Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Mario Draghi et les Grecs, c'est César contre les Hellènes

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En fermant ses guichets aux banques grecques, la BCE a pris une décision rude, vue d'Athènes, mais pleinement justifiée. Mario Draghi trace la voie la plus saine de sortie de la crise: à chacun son rôle, son travail et ses efforts.

 

La puissance des Grecs a toujours été de savoir transformer leurs querelles internes en tragédies de portée universelle. Nous y revoilà. La Grèce est le pays des éternels querelleurs qui n'en finissent jamais de vouloir ruser avec les règles humaines à l'aide de leurs dieux.

En 2010, il a fallu mettre en place un programme exceptionnel pour sauver Athènes; en 2015, il le faut encore.

A nouveau, les Grecs accusent les autres, l'Allemagne, Bruxelles et Francfort, de leurs inhumains malheurs. Mais les Grecs ont l'habileté, un rôle confirmé dans l'Histoire, de transfigurer leurs petites histoires en un drame général, aujourd'hui sur la question tragique de l'austérité et des dettes.

Ils ont raison et font mouche: l'Europe continue de mal répondre à ces questions. Le dieu Obama est venu du ciel leur donner un argument de fond et de taille: rien n'est possible sans la croissance, ce devrait être la priorité absolue en zone euro. La querelle idéologique, tapie au fond des esprits, est ressortie aussitôt et s'est enflammée: pour l'orthodoxie ou l'hétérodoxie? Pour l'offre ou la demande? La droite ou la gauche? Le Nord ou le Sud? Ricardo ou Keynes?...

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PORTUGAL • Les fruits amers de l'austérité

PORTUGAL • Les fruits amers de l'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que l'Irlande sort du plan d'aide européen le 15 décembre, le Portugal et la Grèce restent sous la tutelle de la troïka. Les raisons de leur crise sont différentes.

Mais les trois pays souffrent d'une même absence de considération de la part de Bruxelles.

 

Au départ, l'Irlande devait bénéficier d'un programme de sauvegarde [une ligne de "crédit de précaution" pour sortir du plan d'aide], et les négociations irlandaises devaient nous guider vers les nôtres. Comme disait le vice-Premier ministre Paulo Portas, "mieux vaut être celte que grec".

Mais l'Irlande nous a filé entre les doigts : elle a décidé d'en appeler aux marchés, et nous avons perdu notre cicérone. On dit que c'est Dublin qui a décidé de prendre ce risque. Mais une autre version circule : l'Allemagne et la Finlande ont fait mine de tergiverser, et les Irlandais, qui bénéficient de taux acceptables sur les marchés, ont préféré ne pas risquer plusieurs mois supplémentaires d'incertitude. Voilà qui tend à confirmer que ces décisions dépendent moins des pays concernés par les plans d'aide, que de facteurs qui leur sont extérieurs.

Le gouvernement portugais a donc dû adapter son discours, avec la nouvelle thèse suivante : c'est la preuve que l'austérité fonctionne. Ainsi, si nous n'avons pas fait appel aux marchés en juillet, c'est parce que nous avons appliqué la recette de la troïka [UE-FMI-BCE, représentant les créanciers du Portugal] avec moins de rigueur que les Irlandais. Ou, ajoutent certains, parce que nous avons commencé les coupes trop tard.

 

Premier mensonge : l'austérité a porté ses fruits en Irlande. Le sauvetage de l'Irlande, que celle-ci a voulu refuser, avait pour seul objectif de sauver son secteur bancaire. Sur ce point, oui, il a fonctionné. Mais la situation financière irlandaise est bien loin du modèle défendu par la troïka. Alors que son plan d'ajustement a pris fin, l'Irlande affiche aujourd'hui une dette publique équivalente à la nôtre, une croissance médiocre et un déficit qui tourne autour de 8 %.

Si le Portugal cumulait ces mêmes indicateurs, nos taux d'intérêt dépasseraient allègrement les 6 % actuels. Mais l'Irlande peut se permettre de prendre le risque d'aller sur les marchés, car elle bénéficie de taux à 3,5 %. Et si les taux lui sont si favorables, c'est parce que, malgré l'austérité et le déséquilibre de ses comptes publics, Dublin affiche un volume d'exportations supérieur à 100 % de son PIB et jouit de facilités d'accès au marché financier nord-américain – tout cela grâce à l'anglais, que les Irlandais ont en commun avec les Etats-Unis.

Ainsi, le gouffre dans lequel l'Irlande était tombée - et où elle se trouve encore, à certains égards - n'est pas le résultat, comme la crise portugaise, de fragilités structurelles de l'économie aggravées d'abord par l'euro, puis par la crise financière internationale. Il est le résultat de ce vaste BPN [banque portugaise nationalisée après de nombreux scandales] qu'était devenu le système bancaire irlandais. De ce fait, la voie que prendra l'Irlande pour sortir de ce gouffre ne sera pas la même que la nôtre. Et, aussi nombreuses que soient dans ce pays les victimes de l'austérité, elle sera également plus facile....

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La justice allemande examine les mécanismes de sauvetage de la zone euro

La justice allemande examine les mécanismes de sauvetage de la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

ALLEMAGNE/ BCE -

La zone euro est en proie à un regain de tension entre l'Allemagne et la BCE, la Banque centrale européenne. La justice allemande pourrait remettre encause les mécanismes de sauvetage de la zone euro destinés à soutenir l'économie européenne. C'est le plan de rachat de dettes publiques de la BCE qui est surtout, visé.

Plus de 35 000 Allemands, des députés et des citoyens eurospectiques, ont déposé un recours devant la Cour constitutionnelle allemande, qui entame aujourd’hui une série d'auditions. Sur la sellette, le programme de la BCE qui permet des rachats illimités de dettes de pays de la zone euro en difficulté. Ce plan, appelé « OMT » avait été annoncé en juillet dernier, mais il n’a jamais été mis en œuvre par la BCE. L’annonce de sa mise en place a cependant contribué à calmer les marchés et à éloigner les spéculateurs.

