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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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HONGRIE-RUSSIE • Avec Orbán, Poutine trouve à qui parler à Budapest

HONGRIE-RUSSIE • Avec Orbán, Poutine trouve à qui parler à Budapest | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vladimir Poutine a effectué le 17 février à Budapest une visite qualifiée de "précieuse" par la presse hongroise. Les manifestations de la veille pour dénoncer le rapprochement avec la Russie n'ont pas empêché la signature de plusieurs accords économiques.

 

“Malgré les manifestations qui ont eu lieu la veille de son arrivée sur la place Kossuth, malgré les manifestations qui ont eu lieu toute l'année pour exprimer la colère d'un peuple contre une politique trop orientée vers Moscou”, comme le note le mensuel de gauche Magyar Narancs, cette visite a bien eu lieu. Car “Poutine nous souffle dans la nuque”, titre le mensuel.

 

Pour la diplomatie hongroise, ce fut un mois crucial", remarque Magyar Nemzet, jusqu'à peu quotidien de droite proche du Premier ministre Viktor Orbán. "Après la chancelière Angela Merkel, le président Vladimir Poutine". Le quotidien de Budapest pense que cette journée, au cours de laquelle Poutine a signé avec Orbán plusieurs accords de coopération bilatérale dans les domaines énergétique, universitaire, médical et nucléaire, était également nécessaire au leader russe : “Moscou a besoin de la paix”, et “cette visite, la première dans un Etat membre UE après le début des sanctions contre la Russie”, marque une volonté de “montrer au monde qu'il existe encore des Etats européens qui l'accueillent avec joie”.

Si Budapest ne s'est pas engagé en faveur des sanctions européennes contre la Russie, Viktor Orbán a néanmoins fait savoir que “seule la paix en Ukraine pourrait garantir le retour des bonnes relations entre l'UE et la Russie”...

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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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Comment le parti d'extrême droite Jobbik a colonisé la Hongrie | Slate

Comment le parti d'extrême droite Jobbik a colonisé la Hongrie | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Karaokés nationalistes, groupes de rock au discours agressif, manuels ancestraux, taxis partisans, costumes traditionnels, sites d'information... Le parti d'extrême droite, qui espère rassembler plus de 20% des électeurs lors des deux rendez-vous électoraux de 2014, a envahi tous les aspects de la vie quotidienne.

 

«Nous sommes désormais le plus populaire des partis radicaux de l’Union européenne!», lançait fièrement Gábor Vona, leader du parti d’extrême droite hongroise Jobbik, dimanche 6 avril, à l’annonce des résultats anticipés des législatives remportées par le Fidesz de Viktor Orban.

 

Le Jobbik, ce jeune et virulent parti, y a culminé à un peu plus de 20,5%, le meilleur score de son histoire, même s'il ne lui a permis de rafler que 23 sièges au Parlement hongrois. Fondé en 2003, il avait fait sa grande entrée en politique aux élections européennes de 2009, envoyant trois députés siéger à Strasbourg, pour réitérer à domicile un an plus tard, avec 17% des suffrages aux législatives de 2010. Une performance que le parti espère renouveler lors des prochaines européennes, fin mai, pour conquérir un siège supplémentaire.

 

«Le Jobbik, ce n’est pas un parti, c’est une communauté», déclarait György Szilágyi, chef de file du parti à Budapest, à l’occasion de son dernier meeting, le 4 avril.

Une affirmation on ne peut plus pertinente. Car le Jobbik, qui critique aussi bien la corruption politique que les intérêts sionistes, les dérives des banques, l’accaparements des terres, les «déviants homosexuels», les «criminels tsiganes», plaide pour un référendum sur la sortie de l’UE et la réinstauration de la peine de mort, est un parti que sous-tend un ensemble de valeurs et d’objets «totems». Son succès est indissociable de ses composantes «communautaires», alternatives rassurantes au chaos qui règne actuellement dans la politique hongroise.

En l’espace de quelques années, grâce à la maîtrise des réseaux sociaux, la mise en place de relais médiatiques et l’organisation d’événements fédérateurs, il a su rallier autour de son orbite des dizaines de milliers de Hongrois. Si une grande partie de ses électeurs se contentent de glisser un bulletin contestataire dans l’urne lors des élections, il est aussi possible de mener une existence «nationaliste» sur la planète Jobbik. Mode d’emploi....

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Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires

Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires

 

Ils sont trois, côte à côte sur l'affiche, arborant leurs noms tels des suspects venant d'être arrêtés. Ce sont les représentants de la gauche hongroise, organisée en coalition en vue des élections législatives du 6 avril. « Ils ne méritent pas d'autre chance ! Car ils ont eu huit ans pour faire leurs preuves », dit le texte. Cette affiche est éditée par une organisation civile proche du FIDESZ (Fédération des jeunes démocrates), le parti de droite au pouvoir, et ses militants en placardent Budapest en ce début de campagne électorale. Stations de métros, façades en construction, tramways, bus, panneaux publicitaires... Il y a autant de versions de l'affiche que de surfaces différentes.

 

En Hongrie, la législation permet ce genre de communication politique, alors qu'elle serait condamnable en France. Les affiches électorales peuvent être placées sur des espaces publicitaires payants, et aucun des hommes politiques concernés n'a porté l'affaire en justice. Le droit hongrois fait une différence entre les citoyens et les acteurs publics. Ces derniers sont supposés accepter et encaisser en silence une critique plus virulente envers leur personne, du fait de leur rôle dans la société. Alors, entre liberté d'expression et diffamation, la frontière est repoussée...

Selon l'analyste politique Péter Zsolt, du centre Méltányosság, « les Hongrois ont bien peu d'estime pour leurs représentants publics, et ce genre d'affiche ne fait que contribuer à la décrédibilisation de toute la classe politique. » Sur l'affiche, le clown qui semble se moquer de l'ancien premier ministre hongrois ajoute un aspect ridicule à la scène. Le phénomène est nouveau en Hongrie, d'après Péter Zsolt....

