Union Européenne, une construction dans la tourmente
7.1K views | +0 today
Follow
Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Inrocks - Lisbonne la nuit, entre lifestyle et émergence musicale

Les Inrocks - Lisbonne la nuit, entre lifestyle et émergence musicale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La crise ? La capitale portugaise lui rit au nez avec une scène artistique en plein développement. Pour s'en faire une idée, on s'est plongé dans la prog du festival Jameson Urban Routes au Musicbox, coeur battant des nuits alternatives dans le sud de Lisbonne.

 

Lisbonne, la ville soleil. Il y fait encore 25°C en cette fin de mois d’octobre. De Belém au Parque das Nações, les bords de Tage prolongent l’été en regardant la mer en face. Les touristes déambulent parmi les ruelles pavées, sur les terrasses, dans les vieux tramways. Ils ne savent peut-être pas ce qui se passe dans certains quartiers après minuit, quand l’air se rafraichit et que le Musicbox ouvre ses portes. De l’autre côté, la 8è édition du Jameson Urban Routes.


Le Musicbox, c’est le petit club qui, depuis 2006, contribue à réinventer la vie musicale lisboète. Capacité : 200 personnes. Lieu : sous un pont du Cais do Sodré. Ligne directrice : l’émergence, la découverte, la fièvre. Chaque semaine, le public local profite d’une programmation ultra pointue, qu’aucun autre lieu dans le pays peut se vanter de proposer. Concerts brassant les genres, soirées club avec DJ internationaux, résidences avec les meilleurs artisans locaux (le label Principe Discos notamment, on vous en reparlera bientôt) : voilà le programme d’une salle qui, en plus de ça, cultive le charme des bas-fonds tout en jouissant d’installations de qualité.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

République tchèque : Chez les derniers Allemands des Sudètes

République tchèque  : Chez les derniers Allemands des Sudètes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Malgré les expulsions qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, une forte communauté germanophone subsiste dans l’Ouest du pays.

Leur culture disparaît progressivement, mais ceux qui sont restés portent un regard conciliant sur leur “coexistence” avec les Tchèques.

Par Tomáš Lindner

 

 

Il gèle à Abertamy. Une mince couche de glace recouvre les rues adjacentes et de la neige sale s’amoncelle sur la place de la ville. Au milieu, une scène de désolation attire le regard : un hôtel croulant, l’Uran, auquel il manque les fenêtres, et dont quelques briques se sont détachées. Deux hommes aux cheveux gris passent en se promenant devant le bâtiment. Ils sont la mémoire d’une Abertamy totalement différente. Comptant trois fois plus d’habitants qu’aujourd’hui, des dizaines de boulangers et de commerçants,  et riche de maisons soigneusement entretenues.

Gerhard Krakl, 73 ans, et Pavel Schreiber, 79 ans, ont grandi ici, et parlent toujours entre eux l’allemand d’Abertamy, le dialecte utilisé pendant des siècles par leurs ancêtres. Avec leur génération qui s’éteint, ce n’est pas seulement un dialecte local qui disparaît des rues d’Abertamy, c’est toute la culture des Allemands des monts Métallifères. Pendant 500 ans, ils ont modelé cette zone frontalière inhospitalière. Ils ont survécu à l’expulsion qu’a subie la majorité de leurs compatriotes sudètes. Mais aujourd’hui, les survivants de cette communauté sont en train de se fondre définitivement dans la population tchèque locale...

 

Sur une population de 3 millions de personnes, 150 000 Tchèques allemands environ ont pu échapper aux expulsions de l’après-guerre. La plupart étaient des travailleurs indispensables, sans lesquels les usines nationalisées situées à la frontière auraient fait faillite. Parmi eux, il y avait également des paysans, qui n’ont pas été expulsés car l’Allemagne, alors en ruine, n’était tout simplement plus en mesure d’accueillir davantage de déplacés...

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Hongrie : Budapest, champ de ruines culturel

Hongrie : Budapest, champ de ruines culturel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Jadis créative et florissante, la scène culturelle hongroise est aujourd’hui régie par les valeurs nationales défendues par le gouvernement. Le cri d’alarme d’une journaliste hongroise qui a quitté son pays pour l’Allemagne.

 

Qui change de pays change son âme, dit-on en Hongrie. Or, au cours des deux ans et demi qui viennent de s’écouler, un demi-million de Hongrois se sont expatriés dans le monde entier, soit deux fois plus que lors de la vague de répression qui a suivi le soulèvement de 1956. C’est beaucoup pour un pays qui compte à peine dix millions d’habitants.

J’ai décidé à mon tour de ne plus tolérer la situation. Les raisons de ce choix ne manquent pas : l’argent, les perspectives d’avenir, et surtout le sentiment d’étouffer dans la Hongrie d’aujourd’hui.

Je fais partie de cette génération qui était assez jeune après 1990 pour le sentir : l’atmosphère des années de l’enfance et de l’école avait changé. Quand on a eu une fois dans sa vie la possibilité d’avoir une opinion et de l’exprimer librement, on ne veut plus s’en passer, même si la vie n’a jamais été rose ni facile en Hongrie.

