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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Herman Van Rompuy : « Le populisme n'est pas né avec la crise de l'euro »

Herman Van Rompuy : « Le populisme n'est pas né avec la crise de l'euro » | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président du Conseil européen défend sa gestion de la crise de l'euro et dit avoir « la conscience tranquille ».

 

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, défend, dans un entretien au Monde, la gestion de la crise économique, qu'il évoque dans son livre L'Europe dans la tempête (éd. Racines, 2014). Nommé fin 2009, au début de la crise de l'euro, il juge que Bruxelles a « évité le pire ».

 

Vous sentez-vous responsable de la montée du désenchantement à l'égard de l'Europe et des instances bruxelloises ?


Herman Van Rompuy : Non, j'ai la conscience tranquille. Nous avons fait notre travail pour sauvegarder l'union monétaire. Si l'euro avait échoué, c'est toute l'Union européenne (UE) qui aurait échoué. Si nous n'avions pas fait cela, nous serions en pleine dépression, comme dans les années 1930. Nous avons évité le pire, même si, bien sûr, tout cela a un prix.

 

 

La montée en puissance des idées eurosceptiques n'est-elle pas liée à la façon dont la crise a été gérée ?


Il faudrait plutôt poser la question à la génération qui nous a devancés, qui a été responsable des premières années de la zone euro, a dû voir les problèmes émerger et n'a pas agi. Là, c'est une très grande responsabilité. Je ne pense pas à MM. Kohl et Mitterrand, qui avaient pris une initiative très forte pour aller vers une Allemagne réunifiée dans une Europe plus unie.

Mais, après la création de l'euro, il fallait mettre en place tous les instruments nécessaires pour faire de l'union monétaire une véritable union économique. Or ces dispositions, comme la création des fonds d'assistance financière, de l'union bancaire et d'un cadre plus strict de surveillance budgétaire et économique, ne peuvent être prises que le dos au mur, dans un climat de crise. C'est malheureux, mais c'est comme cela.

 

 

Dans de nombreux pays, dont la France, l'Italie ou les Pays-Bas, le vote populiste et eurosceptique risque de battre des records…


Avant la crise, il y avait déjà pas mal de populisme. En France, Jean-Marie Le Pen est arrivé second à la présidentielle de 2002, sans que cela tienne spécifiquement à l'Europe. Puis les Français ont voté « non » au projet de Constitution en 2005, donc bien avant la crise. Il y a en France par rapport à l'Europe un sentiment ambigu, ou parfois franchement négatif. Le populisme n'est pas né avec la crise de la zone euro. C'est un phénomène de société beaucoup plus vaste qui ne peut pas être attribué à la seule Europe. Tous les sondages indiquent que la confiance dans les institutions nationales est encore plus basse que dans les institutions européennes....

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Les néo-nazis grecs d’Aube Dorée : la mécanique de la haine - Information - France Culture

Les néo-nazis grecs d’Aube Dorée : la mécanique de la haine - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

“Il n’y a pas eu de four crématoire, c’est un mensonge. Et il n’y a pas eu de chambre à gaz ", Nikos Michaloliakos, dirigeant du parti néonazi Aube dorée en mai 2012.

Ce soir là, en pleine campagne électorale, Nikos Michaloliakos ose des propos négationnistes sur Méga TV, chaine de télévision grecque.  En juin 2012, moins d'un mois plus tard, son parti Aube dorée obtient 6,92 % des suffrages aux élections législatives. 18 députés, dont sa femme Eleni entrent au Parlement grec.

Depuis la fin de la dictature des colonels en 1974, jamais pareil groupuscule n’était parvenu à franchir le seuil de cette arène démocratique. Au même moment, Athènes connait l’une des pires crises économiques de son histoire : dette colossale, troïka impitoyable, impôts monstres et manifestations ultra-violentes.


Jusqu’à cet acte de trop, le meurtre d’un chanteur de rap, Pavlos Fyssas, et la tentative de décapiter le mouvement néonazi, dont les membres n’ont pas hésité à lancer des « Heil  Hitler » quand certains de ses députés ont été exclus de l’hémicycle.

 

Aujourd’hui, trois députés sont en prisons, trois autres en liberté sous caution. Plusieurs policiers ont été démis de leur fonction. Pour la première fois, la droite conservatrice et l’indéboulonnable Pasok (socialiste) sonnent la charge.

 

Durée de l'émission: 44 minutes

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Berlusconi et «Aube dorée», le destin de l'Europe se joue au sud | Slate

Berlusconi et «Aube dorée», le destin de l'Europe se joue au sud | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Europe vient d’enregistrer à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, si l’on ose dire, est l’offensive lancée enfin par le gouvernement grec contre le mouvement néo-fasciste «Aube dorée» et son leader.

La mauvaise est, bien sûr, la nouvelle folie de Silvio Berlusconi qui, plutôt que d’accepter le verdict qui le condamne après avoir été déclaré coupable de fraude fiscale, préfère plonger l’Italie dans la crise. Il vient d'obliger les ministres de son parti à démissionner collectivement du gouvernement.

 

 

La situation italienne est d’une autre nature et n’en redevient pas moins extrêmement préoccupante. Pour l’Italie elle-même bien sûr, mais aussi pour l’ensemble de la zone euro. Il s’agit là de la dernière «facétie» de Silvio Berlusconi, dont la fin politique se déroule de plus en plus comme un triste feuilleton ou prime une fois encore l’intérêt égoïste et personnel de celui qui, à la tête du gouvernement italien, a d’abord pensé à ses propres affaires aux dépens de l’intérêt général.

La presse italienne a d’ailleurs été à peu près unanime à fustiger le comportement d’un homme qui cherche par tous les moyens à faire diversion et éviter l’humiliation d’un vote qui, au Sénat, pourrait conduire à sa déchéance politique. La sagesse eut été pour lui d’accepter de se retirer sur la pointe des pieds, tout en continuant à donner sa bénédiction au gouvernement de coalition entre le centre droit et le centre gauche. Un tel comportement est manifestement hors de sa portée.

Si la crise devait perdurer, cela pourrait avoir pour effet de paralyser toute action publique dans un pays qui a furieusement besoin de redresser ses comptes et sa situation (la perspective économiques pour 2014 est encore celle d'une année de récession). Elle pourrait aussi conduire à de nouvelles élections dans un climat volontairement tendu par Silvio Berlusconi. Comme si ce dernier souhaitait entrainer l’Italie dans sa chute. ...

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Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate

Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
On peut comprendre l'exaspération que suscite la politique d'Angela Merkel. Néanmoins, on doit se méfier des conséquences de manifestations anti-allemandes ou de pressions trop appuyées sur la chancelière.