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Tous des Européens à Budapest / France Inter

Tous des Européens à Budapest / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A quelques mois des élections européennes, France Inter propose à ses auditeurs de (re)découvrir l’Europe, cet espace qui leur est commun, en s’installant aux quatre coins du continent.

 

1ere PARTIE de 18h20 à 19h

 

I J Europe; Reportage de Caroline Gillet

 

L’actualité en Hongrie par, PÓCS Balázs Journaliste au Népszabadság  

 

L’interview politique : Janos Martonyi, Ministre des Affaires Etrangères

 

Söndörgö interprète en live : Sinoc, une mélodie de Vojvodine (au nord de la serbie, ancien territoire hongrois)

http://www.bluelineproductions.info/sondorgo

 

 

 

2eme PARTIE  de 19h20 à 20H

Quelle vie culturelle et intellectuelle dans le contexte politique hongrois aujourd'hui ?

 

Reportage d’Antoine Giniaux

Gaspar Miklos Tamas, philosophe, ancien dissident et ancien député du Parti libéral de gauche

Csaba Bereski, Directeur du Département international de la Fondation nationale du Film hongrois

Corentin Léotard, journaliste français installé en Hongrie, fondateur du site d'informations hongroises en français: http://www.hu-lala.org/

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Sondages : la Fidesz loin devant

Sondages : la Fidesz loin devant | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Selon les deux instituts de sondage Tarki et Ipsos, le parti Fidesz du 1er ministre Viktor Orban était soutenu au mois de juin par un quart de l'électorat total et par près de la moitié des électeurs décidés à aller voter.

 

Le parti socialiste MSZP est le principal  parti d'opposition. Si des élections avaient eu lieu au mois de juin, le MSZP aurait recueilli environ 25% des suffrages. Dans l'ensemble de l'électorat, seuls 13-15% des électeurs soutiennent le parti socialiste.

Selon les deux instituts de sondage, le parti d'extrême-droite Jobbik continue de baisser dans l'opinion publique et s'installe solidement sous la barre des 15% d'intentions de vote.

L'alliance emmenée par l'ancien 1er ministre Gordon Bajnai - Együtt 2014 - Parbeszéd Magyarorszagért - recueillerait entre 5 et 10% des votes (au-dessus du seuil parlementaire de 5%).

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Hongrie : Budapest, champ de ruines culturel

Hongrie : Budapest, champ de ruines culturel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Jadis créative et florissante, la scène culturelle hongroise est aujourd’hui régie par les valeurs nationales défendues par le gouvernement. Le cri d’alarme d’une journaliste hongroise qui a quitté son pays pour l’Allemagne.

 

Qui change de pays change son âme, dit-on en Hongrie. Or, au cours des deux ans et demi qui viennent de s’écouler, un demi-million de Hongrois se sont expatriés dans le monde entier, soit deux fois plus que lors de la vague de répression qui a suivi le soulèvement de 1956. C’est beaucoup pour un pays qui compte à peine dix millions d’habitants.

J’ai décidé à mon tour de ne plus tolérer la situation. Les raisons de ce choix ne manquent pas : l’argent, les perspectives d’avenir, et surtout le sentiment d’étouffer dans la Hongrie d’aujourd’hui.

Je fais partie de cette génération qui était assez jeune après 1990 pour le sentir : l’atmosphère des années de l’enfance et de l’école avait changé. Quand on a eu une fois dans sa vie la possibilité d’avoir une opinion et de l’exprimer librement, on ne veut plus s’en passer, même si la vie n’a jamais été rose ni facile en Hongrie.

Dans les années 2000, la scène alternative hongroise a connu une période d’effervescence. A Budapest, on trouvait un cinéma d’art et d’essai à chaque coin de rue, tous les mois ou presque, un nouveau film hongrois sortait dans les salles, une nouvelle vague de jeunes cinéastes travaillait d’arrache-pied. Le soir, on retrouvait ses amis dehors, sur la place Liszt-Ferenc, au niveau de la rue Andrássy, dans les cafés de la rue Nagymezö (le "Broadway" de Budapest où se concentrent les théâtres de la ville), ou dans les romkocsma [littéralement "bar en ruine", débit de boisson installé dans un immeuble voué à la démolition ou en attente de restauration] et l’on parlait de ce qu’on avait lu ou vu. La télévision diffusait des émissions culturelles et tous les camps politiques étaient représentés dans les débats.

On défendait quelque chose et l’on croyait en quelque chose : en soi, en son avenir. Vienne ou Berlin étaient peut-être plus soignées, plus riches, mais Budapest le serait un jour à son tour. Les choses avançaient plus lentement, les programmes d’urbanisme, la modernisation des infrastructures, tout prenait du retard. Cela avait du charme à l’époque, on allait dans la bonne direction, Budapest allait devenir une métropole bigarrée, vivante, prospère, tolérante, en un mot une métropole comme les autres....

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FOOTBALL • Roumanie-Hongrie, chronique d’une rivalité sans fin

FOOTBALL • Roumanie-Hongrie, chronique d’une rivalité sans fin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La Hongrie et la Roumanie s'affrontent ce vendredi soir en match de qualification du Mondial 2014. Ce match, programmé à Budapest, est classé à haut risque et se jouera – c'est une première – à huis clos. Qmagazine revient sur le contentieux historique entre les deux pays....

 

Rappelons d’abord qu'environ 1,26 million de Sicules [population de langue magyare habitant les districts de Covasna, Harghita et Mures, au centre du pays] vivent sur le territoire roumain (sur 21 millions de personnes). Puis, que le conflit entre les deux pays remonte à leur lutte commune contre l’Empire ottoman. Après le départ des Ottomans, la Transylvanie devint une partie de l’Empire austro-hongrois, tandis que la Roumanie indépendante fut formée par les principautés de Valachie et de Moldavie.

