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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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A Athènes, la lutte des crasses

A Athènes, la lutte des crasses | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Cinq ans d’austérité ont aussi profondément affecté la vie démocratique grecque.

 

La Grèce est passée de la 68e place en 2008 à la 99e place en 2014 sur l’indice de la liberté d’expression. Au cours de la même période, la dette, elle, a continué à grimper pour atteindre 175% du PIB. C’est cet endettement irréductible qui monopolise les débats de l’actuelle campagne électorale en vue des élections législatives de dimanche, pour lesquelles Syriza («la coalition de la gauche radicale») est en tête des sondages.

Pourtant, crise économique et crise démocratique sont peut-être les deux faces d’une même pièce. Comme en témoignent les récentes dérives du travail législatif au Parlement. «C’est à partir de 2012 que le nouveau système a été mis en place», constate Sotiris Koukios, un journaliste indépendant, spécialiste du Parlement. Il dénonce la surabondance d’amendements qui n’ont rien à voir avec l’intitulé des lois : «C’est totalement illégal, la Constitution l’interdit. Mais c’est devenu la règle. Des mesures critiquables ou impopulaires passent ainsi au forceps sans aucune consultation. Car ces ajouts de dernière minute sont souvent illisibles et rédigés en centaines de paragraphes qui font référence à des centaines d’articles de lois, mentionnés par leur seul nom de code.»...

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Klaus Iohannis, le nouveau président roumain: un «Allemand» qui veut faire de la Roumanie un pays «normal»

Klaus Iohannis, le nouveau président roumain: un «Allemand» qui veut faire de la Roumanie un pays «normal» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les électeurs ont voulu protester contre la corruption qui mine l'Etat, mais aussi contre la pauvreté d’un pays à la traîne dans l’Union européenne.

 

En élisant Klaus Iohannis à la présidence de la République, dimanche 16 novembre, les Roumains ont manifesté leur rejet des vieux caciques de la politique, héritiers de l’ancien régime. Au deuxième tour de l’élection présidentielle, ils ont voté à plus de 55% pour un homme qui représente à lui tout seul deux minorités du pays: Klaus Iohannis fait partie de la petite communauté d’origine allemande en Roumanie (36.000 personnes, soit moins de 0,3% de la population) et il est de confession luthérienne dans un pays à majorité orthodoxe.

C’est une rupture en Roumanie.

Depuis la révolution de palais qui mit fin au régime policier du couple Ceausescu en décembre 1989, la nomenklatura post-communiste avait réussi à contrôler le pouvoir même si une forme d’alternance sauvait les apparences de la démocratie. Le Premier ministre, Victor Ponta, est membre du Parti social-démocrate qui a succédé au Parti communiste. Au premier tour, qui a eu lieu le 2 novembre, il était arrivé largement en tête des quatorze candidats alors en lice. Avocat, spécialisé dans les affaires de corruption, il est réputé pour ne pas avoir été très regardant sur ses fréquentations. Il était soupçonné de vouloir reprendre en main la justice après avoir nommé une jeune femme tenace à la tête de l’administration anticorruption (DNA) qui a pris son rôle trop au sérieux. De nombreux anciens cadres du parti au pouvoir ont été convoqués.

Klaus Iohannis doit son succès à la forte mobilisation des électeurs. La participation a augmenté entre les deux tours. Les jeunes se sont particulièrement mobilisés et les Roumains de l’étranger ont pu voter plus facilement qu’au premier tour où les consulats se sont laissé déborder par l’afflux des électeurs. L’opposition libérale soupçonnait les autorités d’avoir sciemment organisé le désordre.....

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Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension

Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis son adhésion à l’UE, la Croatie se rend aux urnes. Mais la vie politique locale, dominée par des scandales de corruption, influe lourdement sur l’intérêt des citoyens.

 

Dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne l’an dernier, la Croatie va vivre son premier vote européen. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’enthousiasme le partage à l’appréhension. “Les gens ne sont pas si intéressés par la vie politique croate, et encore moins par la vie politique européenne”, tente d’expliquer Andro Nogolica, 19 ans, étudiant en première année à Sciences Po Paris. Lui-même ne s’est pas encore intéressé aux élections, même s’il reconnaît l’importance de la politique européenne.

“Je suis content que la Croatie fasse partie de l’UE et je crois que cela apportera plus de bien que de mal pour les Croates et la Croatie”, commente encore le fils d’avocats. Alors quoi ? Qu’est ce qui bloque ? Si la société croate se dit moderne et ‘pro-européenne’, il n’en reste pas moins que le petit pays de 4 millions d’habitants pâtit lourdement de la crise économique : croissance négative, près d’un jeune sur deux au chômage… Pour le magazine britannique The Economist, la Croatie est numéro 10 du classement des pires économies du monde. Et le think tank américain Catho Insitute classe même le petit pays 15e dans son index de la misère mondiale.

  


En conséquence, ceux qui défendent un programme nationaliste se portent plutôt bien. Ainsi du parti d’extrême droite Alliance pour la Croatie, créditée de 6,1% des intentions de vote, ou encore de la présence de la politicienne nationaliste Ruža Tomašić, numéro 6 de la liste de droite HDZ, affiliée, comme l’UMP, au Parti populaire européen (PPE).

“L’euroscepticisme perce de plus en plus à cause de l’impopularité de la politique, croit savoir Andro Nogolica. Les Croates considèrent que le HDZ entretient les mêmes pratiques que le parti socialiste SDP, actuellement au pouvoir. Dans ce contexte, la vision européenne ne fait aucune différence ici. Ce sont les scandales de corruption du SDP aujourd’hui, et les scandales de corruption du HDZ à l’avenir, qui continueront de rythmer la vie politique croate”...

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UNION EUROPÉENNE • Un appel pour l'Europe et contre le populisme

UNION EUROPÉENNE • Un appel pour l'Europe et contre le populisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"ll y a une Europe au-delà de Bruxelles", proclame le sociologue allemand Ulrich Beck dans un appel publié ce jeudi dans les colonnes de La Repubblica et signé par une quarantaine d'intellectuels et d'écrivains européens.

 

"Quelle Europe voulons-nous ? [...] Est-ce que nous voulons le 'moins d'Europe' de David Cameron, dicté par les impératifs du marché, ou une 'autre Europe' qui soumet le marché à des règles démocratiques, comme y songe le président du Parlement européenn Martin Schulz ?" interroge le sociologue allemand Ulrich Bek dans un appel publié en une de La Repubblica.

