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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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République tchèque : L'envol des objets politiques non identifiés

République tchèque : L'envol des objets politiques non identifiés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les sociaux-démocrates sont les grands favoris des élections législatives anticipées des 25 et 26 octobre.

Mais pour gouverner, ils auront besoin des nouveaux partis politiques, dont le caractère imprévisible pourrait affecter la position du pays dans l’UE et l’OTAN. Par Daniel Anýž

 

 

Ces élections semblent se dérouler sans véritable enjeu. Les résultats risquent pourtant de présenter d’innombrables défis, en rapport notamment avec le caractère imprévisible de la politique étrangère tchèque.

Selon les sondages, les sociaux-démocrates (ČSSD) n’auront pas d’autre choix que de conclure des alliances, soit avec des partis dont les idées de ce que devrait être la politique étrangère tchèque remettent en question l’ancrage du pays au sein de l’espace transatlantique, soit avec des partis qui instrumentalisent à des fins populistes la politique étrangère.

Dans le premier lot, on peut ranger le Parti communiste de Bohême et Moravie (KSČM), qui exige la sortie de la République tchèque de l’OTAN. Dans le second, ANO [“Oui” en tchèque, le mouvement politique du milliardaire d’origine tchéco-slovaque Andrej Babiš], l’Aube de la démocratie directe [le mouvement populiste du tchéco-japonais Tomio Okamura], voire le SPOZ [Parti des droits civiques-Les Zemaniens, du président Miloš Zeman], qui en matière de politique étrangère entendent prendre leurs décisions sans orientation idéologique claire, flairant plutôt les états d’âme de l’opinion publique ou en fonction de leur propre humeur du moment.

 

La politique étrangère est aux abonnés absents du programme de l’Aube. ANO s’est fendu d’un joli chapitre sur le sujet et, prendront soin d’ajouter certains, compte dans ses rangs Pavel Telička, commissaire européen [de mai à octobre 2004] et négociateur en chef de l’adhésion de la République tchèque à l’UE. Mais si le businessman expérimenté Babiš est un maître en affaires, il exige que les produits qu’il acquiert soient fonctionnels, autrement dit dociles. Et cela vaut également pour Telička. Une Pologne qui déplaît [Babiš est un critique de la qualité des aliments provenants de Pologne] peut se traduire par une tentative hargneuse d’aller à la confrontation avec Varsovie sur une scène plus large, par exemple européenne...

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Radio Prague - Coup de filet au siège du gouvernement, le Premier ministre dans la tourmente

Radio Prague - Coup de filet au siège du gouvernement, le Premier ministre dans la tourmente | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est un coup de filet sans précédent auquel a précédé la police tchèque dans la nuit de mercredi à jeudi. Une opération d’envergure qui pourrait avoir d’importantes retombées politiques. En effet, l’Unité de lutte contre le crime organisé (ÚOOZ) est intervenue au siège du gouvernement et a interpellé plusieurs responsables politiques. Selon les informations disponibles jeudi en début d’après-midi, cette opération policière, qui constitue une première historique de par son envergure et le lieu de l’intervention, concernerait également le Premier ministre Petr Nečas.

 

Selon les médias tchèques, qui citent « une source bien informée », les détectives de l’ÚOOZ ont procédé à une descente non seulement au siège du gouvernement, mais aussi au Ministère de la Défense et au siège de l’institution en charge des forêts du pays. Plus concrètement, au moins quatre personnes auraient été interpellées. Il s’agit de l’ancien chef du club parlementaire du parti civique démocrate (ODS) Petr Tluchoř, l’ancien ministre de l’Agriculture Ivan Fuksa, lui aussi membre de l’ODS, dont le Premier ministre est le leader, et la directrice du cabinet de ce dernier, Jana Nagyová. L’ancien chef du Service de renseignement militaire et actuel directeur de l’Administration des réserves matérielles publiques, Ondřej Páleník, figurerait également dans le groupe des interpellés. Préparée depuis déjà deux ans, la descente de la police aurait été accélérée en raison notamment des fuites de certaines informations. Journaliste de l’hebdomadaire Respekt, Jaroslav Spurný s’est exprimé sur cette situation : « La raison concrète de cette opération n’est pas encore connue. Dans tous les cas, il s’agit d’une grande intervention, avec quelque 400 policiers déployés. Je sais que d’autres opérations de ce type devraient être menées jusqu’à samedi matin à d’autres endroits également. D’après mes sources, il serait question de l’affaire étroitement liée aux ‘parrains pragois’. »...

