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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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DÉMOCRATIE • Que faire de cette Espagne rongée par la corruption ?

DÉMOCRATIE • Que faire de cette Espagne rongée par la corruption ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les affaires ne cessent de se multiplier au sein des deux principaux partis. La dernière en date a conduit la ministre de la Santé, Ana Mato, à démissionner le 26 novembre. Cette gabegie fait le jeu du nouveau mouvement de gauche Podemos, issu de la mobilisation des Indignés.

 

Filesa, Naseiro, Roldán, Gürtel, Bárcenas, Nóos, Pujol, Púnica… On pourrait raconter toute l’histoire de l’Espagne de ces dernières décennies rien qu’à partir des affaires de corruption (lire encadré). La toute dernière vague d’arrestations a remis le problème sous les feux des projecteurs, occultant la perspective temporelle.

Nous, individus, pouvons avoir la mémoire qui flanche, les archives de la presse, non. Et le diagnostic est sans appel : l’Espagne est atteinte de corruption aiguë. Reste une question : Docteur, y a-t-il un traitement ? Juges, sociologues, associations de lutte contre la corruption et politiciens eux-mêmes semblent penser qu’il existe bien un remède à ce mal qui, en Espagne, ne paraît pas conjoncturel, mais bien structurel. Les chiffres sont éloquents : le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) a recensé 1 661 instructions en cours en 2013, dans les différentes instances de la justice espagnole, pour des délits de corruption.

Environ 500 personnes sont emprisonnées, mises en examen ou visés par une enquête pour ce type d’accusations. Et à en croire une étude menée l’année dernière par des experts de l’université de Las Palmas [Canaries], la corruption a un coût annuel de 40 milliards d’euros. Une brève série statistique qui permet de comprendre pourquoi les Espagnols, dans la dernière enquête du CIS [Centre d’enquêtes sociologiques], placent la corruption au deuxième rang de leurs préoccupations : 42,3 % des personnes interrogées la considèrent comme le plus grave problème du pays, juste après le chômage.

S’il est difficile de déterminer précisément l’origine du mal, la combinaison entre un cadre légal déficient, l’insuffisance des moyens alloués et un certain laxisme général aura incontestablement offert un terreau de choix aux malversations dans le monde politique, la fonction publique et les milieux d’affaires....

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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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En Espagne comme en France, le bouleversement des modes de vie effraye | Slate

En Espagne comme en France, le bouleversement des modes de vie effraye | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En Espagne, le gouvernement Rajoy envisage d’interdire le recours à l’avortement (sauf pour des cas exceptionnels, viols ou santé de la mère).

 

Un revers dans l’histoire de l’émancipation des femmes, un coup d’arrêt inédit, une incongruité  à l’aune de l’extension des droits de l’individu qui caractérise les pays démocratiques depuis des décennies. Ici, comme en France avec  la Manif pour Tous en 2012-2013, les institutions catholiques mènent une contre-offensive, tirant parti du vertige qui saisit ces sociétés face aux transformations rapides des modes de vie, un séisme culturel dans lequel se conjuguent désirs d’autonomie et progrès technologiques. Ce projet de loi a t-il des chances d’aboutir?

 

Dans les années 70-80, suite à la Movida, la famille espagnole s’est engagée dans la modernité, comme partout en Europe, mais avec de vraies spécificités. Partant d’une situation très traditionnelle, le divorce a été interdit jusqu’en 1981 et l’avortement légalisé seulement en 2010, l’Espagne a effectué en trois décennies une révolution sidérante. On s’y marie peu, le taux de nuptialité y est un des plus bas d’Europe, et l’âge du mariage ne cesse de reculer: pour les hommes il est passé de 27 ans en 1975 à 35 ans en 2010 (32 ans pour les femmes). On y divorce autant qu’en France.  On fait peu d’enfants, 1, 4 enfant par femme, un taux parmi les plus défavorables d’Europe, alors que dans ce pays très catholique la famille moyenne comportait  3 enfants en 1965. Plus d’un tiers d’entre eux nait hors mariage. L’Espagne a adopté une loi instituant le mariage gay dès 2005 -il concerne 3% des mariages, environ. Autre particularité, les adultes mettent du temps pour quitter le foyer parental, une tendance qui s’est même accentuée dans la période récente avec le chômage qui touche sévèrement les jeunes: en 2012, 38 % des 25-34 ans habitent encore chez leur parents, 43 % pour les hommes.

 

En France, pays laïcisé et, sur certains points plus en avance (l’avortement a été légalisé en 1975), l’individualisme a aussi pris le pas sur la famille, mais sous des formes différentes. D’abord,  le nombre de personnes qui vivent seules ne cesse d’augmenter, un phénomène du pour une part à l’allongement de la vie, mais aussi à des choix, et à la fragilité des liens conjugaux. Cet attrait pour la vie en solo est confirmé par la croissance du nombre de célibataires et de divorcés, et par l’effritement du nombre de mariages.

Quelle place l’enfant détient-il dans cette évolution? Ici, la natalité est dynamique  –un peu plus de deux enfants par femme, un chiffre stabilisé depuis quelques années, mais supérieur à celui des années 1990. Parallèlement, une majorité d’enfants nait dans un foyer non marié....

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Le projet de loi sur l'avortement divise l'Espagne - Information - France Culture

Le projet de loi sur l'avortement divise l'Espagne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C'est un retour à la loi de 1985", écrit le quotidien espagnol ABC "mais qui, selon le journal conservateur, donnera plus de garanties."

"Elle éliminerait en tout cas la loi votée par les socialistes en 2010 qui autorise l'avortement jusqu'à la 14ème semaine de grossesse."

En Espagne, le projet de loi du gouvernement Rajoy sur la table depuis vendredi "suscite le rejet de tous ou presque", poursuit le journal, citant "l'opposition, les syndicats, les organisations féministes, et pour d'autres raisons des ultra-conservateurs jusqu'à la conférence épiscopale."

El Pais parle même ce matin de "schisme entre catholiques."

"C'est l'un des points les plus controversés du programme électoral du Parti Populaire" précise le quotidien ABC.

"Paradoxalement, résume le journal catalan La Vanguardia, ni les pro-vie, ni ceux en faveur du droit à l'avortement ne tombent d'accord sur la nouvelle loi : certains la considèrent insuffisante, d'autres restrictive et arbitraire".

"Nous ne sommes pas face à un projet parfait", reconnaît pour sa part le quotidien conservateur et catholique La Razon "mais la réalité est que ce texte est un véritable engagement envers la vie."

El Pais, vent debout contre ce projet, parle d'un "retour au passé" et publie ce matin le deuxième courrier de ce genre écrit par un neurochirurgien Javier Esparza au ministre de la justice Ruiz-Gallardon, responsable de ce projet de loi. "Personne n'a le droit, écrit-il, d'obliger quelqu'un à souffrir en vertu de ses croyances".

