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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Pourquoi la Grèce n'a jamais eu autant besoin de relâcher l'austérité

Pourquoi la Grèce n'a jamais eu autant besoin de relâcher l'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

GRÈCE - Athènes a de nouveau haussé le ton, jeudi, par la voix de son président Karolos Papoulias, interrogé par Arianna Huffington, présidente et fondatrice du Huffington Post qui était en Grèce pour le lancement de son édition locale. Le chef de l'Etat en fonction depuis 2005 s'en est pris à la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, réunis sous la bannière de la "troïka".

Karolos Papoulias a évoqué des recommandations difficiles à remplir, alors que des discussions doivent reprendre avec le gouvernement grec. Le président de la République hellène assure également que les membres de la troïka démontrent régulièrement un "esprit moyen", ajoutant qu'ils agissent comme "s'ils parlaient à des cailloux et non à des gens".

Bien que l'économie de la Grèce semble se relever (croissance de 2,5% en 2015), le climat des négociations s'est détérioré ces derniers jours. Imaginez un blessé de longue date qui devrait réapprendre à marcher seul... Des inspecteurs de l'UE et du FMI étaient attendus à Athènes, mais il ne reste que trois semaines pour tenter de conclure un accord avant la date butoir du 8 décembre fixée par le gouvernement d'Antonis Samaras.

Le constat est simple: le deuxième plan d’aide à la Grèce arrive à échéance à la fin de décembre, il faut donc mettre en place les modalités de sortie. La majorité des pays de l’UE est favorable à la mise en place d’un "programme de précaution" sous la forme d’une ligne de crédits prise sur le fonds de soutien de la zone euro (MES). Une sorte de béquille pour accompagner Athènes dans les prochains mois....

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PORTUGAL • Une nouvelle année de vaches maigres

PORTUGAL • Une nouvelle année de vaches maigres | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La principale centrale syndicale appelle à une large mobilisation le 19 octobre pour dénoncer la cure d'austérité annoncée par le gouvernement sous l'impulsion de l'Union européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne.

 

A la suite de l’examen par la troïka (UE, FMI et BCE) des comptes de l’Etat portugais, le gouvernement de Pedro Passos Coelho a annoncé le 13 octobre son budget pour l'année 2014. Alors que le bilan économique semblait plutôt positif et que des promesses de relance semblaient s’esquisser, c’est une nouvelle cure d’austérité dans les dépenses publiques qui s’annonce, décortiquée attentivement par la presse portugaise.

En effet, sous l’impulsion de la troïka qui impose une réduction des dépenses publiques de l'ordre de 4 %, le gouvernement espère économiser plus de 2 milliards d’euros et gagner en crédibilité sur les marchés pour se refinancer à un taux plus bas.

Ainsi, l’âge de la retraite passe de 65 à 66 ans et les pensions supérieures à 2 000 euros seront taxées. Les salaires de plus de 600 euros de la fonction publique subiront une baisse de 2,5 % à 12 %. En outre, presque tous les ministères devront se serrer la ceinture avec des coupes claires dans le budget de la santé (300 millions d'euros), de l’enseignement primaire et secondaire (500 millions), de l’enseignement supérieur (80,5 millions), de la justice (90 millions) et de la sécurité intérieure (27 millions). Il est également prévu la réduction de 30 % des effectifs de la défense nationale, l'augmentation du prix de l’électricité de 2,8 % et celle de la taxe audiovisuelle de 18 %. Le tribunal constitutionnel, qui a régulièrement botté en touche les propositions de lois du gouvernement, a vu son budget significativement réduit pour atteindre une baisse de 25 % en trois ans...

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L'Irlande en voie de se passer de l'aide internationale

L'Irlande en voie de se passer de l'aide internationale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ce serait le premier pays de la zone euro sous assistance à s’affranchir de l’aide de ses partenaires.



L’Irlande a confirmé qu’elle devrait sortir à la mi-décembre du plan de sauvetage de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, devenant ainsi le premier pays de la zone euro sous assistance à s’affranchir de l’aide de ses partenaires.

«Je peux confirmer que l’Irlande est en voie de sortir du plan de sauvetage UE-FMI le 15 décembre. Et il n’y aura pas de retour en arrière», a déclaré le Premier ministre, Enda Kenny, samedi soir lors de la conférence nationale de son parti Fine Gael (centre).

La sortie du plan d’aide à la fin de l’année était l’objectif affiché du gouvernement Kenny qui avait entamé des discussions avec la troïka (UE-BCE-FMI) de ses bailleurs de fonds en février.

Au bord du gouffre après l’explosion de la bulle immobilière et le sauvetage de ses banques, l’Irlande avait été contrainte fin 2010 d’appeler à la rescousse ses partenaires européens et le FMI au moment où son déficit atteignait 30% du PIB.

L’ancien «tigre celtique» avait alors obtenu un plan de sauvetage de trois ans de 85 milliards d’euros, en échange de la mise en oeuvre d’une austérité draconienne qui lui a permis de redresser ses comptes.

Trois ans plus tard, le pays, constamment présenté par les dirigeants européens comme un modèle à suivre pour les autres pays de la zone euro sous assistance financière (Grèce, Portugal, Chypre), a retrouvé la croissance et l’accès aux marchés financiers.

En février, Dublin avait déjà fait un pas essentiel en parvenant avec la Banque centrale européenne à un accord qualifié d'«historique» par Kenny, sur la réduction du fardeau de la dette issue du sauvetage de ses banques....

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Moyen Age européen, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)

Moyen Age européen, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les politiques économiques imposées par la défense de l'euro sont-elles encore compatibles avec les pratiques démocratiques ?

 

La télévision publique grecque fut créée au lendemain d’une dictature militaire. Sans autorisation du Parlement, le gouvernement qui exécute à Athènes les injonctions de l’Union européenne a choisi d’y substituer un écran noir. Avant que la justice grecque suspende la décision, la Commission de Bruxelles aurait pu rappeler les textes de l’Union selon lesquels « le système de l’audiovisuel public dans les Etats membres est directement lié aux besoins démocratiques, sociaux et culturels de toute société ». Elle a préféré cautionner le coup de force, plaidant que cette fermeture s’inscrivait « dans le contexte des efforts considérables et nécessaires que les autorités fournissent pour moderniser l’économie grecque ».