En Allemagne, ce programme a été très critiqué, notamment par le patron de la Bundesbank. Le banquier central allemand doit présenter ses arguments devant la Cour. Pour les juges, la question est de savoir si la BCE outrepasse son mandat lui interdisant de financer les États.

La décision des juges allemands est attendue pour cet automne. Mais leurs commentaires à l'issue des auditions seront scrutés de près par les marchés financiers : l'Allemagne est en effet le premier contributeur de la zone euro.

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Eurozone : Pour qui sonne le glas ?

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Eurozone : Pour qui sonne le glas ?

 

Bien sur, le glas sonne à Chypre qui n’avait mérité ni cet excès d’honneur ni cette indignité[1]. Mais dans cette triste saga, le glas sonne également pour les dirigeants de l’Eurozone, dont l'attitude a déclenché une crise dont l’Europe aura beaucoup de mal à se relever : la question de confiance est posée. L’accumulation de mauvais jugements et de décisions inexcusables ne relève plus de la simple erreur. Ou alors, elles témoignent d’une forme d’incompétence dramatique.

 

 

Nous sommes à un moment extrêmement délicat en terme de relations interbancaires européennes. Les établissements financiers se font de moins en moins confiance. 684 milliards d’euros en provenance des banques de la zone euro sont déposés auprès de la Banque Centrale Européenne.  Les craintes sur la diminution de la liquidité bancaire et, par conséquent, la difficulté croissante à financer l’économie se faisaient sentir avant la crise.

Comme le titre aujourd'hui le Financial Times, l'Eurozone a décidé de transférer le risque de crise des contribuables vers les déposants. Elle n'aura que ses yeux pour pleurer lorsque la BCE aura épuisé sa capacité de financement des banques, et que les déposants auront fui la zone euro.

Si des mouvements substantiels de dépôts vers les pays réputés solides devaient être constatés,  les banques espagnoles et italiennes en particulier se trouveraient en mauvaise posture, et ces mouvements à eux seuls seraient de nature à provoquer une crise de la liquidité et son corollaire, une crise de crédit. Elles devraient en effet massivement se désinvestir d'obligations souveraines italiennes et espagnoles....

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L'Irlande veut transférer une partie de la dette de ses banques à l'Europe

L'Irlande veut transférer une partie de la dette de ses banques à l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Selon le ministre de l'économie irlandais, le transfert pourrait porter sur un maximum de 28 milliards d'euros. Berlin et la BCE bloquent cette demande.

 

Michael Noonan, le ministre de l'économie irlandais, a réitéré une nouvelle fois sa demande, mercredi 27 février, lors d'une rencontre avec un groupe de journaux étrangers, dont Le Monde : "L'Europe s'est engagée, le 29 juin 2012 , à briser le lien entre les dettes souveraines et bancaires ; cet engagement tient toujours", rappelle-t-il.

Selon lui, le transfert pourrait porter sur un maximum de 28 milliards d'euros, pris en charge par le Mécanisme de stabilité européen (MSE) : le fonds de secours mis en place en 2012 pourrait en principe recapitaliser directement les banques, selon des modalités qui divisent encore les Etats de la zone euro. Mais Berlin et la Banque centrale européenne (BCE) bloquent cette demande.

Le débat remonte à la décision controversée, prise par Dublin à l'automne 2008, de se porter garant des banques pour enrayer la panique financière. Résultat, la faillite bancaire a été transférée à l'Etat et lui a coûté 64 milliards d'euros, l'équivalent de 40 % du produit intérieur brut (PIB), somme énorme pour ce petit pays.

LA DOUCHE FROIDE

Ce geste, décidé dans l'urgence, s'était fait sous la pression de l'Europe et de la BCE, qui craignaient qu'une faillite des banques irlandaises ne se propage au reste du continent. Beaucoup d'Irlandais estiment qu'ils paient très cher pour avoir contribué à sauver l'Europe. Ils demandent qu'une partie de la dette bancaire soit partagée avec le reste de la zone euro...

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L'Irlande prend la présidence de l'euro. Mais qui s'en soucie?

L'Irlande prend la présidence de l'euro. Mais qui s'en soucie? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La présidence tournante de l'UE est devenue une institution vide. La faute à la crise et à l'évolution institutionnelle de l'Europe.

 

Tous les six mois, c'est la même petite musique. Un pays quitte la présidence du conseil de l'Union européenne et un autre le remplace. Le sortant se félicite de son excellent travail et le nouveau «président» annonce qu'il va s'efforcer de réaliser un saut qualitatif dans l'intégration européenne. La fin de l'année 2012 et le début de l'année 2013 ne dérogent pas à cette tradition.



Chypre a, ce vendredi, rendu public le bilan de ses six mois de présidence. «Notre aspiration était d'amener un peu plus loin l'intégration européenne et je crois que les résultats importants de notre présidence sont une preuve de notre succès dans ce domaine», s'est félicité Andreas Mavroyannis, le chargé d'affaires auprès du président chypriote pour les affaires européennes. De son côté, l'Irlande, qui va assurer la présidence de l'UE à partir du 1er janvier, annonce déjà qu'elle entend «promouvoir la croissance et l'emploi».



Tout ceci fleure bon la propagande à l'ancienne et la langue de bois dont l'Europe sait tant faire usage. La réalité est différente. On peut d'abord discuter de «l'importance» du bilan de la présidence chypriote alors que les discussions autour du budget européen a déchiré les pays membres, que le Royaume-Uni menace de quitter l'Union, qu'il a fallu trouver une énième solution d'urgence qui ne règle rien à la crise de la zone euro et qu'enfin l'union bancaire demeure dans les limbes. Mais la véritable question n'est pas là. Le vrai problème, c'est que la présidence chypriote n'y est pour rien. «Son» bilan, que l'on trouvera résumé ici, ne lui appartient guère.


Nicosie n'est cependant pas plus en cause que ne l'était Copenhague ou Varsovie avant lui. Car que pouvait faire, de son propre chef, Chypre, ce petit pays de 800.000 âmes qui, pendant qu'il présidait officiellement l'Union européenne en crise, négociait avec cette même UE les conditions de son aide financière? Que pouvait faire la Pologne ou le Danemark, deux pays non membres de la zone euro, pour «donner l'impulsion» à une UE malade de sa zone euro? Et que pourra faire l'Irlande qui négocie actuellement dune réduction de plus de 60 milliards d'euros de sa dette bancaire auprès de l'UE et de la BCE pour imposer ses vues au reste des 26 pays de l'Union?...

