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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter

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Angela Merkel sera mercredi à Paris. Elle y sera reçue au lendemain du vote qui le fera chancelière pour la troisième fois et à la veille d’un Conseil européen, de l’assemblée des 28 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union, qui sera largement consacré aux questions de Défense.
Le signal est clair. La chancelière et le président de la République entendent replacer la France et l’Allemagne au cœur de la construction européenne et affirmer une volonté d’utiliser les trois ans et demi durant lesquels ils seront tous deux au pouvoir pour remettre l’Europe sur ses rails. Il était temps.
Il est plus que temps car le divorce croissant entre les Européens et l’Europe menace jusqu’à l’idée même d’unité européenne. Peut-être est-il même trop tard our espérer recoller les morceaux mais trois choses incitent pourtant à y croire.
La première est que le résultat des élections allemandes de septembre dernier a contraint la chancelière à reformer, comme sous son premier mandat, une coalition avec la gauche social-démocrate. Comme toujours, le programme de ce gouvernement commun a été longuement négocié entre les deux grands partis allemands. La base social-démocrate l’a ensuite approuvé, samedi, avec trois quarts de « oui » et la politique allemande va ainsi prendre un tournant social très marqué.
Un salaire minimum de 8,50€ de l’heure sera instauré à compter de 2015. Les contrats à durée déterminée seront limités à une période de 18 mois et rémunérés au même niveau que les CDI au bout de neuf mois. Les salariés ayant travaillé 45 ans pourront prendre leur retraite, sans pénalités, dès l’âge de 63 ans au lieu des 67 ans auxquels l’âge légal reste fixé et l’Allemagne, c’est tout aussi important, va également investir dans la modernisation de ses infrastructures et désormais consacrer 3% de son Produit intérieur brut à la recherche.
Comme le lui demandaient la France, la quasi-totalité des Européens, la grande majorité des économistes et le Fonds monétaire international, l’Allemagne va autrement dit contribuer à tirer la croissance européenne par ses investissements et le relèvement de ses salaires. Non seulement les conflits politiques entre pays européens en seront réduits mais l’Allemagne aura beaucoup plus de mal à s’opposer à ce que le reste de l’Union prenne collectivement ou séparément des mesures de relance qu’elle-même va prendre dans ses frontières...

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La Commission, la France et l'Europe / France Inter

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Entre la France et la Commission européenne, le torchon brûle.

 Il y eut d’abord, le mois dernier, ces « recommandations » de la Commission sur les mesures à prendre pour réduire les déficits français qui avaient amené François Hollande à la prier de ne pas se mêler de ce qui ne la regardait pas. Il y eut ensuite le veto de la France à l’inclusion des domaines culturels dans les négociations commerciales qui vont s’ouvrir entre l’Union et les Etats-Unis, la fureur que la Commission en avait ressenti et que son président, José Manuel Barroso, avait publiquement exprimée en parlant d’une vision « antimondialisation et complètement réactionnaire ».

         On était là quand, coup sur coup, deux figures politiques françaises, l’une de droite, l’autre de gauche, ont rallumé la mèche dimanche. Alain Juppé a estimé que José Manuel Barroso était « complètement archaïque et datait du siècle dernier » car il ne comprenait pas qu’autant il fallait ouvrir les frontières intra-européennes en 1958, autant il fallait aujourd’hui ne pas être naïf dans la compétition internationale et y défendre les intérêts de l’Europe. Arnaud Montebourg a déclaré pour sa part que le président de la Commission était le « carburant » du Front national et donnait raison, par ses prises de position, « à tous les partis souverainistes et anti-européens » des pays de l’Union et, dès lundi, José Manuel Barroso a riposté, sans ménager non plus l’adversaire.

« Quant il s’agit de réformes économiques, d’ouverture, de mondialisation, de l’Europe et de ses institutions, a-t-il dit, certains souverainistes de gauche ont exactement le même discours que l’extrême-droite ». L’un de ses porte-parole a enfoncé le clou en souhaitant que « certains responsables politiques français défendent davantage l’Union vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voire du chauvinisme » mais, question : est-ce attaquer l’Union et l’idée européenne que de critiquer le président de la Commission ?

  Libéral convaincu et profondément atlantiste, José Manuel Barroso a des opinions politiques qui déterminent son action. C’est parfaitement légitime mais il n’est en rien scandaleux non plus que ses opinions soient contestées. Non seulement cela n’est pas choquant mais c’est même une nécessité pour l’Europe car il serait formidablement dangereux de laisser s’accréditer l’idée déjà tellement ancrée que l’Union et le libéralisme ne feraient qu’un...

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La rigueur divise l'Europe / France Inter

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Le 7/9 Géopolitique

par Bernard Guetta
du lundi au vendredi de 8h16 à 8h19

Ce n’était pas tout à fait un Conseil comme les autres. D’ordinaire, lorsque les 27 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union se réunissent en Conseil européen, les divergences sont minimisées quand elles n’ont pas déjà été aplanies en réunions préparatoires. D’ordinaire, il y a un consensus sur la nécessité d’afficher un consensus de fond tant on craint que des désaccords trop évidemment profonds ne soient interprétés comme un signe de désunion de l’Union mais, là, non, cette crainte n’a pas noyé le poisson et c’est tant mieux.