Les Européens ont fait l’expérience des projets constitutionnels rejetés par le suffrage populaire et néanmoins entérinés. Ils se souviennent des candidats qui, après s’être engagés à renégocier un traité, le font ratifier sans qu’entre-temps une virgule en ait été changée. A Chypre, ils ont failli subir la ponction autoritaire de tous leurs dépôts bancaires. Une étape supplémentaire vient donc d’être franchie : la Commission de Bruxelles se lave les mains de la destruction des médias grecs qui n’appartiennent pas encore à des armateurs, dès lors que cela permet de licencier séance tenante deux mille huit cents salariés d’un secteur public qu’elle exècre depuis toujours. Et de tenir ainsi les objectifs de suppressions d’emplois dictés par la « troïka » à un pays dont 60 % des jeunes sont au chômage.

Cet acharnement coïncide avec la publication par la presse américaine d’un rapport confidentiel du Fonds monétaire international (FMI) qui concède que les politiques mises en œuvre en Grèce depuis trois ans se soldent par des « échecs flagrants ». S’agit-il d’une méprise uniquement imputable à des prévisions de croissance enjolivées ? Sans doute pas. D’après le décryptage que fait le Wall Street Journal d’un texte verbeux à souhait, le FMI admet qu’une « restructuration immédiate [de la dette grecque] aurait été meilleur marché pour les contribuables européens, car les créanciers du secteur privé ont été intégralement remboursés grâce à l’argent emprunté par Athènes. La dette grecque n’a donc pas été réduite, mais elle est dorénavant due au FMI et aux contribuables de la zone euro plutôt qu’aux banques et aux fonds spéculatifs  »....

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Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l'euro

Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Selon le FMI, le plan de sauvetage de la Grèce a surtout permis à ses créditeurs de se décharger de leur responsabilité et se prémunir des risques de contagion. Les Grecs devraient se révolter et rediscuter des conditions du prêt, estime To Vima.

 

C’était donc ça : le plan d’aide était faussé depuis le début. Un plan qui a conduit à des conséquences dévastatrices. Un plan qui était censé “sauver” la Grèce, mais c’est plus exactement de l’euro qu’il s’agissait, et cela, à travers la mise à mort de la Grèce ! Et qui dit ça ? Eh bien, un des trois membres de la Troïka (BCE, UE, FMI) : le Fonds monétaire international. Et il critique autant ses partenaires que lui-même, mais aussi le gouvernement grec. Tous ensemble se sont dirigés vers une catastrophe qui n’avait pas d’autre motif que de faire gagner du temps aux autres [pays de la zone euro].

Le document du FMI qui a été publié le 5 juin est une gifle pour la politique de “sauvetage’’, mais surtout pour l’“Europe” — c’est à dire l’Allemagne — et également pour le gouvernement grec de l’époque, mené par [le socialiste George] Papandréou, qui avait signé le premier mémorandum.

Non seulement [les créditeurs] détruisent, mais ils donnent l’impression de vouloir utiliser la crise grecque pour protéger et, finalement, réorganiser la zone euro, au détriment de la Grèce.


Les documents sont exaspérants : le FMI avoue le crime, mais n’admet pas ses responsabilités. Il révèle de la manière la plus officielle le motif sans expliquer comment cette tragédie que traverse le pays — due non pas à la dette mais au plan de sauvetage — pourrait être affrontée une fois que les erreurs ont été reconnues. C’est d’un cynisme débordant…

Et naturellement, tout ceci expose irréparablement la classe politique grecque, qui soutenait le plan d’aide et qui le présentait comme le seul moyen de recours du pays. Et qui forçait vaille que vaille la Grèce à se plier à cette recette de mort avec pour alibi son sauvetage. Un sauvetage qui, comme l’a avoué le FMI, s’est révélé une catastrophe.

La classe politique ne s’est pas battue pour les intérêts du pays, mais au contraire, elle a préféré la voie facile et ne s’est souciée que du maintien de son pouvoir...

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Grèce : Trois ans d'échec collectif

Grèce : Trois ans d'échec collectif | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le 23 avril 2010, le Premier ministre de l’époque, Georges Papandréou, lançait un appel à l’aide financière internationale pour éviter l’effondrement de son pays. Les trois années qui ont suivi ont été une suite d’erreurs commises à la fois par la troïka et l’Etat grec, observent plusieurs études.
 Par Nick Malkoutzis

Il y a trois ans, le Premier ministre Georges Papandréou s’exprimait depuis le port de Kasteloritzo avec, en toile de fond, les reflets argentés de la mer Egée et des enfants piaillant de joie. La période qui a suivi ne fut en rien un jeu d’enfant baigné de lumière pour la Grèce. L’appel qu’a lancé ce jour-là Papandréou à la zone euro et au Fonds monétaire international (FMI) a été le point de départ de pratiquement tous les événements survenus en Grèce depuis trois ans. Et nul ne sait sur quoi cela débouchera.

Même si la troïka de prêteurs, qui a injecté près de 200 milliards d’euros en Grèce au cours des 36 derniers mois, est composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI, la plupart des Grecs se sont focalisés sur le rôle de l’organisation de Washington. Pour beaucoup, la date du 23 avril restera le jour où "Papandréou a vendu la Grèce au FMI". Le Fonds n’a fourni qu’une fraction des prêts consentis à ce jour, et pourtant, ce sont souvent ses initiatives qui sont observées à la loupe.

De plus en plus de gens ont compris que certains partenaires de la Grèce au sein de la zone euro et de la BCE étaient derrière les exigences les plus fermes de la troïka, mais le FMI n’en reste pas moins la cible de prédilection des critiques.

 

Le problème tient au fait que ces attaques souvent inconsidérées, qui associent le FMI au cheval de Troie du néolibéralisme, empêchent toute analyse raisonnée du rôle de chacun des trois éléments de la troïka. Dans ce brouillard, il est devenu difficile de discerner ce que l’on a vraiment à reprocher au FMI. A cet égard, un éditorial de Mohamed El-Erian, directeur du fonds d’investissement PIMCO, paru sur le site de CNN sous le titre "Le FMI doit surmonter sa personnalité bipolaire", arrivait à point nommé et apportait un éclairage tout à fait précieux...

