Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires

Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires

 

Ils sont trois, côte à côte sur l'affiche, arborant leurs noms tels des suspects venant d'être arrêtés. Ce sont les représentants de la gauche hongroise, organisée en coalition en vue des élections législatives du 6 avril. « Ils ne méritent pas d'autre chance ! Car ils ont eu huit ans pour faire leurs preuves », dit le texte. Cette affiche est éditée par une organisation civile proche du FIDESZ (Fédération des jeunes démocrates), le parti de droite au pouvoir, et ses militants en placardent Budapest en ce début de campagne électorale. Stations de métros, façades en construction, tramways, bus, panneaux publicitaires... Il y a autant de versions de l'affiche que de surfaces différentes.

 

En Hongrie, la législation permet ce genre de communication politique, alors qu'elle serait condamnable en France. Les affiches électorales peuvent être placées sur des espaces publicitaires payants, et aucun des hommes politiques concernés n'a porté l'affaire en justice. Le droit hongrois fait une différence entre les citoyens et les acteurs publics. Ces derniers sont supposés accepter et encaisser en silence une critique plus virulente envers leur personne, du fait de leur rôle dans la société. Alors, entre liberté d'expression et diffamation, la frontière est repoussée...

Selon l'analyste politique Péter Zsolt, du centre Méltányosság, « les Hongrois ont bien peu d'estime pour leurs représentants publics, et ce genre d'affiche ne fait que contribuer à la décrédibilisation de toute la classe politique. » Sur l'affiche, le clown qui semble se moquer de l'ancien premier ministre hongrois ajoute un aspect ridicule à la scène. Le phénomène est nouveau en Hongrie, d'après Péter Zsolt....

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Eurozone : Pour qui sonne le glas ?

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Eurozone : Pour qui sonne le glas ?

 

Bien sur, le glas sonne à Chypre qui n’avait mérité ni cet excès d’honneur ni cette indignité[1]. Mais dans cette triste saga, le glas sonne également pour les dirigeants de l’Eurozone, dont l'attitude a déclenché une crise dont l’Europe aura beaucoup de mal à se relever : la question de confiance est posée. L’accumulation de mauvais jugements et de décisions inexcusables ne relève plus de la simple erreur. Ou alors, elles témoignent d’une forme d’incompétence dramatique.

 

 

Nous sommes à un moment extrêmement délicat en terme de relations interbancaires européennes. Les établissements financiers se font de moins en moins confiance. 684 milliards d’euros en provenance des banques de la zone euro sont déposés auprès de la Banque Centrale Européenne.  Les craintes sur la diminution de la liquidité bancaire et, par conséquent, la difficulté croissante à financer l’économie se faisaient sentir avant la crise.

Comme le titre aujourd'hui le Financial Times, l'Eurozone a décidé de transférer le risque de crise des contribuables vers les déposants. Elle n'aura que ses yeux pour pleurer lorsque la BCE aura épuisé sa capacité de financement des banques, et que les déposants auront fui la zone euro.

Si des mouvements substantiels de dépôts vers les pays réputés solides devaient être constatés,  les banques espagnoles et italiennes en particulier se trouveraient en mauvaise posture, et ces mouvements à eux seuls seraient de nature à provoquer une crise de la liquidité et son corollaire, une crise de crédit. Elles devraient en effet massivement se désinvestir d'obligations souveraines italiennes et espagnoles....

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La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle - Blog Dominique Seux

La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle  - Blog Dominique Seux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La France a été dégradée cette nuit par l’agence Moody’s.

 

cette nuit, l’agence Moody’s a donc dégradé la note donnée aux obligations qu’émet le Trésor français pour se financer sur les marchés. Est-ce seulement une mauvaise nouvelle ?

En réalité et quitte à surprendre, non ! Certes, bien sûr, c’est une mauvaise nouvelle qui, aujourd’hui, va reléguer le psychodrame de l’UMP au rang de sitcom passant juste avant le journal de 20 heures. Mais j’ai envie de dire que c’est aussi une bonne nouvelle - même si cela paraît paradoxal et cynique.

1 - Commençons par un point précis : c’est sur le plan technique qu’il est le plus difficile, ce matin, d’évaluer son impact sur les marchés . Pourquoi ?
La France avait déjà perdu le triple A de l’agence Standard & Poor’s. Il s’en était suivi des heures et des heures et des pages et des pages de commentaires. Mais le Trésor avait continué à se financer à bas prix, Paris étant, restant finalement, plus sûr que Madrid ou Rome. C’est encore le cas. On peut penser que cela va continuer, parce que la dégradation de cette nuit était attendue. En même temps, le fait que deux agences internationales sur trois aient dégradé la France - seule Fitch reste sur le triple AAA - (ce fait) change la donne parce que les investisseurs (fonds de pension, banques) s’obligent à avoir des titres notés 20/20 dans leurs portefeuilles. Mais, comme on va l’entendre seriner toute la journée, Aa1, cela reste 19/20. Donc, a priori pas de catastrophe sur les marchés, mais on verra...

