Union Européenne,...
Follow
Find tag "Kosovo"
6.7K views | +0 today
Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Conflit en Ukraine: un voisinage menacé? - Europe - RFI

Conflit en Ukraine: un voisinage menacé? - Europe - RFI | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Mardi 24 février, au Sénat américain, le secrétaire d’Etat John Kerry s’est fendu d’une réflexion concernant l’Ukraine qui n’est pas passée inaperçue, en évoquant une « ligne de feu » entre Moscou et Washington sur laquelle se tiendraient un bon nombre d’autres Etats du Sud-Est européen. Au-delà d’un énième avertissement à l’endroit du Kremlin, la région, et notamment les Balkans, courent-ils le risque d’une propagation du conflit ukrainien ? Eléments de réponse.

La formule a eu son petit effet et a été abondamment reprise dans les médias des pays concernés. Peu avant une audition devant le comité des Affaires étrangères du Sénat largement consacrée à la lutte contre l’organisation Etat islamique et à Cuba, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, interrogé sur la stratégie d’influence du Kremlin, a expliqué que plusieurs pays d’Europe du Sud-Est - la Moldavie, la Serbie, le Kosovo, la Macédoine ou encore le Monténégro - se trouvaient sur une « ligne de feu » entre Washington et Moscou. Et le chef de la diplomatie d’enjoindre, au cours de son audition cette fois, les parlementaires à prendre la mesure de l’imposante « machine de propagande » russe à l’oeuvre dans la région.

La réflexion a certes plus attiré l’attention par le vocabulaire guerrier employé que par la dénonciation à proprement parler des velléités russes de déstabilisation de la région. Depuis les débuts du conflit en Ukraine, de nombreux officiels occidentaux ont fait part publiquement de leurs craintes de voir la péninsule balkanique (re)devenir le théâtre d’affrontements larvés entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’une part, et la Russie d’autre part. Encore, en décembre dernier, Angela Merkel, la chancelière allemande, accusait Vladimir Poutine de « créer des problèmes » dans de nombreux pays, dénonçant le renforcement, par exemple, de ses liens économiques avec certains Etats des Balkans occidentaux pour mieux pouvoir jouer de son influence. Au même moment, la toute nouvelle représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, recommandait à Moscou de ne pas exporter les tensions ukrainiennes dans la région....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Municipales tests au Kosovo

Municipales tests au Kosovo | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Kosovo, correspondance. À l’occasion du scrutin de dimanche, l’état des tensions au Nord, où habite la minorité serbe, constitue un enjeu clé. Il validera ou non le processus d’adhésion de Belgrade à l’UE.


Une étrange partie de poker menteur se joue, une fois de plus, sur les rives de l’Ibar. La participation des Serbes du nord du Kosovo aux élections municipales de dimanche prochain représente l’épreuve du feu pour les accords de « normalisation » difficilement conclus en avril dernier entre Belgrade et Pristina.

Ces accords de Bruxelles, dont le contenu a été négocié mot à mot par la haute représentante de la politique extérieure de l’UE, Catherine Ashton, sont souvent présentés, non sans un peu de complaisance, comme « un grand succès », même si leur portée réelle reste difficile à évaluer. « Tout va se jouer dimanche : même si peu de Serbes se rendent aux urnes, pour peu qu’il n’y ait pas d’incident majeur, tout le monde parlera d’un grand succès. Par contre, si cela dérape, c’est toute la stratégie menée au Kosovo par Bruxelles depuis plusieurs années qui sera invalidée », estime, sous couvert de l’anonymat, un fonctionnaire de la mission européenne Eulex.

Depuis plusieurs années déjà, les Serbes des enclaves situées dans le sud du Kosovo reconnaissent les institutions de Pristina. Pas ceux du secteur nord, homogène et contigu à la Serbie, où vivent quelque 40 000 personnes. Les Européens veulent donc vider l’abcès, et c’est à Belgrade – en contrepartie de l’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’UE dès janvier 2014 – qu’il revient de convaincre les Serbes du Nord de participer aux élections municipales, cette participation valant reconnaissance de facto des institutions du Kosovo indépendant. Même l’Église orthodoxe serbe appelle les Serbes à se rendre aux urnes.

Ces dernières semaines, la situation s’est cependant tendue dans le nord du Kosovo, avec des explosions récurrentes et des attaques contre des policiers européens. Soumis à de fortes pressions de la part de Belgrade, les Serbes du Nord reculent pas à pas. La dernière bataille porte sur le matériel électoral qui sera distribué dimanche : « Si un seul symbole de la soi-disant république du Kosovo figure dans les bureaux de vote, aucun Serbe n’ira voter et des incidents sont possibles », a mis en garde lundi Krstimir Panti, l’actuel maire serbe de Mitrovica.

