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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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ÉCOSSE-CATALOGNE • Indépendance : des Ecossais rationnels, des Catalans passionnés

ÉCOSSE-CATALOGNE • Indépendance : des Ecossais rationnels, des Catalans passionnés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le référendum sur l’indépendance de l'Ecosse trouve un écho en Espagne. Si les Ecossais se montrent pragmatiques sur la question, les Catalans, qui partagent la même volonté d'émancipation, peinent de leur côté à dépassionner le débat.

 

En mars dernier, le gouvernement écossais annonçait que la date du référendum sur l'indépendance de la région avait été fixée au 18 septembre 2014. L'annonce avait suscité un vif débat outre-Manche. Le 1er juin, El Diario, journal espagnol en ligne, lui a donné une nouvelle impulsion en confrontant les visions écossaise et catalane de l'indépendance. "Ecosse rationnelle, Catalogne émotionnelle", titre le site d'information, qui contredit les idées reçues à propos des deux peuples.

Dans la presse internationale, les Ecossais ont une réputation de peuple fougueux et combatif. Le quotidien de Glasgow, The Herald, rappelait avec humour le 10 juin dernier les clichés répandus sur Ecossais : "Des nationalistes romantiques élevés au malt" pour les journaux allemands, des "highlanders" pour la presse russe. Ce peuple impétueux serait donc, à en croire les journaux étrangers, favorable à la sécession. Pourtant les premiers sondages annoncent un "non" au référendum. La patrie de Braveheart aurait-elle donc perdu de sa fougue ? se demande le quotidien écossais.

Pour El Diario, la réponse est claire : c'est oui. Dans les années 1970, les revendications d’indépendance étaient rythmées par le slogan "It’s Scotland Oil !" (c’est le pétrole de l’Ecosse). Mais "le débat [actuel] s’est déroulé avec la pondération qui caractérise la patrie d’Adam Smith (économiste écossais) et de David Hume (philosophe écossais)", souligne t-il : "la rationalité a dominé". Tandis que les Catalans manifestent aux cris de "l’Espagne nous vole !" (Espanya ens roba), les écossais réfléchissent plus concrètement au rôle déterminant de la Banque d’Angleterre dans leur économie ou aux conséquences de leur sortie de l’Union européenne s'ils votaient pour l'indépendance, analyse le journal en ligne...

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Vers un référendum sur l'indépendance de la Catalogne

Vers un référendum sur l'indépendance de la Catalogne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
CATALOGNE - La coalition nationaliste du président de Catalogne Artur Mas conserve la majorité mais recule aux élections de dimanche 25 novembre.

 

La gauche indépendantiste connaît une forte poussée, selon un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote. C'est la première étape pour l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la communauté autonome.La CiU obtiendrait entre 54 et 57 sièges contre 62 aux élections de 2010, tandis que le parti historique de la gauche indépendantiste, ERC, gagnerait entre 20 et 23 sièges, contre 10 en 2010, selon un sondage diffusé par les télévisions catalane et espagnole.

"Une fois de plus, CiU gagne les élections. Conséquence de ces premiers résultats, la prochaine législature aura comme objectif la consultation des Catalans sur l'autodétermination", a immédiatement commenté le chef de campagne de la coalition, Luis Corominas.

Toutefois, si ces résultats se confirmaient, ils obligeraient la coalition nationaliste conservatrice d'Artur Mas à faire des alliances avec d'autres partis.....

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La régionalisation : on en a rêvé mais qui la fera ? - Partit Occitan

On dit que la politique doit faire rêver pour intéresser les citoyens.

De régionalisation nous avons un peu rêvé espérant qu’enfin la France se dirige vers un acte nouveau et fort en ce domaine, bien distinct d’une décentralisation assez proche des précédentes. Mais le réveil risque d’être difficile. Depuis quelques jours arrivent des messages négatifs. Le gouvernement semble se préparer à proposer une réforme « service minimum ».

Le refus de choisir clairement la région comme la collectivité d’avenir est évident.