L'Europe se trouve dans un moment of decision*, écrit l'intellectuel, grand habitué des colonnes du quotidien italien, qui invite les citoyens à se mobiliser pour les élections européennes qui auront lieu en mai. C'est la première fois depuis la signature du traité de Lisbonne et du déclenchement de la crise que les électeurs vont pouvoir s'exprimer pour infléchir l'orientation politique de l'Union européenne, souligne-t-il. "Les partis antieuropéens et leurs candidats veulent être élus démocratiquement pour saper la démocratie en Europe. Nous invitons les citoyens d'Europe à ne pas voter en faveur de cette attaque politique suicidaire", proclame Ulrich Beck.

Une quarantaine de personnalités, d'intellectuels et d'écrivains européens ont signé cet appel parmi lesquels : Zygmunt Bauman, Daniel Birnbaum, Angelo Bolaffi, Jacques Delors, Slavenka Drakulic, Jürgen Habermas, Agnes Heller, Mary Kaldor, Edgar Morin, Cees Nooteboom, Ilma Rakusa, Costas Simitis, Lilian Thuram, Christina Weiss ou encore Michel Wievorka.

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HONGRIE • Nucléaire : sur les genoux de l'ours russe

HONGRIE • Nucléaire : sur les genoux de l'ours russe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La presse de l'opposition redoute la colonisation énergétique de la Hongrie après l'accord signé entre le Premier ministre hongrois et le président russe sur la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires à Paks.
Retenons la date : 14 janvier 2014. Ce jour-là, il a été établi, définitivement et empiriquement, que la Hongrie n'est pas une démocratie au sens européen du terme. Dans le cas contraire, il aurait été impensable que l'on prenne une décision engageant le destin du pays sur plusieurs décennies – comme celle prévoyant le renforcement de la centrale nucléaire de Paks [à 110 kilomètres de Budapest] par deux réacteurs – sans débat public, sans consultation scientifique et sans aucune étude en amont. Uniquement par la volonté personnelle [du président]. Viktor Orbán est expert en la matière : lors de l'achat des avions de combats Gripen à la Suède en septembre 2001, il avait fait de même. Nous ignorons toujours ce qui s'est passé dans les coulisses, mais l'affaire sentait la corruption. Celle d'aujourd'hui est d'un autre calibre, tant par son prix que par ses effets. Il s'agit en effet de décider non pas quels avions de chasse volent au-dessus de nos têtes, mais du mode d'alimentation énergétique de la Hongrie pour de longues décennies. Dépendants plus que jamais du gaz et du nucléaire russes La société devrait l'accepter, alors que la décision est opaque. Nous devrions croire Viktor Orbán, qui affirme que, pour son alimentation en énergie, la Hongrie a besoin de deux nouveaux réacteurs nucléaires, et que la meilleure solution est de les faire construire par [l'agence atomique russe] Rosatom, à l'aide d'un crédit russe remboursable sur trente ans. Notre Premier ministre a remporté une telle victoire dans sa lutte pour l'indépendance énergétique du pays que, dorénavant, nous serons dépendants plus que jamais du gaz et du nucléaire russes. Après le revirement de l'Ukraine, fin novembre, l'Union européenne vient d'essuyer une nouvelle défaite. Vingt-cinq ans après la chute du communisme, Orbán croit la Hongrie plus en sécurité sur les genoux de l'ours russe. Qui aurait pu le croire ? Et lui, l'aurait-il cru il y a vingt-cinq ans ?
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Europe centrale : La corruption a la peau dure

Europe centrale : La corruption a la peau dure | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de dix ans après leur adhésion à l’UE, certaines pratiques douteuses perdurent dans plusieurs pays de l’ancien bloc communiste.

 

Les pressions de Bruxelles ne semblant pas être efficaces, le changement devra venir des Etats concernés, estime un correspondant basé à Varsovie. Par Jan Hunin

 

 

Petr Nečas, Premier ministre tchèque, a fini par démissionner. Il a présenté sa démission lundi après-midi [le 17 juin], cinq jours après la révélation du plus gros scandale de corruption dans l’histoire récente du pays.

Manifestement, Petr Nečas aurait préféré que les choses se passent différemment. Ces derniers jours, il avait fait comprendre qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il resterait en poste, quoi qu’il en soit.

Pourtant, il devrait s’estimer heureux. Il y a quelques semaines, un de ses anciens homologues, le Premier ministre slovène Janez Janša, a été condamné par un tribunal de Ljubljana à deux ans de prison. Il est soupçonné d’avoir accepté un pot-de-vin pour l’acquisition de véhicules blindés finlandais. Les similitudes sont frappantes entre cette affaire et le scandale de corruption en République tchèque. Dans ce cas également, des commandes de l’armée ont rapporté un pactole.

Des initiatives anti-corruption, enfin

Non loin de là, la situation n’est pas meilleure. En Croatie, un pays qui dans deux semaines deviendra membre de l’Union européenne, l’ancien Premier ministre, Ivo Sanader, est en prison en attendant d’être jugé. Il risque plus de dix ans de prison.

Les problèmes auxquels sont confrontés ces anciens Premiers ministres sont à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle, parce que près de dix ans après l’élargissement de l’Union européenne à l’Est, des initiatives sont enfin prises pour lutter contre la corruption. Car la République tchèque, la Slovénie et la Croatie ne sont pas des exceptions.

Dans d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est, la justice s’est enfin mise en marche, lentement, mais sûrement, contre le crime organisé. Même les pays qui ont très mauvaise réputation, comme la Roumanie et la Bulgarie, ont pris des initiatives qui étaient inconcevables il y a encore quelques années. Au fil des derniers mois, pas moins de trois ministres ont été mis en examen.

La mauvaise nouvelle, c’est que ces problèmes témoignent de la lenteur avec laquelle on vient à bout des vieilles habitudes. Les nouveaux États membres ont certes adapté leur législation aux souhaits de Bruxelles, mais souvent, ils ne l’appliquent pas. Ce comportement est un héritage du communisme. La corruption était alors une composante naturelle de la vie sociale....