« Nous sommes trop peu nombreux. Que pourrions-nous faire sans l’aval et le soutien de la Serbie ? Prendre le fusil ? » demande Mile, un agriculteur de la petite ville de Leposavic. Pourtant, dimanche, la moindre provocation pourrait très vite mettre le feu aux poudres.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Ivica Dacic : "La Serbie est un paria européen"

Ivica Dacic : "La Serbie est un paria européen" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Entretien. Le premier ministre serbe s'inquiète du blocage des discussions avec l'Union européenne à cause du Kosovo

 

Le premier ministre serbe, Ivica Dacic, et son homologue kosovar, Hashim Thaci, ont jusqu'au mardi 9avril pour trouver un compromis sur le nord du Kosovo, peuplé par environ 40000 Serbes. Le 2avril, leur huitième rencontre à Bruxelles, sous l'égide de l'Union européenne (UE), n'a pas permis de franchir ce cap décisif. De passage à Paris, deux jours plus tard, pour obtenir le soutien de la France en cette période décisive, M.Dacic, en fonction depuis juillet2012, a expliqué au Monde les réserves de Belgrade.

 

 

Quelle est la raison du désaccord constaté, mardi 2avril, à Bruxelles ?

Ivica Dacic. Pour la première fois, la Serbie a formulé une proposition pour résoudre le problème de manière viable. Le président Nikolic a présenté une plate-forme offrant aux Serbes une autonomie de leur communauté au sein du Kosovo, sans reconnaître formellement l'indépendance du Kosovo.

La Serbie veut en finir avec le passé et se tourner vers le futur. Donc, résoudre la question des structures parallèles, trouver le moyen d'intégrer les Serbes dans le système de Pristina. Mais les propositions du Kosovo sont humiliantes, inacceptables, inapplicables sur le terrain....

 

Vincent DUBOIS's insight:

 

La suite de l'article est réservé aux abonnés du monde.fr mais il me semblait qu'il était important d'évoquer les Balkans dans leurs relations problématiques avec l'UE et la poudrière qu'ils représentent toujours.

 

A ce titre, je conseille la lecture du roman d'Ismet Prcic intitulé California  Dream qui nous replonge dans la guerre des années 90 en Yougoslavie à travers le parcours d'un jeune bosniaque.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Adhésion à l'UE : où en sont les Balkans?

Adhésion à l'UE : où en sont les Balkans? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Croatie va devenir le 28e pays membre de l’Union européenne. Après la Slovénie, en 2004, ce sera donc le deuxième des six pays de l’ex-Yougoslavie à faire ce pas vers l’Europe. Mais entre les pays candidats et les autres, l'écart se creuse.

 

Après la Slovénie en 2004, la décision de la Croatie d'intégrer l'Union européenne va peut-être entrouvrir la porte de l’Europe aux autres pays des Balkans qui attendent toujours sur le perron. A terme, tous les pays de l’ex-Yougoslavie ont vocation à intégrer l’UE. Mais si l'instabilité des années 1990 est en passe d'être surmontée, cette région qu'on qualifiait il n'y a pas si longtemps de « poudrière » de l'Europe est confrontée à d'autres problèmes.

De plus l'enthousiasme pro-européen de ces pays, à 80% dans les sondages en 2003, s’est émoussé au fil des négociations et de l’intransigeance de Bruxelles. Sans compter que la crise économique est passée par là et que l’Europe ne fait plus rêver....

 

Point sur la Macédoine, le Monténégro, la Serbie, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

KOSOVO • Une indépendance en trompe-l'œil

KOSOVO • Une indépendance en trompe-l'œil | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le premier scrutin couvrant l'ensemble du territoire kosovar s'est déroulé le 3 novembre dans un climat marqué par des violences dans le nord du pays où les Serbes sont majoritaires.

Ce vote test est un échec pour Bruxelles, estime le quotidien croate Jutarnji List.

 

 

Les forces de police du Kosovo renforcées, la mission de l'Union européenne au Kosovo (Eulex) et ses unités spéciales, les forces de l'Otan déployées dans le cadre de la Kfor : tout le monde était en état d'alerte le 3 novembre pour assurer le bon déroulement des élections municipales. Ce scrutin couvrait pour la première fois l'ensemble du territoire du Kosovo. Et tous avaient prévenu qu'ils ne toléreraient aucune provocation ou désordre. Car ces élections constituaient un test pour le Kosovo et la communauté internationale quant à l'application sur le terrain de l'accord de normalisation des relations entre Belgrade et Pristina.