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Le cannabis légal en République tchèque à des fins thérapeutiques

Le cannabis légal en République tchèque à des fins thérapeutiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le cannabis utilisé à des fins thérapeutique est désormais légal en République tchèque, avec l'entrée en vigueur lundi d'une loi adoptée en décembre et autorisant l'usage de la marijuana pour réduire l'impact de certaines maladies graves.

Destiné à atténuer les symptômes de maladies telles que le cancer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, le psoriasis et l'eczéma atopique, le cannabis n'est toutefois accessible que sur ordonnance électronique pour en empêcher l'abus.

La République tchèque va d'abord importer cette drogue pendant environ un an, jusqu'à ce que l'Institut national de contrôle des médicaments commence à délivrer des licences, valables cinq ans au maximum, à des planteurs locaux.

La République tchèque, pays de 10,5 millions d'habitants, est l'un des pays européens les plus libéraux vis-à-vis du cannabis. Les personnes qui possèdent jusqu'à 15 grammes de marijuana ou font pousser chez eux jusqu'à 5 plants ne risquent qu'une amende.

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Présidentielle tchèque: un 2e tour entre les pro-européens Zeman et Schwarzenberg | La-Croix.com

L'ex-Premier ministre de gauche Milos Zeman et l'actuel chef de la diplomatie Karel Schwarzenberg (droite) s'affronteront dans quinze jours lors du second tour de la présidentielle tchèque, un scrutin à l'issue très incertaine.

Ancien social-démocrate et chef du gouvernement en 1998-2002, M. Zeman, 68 ans, partisan de l'"économie sociale de marché", est arrivé samedi en tête du premier tour avec 24,21% des voix, devant le chef du parti gouvernemental TOP 09, M. Schwarzenberg, 75 ans, avec 23,40%.

Tous deux sont pro-européens. Les quelque 8,4 millions d'électeurs tchèques tournent ainsi la page de la décennie du très eurosceptique chef de l'Etat Vaclav Klaus, dont le second mandat quinquennal expire le 7 mars.

Cette première présidentielle au suffrage universel direct, dont le taux de participation a atteint 61,31%, se tient sur fond de morosité générale provoquée par la récession économique et un taux de chômage de 9,4%.

"Comme en France, le duel présidentiel opposera la gauche et la droite", a constaté M. Zeman, dans une brève déclaration à la presse.

Il a saisi l'occasion pour s'attaquer à son adversaire, membre d'un gouvernement de centre droit fragilisé par sa politique d'austérité et divers scandales de corruption.

Le cabinet minoritaire de Petr Necas affrontera en effet jeudi la cinquième motion de censure depuis son installation en juillet 2010....

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Europe centrale : La corruption a la peau dure

Europe centrale : La corruption a la peau dure | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de dix ans après leur adhésion à l’UE, certaines pratiques douteuses perdurent dans plusieurs pays de l’ancien bloc communiste.

 

Les pressions de Bruxelles ne semblant pas être efficaces, le changement devra venir des Etats concernés, estime un correspondant basé à Varsovie. Par Jan Hunin

 

 

Petr Nečas, Premier ministre tchèque, a fini par démissionner. Il a présenté sa démission lundi après-midi [le 17 juin], cinq jours après la révélation du plus gros scandale de corruption dans l’histoire récente du pays.

Manifestement, Petr Nečas aurait préféré que les choses se passent différemment. Ces derniers jours, il avait fait comprendre qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il resterait en poste, quoi qu’il en soit.

Pourtant, il devrait s’estimer heureux. Il y a quelques semaines, un de ses anciens homologues, le Premier ministre slovène Janez Janša, a été condamné par un tribunal de Ljubljana à deux ans de prison. Il est soupçonné d’avoir accepté un pot-de-vin pour l’acquisition de véhicules blindés finlandais. Les similitudes sont frappantes entre cette affaire et le scandale de corruption en République tchèque. Dans ce cas également, des commandes de l’armée ont rapporté un pactole.