François Hollande est arrivé hier à Bruxelles en disant on ne peut plus clairement qu’il fallait introduire plus de « souplesse » dans le processus d’assainissement des budgets nationaux, qu’il fallait, autrement dit, plus étaler dans le temps la réduction des déficits afin que le ralentissement des dépenses n’asphyxie pas durablement des économies européennes déjà très mal en point.

« La souplesse est nécessaire si l’on veut faire en sorte que la croissance puisse être la priorité », a-t-il martelé alors que de l’autre côté, côté allemand, on s’en tenait fermement au credo de Mme Merkel aux yeux de laquelle non seulement une rapide réduction des déficits n’est pas incompatible avec la création d’emplois mais en est, au contraire, la condition sine qua non.

C’est un débat qui n’oppose pas seulement la France et l’Allemagne mais deux camps européens dont Paris et Berlin sont les étendards. Ce débat fait rage dans toute l’Union et prend une telle ampleur que, comme il l’avait annoncé, le Parlement européen a rejeté mercredi le projet de budget pluriannuel que la majorité conservatrice du Conseil, Allemagne et Grande-Bretagne en tête, avait imposé le mois dernier aux Etats plus soucieux de la croissance.

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Le putsch légal des eurodéputés / France Inter

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La grande affaire n’était pas celle qu’on a dit. A l’issue, vendredi après-midi, de cet interminable Conseil européen consacré au prochain budget pluriannuel de l’Union – vingt-sept heures de marchandages continus et autres « retenez-moi ou je fais un malheur » – tout le débat a été de savoir qui avait remporté cette bataille.

Etait-ce Angela Merkel, la chancelière allemande ? David Cameron, le Premier ministre britannique ? François Hollande, le président français, ou bien encore, c’était l’avis d’un grand quotidien, Angela Merkel et David Cameron qui auraient imposé l’austérité à François Hollande ? Les trois thèses sont en fait plaidables puisque chacun des trois, comme il se doit dans tout compromis, a marqué des points mais sans pouvoir imposer son point de vue initial.

David Cameron peut se targuer d’avoir légèrement réduit le montant des engagements européens par rapport au budget précédent mais sans le faire descendre, et loin de là, jusqu’aux 840 milliards sur sept ans qu’il avait espérés. François Hollande peut se féliciter d’avoir empêché la Grande-Bretagne de couper les vivres à l’Union et d’avoir sauvé  les intérêts français, agricoles au premier chef. Quant à Angela Merkel, elle peut s’enorgueillir d’avoir été au cœur de tous les arbitrages, s’appuyant alternativement sur Paris et Londres pour faire prévaloir une ligne de modération des dépenses qui n’allait pas jusqu’à priver l’Europe de tout moyen d’action.

Dans ce Conseil, la seule vraie perdante aura été l’Europe, déchirée entre des visions contradictoires de son avenir et plombée par les égoïsmes nationaux sauf… Sauf que les chefs d’Etat et de gouvernement ne s’étaient pas encore dit au revoir que le Parlement européen est entré en scène pour leur demander, et sèchement, de revoir leur copie. Non seulement ce Parlement qui a le pouvoir de rejeter un projet de budget à la majorité qualifié a aussitôt déclaré qu’il ne le voterait pas « en l’état » mais il l’a fait par la voix des présidents de ses quatre principaux groupes, les socialistes, les conservateurs, les libéraux et les Verts....

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L'Italie, l'Europe et le retour du "caïman" / France Inter

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Silvio Berlusconi a annoncé qu’il revenait dans l’arène électorale. A 76 ans, le "caïman" pourrait faire mal à son pays.

 

C’est l’accident de parcours dont l’Europe se serait bien passée. Après avoir par deux fois retiré le soutien de ses députés au professeur d’économie Monti, le chef du gouvernement qui conduit depuis un an le redressement des comptes publics italiens, Silvio Berlusconi a annoncé qu’il revenait dans l’arène électorale à l’âge de 76 ans et ainsi bouleversé la scène politique de son pays.

Virtuellement privé de majorité parlementaire, Mario Monti a fait savoir qu’il démissionnerait sitôt le budget 2013 adopté, autrement dit avant Noël, et l’Italie sera donc appelée à des élections anticipées qui devraient se tenir fin février ou début mars. A priori, cela ne fait qu’avancer un peu le calendrier puisque des législatives devaient, de toute manière, avoir lieu au printemps mais cette décision de Silvio Berlusconi change en fait tout en Italie.

Maintenant que son ancien chef de file est de retour, la droite italienne risque fort de se scinder entre ceux qui le suivront et ceux qui ne voudront pas se compromettre à nouveau avec un homme inculpé dans un chapelet d’affaires de malversations financières et de détournement de mineures toutes plus scabreuses les unes que les autres. La reconstruction d’une droite unie et recentrée parait désormais hors de portée en Italie aussi et le plus inquiétant est que ce multi-milliardaire s’apprête à faire campagne en surfant sur le mécontentement social qu’a suscité la réduction du déficit budgétaire...