 

3 - Malgré tout cela, c’est aussi une bonne nouvelle ? Nous allons assister toute la journée à des discussions de cour de récré entre la droite et la gauche : "c’est la gestion Sarkozy-Fillon qui est sanctionnée" ; "non c’est la politique irresponsable Hollande-Ayrault". Mais ce qui est important est que la décision de Moody’s va obliger la France à bouger, à s’adapter. Est pointée par Moody’s la perte de compétitivité de notre économie, les rigidités du marché du travail et des biens et services, la situation budgétaire et la difficulté que nous aurions à résister à de nouveaux chocs dans la zone euro parce que nos échanges ne sont pas assez avec les pays émergents. A noter que l’agence pointe non pas le niveau des déficits ou de la dette, mais leur trajectoire. Au-delà, c’est l’incapacité à tenir nos promesses dans la durée (30 ans de chômage et de déficits publics) qui est pointée. La leçon : on le sait, on le dit, mais on voit bien que le plan de compétitivité de la semaine dernière ne peut être qu’un début, pas une fin...

 

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Orgueil et préjugés: Anina Ciuciu

Orgueil et préjugés: Anina Ciuciu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

"Je m’appelle Anina, je suis Rom et j’entre en Master à la Sorbonne. Ma famille et moi avons quitté la Roumanie il y presque 15 ans, pour fuir les discriminations dont étaient (et sont toujours !) victimes les Roms dans leur propre patrie".

Carte blanche à une jeune française, qui est à la fois rom d'origine roumaine. Une européenne, une vraie, en réalité... 

 

Nous avons pris le chemin de l’exil, comme beaucoup d’autres, pour fuir cette misère qui s’impose comme une fatalité à mon peuple. Nous sommes partis avec l’espoir de trouver en France, "pays des droits de l’Homme", une vie meilleure, une vie digne. Nombreux sont ceux qui pensent que nous avons fait preuve de lâcheté, caractéristique soi-disant inhérente à mon peuple. Mais ne se rendent-ils pas compte du courage nécessaire pour prendre la décision de tout laisser derrière soi, en ne sachant pas ce que le sort nous réserve à l'arrivée ?Le voyage fut assez périlleux. En 1997, les frontières entre la Roumanie et les Etats membres de l’UE étaient fermées. Nous avons risqué notre vie en empruntant des chemins sinueux en montagne pour éviter les douanes. En arrivant en France, nous pensions être au bout de nos peines mais nous n’y étions - et n'y sommes - toujours pas les bienvenus. Comme partout, d’ailleurs. Nous avons dû à nouveau faire preuve de persévérance pour surmonter les difficultés qui ont parsemé notre chemin : titre de séjour incertain, logement insalubre et provisoire… Mais nous avons, ma famille et moi, grâce à l’aide de certaines personnes formidables qui tordent le cou aux préjugés, réussi à obtenir depuis quelques années cette vie digne dont rêvaient mes parents...

 

Pourquoi accuser la communauté entière des délits commis par certains de ses membres ? Les Roms sont-ils vraiment différents des autres communautés ? Les Roms ne sont-ils pas aussi des hommes et femmes à part entière qu’il convient de connaître et de juger de façon individuelle ? C’est en grande partie cette envie de me battre contre les préjugés qui a nourri cette orientation vers une carrière de magistrat. Par définition, le préjugé est une injustice, puisqu’il s’agit d’un "procès" fait à une personne mise en cause pour sa seule appartenance à une communauté, à une religion… Ce droit censé être identique pour tous, prohibant toute forme de discrimination basée sur l’appartenance ethnique mais qui a pourtant laissé subsister jusqu’à récemment, dans de nombreux pays de l’Union Européenne dont la France, une discrimination flagrante. Celle-ci consistait à limiter à un nombre restreint les métiers accessibles aux Roms et à exiger que les entreprises payent une taxe pour l’embauche d’un Rom. Sous l’impulsion de la Commission européenne, cette restriction, fort heureusement, vient d'être abolie en France. Mais à mon sens il ne s’agit là que d’un premier pas, aussi considérable soit-il, dans la résolution de la question Rom à l’échelle européenne....

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Un été 2012 : Portugal « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Un été 2012 : Portugal « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est simple, je suis fan du petit pays au bout de l’Europe. J’adore le peu que je connais de sa littérature (Pessoa, bien sûr, Lobo Antunes, et Tabucchi qui était un peu portugais…), son cinéma (Monteiro en tête, puis Oliveira, l’ombrageux Costa, et le petit jeune Gomes, sans oublier Ruiz qui a su exhaler les feuilletonesques mystères de Lisbonne…), sa musique, du fado à la variétoche, d’Amalia Rodrigues à la géniale bo baloche de Ce Cher mois d’août, ses actrices (Leonor Silveira et Baldaque, Maria et Inès de Medeiros…), ses vins rouges de l’Alentejo et du Douro, ses charcuteries, son porc à l’Alentejane (avec des coques), son agneau confit, ses fruits de mers et poissons grillés, ses villes magnifiques (Lisbonne et ses cent villages, Porto et ses beautés plus âpres, Evora le bijou…), ses villages sublimes (connaissez-vous Ourem, Obidos, Estremoz, Mertola, Monsaraz…?), ses églises, quintas, couvents et palais tout blancs, parfois ornés de cascades pourpres de bougainvilliers, ses ruelles escarpées, ses trottoirs mosaïqués, ses montagnes, ses forêts de chênes liège ou d’eucalyptus, ses petits ports de pêcheurs, ses pâtisseries conventuelles, la musique de la langue lusitanienne que je ne comprend pas…

… mais j’aime surtout l’atmosphère unique de ce pays : un calme, une modestie qui reposent après la fiesta et la fierté du grand voisin espagnol. Ou peut-être est-ce une mélancolie très romanesque d’ex-empire qui flotte dans l’air, avec sa splendeur passée, fanée, enfuie. Dur dur de passer des Magellan ou Vasco de Gama au statut d’assistés en faillite de l’Europe en crise, même si le Portugal s’est trouvé des héros très contemporains avec les Ronaldo et autres Mourinho dont les trombines ornent presque toutes les pubs du pays....