Des initiatives anti-corruption, enfin

Non loin de là, la situation n’est pas meilleure. En Croatie, un pays qui dans deux semaines deviendra membre de l’Union européenne, l’ancien Premier ministre, Ivo Sanader, est en prison en attendant d’être jugé. Il risque plus de dix ans de prison.

Les problèmes auxquels sont confrontés ces anciens Premiers ministres sont à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle, parce que près de dix ans après l’élargissement de l’Union européenne à l’Est, des initiatives sont enfin prises pour lutter contre la corruption. Car la République tchèque, la Slovénie et la Croatie ne sont pas des exceptions.

Dans d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est, la justice s’est enfin mise en marche, lentement, mais sûrement, contre le crime organisé. Même les pays qui ont très mauvaise réputation, comme la Roumanie et la Bulgarie, ont pris des initiatives qui étaient inconcevables il y a encore quelques années. Au fil des derniers mois, pas moins de trois ministres ont été mis en examen.

La mauvaise nouvelle, c’est que ces problèmes témoignent de la lenteur avec laquelle on vient à bout des vieilles habitudes. Les nouveaux États membres ont certes adapté leur législation aux souhaits de Bruxelles, mais souvent, ils ne l’appliquent pas. Ce comportement est un héritage du communisme. La corruption était alors une composante naturelle de la vie sociale....

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République tchèque : Chez les derniers Allemands des Sudètes

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Malgré les expulsions qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, une forte communauté germanophone subsiste dans l’Ouest du pays.

Leur culture disparaît progressivement, mais ceux qui sont restés portent un regard conciliant sur leur “coexistence” avec les Tchèques.

Par Tomáš Lindner

 

 

Il gèle à Abertamy. Une mince couche de glace recouvre les rues adjacentes et de la neige sale s’amoncelle sur la place de la ville. Au milieu, une scène de désolation attire le regard : un hôtel croulant, l’Uran, auquel il manque les fenêtres, et dont quelques briques se sont détachées. Deux hommes aux cheveux gris passent en se promenant devant le bâtiment. Ils sont la mémoire d’une Abertamy totalement différente. Comptant trois fois plus d’habitants qu’aujourd’hui, des dizaines de boulangers et de commerçants,  et riche de maisons soigneusement entretenues.

Gerhard Krakl, 73 ans, et Pavel Schreiber, 79 ans, ont grandi ici, et parlent toujours entre eux l’allemand d’Abertamy, le dialecte utilisé pendant des siècles par leurs ancêtres. Avec leur génération qui s’éteint, ce n’est pas seulement un dialecte local qui disparaît des rues d’Abertamy, c’est toute la culture des Allemands des monts Métallifères. Pendant 500 ans, ils ont modelé cette zone frontalière inhospitalière. Ils ont survécu à l’expulsion qu’a subie la majorité de leurs compatriotes sudètes. Mais aujourd’hui, les survivants de cette communauté sont en train de se fondre définitivement dans la population tchèque locale...

 

Sur une population de 3 millions de personnes, 150 000 Tchèques allemands environ ont pu échapper aux expulsions de l’après-guerre. La plupart étaient des travailleurs indispensables, sans lesquels les usines nationalisées situées à la frontière auraient fait faillite. Parmi eux, il y avait également des paysans, qui n’ont pas été expulsés car l’Allemagne, alors en ruine, n’était tout simplement plus en mesure d’accueillir davantage de déplacés...

 

 

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Les Tchèques se donnent un président de gauche controversé | La-Croix.com

Les Tchèques se donnent un président de gauche controversé | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’ex-Premier ministre de gauche Milos Zeman, 68 ans, a remporté la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en obtenant 55,7% des voix après le dépouillement de 98% des bulletins.

 

Démocratie parlementaire, la République tchèque a pour temps fort politique, les législatives, prévues l’an prochain. Jusqu’ici, l’élection du chef de l’Etat s’effectuait donc à bulletins secrets par les membres des deux chambres du Parlement du pays. Députés et sénateurs se réunissaient pour cela au château de Prague, siège de la présidence tchèque.  Mais, une loi en vigueur depuis le 1er octobre dernier, a  introduit l’élection du président au suffrage universel. Ce choix s’explique par le mauvais déroulement de la dernière élection présidentielle, en 2008, selon le mode de scrutin traditionnel :  la reconduction cette année-là de l’actuel président sortant, l’économiste Vaclav Klaus, avait été entâchée d’accusations de corruption et autres pressions sur les parlementaires.