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Les banques et les indignés unis contre l'austérité / France Inter

Les banques et les indignés unis contre l'austérité / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Colère sociale et bon sens économique, c’est la plus inattendue des coalitions qui s’esquisse aujourd’hui contre les politiques d’austérité menées en Europe.

 

Hier, en Espagne, des centaines de milliers de manifestants ont envahi les rues de Madrid et d’une centaine d’autres villes pour protester contre la brutalité des coupes budgétaires, l’envolée du chômage et les suicides auxquels ont conduit le expulsions.
Une rage s’est emparée de l’Espagne en grève générale et, si c’est dans ce pays, la quatrième économie de l’Union, que les manifestations contre l’austérité ont été les plus spectaculaires, il y en eut aussi en Italie, au Portugal, moins en France mais tout de même, et en Grèce, bien sûr, au cours de ce qui aura été la première journée de mobilisation européenne contre des politiques européennes, le premier mouvement social paneuropéen contre des politiques qui ne sont plus seulement nationales mais paneuropéennes.
Jamais la réalité de l’Europe politique n’aura été aussi évidente qu’hier alors même que les institutions européennes sont loin, très loin, d’être à la hauteur du mouvement syndical européen, organisateur de cette journée. Le mouvement social précède les institutions. C’est un fait majeur qui vient confirmer que c’est peut-être bien dans les luttes sociales, à la base, contre des politiques conduites dans toute l’Europe, que la dynamique d’unification politique de l’Union s’amorcera vraiment mais, si marquantes qu’aient été ces manifestations d’hier, elles n’ont pas constitué le seul tournant de cette journée...

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Le miroir néerlandais d'une Europe sans boussole / France Inter

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Avec 50% d’indécis, on ne sait pas pour qui voteront demain les Néerlandais. Les partis nationalistes ou les plus critiques vis-à-vis des politiques d’austérité aujourd’hui conduites par l’Union européenne

peuvent opérer une remontée après avoir eu puis perdu la faveur des électeurs. Les formations les plus favorables à un rétablissement des équilibres budgétaires et à une poursuite de l’aide apportée aux pays européens les plus fragilisés pourraient bien confirmer, à l’inverse, la remontée qu’ils viennent d’opérer dans les sondages mais, quels que soient les résultats de ces législatives, c’est aux Pays-Bas que l’ampleur du divorce entre les Européens et l’Europe est plus visible. Voilà un pays qui fut durant des siècles le plus tolérant d’Europe, qui avait naturellement compté parmi les membres fondateurs de ce qui est devenu l’Union et qui a désormais changé du tout au tout. Les Pays-Bas sont désormais le pays d’Europe où l’islamophobie est la plus profondément ancrée, où la crainte d’une perte d’identité nationale est devenue un sujet de débat permanent porté par de solides intellectuels et où le rejet de l’Europe grandit toujours plus depuis que les Néerlandais avaient, comme les Français, rejeté par référendum le projet de traité constitutionnel en 2005.

Ce n’est pas que tout se confonde et se mêle. Il y a, d’un côté, à l’extrême-droite nationaliste, des islamophobes devenus de plus en plus europhobes et, de l’autre, une gauche radicale qui refuse l’austérité et l’Europe qui la porte sans nullement faire des musulmans des boucs émissaires. Ces deux forces, le Parti pour la liberté et le Parti socialiste, sont évidemment différentes mais, dans l’opinion, leurs messages se rejoignent et se fondent dans un même rejet de ce qui n’est pas néerlandais, ne s’inscrit pas dans l’histoire de ce pays et pourrait conduire – c’est la crainte – à un retour sur l’évolution des mœurs et le niveau de protection sociale, la libération de la femme, les droits des homosexuels et l’Etat providence...

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Le compromis qui s'esquisse en Europe / France Inter

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Conforté par ce premier tour des législatives, François Hollande consacrera la semaine à l’Europe.

 

« Chiche », va-t-il dire dans les tout prochains jours à la chancelière allemande qui avait souhaité, vendredi, que l’Union européenne devienne une union politique et budgétaire.Nous avons, oui, besoin d’une Union économique et monétaire, d’une zone euro, plus intégrée et plus forte qu’elle ne l’est aujourd’hui, expliquera-t-il dans une « contribution » écrite à la préparation du Conseil européen de la fin du mois et dira-t-il aussi mercredi en Italie, mais nous ne devons pas là nous payer de mots, ajoutera-t-il en substance.

Son « oui » sera un « oui, si… » car le président de la République voit deux dangers dans la proposition allemande. Il ne veut ni qu’elle puisse servir à repousser les mesures de relance économique européenne au nom d’objectifs à plus long terme ni qu’elle ouvre la voie à d’interminables chantiers de réformes institutionnelles susceptibles de ranimer les conflits idéologiques dont le projet européen a toujours été porteur....

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L'Europe et les scénarios grecs / France Inter

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Il y a deux thèses et les deux ont d’excellents défenseurs Pour les uns, une sortie de la Grèce de la zone euro ne serait pas l’absolue catastrophe que d’autres disent, ni pour elle-même ni pour le reste de l’Europe...