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L'Europe se met d'accord sur la supervision bancaire

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EUROPE - Les ministres européens des Finances sont parvenus jeudi 13 décembre à l'aube à un accord unanime sur la supervision unique des banques de la zone euro, au terme d'un marathon de 14 heures de discussions à Bruxelles.

C'est un "accord historique", a commenté le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, sur son compte Twitter. "C'est un cadeau de Noël pour nous, mais aussi pour toute l'Europe", a affirmé le ministre chypriote des Finances, Vassos Shiarly, qui présidait la réunion.

La mise en place d'une supervision commune des banques de la zone euro, confiée à la Banque centrale européenne (BCE), est la première étape de l'union bancaire souhaitée par les dirigeants européens pour tenter d'empêcher de nouvelles crises.

Les 27 ont finalement trouvé un compromis sur les points qui bloquaient depuis plusieurs mois, ce qui va leur permettre de présenter un front uni dans les discussions qui vont maintenant s'ouvrir avec le Parlement, et qui devraient débuter dès la semaine prochaine.

Les ministres des Finances de l'UE ont ainsi rempli le contrat qui leur avait été fixé par le sommet de juin: trouver un accord politique avant la fin de l'année 2012.

La supervision intégrée des banques, qui concernera à terme non seulement la zone euro mais aussi les autres pays de l'UE qui souhaiteront participer au mécanisme, n'entrera pas en oeuvre progressivement au cours de l'année 2013, comme cela avait d'abord été envisagé, mais sera opérationnelle en une seule fois, le 1er mars 2014.

"Pierre par pierre, nous sommes en train de résoudre la crise de la zone euro", s'est félicité le ministre français Pierre Moscovici. "C'est un signal adressé au reste du monde: on peut faire confiance à l'Europe, on peut faire confiance à la zone euro", a-t-il ajouté...
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Chypre a besoin d'une aide de 17 milliards d'euros

Chypre a besoin d'une aide de 17 milliards d'euros | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président chypriote, Demetris Christofias, a indiqué que Chypre était "très proche" d'un accord avec la troïka.

 

Victime collatérale de la crise grecque, Chypre a estimé ses besoins à 17 milliards d'euros sur la période 2012-2016, a fait savoir jeudi 22 novembre le ministre des finances, Vassos Shiarly, dont le pays, en récession, négocie avec la troïka (UE, BCE, FMI) pour obtenir un soutien financier.

"Le montant s'élève à quelque 17 milliards d'euros. C'est ce que nous avons dit par le passé si l'on considère que les banques ont besoin de 10 milliards", a-t-il expliqué à la presse, tout en précisant que ce dernier chiffre n'était pas un chiffre du gouvernement. Un audit indépendant sur les besoins des banques est en cours de réalisation.

Le président chypriote, Demetris Christofias, avait un peu plus tôt indiqué que Chypre était "très proche" d'un accord avec la troïka. "Nous sommes sur le bon chemin et nous espérons conclure l'accord final très bientôt", a confirmé M. Shiarly. "Il ne reste plus que quelques questions que nous espérons régler" : la privatisation de l'autorité des télécommunications, la gestion des revenus tirés de la future production de gaz naturel et la question des salaires indexés....

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Grèce : la facture s'alourdit pour la zone euro

Grèce : la facture s'alourdit pour la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Eurogroupe se réunit ce mardi à Bruxelles pour décider du versement d'une nouvelle aide de 44 milliards d'euros à la Grèce. Le débat sur un troisième plan d'aide est ouvert. Le FMI critique la stratégie européenne.

 

La Grèce est au menu d'une réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe, ce mardi, à Bruxelles. Ce rendez-vous s'annonce tendu sur la forme comme sur le fond, car la facture ne cesse de s'alourdir pour la zone euro. Les ministres des Finances doivent décider de débloquer, d'un coup, trois tranches d'aide en faveur de la Grèce pour un montant total de 44 milliards d'euros. Ils doivent également s'entendre sur le mode de financement d'un «trou» de 31,5 milliards d'euros apparu après la décision prise mi-novembre d'allonger de deux ans le délai de réduction de déficits publics grecs. Il s'agit d'un troisième plan d'aide qui ne dit pas encore son nom.

Au-delà de ces chiffres qui donnent le tournis, c'est toute la stratégie d'aide à Athènes qui est remise en question. La Grèce, dont l'économie ne se redresse pas, serait-elle devenue un puits sans fond dans lequel la zone euro risque de sombrer?

N'est-il pas temps de songer à employer les grands moyens, c'est-à-dire d'effacer une bonne partie de la dette grecque, aujourd'hui détenue à 70 % par les États de la zone euro, le FMI et la BCE?

L'enjeu de la discussion est si lourd que la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a abrégé sa tournée en Asie pour être présente à Bruxelles....

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La Grèce à nouveau sous pression

La Grèce à nouveau sous pression | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
À la veille de l'Eurogroupe, le gouvernement Samaras a fait voter dans la nuit le budget 2013. Les économies qu'il prévoit permettre au pays d'obtenir une aide cruciale de 31,5 milliards d'euros. La grogne sociale monte.

 

Des milliers de Grecs ont couru dimanche sur la piste historique de Marathon, mais la vraie bataille s'est livrée cette nuit au Parlement: 167 députés grecs sur les 300 ont voté en faveur du nouveau budget 2013, le sixième sur fond de récession et d'envolée du chômage.

Ce budget d'austérité inclut 9 milliards d'économies ainsi que le catalogue des mesures votées de justesse mercredi. Les débats ont été houleux car une bonne partie de la classe politique doute de l'efficacité d'un nouveau tour de vis, au contraire des créanciers d'Athènes.

Le Grec, lui, hésite entre colère et fatalisme face aux coupes sur les salaires et les retraites, au licenciement programmé de 125.000 fonctionnaires d'ici à 2016, sans compter le choc en retour des privatisations et d'une concurrence plus ouverte.