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Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations

Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si des responsables européens ont critiqué le recours à la force par la police turque, ils se sont gardés de remettre en cause le processus, qui piétine déjà depuis plusieurs mois.

 

L'embrasement de la rue turque depuis le 1er juin contre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan crée un certain embarras au niveau de l'exécutif européen. Au cours d'une conférence, vendredi 7 juin, sur les relations entre la Turquie et l'UE, M. Erdogan, de retour d'un voyage offciel de trois jours, s'est dit ouvert aux "exigences démocratiques" tout en rejetant les actions violentes.

Depuis Istanbul, le commissaire européen à l'élargissement, Stefan Füle, avait dénoncé le recours à la force par la police qui "n'a pas sa place dans une démocratie", appelant la Turquie "à ne pas abandonner ses valeurs de liberté et de respect des droits de l'homme". La chancelière allemande, Angela Merkel, elle, a dit compter "sur le fait que l'on discute des problèmes avec les jeunes du pays, et qu'aucune violence ne soit exercée contre les manifestants".

Face à ces accusations, M. Erdogan, qui refuse toujours de revenir sur le projet immobilier à Istanbul qui a cristallisé les rancœurs, a répondu :

"Des événements similaires se sont produits dans plusieurs autres pays, en Grèce, en France, en Allemagne. Ce sont tous des pays en l'Union européenne. Que diront ceux qui essaient de nous faire la leçon d'Occupy Wall Street ?"


Pour autant, les responsables européens se sont gardés de remettre en cause le processus d'admission de la Turquie dans l'Union européenne. "Si elle se poursuit à ce rythme, il faudra cinquante ans pour l'achever" déplorait le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, alors que la négociation sur une éventuelle adhésion a débuté à la fin 2004.

De fait, les négociations piétinent depuis des mois, en raison de l'hostilité de pays européens, notamment la France et l'Allemagne, à une pleine adhésion turque. Partisans et adversaires d'un élargissement, à terme, à la Turquie se trouvent confortés dans leur point de vue : pour les premiers, seul un ancrage européen permettra à ce pays de 76 millions d'habitants de progresser réellement vers la démocratie ; pour les seconds, la révolte populaire et la réponse qui lui est donnée confirment que ce régime n'a pas la capacité d'intégrer l'Union et d'adhérer à ses principes....


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Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89

Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le grand philosophe allemand Jürgen Habermas, 83 ans, commente assez rarement l'actualité.

 

Vendredi, pourtant, il a donné une conférence à l’université de Louvain, en Belgique, devant 1 000 personnes, pour mettre en garde son propre pays : la démocratie libérale en Allemagne n’est pas un acquis, le rôle dominant qu’elle a pris dans le pilotage de la crise de la dette pourrait, si elle n’y prenait garde, tourner au désastre.

Selon lui, les dirigeants européens sont piégés dans un dilemme :

ils veulent d’un côté préserver l’euro, et la seule façon d’y parvenir est de le faire de façon technocratique, discrète, sans y mêler le peuple devenu eurosceptique ;

 

ils doivent de l’autre côté avancer pour aboutir à une meilleure intégration politique, seule façon pour que la zone euro fonctionne correctement. Les déséquilibres persisteront tant que les pays prendront des décisions politiques avec pour seul critère l’intérêt national.

Habermas plante alors sa première banderille sur le gouvernement de son pays qui, « malgré quelques concessions, a collé à ce dogme avec constance ».

 

Selon le philosophe, la dynamique technocratique a pour résultat d’exposer l’Europe aux vents du marché. L’Europe a besoin d’une ancre, que seule la démocratie, l’expression d’une « société civile irritable et excitable », peut apporter.

Le philosophe prône la création d’une démocratie supranationale. Pour commencer, il faut, dit-il transformer l’union monétaire en union politique, cœur de l’Europe, seule façon d’éviter de tomber dans le piège de la technocratie.

Selon Habermas, le gouvernement allemand « tient dans ses mains la clé du destin de l’Union européenne » :

« S’il y a un gouvernement, parmi les Etats-membres, capable de prendre l’initiative de réviser les traités [dans le sens d’une union politique, ndlr], c’est bien le gouvernement allemand. Bien sûr, les autres gouvernements ne pourraient demander assistance sur la base de la solidarité que s’ils sont eux-même prêts à transférer une part de leur souveraineté au niveau européen [...]. La principale question, c’est donc de s’assurer non seulement que l’Allemagne est en position de prendre l’initiative, mais aussi qu’elle a intérêt à le faire. »...

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Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Nos dirigeants ne réalisent pas qu'ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais Marcin Król

 

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d'Octobre, qui a été un coup d'Etat perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s'agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d'un groupe organisé, encore moins d'une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd'hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n'appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

 

Dans le cas classique de la Révolution française, le rôle d'avant-garde révolutionnaire a été joué par des avocats, des entrepreneurs, des employés de l'administration publique de l'époque et par une partie des officiers de l'armée. Le facteur économique était important, mais pas primordial.

Les éléments déclencheurs du mouvement révolutionnaire sont avant tout l'absence d’ouverture dans la vie publique et l'impossibilité de la promotion sociale. Lorsque l'aristocratie a tenté de limiter à tout prix l'influence des avocats et des hommes d'affaires, elle a incité à la révolution. Dans toute l'Europe, à l'exception de la sage Angleterre, la nouvelle classe moyenne, avec ses citoyens de deuxième catégorie, n'était pas en mesure de décider de son propre sort.

 

Qu'en est-il de la discrimination aujourd'hui ? Elle est différente et semblable à la fois. Certes, l'aristocratie ne monopolise plus la prise de décisions, mais les banquiers, les spéculateurs boursiers et les managers qui gagnent des centaines de millions d'euros, écartent habilement du processus décisionnel la classe moyenne, qui en subit de sévères conséquences. Chypre en est le dernier, et très significatif, exemple...

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Berlin renonce à interdire un parti néonazi

Berlin renonce à interdire un parti néonazi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement allemand a décidé mercredi de ne pas lancer une procédure d'interdiction du parti néonazi NPD, jugeant une telle opération peu efficace pour lutter contre l'extrême droite.