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Halte à la délinquance forcée des mineurs roumains et bulgares - Rue89

Halte à la délinquance forcée des mineurs roumains et bulgares - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

 Première précaution évidente : ne pas confondre, même s’ils sont de même  origine ethnique lointaine et se rejoignent quelquefois, les 15 000 à 20 000 immigrés roumains et bulgares récents avec les 400 000 « gens du voyage », citoyens français à 95%.

 

Ces 15 000 à 20 000 personnes constituent une infime minorité des 2,5 millions de Roms que compte la Roumanie et des 700 000 à 800 000 bulgares. On en compte quelques centaines de milliers d’autres en Hongrie, Serbie, Slovaquie, et même République tchèque.

Ces Roms, profitant de la libre circulation, émigrent vers l’Europe de l’Ouest, principalement l’Espagne, l’Italie, la Suède et la Suisse. La France n’est pas leur destination première. Ils fuient leurs pays parce qu’ils ressentent très durement la crise économique, mais surtout parce qu’ils y sont victimes d’un rejet raciste traditionnel : sept roumains sur dix ne veulent pas qu’un Rom entre dans leur famille.

 

Dans cette Europe de l’Ouest, sauf liens familiaux préalables, ils n’ont que deux « ressources » : les charités privée et publique, et le vol. Ce dernier mode de survie finit par pourrir la vie de dizaines de milliers de personnes, soit par l’argent perdu, quand elles sont elles-mêmes à l’euro près, soit par les démarches qu’impliquent le renouvellement des documents, soit, tout simplement, par la peur qu’installent ces atteintes aux biens.

 

Ces Roms profitent de nos lois, notamment relatives à la justice des mineurs. Ils font donc « opérer » leurs enfants, qui n’encourent ni le même traitement, ni les mêmes peines que les adultes. De là découlent, sans doute, les deux arguments les plus forts pour mettre un terme d’urgence à cette immigration de pure délinquance.

Premier argument : quel sera l’avenir d’adolescentes de 13-16 ans auxquelles on apprend à voler, éventuellement se prostituer, imaginant, pour elles, chaque jour, de nouvelles combinaisons délinquantes ? Quelle chance ont-elles de « se récupérer » dans la vie ?...

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L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton

L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Membre de l'Union européenne depuis 2004, la Hongrie est dotée depuis ce début d'année d'une nouvelle Constitution. Imposé par la droite extrême du premier ministre Viktor Orban, ce texte liberticide est bien plus qu'une régression démocratique. C'est une alarme pour tous les Européens sur ce que serait un fascisme d'aujourd'hui, son nouveau credo et ses nouveaux atours. Démonstration par le détour d'un livre trop peu commenté de l'historien américain Robert O. Paxton, Le Fascisme en action (Seuil, 2004).

 

Avant de ramasser en synthèse ces caractéristiques du fascisme en action, par-delà les circonstances et les conjonctures, Paxton résumait le contexte favorable à sa renaissance dans une description anticipatrice, dont la résonance avec le climat politique actuel de certains pays européens est évidente: «Les signes avant-coureurs bien connus – propagande nationaliste exacerbée et crimes haineux – sont importants, mais insuffisants. Avec ce que nous savons aujourd'hui sur le cycle fasciste, nous sommes en mesure de découvrir des signes avant-coureurs beaucoup plus menaçants dans des situations de paralysie politique lors d'une crise, dans l'attitude de conservateurs à la recherche d'alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d'obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste. Les fascistes sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes, font appel aux passions mobilisatrices et essaient de coopter la clientèle fasciste.»...

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En Pologne, l’Euro n’aura pas fait que des heureux

En Pologne, l’Euro n’aura pas fait que des heureux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Bread not Games " (" Du pain et non des Jeux "), l'inscription s'étalait en grandes lettres en face du stade flambant neuf de Varsovie, quelques heures avant le match d'ouverture de l'Euro, vendredi 8 juin. Un coup de peinture blanche a rapidement recouvert l'affront mais n'a pas dissipé toutes les critiques dans une Pologne à l'unisson derrière son Euro.Deux jours plus tard, le collectif "Du pain et non des Jeux" réunit environ 800 contestataires à Poznan. "Le noyau de notre comité est formé d'anarchistes et de socialistes mais regroupe aussi des travailleurs des secteurs du soin ou de la petite enfance et d'associations de locataires", décrit Magdalena Malinowska, l'une des leaders du collectif. Minoritaires, ces groupes n'en soulèvent pas moins des questions intéressantes sur l'organisation et la nature même d'un spectacle sportif. Elzbieta Korolczuk en représente une des composantes féministes : "Il n'y a pas eu de discussions publiques. L'idée d'une sorte de plan Marshall pour la Pologne a triomphé et nous n'avons pas réalisé ce que ça allait réellement coûté"....

..A Poznan, la facture de la rénovation du stade s'élève à près de 713 millions de zlotys (167 millions d'euros). "Au départ, le montant annoncé était d'environ 100 millions d'euros, se désole Magdalena Malinowska. La ville de Poznan possède un budget de 20 millions de zlotys consacré à la promotion de son image. 18 millions ont été consacrés à la fan zone qui accueille les supporteurs." "Il y a un déséquilibre entre l'argent destiné à la politique sociale et l'argent investi pour le foot. Si vous dépensez autant pour le sport, il n'y a plus d'argent pour le social", confirme Wanda Nowicka. "A Varsovie, quinze écoles ont fermé, des coupes budgétaires ont tranché net dans la culture et la petite enfance. Seulement 2 % des enfants de moins de 3 ans ont une place en crèche en Pologne", argumente la militante féministe Elzbieta Kolorczuk...