Le budget 2013 est, en principe, le dernier effort demandé à la Grèce avant que les créanciers du bloc euro, la BCE et le FMI ne s'engagent à débourser une tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros bloquée depuis juin. Mais il arrivera trop tard pour que les dix-sept ministres des Finances en décident lors de rendez-vous mensuel, lundi soir à Bruxelles...

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La Grèce pourrait obtenir deux ans de plus pour conduire ses réformes | La-Croix.com

La Grèce pourrait obtenir deux ans de plus pour conduire ses réformes | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’idée de laisser un peu de temps au pays a été évoquée au sommet de l’Eurogroupe, samedi 15 septembre, à Nicosie.

 

Les dirigeants européens, en accord avec la BCE et le FMI, pourraient accorder un peu de temps à la Grèce pour mener à bien ses réformes. Rien n’est encore officiel, mais c’est le sentiment qui prévalait, ce week-end, après la réunion des ministres des finances de la zone euro à Nicosie.

« Il y a plusieurs voies pour procéder à des ajustements, le temps peut être considéré comme une option envisageable », a ainsi expliqué la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. « La Grèce a présenté un budget ambitieux. Nous allons lui donner le temps dont elle a besoin, mais probablement pas plus d’argent », a affirmé de son côté la ministre autrichienne Maria Fekter.

Un délai de deux ans pourrait ainsi être donné, soit jusqu’en 2016, comme le réclame le premier ministre grec, Antonis Samaras. La décision serait prise lors du sommet européen des 18 et 19 octobre, a laissé entendre le chef de file de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Ce répit envisagé pour la Grèce intervient alors que l’agitation se répand de nouveau dans le pays et que les négociations sont difficiles avec les représentants de la troïka (UE, BCE et FMI), présents à Athènes, pour mettre en œuvre de nouvelles économies. Deux centrales syndicales ont d’ailleurs appelé à une grève générale le 26 septembre. Ce serait la quatrième depuis le début de l’année.....

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Euro : vers une sortie de crise ?

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Validation du fonds de secours par l'Allemagne, union bancaire, intervention de la BCE, le ciel s'éclaircit en Europe. Suffisamment ?

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D'ores et déjà, le ciel se dégage dans l'horizon européen. Jeudi matin, la Cour constitutionnelle allemande a validé - avec des réserves - le fonds de secours permanent de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (MES), malgré les nombreux recours contre son activation. Concrètement, cela signifie que ce rempart contre l'effet domino va pouvoir être activé pour aider les pays en difficulté, aux côtés du pare-feu provisoire, le FESF, qui s'éteindra après juillet 2013.

L'avènement du MES, capable, à terme, de mobiliser 500 milliards d'euros, est un pas d'autant plus décisif vers une stabilisation de la zone euro qu'il contribuera à couper le lien entre l'endettement des États et la fragilité des systèmes bancaires. Une fois opérationnel, il sera utilisé pour recapitaliser directement le secteur bancaire espagnol sans en passer d'abord par un prêt à Madrid, comme c'était le cas jusqu'à présent. La seule condition posée par les États, et notamment l'Allemagne, est que la supervision bancaire soit assurée réellement au niveau européen, alors que les régulateurs nationaux sont soupçonnés de se montrer trop conciliants envers leurs propres établissements financiers. Le dossier est plutôt en bonne voie puisque la Commission européenne a dévoilé mercredi son projet pour y parvenir. Cette percée vers l'activation du MES est aussi une bonne nouvelle, car la Banque centrale européenne (BCE) exige que les États en difficulté fassent appel aux fonds de secours tout en respectant les strictes contreparties attachées pour intervenir sur le marché des dettes souveraines.

L'annonce du plan d'intervention de la Banque centrale, c'est justement l'autre pas décisif franchi ces derniers jours contre la crise. "Il y a presque une percée conceptuelle. Préserver l'intégrité et la stabilité de la zone euro fait partie du mandat de la BCE", s'est félicité Pierre Moscovici. La seule annonce de l'institution d'émissions monétaires a fait diminuer les coûts d'emprunt de l'Espagne et l'Italie. Une baisse de taux d'intérêt qui ne soulage pas seulement les États, mais aussi les entreprises, dont les coûts sur le marché obligataire suivent ceux appliqués aux souverains...

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La BCE lance un deuxième programme de rachat des dettes publiques

La BCE lance un deuxième programme de rachat des dettes publiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Banque centrale européenne a annoncé qu'elle interviendra pour un montant illimité, lors de sa réunion mensuelle à Francfort.

 

La Banque centrale européenne (BCE) va intervenir à des montants illimités sur le marché de la dette des Etats de la zone euro face aux primes de risques élevées réclamées à certains pays, a annoncé jeudi 6 septembre son président, Mario Draghi.

La BCE va lancer un nouveau programme, baptisé "Outright monetary transactions" (OMT), en raison "des perturbations graves observées sur le marché des obligations publiques qui proviennent de craintes infondées de la part des investisseurs sur la réversibilité de l'euro", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Francfort.

Si l'euro est "irréversible" a-t-il redit, le conseil des gouverneurs de la BCE a cependant du reconnaître qu'une voix manquait à l'unanimité de la décision, la Bundesbank allemande ayant fait une large publicité de son opposition à ce plan.

 

"Nous sommes strictement dans le cadre de notre mandat", a toutefois assuré M. Draghi. Sans surprise, l'institution a par ailleurs laissé son principal taux directeur inchangé, à 0,75 %, soit son plus bas niveau historique auquel il avait été fixé en juillet.

Peu après l'annonce, l'euro est monté à son niveau le plus élevé depuis deux mois. A 13 h 45 à Paris, la monnaie unique européenne est montée à 1,265 2 dollar, son niveau le plus élevé depuis le 2 juillet, avant de chuter brutalement sous 1,262 dollar, pendant la conférence de presse.