 

Le gouvernement soutiendra en revanche l'initiative du Bundesrat, chambre haute du Parlement allemand, représentant les Etats régionaux (Länder), qui avait décidé le 14 décembre dernier de saisir la Cour constitutionnelle pour faire interdire ce parti ouvertement raciste, antisémite et nostalgique du IIIe Reich. La chambre basse du Parlement allemand, le Bundestag, doit encore décider en avril si oui ou non elle lance, elle aussi, une demande d'interdiction.


Certains soulignent qu'il est plus facile de contrôler les extrémistes de droite s'ils sont réunis dans une structure légale et non bannis et dans l'ombre. Le ministre allemand de l'intérieur, Hans-Peter Friedrich, a également insisté pour que "l'Etat et la société combattent l'extrême droite", lors de la conférence de presse commune avec sa collègue de la justice.

Une précédente procédure d'interdiction du NPD avait échoué en 2003 à cause d'un vice de procédure. Cet échec avait tourné au camouflet politique pour le gouvernement d'alors.

 

Fondé en 1964 par d'anciens fonctionnaires nazis, le parti dispose d'élus dans les Länder de Saxe (depuis 2004) et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (depuis 2006). Dans certaines communes proches de la frontière polonaise, il est monté jusqu'à 33 % lors du dernier scrutin régional.

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RÉPUBLIQUE TCHÈQUE • Le président accusé de haute trahison

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE • Le président accusé de haute trahison | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les sénateurs tchèques ont remis le 5 mars une plainte contre le président Vaclav Klaus à la Cour constitutionnelle. Ils l'accusent de haute trahison, pour avoir accordé récemment une amnistie.

 

"Le président au tribunal", annonce Mladá Fronta Dnes. Trois jours avant la fin de son mandat, le Sénat a déposé une plainte contre Václav Klaus auprès de la Cour constitutionnelle, pour haute trahison. Une première dans l'histoire de la République tchèque. Initiée par des sénateurs sociaux-démocrates (opposition), la plainte a été approuvée par 38 sénateurs sur 60. Elle remet en cause l'amnistie accordée, le 1er janvier, par Václav Klaus. Cette décision a permis la libération de 7 400 détenus et, surtout, l’arrêt de nombreuses procédures judiciaires impliquant de graves faits de grande criminalité économique et de corruption.

De plus, les sénateurs considèrent que le président a agi à l’encontre de la Constitution lorsqu'il a retardé la ratification du traité de Lisbonne ou quand il a ignoré le verdict de la Cour administrative suprême en refusant – pendant quatre ans – la nomination d'un juge. Même s’il semble avoir de "bons arguments" contre l'accusation – Václav Klaus est capable de s'en sortir avec les honneurs et relancer ainsi sa carrière politique –, il est bien que les sénateurs poussent le président à assumer ses responsabilités", estime Respekt. L’hebdomadaire rappelle que, "à plusieurs reprises, Klaus s’est comporté comme un monarque absolu. Il a méprisé à ce point la Constitution que maintenant nous avons besoin d'en redéfinir certains points – en particulier l'amnistie ou la ratification des traités internationaux."...

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SLOVÉNIE • Un peuple en colère

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Naguère considérée comme le pays le plus stable de la région, la Slovénie s’enfonce dans la crise et le clientélisme politique. La contestation qui a commencé dans la ville s'est propagé à tout le pays.

Le 27 février, après la chute du Premier ministre Janez Jansa, Alenla Bratusek, chef du parti  de centre-gauche, prend la tête du nouveau gouvernement.

 

Maribor a toujours eu la réputation d’être une ville où il ne se passait rien. Le taux d’abstention aux élections y était plus élevé qu’ailleurs, ses habitants ne s’engageaient pas particulièrement dans la vie sociale ou politique. Comment est-il possible qu’en une seule semaine 20 000 personnes aient défilé sur la place de la Liberté, brandissant des pancartes contre le maire de la ville, jetant des œufs, des chaises et des cocktails Molotov sur l’hôtel de ville ? On n’en revient toujours pas. D’autant plus que, comme dans une sorte d’extase généralisée, le pays tout entier est descendu dans la rue en signe de solidarité avec Maribor.En vingt ans d’indépendance, c’est un fait sans précédent. On parle même de “l’insurrection de Maribor” comme d’un événement historique. Mais quelles en sont les causes ?

La première est la décision du maire de Maribor, Franc Kangler, d’installer des radars fixes à tous les carrefours importants de la ville. En quelques jours seulement, ils ont enregistré 70 000 infractions – autant d’amendes à payer pour une population qui accuse déjà durement le coup de la crise économique. Qui plus est, les radars ont été installés à des endroits où il était le plus facile de prendre les automobilistes en faute, et non pas à proximité des écoles, par exemple. Mais ce n’est pas tout.Le droit de concession des radars a été accordé à une entreprise privée. La majorité des amendes (environ 93 %) a été encaissée par cette entreprise, qui avait promis de renouveler le système des feux rouges. Ainsi, le maire a réussi une mission impossible, à savoir privatiser l’Etat.

Les premiers signes de contestation n’ont pas tardé, et on a commencé à trouver des radars incendiés à Maribor.L’affaire de la privatisation des radars n’était que la dernière en date. Maribor a sauté à pieds joints dans le système du capitalisme néolibéral...

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UNION EUROPÉENNE • Libéralisation de la distribution d’eau en Europe

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000 000 de signatures ont été réunies par l’initiative citoyenne Right 2 Water, qui entend imposer à la Commission européenne un débat sur son programme de libéralisation de la distribution d’eau en Europe. La fédération Mehr Demokratie (Plus de démocratie), initiatrice de la consultation, vise désormais les 2 millions de signataires d’ici novembre 2013, relate le quotidien berlinois Die Tageszeitung.

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DÉMOCRATIE • Que faire de cette Espagne rongée par la corruption ?

DÉMOCRATIE • Que faire de cette Espagne rongée par la corruption ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les affaires ne cessent de se multiplier au sein des deux principaux partis. La dernière en date a conduit la ministre de la Santé, Ana Mato, à démissionner le 26 novembre. Cette gabegie fait le jeu du nouveau mouvement de gauche Podemos, issu de la mobilisation des Indignés.

 

Filesa, Naseiro, Roldán, Gürtel, Bárcenas, Nóos, Pujol, Púnica… On pourrait raconter toute l’histoire de l’Espagne de ces dernières décennies rien qu’à partir des affaires de corruption (lire encadré). La toute dernière vague d’arrestations a remis le problème sous les feux des projecteurs, occultant la perspective temporelle.