 

Il y aurait un moment difficile, expliquent les premiers, puisque l’ancienne monnaie, la drachme, à laquelle reviendraient les Grecs perdrait immédiatement la moitié de la valeur retenue lors du passage à l’euro. Tous les biens grecs, terres, épargne, immobilier, industrie, en seraient dévalués d’autant mais cela permettrait vite un boom touristique suscité par un taux de change aussi favorable et l’afflux de capitaux étrangers attirés par la possibilité d’investir à bon prix. La Grèce pourrait ainsi finir par renouer avec la croissance et, dans la mesure où l’Union s’est maintenant dotée d’un fonds de solidarité de 500 milliards d’euros, elle pourrait éviter une contagion en soutenant les pays, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande ou l’Italie, dont l’argent se détournerait par crainte qu’ils ne renoncent à leur tour à la monnaie unique. On peut même penser, disent les tenants de cette thèse, que la sortie de la Grèce de la zone euro inciterait l’Union à accélérer son intégration économique et que cette amputation d’un membre gangréné redonnerait force et allant à l’Europe. C’est possible.....

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Le pacte budgétaire européen - Idées - France Culture

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Chronique d'Agnès Bénassy-Quéré.

Durée: 3 minutes.

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L'ambiguïté européenne de Nicolas Sarkozy / France Inter

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Il y a là un progrès dont on ne saurait trop se féliciter. Jamais un candidat à l’élection présidentielle n’avait fait de l’Europe l’unique vrai grand sujet du discours clé de sa campagne. Nicolas Sarkozy l’a fait hier à Villepinte.

Il l’a fait en expliquant à ses électeurs et à tous les Français qu’on ne pouvait plus séparer la France de l’Europe, pas plus leurs problèmes que les solutions à leur proposer, car l’une dépendait entièrement de l’autre et vis-versa. Jamais cette vérité essentielle n’avait été exprimée avec autant de force et de netteté dans un meeting électoral. C’est une date et c’est ce qu’il y eut de très positif dans ce discours qui fait ainsi franchir un pas au débat politique mais, pour le reste, sur le fond du propos, il y avait là plus d’un sujet d’étonnement.

Le premier est que le même candidat qui reproche si vivement à son adversaire, François Hollande, de vouloir renégocier l’accord européen de décembre pour y ajouter un volet sur la croissance, n’a pas craint de poser trois ultimatums d’un coup aux autres Etats de l’Union. Si l’accord de Schengen n’est pas modifié sous douze mois, a-t-il dit, la France s’en retirera jusqu’à ce qu’il le soit. Si l’Union, a-t-il ajouté, ne prend pas de mesures, dans les mêmes délais, pour réserver ses marchés publics aux entreprises européennes et une partie de ses commandes publiques à ses PME, la France le fera unilatéralement....

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L'Allemagne et le "Merkozy-show" / France Inter

L'Allemagne et le "Merkozy-show" / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ce n’est pas en France qu’il a suscité le plus de réserves. En France, les réactions au soutien qu’Angela Merkel vient d’apporter au candidat Sarkozy sont restées le plus souvent mesurées alors que la presse et les partis allemands se montrent, eux, beaucoup plus interrogatifs, voire critiques. « En misant tout sur Sarkozy, la chancelière spécule sur le choix le plus risqué mais qui lui rapporterait le plus », constate la Süddeutsche Zeitung, le pendant allemand du Monde, en déplorant que « s’installe l’impression dangereuse que la politique du gouvernement allemand est de provoquer la défaite d’un socialiste ». Plus explicite encore, l’inquiétude est la même dans les colonnes du Spiegel, hebdomadaire centriste, qui parle d’un « grand risque » pris par Angela Merkel et lui reproche de « s’accommoder du fait que les vieux ressentiments à l’égard de la puissante Allemagne ressurgissent en France qui se divise entre une droite pro-allemande et une gauche anti-allemande ».
Ce soutien pourrait d’ailleurs nuire au président sortant, estime l’hebdomadaire alors que la Frankfurter Allgemeine, quotidien favori des milieux d’affaires, n’applaudit ni ne critique mais explique que l’unité « de façade » affichée par la chancelière et le président a calmé les marchés financiers et qu’Angela Merkel ne veut pas que la crise des dettes publiques puisse être relancée par la volonté de François Hollande de renégocier, s’il était élu, l’accord européen du mois de décembre....
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François Hollande, l'Allemagne et l'Europe / France Inter

François Hollande, l'Allemagne et l'Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’était sans doute, sur le fond, le point le plus important de ce discours. En déclarant, hier, au Bourget, à l’ouverture de sa campagne, qu’élu président de la République , son « premier déplacement » serait pour aller à Berlin s’entretenir avec Mme Merkel, François Hollande a fait comprendre qu’il n’y avait, à ses yeux, rien de sérieux, durable et profond qui puisse se faire sans le reste de l’Europe et, donc et d’abord, sans l’Allemagne. A l’heure où tant d’électeurs, à gauche comme à droite, tendent à penser qu’il faudrait, au contraire, pour retrouver une solidité économique, s’affranchir de cette Union que 67% des Croates ont pourtant plébiscité hier, il y avait, là, du courage politique. François Hollande a dit la vérité, la sienne en tout cas. Il ne l’a pas plus cachée que lorsqu’il a insisté sur la priorité qu’est aujourd’hui le rétablissement des comptes publics sans lequel la France, comme les autres pays de l’Union, ne pourrait que continuer à s’endetter sans fin mais, grande question, le président Hollande aurait-il les moyens de faire accepter à la chancelière allemande ce qu’il souhaite lui proposer ?...