Toujours à la rubrique Opinion de ce journal le plus lu en Espagne, ce matin, une tribune d'une soixantaine de femmes qui donne "dix raisons pour ne pas changer la loi sur l'avortement".

Pour elles, "le moment social, économique et politique n'est pas le plus approprié pour l'empirer. L'Espagne traverse des mauvais moments et utiliser l'avortement, alors que des femmes souffrent tant, comme une monnaie d'échange pour plaire aux pans les plus conservateurs de son électorat, n'est pas juste envers les femmes et la société."

Première raison invoquée : "parce que l'actuelle loi fonctionne".

"Il n'y a pas eu, contrairement aux prophéties, après la loi de 2010, une augmentation notable du nombre d'avortements."

Argument que met en avant le très engagé journal de gauche Publico qui évoque ce sujet en parlant d'une "contre-réforme" : "le nombre d'avortements pratiqués en 2012 baisse dans toutes les provinces par rapport à l'année précédente, exceptée l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc avec 58% de hausse."

"Le chiffre global pour le pays est en baisse de 5% avec 112 390 interruptions volontaires de grossesse, majoritairement pratiquées en Andalousie, en Catalogne et à Madrid."....

Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 4 minutes

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Comment les Européens voient l'Allemagne

Comment les Européens voient l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Par le biais d'un questionnaire diffusé dans plusieurs pays européens, le réseau Europa ("Le Monde", "The Guardian", "La Stampa"...) a pu dresser un portrait de ce que pensent les Européens de l'Allemagne et de sa politique.

 

Efficaces, organisés et gagnants. Ou bien arrogants, dominateurs et autoritaires. Sauveurs du projet européen. Ou bien tourmenteurs impitoyables de quiconque vit au sud de la "ligne des oliviers". Dès qu'il est question des Allemands, les Européens sont, semble-t-il, profondément divisés. Pour certains, la zone euro se serait effondrée si l'Allemagne n'avait pas fermement tenu la barre. Pour d'autres, des dizaines de millions d'Européens du Sud connaîtraient un destin meilleur s'ils n'avaient pas subi son emprise.

Dans la perspective des élections allemandes, dont l'issue aura un impact décisif sur le reste du continent, le Guardian et plusieurs journaux partenaires dans trois des principaux pays européens ont interrogé leurs lecteurs sur la vision qu'ils ont du rôle dirigeant de l'Allemagne dans la crise de la zone euro, et sur l'élection elle-même. L'enquête a suscité des réactions étonnamment nombreuses et permis d'exprimer des sentiments visiblement refoulés depuis trois ans. En quelques heures, plus de 7 000 lecteurs ont répondu, ce qui en fait l'un des exercices participatifs les plus prolifiques de notre lectorat.

Par la nature auto-sélective des interventions, ce type d'enquêtes n'a guère de valeur statistique. Mais entre les plaisanteries, l'hostilité et les inévitables commentaires mal embouchés de gens cachés derrière des pseudonymes tels que Ernst Stavro Blofeld ou Philip Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, un certain nombre de tendances convergentes peuvent être relevées. Ainsi dans l'enquête espagnole, la tonalité des réactions est largement négative.

"L'Allemagne cherche à augmenter son pouvoir, à imposer des solutions qui lui conviennent, note Alejandro Gimenez. Elle tente de transformer les pays du Sud en un réservoir de main-d'œuvre bon marché, dépourvue de droits, privée de sécurité d'emploi et de protection juridique. Elle considère l'euro comme monnaie unique quand ça l'arrange, et comme une confédération de monnaies nationales quand c'est son intérêt de le faire." Sa compatriote Karen Gonzalez affirme que non seulement l'Allemagne a profité de la crise et jeté aux orties les principes fondamentaux de l'UE, mais qu'elle a "préféré procéder à des rafistolages plutôt que de s'appliquer à traiter véritablement le fond des problèmes qui sont en train d'étrangler des pays comme l'Espagne. Or cette politique risque d'entraîner un retour de bâton."

De nombreux lecteurs estiment que l'insistance de l'Allemagne à imposer la rigueur budgétaire en échange des fonds de secours européens n'a fait qu'aggraver les choses dans les pays qui avaient désespérément besoin d'un minimum de croissance pour alléger leurs épreuves. Depuis quelques mois, la crise de la zone euro est entrée dans une de ses rémissions périodiques, du fait que le coût des emprunts pesant sur les Etats s'est quelque peu allégé et que le continent montre de timides signes de redressement économique. Mais pour certains Grecs, comme Ioannis Pelegrinis, le pire est encore à venir. "La direction allemande poursuit à l'évidence ses propres intérêts financiers, comme doit le faire tout gouvernement national. Malheureusement, elle le fait aux dépens des autres membres de l'UE et de la zone euro. C'est exactement le genre d'attitude qui finira par provoquer la dislocation de l'UE."...

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ESPAGNE • Ouvrir l'espace Schengen aux Colombiens et aux Péruviens

ESPAGNE • Ouvrir l'espace Schengen aux Colombiens et aux Péruviens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Premier ministre, Mariano Rajoy, va demander à l'Union européenne d'autoriser les citoyens colombiens et péruviens à effectuer, sans visa, des séjours de courte durée dans les pays de l'Union.

 

"Le gouvernement espagnol demandera dans les prochains jours à la Commission européenne et aux pays de l'espace Schengen de supprimer l'exigence de visas pour les Colombiens et les Péruviens qui souhaitent visiter les pays de l'Union européenne (UE)", rapporte El Mundo.

Selon le quotidien, le Premier ministre, Mariano Rajoy, a annoncé cette décision par téléphone aux présidents colombien et péruvien, Juan Manuel Santos et Ollanta Humala.

L'obligation actuelle à l'égard des Colombiens fut adoptée en mars 2001, lors de l'élaboration de "la liste des 132 pays auxquels l'UE commença à exiger un visa dès le 1er avril 2001", rappelle El País. Lors des négociations concernant cette liste, l'Espagne avait adopté une attitude neutre et s'était abstenue d'intervenir sur sa composition. Une décision qui avait suscité une "vague de critiques" dans le pays, compte tenu "des liens traditionnels avec les pays hispano-américains", souligne le quotidien.

Selon certains membres de la représentation espagnole à Bruxelles, "il n'aurait pas été raisonnable" que Madrid vote contre la politique commune européenne, rapporte El País. Maintenant, Mariano Rajoy "estime que la situation doit changer", et il met en avant l'accord commercial multipartite entre l'UE, la Colombie et le Pérou, entré en vigueur le 1er mars 2013. Il a également réaffirmé la volonté de l'Espagne de s'impliquer dans l'Alliance du Pacifique. 