Dans les années 2000, la scène alternative hongroise a connu une période d’effervescence. A Budapest, on trouvait un cinéma d’art et d’essai à chaque coin de rue, tous les mois ou presque, un nouveau film hongrois sortait dans les salles, une nouvelle vague de jeunes cinéastes travaillait d’arrache-pied. Le soir, on retrouvait ses amis dehors, sur la place Liszt-Ferenc, au niveau de la rue Andrássy, dans les cafés de la rue Nagymezö (le "Broadway" de Budapest où se concentrent les théâtres de la ville), ou dans les romkocsma [littéralement "bar en ruine", débit de boisson installé dans un immeuble voué à la démolition ou en attente de restauration] et l’on parlait de ce qu’on avait lu ou vu. La télévision diffusait des émissions culturelles et tous les camps politiques étaient représentés dans les débats.

On défendait quelque chose et l’on croyait en quelque chose : en soi, en son avenir. Vienne ou Berlin étaient peut-être plus soignées, plus riches, mais Budapest le serait un jour à son tour. Les choses avançaient plus lentement, les programmes d’urbanisme, la modernisation des infrastructures, tout prenait du retard. Cela avait du charme à l’époque, on allait dans la bonne direction, Budapest allait devenir une métropole bigarrée, vivante, prospère, tolérante, en un mot une métropole comme les autres....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Jean Viard : «A Marseille, il y a plus de gens qui vont au théâtre qu’au foot!»

Jean Viard : «A Marseille, il y a plus de gens qui vont au théâtre qu’au foot!» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

CAPITALE EUROPéENNE DE LA CULTURE / MARSEILLE-PROVENCE 2013 - « Il n'y a que la culture qui nous peut rassembler ». Il est sociologue, directeur de recherche à Science Po Paris, conseiller municipal à Marseille et vice-président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Pour Jean Viard, l’année 2013 sera pour Marseille l’occasion de prouver que cette ville à la fois « impossible » et « libre » est désormais « disponible à avancer ». Selon lui, le label de la Capitale européenne de la culture représente une chance unique : créer de nouveaux liens, à l’intérieur de cette ville mosaïque, et à l’extérieur, avec les autres villes de la région Provence, si différente, mais si indispensable....

 

Capitale européenne de la culture 2013, ce titre a-t-il déjà changé l’identité de Marseille ou de la Provence ?

Il ne faut pas aller jusque-là, mais pour comprendre Marseille, il faut comprendre que cela fait longtemps qu’on n’a plus rien gagné, à part la Coupe d’Europe. On a essayé d’avoir la Coupe de l’America etc., alors avec la Capitale européenne de la culture, la ville avait le sentiment d’avoir gagné un titre. Marseille, une ville dont on dit beaucoup de mal, où il y a beaucoup de problèmes etc., pour une fois, il y a une image positive.

 

Qu’est-ce qui est le plus frappant ?

Cela a accéléré un certain nombre de chantiers. Tout s’est mis à travailler en même temps, ce qui était rare dans cette ville. D’un côté, Euroméditerranée [le quartier d’affaires en pleine mutation, ndlr] s’est rapprochée du Vieux-Port, de l’autre côté, on a complètement transformé le Vieux-Port et la Cannebière, la chambre de commerce a refait son immeuble, les projets de musées ont avancé. C’est un grand coup de nettoyage du centre-ville qui s’est fait, une profonde remise en forme. Cela est une réussite et un acquis, quelque soit l’avenir de Marseille-Provence 2013.

 

Après 2013, qui aura changé le plus : l’image de la ville, la ville elle-même ou ses habitants ?

Je ne sais pas. Ce qui m’a frappé : il n’y avait aucune protestation, aucun recours, alors qu’on a déplacé quatre mille bateaux, libéré les bords de l’eau, alors que cela faisait des décennies qu’on n’y arrivait pas. On a réduit de huit voies de voitures à trois voies… On a fait des choses, y compris des choses qui ont cassé la vie des gens -comme toujours quand on fait un grand chantier- il n’y avait aucune protestation ! C'est-à-dire que cette ville a un tel désir d’avancer, de rentrer dans le monde moderne, que personne n’a protesté, même pas une association de taxis ou de bateaux.

Pourquoi ?

Ce n’est pas que les gens s’intéressent tellement à la culture, mais ils ont tellement envie que cela avance, que les choses bougent, et cela reste dans la ville. Si derrière on sait faire la métropole, si derrière il y a un changement du personnel politique, parce qu’en ce moment on est un peu en fin de cycle, tous les élus sont en fin de parcours, on ne sait pas qui va reprendre la main. C’est une ville disponible à avancer...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Rock européen: et l'Union dans tout ça ? - Trans Eurock Express

Rock européen: et l'Union dans tout ça ?  - Trans Eurock Express | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Considérant que le rock européen a un rôle primordial à jouer dans la construction d'une véritable Europe de la culture et d'un espace politique multilingue, j'ai décidé de me tourner vers la Commission européenne pour avoir son éclairage sur la question. Androulla Vassiliou, Commissaire européenne à l'éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, a accepté de répondre à mes questions, et je l'en remercie.

Martin Carayol: Quelle est pour vous l’importance de la musique populaire, et en premier lieu du rock, dans la culture européenne des dernières décennies?
Androulla Vassiliou: Je trouve que la musique populaire joue un rôle de plus en plus important. La plupart d'entre nous écoutons de la musique quotidiennement, et parmi tous les genres musicaux, rock et pop sont particulièrement appréciés de nos concitoyens en Europe.
La musique populaire est importante à plus d'un égard. Elle est un extraordinaire moyen d'expression culturelle, tant au niveau individuel que collectif. Elle est un formidable agent de construction de nos identités, ainsi qu'un puissant miroir où viennent se refléter nos sentiments et nos émotions. Elle est aussi bien souvent un «espace» de revendication ou d'interrogation sur certains grands enjeux sociétaux.
Et elle est aussi un secteur économique à part entière qui emploie des centaines de milliers d'Européens.