 

L'atmosphère est tendue en Europe, où la rigueur germanique commence à lasser, comme l'illustrent l'appel à une éventuelle «confrontation» avec Berlin lancé par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone ou le texte du PS réclamant un «affrontement démocratique» avec le partenaire allemand. A l’opposé, en Allemagne ou en Finlande, des jugements sévères sont portés sur l’Europe du sud. Tout cela risque de mal finir.

De fait, on a vraiment l’impression que l’Europe se délite sous nos yeux. En Allemagne, on ne compte plus les dérapages verbaux de dirigeants politiques et économiques présentant les Européens du sud comme des fainéants qui en veulent à l’argent des Allemands qui, eux, travaillent et gèrent correctement leur économie. En Finlande, à en croire des sondages, la moitié des citoyens se montrent hostiles à l’idée de nouveaux plans de sauvetage européens, quitte à mettre l’euro en péril.

Dans les pays qui ont dû se résoudre à appeler leurs partenaires européens à l’aide, on dénonce la dureté des traitements imposés, dureté attribuée pour l’essentiel à Angela Merkel et aux autres dirigeants du nord. La zone euro se retrouve ainsi coupée en deux, avec une France qui apparaît plus proche du sud que du nord  par bien des aspects de sa situation économique.

 

Comme toujours, la réalité est plus nuancée. Les populations du sud devraient d’abord interpeller leurs dirigeants: si on leur fait avaler des potions aussi amères, c’est bien parce que leurs pays ont été mal gérés et que leur état de santé est vraiment critique.

Mais il est vrai que l’Allemagne ne fait rien pour leur éviter des traitements aussi désagréables. Angela Merkel, à l’approche d’échéances électorales importantes, ne semble avoir qu’un seul souci: montrer aux électeurs allemands qu’elle défend fermement leurs intérêts et que les aides aux autres pays européens sont calculées au plus juste......

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Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Nos dirigeants ne réalisent pas qu'ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais Marcin Król

 

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d'Octobre, qui a été un coup d'Etat perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s'agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d'un groupe organisé, encore moins d'une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd'hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n'appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

 

Dans le cas classique de la Révolution française, le rôle d'avant-garde révolutionnaire a été joué par des avocats, des entrepreneurs, des employés de l'administration publique de l'époque et par une partie des officiers de l'armée. Le facteur économique était important, mais pas primordial.

Les éléments déclencheurs du mouvement révolutionnaire sont avant tout l'absence d’ouverture dans la vie publique et l'impossibilité de la promotion sociale. Lorsque l'aristocratie a tenté de limiter à tout prix l'influence des avocats et des hommes d'affaires, elle a incité à la révolution. Dans toute l'Europe, à l'exception de la sage Angleterre, la nouvelle classe moyenne, avec ses citoyens de deuxième catégorie, n'était pas en mesure de décider de son propre sort.

 

Qu'en est-il de la discrimination aujourd'hui ? Elle est différente et semblable à la fois. Certes, l'aristocratie ne monopolise plus la prise de décisions, mais les banquiers, les spéculateurs boursiers et les managers qui gagnent des centaines de millions d'euros, écartent habilement du processus décisionnel la classe moyenne, qui en subit de sévères conséquences. Chypre en est le dernier, et très significatif, exemple...

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Union européenne : Une citoyenneté de papier

Union européenne : Une citoyenneté de papier | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les traités européens garantissent les droits des citoyens-consommateurs. Mais dans la pratique, les manquements à ces principes sont légion, en particulier vis-à-vis des ressortissants d’un autre Etat membre.

 

Depuis quelque temps, presque toutes les chaînes de télévision roumaines diffusent des spots sur le thème "Je suis citoyen européen et j'ai des droits".

Le citoyen y est mis en scène dans des situations concrètes du quotidien : il a acheté un ordinateur portable qui ne fonctionne pas, il veut rendre un produit acheté en ligne ou sa chambre d'hôtel n'est pas climatisée.

Devant le refus des "prestataires de services", il assène d’un ton résolu et assuré : "Savez-vous qui je suis ? Je suis citoyen européen et j'ai des droits". Certes, la campagne est utile. Le citoyen roumain-européen apprend que l'UE lui a apporté quelques droits : il peut rendre un produit qui ne lui convient pas ou réclamer des dédommagements.

Mais cette campagne est bâtie selon le style quelque peu ennuyeux et insistant de la Commission européenne et de ses fonctionnaires : depuis des années, il tombe sur l'Europe sous la forme de brochures et autres spots publicitaires destinés au "citoyen européen".

Or le citoyen européen, bien qu'il puisse ainsi connaître ses droits si son ordinateur portable tombe en panne ou s’il tombe lui-même sur de la viande de cheval dans un paquet de lasagnes, semble bien abattu ces derniers temps. Car certains de ses droits, dont certains comptent parmi les "piliers de la construction européenne" (comme celui de travailler et de s'installer n'importe où dans l'UE), ne lui sont pas accordés. L'époque où l'on parlait d'une "Europe des citoyens" s'est envolée, mais toute cette rhétorique délibérément confiante et fleurant bon le slogan est restée au stade du "matériel informatif" élaboré par la Commission.

 

La crise économique n'est pas la seule coupable, même si l'austérité court toujours sur notre continent vieillissant. Par exemple, par décision européenne, des citoyens européens chypriotes ont vu leurs comptes pillés. Mais cela est motivé par le sauvetage de l'euro, qui est notre monnaie à nous tous, donc il faut se montrer solidaire ! Cette solidarité dans le désordre et décidée en haut ne peut cependant pas fonctionner tant que, un peu partout dans l'Union, fleurissent les isolationnismes et que le motif biblique du "bouc émissaire" revient à la mode.

 

L'idée que les institutions européennes n'ont pas de légitimité démocratique et que par conséquent les citoyens ne sont pas représentés a été récupérée dans bon nombre de pays par les partis populistes : la faute des "autres" est un artifice simple et qui rapporte des voix. Les Britanniques, dont l'euroscepticisme a toujours été source d'un amusement garanti, sont retombés depuis un certain temps dans l'obsession triste de l'invasion roumano-bulgare....

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Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture

Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Affirmer comme beaucoup le font aujourd’hui que le climat politique qui règne en Europe ces derniers temps nous renvoie aux heures sombres de notre passé continental, voilà qui n'a pas grande originalité.

Crise économique et sociale, défiance à l'égard des partis traditionnels, adhésion à des discours d’exclusion : dès lors qu'on fait le choix de regarder en arrière, tout nous ramène vers les années 30.