Toutefois, El País précise qu'il existe une liste de pays auxquels l'UE retirera cette obligation. Mais elle "n'inclut pour le moment ni le Pérou ni la Colombie". Si cette liste peut être modifiée en 2014, une quelconque modification "requiert l'appui des partenaires européens".

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J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne

J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 2008, enceinte de huit mois, l’écrivaine espagnole Cristina Fallarás a été licenciée par le journal où elle travaillait comme sous-directrice. C’était le début du commencement de la débâcle d’un pays où sombrerait une grande partie de ses concitoyens. En novembre 2012, Cristina a reçu une lettre de la banque : pour cause de non-paiement, celle-ci a démarré une procédure d’expulsion. La lauréate du prix Hammett 2012 du meilleur roman policier en langue espagnole décrit ici cette chute : «Raconter nous sauve», dit-elle, et elle détaille l’angoisse de ceux qui sont broyés par le système. Après avoir dû rendre les clés de son appartement le 25 juin, elle est aujourd’hui provisoirement hébergée chez un ami.

Je m’appelle Cristina Fallarás et je suis devenue l’expulsée la plus médiatisée d’Espagne. J’aurais préféré parler d’autre chose, mais l’époque et le pays imposent ce genre de sujet. Le mardi 13 novembre de l’an dernier, à 19 h 40, quelques heures avant le début de la deuxième grève générale de l’année en Espagne, un individu de la 20e chambre de Barcelone a sonné à la porte de mon appartement de la place Universidad. On entendait déjà les hélicoptères de la police, et les pétards des premiers piquets de grève qui mettaient toujours chez nous un petit air de fête. A l’instant précis où mon fils Lucas a ouvert la porte et dit «Maman, c’est un monsieur», j’ai cessé, je ne sais pas encore pour combien de temps, d’être écrivaine, journaliste et éditrice, pour devenir une expulsée qui pouvait témoigner par écrit, et argumenter devant une caméra. Un récit en direct, à la première personne, c’est pratique et ça fait mouche. La Sainte Trinité du journalisme : objet, sujet et analyse, trois en une.

Maintenant, lecteur, imaginez un terrain aussi grand qu’un pays, une surface genre pampa.

Arrêtez tout et allez-y, imaginez.

On y est ? Bon, alors regardez cette crevasse énorme, implacable et brutale, comme creusée par l’ongle d’un dieu déchirant la terre, elle coupe cette surface en deux. De la crevasse émane une haleine glacée, celle des Parques. Regardez encore : non moins soudainement une de ces deux parties (décrétons, pour des raisons sentimentales, qu’il s’agit de la partie gauche) s’effondre dans l’abîme et s’immobilise, suspendue dans le noir, entraînant tous ses habitants dans sa chute, stupéfaits, ahuris. Et rongés par la culpabilité.

L’autre partie de cette terre que vous avez imaginée, et que nous appellerons Espagne, est restée en haut, craignant d’encourir le même sort, l’attendant même, mais sous une forme moins grave : coupes claires dans les domaines de la santé, de l’aide sociale, des droits récemment acquis par les femmes, baisses de salaire… Leur mécontentement est compréhensible. Mais, en moins de temps que n’a mis le pays à déclarer que sa démocratie était aussi indestructible que frimeuse, les habitants du bloc effondré se sont vus privés de tout. Pour les rognures dont on a privé ceux d’en haut, ils donneraient volontiers santé et avenir....

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Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc

Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Restaurateur, cadre, retraité, chômeur, architecte ou maçon. Ils sont des milliers à avoir traversé la mer pour chercher fortune sur l'autre rive de la Méditerranée.

 

Avant la crise économique de 2008-2009, le Maroc accueillait officiellement près de 3000 migrants espagnols. En 2011, ils étaient quatre fois plus nombreux. A Tanger, Ceuta, dans le nord du pays mais aussi plus au Sud, cette réalité est visible. Un long reportage consacré aux émigrés espagnols a été diffusé en mars sur la chaîne marocaine 2M. Le même mois, le site Tanjanews.com a même évoqué les "mendiants espagnols" qui font de la musique dans les rues tangéroises. Les réactions ont été vives sur la toile

Maria Jesus Herrera, du bureau espagnol de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) relativise. "La migration espagnole se fait davantage vers l'Amérique latine, où il n'y a pas de barrière linguistique voire en Allemagne ou en France, dit-elle. Mais le Maroc n'est qu'à treize kilomètres de notre pays et il existe une tradition économique pour les entreprises espagnoles de s'y installer."

Pere Navarro, conseiller social à l'ambassade d'Espagne à Rabat, insiste aussi sur les nouvelles implantations d'entreprises espagnoles. Une image plus valorisante à défendre pour cet officiel que celle de chômeurs ou de salariés fuyant un pays en crise et venant chercher meilleure fortune au Maroc. Les chiffres fournis par l'ambassade ne disent pas tout, surtout quand ils font état d'une "relative stabilité", avec quelque 10 000 Espagnols enregistrés officiellement - beaucoup ne sont pas déclarés. C'est peu comparé aux quelque 850 000 Marocains vivent en Espagne. "Les salaires sont nettement plus bas et venir ici sans projet professionnel n'est pas facile", explique M. Navarro....

 

Comme chaque année au printemps, des centaines de Marocaines ont traversé le détroit pour aller faire la campagne de fraises à Huelva, en Andalousie. Les migrations se croisent. Des Marocains installés en Espagne retournent au pays, pour quelques mois, pour faire le taxi par exemple, laissant leurs familles afin qu'elles continuent à bénéficier des aides sociales espagnoles. "On a même constaté des transferts de fond du Maroc vers l'Espagne pour aider les familles à y rester, pour qu'elles gardent leur place en Espagne", témoigne Anke Strauss, du bureau de l'OIM au Maroc....

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Unis ce samedi contre la troïka

Du Portugal à la Grèce en passant par l’Espagne, l’Europe du Sud va vivre, ce samedi, au rythme des manifestations contre les politiques de restriction dictée par l’UE, la BCE et le FMI.  



Barcelone, correspondance. Comment se prépare la manifestation du 1er juin contre la troïka, alors que pas un mois ne passe sans que le gouvernement espagnol n’annonce de nouvelles coupes budgétaires ou réformes structurelles (retraites, éducation, santé…) ? Samedi, toute une myriade d’organisations issues du mouvement du 15-M (Indignés), de forces politiques de gauche battront le pavé.

 

Parmi eux, la Plate-forme des affectés par les crédits immobiliers. Jose Luis Romero est un des animateurs de l’antenne de l’Hospitalet (banlieue populaire de Barcelone). Chaque semaine, environ 200 personnes viennent aux assemblées. En trois ans, l’Hospitalet a pu empêcher 250 expulsions. C’est logiquement qu’il ira à la manif, « parce que, dit-il, c’est en allant dans la rue qu’on se fera entendre ».