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L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter

L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce n’est pas que tout aille bien en Allemagne. La croissance y est faible et fragile. Les salaires y sont bas. Les salaires de misère, à 400€ par mois, y sont scandaleusement nombreux et seraient franchement invivables s’ils n’étaient pas légèrement compensés par la grande modération des loyers mais l’Allemagne est le pays qui s’en sort, et de loin, le moins mal en Europe.

L’Allemagne est la première puissance économique de l’Union. Ses exportations sont florissantes. Le chômage y est relativement bas et il n’est donc pas étonnant que, dans un monde occidental qui reste en crise, la chancelière ait remporté, hier, un tel triomphe qu’elle a frôlé une majorité absolue qui ne lui aura finalement échappé que de peu.

Alors que tous les dirigeants européens sont au plus bas dans les sondages et sanctionnés par les électeurs à tous les scrutins, la chancelière allemande entame ainsi son troisième mandat consécutif sur une victoire personnelle mais là n’est pourtant pas le plus important dans ces élections.

Dès qu’elle aura pu constituer, avec les socialistes ou les Verts, la coalition avec laquelle gouverner, Angela Merkel va pouvoir s’atteler à la concrétisation de la feuille de route européenne que François Hollande et elle avaient publiée le 30 mai dernier. Dans cette « contribution franco-allemande », une contribution au débat européen, les deux pays avaient mis l’accent sur la réalisation de l’union bancaire, la croissance et la réindustrialisation de l’Union, ses investissements communs, l’harmonisation de ses fiscalités et systèmes de protection sociale, la création d’un salaire minimum en Europe et l’organisation politique, surtout, de la zone euro....

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La crainte et l'erreur de François Hollande / France Inter

Après que les statistiques eurent confirmé l’entrée en récession de l’économie française, François Hollande a eu des mots justes. « La récession est européenne et la solution est européenne », a-t-il déclaré hier avant d’aller s’entretenir, à Bruxelles, avec la Commission européenne et ce constat comme la conclusion qu’il en tire ne sont guère contestables.

        Bien que l’Allemagne ait enregistré une très, très symbolique croissance de 0,1%  au premier trimestre, c’est toute la zone euro qui est aujourd’hui en récession avec un recul moyen du Produit intérieur brut de 0,2%, celui-là même qui affecte la France. Allemagne comprise, tous les pays de la monnaie unique sont dans le même bateau et, si chacun d’eux doit remettre de l’ordre dans ses comptes, aucun d’eux ne pourra s’en tirer – non pas seulement sortir de la récession mais renouer avec une vraie croissance – en ne tablant que sur la réduction de ses dépenses dont le seul effet immédiat est de ralentir encore l’activité et de réduire les rentrées fiscales.

        La zone euro ne sortira de cette crise qu’en mettant ses moyens en commun, qu’en mutualisant ses emprunts pour en diminuer les taux et qu’en procédant, surtout, à des investissements paneuropéens dans les industries d’avenir, celle qui créeront les emplois de demain. François Hollande a, oui, cent fois raisons de dire que « la solution est européenne » mais pourquoi le murmure-t-il au lieu de le hurler et de prendre la tête d’un parti paneuropéen de la croissance européenne ?

        Pourquoi l’homme qui, durant sa campagne, avait su dire avant tout le monde que la rigueur était nécessaire mais mènerait dans le mur si elle n’était pas accompagnée d’un effort de croissance volontariste est-il aujourd’hui si discret, timide, elliptique, alors que les faits lui ont donné raison et que cette analyse est de plus en plus partagée, jusque dans les milieux financiers ?

        Cela parait incompréhensible, mystérieux, mais il y a une explication à cela...

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L'Europe en attente de l'Italie / France Inter

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Ce sont des élections italiennes mais dont ne dépend pas que le sort de l’Italie. Les Italiens élisent dimanche et lundi leurs députés et sénateurs, les deux Chambres dont sera issu leur prochain gouvernement, mais le résultat de ce scrutin dira, d’abord, jusqu’où peut aller aujourd’hui l’exaspération d’électeurs européens, toujours plus tentés, dans presque chacun des pays de l’Union, de donner leurs voix à des démagogues surfant sur leurs colères et leurs désarrois.