Le contentieux augmenta vers la fin du XIXe siècle, à cause du traitement répressif auquel fut soumise la population roumaine restée en Transylvanie. Suivirent l’union de la Roumanie avec la Transylvanie [après la Première Guerre mondiale], la perte de la Transylvanie du Nord, à la suite du diktat de Vienne [1940], la restitution du territoire sept ans plus tard après le traité de paix de Paris, et enfin, presque quatre décennies de tranquillité pendant le règne des Soviétiques. L’idée de l’autonomie de la Transylvanie revint en force dans les années 1980, avant que la révolution de 1989, qui a causé la chute du communisme et la mort des époux Ceausescu, ne mette en sourdine quelque temps le conflit roumano-hongrois.

Quelques mois plus tard, en mars 1990, à Târgu Mures, des heurts entre les populations roumaine et hongroise causèrent le décès de cinq personnes. Le changement viendra seulement en 1996, quand le parti des Hongrois de Roumanie, l’Union démocrate magyare de Roumanie, entra dans la coalition gouvernementale. Ce geste fut suivi de réformes répondant aux doléances de cette population majoritaire dans les départements surnommés Harcov [Harghita et Covasna, plus Mures]. Néanmoins, l’aspiration des Hongrois à l'autonomie reste un problème historique qui génère systématiquement des tensions entre les deux gouvernements, de Bucarest et Budapest...

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Hongrie : le Parlement adopte une modification controversée de la Constitution

Hongrie : le Parlement adopte une modification controversée de la Constitution | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Union européenne, les Etats-Unis, l'opposition hongroise et de nombreuses ONG avaient exprimé leurs réserves quant à cet amendement controversé.

 

Le Parlement hongrois, dominé par le Fidesz du premier ministre Viktor Orban, a adopté, lundi 11 mars, une réforme de la Constitution du pays malgré les avertissements de l'Union européenne et des Etats-Unis sur les conséquences de cette initiative sur la démocratie en Hongrie.

La réforme a été approuvée par 265 élus sur les 386 que compte le Parlement, avec 11 voix contre et 33 abstentions. Selon ses détracteurs, le gouvernement entend ainsi limiter les prérogatives de la Cour constitutionnelle pour renforcer de fait ses propres pouvoirs. Les socialistes, qui représentent le plus grand parti de l'opposition, ont boycotté le vote alors que le petit parti vert-gauche LMP a demandé aux députés du Fidesz jusqu'au dernier moment de voter non, en vain.

L'amendement retire à la Cour constitutionnelle une grande partie de ses pouvoirs, en l'empêchant de statuer sur le fond et de se référer à sa jurisprudence d'avant l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution le 1er janvier 2012. Il réintroduit par ailleurs plusieurs dispositions annulées auparavant par la Cour, comme une définition jugée restrictive de la famille ou la possibilité d'expulser les SDF des lieux publics.

Quelque 200 personnes s'étaient rassemblées devant le Parlement pendant le vote des députés pour manifester leur opposition à la modification de la Constitution. Elles avaient répondu à l'appel de deux partis de l'opposition, le DK de l'ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, le E2014, de l'ancien premier ministre technocrate Gordon Bajnai, ainsi que d'un nouveau parti issu de la division du LMP (PM) et le syndicat Szoliraditas....

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HONGRIE • "Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable"

HONGRIE • "Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'extradition, par Budapest, d'un soldat azerbaïdjanais condamné pour meurtre – et immédiatement libéré à peine revenu chez lui – révolte cet éditorialiste hongrois.

Il ne mâche pas ses mots pour dénoncer l'attitude putassière de son gouvernement, et appelle ses compatriotes à montrer au reste du monde qu'ils n'approuvent pas.

 

En janvier dernier, une foule assez nombreuse a défilé à Budapest pour annoncer au monde : "Nous ne serons pas des colonisés [de l’Union européenne (UE)]". Au côté des activistes et des fans [d’Orbán], il y avait beaucoup de Hongrois débonnaires et naïfs. Aujourd’hui, ils doivent constater où mène cette souveraineté et comment on peut se procurer de l’argent quand celui du FMI nous répugne : en se prostituant, si Dieu le veut.

A l’Est, l’argent coule à flots, comme le gaz et le pétrole. Mais, pour monter dans la limousine du cheik, il faut satisfaire ses désirs. Or c’est un individu pervers. Il pense par exemple qu’assassiner un Arménien à coups de hache n’est pas un crime mais un acte héroïque.

Le copinage avec l'Azerbaïdjan nous a conduits à relâcher un criminel de guerre. L’UE demande aux pays candidats l’extradition de ce genre d’hommes, mais pas pour qu'ils soient relaxés – au contraire, pour assurer leur punition. L'Azerbaïdjan a voulu sauver son héros, et nous avons marché dans la combine...

...

Etre hongrois, par les temps qui courent, est un sentiment pénible et désagréable : nous représentons un pays qui approuve contre caution un assassinat à la hache à motivation nationaliste, mais qui, en guise de caution, accepte des fausses perles. C’est un pays immoral et stupide. La vallée des couillons. Des putains.

La raison en est que, dans cette affaire de hache, on ne voit – de Washington, de Berlin et d’Erevan – que les actes et les avis du gouvernement. Nous n’avons pas encore fait la démonstration qu’il y a des Hongrois d’une autre trempe dans ce pays, des Hongrois qui ne seraient jamais prêts à traiter avec des assassins à la hache, et, si oui, sûrement pas contre des promesses.