 

 

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Le FMI va prêter un milliard d'euros à Chypre

Le FMI va prêter un milliard d'euros à Chypre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le FMI s'apprête à débloquer un milliard d'euros à Chypre dans le cadre du plan de sauvetage conclu avec les Européens et les autorités de l'île.

 

Le Fonds monétaire international (FMI) contribuera à hauteur de 1 milliard d'euros sur trois ans au plan d'aide de 10 milliards accordé à Chypre, a annoncé mercredi 3 avril dans un communiqué sa directrice générale, Christine Lagarde.

Elle ajoute s'attendre à ce que le conseil d'administration du FMI approuve cette contribution au début de mai. "Un plan financier d'un montant total de 10 milliards d'euros est prévu pour aider Chypre à couvrir ses besoins de financement, y compris les obligations du service de la dette, pendant qu'elle met en œuvre les politiques nécessaires pour restaurer la santé de son économie et retrouver l'accès au financement sur les marché des capitaux", a-t-elle expliqué.


Cet accord de prêt, conclu par la direction du Fonds, "sera soumis au conseil d'administration pour approbation début mai", ajoute-t-elle, dans un communiqué reçu à Paris.

La patronne du Fonds estime que les autorités chypriotes ont mis en place "un programme ambitieux et pluriannuel pour affronter les défis économiques auxquels elles sont confrontées". "Ce programme repose sur deux piliers", affirme-t-elle : le premier vise à "rétablir la santé du système financier" en restructurant et réduisant substantiellement le secteur bancaire, le second doit permettre de ramener la "dette publique sur une trajectoire soutenable"...

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La recette anti-crise de l'économie polonaise

La recette anti-crise de l'économie polonaise | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Pologne est le seul pays d'Europe à ne pas connaître de récession depuis fin 2008, enregistrant une croissance cumulée de 15,8 % entre 2008 et 2011.

 

C'est ce qui s'appelle tirer son épingle du jeu. Alors que ses voisins se débattent toujours avec la crise, la Pologne est le seul pays de l'Union européenne (UE) – membre depuis 2004 – à ne pas connaître de récession depuis fin 2008, enregistrant une croissance cumulée de 15,8 % entre 2008 et 2011, de loin la plus forte d'Europe. Déjà, en 2009, en pleine crise mondiale, elle était le seul Etat membre à connaître une croissance positive, coiffant même au poteau l'ensemble des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à 1,7 %.

A cette époque, les ménages et les entreprises des pays de l'Est, particulièrement la Hongrie et la République tchèque, étaient fortement endettés en devises étrangères, ce qui n'était pas le cas de la Pologne. "Résultat, la monnaie des premiers s'est effondrée, décuplant le montant de l'endettement et des mensualités de remboursement, quand celle de la Pologne s'est simplement affaiblie. Le pays a alors pu profiter du gain de compétitivité lié à toute dépréciation de monnaie, sans subir pour autant une explosion de l'endettement privé", explique Marion Cochard, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Aujourd'hui, si les perspectives sont moins florissantes, elles n'en demeurent pas moins remarquables. Pour 2013, Bruxelles table en effet sur 1,8 % de croissance, contre 2,4 % attendus en 2012 et 4,3 % en 2011. Alors, la décision du Fonds monétaire international (FMI) d'accorder vendredi à Varsovie un nouveau crédit de précaution, d'un montant de 33,8 milliards d'euros (au taux de change actuel) et pour une durée de deux ans, sonne comme une récompens...
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La nouvelle restructuration de la dette grecque à l'épreuve des divergences européennes

La nouvelle restructuration de la dette grecque à l'épreuve des divergences européennes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après les créanciers privés, le Fonds monétaire international presse aujourd'hui les Etats de la zone euro d'effacer une part de la dette grecque.

 

Une nouvelle réunion – la troisième en un mois – est prévue lundi 26 novembre pour tenter, toujours, de sauver les finances grecques, grevées par cinq ans de récession. Mardi, une précédente réunion entre Athènes et ses créanciers européens, qui devait permettre de déclencher le versement d'une nouvelle tranche d'aide (comprise entre 31,5 et 44 milliards d'euros) à la Grèce, s'est soldée, à nouveau, par un échec 'provisoire'.

Alors que la dette du pays doit atteindre 190 % du PIB d'ici à 2014, contre 150 % estimés lors du premier plan d'aide, en mai 2010, l'objectif de la troïka (BCE, FMI et Union européenne) est de la ramener à 120 % du PIB d'ici à 2020.

Car, après l'accord PSI ("private sector involvment") négocié au printemps avec les créanciers privés, qui ont abandonné 53,5 % de la valeur de leurs titres (avec une perte réelle entre 73 % et 74 %), le Fonds monétaire international presse aujourd'hui les Etats de la zone euro de "prendre leurs pertes" et d'effacer une part de la dette grecque. Cette solution a jusqu'à présent toujours été écartée par l'Eurogroupe, et surtout par l'Allemagne....

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La crise est-elle enfin en train de donner naissance à une révolution de la pensée économique ?

La crise est-elle enfin en train de donner naissance à une révolution de la pensée économique ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'économie mondiale connait une dépression d’une ampleur au moins équivalente à celle qui a débuté dans les années 1970. Les réponses apportées aujourd'hui se différencient pourtant des solutions proposées il y a trente ans.

 

Quatre ans après le début de la Grande Récession, l'économie mondiale ne va pas toujours pas mieux, les électeurs perdent patience et les gouvernements tombent comme des quilles. Selon les données de l’OCDE, le PIB des Etats-Unis a reculé de 3,9% entre la fin 2007 et la fin 2009. En comparaison, la contraction économique fut plus sévère au Royaume-Uni (5,5%), moins prononcée en France (-2,8%), et à peu près identique en Allemagne (-4,0%). Cette situation laisse ainsi de l'espace à une révolution dans la manière de penser, et si ce n'est pas encore en politique, on commence à assister à une modification de la pensée économique.

