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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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Moody's confirme le Aaa de l'Allemagne

Moody's confirme le Aaa de l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

....L'agence Moody's a réaffirmé vendredi sa confiance dans la solvabilité de l'Allemagne, sur fond d'embellie en zone euro.



Les risques de voir l'Allemagne contrainte de contribuer à un plan de sauvetage dans la zone euro ont « diminué », a expliqué l'agence de notation. La situation est notamment moins préoccupante en Italie et en Espagne, ajoute-t-elle, soulignant également que l'Union européenne s'était dotée de pare-feux financiers qui allègeraient le fardeau de ses Etats membres les plus riches en cas de nouvelle crise.

En relevant la perspective, Moody's indique qu'elle n'envisage pas à moyen terme de priver l'Allemagne de son « triple A », gage de solvabilité maximale sur les marchés financiers. A l'appui de sa décision, l'agence loue notamment « l'économie développée et diversifiée » du pays, ainsi qu'une « longue tradition » de mesures garantissant la stabilité macro-économique.

Selon Moody's, Berlin a par ailleurs confirmé « ses progrès » dans la consolidation de ses finances publiques, qui se sont traduits par des budgets 2012 et 2013 « quasiment à l'équilibre ».



En 2013, la première économie de la zone euro a vu son produit intérieur brut progresser de 0,4 %, portée par un fort excédent commercial. Un chiffre qui marque toutefois un ralentissement par rapport aux années précédentes – la croissance avait été de 0,7 % en 2012....

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Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter

Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Angela Merkel sera mercredi à Paris. Elle y sera reçue au lendemain du vote qui le fera chancelière pour la troisième fois et à la veille d’un Conseil européen, de l’assemblée des 28 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union, qui sera largement consacré aux questions de Défense.
Le signal est clair. La chancelière et le président de la République entendent replacer la France et l’Allemagne au cœur de la construction européenne et affirmer une volonté d’utiliser les trois ans et demi durant lesquels ils seront tous deux au pouvoir pour remettre l’Europe sur ses rails. Il était temps.
Il est plus que temps car le divorce croissant entre les Européens et l’Europe menace jusqu’à l’idée même d’unité européenne. Peut-être est-il même trop tard our espérer recoller les morceaux mais trois choses incitent pourtant à y croire.
La première est que le résultat des élections allemandes de septembre dernier a contraint la chancelière à reformer, comme sous son premier mandat, une coalition avec la gauche social-démocrate. Comme toujours, le programme de ce gouvernement commun a été longuement négocié entre les deux grands partis allemands. La base social-démocrate l’a ensuite approuvé, samedi, avec trois quarts de « oui » et la politique allemande va ainsi prendre un tournant social très marqué.
Un salaire minimum de 8,50€ de l’heure sera instauré à compter de 2015. Les contrats à durée déterminée seront limités à une période de 18 mois et rémunérés au même niveau que les CDI au bout de neuf mois. Les salariés ayant travaillé 45 ans pourront prendre leur retraite, sans pénalités, dès l’âge de 63 ans au lieu des 67 ans auxquels l’âge légal reste fixé et l’Allemagne, c’est tout aussi important, va également investir dans la modernisation de ses infrastructures et désormais consacrer 3% de son Produit intérieur brut à la recherche.
Comme le lui demandaient la France, la quasi-totalité des Européens, la grande majorité des économistes et le Fonds monétaire international, l’Allemagne va autrement dit contribuer à tirer la croissance européenne par ses investissements et le relèvement de ses salaires. Non seulement les conflits politiques entre pays européens en seront réduits mais l’Allemagne aura beaucoup plus de mal à s’opposer à ce que le reste de l’Union prenne collectivement ou séparément des mesures de relance qu’elle-même va prendre dans ses frontières...

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Zizanie dans les zincs de Berlin

Zizanie dans les zincs de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Haro sur les bobos ! Dans la capitale allemande, les propriétaires de vieux bistrots déclarent la guerre aux bars branchés. Accusés de piquer la clientèle et de faire flamber l'immobilier.

 

C'est une querelle à l'ancienne, émaillée d'invectives lancées à la nuit tombée, de vitrines volant en éclats et d'échange de tags vengeurs. Dans le quartier de Neukölln, à Berlin, se joue une drôle de bataille des bistrots, brossant en filigrane les transformations que connaît la capitale allemande. La gentrification ne cesse d'y gagner du terrain, creusant le fossé entre des populations installées de longue date, qui voient le prix des loyers s'envoler, et les nouveaux arrivants, bobos et autres hipsters. La Weisestrasse, une petite rue pavée, est devenue le symbole de ce face-à-face.