Quand le monde extérieur se fait une idée monolithique d’une nation, cela a des conséquences tragiques. On croit, par exemple, que tous les Arméniens sont des salauds, et que les assassiner à la hache n’est donc pas un crime. Ou bien on croit que tous les Hongrois sont comme leur gouvernement : il est donc juste et bon de cracher sur eux et se moquer d’eux. Il y a un seul antidote à cela : une manifestation de masse. Une marche de la paix avec le slogan : "Nous ne sommes pas des prostitués"...

 

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Viviane Reding : "Même en crise, l'Europe n'est pas qu'un marché"

Viviane Reding : "Même en crise, l'Europe n'est pas qu'un marché" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans un entretien au "Monde", la commissaire européenne à la justice salue le succès des rappels à l'ordre à la Hongrie et à la Roumanie. Bucarest a aussitôt fait part de sa "surprise".

 

Vice-présidente de la Commission européenne et commissaire à la justice, Viviane Reding sera, lundi 3 et mardi 4 septembre, à Paris pour rencontrer plusieurs membres du gouvernement et évoquer la crise de la zone euro et la situation des Roms, mais aussi celle des droits fondamentaux dans l'Union.

 

    Vous êtes intervenue dans la récente crise constitutionnelle en Roumanie. Vous semble-t-elle apaisée après l'échec de la procédure de destitution du président Basescu ?

    Nous maintenons une surveillance étroite après la bataille terrible qui s'est déroulée en juillet et en août. Nous avons pu dire "Halte-là" à cette sorte de putsch parlementaire. Nous avons évité le pire grâce à une action déterminée de nombreux acteurs, dont la Commission, le Parlement et les Etats européens, mais aussi le Fonds monétaire international. Les dérives les plus graves ont aussi pu être endiguées grâce au mécanisme de vérification et de contrôle que nous avons mis en place. Nous espérons que tous les acteurs politiques pourront surmonter leurs divisions et préparer les échéances électorales d'octobre. Les jeunes démocraties de l'est doivent réaliser en peu de temps ce que nos vieux pays ont accompli sur des décennies.

 

   Pensez-vous que l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen est d'actualité ?

   C'est aux Etats membres qu'il appartient de décider, à l'unanimité, s'ils ouvrent leurs frontières, sur la base d'une analyse politique. La question essentielle est de savoir si l'Etat de droit roumain peut nous rendre confiants. L'espace Schengen ne concerne pas seulement le fonctionnement technique des frontières, tel qu'évalué par la Commission. Il implique aussi un bon fonctionnement de la justice et des garanties qui y sont liées. Pour ma part, je ne serais pas surprise si les Etats décidaient de ne pas y intégrer tout de suite la Roumanie....

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L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton

L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Membre de l'Union européenne depuis 2004, la Hongrie est dotée depuis ce début d'année d'une nouvelle Constitution. Imposé par la droite extrême du premier ministre Viktor Orban, ce texte liberticide est bien plus qu'une régression démocratique. C'est une alarme pour tous les Européens sur ce que serait un fascisme d'aujourd'hui, son nouveau credo et ses nouveaux atours. Démonstration par le détour d'un livre trop peu commenté de l'historien américain Robert O. Paxton, Le Fascisme en action (Seuil, 2004).

 

Avant de ramasser en synthèse ces caractéristiques du fascisme en action, par-delà les circonstances et les conjonctures, Paxton résumait le contexte favorable à sa renaissance dans une description anticipatrice, dont la résonance avec le climat politique actuel de certains pays européens est évidente: «Les signes avant-coureurs bien connus – propagande nationaliste exacerbée et crimes haineux – sont importants, mais insuffisants. Avec ce que nous savons aujourd'hui sur le cycle fasciste, nous sommes en mesure de découvrir des signes avant-coureurs beaucoup plus menaçants dans des situations de paralysie politique lors d'une crise, dans l'attitude de conservateurs à la recherche d'alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d'obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste. Les fascistes sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes, font appel aux passions mobilisatrices et essaient de coopter la clientèle fasciste.»...

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La Hongrie court après ses fantômes nazis | Slate

La Hongrie court après ses fantômes nazis | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le pays réhabilite l'amiral Horthy, allié d’Hitler et régent au pouvoir quand 400.000 juifs ont été déportés, sous l’œil bienveillant d’un gouvernement de droite aux abois.

 

Imaginez qu'en 2012, on érige une statue au maréchal Pétain, que l'on donne son nom à un parc, que l’on accroche une plaque en sa mémoire sur les murs d’une université.

C’est à peu près ce qui s’est passé ces dernières semaines en Hongrie, dans les villes de Kereki, Gyömrö et Debrecen, pas en l’honneur de Pétain bien sûr, mais de l’équivalent local: l’amiral Miklós Horthy.

 

Régent du royaume de Hongrie entre 1920 et 1944, Miklós Horthy a pourtant un bilan peu fameux. C’est sous son pouvoir qu’a été votée l’une des premières lois antijuives d’Europe: un numerus clausus dans les universités, en 1920.

Autre fait de gloire: le rapprochement volontaire puis l’alliance avec le régime hitlérien dans les années 1930.

A la suite de l’Anschluss de 1938, l’Allemagne, aux portes de la Hongrie, exige l’alignement de la politique intérieure magyare sur celle du Reich. Le gouvernement Daranyi, sous l’œil d’Horthy, s’exécute et promulgue une première loi antijuive. Une deuxième suivra en 1939, puis une troisième en 1941 (en contrepartie, la Hongrie récupère, lors des arbitrages de Vienne de 1938 et 1940, une bonne partie des nombreux territoires perdus à la suite du traité de Trianon de 1919).

Le pire est à venir… En mars 1944, les troupes nazies entrent en Hongrie. L’administration hongroise organise la spoliation des bien juifs, la gendarmerie regroupe les juifs dans des ghettos et les déportations commencent: environ 435.000 juifs sont envoyés en camp de concentration entre le 15 mai et le 8 juillet 1944, date à laquelle Horthy finit par donner l’ordre, tragiquement tardif, de tout arrêter.....