La Commission a-t-elle des activités ou des programmes liés à la promotion du rock européen?

L'Union européenne soutient la musique – dont le rock – par le biais de son programme Culture.
Doté d'un budget de 400 millions d'euros pour la période 2007-2013, ce programme aide les artistes, les professionnels de la culture et les organisations culturelles – toutes disciplines confondues – à développer des projets de coopération avec des partenaires situés dans d'autres pays européens que le leur. Ce même souci de favoriser les coopérations et la circulation des personnes et des œuvres se retrouve au cœur d'Europe créative, le nouveau programme culturel que propose la Commission européenne pour la période 2014-2020, auquel nous souhaitons affecter un budget en augmentation de 37 % par rapport à la période actuelle....
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Inrocks - Disparition du Tacheles, un squat mythique de Berlin

Les Inrocks - Disparition du Tacheles, un squat mythique de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Avec la fermeture hier du squat d'artistes Tacheles, Berlin perd un des fleurons de la culture alternative qui l'a rendue célèbre, sous le ciel morose de la gentrification.

 

La mine triste, assis sur des canapés défoncés et des sièges jetés sur le trottoir, les occupants du Tacheles attendent l’arrivée de la police avec une résignation qui fait peine à voir, tandis que deux d’entre eux entament une élégie funèbre sur un vieux piano à queue. Mardi matin, l’évacuation du plus célèbre des squats berlinois, après deux décennies d’occupation, n’a pas donné lieu aux barouds d’honneur qui accompagnent traditionnellement les dernières heures des Besetzhäuser (maisons occupées) de la capitale allemande.

“Nous sommes des artistes, pas des autonomes de gauche violents. Ce n’est pas notre truc de mener une action illégale. Si ce lieu n’est pas soutenu par la sphère politique, dans ce cas il n’y a rien d’autre à faire que de fermer la porte”, dit sobrement Linda Cerna, porte-parole du Tacheles.

Après un long feuilleton judiciaire à rebondissements qui les a opposés pendant des années à un investisseur qui voulait transformer le bâtiment en complexe immobilier luxueux, projet abandonné entre-temps faute de fonds suffisants, les occupants du Tacheles ont fini par jeter l’éponge quand le créancier du propriétaire, la banque HSH Nordbank, les a sommés de vider les lieux. Sollicitée à plusieurs reprises par le collectif d’artistes, la mairie de Berlin s’est refusée à intervenir, mais a fait savoir récemment qu’elle veillerait à ce que le lieu, bientôt mis en vente, reste un espace dédié à la culture. Sans plus de précisions....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Marseille, capitale culturelle européenne 2013 - Partie 1 / France Inter

Marseille, capitale culturelle européenne 2013 - Partie 1 / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Moderne Babel, toujours en chantier, depuis sa fondation par les Phocéens en l’an 600 avant notre ère jusqu’à 2013 où elle deviendra Capitale Européenne de la culture, Marseille espère enfin acquérir un rayonnement international: c’est « l’effet Guggenheim » de Bilbao et donc une hausse de 10% de fréquentation touristique mais c’est surtout son impact économique sur la vie locale qui est considérable.Mais à quel prix ? s’interrogent les Marseillais du centre ville ou des quartiers Nord qui ont peur de perdre leur ville. Ballade dans une mégapole millionnaire, solaire et noire aux allures de village.

 

INVITES: Martine Derain, artiste; Les artistes de la Friche de la Belle de Mai;Julie de Muer de Radio Grenouille; Emilie de TV Tabasco; Le Point de bascule

 

Durée de l'émission: 55 minutes

more...
No comment yet.
Rescooped by Vincent DUBOIS from La langue Romani et la diversité culturelle
Scoop.it!

Agenda - L'Union européenne et la question des Roms.

Agenda - L'Union européenne et la question des Roms. | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
The event titled L'Union européenne et la question des Roms. starts on 23.05.2012!

Via Slavka Stefanova
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Un musée italien brûle ses œuvres pour protester contre les coupes budgétaires

Un musée italien brûle ses œuvres pour protester contre les coupes budgétaires | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Les mille œuvres que nous exposons sont de toute façon promises à la destruction en raison de l'indifférence du gouvernement", explique son directeur.

 

      Le directeur du Musée d'art contemporain de Casoria, près de Naples, dans le sud de l'Italie, a commencé, mardi 17 avril, à brûler ses œuvres pour protester contre les importantes coupes budgétaires dans le secteur de la culture.

En fin d'après-midi, le fondateur et directeur du musée, Antonio Manfredi, a mis le feu au tableau d'une artiste française, Séverine Bourguignon, qui avait préalablement donné son accord, et a suivi les ravages des flammes en direct sur Skype.

 

      "Les mille œuvres que nous exposons sont de toute façon promises à la destruction en raison de l'indifférence du gouvernement", a-t-il expliqué. Antonio Manfredi a l'intention de brûler ainsi trois œuvres par semaine dans le cadre d'une initiative intitulée "Art War" ("guerre de l'art").

Ce directeur, exaspéré par les menaces de la mafia et l'inaction du gouvernement pour protéger le patrimoine italien, s'était déjà illustré l'an dernier en écrivant à la chancelière allemande, Angela Merkel, pour lui demander l'asile. "L'Allemagne est l'un des seuls pays qui n'aient pas taillé dans le budget de la culture. Elle accorde beaucoup d'argent à la recherche, pas comme ici", avait-il alors expliqué à l'AFP. Pour enfoncer le clou, il avait même planté un drapeau allemand devant le musée....

more...
No comment yet.
Rescooped by Vincent DUBOIS from ARTPOL
Scoop.it!