Jusque-là, personne n'avait songé à creuser beaucoup plus profond dans notre Histoire commune.

Personne, jusqu'à ce que David Engels, notre invité ce matin, ait une illumination : et si les soubresauts actuels de l'Union européenne n'étaient rien d'autre qu'une redite de la chute de la République romaine ?

David Engels est bien placé pour tenter la comparaison : il est titulaire de la chaire d'Histoire romaine de l'Université libre de Bruxelles

Dans un livre mal intitulé « Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la république romaine », publié aux éditions du Toucan, il dresse une série d'analogies entre Rome avant l’empire et l’Union européenne avant le pire.

L’une comme l’autre ont traversé, ou traverseraient, une grave crise d’identité : manque de repères culturels, ouverture aux autres mal maitrisée.

Rome s’en est sortie en renonçant à la République pour se livrer à Octavien, qui deviendra le premier empereur sous le nom d’Auguste.

L’Europe, nous dit ce jeune historien, n’a pas d’autre alternative : elle doit se transformer en un pouvoir plus fort, plus centralisé, moins démocratique.

 

Durée de l'émission: 90 minutes

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Echec du sommet européen

Echec du sommet européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La réunion des chefs d'Etat et de gouvernement, censée définir le prochain budget, s'est conclue sans accord. Herman Van Rompuy juge une décision possible début 2013.

 

Les dirigeants européens ont échoué vendredi à s’entendre sur le budget de l’UE 2014-2020, car leurs exigences étaient impossibles à concilier, et ils devront faire beaucoup de concessions pour parvenir à une accord lors d’un prochain sommet au début de l’année prochaine.

Alors que cet échec ternit un peu plus l’image de l’Europe, les chefs d’Etat et de gouvernement ont tous cherché à minimiser ses conséquences. Mais sous couvert de l’anonymat, les membres des délégations se cachaient pas leur inquiétude, tant les divergences sont grandes.

Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a déclaré avoir reçu mandat de continuer le «travail» pour rechercher un «consensus». «Un accord est possible en début d’année prochaine», a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse, faisant état d’un «degré suffisant de convergences» entre les dirigeants des 27. Il a annoncé qu’il «commencerait des consultations dès la semaine prochaine».

«Je suis très pessimiste sur un changement dans les positions d’ici le prochain sommet», a toutefois confié un diplomate impliqué dans les négociations. «Aucune date n’a encore été arrêtée pour ce nouveau sommet», a-t-il précisé. Il pourrait être organisé entre la fin du mois de janvier et le début du mois de février. «Ce sommet a montré une absence totale d’esprit européen», a-t-il lancé, cinglant. «Toutes les positions ont montré des replis nationaux et tout ce qui a été proposé, ce sont des coupes dans les politiques pour l’avenir afin de financer des politiques du passé», a-t-il déploré.....

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La réunification allemande est notre péché originel

La réunification allemande est notre péché originel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
30 ans après son arrivée au pouvoir, le 1er octobre 1982, et 22 ans après la réunification allemande, le 3 octobre 1990, l’Allemagne célèbre l’héritage d’Helmut Kohl.

Mais pour Wolfgang Münchau, le chancelier de l‘unité allemande est aussi celui qui a semé les germes de la crise européenne actuelle.

 

Il était de retour, là, dans la salle du groupe CDU-CSU du Bundestag [le 25 septembre, pour lors d’une ses rares apparitions publiques à l’occasion d’une cérémonie en son honneur] . Lui, l'un des derniers grands européens des chrétiens-démocrates allemands, entouré d'un bataillon d'eurosceptiques l'applaudissant poliment lors de sa visite au Reichstag. Helmut Kohl craint aujourd'hui pour son grand rêve d'unité européenne. Et il a raison.

Grand amateur de métaphores, Helmut Kohl ne manquait jamais une occasion de nous parler des deux faces d'une même médaille : l'unité de l'Allemagne et celle de l'Europe. La formule était accrocheuse et il est probable qu'il aurait lui aussi bien aimé y croire. Elle s'est toutefois révélée fausse. L'unité allemande n'est pas le revers de l'unité européenne mais plutôt son antithèse. La réunification allemande n'est pas seulement une des causes profondes de la crise européenne, elle est aussi à l'origine de notre incapacité à en sortir. Telle est en effet la tragédie de l'ancien chancelier : la réalisation de son grand œuvre politique (la réunification allemande) portait en elle la destruction de son plus grand rêve politique (l'unité européenne).

La réunification précipitée de l'Allemagne a coûté près de 2 000 milliards d'euros de transferts sociaux. C'est le plus bel exemple de mauvaise gestion économique au monde. Un record sur le point d’être battu par le désastre européen. Comment s'étonner que les citoyens allemands qui ont déjà dû (et doivent encore) payer pour la réunification, refusent aujourd'hui de continuer à mettre la main au portefeuille pour l'Europe?

Je suis absolument convaincu que l'ancienne république fédérale, non réunifiée, aurait mieux su gérer la crise de l'euro. Nous aurions une union bancaire et budgétaire et la dette de la Grèce aurait été effacée. L'intégration européenne était l'ultime raison d'être de l'ancienne république fédérale. La crise aurait été l'occasion d'un renouveau institutionnel de l'Union européenne....

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En Grèce, la banalisation d'Aube dorée

En Grèce, la banalisation d'Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Presque inconnu il y a deux ans, le groupuscule néonazi est devenu un parti officiel ayant pignon sur rue et sur les écrans. Il se nourrit de la crise de l'euro et du rejet de l'immigration.

 

Ce sont des images champêtres d'un mariage dans le Péloponnèse, diffusées dans le journal people de la chaîne grecque Star. Des invités viennent dire leur joie au micro d'un journaliste tout sourire. Ce sont des têtes désormais connues en Grèce. Ils sont tous députés d'Aube dorée, le parti d'extrême droite qui a remporté près de 7 % des suffrages aux élections législatives du 17 juin, et sont venus fêter le mariage d'un de leurs collègues.

Presque inconnu il y a deux ans, le groupuscule néonazi est devenu un parti officiel ayant pignon sur rue et sur les écrans. Il est constamment présent dans les médias, soit à travers les réactions de ses porte-parole, soit à travers les récits de leurs multiples actions et provocations. Les images sont généralement moins bucoliques que dans le Péloponnèse.

Début septembre, des groupes d'hommes en noir ont organisé des opérations de contrôle sur des marchés à Rafina, près d'Athènes, et à Missolonghi, dans l'Ouest. Ils ont demandé leurs papiers aux immigrants avant de saccager leurs stands. "Ils vendaient leurs marchandises au noir. Nous avons donc appelé la police plusieurs fois, mais elle n'est pas venue. Nous étions là pour défendre les autres vendeurs grecs", déclare Marlène Katinopoulou, une attachée parlementaire du parti. L'association des commerçants de Rafina s'est d'ailleurs félicitée de l'action d'Aube dorée...