               On ne sait pas combien d’Italiens auront finalement cru aux promesses de Silvio Berlusconi mais le fait est qu’à 76 ans, usant et abusant de la chirurgie esthétique et des plaisanteries les plus grasses, l’ancien président du Conseil a réussi un come back en faisant miroiter une amnistie aux fraudeurs fiscaux et en s’engageant à supprimer une nouvelle taxe sur la résidence principale qu’il s’est même dit prêt, par écrit, à rembourser à ceux qui s’en sont déjà acquitté. Croulant lui-même sous les accusations de malversations et d’abus de mineures, il a tranquillement fait appel à ceux qui ne veulent pas payer leurs impôts et cela a marché puisqu’il a ainsi réduit de moitié son retard de dix points sur le Parti démocrate, le grand parti de centre gauche qui était donné largement gagnant il y a quelques semaines encore.

               Mais ce n’est pas tout. L’autre homme qui est mieux que bien parti pour vendre du vent aux Italiens est un comique reconverti en politique, Beppe Grillo, qui a fait une campagne triomphale en dénonçant gauche, centre et droite, tous des pourris, et promettant un retrait de la zone euro, l’internet gratuit pour tous et la semaine de vingt heures. Il a ravi des foules en extase, pourfend les Etats-Unis et préfère, mais oui, la mafia aux partis politiques car «  la mafia n’étrangle pas, l’Etat et les partis, oui ».

               MM. Berlusconi et Grillo pourraient constituer la deuxième et troisième force politique italienne et l’on frémit à la seule idée qu’ils puissent empêcher, à eux deux, la constitution d’une majorité de gouvernement stable.

                L’Italie plongerait alors dans une paralysie économique et politique qui risquerait vite de compromettre la stabilisation de la monnaie européenne et d’ébranler à nouveau l’Union. Comme désormais toute élection nationale en Europe, ces législatives italiennes concernent toute l’Union, à la fois par ce qu’elles diront de l’état de l’opinion paneuropéenne et parce qu’elles pèseront sur les politiques européennes, sur des décisions collectives qui sont de plus en plus souvent les plus importantes...

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La France, l'Allemagne et la contradiction française / France Inter

La France, l'Allemagne et la contradiction française    / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La spectaculaire réussite de ce traité de l’Elysée est que sa signature n’a pas seulement permis à l’Allemagne et la France de définitivement enterrer un passé de guerres communes dont le souvenir était encore si vif en 1963.

  Moins de vingt ans après la fin de l’occupation, les ennemis d’hier ont su nouer aussi un dialogue permanent qui, quelles que soient leurs très nombreuses divergences, n’a jamais été rompu, n’a jamais cessé de se développer et sans lequel l’unification européenne n’aurait jamais progressé à un tel rythme. La création du Parlement, la monnaie unique, le front commun – trop tardif et tout ce qu’on veut – mais le front commun opposé aux séismes du krach de Wall Street et de la crise des dettes publiques, c’est le couple franco-allemand comme l’avaient également été, en politique étrangère, l’opposition aux missiles soviétiques de moyenne portée et à l’aventure irakienne de Georges Bush.

C’est ce traité, ce sont la France et l’Allemagne qui ont substitué un processus d’unification continentale, toujours en cours, à des siècles de guerre qui avaient si longtemps ravagée l’Europe. La nouvelle donne qu’il a créée demeure indispensable à l’Union qui sans elle se déferait vite, mais les échecs de ce traité n’en sont pas moins patents.

La France et l’Allemagne ont, en un mot, échoué à préfigurer à deux ce que devrait être l’Europe. Leurs syndicats, leurs partis, leurs associations professionnelles et culturelles auraient du se faire l’avant-garde d’une unification politique et sociale de l’Europe. Leurs jeunes générations ne communiquent pas dans leur langue mais en anglais. Airbus, même Airbus, ne peut pas faire oublier qu’il n’y a pas de politique industrielle franco-allemande et que l’Europe n’en a donc pas. Quant au rapprochement des politiques étrangères et à l’harmonisation sociale et fiscale, nul besoin – hélas ! – de dire ce qu’il en est...

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L'Irlande, deux ans après le plan de sauvetage européen - Information - France Culture

L'Irlande, deux ans après le plan de sauvetage européen - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

85 milliards d'euros débloqués sur 4 ans. Nous sommes fin 2010 et l'Irlande obtient cette aide de l'Union européenne et du FMI. Mais assortie de toute une série de mesures d'austérité. Une austérité encore de rigueur ce mercredi pour le nouveau budget irlandais. Dans ce contexte, comment se porte le pays aujourd'hui ?

Aujourd'hui, le pays qui a frôlé la faillite nationale semble aller mieux. Selon l'OCDE, son déficit public devrait être de 8,1% du PIB cette année, et la croissance de 0,5%. Avec deux secteurs en pointe : les nouvelles technologies et l'industrie pharmaceutique.

 

Cependant, l'Irlande est loin d'être tirée d'affaires.

Un seul chiffre en témoigne : un taux de chômage qui flirte avec les 15% !

Le 24 novembre dernier, ils étaient 10.000 à manifester dans les rues de Dublin contre l'austérité qu'a renforcé le nouveau budget (le 6e de ce type en 4 ans). Et l'Eglise très puissante vient d'interpeller le gouvernement en estimant que « dès le début de la crise économique, les coupes dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des services sociaux, les réductions des aides, avec l’augmentation des taxes, ont eu un impact dévastateur sur la capacité de nombreux Irlandais à maintenir un standard de vie acceptable et à bénéficier d’un accès aux services de base. »

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Avec de nombreuses rubriques et reportages audio à écouter à partir de ce lien.