Nous, individus, pouvons avoir la mémoire qui flanche, les archives de la presse, non. Et le diagnostic est sans appel : l’Espagne est atteinte de corruption aiguë. Reste une question : Docteur, y a-t-il un traitement ? Juges, sociologues, associations de lutte contre la corruption et politiciens eux-mêmes semblent penser qu’il existe bien un remède à ce mal qui, en Espagne, ne paraît pas conjoncturel, mais bien structurel. Les chiffres sont éloquents : le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) a recensé 1 661 instructions en cours en 2013, dans les différentes instances de la justice espagnole, pour des délits de corruption.

Environ 500 personnes sont emprisonnées, mises en examen ou visés par une enquête pour ce type d’accusations. Et à en croire une étude menée l’année dernière par des experts de l’université de Las Palmas [Canaries], la corruption a un coût annuel de 40 milliards d’euros. Une brève série statistique qui permet de comprendre pourquoi les Espagnols, dans la dernière enquête du CIS [Centre d’enquêtes sociologiques], placent la corruption au deuxième rang de leurs préoccupations : 42,3 % des personnes interrogées la considèrent comme le plus grave problème du pays, juste après le chômage.

S’il est difficile de déterminer précisément l’origine du mal, la combinaison entre un cadre légal déficient, l’insuffisance des moyens alloués et un certain laxisme général aura incontestablement offert un terreau de choix aux malversations dans le monde politique, la fonction publique et les milieux d’affaires....

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Le nouveau président roumain, une histoire allemande

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Klaus Iohannis est issue de la minorité allemande, dont la présence en Transylvanie remonte au XIIe siècle.

 

Le candidat libéral Klaus Iohannis, 55 ans, issu de la minorité allemande, a remporté, dimanche 16 novembre, le scrutin présidentiel avec 55 % des voix. Il s’est imposé face au premier ministre socialiste Victor Ponta, pourtant favori des sondages. La victoire surprenante de Klaus Iohannis, élu pour un mandat de cinq ans, redonne sa fierté à la petite communauté....

 

A Sibiu, ville qui ne compte plus que 1 500 Allemands, c’est-à-dire 1 % de la population locale, les Roumains ont choisi d’élire comme maire, en 2000, Klaus Iohannis, professeur de physique. Dès son installation à la tête de la mairie, M. Iohannis a su attirer des investissements allemands qui ont changé le visage de l’ancien bourg que ses ancêtres avaient bâti.

Ces dernières années, de plus en plus d’Allemands reviennent en Transylvanie, rénovent leurs maisons et reprennent les affaires. Grâce à eux et à l’apport de capitaux, la Transylvanie renaît de ses cendres et est devenue une destination touristique à la mode.

Les Allemands peuvent-ils renouer avec leur conte de fées en Transylvanie ? « C’est la première fois qu’un citoyen appartenant à une minorité ethnique est désigné pour la course présidentielle, avait déclaré Klaus Iohannis à l’occasion de sa candidature. Cela prouve que la société roumaine est mûre. Nous ne pouvons pas demander le respect des autres si nous ne nous respectons pas nous-mêmes. Dans ma vision des choses, la Roumanie sera un pays occidental ».

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Comment intéresser les Français à l'élection européenne ?

Comment intéresser les Français à l'élection européenne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis 1979, date du premier scrutin européen, le taux d'abstention en France est passé de 39,3 % à 59,5 %.



Arnaud Danjean, candidat UMP aux élections européennes, n'oublie jamais son stylo lorsqu'il sillonne la région Est dans laquelle son parti l'a positionné en numéro deux. D'un trait de plume, le député sortant trace un triangle puis inscrit au bout de chacune des trois extrémités : « Ici, la Commission européenne qui propose mais ne décide pas », « là, le Conseil qui codécide » et « là, le Parlement européen qui lui aussi codécide. »

En général, ce moment de pédagogie est apprécié, mais il ne suffit pas à briser la glace. « Comment faire ? » déplore le quadragénaire qui, élu depuis 2009, avoue son impuissance : « Du lundi au jeudi midi, je suis à Strasbourg ou à Bruxelles, il me reste le vendredi pour sillonner la circonscription, mais elle a la taille de cinq régions françaises ! »



La distance entre les Français et le Parlement européen est ancienne : depuis 1979, date du premier scrutin européen, le taux d'abstention a grimpé de 39,3 % à 59,5 %. Selon la dernière enquête TNS Opinion réalisée en juin 2013, seuls 40 % des Français pensent que leur « voix compte dans l'UE » (– 17 points en un an), 64 % se déclarent « pas intéressés par les politiques européennes » (+ 13 points en six mois) et 48 % se disent « insatisfaits du fonctionnement de la démocratie dans l'UE » (+ 8 points en six mois). Tous les ingrédients sont réunis pour que la crise de défiance s'aggrave...

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Cinq idées pour rendre les élections européennes plus attractives | Slate

Cinq idées pour rendre les élections européennes plus attractives | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Réforme du mode de scrutin, campagne plus longue, listes transnationales... De nombreuses propositions ont été avancées pour améliorer la lisibilité et l'intérêt d'un scrutin qui n'a attiré aux urnes qu'un peu plus de 40% des citoyens en 2009.

 

 

Les 24 et 25 mai prochain, les électeurs français désigneront leurs 74 représentants au Parlement européen. Vous ne connaissiez pas la date? Pas étonnant, puisque ces élections ont du mal à mobiliser l'attention: en 2009, seulement 40,6% des Français y ont participé, un taux en baisse par rapport à celui, déjà faible, de 2004 (42,8%).

Plus les années passent, plus l’Europe s’élargit et plus le taux de participation global chute: il est passé de 62% en 1979 à 43% en 2009. Une baisse de participation justifiée, selon certains chercheurs, par l’entrée dans l’Union de pays d’Europe centrale et orientale qui ne manifestent pas un grand intérêt pour ces élections, avec par exemple des taux de participation autour de 20 ou 21% en Lituanie et Slovaquie.

 

Selon Nicolas Leron, président du think tank Eurocité, les élections européennes ne passionnent pas pour une simple et bonne raison:

«L’enjeu politique n’existe pas. [...] Peu de gens sont au courant de ces élections et peu sauront vous donner les noms des députés français qui siègent au Parlement. Il y a un vrai déficit d’information. Pourtant, les gens disent vouloir être informés.»

