travail, ni ressource....
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