Au cours de l'été, son président Mario Draghi avait promis une intervention "de taille adéquate" sur le marché de la dette pour soulager les pays confrontés à l'envolée de leurs taux d'emprunt. Il s'agit finalement d'une reprise du programme d'achat de dette des Etats, à l'arrêt depuis des mois, dans une version déjà baptisée "SMP 2.0" par la banque Goldman Sachs....

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GRÈCE • Athènes rompt avec la Troïka

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Syriza, le parti de gauche radicale qui a récemment gagné les élections en Grèce, semble tenir ses engagements de campagne. Yanis Varoufakis, le nouveau ministre des Finances, a déclaré que le pays mettrait fin à la coopération habituelle avec le FMI, la BCE et l'Union Européenne.

 

Depuis la victoire du parti de gauche radicale Syriza aux dernières élections législatives en Grèce, l'Europe vit au rythme des annonces sur la restructuration de la dette grecque. Élus sur un programme anti-austérité, les nouveaux hommes forts à Athènes savent qu'ils sont très attendus sur la scène internationale. 

Le 30 janvier dernier, la visite à Athènes de Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a fourni le prétexte à quelques déclarations de principe du nouveau ministre grec des finances. Cité par le quotidien économique de référence Financial Times, Yanis Varoufakis a déclaré sans ambages que les grecs "ne négocierons pas avec un comité dont la constitution est pourrie depuis la base". Périphrase habile pour évoquer la fin de la coopération de l'État grec avec la Troika, triumvirat composé de la Banque centrale européenne (BCE), le Fond monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE), créé pour mener la sortie de crise dans le pays.

 

D'autre part, Yanis Varoufakis - qui a avancé sa venue en France à aujourd'hui - a également averti que "la Grèce n'acceptera pas une extension du programme de sauvetage de l'UE qui prendra fin en février" rejetant ainsi la possibilité d'une rallonge de sept milliards d'euros, rajoutant que "c'est cette position qui nous a permit de gagner la confiance du peuple grec" et de gagner les élections.

Jeroen Dijsselbloem, s'est voulu prudent, rappelant que "le problème des grecs n'a pas disparu dans la nuit qui a suivi les élections". Pour Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires cité par le quotidien britannique, "nous devons tous nous sentir concerné par la situation économique en Grèce. Notre but commun est stimuler la croissance. Pour cela, nous avons besoin de pragmatisme et du respect des engagements par les deux partis".....

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PORTUGAL • Une nouvelle année de vaches maigres

PORTUGAL • Une nouvelle année de vaches maigres | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La principale centrale syndicale appelle à une large mobilisation le 19 octobre pour dénoncer la cure d'austérité annoncée par le gouvernement sous l'impulsion de l'Union européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne.

 

A la suite de l’examen par la troïka (UE, FMI et BCE) des comptes de l’Etat portugais, le gouvernement de Pedro Passos Coelho a annoncé le 13 octobre son budget pour l'année 2014. Alors que le bilan économique semblait plutôt positif et que des promesses de relance semblaient s’esquisser, c’est une nouvelle cure d’austérité dans les dépenses publiques qui s’annonce, décortiquée attentivement par la presse portugaise.

En effet, sous l’impulsion de la troïka qui impose une réduction des dépenses publiques de l'ordre de 4 %, le gouvernement espère économiser plus de 2 milliards d’euros et gagner en crédibilité sur les marchés pour se refinancer à un taux plus bas.

Ainsi, l’âge de la retraite passe de 65 à 66 ans et les pensions supérieures à 2 000 euros seront taxées. Les salaires de plus de 600 euros de la fonction publique subiront une baisse de 2,5 % à 12 %. En outre, presque tous les ministères devront se serrer la ceinture avec des coupes claires dans le budget de la santé (300 millions d'euros), de l’enseignement primaire et secondaire (500 millions), de l’enseignement supérieur (80,5 millions), de la justice (90 millions) et de la sécurité intérieure (27 millions). Il est également prévu la réduction de 30 % des effectifs de la défense nationale, l'augmentation du prix de l’électricité de 2,8 % et celle de la taxe audiovisuelle de 18 %. Le tribunal constitutionnel, qui a régulièrement botté en touche les propositions de lois du gouvernement, a vu son budget significativement réduit pour atteindre une baisse de 25 % en trois ans...

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Le « modèle allemand » ou comment s'obstiner dans l'erreur, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique)

Rapport après rapport, les données économiques viennent contredire les politiques d'austérité imposées aux pays européens par l'Allemagne, la BCE et la Commission européenne. Et pourtant, rien ne change.

 

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instants dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ?

Pas encore.

Certes l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, La Hongrie, la République tchèque soumis à l’obligation de coupes claires dans leurs services publics et dépenses d’Etat s’enfoncent dans la récession. Même les Pays-Bas et la Finlande, alliés traditionnels de l’Allemagne en matière de rigueur, ont connu une baisse d’activité en 2012, cependant que la France et le Royaume-Uni stagnaient. Seule la Pologne affichait l’année dernière une croissance supérieure à... 1 %.

Certes, la zone euro passée sous la toise de la bureaucratie austéritaire comptait à la fin du mois d’avril 19,2 millions de chômeurs (12,1 % de la population active selon Eurostat), un chiffre record et qui néanmoins ne dit rien de la dégradation vertigineuse des conditions d’existence du peuple grec.

Certes, un chef économiste du FMI a reconnu en janvier que son institution avait gravement sous-estimé les dégâts engendrés par l’impératif de restriction budgétaire : là où le modèle prévoyait qu’une réduction d’un euro de la dépense publique entraînerait une baisse de 0,5 euro de la richesse produite, l’analyse empirique montre que la contraction de l’activité serait deux à cinq fois supérieure.

Certes enfin, la thèse des illustres économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff selon laquelle une dette supérieure à 90 % du produit intérieur brut affaiblirait la croissance a été taillée en pièce par un étudiant de l’Université du Massachusetts, qui s’est amusé à refaire les calculs : les auteurs, cités comme des prophètes par les partisans de l’austérité — du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires Olli Rehn à l’ancien directeur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet — avaient écarté des données contradictoires et construit leur modèle à partir d’un tableur affecté par une erreur de formule.

Il n’en faudrait pas tant à un âne pour faire demi-tour.