Sortir de la crise grâce à l’art et la culture

Sortir de la crise grâce à l’art et la culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

"Malgré la période sombre que traverse l’Europe, nous avons de bonnes raisons de rester optimistes et le secteur culturel est porteur d’espoir, d’idées et de croissance économique, écrivent Uffe Elbæk, le ministre danois de la culture, et Androulla Vassiliou, la commissaire européenne à l’éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse..."...

 

visuel: Johann Bull


Via Vangauguin
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

GRÈCE • C'est la crise qui a tué Theo Angelopoulos

GRÈCE • C'est la crise qui a tué Theo Angelopoulos | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Unanimes pour saluer la mémoire de celui qui a fait connaître le cinéma grec au monde entier, les médias d'Athènes s’interrogent sur les circonstances de la mort, le 24 janvier, de Theo Angelopoulos.

...la presse a aussi vu dans les circonstances de ce décès accidentel une "triste conséquence" de la crise et de ses répercussions dans la société grecque. "Une enquête est en cours et elle devra notamment déterminer pourquoi l’ambulance a mis tant de temps pour arriver sur les lieux de l’accident", écrit Ta Nea, quotidien de centre gauche. "La première ambulance est tombée en panne, puis la seconde a mis quarante-cinq minutes à arriver sur le lieu du drame."...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Marseille's Cultural Renaissance

Marseille's Cultural Renaissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Marseille's extensive waterfront and harbor zones, many of which had lain dormant since the oil crisis of the 1970s, are teeming with construction sites for new museums, concert halls, galleries and contemporary art foundations as the city prepares...

 

According to the city's longstanding mayor Jean-Claude Gaudin, 50 new cultural poles throughout Marseille and Provence are being created with a cost in the region of €600 million. The race is on to have everything ready in time for when Marseille will join with Provence to become European Capital of Culture for 2013 (the Slovakian city of Košice will assume the honor at the same time).

Related Article

Within Portugal's Cradle

Most of the new cultural areas will be conveniently grouped in La Cité de la Méditerranée, a nearly five-kilometer swathe of seafront that stretches from the 17th-century Saint-Jean Fort, at the northern entrance of the Old Port, to the dockland area of Arenc....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Allemagne: la culture sacrifiée sur l'autel de la croissance?

Allemagne: la culture sacrifiée sur l'autel de la croissance? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Allemagne, le moteur européen, le grand champion de l'emploi et du triple A, manque-t-elle de consistance ?

Culturellement parlant, sans doute, car « l'Allemagne d'aujourd'hui est beaucoup plus ennuyeuse que par le passé », souligne le chroniqueur Gilbert Casasus. C'est la question du « paradoxe allemand », à savoir comment un pays économiquement riche s'est appauvri sur le plan culturel et intellectuel....

 

Aujourd’hui, la République fédérale s’est aseptisée et rares sont les idées progressistes qui prennent racine sur son territoire. Les Verts se sont assagis, les pacifistes pacifiés, les féministes calmées, et les antinucléaires rangés du côté du gouvernement, trop heureux de la décision d’arrêter d’ici quelques années la production électrique issue des centrales atomiques.

Et plus encore, les polémiques sur la seconde Guerre mondiale ont été rangées dans les tiroirs de l’histoire. Génération oblige, plus aucun jeune allemand ne doit s’interroger sur le rôle de ses parents à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Libérée du fardeau du passé, la jeunesse allemande d’aujourd’hui est aussi intéressante ou aussi peu intéressante que ne l’est n’importe quelle jeunesse européenne.

Plus encline à exprimer sa sympathie envers « les pirates » de l’Internet, elle n’a plus rien qui la distingue vraiment de celle des autres États partenaires de l’Allemagne....

 

Aujourd’hui économiquement en pointe, la République fédérale d’Allemagne a quelque peu perdu de sa superbe sur le plan des idées. C’est là son paradoxe de ce début du 21e siècle. Mais peu nombreux sont les observateurs et spécialistes de l’Allemagne à l’avoir reconnu.
Parce que les clichés ont décidément la vie dure, l’image de l’Allemagne reste encore trop souvent celle d’un pays où se mêlent fierté économique et richesse philosophique. Si la première persiste, que dire de la seconde ?

A l’exception de quelques noms, comme ceux de Rüdiger Safranksi, Peter Sloterdijk, Axel Honneth ou Julian Nida-Rümerlin, les philosophes allemands de ce début du 21e siècle n’ont pas fait oublier leurs illustres aînés. De surcroît, certaines de leurs prises de position sont pour le moins discutables. C’est notamment le cas de celles de Peter Sloterdijk qui, déjà naguère favorable à l’instauration « d’une domestication de l’homme (à travers) un élevage du parc humain », s’en prend depuis 2009 à l’impôt sur le revenu.

 

Ses analyses ne sont, de loin, pas partagées par tous ses collègues. Certains, tel Axel Honneth, préservent encore l’esprit de la philosophie critique allemande dont l’école de Francfort a écrit ses plus belles pages. Néanmoins, la pensée de Sloterdijk ne demeure pas sans incidence sur cette Allemagne moderne qui, s’éloignant à grandes enjambées de « l’économie sociale de marché », accepte désormais la précarité et le sous-emploi...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Exception culturelle : Et si l'Europe cédait à l'Amérique ?