Prenons d'abord l'exemple du Fond monétaire international (FMI). Jusqu'alors bastion de l'austérité, l'institution se met depuis quelques mois à se prononcer en faveur de politiques fiscales expansionnistes. La Réserve fédérale américaine (Fed) s'est quant à elle engagée en faisant tourner la planche à billets sans limite, tant que l'emploi ne s'est pas rétabli. Et la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé des achats d'obligations illimités avec l'impression de billets, une politique dénoncée comme étant le travail du démon par le président de la Bundesbank allemande.

Sir Mervyn King, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a lui choisi de se battre contre un raz-de-marée de soutiens en faveur d'un “dropping money from helicopters”, c'est-à-dire de laisser tourner la planche à billets. King a tenu à distinguer "la bonne et la mauvaise création d'argent". Selon lui, de telles opérations combineraient des politiques fiscales et monétaires et il n'y a aucun besoin de le faire. Lorsque la Banque a décidé combien d'argent elle devrait créer, c'est au gouvernement seul d'augmenter la dépense ou de réduire les taxes. Il estime cette répartition des responsabilités nécessaire et démocratique.....

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Grèce : la facture s'alourdit pour la zone euro

Grèce : la facture s'alourdit pour la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Eurogroupe se réunit ce mardi à Bruxelles pour décider du versement d'une nouvelle aide de 44 milliards d'euros à la Grèce. Le débat sur un troisième plan d'aide est ouvert. Le FMI critique la stratégie européenne.

 

La Grèce est au menu d'une réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe, ce mardi, à Bruxelles. Ce rendez-vous s'annonce tendu sur la forme comme sur le fond, car la facture ne cesse de s'alourdir pour la zone euro. Les ministres des Finances doivent décider de débloquer, d'un coup, trois tranches d'aide en faveur de la Grèce pour un montant total de 44 milliards d'euros. Ils doivent également s'entendre sur le mode de financement d'un «trou» de 31,5 milliards d'euros apparu après la décision prise mi-novembre d'allonger de deux ans le délai de réduction de déficits publics grecs. Il s'agit d'un troisième plan d'aide qui ne dit pas encore son nom.

Au-delà de ces chiffres qui donnent le tournis, c'est toute la stratégie d'aide à Athènes qui est remise en question. La Grèce, dont l'économie ne se redresse pas, serait-elle devenue un puits sans fond dans lequel la zone euro risque de sombrer?

N'est-il pas temps de songer à employer les grands moyens, c'est-à-dire d'effacer une bonne partie de la dette grecque, aujourd'hui détenue à 70 % par les États de la zone euro, le FMI et la BCE?

L'enjeu de la discussion est si lourd que la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a abrégé sa tournée en Asie pour être présente à Bruxelles....

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Grèce : le tonneau des Danaïdes

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La dette que les Grecs ont à payer ressemble de plus en plus à un mur.

Pour les Européens, l'affrontement de cette nuit entre Barack Obama et Mitt Romney pour la présidence des États-Unis a offert un passe-temps distrayant. Mais l'événement médiatique américain a permis aussi de cacher une actualité autrement plus pressante du côté d'Athènes...Le problème ? La dette, encore et toujours.

Les Grecs ont passé depuis longtemps les étapes plaisantes du "partage des fruits de la croissance", de "l'effort de redressement", de la quête de "compétitivité" et autres escroqueries sémantiques dans lesquelles se vautrent avec délice les politiciens des quelques pays pensant encore avoir une marge de manœuvre.

Pour les Grecs il ne reste plus que la dette à payer, et elle ressemble de plus en plus à un mur :

La Grèce ayant bénéficié de deux lignes de crédit de quelque 240 milliards d'euros au total de la part de l'UE et du FMI, a vu mécaniquement sa dette croître.

Et ce d'autant que les fondamentaux économiques du pays s'effondrent et que le programme de privatisations, censé aider le pays à la résorber, a pris un énorme retard.

Comment un pays aux bons soins du FMI et de l'Union Européenne - dont la compétence n'est plus à prouver - peut-il encore se débattre dans la dette ? C'est à n'y rien comprendre. On serait même tenter d'en accabler le peuple grec, tiens.

En réalité, tout tient en un seul mot dans l'extrait ci-dessus : mécaniquement. La froide conséquence des lois de la physique, dont la comptabilité n'est qu'une application, comme le découvrent bien trop tard tous les apprentis-sorciers de la finance publique persuadés que la richesse peut jaillir en trafiquant les comptes ou la monnaie.Depuis maintenant quelques années, la Grèce est soumise à un régime de cheval de réduction de ses dépenses publiques - en théorie, comme nous le rappelle l'éditorialiste de Contrepoints. La réalité est un petit peu plus compliquée...

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Top départ pour le MES, la potion magique de la zone euro

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ZONE EURO - Le coup d'envoi est donné. Présenté à l'époque comme la potion magique qui allait doper la zone euro et la faire sortir de sa crise de la dette, qui dure depuis 2010, le Mécanisme européen de stabilité (MES) a été inauguré ce lundi 8 octobre. Ce pare-feu permanent de la zone euro et son principal instrument anti-crise, est en effet entré officiellement en vigueur lundi après la première réunion de son conseil des gouverneurs à Luxembourg.

 

"Le lancement du MES constitue une étape historique dans la construction de l'Union monétaire, la zone euro est désormais pourvue d'un pare-feu permanent et efficace", a déclaré le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, lundi lors d'une conférence de presse. "Le MES n'est pas un instrument isolé, il s'intègre dans un ensemble pour modifier la gouvernance de la zone euro", a poursuivi Jean-Claude Juncker, qui préside le conseil des gouverneurs du MES, lui-même composé des 17 ministres des Finances de la zone euro.

Conçu à l'origine pour parer à l'explosion de la Grèce, le MES sera finalement d'abord utilisé... par les Espagnols. La première tranche de 32 milliards d'euros de capital débloquée en octobre permettra de dégager une puissance de feu de 200 milliards d'euros par le jeu des emprunts complémentaires. L'Espagne pourra donc y faire appel sous peu afin de recapitaliser son secteur bancaire.