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Quelles sont les extrêmes droites européennes ?

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Quelles sont les composantes de l'extrême droite européenne ? Quels thèmes ont-elles en commun ? Sur quoi s'opposent-elles ?
Vincent DUBOIS's insight:

Vidéo de 8'06''

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Europe : quoi de neuf à l'Est ? | ARTE

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Dix ans après l’extension de l’Union Européenne vers l’est, où en sont les "jeunes" pays adhérents, de la Pologne à la Croatie ? Quelles sont leurs perspectives ? Depuis Varsovie, Andrea Fies tente de répondre à ces questions par le biais de reportages, d’entretiens et d’analyses.

Via Thomas-Penette Michel
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Hongrie : quelle victoire pour Orban ?

Hongrie : quelle victoire pour Orban ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

 

 

...Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. L'opposition a du mal à imposer sa voix.




Un drôle d'air souffle sur Budapest et la Hongrie, pendant la campagne électorale plutôt molle pour les législatives, organisées dimanche 6 avril. Dans les rues de Budapest, « on ne voit pas de sourires sur les visages », constate Ilona Bokor. Cette femme de ménage vit avec ses 200 euros mensuels et ne se plaint pas. Elle est contente du premier ministre Viktor Orban parce qu'il a réduit les tarifs d'eau et d'électricité en faisant pression sur les filiales étrangères qui les détiennent. « Il essaye de récupérer ce qui était à l'Etat hongrois, c'est bien », explique-t-elle.

A l'opposé, un professeur d'université décrit une « catastrophe » qui s'est abattue sur le pays. « Nous vivons dans la société de la peur. On n'a pas peur d'aller en prison, mais de perdre notre travail. » Le gouvernement hongrois a fait voter une loi permettant au gouvernement de licencier les fonctionnaires sans explications. Ce quinquagénaire refuse de donner son nom. « Je ne veux pas que vous indiquiez où je travaille. Je n'ai pas peur pour moi, mais pour mon université. » « Je n'ai jamais connu la population hongroise aussi désespérée », relève le spécialiste de la Hongrie Paul Gradvohl.

 

Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. Les sondages le créditent d'environ 50 % des suffrages, loin devant ses adversaires. La fiabilité des sondages est soumise à caution. Il faut interroger cinq personnes pour obtenir une réponse, car une grande partie des sondés refusent de répondre. « Certains électeurs socialistes me disent qu'ils ont répondu qu'ils voteraient Fidesz », explique le député socialiste Tibor Szanyi.

En dépit des insuffisances des sondages, la principale inconnue semble porter sur l'ampleur de la victoire d'Orban. Lui fait mine d'alimenter le suspense : « Souvenez-vous de 2002 ! », a rappelé Viktor Orban à ses fidèles. Déjà premier ministre de 1998 à 2002, il avait très mal vécu son échec électoral alors qu'il était favori des sondages.
Aura-t-il à nouveau la majorité des deux tiers qui lui donne la toute puissance sur le pays ou devra-t-il se contenter d'une majorité simple ?

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HONGRIE • Nucléaire : sur les genoux de l'ours russe

HONGRIE • Nucléaire : sur les genoux de l'ours russe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La presse de l'opposition redoute la colonisation énergétique de la Hongrie après l'accord signé entre le Premier ministre hongrois et le président russe sur la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires à Paks.
Retenons la date : 14 janvier 2014. Ce jour-là, il a été établi, définitivement et empiriquement, que la Hongrie n'est pas une démocratie au sens européen du terme. Dans le cas contraire, il aurait été impensable que l'on prenne une décision engageant le destin du pays sur plusieurs décennies – comme celle prévoyant le renforcement de la centrale nucléaire de Paks [à 110 kilomètres de Budapest] par deux réacteurs – sans débat public, sans consultation scientifique et sans aucune étude en amont. Uniquement par la volonté personnelle [du président]. Viktor Orbán est expert en la matière : lors de l'achat des avions de combats Gripen à la Suède en septembre 2001, il avait fait de même. Nous ignorons toujours ce qui s'est passé dans les coulisses, mais l'affaire sentait la corruption. Celle d'aujourd'hui est d'un autre calibre, tant par son prix que par ses effets. Il s'agit en effet de décider non pas quels avions de chasse volent au-dessus de nos têtes, mais du mode d'alimentation énergétique de la Hongrie pour de longues décennies. Dépendants plus que jamais du gaz et du nucléaire russes La société devrait l'accepter, alors que la décision est opaque. Nous devrions croire Viktor Orbán, qui affirme que, pour son alimentation en énergie, la Hongrie a besoin de deux nouveaux réacteurs nucléaires, et que la meilleure solution est de les faire construire par [l'agence atomique russe] Rosatom, à l'aide d'un crédit russe remboursable sur trente ans. Notre Premier ministre a remporté une telle victoire dans sa lutte pour l'indépendance énergétique du pays que, dorénavant, nous serons dépendants plus que jamais du gaz et du nucléaire russes. Après le revirement de l'Ukraine, fin novembre, l'Union européenne vient d'essuyer une nouvelle défaite. Vingt-cinq ans après la chute du communisme, Orbán croit la Hongrie plus en sécurité sur les genoux de l'ours russe. Qui aurait pu le croire ? Et lui, l'aurait-il cru il y a vingt-cinq ans ?
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Des courts métrages alertent sur le racisme anti-Roms en Hongrie

Des courts métrages alertent sur le racisme anti-Roms en Hongrie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quatre membres présumés d'un commando qui avait tué plusieurs Roms entre 2008 et 2009 sont sont actuellement jugés pour crimes racistes.