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“Sauvons les gens, pas les banques”

Maria Benitez a obtenu un sursis. Un mois de plus pour trouver une solution avant qu’elle et sa famille ne soient expulsés de chez eux par Bankia, la quatrième banque espagnole. Cette femme de 42 ans, vit dans une modeste maison de Montoro, dans la province de Cordoue avec son mari, ses trois enfants âgés de 17 à 20 ans, sa mère de 84 ans et sa soeur de 52 ans, handicapée. Sept personnes au total qui risquent de se retrouver à la rue, sans un sous, sans un emploi, et gonfler les statistiques des expulsions immobilières, qui se multiplient au fur et à mesure que se prolonge la crise.

Au total, selon l’Institut national de statistiques, 1,7 millions de foyers en Espagne comptent tous leurs membres au chômage. Et depuis le début de la crise, 150 000 personnes ont été expulsées de chez elles, et 300 000 autres attendent avec angoisse la venue de l’huissier, selon les associations de défense des “victimes des hypothèques”.

L’histoire de Maria est symptomatique de la situation dans laquelle se trouvent de plus en plus d’Espagnols, alors que le chômage touche 24,4% de la population active, et que bon nombre d’entre eux se sont endettés pour s’acheter une maison lorsque le pays affichait un taux de croissance insolent....

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Le retour inattendu de l’idée européenne

Le retour inattendu de l’idée européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le salut de la zone euro passe par une plus grande intégration bancaire, monétaire et budgétaire.

On le pressent à la veille du conseil européen des 28 ou 29 juin où Paris et Berlin rivalisent de propositions, sur fond de crises budgétaire ou bancaire aigües en Italie, Espagne et Grèce.

Ces propositions ont beau être différentes, elles aboutissent à donner aux instances communautaires un contrôle beaucoup plus étroit sur les banques et les budgets des Etats membres .

Le paradoxe est que ce mouvement d’intégration s’effectue à marche forcée, sous la pression des marchés financiers, au moment où l’idée fédérale est en nette perte de vitesse dans les discours politiques .....

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Grèce : le système de santé est en train d'exploser

Grèce : le système de santé est en train d'exploser | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La situation ne cesse d'empirer en Grèce, où les habitants sont confrontés à une pénurie de médicaments.

Panagiotis Grigoriou, notre blogueur associé, décrit leur détresse tout en dénonçant l'aveuglement de «ces docteurs Folamour de l'hyper-capitalisme» dont Pierre Moscovici fait partie à ses yeux.

 

En nous réveillant ce matin, nous avons appris que nous sommes tous Lettons. Nos commentateurs radiophoniques ont ainsi découvert les dernières déclarations de Christine Lagarde, lors d'une interview accordée au journal suédois Svenska Dagbladet. Pour résumer, elle a affirmé que nous devrions nous inspirer de l'exemple des politiciens lettons qui se sont pliés au programme du FMI. Contrairement à la Grèce, les réformes ont été largement acceptées.

«On nous raconte que nos politiciens sont bien sages car ils acceptent toutes les décisions des Européens, c'est à dire des Allemands, sans même protester. Cela fait vingt-trois ans que nous attendons une amélioration. Nos salaires mensuels s'élèvent à 150 euros ou, au mieux, à 300 euros. C'est une honte ! Nous mourons à petit feu aussi, et voilà que vos politiciens et les Allemands vous ordonnent d'accepter les salaires bulgares, non, et encore non, nous n'en voulons plus chez nous non plus, ils veulent écraser nos peuples, c'est évident. Chez vous, il y a certains riches mais ils se disent en difficultés, mon salaire de femme de ménage a été diminué, sauf que la dame pour qui je travaille vient d'acheter un nouveau chien à 350 euros, et ce n'est pas terminé, il faut encore payer pour qu'elle le fasse vacciner. Je retourne chez moi en Bulgarie me changer les idées en juillet, et qui sait, j'y resterais peut-être... Bien, voilà c'est pour ce médicament, vous l'avez encore ?»....

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Sauve qui peut ! - Régime spartiate

Sauve qui peut ! - Régime spartiate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
D’un côté: la famille, le pays, la culture, le chômage, l’absence de perspectives. De l’autre: la solitude, le déracinement, l’emploi, la carrière, un salaire décent.

Quelle vie pour quel avenir?

 

Voilà les questionnements de la jeune génération grecque. Ils sont jeunes, ils ont la vie devant eux, des ambitions, des idées, la volonté de s’en sortir. Ils sont de plus en plus nombreux à faire le choix de quitter leur pays, non par réelle envie, mais par nécessité. Ce phénomène n'est pas mineur ou secondaire ; tous les jours, je rencontre et discute avec de nouveaux jeunes qui veulent s'en aller vivre à l'étranger, eux aussi. En même temps, que peut-on espérer d’un pays où le taux de chômage atteint les 22% (un chiffre qui a quasiment doublé en deux ans, depuis le début de la crise de la dette), celui des 15-24 ans dépassant les 50% (chiffres de l'Autorité des statistiques grecques) ; où les diplômes deviennent inutiles par manque d’emplois qualifiés ; où les chances de lancer une carrière sont quasiment impossibles (gel des embauches dans la fonction publique notamment) ; où il est devenu difficile de quitter le domicile familial en raison des dégâts de la crise économique au sein des foyers ; où ces mêmes familles n’ont plus toujours l’argent pour envoyer leur progéniture dans une grande ville pour qu’elle puisse étudier ; où l’on parle des jeunes comme d’une «génération perdue» (en écho à celle de l’entre-deux-guerres). Témoignages....