Le président socialiste de l’Association des Régions de France s’en émeut et, au nom des présidents de régions, il dit dans une lettre au président de la République que les orientations annoncées ne correspondent pas à ce que le chef de l’Etat avait dit aux régions il y quelques semaines à peine.

Parmi les messages négatifs, le Parti Occitan note par exemple le fait que les fonds européens seraient gérés à la fois par les préfets et par les régions. C’est une double gestion qui risque de créer de l’incohérence.

Le refus de Marylise Lebranchu de se prononcer sur une collectivité propre au Pays-Basque montre aussi que l’on n’a pas trouvé encore le courage de s’opposer aux centralisateurs et recentralisateurs de tout poil. La ministre dit qu’elle n’a pas de « solution institutionnelle ». Mais ce qu’il faut c’est de la volonté politique, une solution politique....

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La crise espagnole dope le nationalisme catalan

La crise espagnole dope le nationalisme catalan | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ESPAGNE - Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy doit faire face, en pleine crise économique, à une poussée de fièvre nationaliste de la Catalogne. "Bien plus qu'une autonomie financière", il est désormais question d'indépendance.

 

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Toutefois, ce répit, sur le plan interne, obtenu ce mardi lors de la Conférence des présidents des Communautés autonomes par le chef du gouvernement central espagnol sera de courte durée. À l’instar des régions autonomes comme l'Andalousie, Valence et Murcie au bord de la faillite, la pourtant très riche Catalogne – 18 % du PIB national - se trouve entraînée par la crise économique sans précédent qui plombe le pays depuis plus de quatre ans.

Très endettée, croulant sous une ardoise de 42 milliards d'euros (21 % de son PIB), et confrontée à des difficultés financières aigües, elle a récemment dû ravaler sa fierté nationaliste pour demander 5 milliards d’euros d’aides financières à l'État central. Mais surtout, les responsables catalans refusent de payer pour un État en faillite. Car selon la Catalogne, le gouvernement espagnol, qui collecte l'impôt, ne reverse pas assez à la région. Les Catalans souhaitaient par conséquent conclure un "pacte fiscal" calqué sur celui accordé au Pays basque, qui lève et gère ses impôts, tout en transfèrant dix fois moins de ses richesses par habitant au fisc espagnol....

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Espagne. La question catalane vue de Barcelone et de Madrid - Information - France Culture

Espagne. La question catalane vue de Barcelone et de Madrid - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vincent DUBOIS's insight:

L’Union européenne a volontairement affaibli les pouvoirs centraux pour exalter les particularismes régionalistes et autonomistes. Aujourd’hui, la perspective d’un État européen fédéral s’éloigne à grands pas.

Et s’il existait, il serait sur le modèle économique actuel, c’est-à-dire à l’allemande. Mais restent les poussées indépendantistes : Groenland (indépendance acquise et programmée), Catalogne, Pays basque espagnol, Écosse, plus tous les séparatismes en Europe centrale et orientale, réservoir naturel des minorités tant célébrées par Bruxelles.

En Espagne, la Catalogne rêve d’un État depuis longtemps. Il y a quelques années, elle a voulu voter des lois linguistiquement liberticides et elle a organisé en 2009 un référendum informel sur l’indépendance.

Même si le Tribunal constitutionnel espagnol a refusé la reconnaissance de la « nation catalane » en 2010 et même si les élections régionales de novembre dernier ne sont pas claires en la matière, elle a manifesté massivement pour l’indépendance en septembre dernier. Un référendum est prévu d’ici 2014. Quid de l’unité de l’Espagne ? 

 

Mathieu Petithomme est spécialiste de la question minoritaire en Espagne, maître de conférences à Besançon.

 

Durée de l'émission: 11 minutes.