C’est une histoire réelle que raconte à l’écran János Kulka, l’un des plus grands acteurs hongrois, dans un petit film de trois minutes : la mort d’un père de famille tsigane, Róbert Csorba, et de son fils Robi, 4 ans, tués par un commando de néonazis hongrois dans la nuit du 22 février 2009. Le film fait partie d’une série de quatre courts métrages en mémoire aux victimes, diffusés depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, les chaînes commerciales et des portails internet grand public, sous le titre La couleur de leur peau était leur seul péché.

 

Ce vendredi 2 août, «journée mondiale de commémoration de l’holocauste des Roms», les quatre films ont été projetés en salle et lors d’une messe célébrée par les jésuites. Une commémoration virtuelle pour des meurtres bien réels : Robert et son fils ne furent pas les seules victimes. Entre 2008 et 2009, le commando a exécuté six Roms et en a blessé 55 autres. Quatre de ses membres présumés, sympathisants d’extrême droite, sont jugés pour crimes racistes ; le verdict devrait être connu mardi. Les assassinats ont été perpétrés dans le style du Ku Klux Klan. Les assaillants ont d’abord lancé des cocktails Molotov dans la maison de Róbert Csorba avant de tirer de sang-froid sur la famille qui s’échappait dans le jardin enneigé. Le petit Robi a reçu 17 balles. Arrivés sur les lieux, «les policiers ont agi de la façon la plus révoltante qui soit : ils ont marché et uriné dans la neige, effaçant les traces de pas des tueurs», dénonce János Kulka.

A l’époque, la journaliste hongroise Szilvia Varro, primée pour son travail sur l’extrême droite, couvrait ces meurtres en série. «A chacun d’entre eux, je constatais le manque de réaction de la société hongroise, même après la mort du petit Robi», raconte la volubile trentenaire, elle-même d’origine rom. Elle a alors abandonné le reportage pour créer l’agence de communication XKK, qui a produit les films. «Près de 500 000 internautes les ont déjà vus. Grâce à la présence de comédiens connus, on a réussi à toucher le grand public. ...



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Antisémitisme galopant en Hongrie - leJDD.fr

Antisémitisme galopant en Hongrie - leJDD.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

REPORTAGE - Le Congrès juif mondial s'ouvre dimanche pour soutenir une communauté malmenée dans le pays dirigé par l'autoritaire Viktor Orbán. Samedi, des militants d'extrême droite ont défilé, stigmatisant les juifs et dénonçant Israël.

 

Gros bras tatoués, crânes rasés, quelques personnes âgées, et puis ces miliciens en treillis – dont la Garde nationale hongroise. C'est toute la fine fleur de l'extrême droite de Budapest qui s'est rassemblée samedi à deux pas du Parlement. Tous réunis à l'initiative de Jobbik, parti d'extrême droite ayant obtenu 17% des voix aux législatives de 2010, pour une commémoration des victimes de "la terreur véritable". Comprendre : les victimes "du bolchevisme et du sionisme" en Hongrie.

À la tribune, on lâche les chevaux : "On nous dit qu'il faut se souvenir de l'Holocauste, l'enseigner à l'école, mais c'est pour mieux masquer les crimes du sionisme et les péchés d'Israël", s'enflamme Márton Gyöngyösi, l'un des députés Jobbik les plus radicaux. Au micro, il est aussi question de la volonté d'Israël d'acheter des pans entiers du territoire hongrois. Et puis, forcément, on parle du Congrès juif mondial qui s'ouvre aujourd'hui à Budapest. "Ils viennent nous provoquer jusqu'ici", lâche, mauvaise, Ancsa, cinquantenaire portant tee-shirt aux couleurs du drapeau national.

 

La veille déjà, dans le cadre austère de son bureau de députée, la sévère Eniko Hegedusné Kovács, à l'initiative de la manifestation samedi, s'indignait de l'événement : "Israël exerce de plus en plus d'influence sur le pays. Ce congrès en est la démonstration." Puis d'évoquer la pression du "lobby juif", son antisionisme assumé. Mais, selon elle, point d'antisémitisme dans son discours, pas plus que dans celui de son parti. D'ailleurs, la question de l'antisémitisme ne serait pas un sujet en Hongrie.

 

Et pourtant. Si aucune statistique officielle n'est disponible, la plupart des associations l'attestent : depuis plusieurs années, la Hongrie fait face à une recrudescence d'actes antisémites et le malaise est de plus en plus profond parmi les 100.000 juifs hongrois. C'est pour soutenir cette communauté que le Congrès juif mondial a choisi de s'établir cette année sur les bords du Danube. Péter Feldmájer, le président de l'Association des communautés juives de Hongrie, s'en félicite. Et avoue dans le même temps son inquiétude face au Jobbik, qui, à côté de son discours principal anti-Tsiganes a ajouté une variante juive : "Il y a dix ans, ils étaient dans la rue. Aujourd'hui, ils sont à l'Assemblée."
Dans un pays où la communauté juive est très bien intégrée et où la grande majorité des citoyens est opposée au radicalisme, comment expliquer cet antisémitisme? ...

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Extrême-droite en Europe : danger ? / le mouv'

Extrême-droite en Europe : danger ? / le mouv' | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
C’est une vague qui semble secouer l’Europe aujourd’hui. Non pas celle de la crise, quoi que les deux peuvent peut-être être liées, mais celle de l’extrême-droite. Un courant, glacial, qui monte en Europe…

 

Montée d’un sentiment identitaire en Europe, dénonciation d’une immigration jugée massive, les mouvements contestataires et protestataires à l’extrême de la droite fleurissent en Europe. Autriche, Hongrie, Grèce et d’autres pays européens doivent faire face à la (re) naissance des ces mouvements.

 

En France, le dernier score de Marine Le Pen à l’élection présidentielle témoigne d’une montée en puissance de son mouvement.

 

En février dernier, un appel à suspendre les dotations aux députés européens d’extrême-droite a été lancé… Premier pas pour faire barrage aux extrêmes ?