Mais à l’instar des personnages de Tex Avery, banquiers centraux, économistes orthodoxes et dirigeants politiques ignorent les faits et galopent, pour quelques temps encore, dans un éther de croyance...

 



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Et si Chypre faisait faillite... Le scénario qui fait peur

Et si Chypre faisait faillite... Le scénario qui fait peur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si la BCE fermait le robinet des liquidités aux banques de l'île, Nicosie pourrait emporter dans sa chute les autres pays fragiles de la zone euro.

 

Chypre : J - 3 avant le chaos ? La mise en demeure de Nicosie par la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 21 mars, qui menace de ne plus abreuver d'argent frais l'île, a déclenché le compte à rebours. Si aucun accord n'est trouvé d'ici au lundi 25 mars pour débloquer l'aide de ses partenaires européens et du Fonds monétaire international dont Chypre a cruellement besoin - 10 milliards d'euros -, l'institution de Francfort fermera le robinet des liquidités. Et condamnera ainsi les banques du pays de l'île méditerranéenne.


Le scénario, hier écarté, d'une faillite du pays suivie de sa sortie de l'union monétaire, ressurgit. D'autant que l'option d'une aide russe a tourné court. Car, si les banques chypriotes étaient abandonnées à leur sort, l'Etat, aux abois, incapable de recapitaliser ces établissements à la taille disproportionnée (7,5 fois la richesse nationale), serait promis à la banqueroute.

Déjà, le front de Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, perle de sueurs froides. Chypre, a-t-il signifié jeudi, représente "un risque systémique". Autrement dit, sa chute pourrait faire imploser tout le système financier de la zone euro.


Du "bluff", pensent certains. Le produit intérieur brut (PIB) de 17 milliards d'euros de l'île représente à peine le quart du chiffre d'affaires du distributeur Carrefour ! Certes, depuis la faillite de Lehman Brothers en 2008, les experts savent qu'un phénomène a priori contrôlable peut avoir un pouvoir de nuisance démesuré. Mais dans le cas de Chypre, les effets d'une contagion directe d'une faillite du pays semblent circonscrits...

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Dublin obtient un long répit de la Banque centrale européenne

Dublin obtient un long répit de la Banque centrale européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

IRLANDE - L'Irlande a obtenu, ce jeudi, un rallongement de la durée et une baisse des taux d'intérêt des prêts que la Banque centrale européenne lui avait consentis en 2010 pour sauver ses banques. Un accord qualifié d'historique par Dublin.

 

Le Premier ministre irlandais Enda Kenny a annoncé jeudi devant les députés que le gouvernement était parvenu à un accord "historique" sur la réduction du fardeau de la dette bancaire avec la Banque centrale européenne (BCE).

Dans le cadre de cet accord, Dublin a obtenu un allongement de la durée de remboursement et une baisse des taux d'intérêt, via la transformation des prêts accordés par la BCE et appelés "promissory notes", en obligations à long terme, a précisé M. Kenny.

"Je suis ravi d'annoncer qu'aujourd'hui l'Irlande est parvenue à une conclusion dans ses discussions avec la Banque centrale européenne qui honore notre engagement de mettre en place un arrangement plus juste et viable", a déclaré le premier ministre qui avait fait de cet accord une priorité de la présidence irlandaise de l'UE.

C'est une "étape historique sur le chemin du redressement économique" qui "sécurise la situation financière future de l'Etat, tout en réduisant le fardeau (de la dette contractée dans le cadre du sauvetage des banques) pour les contribuables irlandais", a poursuivi M. Kenny.

"Cela met fin à un chapitre tragique de l'histoire de notre pays", a-t-il encore dit en se félicitant d'en avoir fini avec "les pratiques bancaires désastreuses qui ont amené cet Etat au bord de la faillite".

Selon les termes de cet accord qui va permettre une réduction des besoins de financement de l'Etat irlandais de 20 milliards d'euros au cours de la prochaine décennie, les "promissory notes" vont être remplacées par des obligations d'une maturité allant jusqu'à 40 ans et d'une durée moyenne de 34 ans contre 7 à 8 ans aujourd'hui...

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Crise de la zone euro : Le pacte faustien de l'Allemagne

Crise de la zone euro : Le pacte faustien de l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans son célèbre Faust, Goethe présente la monnaie fiduciaire comme la poursuite de l’alchimie par d’autres moyens. Une conception que l’on retrouve dans la position de l’Allemagne sur la crise de la zone euro.

Pour quiconque essaye de comprendre le rapport des Allemands à l’argent et à la dette dans le cadre de la crise de la zone euro, toutes les routes mènent à Francfort.

Siège de deux banques centrales, la Bundesbank et la Banque centrale européenne (BCE), la capitale financière allemande abrite également à l’ombre de la tour de la BCE une bâtisse baroque au crépi jaune : c’est là que le grand poète allemand Johann Wolfgang von Goethe vit le jour en 1749.

La Goethe Haus, qui est aujourd’hui un musée, accueille [jusqu’au 30 décembre] une exposition passionnante, “Goethe et l’argent”, expliquant en quoi les comportements sociétaux vis-à-vis de l’argent éclairent les écrits de Goethe, qui eux-mêmes ont façonné les rapports des Allemands à l’argent. Goethe est né dans un milieu cossu, grâce à une affaire familiale prospère et quelques mariages avantageux. Bien qu’il entretînt des relations amicales avec plusieurs familles d’argentiers – lui même faillit épouser une fille de banquier –, les pertes qu’essuyèrent les institutions financières au lendemain des guerres napoléoniennes l’engagèrent à se méfier des banques. Ses livres de compte personnels montrent qu’il était loin de correspondre au stéréotype de l’Allemand économe puisqu’il n’était pas rare qu’il dépensât 15 % de ses revenus annuels en vins. Sa mère et ses employeurs le renflouaient régulièrement. Comme le soulignent les commissaires de l’exposition de Francfort, il justifiait ses prodigalités au prétexte qu’elles étaient “essentielles au développement de sa personnalité”.