 

"Aube dorée plonge ses racines dans l'histoire de l'extrême droite en Grèce, en faisant référence à la dictature des colonels [1967-1974], mais aussi à la collaboration pendant l'occupation allemande [1942-44] ", explique le politologue Elias Nikolakopoulos. "Le parti est fort dans les zones les plus touchées par la crise, mais aussi dans d'anciens fiefs des bataillons de sécurité", les milices armées par l'Allemagne pour lutter contre la résistance communiste.

"A cause de la crise économique, c'est la première fois qu'on voit se constituer en Grèce un mouvement fasciste qui s'appuie sur une base sociale, s'inquiète le politologue Georges Sefertzis. Les dictatures grecques étaient des régimes autoritaires sans enracinement social, Aube dorée s'adresse à une nouvelle génération qui n'a pas connu le régime des colonels, ne sait rien de la guerre civile qui s'est prolongée jusqu'en 1949, et identifie la démocratie à la corruption et au clientélisme des hommes politiques." Aube dorée n'a pas fini de hanter la Grèce.

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Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme

Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La montée des nationalismes provoquée par la crise ressemble-t-elle à ce qui s'est passé après la grande dépression ? Une comparaison pas si absurde.

 

Après Stalingrad, D-Day et La chute de Berlin, l'historien britannique Anthony Beevor va publier le 11 octobre un livre monument sur la Seconde Guerre mondiale (chez Calmann-Lévy). Une oeuvre globale et majeure, dont Le Point rendra compte prochainement. Or récemment, au cours d'un déjeuner à Londres, Beevor a raconté qu'à sa grande surprise, lorsqu'il s'est rendu il y a quelques semaines aux Pays-Bas pour faire la promotion de ce livre, le ministre des affaires Étrangères lui a demandé s'il accepterait de participer à un colloque sur le thème "Deuxième Guerre mondiale et crise de l'eurozone, similitude et différences"...

L'historien, qui dans son livre décrit avec précision la montée des nationalismes dans l'Europe des années 30, refuse l'amalgame, même s'il perçoit certains traits communs entre les deux époques. Et il concluait qu'heureusement la différence majeure entre les deux situations, c'est qu'il n'existe pas aujourd'hui d'idéologie, comme le nazisme ou le communisme, susceptibles de mobiliser les masses et d'anesthésier les esprits, comme ce fut le cas à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Pourtant, ajoutait Beevor, la montée d'un certain extrémisme, notamment en Grèce, commence à devenir inquiétante pour la cohésion de la zone euro et même de l'Europe. En effet, si les incidents qui se produisent là-bas sont moins médiatisés qu'au moment des élections du printemps, les manifestations de voyous racistes, issus du mouvement d'extrême droite Aube dorée, se multiplient dans des proportions alarmantes...

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Maintenant les politiques n'ont plus d'excuse

Maintenant les politiques n'ont plus d'excuse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le verdict de la Cour constitutionnelle allemande a mis fin à la première partie de la "guerre d’unification" européenne. Mais aujourd’hui s’ouvre une nouvelle phase : celle de la bataille pour convaincre les politiques nationaux d’accepter le transfert de souveraineté nécessaire à l’UE de demain. Par Andrea Bonanni, de la Repubblica à Rome.

 

Comme dans un jeu vidéo au scénario cauchemardesque, l’Europe a évité l’énième piège qui la menaçait et peut désormais accéder au niveau supérieur après avoir récupéré enfin ce "bazooka" anti-spéculation qu’elle attendait depuis un an.

La Cour constitutionnelle allemande a jugé que le nouveau fonds de sauvetage, le MES [Mécanisme européen de stabilité], n’enfreignait pas les prérogatives souveraines du parlement national. Les juges ont posé, c’est vrai, quelques conditions qui renforcent implicitement l’hégémonie allemande sur les affaires européennes, mais qui ne sont pas aussi dures qu’on aurait pu le redouter.

La sentence de Karlsruhe met sans doute fin à la première phase, la plus sanglante, de cette guerre d’unification européenne qui s’est heureusement livrée sur les marchés et non plus dans les tranchées. Mais il s’en ouvre une autre, plus délicate encore. Parce que la bataille s’étend aujourd’hui de la sphère économique à la sphère politique : depuis les institutions financières, elle gagne les parlements, les gouvernements, les bureaux de vote où, dans les années qui viennent, les démocraties seront appelées à décider de l’avenir du continent.

Grâce au courage et à la clairvoyance [du président de la BCE] Mario Draghi et aux décisions des chefs de gouvernement, aussi tardives fussent-elles, la zone euro a démontré dans les faits qu’elle jugeait l’euro "irréversible", comme le dit la BCE. Et s’est dotée des instruments nécessaires pour soutenir la monnaie unique. Cependant, ce serait une erreur grossière de croire que la guerre est gagnée. Le défi de la crédibilité de l’Union est simplement passé au niveau supérieur : il est passé de l’euro à l’Europe elle-même, de la monnaie au souverain qui la frappe. Et ce souverain se montre à l’heure qu’il est pour le moins indécis, et donc peu crédible.

L’urgence n’est donc pas derrière nous. Mais la nouvelle bataille qui s’engage est entièrement politique. Et se jouera simultanément à trois niveaux au moins.....

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Les Catalans réclament plus d’autonomie | La-Croix.com

Les Catalans réclament plus d’autonomie | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé mardi 11 septembre à Barcelone.

A Barcelone, à l’occasion du jour national de la Catalogne, des milliers de personnes participe mardi 11 septembre à une manifestation jugée historique, derrière une unique banderole « Catalogne, nouvel état d’Europe ».

La crise, le surendettement de la région (42 milliards d’euros, soit 21 % du PIB catalan), l’idée très ancrée que Madrid, siège du gouvernement central ne redistribue pas équitablement les impôts payés par la Catalogne, ont poussé les gens à descendre dans la rue.

 

Drapeaux indépendantistes hissés

« Nous voulons être un état libre, intégré à la communauté européenne », explique ce militant nationaliste venu de Lleida, au nord de la Catalogne.

Quelque 800 autocars ont été mobilisés pour acheminer les participants.

Dans de nombreux villages, des drapeaux indépendantistes ont été hissés, et certains mêmes se sont déclarés symboliquement indépendants pour l’occasion.....