D'après les chiffres de l'Eurobaromètre de la Commission européenne de mars 2013, 84% des sondés pensent que, si les citoyens étaient mieux informés sur les partis politiques, sur les élections européennes en général et sur l’impact de l’Union européenne sur leur vie quotidienne , le vote lors des élections européennes serait bien plus conséquent. La responsabilité de la faible participation incomberait donc aux institutions et aux partis, qui échoueraient à mobiliser.

Mais une part de cette moindre mobilisation n'est-elle pas aussi imputable à la façon dont sont élus les députés? Ces dernières années, plusieurs réformes ont été évoquées pour rendre ces élections plus lisibles et attractives pour les citoyens européens. En voici cinq.......

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Les Croates disent non au mariage homosexuel

Les Croates disent non au mariage homosexuel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
65,76% des Croates ont répondu «oui» à la question de savoir si le mariage devait être inscrit dans la Constitution comme «l’union entre un homme et une femme».



Les Croates ont voté dimanche en faveur d’une révision de la Constitution pour empêcher le mariage homosexuel, au cours d’un référendum réclamé par des ONG conservatrices mais jugé discriminatoire par des militants des droits de l’Homme.

 

Selon les résultats officiels portant sur les bulletins dépouillés dans près de 99% des bureaux de vote, 65,76% des Croates ont répondu «oui» à la question de savoir si le mariage devait être inscrit dans la Constitution comme «l’union entre un homme et une femme».

Trois heures avant la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation (26,75%) était bien inférieur à celui enregistré à la même heure (33,79%) au référendum sur l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne en 2012, et qui à la fin du vote avait été de seulement 43%.

Dans cette ex-république yougoslave de 4,2 millions d’habitants, tout récemment devenue membre de l’UE, l’Église catholique particulièrement influente a donné son plein soutien à l’organisation de cette consultation.

«Le mariage est le fondement de la famille et de la société. Les Croates ont le droit de dire si pour eux le mariage est l’union entre un homme et une femme», a déclaré dans la journée Zeljka Markic, présidente du collectif conservateur «Au nom de la famille» qui a été à l’origine de cette consultation.

Korana Horvat, une étudiante de 24 ans, a voté «non». «Aucune discrimination ne peut être bénéfique, elle ouvre plutôt la voie à de nouvelles discriminations», a-t-elle dit.

 

Le gouvernement de centre gauche dirigé par Zoran Milanovic avait appelé ces derniers jours les citoyens à voter contre un tel amendement.

«C’est un référendum triste et insensé (...) j’espère que c’est la dernière fois que nous aurons à organiser un tel scrutin de cette manière et sur ces questions», a déclaré M. Milanovic à la presse après avoir voté.

«La Constitution devrait préciser quelles sont les questions qui peuvent être soumises à un référendum et celles qui ne devraient pas en faire l’objet, qui représentent l’intimité de la famille», a-t-il ajouté...

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Télévision publique grecque: «Cette fermeture est un choc et un scandale pour l'information» | Slate

Télévision publique grecque: «Cette fermeture est un choc et un scandale pour l'information» | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion.

 

 

Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion. «La diffusion de ERT s'arrêtera après la fin des programmes ce soir», a dit un porte-parole, Simos Kedikoglou, à la presse sidérée. ERT, composée de trois chaînes, et employant plusieurs milliers de personnes, est selon lui «un cas d'absence exceptionnel de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant». Et avec le service publique audiovisuel.

 

Slate s'est entretenu avec le journaliste Vangelis Demeris, correspondant à Bruxelles d'ERT de 2001 à février 2013. Il travaille pour le quotidien Ethnos (deuxième quotidien grec) et pour l’agence de presse grecque.

             Cette fermeture est-elle une surprise ou saviez-vous qu'elle était imminente?

            ERT allait mal. J'y ai travaillé de 2001 à 2013, en CDD renouvelables tous les ans. En février dernier, tous les postes de correspondants ont été supprimés. La troika avait gelé les embauches dans le secteur public et l’ERP n’avait pas trouvé de méthode pour nous réembaucher. Mais cette fermeture totale? Il y avait des rumeurs, des spéculations depuis ce matin. Mais je ne m’attendais pas à ça. C’est un choc et un scandale. Je suis consterné, c’est absurde.

 

             La troika (Commission européenne, FMI et Banque centrale européenne) faisait pression sur la Grèce pour une diminution des emplois dans le secteur public. Selon le plan de sauvetage négocié en novembre 2012,  il devait y avoir 150.000 suppression d'emplois dans le secteur public sur la période 2010-2015.

           Et c’est ça aussi qui est inquiétant. Le gouvernement a voulu privatiser le groupe gazier DEPA. Cela aurait allégé les comptes publics. Mais on a appris cette semaine que c’était définitivement loupé. Je pense qu’il y a aussi une certaine manipulation de l’opinion publique. On a essayé de détourner l’attention de cet énorme fiasco....

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Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis"

Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Athènes débute aujourd’hui l’altersommet. Plus de 170 organisations, syndicales, associatives, réseaux… issues du continent européen se rassemblent pour dénoncer la construction européenne et dessiner une Europe sociale et démocratique. Gilles Garnier, en charge des questions européennes pour le PCF fait partie de la délégation en Grèce. Il explique à l’Humanité.fr ses attentes sur ce sommet des peuples.

 

    Des FES ont existé, des rencontres entre responsables syndicaux, politiques… De quelle nouveauté cet altersommet est-il porteur ?
     Gilles Garnier. La plupart des forums sociaux se sont tenus avant la crise de 2008 et son aggravation, en 2010. Les organisations qui participaient à ces sommets étaient très rétives à aller vers des propositions communes soit avec des associations, soit avec des organisations politiques. La force de cet altersommet est la volonté enfin affirmée de manière très large d’organisations syndicales venues de la sphère catholique, laïque, progressiste et de grands réseaux associatifs et le Parti de la gauche européenne de travailler sur un appel commun des peuples d’Europe. La situation l’exige.