D'après les derniers chiffres, les banques espagnoles auraient besoin de "seulement" 60 milliards d'euros, alors qu'elles pouvaient demander jusqu'à 100 milliards d'euros. L'objectif est simple: rendre l'achat d'obligations espagnoles plus attractive pour les investisseurs étrangers.

On ignore encore si la demande sera faite dans les tous prochains jours ou, plus vraisemblablement, début novembre. "Si on examine la situation du marché actuellement, je ne vois aucune nécessité pour l'Espagne de postuler à quelque programme que ce soit", a expliqué à Reuters un haut fonctionnaire de la zone euro.

 

Selon Le Figaro, le MES devrait voler au secours de trois pays en même temps au cours du mois de novembre: L'Espagne, donc, Chypre, pour environ 15 milliards d'euros, et, bien entendu, la Grèce, pour le plan de 130 milliards d'euros négocié il y a quelques mois....

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PORTUGAL • Les fruits amers de l'austérité

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Alors que l'Irlande sort du plan d'aide européen le 15 décembre, le Portugal et la Grèce restent sous la tutelle de la troïka. Les raisons de leur crise sont différentes.

Mais les trois pays souffrent d'une même absence de considération de la part de Bruxelles.

 

Au départ, l'Irlande devait bénéficier d'un programme de sauvegarde [une ligne de "crédit de précaution" pour sortir du plan d'aide], et les négociations irlandaises devaient nous guider vers les nôtres. Comme disait le vice-Premier ministre Paulo Portas, "mieux vaut être celte que grec".

Mais l'Irlande nous a filé entre les doigts : elle a décidé d'en appeler aux marchés, et nous avons perdu notre cicérone. On dit que c'est Dublin qui a décidé de prendre ce risque. Mais une autre version circule : l'Allemagne et la Finlande ont fait mine de tergiverser, et les Irlandais, qui bénéficient de taux acceptables sur les marchés, ont préféré ne pas risquer plusieurs mois supplémentaires d'incertitude. Voilà qui tend à confirmer que ces décisions dépendent moins des pays concernés par les plans d'aide, que de facteurs qui leur sont extérieurs.

Le gouvernement portugais a donc dû adapter son discours, avec la nouvelle thèse suivante : c'est la preuve que l'austérité fonctionne. Ainsi, si nous n'avons pas fait appel aux marchés en juillet, c'est parce que nous avons appliqué la recette de la troïka [UE-FMI-BCE, représentant les créanciers du Portugal] avec moins de rigueur que les Irlandais. Ou, ajoutent certains, parce que nous avons commencé les coupes trop tard.

 

Premier mensonge : l'austérité a porté ses fruits en Irlande. Le sauvetage de l'Irlande, que celle-ci a voulu refuser, avait pour seul objectif de sauver son secteur bancaire. Sur ce point, oui, il a fonctionné. Mais la situation financière irlandaise est bien loin du modèle défendu par la troïka. Alors que son plan d'ajustement a pris fin, l'Irlande affiche aujourd'hui une dette publique équivalente à la nôtre, une croissance médiocre et un déficit qui tourne autour de 8 %.

Si le Portugal cumulait ces mêmes indicateurs, nos taux d'intérêt dépasseraient allègrement les 6 % actuels. Mais l'Irlande peut se permettre de prendre le risque d'aller sur les marchés, car elle bénéficie de taux à 3,5 %. Et si les taux lui sont si favorables, c'est parce que, malgré l'austérité et le déséquilibre de ses comptes publics, Dublin affiche un volume d'exportations supérieur à 100 % de son PIB et jouit de facilités d'accès au marché financier nord-américain – tout cela grâce à l'anglais, que les Irlandais ont en commun avec les Etats-Unis.

Ainsi, le gouffre dans lequel l'Irlande était tombée - et où elle se trouve encore, à certains égards - n'est pas le résultat, comme la crise portugaise, de fragilités structurelles de l'économie aggravées d'abord par l'euro, puis par la crise financière internationale. Il est le résultat de ce vaste BPN [banque portugaise nationalisée après de nombreux scandales] qu'était devenu le système bancaire irlandais. De ce fait, la voie que prendra l'Irlande pour sortir de ce gouffre ne sera pas la même que la nôtre. Et, aussi nombreuses que soient dans ce pays les victimes de l'austérité, elle sera également plus facile....

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Crise de la dette : La troïka au bord de l'implosion

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Les désaccords entre la Commission européenne et le FMI sur la manière d’en finir avec la crise de la dette en Europe ne cessent de s’amplifier. Au point qu’à Bruxelles, on commence à envisger doucement son démantèlement.

Par Ludovic Lamant de Mediapart

 

 

Les “hommes en noir” de la Troïka sont en instance de divorce. Trois ans après sa création, hors de tout cadre juridique prévu par les traités européens, cet organe à trois têtes, censé piloter les programmes de réforme des pays menacés de faillite au sein de la zone euro, est parcouru de vives tensions. A tel point qu'à Bruxelles, le débat sur l'après-Troïka est lancé.

Mise sur pied à l'occasion du “sauvetage” de la Grèce en mai 2010, l'impopulaire Troïka travaille aujourd'hui avec les gouvernements de trois autres États membres de la zone euro : le Portugal, l'Irlande et Chypre. C'est elle qui établit la liste des économies, réformes structurelles et autres privatisations qu'un pays doit s'engager à réaliser, s'il veut obtenir, en l'échange, un mégaprêt pour lui éviter le défaut. Le FMI fournit également des conseils aux Européens sur la réforme du secteur bancaire espagnol.

En trois ans, cette structure au fonctionnement opaque est devenue le symbole d'une gestion autoritaire de la crise, où des capitales de la zone euro se trouvent mises au pied du mur, contraintes pour éviter la faillite à réaliser des réformes rejetées par bon nombre de citoyens.