Au départ, quelques propriétaires de bars historiques voyaient d'un mauvais œil l'arrivée de cafés à la mode, fréquentés par une clientèle plus jeune et cosmopolite - tel le Circus Lemke, un bar vintage, avec ambiance jazz et lumières tamisées, ouvert en 2009 dans une rue voisine. Mais c'est avec le lancement du Schiller Café Bar et de ses succursales (une boulangerie et un restaurant de burgers), en 2012, que la contestation locale s'est organisée. "Ils ont voulu conquérir notre quartier de l'extérieur !", accuse Gerhardt, militant d'Info-Laden, une association proche de l'extrême gauche, sise au 53 de la même rue.

Et de dénoncer leur méthode façon cheval de Troie : "Ils se sont présentés comme de petits entrepreneurs modestes et sans le sou alors qu'ils ont investi des sommes énormes." Les murs du Schiller Café Bar portent encore les stigmates de l'attaque subie le jour de son ouverture, en juillet 2012. Plusieurs assaillants cagoulés ont aspergé la façade de peinture rouge et brisé trois vitrines. "On a voulu laisser les traces pour leur montrer qu'ils ne nous feront pas partir, assure Zoya, serveuse de l'établissement. Les six premiers mois, certains entraient pour nous dire que nous les avions fait partir de leur propre quartier..."....

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Taxe Tobin : l’Allemagne double la France par la gauche - Rue89

Taxe Tobin : l’Allemagne double la France par la gauche - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Coucou, la revoilà, s'extirpant de l'ornière où elle s'était embourbée.

La taxe sur les transactions financières européennes, surnommée tantôt « taxe Tobin » (en hommage à l’économiste James Tobin qui rêvait de « jeter du sable dans les rouages » de la spéculation), tantôt « taxe Robin des Bois » (en hommage à l’économiste du début du XIIe siècle qui a le premier théorisé et mis en pratique la redistribution du capital aux fins de justice sociale), ressurgit là où on ne l’attend pas : en Allemagne.

Le prochain gouvernement de la chancelière Angela Merkel, qui doit naître des actuelles négociations qu’elle mène avec les socio-démocrates allemands, s’apprête à relancer le projet, qui a du plomb dans l’aile depuis quelques mois.

 

Comme on le sait, la CDU/CSU d’Angela Merkel n’a pas la majorité absolue au Parlement et doit discuter avec le SPD. Or, celui-ci a exigé, entre autres, que l’Allemagne se montre plus audacieuse dans la mise en place de la « Tobin tax ».

Depuis quelques mois, Merkel faisait plutôt partie de ceux qui, dans l’eurozone, freinaient sur ce dossier. Les banques ont mené contre ce projet un « furieux lobbying », pour reprendre les mots de l’agence Reuters, et des experts européens ont mis en garde contre les risques du projet. Mais la négociation pour une grande coalition en Allemagne lui redonne des chances.

« Nous sommes tombés d’accord pour aller de l’avant sur la taxe sur les transactions financières », a déclaré mercredi Martin Schulz, négociateur du SPD (et président du Parlement européen).

Herbert Reul, le négociateur de la CDU pour l’Europe, a commenté :

« Ce qui est nouveau, c’est que trois grands partis d’une grande coalition vont mettre cela au programme et le pousser. »...

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Les chantiers et les défis des quatre prochaines années d'Angela Merkel

Les chantiers et les défis des quatre prochaines années d'Angela Merkel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si la bonne santé de l'économie allemande est indéniable, la chancelière devra notamment s'impliquer sur les dossiers sociaux et énergétiques.

 

L'Allemagne va mieux, a répété Angela Merkel durant toute sa campagne. «Même si tout n'a pas été résolu», ajoutait-elle aussi rapidement. La chancelière a quatre ans devant elle. Première puissance économique du continent, l'Allemagne est confrontée à des défis structurels qu'elle devra résoudre pour tenir son rang sur la scène internationale.

• Maintenir la force économique du pays

La force des exportations de l'Allemagne pourrait devenir une faiblesse si elle n'y prend pas garde: la balance commerciale du pays est excédentaire, signe de bonne santé de son économie mais aussi de sa dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs. Pour maintenir son rang, l'Allemagne fait le pari de l'investissement et de la recherche. Mais cela suppose une amélioration de son système de formation. Le marché du travail allemand a besoin aujourd'hui de main-d'œuvre qualifiée. Le recours à l'immigration est une solution, mais pas la seule. «Avant de parler d'immigration, nous devrions donner à nos jeunes une seconde chance», a déclaré Angela Merkel samedi en évoquant ceux qui sortent du système scolaire allemand sans qualification.