    Certains seraient réticents à ce soutien des partis politiques…
    Gilles Garnier. Les missions des organisations syndicales, partis politiques et réseaux associatifs sont différentes. Il est normal que chacun garde son indépendance. Mais la volonté de travailler à dialoguer est déjà un pas essentiel. Il faut quand même se rappeler que, dans les forums sociaux, nous étions invités sur la pointe des pieds ! Nous n’avions pas droit de citer. Le fait que l’on nous reconnaisse le droit de participer mais aussi de dialoguer et de co-construire est important. Dans le même esprit, nous allons lancer l’appel du 16 juin ; les participants au niveau français sont d’ailleurs les mêmes que ceux qui vont participer à l’altersommet. Et ils savent qui l’organisent, qui participent. Tout cela est très positif. S’il faut avancer pas à pas, nous avancerons pas à pas. De toute façon, chacun sera devant sa responsabilité. L’essentiel est que le diagnostique soit commun – et c’est le cas et aussi que les pistes de solutions se rapprochent. Mais je ne demanderai jamais à une organisation syndicale d’être un parti politique, pas plus qu’on ne demandera à un parti politique d’être une organisation syndicale. Il faut avancer en confiance....

 

 

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Elections européennes en Croatie: les leçons d’un élitisme démocratique

Elections européennes en Croatie: les leçons d’un élitisme démocratique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pas moins de 28 listes se présentaient ce dimanche aux premières élections européennes de l'histoire de la Croatie, qui deviendra, magie de la numérologie, le 28ème membre de l'UE le 1er juillet prochain. Un nombre qui, rapporté à celui de la participation (environ 21%), soulève un paradoxe : alors que le scrutin a fait l'objet de peu d'attention de la part des quelques 4,3 millions d'habitants appelés à se rendre aux urnes, il a semble-t-il passionné les partis croates traditionnels et même suscité la création de mouvements politiques ad hoc.

Pour se représenter l'élection, il fallait donc scruter la tribune plutôt que l'isoloir. Y voir les ténors s'agiter, réclamer les votes, aller chercher un passeport en forme d’accessit pour Strasbourg. Car le bulletin n'est plus la base principale de leur légitimité. Depuis le milieu des années 2000, la classe politique croate s'est rapprochée des milieux d'affaire et de la politique européenne. Discréditée par des scandales de corruption à répétition dont le plus retentissant a envoyé l'ancien premier ministre Ivo Sanader en prison, elle a pallié au désaveu populaire en constituant des réseaux d'intérêts européens. Elle a saisi l'opportunité qui lui était offerte de tirer sa légitimité du haut plutôt que du bas.

Depuis que la région est sur les rails de l’intégration, « les élites politiques de tous les pays des Balkans tirent leur légitimité de la communauté internationale, c'est elle qui attribue les brevets de compatibilité démocratique, de modernité, d'efficacité. » note Arber Zaimi[1]. Bruxelles a charmé jusqu’au président serbe Tomislav Nikolic pourtant héritier de la ligne ultranationaliste de Vojislav Šešelj [2]. En Croatie, les ex-europhobes ont convoité ce dimanche un siège de député et les 7000 euros de salaire mensuel qui vont avec. Quant aux électeurs, désenchantés par l'Europe avant même d'y être entré, écoeurés par l'arrivisme de ses représentants, ils sont restés à la maison....

 

Le premier lien à disparaître est celui qui liait la Croatie à ses voisins d’Europe centrale au travers du CEFTA (Central European Free Trade Agreement), dont le pays est automatiquement exclu avec son entrée dans l’UE. Une sortie lourde de conséquence puisque de nombreuses entreprises qui vendent dans les Balkans envisagent de délocaliser en Bosnie ou en Serbie afin d’éviter les droits de douane. Un second lien risque d'être rompu entre les travailleurs croates et les chantiers navals de Pula, Split, Kraljevica et Trogir dont Bruxelles exige la privatisation et la mise en concurrence. 

En Europe, de nombreux observateurs moquent la volonté de la Croatie de rentrer dans une UE en crise, au sein de laquelle elle tiendra un rôle périphérique. S'il est vrai que son pouvoir de négociation sera faible, et son indépendance budgétaire réduite, il s’avère que le processus engagé depuis 2004 relève d’une logique cohérente d’un point de vu culturel et économique. [3] Le véritable enjeu est d'ordre démocratique. Le déficit de popularité dont souffre aussi bien les dirigeants croates qu’européens pose une question fondamentale : Ceux-ci peuvent-ils continuer à tracer les règles de la concurrence en faveur d’un gotha européen auquel ils ont rêvé d’appartenir, au détriment des 4/5ème d'une population qui les ignorent ?

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Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture

Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Affirmer comme beaucoup le font aujourd’hui que le climat politique qui règne en Europe ces derniers temps nous renvoie aux heures sombres de notre passé continental, voilà qui n'a pas grande originalité.

Crise économique et sociale, défiance à l'égard des partis traditionnels, adhésion à des discours d’exclusion : dès lors qu'on fait le choix de regarder en arrière, tout nous ramène vers les années 30.

Jusque-là, personne n'avait songé à creuser beaucoup plus profond dans notre Histoire commune.

Personne, jusqu'à ce que David Engels, notre invité ce matin, ait une illumination : et si les soubresauts actuels de l'Union européenne n'étaient rien d'autre qu'une redite de la chute de la République romaine ?

David Engels est bien placé pour tenter la comparaison : il est titulaire de la chaire d'Histoire romaine de l'Université libre de Bruxelles

Dans un livre mal intitulé « Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la république romaine », publié aux éditions du Toucan, il dresse une série d'analogies entre Rome avant l’empire et l’Union européenne avant le pire.

L’une comme l’autre ont traversé, ou traverseraient, une grave crise d’identité : manque de repères culturels, ouverture aux autres mal maitrisée.

Rome s’en est sortie en renonçant à la République pour se livrer à Octavien, qui deviendra le premier empereur sous le nom d’Auguste.

L’Europe, nous dit ce jeune historien, n’a pas d’autre alternative : elle doit se transformer en un pouvoir plus fort, plus centralisé, moins démocratique.

 

Durée de l'émission: 90 minutes

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Hongrie : le Parlement adopte une modification controversée de la Constitution

Hongrie : le Parlement adopte une modification controversée de la Constitution | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Union européenne, les Etats-Unis, l'opposition hongroise et de nombreuses ONG avaient exprimé leurs réserves quant à cet amendement controversé.