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Catalogne, Flandre, Ecosse : les nationalismes menacent-ils l’intégrité européenne ? - Idées - France Culture

Catalogne, Flandre, Ecosse : les nationalismes menacent-ils l’intégrité européenne ? - Idées - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les sommets européens ne sont jamais de tout repos. Celui qui démarre ce soir à Bruxelles ne dérogera pas à la règle. Car on va parler gros sous entre les 27. Il s’agit de s’entendre sur le niveau du budget communautaire pour la période 2014-2020, et de fixer la répartition des recettes. Acrobatie d’autant plus risquée que le Royaume Uni a choisi de replonger au temps joyeux du thatchérisme, rappelant à ses partenaires que son argent s’appelle « reviens » : I want my money back, et les menaçant même de faire sécession.

Faire sécession : voilà une perspective qui intéresse aussi un certain nombre de riches régions européennes : un désir exacerbé en ces temps de crise économique. Les mieux dotés ont du mal à supporter le fardeau de la solidarité en faveur des plus pauvres.

Ainsi la Catalogne, où auront lieu dimanche des élections anticipées, quelques semaines après la manifestation qui a vu défiler dans les rues de Barcelone près d’1/5 de la population de la région, en faveur de l’indépendance. Ainsi la Flandre, où les nationalistes ont remporté mi-octobre les élections municipales, et notamment Anvers, la 2e ville du pays. Ainsi l’Ecosse, qui se prépare à un référendum d’auto-détermination : ce sera en 2014. Bien entendu, ces velléités indépendantistes ne s’expliquent pas seulement par la conjoncture économique. Le terreau culturel et historique est favorable à leur réémergence. L’Ecosse, la Flandre, la Catalogne, sont des nations qui ont toutes eu des relations compliquées avec l’Etat central.

Peut-on en dire autant des rapports que ces régions entretiennent avec l’Union Européenne ? Et que se passerait-il justement si elles devenaient indépendantes : devraient-elles sortir aussi de l’Europe ?

 

Durée de l'émission: 39 minutes

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Que se passera-t-il le jour d'après ?

Que se passera-t-il le jour d'après ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les élections régionales du 25 novembre devraient donner une majorité aux nationalistes catalans. Cependant, le référendum sur l'indépendance qu'ils promettent devra recevoir l'approbation de Madrid et le soutien des Catalans.

Par Josep Oliver Alonso, de El Periodico de Catalunya.

 

Le 25 novembre approche à grands pas. Quelle que soit l’issue du scrutin, cette date ne marquera pas la fin du débat sur l’avenir de notre région, ni la sortie du brouillard dans lequel se trouve la Catalogne. Les élections marqueront plutôt le début d’une longue période de redéfinition de nos relations économiques et politiques avec l’Espagne. En dépit de ce que beaucoup pensent actuellement, convaincus que tout pourra se faire rapidement, c’est un processus de longue haleine qui nous attend.

L’une des principales surprises de ces derniers mois en Catalogne tient à la rapidité avec laquelle une partie non négligeable du pays a cessé de juger l’union économique bénéfique, quoique difficile, et la rejette désormais radicalement. A croire que les miracles existent. Mais en économie comme ailleurs, il n’y a ni voie royale ni raccourci. Tout processus, s’il est sérieux et s'il se veut véritablement fondateur comme celui qui nous concerne, est forcément long et douloureux, marqué par des avancées et des reculs et, surtout, une issue incertaine.

 

Le coeur du débat

Le jour J approche mais aussi, et surtout, le jour J+1, qui est au fond le véritable enjeu de ces élections. Si l’on en croit les sondages, le spectre politique – hormis un fort recul possible pour le Parti socialiste catalan (PSC) – ne devrait pas connaître de grands bouleversements : le Parlement devrait être composé à une grande majorité de députés issus de partis favorables au référendum sur l’autodétermination (CiU, ERC et ICV), d’une importante minorité qui s’y oppose (PP et Ciutadans), avec entre les deux, le Parti socialiste catalan favorable au référendum à condition qu’il s’inscrive dans un cadre légal. Soit une écrasante majorité de parlementaires favorables à l’organisation d’une consultation. De ce fait, dès le lendemain de l’élection, ce sujet crucial sera immédiatement mis sur la table. Et c’est sur ce sujet que va se jouer la bataille des prochaines années...

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