Exception culturelle : Et si l'Europe cédait à l'Amérique ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’"exception culturelle" est fondamentale pour assurer l'avenir du cinéma européen. Sans subventions, la production européenne cessera d'exister, s'inquiètent des réalisateurs du Vieux continent, alors que Bruxelles s'apprête à négocier sur la question avec Washington.       Par Paweł T. Felis

 

Annoncées depuis le début de l'année, les négociations entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur la création d'une zone de libre-échange suscitent l'enthousiasme, mais aussi des doutes. "Cet accord permettra de créer des emplois et de stimuler la croissance économique des deux côtés de l'Atlantique", a annoncé le président du Parlement européen Martin Schulz, soutenu par la majorité des ministres de l'économie de l'UE. La signature de l'accord est une quasi certitude : la culture européenne pourrait en être la première, et la plus grande, victime.

En 1998, la Commission européenne a harmonisé les règles grâce auxquelles les œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes bénéficient d'un traitement particulier, basé sur la règle de "l'exception culturelle". Autrement dit, chaque état membre peut soutenir sa production nationale de films et de la musique selon le principe que "la promotion de la culture est l'une des principales fonctions de la communauté européenne". Or selon les termes du futur accord de libre-échange, les films et la musique deviendraient une marchandise comme une autre. Quelles en seraient les conséquences ?

 

Premièrement, on risque de voir disparaître les institutions nationales qui accordent des subventions à la majorité des films européens (en Pologne, ce rôle revient à l'Institut Polonais de l'Art Cinématographique, ou PISF). La raison d'être de ces institutions est justement la mise en oeuvre de la protection culturelle. Le problème majeur n'est cependant pas l'absence de ces institutions mais de l'argent qu'elles récoltent sur le marché (en Pologne, les fonds proviennent notamment de la vente des places de cinéma et des chaînes de télévision). Sans ces fonds, les films de Smarzowski, Jakimowski, Krauze, ou Holland, mais aussi ceux de Haneke, des frères Dardenne et de Cristian Mungiu, n'auraient jamais vu le jour.

La menace pèse également sur le système des quotas européens, selon lesquels chaque station de télévision européenne a l'obligation de réserver au moins 50 % de sa programmation à la production européenne. Finalement, c'est tout le fonctionnement des médias publics qui est remis en question, comme l'est aussi celui de la redevance télévisuelle. Les petits cinémas investis dans la promotion de films européens et subventionnés par les institutions de l'Union, ne pourront plus prétendre aux aides, au même titre que les créateurs de musique polonaise. Conformément à la loi sur la radio et la télévision actuellement en vigueur, chaque station de radio doit consacrer au moins 33 % de sa programmation musicale à la musique polonaise. Selon les termes de l'accord de libre-échange, de telles réglementations n'auront plus lieu d'être....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Inrocks - De l'hindi à l'argot français, l'étonnante histoire de la langue rom

Les Inrocks - De l'hindi à l'argot français, l'étonnante histoire de la langue rom | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Parlée par des millions de Roms à travers le monde et ayant donné ses lettres de noblesses à l’argot français, la langue rromani n’en reste pas moins méconnue.

 

Des mots comme surin (couteau), bouillave (forniquer) et chourer (de chourave, voler) font parti des nombreux emprunts du français au rromani qui vous permettent de traiter quelqu’un de narvalo (idiot), de plaisanter sur le nombre de berges (années) d’un vieillard, ou encore de menacer un ami cher, de le poukave (dénoncer) ou de le marave (cogner, frapper, tuer).

Si le français se concentre surtout sur des termes canailles, le rromani reste une langue poétique, chantante et millénaire qui n’a vu l’officialisation de sa forme écrite qu’en 1990. Comme les Roms (normalement orthographié Rroms), elle est originaire de la ville de Kannauj, capitale de l’Inde, il y a plus de 1000 ans. Elle s’est constituée sur la base d’anciens parlers indiens populaires, dont la forme savante était le sanskrit.


Au début du XIe siècle, les locuteurs du rromani sont déportés en Afghanistan par le sultan Mahmoud de Ghazni en raison de leurs compétences artistiques et artisanales rares. Le sultan désire simplement faire de sa bourgade la capitale de l’univers. Mais dans une société d’Islam sunnite rigoureux, leur culture indoue dérange. Le sultan les vend au nord du pays où l’on parle persan. Après les apports indiens, le rromani s’enrichit donc d’éléments persans puis, au gré des voyages, d’éléments grecs auxquels se sont ajoutés les fonds locaux des pays dans lesquels la majorité des Roms ont résidé jusqu’à aujourd’hui (Roumanie, Bulgarie, Serbie, etc.).

Aujourd’hui encore, les langues du nord de l’Inde ont neuf cents mots en commun avec le rromani. L’empreinte indienne est telle qu’en maîtrisant le rromani, vous pourrez déchiffrer un film en hindi. Lors de sa sortie en Albanie, le film indien Le vagabond de Raj Kapoor suscita un engouement délirant chez le public rom, qui pensait que tous les acteurs du film l’étaient aussi.