 

Le Parlement hongrois, dominé par le Fidesz du premier ministre Viktor Orban, a adopté, lundi 11 mars, une réforme de la Constitution du pays malgré les avertissements de l'Union européenne et des Etats-Unis sur les conséquences de cette initiative sur la démocratie en Hongrie.

La réforme a été approuvée par 265 élus sur les 386 que compte le Parlement, avec 11 voix contre et 33 abstentions. Selon ses détracteurs, le gouvernement entend ainsi limiter les prérogatives de la Cour constitutionnelle pour renforcer de fait ses propres pouvoirs. Les socialistes, qui représentent le plus grand parti de l'opposition, ont boycotté le vote alors que le petit parti vert-gauche LMP a demandé aux députés du Fidesz jusqu'au dernier moment de voter non, en vain.

L'amendement retire à la Cour constitutionnelle une grande partie de ses pouvoirs, en l'empêchant de statuer sur le fond et de se référer à sa jurisprudence d'avant l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution le 1er janvier 2012. Il réintroduit par ailleurs plusieurs dispositions annulées auparavant par la Cour, comme une définition jugée restrictive de la famille ou la possibilité d'expulser les SDF des lieux publics.

Quelque 200 personnes s'étaient rassemblées devant le Parlement pendant le vote des députés pour manifester leur opposition à la modification de la Constitution. Elles avaient répondu à l'appel de deux partis de l'opposition, le DK de l'ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, le E2014, de l'ancien premier ministre technocrate Gordon Bajnai, ainsi que d'un nouveau parti issu de la division du LMP (PM) et le syndicat Szoliraditas....

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Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne

Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont quatre millions de jeunes, âgés de 18 à 23 ans, à avoir, dimanche 24 et lundi 25 février, voté pour la première fois à une élection nationale. Vers qui se sont-ils tournés ?

 

Alors qu’aucune majorité claire ne se dessine et qu’un nouveau vote pourrait intervenir dans les prochaines semaines, l’incroyable succès du comique Beppe Grillo reste la seule certitude. Et la jeunesse italienne n’y est pas pour rien.

(De Turin) Mardi 26 février, la ville de Turin se réveille. Journaux télévisés et radio ne parlent que de l’élection et de ses résultats. La ville et ses habitants, eux, ne semblent pas s’être métamorphosés dans la nuit. Une chose a changé cependant, ici, et dans toute la péninsule pour quatre millions de personnes, les 18-23 ans : pour la première fois de leur vie, ils ont pu voter à l’occasion d’une élection nationale.

 

Dans une société italienne où la crise étouffe les projets d’avenir, où les scandales de corruption n’en finissent pas d’amocher la confiance envers les élus, les jeunes ont semble-t-il contribué au succès de la contestation menée par Beppe Grillo. Le désormais célèbre bloggeur italien, fort de plus de 25% des suffrages exprimés à la chambre des députés et de presque 24% au Sénat (où les moins de 25 ans ne peuvent pas voter) a réussi à séduire un large panel d’électeurs, mais surtout, il a caracolé en tête chez les plus jeunes. Un sondage réalisé peu avant l’élection notait ainsi que plus de 30% des 18-25 ans voulaient voter pour le leader du mouvement Cinq étoiles.

Un choix électoral qualifié lundi soir par Emmanuel Letta, le vice-secrétaire du Parti démocrate (centre-gauche), d’”entrée en rébellion”, l’homme regrettant toutefois que “beaucoup d’Italiens aient suivis des propositions idéologiques”.

“J’ai voté Grillo car jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été déçu par les politiques”


Nouveau venu sur la scène politique italienne, Beppe Grillo a réussi à s’imposer comme la figure du changement, en opposition à “la vieille classe politique” décriée, repue de privilèges. Une dimension intégrée par Luca Marzolino, pizzaiolo turinois de 23 ans et électeur de Beppe Grillo :

“Hier, j’ai voté Grillo car je n’en peux plus… Je n’en peux plus de tout ce qui nous entoure. L’utopie de gauche de Bersani (PD)… Les moqueries de la droite (PDL)… Le néofascisme de la Ligue du Nord…”

Un discours qui s’inscrit dans un climat de méfiance généralisée des Italiens à l’égard des parlementaires et des institutions. En effet, selon le 24e rapport de l’Eurispes en 2012, c’est au Parlement que les Italiens se fient le moins : seulement 9,5% de ces derniers concèdent une grande ou relative confiance aux parlementaires. Pire, les jeunes de 25 à 34 ans exprimeraient le plus fort sentiment de défiance vis à vis des institutions et du politique (74.6%)....


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La lassitude des Italiens devrait se ressentir dans les urnes | La-Croix.com

La lassitude des Italiens devrait se ressentir dans les urnes | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’issue des élections législatives des dimanche 24 et lundi 25 février est particulièrement incertaine.

 

Salué par toute l’Europe, le gouvernement de techniciens de Mario Monti nommé à l’automne 2011 semblait avoir mis un terme à la commedia dell’arte de la politique italienne. Il n’en est rien. Alors que l’Italie vote dimanche 24  et lundi 25 février pour des élections législatives anticipées, la cure d’austérité imposée par le professore au pays semble avoir eu l’effet contraire, comme si elle avait été perçue comme une punition injuste induisant à la rébellion, à la transgression.

Il y a trois mois, tout semblait pourtant clair. Le très décrié Silvio Berlusconi avait disparu des radars de la politique. Pier Luigi Bersani, vainqueur des primaires du centre gauche, devait remporter les législatives. Et le grand commis d’État, Mario Monti, était hissé au top du hit-parade des successeurs potentiel du président de la République, Giorgio Napolitano, en fin de mandat. Un tableau rassurant pour une Europe très inquiète de l’évolution d’un de ses membres fondateurs.

Mais tout a changé, très vite. D’abord, il y a eu la surprise du retour de Silvio Berlusconi qui, grâce à son art d’occuper toutes les chaînes de télévision, à commencer par les siennes, a permis à son parti, le Peuple de la Liberté (PDL) de faire une remontée spectaculaire. Puis vint la « montée en politique » de Mario Monti et, en parallèle, l’ascension fulgurante du Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo. De quoi faire perdre la tête aux Italiens.

De fait, à quelques jours du scrutin, 30 % des électeurs hésitent à se rendre aux urnes ou n’ont pas fait leur choix. ...

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