Union Européenne, une construction dans la tourmente
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L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Espagne : le nouveau souffle politique

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Les élections législatives de dimanche mettront un terme à l’ère du bipartisme espagnol. Les vieux Parti populaire et PSOE sont secoués par l’émergence de Podemos à gauche et de Ciudadanos au centre.

 

Le traditionnel débat télévisé, qui a opposé lundi soir les deux grands rivaux sur la chaîne publique, a symboliquement marqué, dans la politique espagnole, un avant et un après. Le face-à-face entre le conservateur au pouvoir, Mariano Rajoy, et son adversaire socialiste Pedro Sánchez s’est caractérisé par des réparties acides, un ton véhément, voire des insultes croisées telles que «indécent», «vil» ou «misérable». «Au lieu d’assister à un exposé des propositions de chacun, analyse le juriste Francesc de Carreras, on a vu un lamentable match de boxe entre deux rivaux qui ne pensaient qu’à mettre l’autre KO. Lorsque l’un disait blanc, l’autre disait noir, et vice-versa. Au lieu d’aborder les défis de l’avenir, il ne s’agissait que de se lancer à la figure les reproches du passé.»

Dans les médias ou sur les réseaux sociaux, ce débat a laissé l’amère sensation d’une confrontation rance et anachronique. Peu après la grand-messe de ce duel suivi par 9 millions de téléspectateurs, les deux autres candidats d’importance ont tenu, eux, sur la chaîne Sexta, une conversation détendue, modérée, dépourvue de noms d’oiseaux. De l’avis général, Pablo Iglesias et Albert Rivera, les deux exclus du débat en prime-time, en sont paradoxalement les grands bénéficiaires. De quoi séduire une armée d’indécis estimée, peu ou prou, à un tiers de l’électorat. «Les candidats conservateur et socialiste ont pour leur part vu leur image écornée, analyse le sondeur Juan José Toharia. Ils risquent d’y laisser des plumes.»...

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Grèce : le tonneau des Danaïdes

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La dette que les Grecs ont à payer ressemble de plus en plus à un mur.

Pour les Européens, l'affrontement de cette nuit entre Barack Obama et Mitt Romney pour la présidence des États-Unis a offert un passe-temps distrayant. Mais l'événement médiatique américain a permis aussi de cacher une actualité autrement plus pressante du côté d'Athènes...Le problème ? La dette, encore et toujours.

Les Grecs ont passé depuis longtemps les étapes plaisantes du "partage des fruits de la croissance", de "l'effort de redressement", de la quête de "compétitivité" et autres escroqueries sémantiques dans lesquelles se vautrent avec délice les politiciens des quelques pays pensant encore avoir une marge de manœuvre.

Pour les Grecs il ne reste plus que la dette à payer, et elle ressemble de plus en plus à un mur :

La Grèce ayant bénéficié de deux lignes de crédit de quelque 240 milliards d'euros au total de la part de l'UE et du FMI, a vu mécaniquement sa dette croître.

Et ce d'autant que les fondamentaux économiques du pays s'effondrent et que le programme de privatisations, censé aider le pays à la résorber, a pris un énorme retard.

Comment un pays aux bons soins du FMI et de l'Union Européenne - dont la compétence n'est plus à prouver - peut-il encore se débattre dans la dette ? C'est à n'y rien comprendre. On serait même tenter d'en accabler le peuple grec, tiens.

En réalité, tout tient en un seul mot dans l'extrait ci-dessus : mécaniquement. La froide conséquence des lois de la physique, dont la comptabilité n'est qu'une application, comme le découvrent bien trop tard tous les apprentis-sorciers de la finance publique persuadés que la richesse peut jaillir en trafiquant les comptes ou la monnaie.Depuis maintenant quelques années, la Grèce est soumise à un régime de cheval de réduction de ses dépenses publiques - en théorie, comme nous le rappelle l'éditorialiste de Contrepoints. La réalité est un petit peu plus compliquée...

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«La crise que nous subissons a ses racines dans le thatchérisme»

L'économiste Denis Clerc, fondateur de la revue «Alternatives économiques», revient pour Libération sur les années Thatcher.

 

«There is no alternative» aimait à répéter Margaret Thatcher. Au début  des années 80, la dame de fer impose son ordre libéral au Royaume-Uni. A la même époque, Denis Clerc fonde la revue «Alternatives économiques». Deux visions de l'économie que tout oppose. Pour Libération, Denis Clerc revient sur 11 ans d'économie selon Thatcher. 

Quel bilan tirez-vous des années Thatcher ?

Je dirais que ça a été une réussite économique, mais une catastrophe sociale. Et cela va de pair finalement. Sous Thatcher, les riches sont devenus plus riches, les pauvres plus pauvres. Quand elle est arrivée, le taux de pauvreté atteignait 15 % au Royaume-Uni. Quand elle a quitté le pouvoir, il était de 20 %. C’est aussi la seule dirigeante au monde à avoir supprimé le salaire minimum. Mais en même temps, elle a réussi à sortir la pays de la profonde crise économique dans laquelle il était plongé.

Au prix d’une politique très dure, notamment vis-à-vis des syndicats.

Elle a brisé la toute-puissance des syndicats britanniques, en venant à bout de la grève des mineurs en particulier en 1984-1985. C’était sans doute nécessaire. En mettant toute les nuances possibles, il faut bien dire que les syndicats étaient devenus une force conservatrice plus que dynamique. Ils se reposaient sur un passé impérial que le Royaume-Uni ne pouvait plus assumer.

Margaret Thatcher a voulu rétablir les mécanismes du marché, réduire l’Etat social pour favoriser l’économie. Je le répète, cela a été une réussite. Mais aussi un véritable drame social. On oublie souvent de dire que dans les années 80, les Anglais venaient se faire soigner en France, tant le système de santé britannique était à bout de souffle. On peut dire que 30 à 50 % de la population du Royaume-uni a payé la note du thatchérisme....

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