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Euro, terminus ? - Les blogs du Diplo

Euro, terminus ? - Les blogs du Diplo | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La science économique n'existe pas. Il n'y a que de l'économie politique.

 

Il faut pourtant toujours des événements extrêmes pour dessiller ceux qui feignent de croire, ou pire, croient de bonne foi, que l’administration des choses pourrait remplacer la délibération des hommes. Ça tombe bien, en voilà un qui s’annonce. La perspective d’une sortie de la Grèce de l’euro, puis celle d’une possible décomposition de la monnaie unique par effet de contagion, promettent de rappeler à grand spectacle ce qu’il en coûte d’ignorer la part politique de l’économie. Car il suffirait de figurer l’enchaînement possible des choses sous la forme d’un arbre de décision pour apercevoir que, quoique configuré par des contraintes économiques, chacun de ses points de bifurcation a fondamentalement la nature d’un acte politique de souveraineté. La Grèce continuera-t-elle de se soumettre à l’austérité ? — politique. Décidera-t-elle le défaut en grand ? — politique. L’Europe réagira-t-elle en tentant de la garder dans l’euro ou en la poussant dehors ? — politique. Est-ce la Grèce elle-même qui anticipera en réarmant sa banque centrale et en retournant à la drachme ? — politique.Mais politiques plus encore les mouvements réactionnels des corps sociaux qui finissent toujours par passer le point où l’étranglement de l’austérité combiné à la dépossession de souveraineté deviennent intolérables et, très légitimement, cherchent à toute force une voie de sortie, pour le meilleur — Syriza qui pourrait être le germe d’une réaffirmation des peuples contre les orthodoxies financières (celles des marchés et des gouvernements mêlées) — ou pour le pire — cette sinistre Aube Dorée, reproche vivant fait à l’Europe libérale, supposément justifiée pour que « plus jamais ça » et dont tous les actes concourent inexorablement à faire revenir « ça ».....

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Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On le sait, le peuple grec est étranglé depuis quatre ans, depuis que la crise du crédit immobilier américain a débouché sur une crise financière mondiale qui a débouché sur un renflouement des banques à coups de centaines de milliards par les Etats (donc les contribuables, nous) qui a débouché sur une crise des dettes souveraines des Etats qui a débouché sur le problème de type grec (comme dirait Godard) qui est en fait un problème de type européen. Car au vu des budgets grecs et européens, l’Europe a très largement de quoi boucher la dette grecque qui représente un mini-trou en regard des richesses européennes (ou en regard des gouffres que sont la dette japonaise ou la dette américaine). Les Grecs comme les autres Etats européens pourraient d’ailleurs facilement rembourser leurs dettes et repartir de l’avant avec des taux à 1% mais au lieu de jouer ce qui devrait être son rôle auprès des Etats membres, la BCE prête à 1% aux banques qui prêtent à 4% voire 6% voire 8% voire 12% aux Etats.

Bref, on ne prête qu’aux riches et les banques se goinfrent sur le dos des Grecs, Espagnols, Portugais, etc. Mais ça ne suffisait pas d’affamer les Grecs et de les virer de leurs jobs et de leurs logements, on a aussi décidé de couper leur télé publique...

 

L’Europe, c’est une magnifique idée et on y croit toujours, mais pas celle du libéralisme, de la rigueur mortelle pour les peuples, des égoïsmes nationaux, de la concurrence fiscale et sociale, des paradis fiscaux, bref, pas celle de Merkel, de Cameron, des institutions bancales et incomplètes, de la commission européenne non élue et de son président José Manuel Barroso.  Tiens, Barroso, il vient de perdre une immense occasion de fermer sa gueule de laquais des banques et de larbin des anglosaxons. L’Europe, grâce à la France (mais oui, pour une fois qu’on peut féliciter Hollande et le gouvernement, allons-y gaiement), vient d’obtenir une belle victoire existentielle et politique : exclure l’audiovisuel (dont le cinéma) des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Victoire de l’exception culturelle arrachée aux tenants de la seule et toute puissante loi du marché. Victoire d’une certaine idée du modèle européen face au « tout-pognon all business » américain. Victoire soutenue par la grande majorité des parlementaires européens représentant les peuples européens. Et Barroso se permet de chier dans la colle en traitant la position française de « réactionnaire » ! Mais de quoi ! José Manuel Barroso, vous n’êtes pas élu, vous n’avez aucune légitimité à vous exprimer ainsi, crachant sur une décision collective européenne, soutenue par les élus européens et par les peuples européens. Depuis dix ans, vous n’avez strictement rien foutu pour le bien commun européen, vous n’avez fait que profiter des avantages d’une position prestigieuse, et par votre phrase sur la France et l’exception culturelle, vous terminez votre mandat en trahissant l’Europe, ses élus et ses peuples. C’est à cause de gens comme vous et de vos politiques économiques criminelles que les peuples souffrent. Vous avez fait tant de mal et si peu de bien qu’on a envie de vous dire la même chose que Jean-Christophe Cambadélis, mais en moins poli : fermez votre gueule et barrez-vous !