La mesure a fait débat, tant l’introduction du suffrage universel a pu paraître disproportionnée au regard des pouvoirs toujours très limités dont dispose le chef de l’Etat en régime parlementaire. Cependant, d’après des enquêtes d’opinion citées par la fondation Robert-Schuman, 80 % des Tchèques sont favorable à ce nouveau mode d’élection. Comme l’on s’y attendait, près de six électeurs sur dix ont donc participé à ce scrutin :  quelques 59 % pour le second tour qui s’est déroulé les 25 et 26 janvier, contre  61,3% au premier tour il y a quinze jours.

Samedi 26 janvier, selon les chiffres communiqués par l’Office des statistiques, sur la base de 98 % des votes dépouillés, c’est l'ex-Premier ministre de gauche Milos Zeman, 68 ans, qui a donc remporté cette première présidentielle au suffrage universel direct, en obtenant 55,7% des voix. Son rival, le chef de la diplomatie Karel Schwarzenberg (droite), 75 ans, a obtenu 44,3%, selon ces résultats quasi-définitifs, communiqués par l'office des statistiques (CSU).

Milos Zeman qui prêtera serment le 8 mars, sera le troisième à occuper la fonction de président depuis l'indépendance de la République tchèque en 1993, succédant à l'artisan de la "Révolution de velours" de 1989 et chef de l'Etat en 1989-2003 Vaclav Havel et à l'économiste libéral Vaclav Klaus (président depuis 2003), tous deux élus par le Parlement....

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Pas de sacrifices sans espoir !

Pas de sacrifices sans espoir ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si la légitimité de l’Union européenne était intacte, les Européens consentiraient plus facilement aux efforts qui leur sont demandés. Ils pourraient alors espérer voir leurs propres intérêts récompensés.

Par Michael Marder du Project Syndicate de Prague.

 

Le président français François Hollande a récemment souligné l’idée essentielle, pourtant souvent occultée, selon laquelle il y aurait des limites au degré de sacrifice qui peut être demandé aux citoyens des pays du sud de l’Europe en difficulté financière. Afin d’éviter de transformer la Grèce, le Portugal et l’Espagne en véritables "maisons de correction" collectives, a-t-il fait valoir, les peuples ont besoin d’espoir, au-delà des perpétuels horizons lointains de réduction des dépenses et de mesures d’austérité. Les notions de psychologie les plus élémentaires appuient le point de vue de Hollande. Renforcement négatif et report répété des retours positifs ne peuvent aboutir à un objectif qu’à condition de la perception d’une lueur au bout du tunnel – la récompense future des sacrifices d’au­jour­d’hui.

Le pessimisme public régnant en Europe du Sud est en grande partie attribuable à l’absence d’une telle récompense. Tandis que la confiance déclinante des consommateurs et le pouvoir d’achat des ménages aggravent la récession, les prévisions de fin de crise sont sans cesse repoussées, et les peuples soumis au fardeau de l’austérité en arrivent à perdre espoir.

...

 

Les conditions imposées par la troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – conduisent à reporter indéfiniment la satisfaction des besoins de ceux auxquels il est demandé de faire des sacrifices, de même qu’à retarder la réparation de ­filets de sécurité sociale en lambeaux. Pourtant, les gouvernements nationaux continuent ­d’appliquer des politiques qui exacerbent l’injustice. Par exemple, le budget 2013 du Portugal réduit de huit à cinq le nombre de tranches d’imposition – une démarche vouée à dévaster la classe moyenne.

Le sacrifice impliquait autrefois un renoncement au corps – à ses plaisirs, à ses besoins fondamentaux, et même à sa vitalité – pour le bien de l’esprit. Tandis que persiste le discours du sacrifice, la logique l’ayant sous-tendu pendant des millénaires a aujour­d’hui été abandonnée. Il est crucial que les dirigeants européens nourrissent leurs citoyens d’une espérance renouvelée. Il en va de la légitimité d’une Europe "post-nationale", reposant sur une obligation de la part de l’UE, inscrite dans le Traité de Lisbonne, de promouvoir "le bien-être de sa population".

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