Jordi Ortiz, quant à lui, est engagé dans la coopérative Somenergia, qui tente de développer des alternatives face à la puissance des groupes énergétiques. Quand on lui demande s’il n’y a pas un manque de coordination entre différentes composantes du mouvement du 15-M, il reconnaît que oui. Selon lui, cela est dû à un « certain manque de confiance entre les partenaires, mais aussi au manque d’habitude de travailler ensemble. Il faut du temps, mais quelque chose se passe ». Sentiment partagé par Manel Mora, de la CUP (extrême gauche). « C’est vrai qu’il y a l’individualisme, un rejet des syndicats et partis traditionnels. Mais le positif, c’est que se développent les luttes locales, par exemple contre la fermeture d’un centre de santé. À partir de ces luttes, la politique reprend un sens. » Idée en partie partagée par Angels Tomas, d’Izquierda Unida Barcelone. « À IU, nous invitons nos membres à participer aux mouvements dans les quartiers. Mais nous disons aussi attention aux discours anti-syndicaux ou anti-partis. C’est de la démagogie facile. Certes, il y a un problème avec les institutions politiques ou syndicales, mais nous avons aussi besoin d’elles pour avancer, et leurs adhérents ne sont pas tous “pourris”. Il ne faut pas seulement critiquer, mais aussi proposer. »...

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Société : Pourquoi les Espagnols ne se révoltent pas

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Cinq ans de crise, six millions de chômeurs, et des milliers d'expulsés de leur logement : malgré un lourd bilan social, les Espagnols subissent leur sort sans se révolter contre le gouvernement ou contre l'UE.

Parce qu'ils craignent de perdre le peu qu'il leur reste, avance un sociologue. Par Ignacio Sánchez-Cuenca

 

 

Nous sommes aujourd'hui dans la cinquième année de crise. Le chômage augmente, tout comme la pauvreté et l'exclusion sociale ; des cas de malnutrition infantile commencent à apparaître ; des dizaines de milliers de familles ont été expulsées de leur domicile. Et les salaires continuent de baisser, ce qui n'est en revanche pas le cas du prix des biens et des services.

La population a, par ailleurs, compris qu'il ne s'agit pas d'une situation temporaire, et qu'elle peut perdurer encore de longues années. Dans ces conditions, comment se fait-il qu'il n'y ait pas d'explosion sociale ? Pourquoi le système ne vole-t-il pas en éclats ? Jusqu'où peut aller la tolérance de la société espagnole sans qu'un soulèvement n'éclate ?

 

Difficile, en effet, d'imaginer conjonction de conditions plus favorables à une explosion. Primo, les effets de la crise sont terribles. Comment une population comptant six millions de chômeurs parvient-elle à survivre ? Le pire étant que le chômage va continuer d'augmenter, puisque la demande intérieure est atone. Les économies et les aides qui, jusqu'à présent, permettaient à beaucoup de s'en tirer tant que bien que mal, arrivent aujourd'hui à épuisement. Ceux qui travaillent le font souvent dans l'économie souterraine, et en échange d'un salaire de survie.

Secundo, les politiques barbares d'austérité que mènent l'Espagne et l'Union européenne ne font que démolir le pays et repousser un peu plus l'heure de la reprise. Au lieu de faire en sorte que la consommation et les investissements publics viennent pallier la chute de la consommation des ménages, le gouvernement coupe dans tous les postes de dépenses de l'Etat.

Ainsi, non seulement la crise s'aggrave, mais la couverture sociale offerte à la population touchée par le chômage et la pauvreté diminue. Cela peut paraître brutal, mais l'UE et le gouvernement espagnol ont estimé que la sortie de crise passait par l'appauvrissement général de la majorité des Espagnols – car c'est cela, et rien d'autre, que veulent dire les mots “dévaluation interne” [dévaluation, non de la monnaie, mais des salaires et des prix dans un seul pays de la zone euro].

Tertio, les Espagnols sont de plus en plus nombreux à penser que la répartition des sacrifices est d'une injustice flagrante. Le cas le plus sanglant, mais loin d'être isolé, est celui des expulsions. L'Etat débourse des aides généreuses et s'endette dangereusement pour assainir les banques, mais il n'offre aucune solution à la situation de tous ceux que la crise a étouffés sous les hypothèques. L'insensibilité des pouvoirs publics et des deux grands partis face à cette détresse a contribué à aiguiser l'indignation d'une bonne partie de la société....

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La monarchie espagnole en pleine tourmente

La monarchie espagnole en pleine tourmente | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une fille du roi est mise en examen ; l'abdication de Juan Carlos au profit du prince Felipe est ouvertement évoquée.

 

La justice est la même pour tous", avait déclaré le roi d'Espagne, Juan Carlos, lors des vœux officiels de Noël 2011, quelques jours avant la mise en examen de son gendre Iñaki Urdangarin pour un détournement présumé de fonds publics.

Le juge José Castro, qui instruit l'affaire depuis 2010, l'a finalement pris au mot, mercredi 3 avril, et a appelé à témoigner sa fille cadette, l'infante Cristina, duchesse de Palma de Majorque et épouse d'Iñaki Urdangarin. Pour la première fois, un membre direct de la famille royale espagnole devra donc répondre devant la justice, le 27 avril.

L'étau se resserre autour de la monarchie, qui se trouve depuis des mois au centre de plusieurs scandales et polémiques. Les révélations au compte-gouttes distillées dans la presse au fur et à mesure qu'avance l'enquête judiciaire sur l'affaire "Noos", du nom de la fondation sans but lucratif présidée par Iñaki Urdangarin entre 2004 et 2006 et dont l'infante était membre du conseil d'administration, menacent la plus haute institution de l'Etat. Les dizaines d'e-mails remis au juge par l'ancien associé du gendre du roi témoigneraient de l'utilisation présumée par Iñaki Urdangarin du prestige et des contacts de son épouse et de son beau-père pour faire des affaires....

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INFOGRAPHIE • Espagne : une extrême pauvreté

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Le dernier rapport de Cáritas Espagne (le Secours catholique), “Inégalités et droits sociaux”, rendu public le 20 mars 2013, est alarmant. “C’est une photographie très sombre de la crise actuelle”, commente le quotidien El País. En effet, 6,4 % des Espagnols vivent désormais dans une situation d’extrême pauvreté – moins de 305 euros par mois de revenus.

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Italie : Beppe Grillo se prépare à envahir l'Europe

Italie : Beppe Grillo se prépare à envahir l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Mouvement 5 Etoiles du comique blogueur a été la révélation des élections de fin février.