Alors que les élections semblaient se dérouler sans grands problèmes, des extrémistes masqués se sont introduits dans les bureaux de vote peu avant la fermeture. Ils ont agressé les électeurs et détruit les urnes. La police n'a pas pu les en empêcher et les forces de la mission européenne sont arrivées trop tard. Ce n'est que suite à l'intervention de celles de l'Otan que la situation s'est calmée. On a fini par remettre en place les urnes. Mais cette atmosphère sur le terrain était loin de correspondre aux attentes de Bruxelles.


L'Union européenne (UE) et l'Otan doivent se demander sérieusement ce qu'ils ont fait en treize ans de présence au Kosovo pour en arriver là : comment est-il possible qu'un petit groupe de hooligans ait pu mettre en question le processus électoral. En 2012, la cour des comptes européenne avait estimé le coût de la mission de l'UE au Kosovo à un milliard d'euros. La situation est certes meilleure aujourd'hui qu'il y a treize ans, mais force est de constater que treize ans après l'arrivée des forces internationales et presque six ans après l'indépendance on ne peut toujours pas organiser des élections normales.

Le problème dépasse la question de la sécurité, il est avant tout politique. Bruxelles insistait sur une approche "pas à pas" du problème du Nord, ce qui a permis aux seigneurs locaux de créer des structures parallèles criminelles. Pour des raisons politiques et afin d'assurer une quelconque stabilité, l'UE et le reste de la communauté internationale ont toléré pendant des années ces structures en espérant qu'avec le temps la situation allait progressivement s'améliorer et se normaliser. Apparemment, ce ne fut pas le cas...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'UE accepte d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Serbie

L'UE accepte d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Serbie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement serbe a donné son feu vert à l'accord en vue de normaliser les relations avec le Kosovo, paraphé vendredi sous l'égide de l'UE

 

"La Commission considère que la Serbie a rempli le critère prioritaire consistant à prendre des mesures en vue d'une amélioration visible et durable de ses relations avec le Kosovo, écrit la Commission dans un rapport (en anglais) sur les discussions entre la Serbie et le Kosovo. En conséquence, la Commission recommande l'ouverture de négociations avec la Serbie pour une adhésion à l'Union."


Cette annonce est intervenue quelques minutes après le feu vert donné par le gouvernement serbe à l'accord Belgrade-Pristina paraphé vendredi dernier sous l'égide de l'UE, quatorze ans après la fin du conflit serbo-kosovar et cinq ans après l'indépendance proclamée par l'ancienne province serbe. Le compromis porte sur le degré d'autonomie accordé aux 40 000 Serbes du nord de ce territoire.

Belgrade "a accepté le premier accord sur les principes qui réglementent la normalisation des relations, qui est le résultat du dialogue avec le Kosovo à Bruxelles. Le gouvernement a ordonné aux ministères (...) de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l'accord et poursuivre l'application des accords déjà existants avec les représentants des institutions de Pristina", indique un communiqué du cabinet du premier ministre serbe, Ivica Dacic.

Le Parlement serbe doit également se prononcer dans la semaine sur cet accord, mais la coalition au pouvoir dispose d'une confortable majorité et ne devrait pas rencontrer d'obstacle. L'Union européenne avait en effet conditionné le démarrage de négociations d'adhésion à un accord avec son ancien ennemi...


more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Adhésion à l'UE: la Serbie doit reconnaître le Kosovo avant (Schulz) | Brèves | alterinfonet.org Agence de presse associative

Adhésion à l'UE: la Serbie doit reconnaître le Kosovo avant (Schulz) | Brèves | alterinfonet.org Agence de presse associative | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La reconnaissance de l'indépendance du Kosovo doit constituer une condition sine qua non de l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, a déclaré mardi le président du Parlement européen Martin Schulz à l'issue d'un entretien à Bruxelles avec le premier ministre serbe Ivica Dacic.

"Nous devons garantir la paix. La reconnaissance mutuelle de Belgrade et de Pristina doit constituer la condition de leur adhésion à l'UE", a indiqué M.Schulz devant les journalistes.

M.Schulz est le premier officiel européen à ouvertement insister sur la nécessité de la reconnaissance réciproque de la Serbie et du Kosovo au cours du processus d'adhésion à l'UE.

Selon le président du Parlement européen, "il s'agit d'un problème intérieur pour l'Union européenne car certains de ses membres ne reconnaissent toujours pas le Kosovo, alors l'Union, en tant que telle, demande à la Serbie de reconnaître le Kosovo".

Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy a également souligné lors d'une rencontre avec le chef du gouvernement serbe que Belgrade devrait reconnaître le Kosovo s'il voulait obtenir le lancement de ses négociations d'adhésion avec l'UE.

Le 17 février 2008, les autorités albanaises du Kosovo, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l'Union européenne, ont unilatéralement proclamé l'indépendance de cette province que Belgrade considère toujours comme la sienne. L'indépendance du Kosovo a été reconnue à ce jour par quelque 90 pays du monde.

more...
No comment yet.