En toute logique, cette Troïka se dissoudra quand les plans d'aide (les bail-out) seront arrivés à terme. Par exemple à l'horizon 2016 pour Chypre, si l'on en croit les échéances officielles. Problème : sur le terrain, l'embellie semble encore fragile (Irlande), voire carrément inexistante (Grèce). D'autres mégaprêts pourraient donc être nécessaires et faire durer le supplice. Les Européens et le FMI devraient discuter, cette fin de semaine à Washington, d'une nouvelle enveloppe d'aide à la Grèce.

 

Si Bruxelles n'ose pas avancer franchement sur ce dossier, c'est avant tout parce que les États membres, l'Allemagne en tête, n'ont pas envie d'ouvrir la boîte de Pandore. Car remplacer la Troïka reviendrait sans doute à donner davantage de pouvoirs encore à la Commission européenne, pour la transformer un peu plus en un “fonds monétaire européen” – un scénario pas forcément plus populaire aux yeux de nombre de citoyens sur le continent…

Pourtant, la tension enfle de tous côtés. Principale explication : le malaise croissant du FMI, qui cherche à limiter la casse et ne pas perdre ce qui lui reste de légitimité dans la gestion de crise. Au printemps 2010, c'est Berlin surtout qui avait poussé pour que l'institution de Washington, alors dirigée par Dominique Strauss-Kahn, intervienne. C'est même l'une des conditions fixées par le parlement allemand, le Bundestag, pour valider chaque plan d'aide qui se présente : il faut que le FMI s'implique lui aussi.....

 

 

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La Grèce proche d'un accord avec l'UE et le FMI pour un nouveau prêt

La Grèce proche d'un accord avec l'UE et le FMI pour un nouveau prêt | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Athènes s'engage à licencier des 4000 fonctionnaires et à imposer plusieurs milliers de mutations vers d'autres services. Il devraitn en échange recevoir 8,1 milliards d'euros de prêts.

 

La Grèce a affirmé dimanche être proche d’un accord avec l’Union européenne et le FMI sur la réduction du nombre d’emplois publics, ouvrant la voie à la mise en place d’une nouvelle tranche de prêts de 8,1 milliards d’euros. «Des progrès très importants ont été réalisés» avait déclaré samedi soir le ministère des Finances après des discussions avec les créanciers de la Grèce, selon l’agence de presse ANA.  «Nous sommes tombés d’accord, il n’y aura pas d’autre réunion», sur l’épineuse question du licenciement de milliers de fonctionnaires, a ajouté un responsable ministériel.

Les experts de l’UE, de la Banque centrale européenne et du FMI réclament des gages à Athènes en matière de suppression d’emplois dans la fonction publique et de discipline budgétaire. Un accord avec les créanciers de la Grèce, réunis au sein de la troïka (EU-BCE-FMI) est indispensable avant la réunion de l’Eurogroupe lundi. Cet accord conditionne le déblocage d’une aide de 8 milliards d’euros, dont 6,3 milliards venant des Européens. Le FMI doit également décider avant la fin de juillet s’il contribuera à hauteur de 1,8 milliard d’euros.

 

La Grèce doit rembourser 6,6 milliards d’euros avant la mi-août. Pour rester sous perfusion, Athènes s’est engagée à supprimer 4000 emplois publics d’ici à la fin de l’année et à imposer des mutations à 25 000 agents de son administration pléthorique. Le gouvernement a ainsi proposé que des centaines d’enseignants participent à ce programme de mobilité vers d’autres services de l’état.....

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Le FMI menacerait de suspendre son aide à la Grèce

Le FMI menacerait de suspendre son aide à la Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En raison d'inquiétudes sur le financement du plan de sauvetage à la Grèce, le Fonds monétaire international serait prêt à arrêter ses versement d'aide à la Grèce.

 

Nouvel ultimatum pour Athènes. Le Fonds monétaire international, inquiet à propos d'un trou de 3 à 4 milliard d'euros dans le plan sauvetage de 172 milliards prévu par les créanciers du pays, menacerait de suspendre son aide d'ici la fin du mois. C'est du moins ce qu'affirme, ce vendredi, le Financial Times qui cite des sources proches du dossier. En cause : le fait que des banques centrales  - notamment en France - auraient rechigné à mettre totalement en oeuvre le plan de restructuration de la dette tel qu'il était prévu. Les craintes du FMI sont en outre alimentées par les retards pris par les nationalisations en Grèce. Ce à quoi il faut ajouter les déboires du gouvernement Stournaras, vivement contesté pour avoir tenté de couper la télévision publique.

 

r, la Grèce attend le versement d'une tranche de 3,3 milliards d'euros d'aides à laquelle doit consentir la Troïka (UE, BCE et FMI), en mission dans le pays fin juin pour y achever son évaluation trimestrielle. Le président des ministres des Finances de l'Union européenne, Jeroen Dijsselbloem, a affirmé jeudi que ce financement ne devrait pas rencontrer de problème....

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Le « modèle allemand » ou comment s'obstiner dans l'erreur, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique)

Rapport après rapport, les données économiques viennent contredire les politiques d'austérité imposées aux pays européens par l'Allemagne, la BCE et la Commission européenne. Et pourtant, rien ne change.

 

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instants dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ?

Pas encore.

Certes l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, La Hongrie, la République tchèque soumis à l’obligation de coupes claires dans leurs services publics et dépenses d’Etat s’enfoncent dans la récession. Même les Pays-Bas et la Finlande, alliés traditionnels de l’Allemagne en matière de rigueur, ont connu une baisse d’activité en 2012, cependant que la France et le Royaume-Uni stagnaient. Seule la Pologne affichait l’année dernière une croissance supérieure à... 1 %.

Certes, la zone euro passée sous la toise de la bureaucratie austéritaire comptait à la fin du mois d’avril 19,2 millions de chômeurs (12,1 % de la population active selon Eurostat), un chiffre record et qui néanmoins ne dit rien de la dégradation vertigineuse des conditions d’existence du peuple grec.

Certes, un chef économiste du FMI a reconnu en janvier que son institution avait gravement sous-estimé les dégâts engendrés par l’impératif de restriction budgétaire : là où le modèle prévoyait qu’une réduction d’un euro de la dépense publique entraînerait une baisse de 0,5 euro de la richesse produite, l’analyse empirique montre que la contraction de l’activité serait deux à cinq fois supérieure.