Son programme anti-establisment et ses méthodes de “démocratie numérique” sont partagées par de nombreuses formations en Europe, qui pourraient faire front commun lors des élections européennes de 2014. Par Ferruccio Sansa | Emiliano Liuzzi

 

Beppe Grillo a un objectif : l’Europe. Alors que la politique italienne peine à se remettre du tsunami qui vient de la secouer, chez lui, à Gênes, le leader du Mouvement 5 Étoiles vole déjà par la pensée au-delà des frontières. Son objectif déclaré est désormais d’exporter son expérience vers d’autres pays européens où la crise politique et économique est semblable à celle que traverse l’Italie. “Nous ne pouvons pas penser que nous avons fait tout ça pour nous arrêter ici, à Rome. On doit aller plus loin et notre objectif, c’est Strasbourg en 2014, le Parlement européen. Parce qu’il y a une nécessité similaire à celle de l’Italie et parce que si nous prenons pied en Europe, ce sera un changement déterminant pour toute notre époque”, a-t-il déclaré à ses partisans.

Velléitaire ou visionnaire ? Ces dernières semaines, l’objectif est devenu nettement plus concret depuis que les discussions sur le réseau social Meetup se sont étendues au-delà des frontières et des langues. Une “révolution”, disent les participants, “une espèce de Mai ’68 qui aurait la Toile pour vecteur”. “Nous venons tout juste de commencer”, expliquent Grillo et les siens à ceux qui les écoutent ces jours-ci, et qui ne sont pas aussi nombreux qu’on pourrait le croire : le Mouvement 5 étoiles (M5E) a des contacts surtout dans les pays de l’Est — en Slovaquie, Roumanie et Bulgarie. Mais ses regards se tournent particulièrement vers la Grèce, l’Espagne, le Portugal : “C’est en ce sens que je répète que nous venons à peine de commencer”...

 

En Europe, la presse reste divisée au sujet de Grillo. Manuel Castells, de La Vanguardia écrit que “le caractère expérimental de ce projet qui s’en prend à la politique traditionnelle est bien clair. Il a été soutenu par des millions de personnes et par une grande partie des jeunes qui s’identifient avec le désir de sortir de l’impasse des manipulations et de l’opacité engendrées par la délégation des pouvoirs. Or ce sentiment de distance croissante entre les société civiles et les institutions politiques se répand  aussi en Espagne”.

L’Espagne, justement. Un des points de départ de ce que pourrait être la propagation des idées du M5E en Europe. Le 15 octobre 2011, les rues et les places s’étaient remplies de jeunes qui réclamaient un monde nouveau. C’étaient les Indignados espagnols, les Indignés français ou les Occupy Wall Strett américains. Ils étaient des milliers. En Italie, il y eut quelques magasins pillés, la police matraqua ici et là, et puis plus rien....

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Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite?

Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Drôle de paradoxe. Alors que l’Europe du sud est soumise à un régime drastique d’austérité depuis 2009, c’est le Royaume-Uni, le Danemark, l’Autriche ou encore la France qui ont porté les partis eurosceptiques au Parlement européen dimanche 25 juin. Soit des pays dont le PIB vole bien plus haut que celui de leurs voisins méditerranéens.

 

Pourtant les Portugais avaient de quoi pester. Sous tutelle de la troïka – Commission européenne, la banque centrale et le FMI – jusque début mai, le petit pays est dans une situation critique malgré les rumeurs de reprise économique. Un chômage à 15% (35% chez les jeunes), le départ annuel d’environ 100 000 personnes depuis le début de la crise, une mortalité est en hausse…

En Espagne ou en Grèce, même chose. Fin mai, les agences de notation ont relevé les notes de la dette à long terme de Madrid (de “BBB -” à “BBB” selon Standard & Poor’s), sortie de la tutelle de la troïka en janvier, et d’Athènes (“B-” à “B” selon Fitch). Une embellie économique loin d’être ressentie par les habitants. Après deux ans de récession en Espagne et six en Grèce, plus d’un quart de la population active est au chômage, plus de la moitié des jeunes (61% à Athènes) sans emploi, et le taux de pauvreté fixé aux alentours de 23 %.

  

Mais les scrutins de ces pays du sud ont donné gagnant les partis traditionnels ou la gauche radicale. Au Portugal, c’est le parti socialiste (31%). En Espagne comme à Chypre, encore sous perfusion européenne, c’est la droite populaire qui est arrivé en tête. En Grèce, la coalition d’extrême gauche Syriza a rafflé la mise (27%), le parti néo-nazi Aube dorée s’octroyant quand même 10% des voix. Pourquoi?

 

 

Hypothèse n°1 : un profond attachement à l’Union européenne

“Les pays qui à l’heure actuelle sont en crise doivent souvent leur liberté à l’Europe”, commente Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Le Portugal, comme l’Espagne ou la Grèce, ont été sous régime dictatorial jusqu’au mitan des années 1970. Ces pays enracinent dès lors leur transition démocratique dans l’Union européenne : Madrid et Lisbonne demandent à adhérer à l’UE dès 1977, avant de devenir des Etats-membres en 1986.

Par ailleurs, ces pays, en voie de sortie de crise, attribuent en partie cette embellie économique à l’Union européenne. “Malgré la rudesse des plans d’austérité, les électeurs ont pu considérer que l’Union a participé à améliorer leurs économies nationales”, analyse Magali Balent, spécialiste des extrêmismes européens à l’IRIS. “Une forme de reconnaissance” qui les aurait empêché de voter pour les partis anti-UE....

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La carte du droit à l'avortement en Europe

La carte du droit à l'avortement en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si l'Espagne revenait en arrière sur l'IVG, elle rejoindrait le groupe des cinq pays de l’Union européenne qui limitent ou interdisent aujourd'hui totalement l’avortement.


C’est un virage radical que l’Espagne est en train de prendre. En proposant un avant-projet de loi limitant fortement l’accès à l’IVG, Alberto Ruiz-Gallardon, le ministre espagnol de la Justice, est sur le point de remettre totalement en cause une des législations les plus progressistes en la matière. Promulguée en 2010 par le socialiste José Luis Zapatero, la loi sur l’avortement actuellement en vigueur autorise l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse. Si le Parlement adopte ce projet de loi malgré l’importante mobilisation citoyenne, le pays rejoindra le groupe des cinq pays de l’Union européenne qui limitent ou interdisent aujourd'hui totalement l’avortement.

 


http://www.scoop.it/t/cadmos-sais-tu-ou-en-est-l-union-europeenne

L’Espagne s'alignera-t-elle sur l’Irlande, la Pologne et le Luxembourg ?

Trois membres de l’Union européenne autorisent le recours à l’avortement tout en le limitant clairement. Très catholique, l’Irlande avait totalement interdit l’IVG en l’inscrivant dans sa Constitution en 1983. Mais la législation s’est légèrement assouplie en juillet dernier puisqu’une loi autorise désormais l’IVG en cas de risque avéré pour la vie de la mère. L’avortement reste très encadré et peu répandu. Il aura fallu un scandale et la mort en octobre 2012 de Savita Halappanavar, une mère enceinte morte des suites d’une fausse couche, pour faire bouger les lignes.