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PORTUGAL • Moi, Premier ministre, je tuerais un tiers des Portugais

PORTUGAL • Moi, Premier ministre, je tuerais un tiers des Portugais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans une chronique féroce, un journaliste portugais se met dans la tête du Premier ministre Passos Coelho, de plus en plus libéral.

Un réquisitoire ironique et cinglant, afin d'alerter le gouvernement qui vient encore d'annoncer de nouvelles mesures d'austérité.

 

"Un tiers [de la population] doit mourir. Ce n'est pas que nous ayons quelque plaisir à les tuer, mais à vrai dire il n'y a pas d'alternative. Si on n'en finit pas avec eux, ils finissent par nous entraîner avec eux vers le fond. Et de fait, on ne va pas les tuer vraiment, c'est-à-dire tuer comme le faisait les nazis. Si on voulait vraiment les tuer on entendrait une clameur, dieu m'en garde ! Il y a des gens trop sentimentaux, qui ne comprennent pas que les décisions dures doivent être prises, quelqu'en soit le prix et que, si on se débarasse d'un tiers, les autres vivront mieux. C'est pour cela que nous n'allons pas les tuer. C'est eux qui vont mourir. Il suffit que la mortalité augmente un peu plus que dans les autres groupes. Et les statistiques le montrent déjà.

Mota Soares [l'actuel ministre de la Solidarité et de la Sécurité sociale] fait bien son travail. Les types de la santé publique disent bien tout le temps que la pauvreté est la chose qui fait le plus de mal à la santé ? Tout joue en notre faveur. La tendance le montre déjà et ce qui compte, c'est la tendance. Comme ils sont plus souvent malades, il suffit de rendre toujours plus difficile l'accès aux soins. La nature fait le reste. Paulo Macedo [le ministre de la Santé] fait lui aussi ce qu'il peut. Ce n'est pas un génocide, c'est de la statistique. On y parviendra un jour, ce qui compte c'est que nous sommes sur le bon chemin. Il n'y a pas d'argent pour soigner tout le monde et il faut faire des choix. Et les choix impliquent toujours des sacrifices. On ne peut sauver pas tout le monde et on doit sauver ceux qui sont le plus utile à la société, ceux qui produisent de la richesse. Il ne peut y avoir des types qui n'ont que des droits et ne contribuent en rien, sans aucun devoir.

 

Ces conneries de démocratie, d'éducation et de santé pour tous ont été inventés quand la société avait besoin de millions de pauvres pour répandre du fumier ou des choses du genre. Maintenant, on n'en a plus besoin et il y a des crétins qui n'ont pas encore compris que, pour que nous vivions bien, il faut élaguer ces sous-hommes.

Qu'un tiers doive rendre l'âme est une évidence.....

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Un bond en avant, par Bernard Guetta

Un bond en avant, par Bernard Guetta | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Union bancaire, relance de l’investissement, approfondissement de l’union politique et économique… Le sommet des 28 et 29 juin devrait redonner du souffle à l’Europe, estime le chroniqueur Bernard Guetta.

 

Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’y a pas de Victor Hugo parmi les 27 et pas même de Schuman, de Monnet ou de Churchill. Là où il eut été tellement nécessaire qu’un souffle de visionnaire et d’homme d’Etat vienne redonner un sens, un horizon, un but mobilisateur à la construction européenne, là où il eut été tellement souhaitable de refonder l’Union dans le Verbe pour lui fixer de nouveaux objectifs dans un nouveau siècle, ce Conseil n’aura accouché que d’accords à l’arraché sur des aménagements d’apparence technique et moins propres à faire battre les cœurs qu’à donner la migraine.

L’Union n’a pas de dirigeants politiques, elle a des commissaires aux comptes mais bon… C’est ainsi, c’est l’époque et puisqu’il faut traduire toute décision européenne en une langue intelligible, traduisons ce Conseil en français pour dire que le bilan d’étape est finalement bon, voire très bon....

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Economique et politique, les deux tournants de l'Europe / France Inter

Economique et politique, les deux tournants de l'Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Espagne inquiète. Elle inquiète tant que les ministres de Finances et les banquiers centraux du G-7, des sept grandes puissances économiques que sont les États-Unis, le Canada, le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Italie, étaient hier pendus au téléphone pour débattre de la déconfiture de ses banques, ruinées par l’éclatement de sa bulle immobilière.
Quatrième économie de la zone euro, l’Espagne inquiète car sa crise vient s’ajouter à la crise grecque, aux difficultés italiennes, à l’endettement massif des pays européens et à la faiblesse de leur croissance dans une spirale infernale qui menace l’euro, l’Europe et le monde puisqu’un effondrement de la monnaie unique déferait bientôt l’Union après avoir défait les économies de l’Europe et du monde. L’heure n’est pas grave. Elle est extrêmement grave et toute la question est de savoir si ce moment peut-être surmonté....
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Hollande, l'européen / France Inter

Hollande, l'européen / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le message a été clair, immédiat et martelé.