Tous les Roms (12 à 15 millions dans le monde) ne parlent pas rromani. Certains groupes ont été forcés à l’oublier (en Espagne, en Angleterre, en Finlande…), et d’autres l’oublient dans les conditions du monde actuel. Les meilleurs locuteurs se trouvent dans les Balkans, où 95% des Roms le maîtrisent. En France, sur un demi-million de Roms, on compte environ 160 000 locuteurs (à peu près 30 %). La première évocation d’une possible standardisation du rromani remonte au XIXe siècle, lorsque le Polonais Antoine Kalina observe l’homogénéité profonde de la langue dans les divers pays où elle est pratiquée...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Lezajsk : un exemple du renouveau de la culture juive en Pologne?

Lezajsk : un exemple du renouveau de la culture juive en Pologne? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

POLOGNE - Entre fascination, nostalgie et culpabilité, la Pologne nourrit une relation complexe avec sa communauté juive. Qui était la plus nombreuse au monde avant 1945, et qui compte aujourd'hui à peine 30 000 membres. Mais depuis la chute du régime communiste et avec elle, l'avènement de la démocratie, la vie culturelle et religieuse reprend. Lezajsk, une ville située au sud-est du pays est un bon laboratoire de ces récents bouleversements. C'est ici que se rencontrent, se confrontent et se côtoient une fois par an, la population locale, les touristes, les Polonais convertis au judaïsme et des milliers de juifs hassidiques qui viennent du monde entier pour prier sur la tombe de leur saint rabbin Elimelekh Weisblum.

 


Nous sommes à 350 kilomètres au sud-est de Varsovie, sur les contreforts des Carpates. Lezajsk est une petite ville de 15 000 habitants. Qui une fois par an se remplit d'hommes et de femmes tout de noir vêtus, venus en pèlerinage sur la tombe de leur saint hassidique. Un spectacle qui nous transporte dans un autre temps, avant la Seconde Guerre mondiale et la Shoah. Un tiers de la population de Lezajsk était alors composé de juifs, pour la plupart hassidiques.

Un petit marché est installé en bas du cimetière, des salles de prières pour les hommes et les femmes où l'on sert de la nourriture et des boissons chaudes. Durant trois jours et trois nuits les autocars déversent les pèlerins qui restent à Lezajsk parfois uniquement quelques heures. Goldie Kornblut, originaire de Belgique, qui vient ici pour la troisième fois, est persuadée que c'est grâce à ses prières, que ses deux fils se sont mariés cette année....

 

Entre fascination et méfiance, les deux communautés se toisent, se côtoient mais ne se mélangent guère. Lezajsk est à l'image du reste de la Pologne. Une exception : les Polonais qui ont découvert récemment leurs racines juives. Un phénomène grandissant, une véritable mode dans certaines grandes villes. D'après différentes estimations ils seraient entre 100 et 150 000 dans ce cas. Et beaucoup se tournent vers le judaïsme pour mieux affirmer leur identité fraichement retrouvée.

Cette habitude de venir massivement sur la tombe du Tsadik Elimelekh est relativement récente. Les pèlerinages n'ont repris timidement que dans les années soixante-dix quand la Pologne commençait à ouvrir un peu ses frontières. Le véritable boom des visites des juifs hassidiques date des années quatre-vingt-dix, après la chute du régime communiste...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Crise de la zone euro : Le pacte faustien de l'Allemagne

Crise de la zone euro : Le pacte faustien de l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans son célèbre Faust, Goethe présente la monnaie fiduciaire comme la poursuite de l’alchimie par d’autres moyens. Une conception que l’on retrouve dans la position de l’Allemagne sur la crise de la zone euro.

Pour quiconque essaye de comprendre le rapport des Allemands à l’argent et à la dette dans le cadre de la crise de la zone euro, toutes les routes mènent à Francfort.

Siège de deux banques centrales, la Bundesbank et la Banque centrale européenne (BCE), la capitale financière allemande abrite également à l’ombre de la tour de la BCE une bâtisse baroque au crépi jaune : c’est là que le grand poète allemand Johann Wolfgang von Goethe vit le jour en 1749.

La Goethe Haus, qui est aujourd’hui un musée, accueille [jusqu’au 30 décembre] une exposition passionnante, “Goethe et l’argent”, expliquant en quoi les comportements sociétaux vis-à-vis de l’argent éclairent les écrits de Goethe, qui eux-mêmes ont façonné les rapports des Allemands à l’argent. Goethe est né dans un milieu cossu, grâce à une affaire familiale prospère et quelques mariages avantageux. Bien qu’il entretînt des relations amicales avec plusieurs familles d’argentiers – lui même faillit épouser une fille de banquier –, les pertes qu’essuyèrent les institutions financières au lendemain des guerres napoléoniennes l’engagèrent à se méfier des banques. Ses livres de compte personnels montrent qu’il était loin de correspondre au stéréotype de l’Allemand économe puisqu’il n’était pas rare qu’il dépensât 15 % de ses revenus annuels en vins. Sa mère et ses employeurs le renflouaient régulièrement. Comme le soulignent les commissaires de l’exposition de Francfort, il justifiait ses prodigalités au prétexte qu’elles étaient “essentielles au développement de sa personnalité”.

Il se montra bien plus rigoureux quand, à partir de 1782, il fut nommé ministre des Finances du duché de Saxe-Weimar, dont les frontières correspondaient à la partie occidentale du Land de Thuringe. Cette expérience forgea sa pensée et lui inspira son chef-d’œuvre en vers, Faust – lecture obligatoire dans toutes les écoles allemandes –, dont l’argument s’articule sur le fameux “pacte faustien” entre le savant éponyme et le diable, incarné par Méphistophélès. Celui-ci promet à Faust de réaliser tous ses vœux sur Terre, mais si Faust cherche un jour à prolonger éternellement un instant de son existence, alors Méphisto lui prendra son âme.
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le théâtre grec face à la crise - Information - France Culture

Le théâtre grec face à la crise - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On peut dire qu'il fait face puisque la fréquentation des théâtres est loin d'être en baisse malgré le chômage et les réductions de salaires.