Certes enfin, la thèse des illustres économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff selon laquelle une dette supérieure à 90 % du produit intérieur brut affaiblirait la croissance a été taillée en pièce par un étudiant de l’Université du Massachusetts, qui s’est amusé à refaire les calculs : les auteurs, cités comme des prophètes par les partisans de l’austérité — du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires Olli Rehn à l’ancien directeur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet — avaient écarté des données contradictoires et construit leur modèle à partir d’un tableur affecté par une erreur de formule.

Il n’en faudrait pas tant à un âne pour faire demi-tour.

Mais à l’instar des personnages de Tex Avery, banquiers centraux, économistes orthodoxes et dirigeants politiques ignorent les faits et galopent, pour quelques temps encore, dans un éther de croyance...

 



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Selon le FMI, la zone euro demeurera l'homme malade de la planète en 2013

Selon le FMI, la zone euro demeurera l'homme malade de la planète en 2013 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La fracture entre pays développés et émergents a laissé la place à une économie mondiale à trois vitesses, estime le FMI.

 

La reprise de l'économie mondiale évolue désormais à trois vitesses, selon les prévisions publiées mardi 16 avril à Washington par le Fonds monétaire international (FMI). Jusqu'au début de l'année 2013, la situation était duale : les pays émergents et en développement connaissaient des taux de croissance nettement supérieurs à ceux des économies dites avancées.

Aujourd'hui, derrière un taux de croissance mondial de 3,3 % en 2013 et 4 % en 2014, le Fonds distingue trois types d'évolution : un groupe de pays en développement ( + 5,3 % en 2013 et + 5,7 % en 2014) qui parvient pour l'instant à maîtriser les risques de surchauffe liés aux prix élevés des matières premières, qui bénéficie de taux d'intérêt très bas et de flux importants de capitaux.

Viennent ensuite les Etats-Unis dont l'économie redémarre franchement (+ 1,9 % et + 3 %) grâce à la demande intérieure et malgré la mauvaise gestion de leur déficit budgétaire, mais aussi le Japon qui a résolument mis le cap sur l'inflation et a mis le cap sur la relance.

Enfin, loin derrière, la zone euro paralysée stagne, et sera même en récession cette année (- 0,3 %  en 2013 et + 1,1 % en 2014).


Certes, les pays européens deviennent plus compétitifs en raison des mesures d'austérité qui y sont mises en œuvre, mais la faiblesse de leurs banques, la mauvaise tenue de leur dette souveraine et leur activité médiocre se combinent pour retarder leur convalescence...

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Les habitants de Chypre sous le choc après l'accord financier

Les habitants de Chypre sous le choc après l'accord financier | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
«La solution que nous avons choisie est douloureuse», a reconnu le président chypriote à propos du plan de sauvetage de 10 milliards d’euros comprenant une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires.

 

Chypriotes et résidents étrangers de l’île méditerranéenne étaient sous le choc samedi après l’annonce d’un accord avec l’Union européenne sur un plan de sauvetage de 10 milliards d’euros comprenant une taxe exceptionnelle et sans précédent sur les dépôts bancaires. «La solution que nous avons choisie est douloureuse, mais c’était la seule qui nous permettait de continuer nos vies sans remous», a assuré le président chypriote Nicos Anastasiades, soulignant le risque «d’effondrement» de tout le système bancaire de l’île.

Nicos Anastasiades a annoncé qu’il s’adresserait à la nation dimanche au sujet du plan de sauvetage conclu samedi à l’aube, le premier dans l’Union européenne à mettre largement à contribution les déposants. Le Parlement, engagé dans une course contre la montre pour valider cet accord avant que les banques ne rouvrent leurs portes mardi matin (lundi étant férié), doit s’exprimer dimanche. Anastasidades, de retour de Bruxelles samedi soir, va rencontrer des dirigeants de partis politiques de l’île en soirée et se rendre dimanche matin au Parlement où une Assemblée plénière est prévue.

 

Pour réduire leur participation à ce prêt, pour lequel Nicosie demandait 17 milliards, les bailleurs de fonds lui ont demandé d’instaurer une taxe exceptionnelle de 6,75% sur tous les dépôts bancaires en-deçà de 100 000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil. Ces prélèvements, censés rapporter 5,8 milliards d’euros, seront appliqués à toutes les personnes résidant sur l’île. Les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seront entièrement compensées par la distribution d’actions, a précisé le ministre des Finances Michalis Sarris. Dans ses négociations avec l’UE et le Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement a également dû céder sur une autre ligne rouge et accepter la hausse de l’imposition sur les entreprises. Au final, la dette chypriote sera de 100% du PIB en 2020....

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L'Irlande, deux ans après le plan de sauvetage européen - Information - France Culture

L'Irlande, deux ans après le plan de sauvetage européen - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

85 milliards d'euros débloqués sur 4 ans. Nous sommes fin 2010 et l'Irlande obtient cette aide de l'Union européenne et du FMI. Mais assortie de toute une série de mesures d'austérité. Une austérité encore de rigueur ce mercredi pour le nouveau budget irlandais. Dans ce contexte, comment se porte le pays aujourd'hui ?

Aujourd'hui, le pays qui a frôlé la faillite nationale semble aller mieux. Selon l'OCDE, son déficit public devrait être de 8,1% du PIB cette année, et la croissance de 0,5%. Avec deux secteurs en pointe : les nouvelles technologies et l'industrie pharmaceutique.

 

Cependant, l'Irlande est loin d'être tirée d'affaires.

Un seul chiffre en témoigne : un taux de chômage qui flirte avec les 15% !

Le 24 novembre dernier, ils étaient 10.000 à manifester dans les rues de Dublin contre l'austérité qu'a renforcé le nouveau budget (le 6e de ce type en 4 ans). Et l'Eglise très puissante vient d'interpeller le gouvernement en estimant que « dès le début de la crise économique, les coupes dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des services sociaux, les réductions des aides, avec l’augmentation des taxes, ont eu un impact dévastateur sur la capacité de nombreux Irlandais à maintenir un standard de vie acceptable et à bénéficier d’un accès aux services de base. »

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Avec de nombreuses rubriques et reportages audio à écouter à partir de ce lien.