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2018 : la fédération de la zone euro voit le jour - Coulisses de Bruxelles

2018 : la fédération de la zone euro voit le jour - Coulisses de Bruxelles | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un croisement entre les États-Unis et la République fédérale allemande, voilà à quoi devrait ressembler la future fédération de la zone euro selon la Commission européenne.

Même si l’exécutif européen se garde bien de prononcer le « f word » (elle préfère la très médiatique expression : « union économique et monétaire véritable et approfondie »…), c’est bien un saut fédéral qu’elle propose aux États membres d’effectuer dans une « communication » de 55 pages rendue publique mercredi. Un document particulièrement ambitieux qui tranche avec l’habituelle prudence de José Manuel Durao Barroso : il n’a pas hésité à batailler plus de cinq heures pour faire adopter ce texte par le collège des 27 commissaires. Le président de l’exécutif européen se met ainsi en position de peser sur le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement des 13 et 14 décembre prochain qui doit adopter la « feuille de route » listant les étapes menant à l’union politique de la zone euro : il redoute, en effet, que les gouvernements profitent de l’accalmie qui règne sur les marchés pour remettre à plus tard une intégration, certes douloureuse en terme de partage de souveraineté, mais absolument nécessaire. « Le papier de la Commission, particulièrement ambitieux, est parfaitement compatible avec notre feuille de route », se réjouit-on dans l’entourage de Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui met actuellement la dernière main à ce document en collaboration avec Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne et… Barroso. « La différence est qu’il entre dans des détails que nous n’aborderons pas, car ils peuvent fâcher »...

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L’Espagne appelle à l’aide le continent latino-américain

L’Espagne appelle à l’aide le continent latino-américain | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Espagne appelle à l’aide le continent latino-américain...

 

Une épaisse fumée noire s’élève vers le ciel. La route qui part de l’aéroport de Jerez de la Frontera pour emmener les dix-neuf chefs d’Etat assister vendredi 16 et samedi 17 novembre au XXIIe sommet ibéroaméricain, dans la ville andalouse de Cadix, passe devant les chantiers navals, qui se meurent avec la crise. Pour attirer leur attention, les chômeurs du secteur y brûlent des pneus et déploient des banderoles exigeant « du travail pour la baie ».

Sans doute pensent-ils à leurs compatriotes de Galice, dans le nord du pays, qui ont appris cet été que la compagnie pétrolière mexicaine Pemex fera construire chez eux deux hôtels flottants pour ses plateformes offshore. Un projet qui donnera du travail durant 30 mois à 3000 personnes dans des chantiers navals qui n'avaient pas signé de nouveaux contrats depuis 5 ans et ont perdu 7000 emplois en deux ans.

Ils ne sont pas les seuls à appeler de leurs vœux les investissements des « multilatinas », ces grandes entreprises d’Amérique latine parties à la conquête du monde. La belle Cadix, d’où sortirent durant des siècles les bateaux en route pour « les Amériques », aspire à redevenir la porte d'entrée du « Nouveau continent » en Europe. C’est tout l’enjeu du sommet qui s’y tenait ce week-end et avait pour mot d'ordre celui de la "relation rénovée".

« Nous avons besoin de plus d'Ibero-Amérique, » a plaidé le roi Juan Carlos lors de la cérémonie d’inauguration de cette rencontre internationale qui réunit chaque année les chefs d'Etat d'Amérique latine, d'Espagne et du Portugal.

 

« Auparavant, l’Amérique latine était une opportunité pour l'Europe. Aujourd'hui l'Europe doit être une opportunité pour l’Amérique latine, » avait défendu plus tôt le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, devant un parterre de chefs d’Etat, dont la présidente du Brésil, Dilma Roussef, ceux du Chili, de la Bolivie, du Mexique, de la Colombie ou de l’Equateur. Ne manquaient à l’appel que ceux de Cuba, d’Argentine, du Venezuela, du Nicaragua du Guatemala, du Paraguay et de l’Uruguay...

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Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne...

Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La société grecque est en pleine mutation. D'après notre blogueur associé Panogiotis Grigoriou, on observe de moins en moins de mixité sociale dans les rues d'Athènes.

Il va jusqu'à affirmer que la situation mènera à une disparition pure et simple de la classe moyenne...

 

Les chefs Troïkans, ont quitté paraît-il précipitamment le territoire de notre baronnie vendredi soir (21/09). Les journaux et les écrans de l'éphémère, ont, une fois de plus, sonné les trompettes de l'imbroglio : on apprend alors que «Samaras résiste, la preuve : il n'y aurait pas d'accord finalisé entre le gouvernement et la Troïka», ou sinon au contraire que «tout serait suspendu aux élections américaines». Il n'en est rien en réalité, et c'est ainsi que nombreux sont ceux qui n'accordent plus tellement d'importance aux états d'âme des journalistes. «Bien plus encore lorsque les temps sont sombres et qu'il convient d'avoir des choses la plus large vision possible», dira le poète (Elytis). Sauf que cette vision nous fait encore défaut. Les sujets grecs, réalisent du moins que les «grands» journalistes, dépendent du... «tiers-payant» de la bancocratie, et par conséquent, de sa mise en scène tirant parti des jeux d'ombre et de lumière pour nous subjuguer. Ils en deviennent (les) placébos, ou (les) puissants psychotropes, c'est selon, surtout dans cette usure accélérée et finalement la mort (dans toutes ses étapes) que nous constatons chaque jour autour de nous. Âge alors des extrêmes à répétition après un court répit. Pour l'homme, les temps furent toujours hélas maigres et il faut sans cesse lutter pour (provisoirement) éliminer toute forme de boursouflure et de démesure. Comme avec le méta-capitalisme que nous digérons en ce moment avec ses écorces et ses noyaux. Éliminer donc... si possible...