 

Reportage de 2 minutes.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Notre vraie communauté européenne

Notre vraie communauté européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'union fiscale pour compléter la monnaie commune est le seul moyen de sortir de la crise, reconnaît l'écrivain allemand Martin Walser.

Mais il ne faut pas oublier que la véritable Europe a toujours été une communauté d'apprentissage qui respecte les différences culturelles.

 

Tous les soirs, on nous divertit à coups de points de vue sur la crise. Chez moi, l’effet produit est le suivant : j’écoute chaque expert pour voir s’il veut (encore) de l’Europe ou si, au contraire, il entend nous faire revenir à une multiplicité de devises nationales, sans l’euro.

Seuls ont mes suffrages ceux qui souhaitent que l’Union européenne soit aussi une union monétaire. L’euro est là. Il est plus qu’une devise. Qu’aujourd’hui un pays européen puisse se trouver contraint de quitter l’euro, de revenir à l’âge des devises nationales, de redevenir le jouet de toutes les spéculations, est un scénario cauchemardesque.

Voilà des années de cela, le conservateur suisse Christoph Blocher a déclaré, au sujet de la Suisse, qu’une union monétaire ne saurait fonctionner sans union budgétaire. Ce dont nous avons entre-temps tous fait l’expérience, sur un plan financier. Heureusement, nous avons osé l’union monétaire en l’absence d’union budgétaire. Laquelle doit être créée aujourd’hui, a posteriori. Si cette union n’est pas irréalisable sur un plan pratique, elle ne sera pas le résultat d’une vision, mais d’une législation construite pas à pas. Et voilà qu’un expert grandiloquent demande si la monnaie unique doit contraindre les Européens à "aplanir leurs différences culturelles" !

Une monnaie commune assortie d’une comptabilité coordonnée ne nivellera pas plus les différences culturelles et mentales que ne le font des langues étrangères dominantes. Comme aucun autre continent, l’Europe a derrière elle une longue tradition de l’inter-apprentissage et de l’inter-compréhension.

S’il est un point sur lequel les économistes n’ont pas à s’inquiéter, ce sont bien les différences culturelles. Celles-ci sont si anciennes, tellement inébranlables, que l’économie peut être régulée en toute sérénité. Responsabiliser les Etats en vue d’une gestion communautaire de l’économie, voilà l’objectif. Aujourd’hui, tous appellent de leurs vœux une régulation des marchés financiers. Où la BCE jouerait le rôle d’une instance centrale capable de s’adapter à chaque situation. C’est suffisant.

Nous avons derrière nous plusieurs siècles au cours desquels se sont développés des idéaux communs. Je ne suis pas impressionné par les gens qui entendent me démontrer que nous ne pouvons pas nous permettre cette Union pour telle ou telle raison....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Hongrie : démission du responsable de la culture au sein du gouvernement Orban

Hongrie : démission du responsable de la culture au sein du gouvernement Orban | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le secrétaire d'Etat hongrois chargé de la culture, Géza Szöcs, un poète de 59 ans, a démissionné, d'après le site officiel du gouvernement.

 

Alors que la politique culturelle du gouvernement du conservateur Viktor Orban est vivement critiquée, tant en Hongrie que dans les milieux culturels internationaux, le secrétaire d'Etat chargé de la culture, Géza Szöcs, a démissionné. La nouvelle a été relayée mercredi 16 juin par le site officiel du gouvernement hongrois.

"Beaucoup de choses m'incitent à changer et à servir les valeurs que je considère importantes, sous des conditions différentes", a expliqué Géza Szöcs, dans sa lettre de démission. Ce poète de 59 ans est issu de la minorité hongroise de Roumanie, pays dans lequel il était un dissident à l'époque du régime du dictateur Nicolae Ceausescu.

De son côté, l'opposition hongroise s'est félicitée de sa démission : "Avec Géza Szöcs, c'est un homme politique sans poids qui quitte le gouvernement. Son mandat a été caractérisé par des scandales, des nominations politiques dans le monde du théâtre et de l'opéra", a estimé le parti libéral de gauche Coalition démocratique (DK). "Moins de livres ont été publiés, des salariés des musées ont été licenciés et la production nationale de films a pratiquement été supprimée", a ajouté le DK....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Marseille capitale européenne de la culture: la cité phocéenne en plein paradoxe

Marseille capitale européenne de la culture: la cité phocéenne en plein paradoxe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Patchwork urbain complexe et attachant, Marseille la rebelle se prépare pour honorer, en 2013, son titre de capitale européenne de la culture. Cette opération d’envergure verra-t-elle la cité rayonner ?

 

Qu’est-ce qu’une “capitale” ? Qu’est-ce que “l’Europe ?” Qu’est-ce que la “culture” ? Ce sont à ces questions qui recouvrent des concepts de plus en plus complexes que Marseille doit donner réponse. Ce pour un an, à partir de janvier prochain, – une gageure pour une ville tout aussi difficile à saisir – car c’est au tour de la cité phocéenne, comme disent les commentateurs de foot, de se coltiner le titre envié de “capitale européenne de la culture”.