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Chypre a besoin d'une aide de 17 milliards d'euros

Chypre a besoin d'une aide de 17 milliards d'euros | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président chypriote, Demetris Christofias, a indiqué que Chypre était "très proche" d'un accord avec la troïka.

 

Victime collatérale de la crise grecque, Chypre a estimé ses besoins à 17 milliards d'euros sur la période 2012-2016, a fait savoir jeudi 22 novembre le ministre des finances, Vassos Shiarly, dont le pays, en récession, négocie avec la troïka (UE, BCE, FMI) pour obtenir un soutien financier.

"Le montant s'élève à quelque 17 milliards d'euros. C'est ce que nous avons dit par le passé si l'on considère que les banques ont besoin de 10 milliards", a-t-il expliqué à la presse, tout en précisant que ce dernier chiffre n'était pas un chiffre du gouvernement. Un audit indépendant sur les besoins des banques est en cours de réalisation.

Le président chypriote, Demetris Christofias, avait un peu plus tôt indiqué que Chypre était "très proche" d'un accord avec la troïka. "Nous sommes sur le bon chemin et nous espérons conclure l'accord final très bientôt", a confirmé M. Shiarly. "Il ne reste plus que quelques questions que nous espérons régler" : la privatisation de l'autorité des télécommunications, la gestion des revenus tirés de la future production de gaz naturel et la question des salaires indexés....

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Grèce : Le FMI tente d’imposer une nouvelle vague de licenciements de fonctionnaires | Humanite

Grèce : Le FMI tente d’imposer une nouvelle vague de licenciements de fonctionnaires | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est par dizaines de milliers que le FMI voudrait licencier de nouveaux fonctionnaires. L’organisme propose de supprimer 22000 supplémentaires à la va-vite, avant la réunion de la Troika ce mardi soir qui devrait accorder un prêt à la Grèce. Le ministre des Finances a refusé.

 

La Grèce a rejeté une demande de dernière minute du Fonds monétaire international (FMI) pour des licenciements supplémentaires d'ici 2014. Le plan prévoyait déjà la suppression de 27000 fonctionnaires d’ici 2014, le FMI voulait doubler le chiffre sur un petit coup de pression d’avant réunion. Selon le ministère des Finances grecs, le FMI a réclamé lundi soir, à la veille de la réunion cruciale des ministres des Finances à Bruxelles sur le dossier grec, "22.000" licenciements supplémentaires.
Le plan d'atomisation de la Grèce sur quatre ans, dicté par les créanciers UE et FMI et voté récemment par le Parlement grec, prévoit d'ici 2016 de réduire d'environ 125.000 au total le nombre de fonctionnaires.
Les licenciements dans le secteur, qui doivent commencer par les mairies cette année. Le syndicat des collectivités locales (Poe-Ota) a appelé à un arrêt de travail ce mardi tandis que de nombreuses mairies continuent d'être occupées depuis la semaine dernière par des syndicalistes...

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La Grèce à nouveau sous pression

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À la veille de l'Eurogroupe, le gouvernement Samaras a fait voter dans la nuit le budget 2013. Les économies qu'il prévoit permettre au pays d'obtenir une aide cruciale de 31,5 milliards d'euros. La grogne sociale monte.

 

Des milliers de Grecs ont couru dimanche sur la piste historique de Marathon, mais la vraie bataille s'est livrée cette nuit au Parlement: 167 députés grecs sur les 300 ont voté en faveur du nouveau budget 2013, le sixième sur fond de récession et d'envolée du chômage.

Ce budget d'austérité inclut 9 milliards d'économies ainsi que le catalogue des mesures votées de justesse mercredi. Les débats ont été houleux car une bonne partie de la classe politique doute de l'efficacité d'un nouveau tour de vis, au contraire des créanciers d'Athènes.

Le Grec, lui, hésite entre colère et fatalisme face aux coupes sur les salaires et les retraites, au licenciement programmé de 125.000 fonctionnaires d'ici à 2016, sans compter le choc en retour des privatisations et d'une concurrence plus ouverte.

Le budget 2013 est, en principe, le dernier effort demandé à la Grèce avant que les créanciers du bloc euro, la BCE et le FMI ne s'engagent à débourser une tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros bloquée depuis juin. Mais il arrivera trop tard pour que les dix-sept ministres des Finances en décident lors de rendez-vous mensuel, lundi soir à Bruxelles...

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Le premier ministre grec brandit la menace d'une sortie de l'euro

Le premier ministre grec brandit la menace d'une sortie de l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il appelle ses alliés au Parlement à voter les mesures de rigueur réclamées par l'UE et le FMI.

Les votes cruciaux attendus, mercredi sur une loi-cadre détaillant des économies budgétaires de plus de 18 milliards d'euros, et dimanche sur le budget 2013, sont la condition pour que le pays "en finisse définitivement et irrévocablement" avec le danger d'un retour à la drachme, a souligné M. Samaras. "Nous devons sauver le pays de la catastrophe (...) si nous échouons à rester dans l'euro rien n'aura de sens", a-t-il insisté.

Il a appelé les partis socialiste, Pasok, et de gauche modérée, Dimar, soutenant l'exécutif de coalition mais ébranlés par l'ampleur des sacrifices réclamés, à rester engagés dans la bataille pour "servir les intérêts suprêmes de la nation".

En échange de ce train de redressement courant jusqu'en 2016 – contre lequel les syndicats organisent une grève générale et des manifestations mardi et mercredi – le pays espère recevoir plus de fonds que la seule tranche de 31,5 milliards d'euros gelée depuis juin et sans laquelle il risque la cessation de paiement mi-novembre, a-t-il indiqué.

Il a relevé que ce supplément, qui serait tiré sur le reliquat des prêts UE-FMI encore à verser, réinjecterait des liquidités dans une économie totalement à sec, en cinquième année de récession.

M. Samaras, qui s'était targué jusque-là d'avoir écarté le menace d'un retour à la drachme, a renoué avec des accents dramatiques au vu des fissures au sein de l'alliance gouvernementale qui écornent sa majorité parlementaire...

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