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Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens

Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En France, Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême droite. Mais sur le terrain européen, elle tend la main aux leaders du FPÖ autrichien et du parti pour la liberté hollandais.

Qui la lui serrent du bout des doigts, jugeant le Front national trop sulfureux.

Aujourd’hui marque le début de la libération de ce monstre nommé Bruxelles.”

 

 

Geert Wilders et Marine Le Pen raffolent des bonnes formules. A tel point qu’on se demande si les deux ne s’adonnent pas à un concours d’éloquence, ce mercredi 13 novembre, dans la salle de presse du Parlement de La Haye. A l’élégant leader du Parti pour la liberté (PVV) qui qualifie l’Union européenne “d’Etat nazi”, Marine Le Pen donne le change. “Nous, vieilles nations européennes, obligées de demander la permission à Bruxelles pour toute chose. Il faut retrouver la souveraineté territoriale, la souveraineté monétaire, la souveraineté budgétaire”, martèle-t-elle. Sourires carnassiers, poignée de main : l’alliance Wilders-Le Pen est scellée.



Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen rend visite au dirigeant de l’extrême droite néerlandaise. Un premier déjeuner avait été organisé entre les deux leaders en mai dernier, pour “jeter les bases d’une collaboration à venir”. Leur objectif ? “Rabattre le caquet des élites europhiles lors des élections européennes”, selon la formule de Wilders. Le FN et le PVV espèrent créer un groupe parlementaire rassemblant les partis nationalistes afin de peser dans les débats à Strasbourg et à Bruxelles. Pour ce faire, ils doivent réunir vingt-cinq députés de sept nationalités différentes.

Alors, en bons VRP, le FN et le PVV sillonnent l’Europe depuis des mois. En octobre, Marine Le Pen a rendu visite à Jimmie Aakesson, leader populiste des Démocrates de Suède ; fin septembre, Marion Maréchal-Le Pen s’adressait au Vlaams Belang, la formation xénophobe flamande. L’eurotour extrémiste de Geert Wilders l’a conduit, lui, en Italie et en Scandinavie. A l’heure actuelle, le FN compte sur les extrêmes droites néerlandaise, suédoise, autrichienne et belge. Il espère rallier l’Italie (sinon la Ligue du Nord, au moins la Destra ou Fratelli d’Italia), Malte ou le Danemark.

“Les partis eurosceptiques ont compris qu’il fallait s’allier avec des mouvements politiques compatibles et aller au-delà de l’interdiabolisation”, estime Ludovic de Danne, le conseiller Europe de Marine Le Pen. Le FN est déjà allié au sein de l’Alliance européenne pour la liberté (EAF) à d’autres souverainistes “compatibles” (Vlaams Belang, FPÖ autrichien et Démocrates suédois). Mais hors de question de s’associer aux radicaux ultranationalistes comme le Jobbik hongrois, “un mouvement outrancier et folklorique”, selon de Danne. Paradoxalement, la fille Le Pen préfère poser avec le sulfureux Geert Wilders, jugé puis relaxé pour incitation à la haine raciale en 2011 après avoir comparé le Coran à Mein Kampf....

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Les Inrocks - Comment Berlusconi entend revenir sur le devant de la scène

Les Inrocks - Comment Berlusconi entend revenir sur le devant de la scène | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En provoquant la démission de ses ministres, Silvio Berlusconi sonne la fin du gouvernement de coalition italien. Motif officiel : un désaccord sur la hausse de la TVA italienne. Mais la stratégie du Cavaliere répond à d’autres dynamiques.Elles s’appellent amnistie, élections anticipées et loi électorale.

 

 

 

C’est au moment où les Italiens profitaient de l’été indien, par un samedi après-midi ensoleillé, que la tempête est arrivée. Silvio Berlusconi a plongé l’Italie dans une nouvelle crise politique. En provoquant la démission des ministres de sa formation, le Cavaliere met brusquement un terme à un gouvernement de coalition qui depuis 5 mois tentait de gouverner le pays.

“Un geste fou et irresponsable”, dénonce Enrico Letta. Si le président du Conseil, connu pour sa modération, emploie des termes aussi durs, c’est que la crise des démissions de masse du Peuple de la Liberté (le parti de Silvio Berlusconi) intervient alors qu’Enrico Letta se trouve à l’ONU, en train de rassurer les marchés financiers sur le sort de l’Italie.  “Un emblème intolérable”, s’insurge le leader du Parti Démocrate Guglielmo Epifani, qui évoque “des niveaux inimaginables d’irresponsabilité”. Face à l’ahurissement général, Silvio Berlusconi justifie son geste en évoquant son désaccord avec la hausse de la TVA. Une justification que ses détracteurs taxent de prétexte, de mensonge.

 

 

Le serment a été brisé selon Berlusconi 

Les “pactes gouvernementaux ont été violés” : c’est le leitmotiv de Silvio Berlusconi depuis samedi 28 septembre. Le Cavaliere veut faire porter la responsabilité de cette crise politique à Enrico Letta. Les raisons évoquées sont deux : l’ultimatum donné par le président du Conseil, qui a demandé au parti Silvio Berlusconi de lui confirmer son soutien au Parlement. Et la hausse de la TVA au 1er octobre. Ainsi le quotidien de centre-droit Il Giornale, qui appartient à Paolo Berlusconi, frère de Silvio, titre “Les impôts de Letta font tomber le gouvernement”.

Letta récuse, et contre-attaque : “Berlusconi utilise l’alibi de la TVA pour tenter de justifier son geste fou et irreponsable, entièrement destiné à protéger ses intérêts personnels”. Sur son compte Twitter, il invite les Italiens à “ne pas mordre à l’hameçon”.

La justification de la TVA sonne d’autant plus comme un prétexte qu’Enrico Letta avait convoqué un conseil des ministres justement dans le but de retarder l’augmentation de la TVA italienne, prévue pour le 1er octobre. Mais la crise politique a rendu toute prise de décision impossible. L’augmentation de la TVA sera donc bel et bien appliquée le 1er octobre.


Les ruses du Caïman

“La crise, les élections anticipées, et aussi ce laisser-passer qu’il a prétendu des institutions et qu’il essaie maintenant d’obtenir directement du peuple”, tranche Massimo Giannini. Pour l’écrivain et rédacteur en chef adjoint du quotidien la Repubblica, il s’agit d’une technique qui s’apparente au “coup d’Etat”.

Le 1er août, Silvio Berlusconi a en effet été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale. Et vendredi prochain, le Sénat devait se prononcer sur son éventuelle déchéance. Silvio Berlusconi souhaiterait tout simplement utiliser la mobilisation populaire comme un bouclier. “J’attends de voir s’ils oseront arrêter le chef de l’opposition”, a déclaré l’ancien président du Conseil à ses proches.