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Les traités européens rendent la séparation des activités bancaires impossible!

Les traités européens rendent la séparation des activités bancaires impossible! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C'est le titre d'un billet posté hier, 27 Août 2012, par Art Monica et quelques autres. Je reviens dessus car j'imagine que tout le monde ne l'a pas vu.

" Le gouvernement présidé par Hollande semble fermement décidé à adopter sans consultation citoyenne le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, appelé également Pacte budgétaire). Ce Traité entrera en action le 1er janvier 2013 lorsque douze Etats membres de la zone euro l'auront ratifié.

Aux contraintes imposées par les précédents Traités (la dette publique autorisée ne doit pas dépasser 60% du PIB, et le déficit budgétaire 3 % du PIB) s'ajoutera la «Règle d’or», qui stipule que «Le budget général devra être équilibré ou en excédent». Cette règle sera intégrée « par le biais de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence au niveau constitutionnel, de façon à garantir son respect dans le processus budgétaire national ».

En voulant inscrire cette Règle d’or dans leurs constitutions, les états européens, qui ont déjà perdu toute marge de manœuvre en matière monétaire, abandonneront le levier de la politique budgétaire et entreront dans un cercle vicieux...

 

....Pourquoi les gouvernements européens mènent-ils une telle politique ? Par aveuglement idéologique, incompétence, et/ou pour permettre aux classes dirigeantes de remettre en cause des droits sociaux qui avaient été concédés auparavant ?

Quoi qu’il en soit de ses motifs, une telle orientation implique dés maintenant le renoncement aux procédures démocratiques : les textes sont rédigés dans l’opacité la plus totale ; ils sont votés dans l'urgence par les parlements sans aucun débat ni consultation publics préalables; le Parlement européen, seule instance démocratiquement élue, est mis à l’écart…...

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Les annonces décevantes de la BCE : psychanalyse et analyse

Les annonces décevantes de la BCE : psychanalyse et analyse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les mesures annoncées par la Banque Centrale Européenne correspondent à ce qui se murmurait depuis quelques jours : je me limiterai à la décision d’acheter des obligations souveraines italiennes et espagnoles en vue de diminuer le taux d’intérêt de leurs emprunts. Pour comprendre la portée de cette décision, il convient de regarder de plus près la portée de cette annonce...


Via Alcofribas
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En Espagne, les « enfants volés » veulent sortir du trou noir - Les blogs du Diplo

Du début de la guerre civile espagnole aux années 1990 (après le retour à la démocratie), des milliers d'enfants de familles républicaines ont été soustraits à leurs parents dans les hôpitaux et maternités espagnols. La motivation était idéologique : il fallait les soustraire à la « perversion des rouges », les « rééduquer » dans l’esprit de la dictature. Au total, plusieurs dizaines de milliers d’enfants auraient ainsi été « volés ». Le 16 juin 2012 avait lieu à Madrid et Alicante les premières rencontres nationales des associations et collectifs de victimes de vol d’enfants pour tenter d’établir des analyses, des outils et des propositions communes à tous sur ce dossier.(...)...

 

Dans la banlieue d’Alicante, chacun avait un dossier sous le bras, une douleur à exorciser. Certains cherchent depuis des années, en silence — un silence qui, aujourd’hui, fait de plus en plus de bruit. « Nous sommes victimes, nous expliqueront-ils, et pourtant coupables aux yeux de la justice, des hôpitaux, des Etats civils, des institutions... » Des victimes coupables de lèse-oubli, d’avoir douté des vérités officielles, d’être convaincues que « leur bébé » n’est pas mort, comme on le leur a toujours dit, mais qu’Eglise et franquisme leur ont arraché leur progéniture. La plupart du temps, on leur oppose encore porte close en expliquant qu’aucun document n’atteste ni de l’accouchement, ni de la naissance, ni de la mort du bébé.

Nous sommes là pourtant face à un crime contre l’humanité : le vol et la traite de nourrissons. Les chiffres : de 30 000, pour les estimations les plus basses, à 300 000 (ce qui nous paraît pour l’heure exagéré). Les familles qui nous entourent sont toutes composées de petites gens, humbles et modestes, qui veulent retrouver un fils, une fille, un frère... Ils n’ont aucune haine mais font montre d’une dignité à toute épreuve....

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Achtung, la fourmi allemande se rebiffe | Bakchich

Achtung, la fourmi allemande se rebiffe | Bakchich | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Et si la république fédérale était la première à sortir de la zone euro? L'hypothèse n'est pas improbable.

Au lendemain des législatives grecques, je serais vraiment furax si j’étais allemand. Et je me dirais que ces glandeurs de levantins ont un culot monstrueux de se plaindre de l’austérité. Le moment venu, ils laissent tomber le masque en décidant qu’elle a du bon la zone Euro à la sauce berlinoise.

Si je m’appelais Fritz, je ne pourrais sans doute pas m’empêcher de penser :

« Tu parles, la vie est belle pour les adeptes du régime Crétois. Les cigales hellènes se la coulaient douce sous le soleil méditerranéen dans un système politique totalement corrompu par les milliards qu’ils empruntaient aux quelques fourmis besogneuses qui se crevaient le cul en Europe.

Et les voilà qui osent protester en affirmant être victimes des vampires des cartels bancaires qui leur sucent le sang en guise de remboursement ;

Et les aficionados de la corrida et des tapas ; est-ce que quelqu’un ose leur demander aujourd’hui pourquoi leur immobilier est en ruine et que leurs banques sont plantées sur des centaines de programmes de construction dans des villes fantômes ?