 

Quelle place pour l’extrême-droite en France ? Quel poids et quel avenir ?

 

Réécoutez l'émission du 27 mars 2013 avec Gaël Brustier, chercheur en sciences politiques, auteur de « La guerre culturelle aura bien lieu » publié aux éditions Mille et Une Nuits.

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Être Rom en Hongrie

Être Rom en Hongrie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
DISCRIMINATIONS - Sur une population totale de moins de 10 millions de Hongrois, il y aurait entre 700.000 et 800.000 Roms en Hongrie, bien que seulement 250.000 se soient déclarés tels à l'avant-dernier recensement, en 2005.

 

La marginalisation des Roms s'inscrit à la fois dans le temps long et le temps court. Depuis leur arrivée en Europe, ils exerçaient des métiers qui n'ont plus guère de place dans l'économie contemporaine. Pendant le communisme, les Hongrois étaient officiellement tous frères et le discours raciste se trouvait interdit. L'économie planifiée leur assurait un emploi, notamment dans l'industrie lourde. Lorsque ces activités se sont écroulées au début de la transition, les Roms ont été les premiers mis au chômage. Depuis les années 1990, de nombreuses générations d'enfants ont vu leurs parents chômer.

Dans l'Est de la Hongrie, certaines régions affichent un taux de chômage des Roms à 85%. Ils dépendent totalement des aides sociales. Les autres Hongrois disent souvent: "Les Roms ne travaillent pas". Pourtant, si on considère les travaux effectifs, au noir, ils travaillent parfois plus que les autres Hongrois. Avec la démocratisation, le racisme anti-Roms a pu s'exprimer plus aisément au grand jour. Compte tenu du chômage, la petite criminalité a explosé. L'extrême droite a profité du fait que durant de nombreuses années la gauche a été aveugle à ce sujet. Résultat, le parti d'extrême droite Jobbik a fait son entrée au Parlement en 2010 sur un discours anti-Roms, antisémite et anti-Union européenne.

 

Dans l'imaginaire politique hongrois, les Roms sont les boucs émissaires de tout ce qui ne va pas. Ils sont accusés de "sucer le sang" de la société des honnêtes gens, de ne pas vouloir travailler même quand on leur donne un travail. Il existe une corrélation entre la crise économique engagée en 2008 et le renforcement du discours anti-Roms. Beaucoup ont besoin d'une bête noire pour mieux accepter les difficultés du temps présent. Anna Politovskaïa a écrit que, durant la guerre de Tchétchénie, ce peuple servait de paillasson aux Russes pour qu'ils se sentent moins mal durant les années difficiles de la transition. Les Roms remplissent la même fonction pour les Hongrois.

La discrimination des Roms commence dès le plus jeune âge en Hongrie. Aujourd'hui, ce pays de l'UE compte plusieurs milliers de classes d'école où les enfants Roms se trouvent séparés des autres. Les responsables éducatifs "justifient" cette séparation par des "besoins spécifiques" ou l'existence de handicaps éducatifs à prendre en compte. Même condamnées en justice, ces pratiques discriminatoires se poursuivent, s'appuyant sur des préjugés anciens. 70 % des parents Hongrois ne voudraient pas voir leur enfant assis à l'école à côté d'un Rom. 86% des lycéens de 16 ans ne partageraient pas leur banc avec un Rom.

Tant que les gouvernements ne formeront pas les plus jeunes d'une manière non discriminatoire, rien ne changera. Pour l'heure, aucune mesure gouvernementale ne vient mettre fin à la ségrégation dans les écoles. En revanche, bien des mesures prises augmentent indirectement la marginalisation des Roms, par exemple l'abaissement de l'âge auquel l'école est obligatoire....

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La récession frappe aux quatre coins de l'Europe

La récession frappe aux quatre coins de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Espagne, Italie, Hongrie, Pays-Bas... tous publient des chiffres négatifs pour le PIB du troisième trimestre.

 

L'Espagne est restée en récession au troisième trimestre, avec un recul du PIB de 0,3 % par rapport au deuxième trimestre, selon les chiffres officiels définitifs publiés jeudi 15 novembre, et au lendemain d'une grève générale contre l'austérité, le chômage et la précarité. Le pays, quatrième économie de la zone euro, a renoué avec la récession fin 2011, moins de deux ans après en être sorti, et avait déjà vu son PIB reculer de 0,4 % au deuxième trimestre.

L'Espagne peine à se relever depuis l'éclatement de sa bulle immobilière en 2008. Le pays affiche un taux de chômage record, avec plus d'un actif sur quatre sans emploi, mais il multiplie les mesures de rigueur pour réduire son déficit public, ce qui freine, selon les économistes, le redémarrage de l'économie. Mercredi, l'Espagne a cependant reçu le soutien de la Commission européenne, qui a annoncé qu'elle ne demanderait pas d'efforts supplémentaires au pays pour la période 2012-2013, même s'il ne devrait pas être en mesure de respecter ses engagements sur le plan budgétaire.

En Italie, le PIB s'est contracté de 0,2 % au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, et de 2,4 % sur un an, selon une première estimation publiée jeudi par l'institut de statistiques Istat....

 

Au Nord, c'est à peine mieux. Le produit intérieur brut des Pays-Bas a reculé de 1,1 % au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre, selon une première estimation de l'Office central des statistiques publiée jeudi. Les Pays-Bas avaient connu une légère récession lors de la deuxième partie de l'année 2011, mais en étaient sortis au premier trimestre 2012.

La Hongrie est de son côté restée en récession au troisième trimestre, son PIB accusant une nouvelle contraction pour le troisième trimestre consécutif...