Une législation très stricte est aussi en vigueur en Pologne, autre bastion catholique de l’Union européenne. L’avortement y est très restreint et ne peut être pratiqué qu’en cas de viol ou d’inceste, si la vie de la mère est en danger ou encore si le fœtus présente de sévères malformations. Contrairement à l’Irlande, le coût de l’avortement est pris en charge par l’Etat, tout comme au Luxembourg, l’autre pays à appliquer une législation stricte à ce sujet....

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Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux

Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Espagne envisage d’adopter une loi très restrictive en matière d’avortement, reléguant un pays jadis à l’avant-garde des questions sociétales dans le peloton des Etats européens les moins progressistes.

 

“Les femmes qui avortent sont des victimes que l’on doit protéger.” Victimes de la loi, d’elles-mêmes ou du patriarcat, le gouvernement de Rajoy ne le précise pas. Mais il propose quand même de réduire à peau de chagrin le droit à l’avortement des Espagnoles.

Selon la proposition de loi du gouvernement, avorter ne sera plus un droit, mais une alternative envisageable en cas de viol ou de mise en danger pour la santé de la mère. Et encore, pour justifier ces deux conditions, il faudra ou bien avoir déposé plainte pour viol (or en moyenne seules 10% des femmes violées le font), ou que deux médecins attestent du danger pour la mère. Le texte réintroduit par ailleurs l’obligation pour les mineures âgées de 16 et 17 ans d’avoir une autorisation parentale.

Le rétropédalage est douloureux. Depuis 2010, les Espagnoles ont le droit d’avorter jusqu’à leur 14e semaine de grossesse et jusqu’à 22 en cas de malformation du fœtus (jusqu’à 12 semaines en France, et sans limite de temps pour les interruptions médicales de grossesse). Le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, veut tout bonnement interdire ce dernier motif car “il n’existe pas de ‘conçus non-nés’ de première et de deuxième catégorie”.



Si le projet de loi est approuvé au Parlement – où le Parti populaire détient la majorité absolue, la législation espagnole ferait un bond de 30 ans en arrière, cantonnant l’IVG à ses limites législatives de 1985.

“Avec ce projet de loi, l’Espagne revient à des temps que nous croyions dépassés, note ainsi l’éditorial du 21 décembre d’El Pais. L’Espagne consacre un mode de régulation autoritaire qui non seulement nie à la mère un quelconque droit de décision sur sa maternité, mais la met dans la même position qu’une mineure, et la subordonne à des tierces personnes qui auront la possibilité de décider quelque chose qui la conditionnera pour le reste de sa vie.”

 

L’IVG deviendrait alors un délit dépénalisé : en cas de réalisation d’une interruption volontaire de grossesse hors du cadre de la loi, seul le médecin pratiquant l’acte serait poursuivi, risquant jusqu’à trois ans de prison. “Toute la responsabilité pénale incombe aux médecins, ce qui sous-entend que les femmes ne savent pas ce qu’elles font, et que l’ignorance ou la témérité doivent être observées avec indulgence et piété”, dénonce avec fougue le journal de centre-droit El Mundo...

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Scandale en Espagne après la suppression de bourses Erasmus

Scandale en Espagne après la suppression de bourses Erasmus | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le ministère de l'éducation espagnol, qui avait décidé de supprimer en cours d'année certaines bourses accordées aux étudiants du programme européen Erasmus, a fait partiellement machine arrière.

 

Après avoir déclenché un nouveau tollé en décidant de supprimer, en cours d'année, certaines bourses accordées aux étudiants du programme européen Erasmus, le ministère de l'éducation nationale espagnole a dû faire partiellement machine arrière, mardi 5 novembre.

Selon un décret publié sans publicité le 29 octobre, la somme des aides accordées, réduite de moitié en 2012, doit être concentrée sur ceux dont les revenus sont les plus faibles et bénéficiant d'une bourse générale. Cette mesure, qui devait avoir un effet immédiat, signifiait la suppression en cours d'année de l'aide pour des milliers d'étudiants espagnols déjà à l'étranger.


Face à un mur de critiques, y compris provenant de son propre camp conservateur ainsi que de la Commission européenne, le ministre très contesté de l'éducation, José Ignacio Wert, a corrigé le tir, maintenant l'ensemble des bourses mais uniquement pour cette année.

"Il a été décidé de façon transitoire et uniquement pour l'année 2013-2014 d'étendre à tous les boursiers Erasmus une aide complémentaire à la charge de l'Etat, pour qu'ils aient au moins ce qu'ils avaient l'année dernière", a affirmé le ministre au Sénat.

Selon lui, concentrer les bourses sur les plus défavorisés permettra d'accorder une aide complémentaire à l'aide européenne de 233 euros pour les plus défavorisés alors qu'elle aurait été de 38 euros si le nombre de bénéficiaires restait le même. Auparavant, la Commission européenne avait rappelé à l'ordre l'Espagne, l'enjoignant d'entendre "les attentes légitimes" des étudiants touchés...

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La crise économique s'atténue en Espagne

La crise économique s'atténue en Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le PIB espagnol a reculé de 0,1 % au second trimestre, contre 0,5 % au premier trimestre.

 

La récession dans laquelle l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est plongée depuis deux ans a été plus modérée au deuxième trimestre, selon les chiffres définitifs publiés jeudi 29 août par l'Institut national de la statistique (INE).

Le PIB a reculé de 0,1 % par rapport au premier trimestre, a annoncé l'INE, un chiffre identique à celui avancé par la Banque d'Espagne, qui table comme le gouvernement sur un retour au vert au troisième trimestre.

L'Espagne, qui a replongé en récession mi-2011, a enregistré en 2012 une chute de 1,6 % de son PIB, plus importante que le 1,4 % précédemment annoncé, selon les chiffres officiels révisés, publiés jeudi. La croissance affichée jusque-là pour 2011 a été réduite, de 0,4 % du PIB à 0,1 %...

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Gibraltar provoque un début de crise diplomatique entre Londres et Madrid

Gibraltar provoque un début de crise diplomatique entre Londres et Madrid | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Parti d'une simple question de pêche, le conflit entre l'Espagne et le Royaume-Uni, propriétaire de l'enclave méditerranéenne, s'envenime.

 

Le conflit opposant Londres et Madrid à propos de l'enclave britannique de Gibraltar, dans le sud de l'Espagne, a pris mardi 6 août une nouvelle dimension, avec un échange virulent entre les premiers ministres David Cameron et Mariano Rajoy. M. Cameron a averti son homologue du risque que les relations bilatérales entre les deux pays se "détériorent" si la situation ne s'améliorait pas.

