Eurobonds : "nein" c'est "nein" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
EUROPE - Cette fois-ci, c'est "Nein!" Alors que l'Allemagne n'avait jamais clairement exclu la possibilité d'émettre des eurobonds dans un futur plus ou moins éloigné, la chancelière Angela Merkel a franchi un cap ce mercredi 26 juin en marquant son hostilité résolue à tous les instruments de mutualisation des dettes européennes. Un discours destiné aussi bien à sa majorité au Bundestag, farouchement anti-euro-obligations, qu'à ses partenaires européens, dont François Hollande, qui a longtemps défendu ce dispositif pour mettre fin à la crise de la dette....

 

"Il ne fait pour moi aucun doute qu'il y a un besoin de moyens supplémentaires de solidarité (entre les pays européens), mais les euro-obligations sont le mauvais chemin", a-t-elle déclaré dans un discours prononcé devant le Parlement allemand. Selon elle, tous les instruments de mutualisation de la dette aujourd'hui en discussion, qu'il s'agisse d'euro-obligations, d'"euro-bills" ou de fonds d'amortissement sont "économiquement mauvais" et "contreproductifs", en plus d'être "incompatibles avec la constitution allemande".

En affichant aussi ouvertement son opposition aux eurobonds, la chancelière ne fait que confirmer tout haut ce qu'elle disait jusqu'ici tout bas à ses amis politiques. Mardi soir, lors d'une réunion des députés de son petit allié libéral (FDP) elle aurait lancé: "pas de mon vivant" à propos du lancement de ces obligations européennes. Boutade ou pas, le message était le même: montrer ses muscles et afficher sa détermination à imposer la partition allemande dans le concert européen....