“La TVA vaut moins du pistolet de Sarajevo qui a déclenché la première guerre mondiale, ironise ainsi l’éditorialiste Stefano Folli. La véritable cause de cette crise politique est la déchéance de Silvio Berlusconi, et la volonté de poursuivre à tous les prix la guerre contre les magistrats”.

Reste à savoir pourquoi cette décision intervient maintenant, après plusieurs mois de contradictions et de changements de pied. Il y a, tout d’abord, la désillusion face à une éventuelle amnistie. Silvio Berlusconi comptait sur une proposition de loi sur l’amnistie, justifiée par la dramatique surpopulation carcérale italienne, et qui lui aurait permis d’être à nouveau éligible et d’esquiver les arrestations domiciliaires. Il n’en est rien : “Il n’y a aucune garantie concernant la proposition d’amnistie. Donc on va rompre”, a conclu le Cavaliere...

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Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89

Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le grand philosophe allemand Jürgen Habermas, 83 ans, commente assez rarement l'actualité.

 

Vendredi, pourtant, il a donné une conférence à l’université de Louvain, en Belgique, devant 1 000 personnes, pour mettre en garde son propre pays : la démocratie libérale en Allemagne n’est pas un acquis, le rôle dominant qu’elle a pris dans le pilotage de la crise de la dette pourrait, si elle n’y prenait garde, tourner au désastre.

Selon lui, les dirigeants européens sont piégés dans un dilemme :

ils veulent d’un côté préserver l’euro, et la seule façon d’y parvenir est de le faire de façon technocratique, discrète, sans y mêler le peuple devenu eurosceptique ;

 

ils doivent de l’autre côté avancer pour aboutir à une meilleure intégration politique, seule façon pour que la zone euro fonctionne correctement. Les déséquilibres persisteront tant que les pays prendront des décisions politiques avec pour seul critère l’intérêt national.

Habermas plante alors sa première banderille sur le gouvernement de son pays qui, « malgré quelques concessions, a collé à ce dogme avec constance ».

 

Selon le philosophe, la dynamique technocratique a pour résultat d’exposer l’Europe aux vents du marché. L’Europe a besoin d’une ancre, que seule la démocratie, l’expression d’une « société civile irritable et excitable », peut apporter.

Le philosophe prône la création d’une démocratie supranationale. Pour commencer, il faut, dit-il transformer l’union monétaire en union politique, cœur de l’Europe, seule façon d’éviter de tomber dans le piège de la technocratie.

Selon Habermas, le gouvernement allemand « tient dans ses mains la clé du destin de l’Union européenne » :

« S’il y a un gouvernement, parmi les Etats-membres, capable de prendre l’initiative de réviser les traités [dans le sens d’une union politique, ndlr], c’est bien le gouvernement allemand. Bien sûr, les autres gouvernements ne pourraient demander assistance sur la base de la solidarité que s’ils sont eux-même prêts à transférer une part de leur souveraineté au niveau européen [...]. La principale question, c’est donc de s’assurer non seulement que l’Allemagne est en position de prendre l’initiative, mais aussi qu’elle a intérêt à le faire. »...

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CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas

CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après cinq années de crises financières successives, les citoyens européens – ainsi que ceux qui aspirent à le devenir – n'ont plus confiance en l'Union.

 

"La confiance des citoyens dans l’Europe n’a jamais été aussi basse", assure en une The Guardian dans son édition du 25 avril. Un sondage réalisé fin 2012 montre en effet la flambée de l’euroscepticisme, "avivée par la crise de la dette". Des pays traditionnellement très proeuropéens comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne connaissent un "déclin vertigineux" de la confiance de leurs citoyens dans l'Union européenne (UE).

 

La chute de confiance la plus spectaculaire s’est produite en Espagne avec 72 % des habitants qui "tendent à ne plus croire en l’Europe", contre seulement 20 % qui y adhèrent encore. Il y a cinq ans, 65 % des Espagnols avaient confiance en l'UE. En France, ce manque de confiance est passé de 47 % en 2007 à 61 % en 2012.

"Les chiffres fournis par Eurobaromètre soulèvent des questions fondamentales sur la légitimité démocratique de l'UE après la pire crise qu’elle ait connue depuis sa création [1950]", souligne le quotidien britannique.

José Ignacio Torreblanca, directeur du Conseil européen pour les Affaires étrangères, un think tank, affirme que "les citoyens pensent désormais que la façon dont est gérée la crise de l’euro fait obstacle à leur démocratie nationale". "Ces chiffres représentent un cauchemar pour les dirigeants européens", note The Guardian.

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L'Europe a-t-elle un avenir?

L'Europe a-t-elle un avenir? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UNION EUROPÉENNE - La période de fortes instabilités que traverse l'Europe depuis la crise grecque semble sans fin. Elle réveille inévitablement une question récurrente si ce n'est existentielle, l'Europe a-t-elle encore un avenir?

 

Déjà, lorsque l'Europe débordait de projets à la fin des années 80 et au début des années 90, de nombreux observateurs s'interrogeaient sur son avenir: l'union monétaire serait-elle viable sans fédéralisme budgétaire? Est-ce qu'une union économique et monétaire pourrait exister sans union politique? La chute du mur de Berlin et la fin du système bipolaire signifiaient une Europe enfin retrouvée mais posaient aussi cette délicate question: quelles sont les frontières de l'Europe, où s'arrête l'Europe? À chaque étape cruciale de la construction européenne, la question du devenir de l'Europe s'est posée.

 

Ce questionnement récurent est inévitable puisque la construction européenne est un processus gradualiste, itératif, inachevé. Le champ des possibles demeure toujours très ouvert et conséquemment l'incertain fait partie de la dynamique européenne.

L'objet Europe est d'autant plus difficilement définissable qu'il y a un grand nombre de bâtisseurs. On connaît la fameuse réplique de Kissinger: "l'Europe, quel numéro de téléphone?". Que répondre à cette question sinon qu'il y a eu 6, puis 9, 10, 12, 15, 25 et qu'il y aura bientôt 28 numéros de téléphone, tandis qu'au niveau institutionnel le leadership est partagé entre plusieurs présidences, celle du Conseil européen, de la Commission, de l'Eurogroupe, des Affaires étrangères. Cette sur-abondance d'acteurs pose inévitablement problème car chacun (ou presque) possède son propre horizon européen. Le futur de l'Europe n'est donc pas consensuel, il est potentiellement conflictuel.

