Union Européenne, une construction dans la tourmente
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L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Des courts métrages alertent sur le racisme anti-Roms en Hongrie

Des courts métrages alertent sur le racisme anti-Roms en Hongrie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quatre membres présumés d'un commando qui avait tué plusieurs Roms entre 2008 et 2009 sont sont actuellement jugés pour crimes racistes.


C’est une histoire réelle que raconte à l’écran János Kulka, l’un des plus grands acteurs hongrois, dans un petit film de trois minutes : la mort d’un père de famille tsigane, Róbert Csorba, et de son fils Robi, 4 ans, tués par un commando de néonazis hongrois dans la nuit du 22 février 2009. Le film fait partie d’une série de quatre courts métrages en mémoire aux victimes, diffusés depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, les chaînes commerciales et des portails internet grand public, sous le titre La couleur de leur peau était leur seul péché.

 

Ce vendredi 2 août, «journée mondiale de commémoration de l’holocauste des Roms», les quatre films ont été projetés en salle et lors d’une messe célébrée par les jésuites. Une commémoration virtuelle pour des meurtres bien réels : Robert et son fils ne furent pas les seules victimes. Entre 2008 et 2009, le commando a exécuté six Roms et en a blessé 55 autres. Quatre de ses membres présumés, sympathisants d’extrême droite, sont jugés pour crimes racistes ; le verdict devrait être connu mardi. Les assassinats ont été perpétrés dans le style du Ku Klux Klan. Les assaillants ont d’abord lancé des cocktails Molotov dans la maison de Róbert Csorba avant de tirer de sang-froid sur la famille qui s’échappait dans le jardin enneigé. Le petit Robi a reçu 17 balles. Arrivés sur les lieux, «les policiers ont agi de la façon la plus révoltante qui soit : ils ont marché et uriné dans la neige, effaçant les traces de pas des tueurs», dénonce János Kulka.

A l’époque, la journaliste hongroise Szilvia Varro, primée pour son travail sur l’extrême droite, couvrait ces meurtres en série. «A chacun d’entre eux, je constatais le manque de réaction de la société hongroise, même après la mort du petit Robi», raconte la volubile trentenaire, elle-même d’origine rom. Elle a alors abandonné le reportage pour créer l’agence de communication XKK, qui a produit les films. «Près de 500 000 internautes les ont déjà vus. Grâce à la présence de comédiens connus, on a réussi à toucher le grand public. ...



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Cinéma: Le secret du succès danois

Cinéma: Le secret du succès danois | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Alors que la plupart des pays coupent dans le budget de la culture, rigueur oblige, le cinéma danois est devenu l’un des plus importants d’Europe grâce à une politique volontariste de subventions et d’investissement sur la jeunesse.

Par José Riço Direitinho.

 

Alors qu’ici, au Portugal, on continue à débattre sur les politiques de financement des arts, plus au nord, le Danemark, deux fois plus petit et moins peuplé que notre pays, est devenu l’un des plus importants pays producteurs cinématograhiques.

Comment y est-il parvenu ? En concentrant ses efforts sur les enfants et les jeunes. Quel est l’intérêt de dépenser l’argent du contribuable pour subventionner des films ? Pourquoi ne peuvent-ils pas "prendre soin" d’eux-mêmes ? Henrik Bo Nielson, le directeur du Det Dansk Filminstitut (Institut du cinéma danois), nous explique que les politiciens ont déjà répondu à ces questions de manière convaincante et dans une perspective à long terme au début des années 1970.

Au Danemark, ce furent des questions importantes, mais qui ne font plus débat. De plus, les réponses prenaient en considération les ambitions que l’on se fixait par rapport aux citoyens et, notamment, aux enfants...

 

es chiffres parlent d’eux-mêmes : chaque année, au Danemark, il se vend près de 13 millions de billets dans les 162 salles de cinéma du pays, ce qui fait une moyenne de 60 spectateurs par séance. Dans le Top 20 des films les plus vus, le nombre de productions danoises varie entre cinq et huit en fonction de l’année. L’Etat finance en moyenne 25 longs-métrages et 30 documentaires ; le budget moyen par film est de 2,5 millions d’euros, et l’Etat finance près de 33% des dépenses....

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Exception culturelle : Et si l'Europe cédait à l'Amérique ?

Exception culturelle : Et si l'Europe cédait à l'Amérique ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’"exception culturelle" est fondamentale pour assurer l'avenir du cinéma européen. Sans subventions, la production européenne cessera d'exister, s'inquiètent des réalisateurs du Vieux continent, alors que Bruxelles s'apprête à négocier sur la question avec Washington.       Par Paweł T. Felis

 

Annoncées depuis le début de l'année, les négociations entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur la création d'une zone de libre-échange suscitent l'enthousiasme, mais aussi des doutes. "Cet accord permettra de créer des emplois et de stimuler la croissance économique des deux côtés de l'Atlantique", a annoncé le président du Parlement européen Martin Schulz, soutenu par la majorité des ministres de l'économie de l'UE. La signature de l'accord est une quasi certitude : la culture européenne pourrait en être la première, et la plus grande, victime.

En 1998, la Commission européenne a harmonisé les règles grâce auxquelles les œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes bénéficient d'un traitement particulier, basé sur la règle de "l'exception culturelle". Autrement dit, chaque état membre peut soutenir sa production nationale de films et de la musique selon le principe que "la promotion de la culture est l'une des principales fonctions de la communauté européenne". Or selon les termes du futur accord de libre-échange, les films et la musique deviendraient une marchandise comme une autre. Quelles en seraient les conséquences ?

 

Premièrement, on risque de voir disparaître les institutions nationales qui accordent des subventions à la majorité des films européens (en Pologne, ce rôle revient à l'Institut Polonais de l'Art Cinématographique, ou PISF). La raison d'être de ces institutions est justement la mise en oeuvre de la protection culturelle. Le problème majeur n'est cependant pas l'absence de ces institutions mais de l'argent qu'elles récoltent sur le marché (en Pologne, les fonds proviennent notamment de la vente des places de cinéma et des chaînes de télévision). Sans ces fonds, les films de Smarzowski, Jakimowski, Krauze, ou Holland, mais aussi ceux de Haneke, des frères Dardenne et de Cristian Mungiu, n'auraient jamais vu le jour.

La menace pèse également sur le système des quotas européens, selon lesquels chaque station de télévision européenne a l'obligation de réserver au moins 50 % de sa programmation à la production européenne. Finalement, c'est tout le fonctionnement des médias publics qui est remis en question, comme l'est aussi celui de la redevance télévisuelle. Les petits cinémas investis dans la promotion de films européens et subventionnés par les institutions de l'Union, ne pourront plus prétendre aux aides, au même titre que les créateurs de musique polonaise. Conformément à la loi sur la radio et la télévision actuellement en vigueur, chaque station de radio doit consacrer au moins 33 % de sa programmation musicale à la musique polonaise. Selon les termes de l'accord de libre-échange, de telles réglementations n'auront plus lieu d'être....

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