«Rajoy n’a qu’à nous trouver un boulot chez Bankia» a lancé ce week end l’un des mineurs encagoulés qui bloquent la route près de Mieles dans le Nord de l’Espagne pour dénoncer l’abandon du bassin minier local par leur gouvernement. Et c’est nous qui devrions casquer pour cette gabegie ?...

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Grèce: la zone euro lance un dernier avertissement - Coulisses de Bruxelles

Grèce: la zone euro lance un dernier avertissement - Coulisses de Bruxelles | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que le plan européen d’aide aux banques espagnoles (100 milliards d’euros) est un échec, comme le montre l’envolée des taux d’intérêt sur les dettes ibères et italiennes, les résultats des élections législatives grecques sont attendus avec angoisse à Bruxelles : une victoire des partis opposés au programme de rigueur et de réforme de l’Etat - imposé par les Européens en échange d’une aide de 240 milliards d’euros - aggraverait encore plus, si c’est possible, la crise qui ravage la zone euro depuis trois ans.

 

Conscients que les demi-mesures de type pare-feu ou règle d’or ne suffiront plus à ramener le calme, les dirigeants européens multiplient les contacts afin d’annoncer, pour le sommet des 28 et 29 juin qui s’annonce décisif, une «feuille de route» vers une intégration renforcée (union bancaire, obligations européennes, etc.), seule à même de rassurer les marchés sur la pérennité de la monnaie unique. En attendant, la zone euro se prépare au pire : il est, en effet, hors de question de renégocier, autrement qu’à la marge, le «plan d’ajustement structurel» grec.

Si la gauche radicale (Syriza) obtient la majorité et dénonce le mémorandum, la zone euro est déterminée à fermer le robinet de l’aide, ce qui entraînera le pays vers la faillite et pourrait la contraindre à abandonner la monnaie unique : le gouvernement grec a d’ailleurs annoncé qu’à partir du 20 juillet, il n’aura plus un euro en caisse pour payer ses fonctionnaires et les retraites....

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greek crisis: Système d'exploitation « eurosoft »

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À quatre jours des élections tout se désintègre. Le réel et ses perceptions, notre doxa politique ainsi que tous ses paradoxes réunis, désormais mis à nu. On nous « prépare » pour l'installation de la nouvelle version du système d'exploitation « eurosoft », le formatage serait en cours. Ainsi et par précaution, dans nos clusters ou dans nos caves, nous stockons déjà de la nourriture, de l'essence et de la patience. Au cas où... Visiblement, comme dans toute guerre, la peur se mêle à l'espoir à de proportions toujours plus improbables. Certains même, parmi les humbles « attitrés » de la première ligne, céderaient même à la panique. Citoyens disons lambda, des matricules et des comptes. Chez ceux, qui possèdent encore un peu d'économies, c'est sauve qui peut. Enfin et pour ne rien arranger, fatalement s'y ajoutent aussi, les « pertes collatérales », comme ce pharmacien, abattu à l'heure du repas de midi par les bandits du jour, nos pharmacies seront donc fermées demain vendredi, en signe de deuil et de protestation, car la criminalité rampante de ces derniers mois, est analysée et vécue, comme un fait politique.

Avant hier, Antonia, retraitée modeste de la Grèce rurale, a reçu son avis d'imposition de l'année 2012, et depuis, elle ne sait plus comment y faire face. Refrain connu, la retraite déjà maigre est amputée, tandis que l'imposition se trouve considérablement augmentée....

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Vers l’Union bancaire - Coulisses de Bruxelles

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On ne sait pas de quoi l’on doit se réjouir : du projet de la Commission, présenté aujourd’hui, visant à éviter que les futures crises bancaires soient payées par les contribuables. Ou de l’exploit de la Commission qui a réussi à publier l’ensemble des documents en anglais ET en français quasiment en même temps, alors même qu’elle prétendait la semaine dernière que c’était impossible. Saluons donc cet effort comme il le mérite et que cela serve de leçon aux services d’Olli Rehn, le commissaire chargé des affaires économiques et monétaires, qui ont en réalité montré que le tout anglais était surtout affaire de mauvaise volonté...
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L’Allemagne bat le record de production d’énergie solaire

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Le temps semble revenir au beau fixe pour le photovoltaïque. Vendredi et samedi, entre midi et deux heures, l'Allemagne a battu le record mondial de production d'énergie solaire : 22 gigawatts d'électricité, soit l'équivalent de 20 réacteurs nucléaires tournant à plein régime. Selon l'institut spécialisé dans les énergies renouvelables IWR, basé à Münster, cité par Reuters, cette production a permis de répondre à un tiers des besoins en électricité du pays vendredi, journée de travail classique, et presque la moitié de ceux du samedi, lorsque les bureaux et usines étaient fermés.

Ce record de 22 GW dépasse largement la puissance atteinte l'année précédente à la même époque, de 14 GW. Si le grand ensoleillement sur le pays ces derniers jours a précipité les choses, la performance est surtout à mettre sur le compte de l'augmentation par l'Allemagne de sa capacité photovoltaïque installée, qui s'élève cette année à 26 GW, soit 8 GW supplémentaires en un an.

Le pays compte ainsi aujourd'hui presque autant de capacité installée que le reste du monde (27 GW en 2011), et obtient 4 % de ses besoins totaux annuels d'électricité à partir du soleil....

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