Il se montra bien plus rigoureux quand, à partir de 1782, il fut nommé ministre des Finances du duché de Saxe-Weimar, dont les frontières correspondaient à la partie occidentale du Land de Thuringe. Cette expérience forgea sa pensée et lui inspira son chef-d’œuvre en vers, Faust – lecture obligatoire dans toutes les écoles allemandes –, dont l’argument s’articule sur le fameux “pacte faustien” entre le savant éponyme et le diable, incarné par Méphistophélès. Celui-ci promet à Faust de réaliser tous ses vœux sur Terre, mais si Faust cherche un jour à prolonger éternellement un instant de son existence, alors Méphisto lui prendra son âme.
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La nouvelle restructuration de la dette grecque à l'épreuve des divergences européennes

La nouvelle restructuration de la dette grecque à l'épreuve des divergences européennes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après les créanciers privés, le Fonds monétaire international presse aujourd'hui les Etats de la zone euro d'effacer une part de la dette grecque.

 

Une nouvelle réunion – la troisième en un mois – est prévue lundi 26 novembre pour tenter, toujours, de sauver les finances grecques, grevées par cinq ans de récession. Mardi, une précédente réunion entre Athènes et ses créanciers européens, qui devait permettre de déclencher le versement d'une nouvelle tranche d'aide (comprise entre 31,5 et 44 milliards d'euros) à la Grèce, s'est soldée, à nouveau, par un échec 'provisoire'.

Alors que la dette du pays doit atteindre 190 % du PIB d'ici à 2014, contre 150 % estimés lors du premier plan d'aide, en mai 2010, l'objectif de la troïka (BCE, FMI et Union européenne) est de la ramener à 120 % du PIB d'ici à 2020.

Car, après l'accord PSI ("private sector involvment") négocié au printemps avec les créanciers privés, qui ont abandonné 53,5 % de la valeur de leurs titres (avec une perte réelle entre 73 % et 74 %), le Fonds monétaire international presse aujourd'hui les Etats de la zone euro de "prendre leurs pertes" et d'effacer une part de la dette grecque. Cette solution a jusqu'à présent toujours été écartée par l'Eurogroupe, et surtout par l'Allemagne....

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La crise est-elle enfin en train de donner naissance à une révolution de la pensée économique ?

La crise est-elle enfin en train de donner naissance à une révolution de la pensée économique ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'économie mondiale connait une dépression d’une ampleur au moins équivalente à celle qui a débuté dans les années 1970. Les réponses apportées aujourd'hui se différencient pourtant des solutions proposées il y a trente ans.

 

Quatre ans après le début de la Grande Récession, l'économie mondiale ne va pas toujours pas mieux, les électeurs perdent patience et les gouvernements tombent comme des quilles. Selon les données de l’OCDE, le PIB des Etats-Unis a reculé de 3,9% entre la fin 2007 et la fin 2009. En comparaison, la contraction économique fut plus sévère au Royaume-Uni (5,5%), moins prononcée en France (-2,8%), et à peu près identique en Allemagne (-4,0%). Cette situation laisse ainsi de l'espace à une révolution dans la manière de penser, et si ce n'est pas encore en politique, on commence à assister à une modification de la pensée économique.

Prenons d'abord l'exemple du Fond monétaire international (FMI). Jusqu'alors bastion de l'austérité, l'institution se met depuis quelques mois à se prononcer en faveur de politiques fiscales expansionnistes. La Réserve fédérale américaine (Fed) s'est quant à elle engagée en faisant tourner la planche à billets sans limite, tant que l'emploi ne s'est pas rétabli. Et la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé des achats d'obligations illimités avec l'impression de billets, une politique dénoncée comme étant le travail du démon par le président de la Bundesbank allemande.

Sir Mervyn King, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a lui choisi de se battre contre un raz-de-marée de soutiens en faveur d'un “dropping money from helicopters”, c'est-à-dire de laisser tourner la planche à billets. King a tenu à distinguer "la bonne et la mauvaise création d'argent". Selon lui, de telles opérations combineraient des politiques fiscales et monétaires et il n'y a aucun besoin de le faire. Lorsque la Banque a décidé combien d'argent elle devrait créer, c'est au gouvernement seul d'augmenter la dépense ou de réduire les taxes. Il estime cette répartition des responsabilités nécessaire et démocratique.....

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«Si la France s’effondre, l’Europe aussi»

Josef Joffe, spécialiste allemand des relations internationales, pointe les faiblesses de l’Hexagone.

Josef Joffe est spécialiste des relations internationales. Membre du comité éditorial de l’hebdomadaire allemand Die Zeit, il a également été chercheur à la Hoover Institution et à l’International Institute for Strategic Studies. Auteur de plusieurs ouvrages de stratégie transatlantique, il est membre du conseil d’administration de l’American Institute for Contemporary German Studies.

 

   Quelle est l’image de la France aujourd’hui en Allemagne ?

   C’est une image empreinte d’inquiétude. Il est désormais entré dans toutes les têtes que la Grèce est un pays assisté, qui devra pendant des années encore être soutenu par les autres, notamment par l’Allemagne. Mais maintenant, c’est la «Douce France» - un pays que même l’Allemagne ne pourrait pas sauver - qui figure au premier plan des préoccupations. On peut dire que l’époque de De Gaulle et Adenauer, Schmidt et Giscard d’Estaing, Kohl et Mitterrand est révolue. Après la réunification et l’effondrement de l’«empire totalitaire», comme de Gaulle avait appelé l’URSS, la dépendance stratégique de l’Allemagne vis-à-vis de la France a disparu. De ce fait, le lien étroit entre les deux pays s’est distendu.

 

   Et au sein du gouvernement allemand ?

   On a l’impression qu’il n’y a plus vraiment d’ami de la France au sein du cabinet, même si le ministère des Affaires étrangères est francophile, comme toujours. Mme Merkel n’a pas de lien particulier avec la France (pas plus d’ailleurs qu’avec la Grande-Bretagne), mais ce n’était pas non plus l’amour qui caractérisait les relations germano-françaises du temps d’Adenauer ou de ses successeurs, mais bien plutôt la raison d’Etat et les intérêts. Ceux-ci sont passés du domaine stratégique au domaine économico-financier, et là, les faiblesses de la France sont particulièrement claires. Aujourd’hui, le principal partenaire de Merkel est Mario Draghi, le chef de la BCE...