Le chef du gouvernement britannique a appelé dans la matinée M. Rajoy pour exprimer "ses vives inquiétudes à propos des actions espagnoles à la frontière avec Gibraltar". Quelques heures plus tôt, son ambassadeur avait déposé formellement une plainte à Madrid, après plusieurs jours de tensions.


Londres fait part depuis plusieurs jours de sa "préoccupation" vis-à-vis de l'offensive lancée par le premier ministre espagnol Mariano Rajoy "contre" ce territoire britannique surnommé "le Rocher" et situé à la pointe méridionale de la péninsule. M. Rajoy entend imposer un péage à la frontière de Gibraltar et fermer l'espace aérien de l'Espagne aux avions utilisant l'aéroport de l'enclave.

Le tout, en représailles d'un conflit qui oppose Madrid à Gibraltar au sujet des zones de pêche. Mais, en filigrane, se devine la revendication territoriale de l'Espagne sur ce territoire de 30 000 habitants, objet d'un conflit vieux de trois siècles entre Madrid et Londres.

 

Mardi, l'ambassadeur britannique en Espagne a officiellement déposé une plainte pour demander des comptes aux autorités espagnoles, rapporte le Guardian. S'il s'est vu signifier que l'Espagne n'avait pas encore pris de décision définitive au sujet du péage, le ministre espagnol des affaires étrangères, Gonzalo de Benito Secades, a joué franc jeu, en confirmant que la mesure était sérieusement à l'étude.

Les autorités espagnoles ont expliqué à l'ambassadeur qu'elles ne reculeraient que si les Gibraltariens acceptaient de retirer les 70 blocs de béton déversés dans la baie d'Algeciras il y a dix jours...

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Ça sent le roussi pour Rajoy

Ça sent le roussi pour Rajoy | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scandale politico-financier qui entoure l’ex-trésorier du Parti populaire, entendu ce lundi par les juges, se rapproche un peu plus de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol. Alors que l’opposition réclame sa démission, Rajoy a déclaré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat.


La pression monte autour de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol. Luis Bárcenas, l’ancien trésorier du Parti populaire (PP, droite conservatrice), le parti de Rajoy, a été entendu à huis clos une bonne partie de la journée par le juge Pablo Ruz dans le scandale du financement occulte du PP. Et les informations qu’il détient font trembler toute la droite espagnole. Le quotidien espagnol El Mundo titrait ce matin : « Bárcenas va révéler aujourd’hui au juge Ruz 19 années de comptabilité du PP ». De nombreux membres du PP auraient reçu des compléments de salaire, avec de l’argent issu de la corruption. Selon les agences de presse espagnoles EFE et Europa Press, Bárcenas aurait déclaré au juge avoir remis, en 2010, 25 000 euros en billets de 500 euros à Mariano Rajoy, au pouvoir depuis décembre 2011, et à María Dolores de Cospedal, la secrétaire générale du PP depuis 2008, sans toutefois pouvoir en apporter de preuve.

Démission

Une affaire de fonds secrets qui suscite l’ire des Espagnols, alors que le taux de chômage frôle les 27 % (voire plus de 56 % chez les jeunes) et que les expulsions locatives se multiplient. Alfredo Pérez Rubalcaba, le secrétaire général du PSOE, le parti socialiste espagnol, a réclamé hier la démission de Mariano Rajoy, comme il l’avait déjà fait en février 2013. Mais cette fois, le PSOE a annoncé aussi « rompre toutes relations avec le PP » et a appelé à « une concertation entre les partis d’opposition pour définir une stratégie commune contre le président. » Rubalcaba aurait ainsi rencontré Josep Antoni Duran i Lleida, le porte-parole de CiU, une fédération de partis politiques catalans de centre-droit.

Il en faut plus pour déstabiliser Mariano Rajoy, habile dans l’art de la passe. Droit dans ses bottes, le président du gouvernement espagnol a refusé toute démission. « L’État de droit ne se soumet pas au chantage. », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec Donald Tusk, son homologue polonais en visite en Espagne. Avant d’ajouter qu’il irait jusqu’au bout de son mandat...

 

 

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Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité

Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement Rajoy souhaite récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui suscite des manifestations de masse.

 

Au son des tambours et des sifflets, les manifestants ont défilé dans les rues du centre de la capitale espagnole sous un soleil de plomb, agitant des drapeaux aux couleurs rouge et blanc des syndicats, et brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit : "L'austérité ruine et tue" et "Les coupes budgétaires sont du vol".

"Nous espérons que le gouvernement réalise que l'on ne peut pas inverser la situation avec des coupes, des coupes et encore des coupes [budgétaires]. Il est temps de changer de cap et de faire davantage pour nourrir la croissance", a déclaré Diana Rodriguez, 47 ans, ancienne guichetière dans une banque, au chômage depuis presque deux ans.

"Le gouvernement doit changer de cap. Il est évident que le chemin sur lequel ils nous emmènent va juste nous enfoncer encore plus dans cette pagaille", a averti Carlos Lago, un fonctionnaire de 32 ans, qui portait un panneau où était inscrit : "Sans pain, il n'y a pas de paix." Les manifestations ont eu lieu simultanément dans 28 autres villes, dont Barcelone, seconde ville du pays, et Vigo, plus grande ville de Galice, au bord de l'Atlantique...

 

Le gouvernement Rajoy a fait le vœu de récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui a suscité des manifestations de masse. L'économie espagnole, quatrième de la zone euro, s'est rétractée de 0,5 % lors des trois premiers mois de 2013, sa septième baisse trimestrielle consécutive. Le chômage a atteint le taux record de 27,16 % de la population active, son plus haut niveau depuis la restauration de la République espagnole après la mort du général Franco en 1975.

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L'Espagne réforme son éducation pour lutter contre le chômage record des jeunes

L'Espagne réforme son éducation pour lutter contre le chômage record des jeunes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
MADRID, 17 mai 2013 (AFP) - Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi une réforme controversée du système éducatif, déjà frappé par des coupes budgétaires, avec l'espoir de lutter contre le chômage record des jeunes dans un pays où l'abandon scolaire dépasse de loin celui de ses voisins européens.

"Nous avons besoin d'une refonte urgente de tout le système éducatif car nous ne pouvons pas nous permettre les chiffres d'échec, d'abandon (scolaire, ndlr) et de chômage des jeunes", a lancé la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, après le Conseil des ministres.

La loi adoptée par le gouvernement vendredi, qui sera débattue au Congrès des députés, où le parti conservateur au pouvoir dispose de la majorité, est "l'une des réformes les plus importantes figurant à l'agenda du gouvernement", arrivé au pouvoir en décembre 2011, a ajouté le ministre de l'Education, Ignacio Wert.