Cette Europe des États est notre histoire au long cours, histoire qui pesait lourdement hier, et pèse encore aujourd'hui. En ce cinquantenaire du Traité de l'Elysée, et sans bien sûr minimiser le chemin parcouru depuis l'après seconde guerre mondiale par ces deux pays, ces deux peuples au nom de l'unité européenne, il est frappant de constater que la France et l'Allemagne continuent d'évoluer sur des planètes différentes. ...

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«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique»

«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelques centaines de lycéens et étudiants ont défilé à Nicosie ce mardi matin contre le plan conclu à Bruxelles.

 

«Nous ne sommes pas là pour demander quoi que ce soit, nous sommes là pour montrer notre présence et dire à la troïka [UE – BCE – FMI] et à notre président que nous ne sommes pas d’accord.» Quelques centaines d’étudiants et de lycéens ont défilé en direction du Parlement à Nicosie ce mardi matin, au lendemain de l’annonce de l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles et qui, s’il évite la faillite à l’île, exigera de lourds sacrifices de la population. En tête de cortège, une banderole «Vos erreurs, notre futur». Drapeau grec ou chypriote sur le dos, les jeunes manifestants, rameutés via Facebook, chantent en boucle «Troïka, Merkel, dehors», ou «Hands off Cyprus», slogan devenu mot clé de la mobilisation encore limitée à Nicosie.

Témoin du fort sentiment antiallemand ambiant, une banderole «Hitler – Merkel même merde» est déployée devant les caméras. D’autres brandissent des drapeaux européens barrés d’une croix rouge. Manos, 17 ans, ne cautionne pas: «On n’est pas contre le peuple allemand lui-même. Bien sûr qu’Angela Merkel n’est pas Hitler. Mais ce qu’ils veulent dire avec ces slogans, c’est qu’on subit une guerre. Une guerre économique qui va tous nous affecter.» Encore au lycée, il voudrait pouvoir poursuivre ses études à l’étranger, architecture ou médecine peut-être. «Ici le niveau n’est pas très bon. Pour faire de bonnes études, il faut aller en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis. Mais ça coûte cher. Nos parents économisent pour nous payer ces études, mais avec le plan de Bruxelles, cet argent mis à la banque ne vaudra plus rien. Et nous on restera ici à faire des petits boulots.»


Près du Parlement, une fille est occupée à graffer sur un mur une figure de Jésus, baillon de révolutionnaire sur le visage: «C’est pour dire que même un peuple pacifiste comme le nôtre est prêt à se battre s’il le faut», explique-t-elle.

Les étudiants vivent comme un déni de démocratie le fait que le plan conclu à Bruxelles ne passe pas au Parlement. Irene, 20 ans, étudiante en langue : «Ce plan décide de tout notre futur. Nous sommes maintenant sous la coupe du FMI et ce n’est que le début. Il va y avoir beaucoup de chômage, surtout pour nous les jeunes, alors que nous n'y sommes pour rien dans ce qui arrive. C'est injuste. La moindre des choses aurait été que le peuple ait son mot à dire !» Ero, 20 ans également, aurait préféré «une sortie de l’Europe. Tout allait mieux pour Chypre avant qu’on entre dans l’Europe en 2004. L’Europe, je veux dire l’Europe comme rêve, c’est fini »...


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L'Europe, un modèle envié, mais un acteur déchu dans le monde

L'Europe, un modèle envié, mais un acteur déchu dans le monde | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En dépit des progrès de l'unification et de son potentiel économique intact, l'Europe n'est plus un acteur sur la scène internationale. Pire, on n'attend plus qu'elle le devienne. Peut-on se contenter d'un tel statut ?
Un chameau affamé est toujours plus grand qu'un cheval. » C'est par un proverbe chinois - assez impénétrable pour un Occidental - que le président d'une des plus grandes banques de Chine justifiait, il y a quelques mois, dans un entretien au « Financial Times », son intérêt grandissant pour l'Europe. L'économie européenne, continuait-il, est beaucoup plus solide qu'on ne le pense. Et, il ne le disait pas aussi clairement, le moment est propice « pour faire son marché au juste prix ».

Tout au long de mes voyages cet automne entre les Etats-Unis et l'Asie une constatation s'est imposée : le regard des non-Européens sur l'Europe est infiniment moins négatif que celui des Européens eux-mêmes. Faudrait-il prendre du recul pour avoir une vision juste ? Plus grande est la distance, plus positif est le regard ? De l'autre côté de la Manche en Grande-Bretagne, le jugement n'a certes jamais été plus sévère, mais il suffit de traverser l'Atlantique ou plus encore le Pacifique et la vision s'éclaircit.

Un tel jugement doit néanmoins être nuancé. En effet, si l'Europe est encore perçue comme un risque positif et demeure un modèle digne d'envie en matière de réconciliation et de protection sociale, elle n'est plus considérée comme un acteur sur la scène internationale. Plus grave encore, il n'existe plus d'attente pour qu'elle le devienne. Comme le résume un stratège américain, « l'Europe n'est plus un problème, mais elle ne fait plus partie de la solution aux problèmes qui existent, à l'exception des siens ».

En dépit de ses progrès vers l'unification au cours des derniers mois, l'Europe n'est pas non plus perçue comme un ensemble unifié. Pour le résumer en une formule : l'Allemagne rassure, la France inquiète et la Grande-Bretagne est seule dans son monde....
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Les ruines du monde grec

Les ruines du monde grec | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Que reste-t-il de l'âge d'or de la Grèce antique au moment où la crise bouleverse le pays ? Eléments de réponse à travers dix lieux clés de la Grèce antique, dix regards sur la crise.
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La crise espagnole dope le nationalisme catalan

La crise espagnole dope le nationalisme catalan | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ESPAGNE - Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy doit faire face, en pleine crise économique, à une poussée de fièvre nationaliste de la Catalogne. "Bien plus qu'une autonomie financière", il est désormais question d'indépendance.

 

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Toutefois, ce répit, sur le plan interne, obtenu ce mardi lors de la Conférence des présidents des Communautés autonomes par le chef du gouvernement central espagnol sera de courte durée. À l’instar des régions autonomes comme l'Andalousie, Valence et Murcie au bord de la faillite, la pourtant très riche Catalogne – 18 % du PIB national - se trouve entraînée par la crise économique sans précédent qui plombe le pays depuis plus de quatre ans.