Marseille est fidèle à son mythe de “voyelle” (féminin de voyou) : quand on la cherche, on la trouve. Au point qu’on se demande si l’inconscient collectif qui plane sur la Canebière ne serait pas, bien plus que les agences de com, à l’origine du gimmick en exergue de toutes les brochures labellisées 2013 : “La culture a trouvé sa capitale”. D’autant que pour le béotien qui débarque, ça ne saute pas aux yeux : circulation infernale avec des chantiers partout, des bouts d’autoroute qui déboulent en ville et, surtout, un réseau de transports en commun aberrant...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

À Rome, un vrai espoir pour la culture en Europe

L'alliance entre la Villa Médicis et le Valle Occupato peut paraître contre-nature.

Par Eric de Chassey, Directeur de l’Académie de France à Rome - Villa Médicis.

 

Cette semaine la Villa Médicis a été occupée. Dans le Grand Salon, un spectacle composé à partir des témoignages des habitants du centre de Rome sur les dérives qui transforment celui-ci en centre commercial plutôt qu'en centre historique, puis un débat aux accents juridiques sur la notion de biens communs. Dans le Salon des pensionnaires, des projections vidéo documentant des performances des années 1960. Sur la Loggia, une dizaine de violoncellistes improvisant jusqu'à s'unir autour de thèmes repris par une soprano, le tout devant une banderole qui proclamait "Comme est triste la prudence!". En haut de la première volée des escaliers, face à l'entrée principale de la Villa, le visage de marbre de la gigantesque statue de Louis XIV par Domenico Guidi était barré par un mot inscrit en lettres rouges lumineuses: Valle....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Une journée du Théâtre européen de la Tolérance contre l'avancée de l'extrême-droite | Humanite

Une journée du Théâtre européen de la Tolérance contre l'avancée de l'extrême-droite | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La peste brune gagne du terrain en Hongrie. Dernier épisode en date: la nomination par le parti Fidesz au pouvoir de deux sympathisans du MIEP, parti d'extrême-droite, à la tête de l'un des théâtres de Budapest. La riposte s'organise avec un appel lancé de Vienne par l'auteur comédien et clown Markus Kupferblum, directeur de la compagnie Totales Theater, signé par de nombreux autres metteurs en scène et acteurs en Europe. Cet appel sera lu ce mercredi soir dans la plupart des théâtres européens, avant chaque spectacle. Nous le publions ici."Nous sommes aujourd’hui le 1er février 2012. Aujourd’hui-même, à Budapest, un des plus importants théâtres de la ville passe sous la direction de deux personnes qui ont depuis plusieurs années publiquement fait leurs des vues d’extrême-droite. Ils ont personnellement publié des pamphlets anti-sémites, anti-tziganes, des écrits racistes.

A partir d’aujourd’hui, ils seront directeurs d’un théâtre subventionné par les fonds publics dans une capitale européenne. Ceci brise un tabou....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La scène hongroise rongée par l'hydre nationale - LeMonde.fr

La scène hongroise rongée par l'hydre nationale - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Face à l'ingérence nationaliste du pouvoir, à Budapest, le milieu théâtral cherche sa voie entre rébellion et compromis.

 

Avec Les Actes de Pitbull, un vent de Hongrie souffle sur Bobigny (Seine-Saint-Denis). Présenté dans le cadre du Standard idéal, l'excellent festival organisé par la MC93, jusqu'au 13 février, le spectacle rend compte de la vie à Budapest, où, comme on peut l'imaginer, une ambiance lourde, à la fois cafardeuse et énervée, nimbe le quotidien.

Voyez les personnages de la pièce, signée de Peter Karpati, un auteur-metteur en scène invité pour la première fois en France : ils sont confinés dans un appartement pauvre, humide, dont le plancher est pourri par les infiltrations. C'est un couple. Elle est femme de ménage dans un hôpital, son compagnon soigne une maladie incertaine et passe des journées à regarder la télévision...

 ...

Le cas Trafo est très révélateur de la situation complexe de la culture en Hongrie, où considérations politiques et enjeux artistiques se mêlent. Il y a à la fois une petite guerre entre le théâtre et la danse, en mal de reconnaissance, et une volonté affichée des autorités qui veulent mettre les institutions au pas nationaliste. A surfer sur la vague, certains artistes risquent même de perdre leur âme. D'autres, parce qu'ils refusent les compromissions, sont menacés par le chômage...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Guimarães, la culture pour sortir de la crise

Guimarães, la culture pour sortir de la crise | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ancien haut lieu de l’industrie textile, Guimarães mise sur le statut de capitale européenne de la culture 2012 pour sortir du marasme dans lequel l’a plongée le démantèlement des manufactures, il y a plus de 20 ans.

Par Antonio Jiménez Barca, de El Païs.

 

Plusieurs crises simultanées assaillent Guimarães, belle ville portugaise d'environ 50 000 habitants, chef-lieu de la sous-région [département] de l'Ave, à 150 kilomètres de Vigo.

Dans les années 1980 et 1990, les immenses manufactures textiles qui jalonnaient tout la vallée de l'Ave n'ont pas résisté à la concurrence chinoise. Depuis lors, elles se languissent, tels de vieux dinosaures.

La vieille ville, joliment préservée à l'ombre du vieux château, est entourée d'usines vides, aux cheminées en brique désormais inutiles. Mais les habitants ont décidé de leur redonner vie en y accrochant des tableaux et en y donnant des concerts ou des représentations théâtrales. Une manière aussi pour eux de survivre...

 

more...
No comment yet.