Le nouveau président de la République n’était pas élu depuis deux heures qu’il lançait, hier, à Tulle : « Aujourd’hui même, responsable de l’avenir de notre pays, je mesure aussi que l’Europe nous regarde », ajoutait : « C’est la mission qui est désormais la mienne : donner à la construction européenne une dimension de croissance, d’emplois, de prospérité, d’avenir » et concluait : « Le 6 mai doit être une grande date pour notre pays, un nouveau départ pour l’Europe, une nouvelle espérance pour le monde ».Dès son premier discours de chef d’Etat, François Hollande a ainsi lié le redressement de la France à celui de l’Europe et s’est posé en reconstructeur de l’Union. Il va sans dire que la tâche est immense mais c’est pourtant un risque réfléchi qu’il prend là car dans cette « mission », puisque c’est son mot, François Hollande à quatre atouts de taille.

Le premier est que le temps n’est plus où il était à peu près seul à dire que, sans une politique de relance, les mesures de redressement budgétaire ne feraient qu’aggraver la crise en Europe. Cela fait aujourd’hui consensus dans toutes les capitales de l’Union et il est frappant de voir que, dès hier soir, le ministre allemand des Affaire étrangères, Guido Westerwelle, déclarait : « Nous devons maintenant sceller un pacte de croissance pour plus de compétitivité » et disait sa certitude que la France et l’Allemagne « réaliseraient ensemble leurs exigences communes »....

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La France et la nécessité de la croissance européenne / France Inter

La France et la nécessité de la croissance européenne / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
On a beau jeu de le souligner à gauche car ce n’est pas faux. Alors même qu’il reproche à François Hollande de vouloir renégocier ce qui n’est encore qu’un projet de traité, Nicolas Sarkozy s’attaque lui à des traités en vigueur depuis longtemps en menaçant de rompre l’accord de Schengen et promettant, maintenant, « d’ouvrir le débat » sur le rôle de la Banque centrale européenne afin qu’elle s’investisse plus dans la croissance. Le donneur de leçons européennes s’est mis en situation d’en recevoir mais, sur le fond des choses, cette évolution du président sortant ne fait que traduire et affirmer une position française désormais défendue par les deux candidats qui ont le plus de chance d’être élus le 6 mai.....
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La nouvelle phase européenne / France Inter

La nouvelle phase européenne / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce n’est plus le bord du gouffre. Ce n’est plus l’incendie au rez-de-chaussée. Après avoir frôlé la faillite de la Grèce et une crise majeure en Italie, une Europe encore bleuie par la crise entre dans une nouvelle phase, celle d’un débat montant et de plus en plus chaud sur les politiques économiques qu’il lui faut aujourd’hui mener.

 Ce débat s’amorce car les crises qui se sont succédé depuis 2008 ont conduit l’Union à resserrer ses rangs pour y faire face, à institutionnaliser une solidarité financière entre ses membres et à accepter, surtout, l’idée d’une gouvernance économique commune, c’est-à-dire d’un pilotage commun des économies de la zone euro. Mieux vaut tard que jamais, cette évolution relève de la simple logique puisqu’on ne peut avoir une monnaie commune et autant de politiques que d’Etats qui l’ont adoptée. L’Union a franchi là une étape fondamentale mais, dès lors qu’on souhaite avancer sur des lignes concordantes, encore faut-il définir ces lignes et c’est là que les difficultés commencent. Les 27 vont s’y atteler ce soir et demain, lors de leur niveau sommet....

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L'Europe, selon Mme Merkel / France Inter

L'Europe, selon Mme Merkel / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Sauf crise intérieure et élections anticipées, Mme Merkel est encore au pouvoir pour un an et demi. Elle dirige le pays, l’Allemagne, qui est devenu la plus grande puissance européenne car son économie est, aujourd’hui, la plus forte et la plus solide de l’Union. Angela Merkel est, pour ces deux raisons, la figure centrale de l’Europe et c’est pour cela qu’il faut avoir lu l’interview qu’elle vient d’accorder à six quotidiens européens dont Le Monde.

Sans employer ces mots, Angela Merkel y développe une vision à la fois libérale et fédéraliste de l’Union européenne. Les deux choses ne vont pas forcément de pair puisque les Verts et les sociaux-démocrates, la grande majorité des fédéralistes, ne sont pas du tout des libéraux mais, aux yeux de la chancelière, « l’affirmation de l’Europe dans la compétition mondiale » passe obligatoirement par une libéralisation des économies européennes. Parlant de la nécessité de développer la croissance et l’emploi, elle veut bien concéder ainsi que les « onéreux programmes conjoncturels » peuvent être utiles mais, pour elle, l’essentiel est ailleurs. Il faut, explique-t-elle, « assouplir le droit du travail là où les barrières sont trop hautes » pour les jeunes, « renforcer la privatisation » et ne plus accepter que « des catégories professionnelles entières ne soient accessibles qu’à un petit groupe de la population ». Si l’on traduit en termes concrets, il faut que l’embauche des jeunes soient mois coûteuse et moins garantie, que le travail soit moins protégé par la loi et que les professions réglementées soient déréglementées afin que la concurrence joue sur les prix....

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