Très endettée, croulant sous une ardoise de 42 milliards d'euros (21 % de son PIB), et confrontée à des difficultés financières aigües, elle a récemment dû ravaler sa fierté nationaliste pour demander 5 milliards d’euros d’aides financières à l'État central. Mais surtout, les responsables catalans refusent de payer pour un État en faillite. Car selon la Catalogne, le gouvernement espagnol, qui collecte l'impôt, ne reverse pas assez à la région. Les Catalans souhaitaient par conséquent conclure un "pacte fiscal" calqué sur celui accordé au Pays basque, qui lève et gère ses impôts, tout en transfèrant dix fois moins de ses richesses par habitant au fisc espagnol....

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Les Inrocks - A qui profite la crise ?

Les Inrocks - A qui profite la crise ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il nous parle avec le ton posé du vieux sage universitaire, mais les analyses de Joseph E. Stiglitz sur notre système économico-politique ne sont pas éloignées de celles d’un Mélenchon.

Extraits de l'entretien:

  Notre Président, François Hollande, qui avait mené campagne contre la finance égoïste, vient d’annoncer aux Français deux années d’austérité. Qu’en pensez-vous ?

    C’est très déconcertant, d’autant que l’austérité va détériorer encore plus l’économie française. Merkel, Hollande et d’autres dirigeants européens disent “l’austérité n’est qu’un volet, l’autre, c’est la croissance”. Beau discours, mais qui n’est pas du tout suivi par les actes. Le volet européen de croissance est très marginal et l’austérité massive va la tuer dans l’oeuf. On a l’impression qu’ils craignent les réactions des marchés, comme quand Clinton est arrivé au pouvoir. Malgré tout, Clinton avait su convaincre les marchés qu’en période de récession il fallait accepter les déficits et être fiscalement responsable, le temps de retrouver de la croissance puis des surplus budgétaires.

...

Et si vous étiez Merkel ou Hollande, que feriez-vous pour la zone euro ?

Déjà, vous êtes en meilleure position que les États-Unis parce que vous avez de bons systèmes de santé et de protection sociale. Le plus gros problème de la zone euro, ce sont ses règles ! Chaque pays peut garder ses particularités culturelles, mais il faudrait tendre vers un fédéralisme économique, fiscal et financier tout en conservant votre modèle social.

Si l’Europe faisait cela, vous pourriez ensuite définir une stratégie de croissance commune. De plus, ce fédéralisme empêcherait la spéculation des marchés contre tel ou tel pays. Mais je crains que les courants libéraux l’emportent et que l’Europe tende plutôt vers le modèle américain que vers le modèle scandinave. La situation de l’Allemagne n’est pas aussi florissante qu’on le dit. On met souvent en avant les statistiques allemandes, le PIB allemand, mais on parle moins de la condition du travailleur moyen qui n’est pas si reluisante. Oublions un peu le PIB et observons les conditions de vie de la majorité des citoyens, car un système économique qui ne profite qu’à la minorité au sommet est pour moi un échec....

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Les néonazis grecs à fond les basses

Les néonazis grecs à fond les basses | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Forte d’une popularité croissante, l’extrême droite du pays n’hésite plus à sortir à visage découvert. Ou même à défendre Auschwitz, tel ce député d’Aube dorée, bassiste du groupe Pogrom.

 

Pogrom : c’est le nom d’un groupe grec, tendance punk, qui défend la suprématie de la race blanche et la patrie grecque, évidemment en danger. A son répertoire, on trouve une chanson intitulée Auschwitz, dont les paroles n’autorisent aucune ambiguïté : «Fuck Wiesenthal/ Fuck Anna Franck/ Fuck la tribu d’Abraham/ Ah Auschwitz combien je l’aime !» Le groupe existe depuis 2005 et son audience reste marginale. Mais, dès cet été la communauté juive de Grèce a exprimé son inquiétude en découvrant que le bassiste du groupe, Artemios Mathaiopoulos était élu parmi les 18 députés d’Aube dorée. Ce parti d’extrême droite radicale, longtemps cantonné au rang de groupuscule, a réussi une percée lors des élections de juin, en obtenant 7% des voix, ce qui lui a permis d’entrer pour la première fois au Parlement. «Nous sommes mal à l’aise là-dedans», a toutefois commenté son leader, Nikólaos Michaloliákos, qui préfère lancer ses troupes dans la rue.

Elles y étaient d’ailleurs souvent cet été, notamment pour y mener des actions qui évoquent bel et bien des pogroms. En juillet et août, loin des plages et des touristes, dans les grandes villes accablées de chaleur où ne restent que les plus pauvres et les immigrés, les agressions xénophobes se sont ainsi multipliées : un jeune Irakien assassiné, un centre de rétention attaqué, deux Pakistanais presque brûlés vifs. Les auteurs prennent souvent la fuite. Mais il est difficile de ne pas attribuer ces attaques aux sympathisants d’Aube dorée, très présents dans les quartiers populaires...

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Grèce: la convergence des populismes

Grèce: la convergence des populismes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

EXTRÊMES - Lors d'un meeting, au son des chansons révolutionnaires de Mikis Theodorakis, se trouvaient aux côtés des manifestants tous les députés de l'extrême droite pro-nazie d'Aube Dorée, des députés des "Grecs Indépendants", et un certain nombre de députés de la gauche radicale de Syriza. Tous unis contre le mal-nommé "Troïka" et le gouvernement.

 

Ces contrastes multiformes donnent un bref apercu de la confusion des esprits, du conformisme ambiant et du nihilisme impolitique qui règnent dans la Grèce actuelle. Les lignes de démarcation politique une fois abolies, tout est permis. Que les gauchistes défilent au coude-à-coude avec leurs ennemis pro-nazis, que les manifestants appartenant au "corps sécuritaire" et donc supposés le plus à droite (près de la moitié des policiers ont voté pour "l'Aube Dorée" aux élections parlementaires du 17 juin dernier) adoptent des slogans anarchistes ! Ce qui les unit est leur haine commune et viscérale des "usuriers", comme le dit l'Aube Dorée, ou de la "Troïka de l'intérieur", comme l'a suggéré à plusieurs reprises ces derniers jours Alexis Tsipras, le leader de Syriza, à savoir le gouvernement tripartite (droite, socialistes, gauche modérée) censé être au service de la "Troïka de l'extérieur" (FMI, BCE, UE). Si vous repérez un ingrédient maurrassien dans le discours de la gauche radicale grecque - "L'Anti-France" ou le "parti de l'étranger", disait le fondateur de l'Action francaise -, vous y êtes ! Un sondage récent montrant une nouvelle montée spectaculaire de l'Aube Dorée, passant de 7% (aux élections de juin) à 12%, le dit à sa manière: Tsipras est le leader le plus "populaire" au sein de l'électorat pro-nazi (avec 32%, alors même que son leader Nikos Michaloliakos n'obtient que 59% !)....

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