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A Madrid, des manifestants veulent occuper le Parlement

A Madrid, des manifestants veulent occuper le Parlement | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dispositif policier imposant, intimidation des manifestants, Madrid fait tout son possible pour dissuader les activistes du "25-S" d'occuper le Parlement espagnol.

 

L'atmosphère, dans le centre ville de Madrid, est électrique, mardi 25 septembre à la mi-journée. Quelque 80 collectifs de militants espagnols ont appelé, dès le mois d'août, à occuper ou encercler symboliquement le Parlement de Madrid le jour de la session plénière, pour protester contre la "séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka [Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers".

Le gouvernement a barricadé les abords des Cortes et multiplié les avertissements à l'encontre des manifestants, qui devraient se heurter à un dispositif policier massif : 1 500 policiers anti-émeutes ont été déployés.

L'initiative a été lancée via les réseaux sociaux. Sur Facebook, 50 000 personnes ont répondu à l'appel à manifester d'"Ocupa el congreso". Le gouvernement semble craindre une forte mobilisation et mène depuis plusieurs semaines une tentative de déminage en amont.

Samedi 15 septembre, des policiers ont ainsi arrêté quatre personnes qui s'apprêtaient à déplier une pancarte annonçant "la manifestation du 25-S" (25 septembre). Le lendemain, quarante personnes qui se réunissaient dans le parc du Retiro à Madrid pour préparer la manifestation ont dû se soumettre à un contrôle d'identité effectué par la police nationale. Le motif de l'interpellation : "réunion de plus de 20 personnes non communiquée". Huit d'entre elles devront comparaître devant le Haut tribunal pénal pour délit à l'encontre des hautes instances de la nation...

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Maintenant les politiques n'ont plus d'excuse

Maintenant les politiques n'ont plus d'excuse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le verdict de la Cour constitutionnelle allemande a mis fin à la première partie de la "guerre d’unification" européenne. Mais aujourd’hui s’ouvre une nouvelle phase : celle de la bataille pour convaincre les politiques nationaux d’accepter le transfert de souveraineté nécessaire à l’UE de demain. Par Andrea Bonanni, de la Repubblica à Rome.

 

Comme dans un jeu vidéo au scénario cauchemardesque, l’Europe a évité l’énième piège qui la menaçait et peut désormais accéder au niveau supérieur après avoir récupéré enfin ce "bazooka" anti-spéculation qu’elle attendait depuis un an.

La Cour constitutionnelle allemande a jugé que le nouveau fonds de sauvetage, le MES [Mécanisme européen de stabilité], n’enfreignait pas les prérogatives souveraines du parlement national. Les juges ont posé, c’est vrai, quelques conditions qui renforcent implicitement l’hégémonie allemande sur les affaires européennes, mais qui ne sont pas aussi dures qu’on aurait pu le redouter.

La sentence de Karlsruhe met sans doute fin à la première phase, la plus sanglante, de cette guerre d’unification européenne qui s’est heureusement livrée sur les marchés et non plus dans les tranchées. Mais il s’en ouvre une autre, plus délicate encore. Parce que la bataille s’étend aujourd’hui de la sphère économique à la sphère politique : depuis les institutions financières, elle gagne les parlements, les gouvernements, les bureaux de vote où, dans les années qui viennent, les démocraties seront appelées à décider de l’avenir du continent.

Grâce au courage et à la clairvoyance [du président de la BCE] Mario Draghi et aux décisions des chefs de gouvernement, aussi tardives fussent-elles, la zone euro a démontré dans les faits qu’elle jugeait l’euro "irréversible", comme le dit la BCE. Et s’est dotée des instruments nécessaires pour soutenir la monnaie unique. Cependant, ce serait une erreur grossière de croire que la guerre est gagnée. Le défi de la crédibilité de l’Union est simplement passé au niveau supérieur : il est passé de l’euro à l’Europe elle-même, de la monnaie au souverain qui la frappe. Et ce souverain se montre à l’heure qu’il est pour le moins indécis, et donc peu crédible.

L’urgence n’est donc pas derrière nous. Mais la nouvelle bataille qui s’engage est entièrement politique. Et se jouera simultanément à trois niveaux au moins.....

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Réactions en chaîne après les décisions de la BCE

Réactions en chaîne après les décisions de la BCE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Au lendemain de l'annonce du plan de rachat de dettes publiques par la Banque centrale européenne, les dirigeants de l'Union saluent une décision positive, à l'exception, toujours, de la Bundesbank.

 

C'est un geste sans précédent. Lors de sa réunion mensuelle à Francfort, jeudi 6 septembre, la Banque centrale européenne a annoncé un plan de rachat de dettes publiques de la zone euro, et ce, pour un montant illimité.

Alors que l'institution tend enfin les bras aux pays en difficultés – qui réclamaient son aide depuis des mois, en vain –, les réactions se multiplient au sein de l'Union européenne, sur une décision considérée de manière générale comme positive, à l'exception de la banque centrale allemande, dont la position n'a pas changé.

Le nouvel arsenal de sauvetage de la zone euro annoncé par la BCE a été salué unanimement par le président français, François Hollande, et le premier ministre britannique, David Cameron. "Je respecte l'indépendance de l'institution, mais je considère qu'elle a agi en conformité au mandat qui lui est confié" en veillant à la "stabilité des prix" et à la "croissance en Europe", a déclaré le premier, tandis que le second a, lui, souligné que l'institution de Francfort était "plus proche que jamais" de ce que souhaitait le gouvernement britannique "depuis deux ans".

"Nous souhaitons, les uns comme les autres, Français et Britanniques, qu'il y ait des décisions qui soient prises au prochain Conseil européen du mois d'octobre pour que les questions relatives à la Grèce et à l'Espagne" soient "enfin" réglées, a ajouté François Hollande. Selon lui, "les Européens sont en train de régler les problèmes qui leur étaient posés depuis trop longtemps et la Banque centrale européenne y contribue utilement"....

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