Enfoncée dans la récession, l'Espagne est frappée par un taux de chômage historique de plus de 27%, qui bondit jusqu'à 57,22% chez les 16-24 ans.

Ce panorama est encore assombri par un taux d'abandon scolaire de 25%, "le double de celui du reste des pays de l'Union européenne", a précisé vendredi la numéro deux du gouvernement. Près d'un jeune sur quatre (23,5%) entre 15 et 29 ans ne travaille ni n'étudie, a-t-elle ajouté.

"L'investissement dans l'éducation a doublé lors de la dernière décennie, et l'échec aussi", a-t-elle souligné. Engagé dans une cure d'austérité drastique, le gouvernement a ordonné une réduction de trois milliards d'euros par an des dépenses dans l'éducation, un secteur dont le budget est géré par les régions autonomes.

La réforme prévoit notamment une plus grande "flexibilité" des parcours scolaires ainsi que l'introduction d'examens pour valider chaque étape de la scolarité....

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L'huile d'olive peut-elle sauver l'Espagne, la Grèce et l'Italie ?

L'huile d'olive peut-elle sauver l'Espagne, la Grèce et l'Italie ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les pays émergents se mettent au régime méditerranéen et favorisent, grâce à leurs importations, une agriculture phare dans le Sud.

 

L'huile d'olive va-t-elle sauver l'Europe du Sud ? La formule est sans doute exagérée, mais une agriculture ambitieuse tournée vers l'export ne pourrait pas faire de mal à des économies soumises à un régime d'austérité et où les relais de croissance se font rares. Alors que la Grèce s'est tournée avec succès vers la pistache AOC, elle peut également continuer de chérir ses oliviers.

"La demande d'huile d'olive dans les marchés émergents a augmenté à un rythme de 13 % depuis 2007", écrivent des analystes de Rabobank, banque néerlandaise spécialisée dans le négoce des matières premières, dans un rapport publié vendredi 12 avril. Ils s'attendent à ce qu'un tel rythme, "à deux chiffres", se confirme dans les cinq prochaines années, "au moins".

Les pays du bassin méditerranéen seront les premiers à bénéficier de l'appétence des Chinois, des Brésiliens et des Russes pour ce fruit oléagineux. Sur le podium des gagnants, trois pays de l'Union européenne (UE) en difficulté économique : l'Espagne, l'Italie et la Grèce. Une production presque monopolistique puisque, selon le dernier rapport mensuel de l'International Oil Council, 75 % de la production mondiale d'olive provient de l'UE.

 

L'Espagne, championne du monde de l'olive, produit plus de la moitié de l'huile mondiale. Pour la troisième année consécutive, la récolte 2011-2012 devrait être abondante, avec un record historique de 1,6 million de tonnes, alors que l'Italie prévoit quelque 400 000 tonnes et la Grèce 300 000 tonnes. Au total, la production européenne devrait connaître une hausse de 9 % avec 2,4 millions de tonnes. En face, une hausse de la consommation devrait être observée sur l'année passée, atteignant un record historique avec 3,1 millions de tonnes.

Certes, Portugais, Italiens, Français et Britanniques consomment une large part de la production en provenance d'Andalousie mais il faut aussi compter avec les Etats-Unis et les économies dites "émergentes"....

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VU D'EUROPE • Affaire Cahuzac : la grande débâcle du gouvernement Hollande

VU D'EUROPE • Affaire Cahuzac : la grande débâcle du gouvernement Hollande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les journaux étrangers sont unanimes : la confession de l'ex-ministre du budget est une bombe pour la crédibilité du gouvernement socialiste.

 

D’ex-ministre du budget, Jérôme Cahuzac est devenu le "Lügen-Minister", le ministre des mensonges, pour le Spiegelonline. L’affaire Cahuzac c’est, ni plus ni moins, "la plus grande débâcle possible en terme de crédibilité pour un gouvernement socialiste qui a commencé son mandat avec l'ambition d'être 'un modèle de morale'", écrit de son côté Die Welt. "Le tout Paris politique était démonté mardi soir", ajoute encore le quotidien allemand.

Au Royaume-Uni aussi, c’est la stupéfaction : "l’Ancien Monsieur impôt français (...) à l’origine des coupes drastiques des dépenses publiques", le ministre qui "luttait contre l’évasion fiscale", "le Monsieur propre" du gouvernement socialiste, admet finalement avoir eu un compte caché en Suisse et "plonge le gouvernement Hollande dans la crise", écrit the Daily Telegraph. "La vertigineuse chute de Cahuzac va saper les efforts du gouvernement socialiste pour se démarquer du gouvernement de centre-droit de Nicolas Sarkozy dont plusieurs collaborateurs, à commencer par Sarkozy lui même, ont été mis en cause dans des scandales de corruption", commente le Financial Times...

 

De son côté, El Pais explique aux Espagnols qu'il s’agit là "d’un nouveau revers politique pour le président socialiste le plus impopulaire" qui avait promis une république "irréprochable". Le quotidien rappelle que la démission il y a quelques jours de l’ancien ministre démontrait alors "que la politique française maintenait un niveau d’exigence éthique supérieure à celle de ses voisins du sud".

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Eurozone : Pour qui sonne le glas ?

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Eurozone : Pour qui sonne le glas ?

 

Bien sur, le glas sonne à Chypre qui n’avait mérité ni cet excès d’honneur ni cette indignité[1]. Mais dans cette triste saga, le glas sonne également pour les dirigeants de l’Eurozone, dont l'attitude a déclenché une crise dont l’Europe aura beaucoup de mal à se relever : la question de confiance est posée. L’accumulation de mauvais jugements et de décisions inexcusables ne relève plus de la simple erreur. Ou alors, elles témoignent d’une forme d’incompétence dramatique.

 

 

Nous sommes à un moment extrêmement délicat en terme de relations interbancaires européennes. Les établissements financiers se font de moins en moins confiance. 684 milliards d’euros en provenance des banques de la zone euro sont déposés auprès de la Banque Centrale Européenne.  Les craintes sur la diminution de la liquidité bancaire et, par conséquent, la difficulté croissante à financer l’économie se faisaient sentir avant la crise.

Comme le titre aujourd'hui le Financial Times, l'Eurozone a décidé de transférer le risque de crise des contribuables vers les déposants. Elle n'aura que ses yeux pour pleurer lorsque la BCE aura épuisé sa capacité de financement des banques, et que les déposants auront fui la zone euro.

Si des mouvements substantiels de dépôts vers les pays réputés solides devaient être constatés,  les banques espagnoles et italiennes en particulier se trouveraient en mauvaise posture, et ces mouvements à eux seuls seraient de nature à provoquer une crise de la liquidité et son corollaire, une crise de crédit. Elles devraient en effet massivement se désinvestir d'obligations souveraines italiennes et espagnoles....

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