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En Hongrie, la Garde hongroise est de retour | Préférence nationale

En Hongrie, la Garde hongroise est de retour | Préférence nationale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La petite ville hongroise de Devecser avait fait parler d’elle en 2010, en étant prise dans la catastrophe des boues rouges. Cette fois-ci, c’est pour une toute autre raison que son nom est revenu dans l’actualité. Au cours du mois d’août: une manifestation d’ampleur contre les Gitans a été organisée par l’extrême droite hongroise. Près de 1000 personnes se sont réunies à l’appel du Jobbik (parti qui a réalisé 17% aux dernière législatives, représenté à la manifestation par trois députés) et de milices civiles telles que la « Nouvelle garde hongroise », les « Motards de la Garde » ou de la « Garde civile pour un avenir meilleur ». Ces milices calquées sur les milices fascistes des années 1930, défilent en uniforme et marchent au pas...

Ces mouvements ont pu mettre en application leur théorie d’ «auto-défense des Hongrois« . Ils accusent la police d’abandon et d’inaction face aux populations gitanes. Dernièrement, ils ont pris pour prétexte un différent entre une famille hongroise et une autre gitane pour rendre justice eux-mêmes...

La manifestation a été précédée de de prises de paroles particulièrement explicites et violentes, comme le rapporte le blog The Contrarian Hungarian. Ainsi, à propos des Gitans, l’un des leader a pu dire que « partout où cette ethnie est présente, la destruction et la dévastation apparaît. Les gitans veulent exterminer les Hongrois et s’ils veulent se battre, alors on doit mener la lutte contre eux, il n’y a pas d’autre possibilité« . Plusieurs discours appellant à la haine raciale ont pu suivre.

En janvier, Minute avait consacré un reportage sur le village de Gyöngyöspata (1), et rapportait comment les milices privées avaient réussi à faire fuir une partie de la population Rom. La presse nationaliste française voit d’ailleurs la Hongrie comme un modèle et même comme une espérance. Pendant l’entre-deux tours de la présidentielle française, on pouvait ainsi lire dans le journal Rivarol (2): « Nous nous battons [...] pour un idéal nationaliste, pour le rétablissement, le recouvrement d’une France souveraine, indépendante, blanche et chrétienne. Aujourd’hui cela semble relever du rêve mais ce qui se passe en Hongrie, notamment avec le mouvement Jobbik, prouve que rien n’est irrémédiablement perdu. Même si la Hongrie n’est pas la France et qu’elle est beaucoup moins corrompue et avilie, pourquoi ce qui réussit à Budapest échouerait-il forcément à Paris ?«...

  ...c’est pour fêter le 5e anniversaire de cette milice dissoute, bras armé du Jobikk et connue également à l’époque pour sa violence envers les minorités ethniques, qu’ils ont investi l’un des endroits les plus touristiques de la ville : la Place des Héros. L’endroit a de quoi ravir les nostalgiques du fascisme: gigantesques colonnade néo-classique, place large entourée de somptueux musées du même style avec en son centre une colonne glorifiant le passé hongrois. La manifestation, d’abord interdite, a finalement été autorisée en appel, les organisateurs arguant qu’ils n’étaient pas la Garde hongroise, mais… la Nouvelle garde hongroise...

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Liberté religieuse: Washington épingle la France et l'Europe

Liberté religieuse: Washington épingle la France et l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans leur rapport annuel publié lundi, les États-Unis regrettent que «de plus en plus de pays en Europe, dont la Belgique et la France, restreignent le code vestimentaire», ce qui pénalise des musulmans.

Une allusion aux lois antiburqa.

 

La France n'est pas un élève exemplaire en matière de liberté religieuse, estiment les États-Unis, qui ont publié lundi leur rapport annuel sur la question. Le mémorandum, rédigé par le département d'État, porte un regard sévère sur la situation en Europe, mettant en cause la France pour sa législation antiburqa. Les «pays européens sont de plus en plus divers en termes ethniques, raciaux et religieux» mais «ces évolutions démographiques s'accompagnent d'une augmentation de la xénophobie, de l'antisémitisme et de sentiments antimusulmans», déplore Washington.

Le rapport met notamment en exergue «la Belgique et la France, qui ont des lois restreignant le code vestimentaire qui pénalisent des musulmans». Une allusion aux législations contre le voile intégral. Ces critiques américaines ne sont pas nouvelles. L'interdiction de la burqa a toujours été un sujet de contentieux entre Paris et Washington, qui ne manque pas une occasion de le rappeler.

La France est aussi épinglée sur le sujet de l'antisémitisme. «Il y a une poussée mondiale, qui se manifeste par du révisionnisme, la négation ou la glorification de l'Holocauste, l'opposition à Israël ou des actes de vandalisme», constate le rapport. Sont mentionnés les profanations de synagogues en Égypte et en Ukraine, les mouvements antisémites aux Pays-Bas et au Venezuela, ainsi que le parti antisémite hongrois Jobbik. Budapest est aussi violemment critiquée pour avoir adopté une loi régulant les organisations religieuses....

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Antisémite, un eurodéputé hongrois découvre qu'il est juif

Antisémite, un eurodéputé hongrois découvre qu'il est juif | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

HONGRIE - Un des dirigeants du parti d'extrême-droite hongrois Jobbik, l'eurodéputé Csanad Szegedi, connu pour sa rhétorique antisémite et anti-rom, a avoué avoir récemment découvert ses origines juives, ce qui provoquait de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

 

"J'ai appris il n'y a pas longtemps que j'ai des parents d'origine juive. Voilà la grande nouvelle", a-t-il déclaré dans une interview accordé ce mardi 26 juin au journal Barikad, proche du Jobbik. "Je ne dis pas que je n'ai pas été étonné par ces nouvelles informations", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il lui faudrait "un certain temps" pour "digérer" la nouvelle.

La situation a été jugée suffisamment embarrassante dans la formation extrémiste pour que son président, Gabor Vona, se croit obligé d'annoncer ce mercredi à la télévision nationale que Csanad Szgedi "gardera tous ses postes"....

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