• Corriger les inégalités sociales

Le succès économique allemand s'est fait au prix d'un accroissement des inégalités. Le chômage a régressé «mais le marché du travail ne s'est pas élargi», note-t-on du côté syndical. Les emplois à temps partiel ou les mini-jobs se sont multipliés. Durant la campagne, un thème social s'est imposé: la création d'un salaire minimum. Le SPD voulait l'instaurer par la loi. Angela Merkel veut laisser la main aux partenaires sociaux pour le négocier par branche et par région.

• Préparer le renversement démographique

L'Allemagne vieillit. Le prochain gouvernement devra anticiper le choc démographique qui se prépare. L'association «des jeunes entrepreneurs», citée par le magazine Focus, demande aux responsables politiques de mettre en place un «agenda 2050» pour préserver la compétitivité du pays. L'âge de départ en retraite est désormais fixé à 67 ans. Les responsables politiques s'inquiètent aussi d'une paupérisation à long terme d'une partie de la population: la précarisation du marché du travail menace le niveau des pensions à long terme.

• Poursuivre sur la voie de l'intégration européenne

Forte d'une légitimité qu'aucun autre dirigeant européen ne partage, il revient à Angela Merkel d'affirmer un projet pour l'Union européenne. C'est le chantier qui intéresse particulièrement la France. À l'Élysée, on attend de l'Allemagne qu'elle accélère enfin la mise en œuvre de l'union bancaire. Berlin, soucieux de ménager ses banques régionales, hésite à placer ses établissements sous le contrôle d'un superviseur européen. Paris espère aussi pouvoir avancer sur le sujet du fonds de rédemption européen, qui permettrait de soulager le poids de la dette pour certains pays européens. Mais Angela Merkel a répété son opposition à toute mutualisation des dettes...

 

• Faire aboutir la transition énergétique

En décidant en 2011, au lendemain de la catastrophe de Fukushima, de sortir du nucléaire, Angela Merkel avait fait l'unanimité. Mais, aujourd'hui, la mise en place de la transition énergétique est critiquée. Alors que la production d'énergie verte est largement subventionnée, le prix de l'énergie a fortement augmenté. ...

 

• Réformer le système de péréquation entre les régions

En février 2013, deux États, la Bavière et la Hesse, ont porté plainte devant la Cour constitutionnelle contre le système de péréquation entre les régions allemandes. Aujourd'hui, six Länder redistribuent des ressources vers les régions les plus pauvres notamment dans l'ancienne Allemagne de l'Est....

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EN VIDÉO • Angela Merkel en 12 caricatures

EN VIDÉO • Angela Merkel en 12 caricatures | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A quelques jours des élections législatives allemandes du 22 septembre, Danièle Renon, chef de service adjointe Europe à Courrier international, décrypte une douzaine de dessins de Klaus Stuttmann consacrés à la chancelière.

 

Courrier international a consacré un dossier aux élections législatives allemandes, qui auront lieu le 22 septembre. Le dessinateur Klaus Stuttmann a réalisé l'intégralité des dessins qui l'accompagnent, grâce auxquels il livre sa vision de la chancelière.

Danièle Renon, journaliste spécialiste de l'Allemagne à Courrier international, nous donne son explication.

Vincent DUBOIS's insight:

Vidéo de 4 minutes et 32 secondes.

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A Oradour, Hollande et Gauck écrivent une nouvelle page de la réconciliation

A Oradour, Hollande et Gauck écrivent une nouvelle page de la réconciliation | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans ce village meurtri par la barbarie des SS, les deux présidents ont tenu des discours tranchants de sobriété et profonds d'intensité.

 

S'il fallait ne retenir qu'un seul moment, ce serait celui-ci. Il est 14 h 46 dans la petite église d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) quand François Hollande et Joachim Gauck s'avancent dans la nef sans toit de l'église où les SS de la division Das Reichenfermèrent puis exterminèrent près de 400 femmes et enfants (642 personnes au total) dans l'après-midi du 10 juin 1944.

Les deux présidents ont le pas lourd, le visage crispé de gravité. Ils s'arrêtent face à l'autel, du moins ce qu'il en reste ; Joachim Gauck attire l'attention de François Hollande sur une poussette rouillée étendue sur le sol ; les deux chefs d'Etat se rapprochent l'un de l'autre ; leurs mains se frôlent pudiquement, leurs doigts se croisent...

A leur côté, un homme prend alors la parole, il s'appelle Robert Hébras, a 88 ans, c'est l'un des derniers survivants du massacre, il n'avait pas 20 ans à l'époque, sa famille a péri ce jour-là. L'échange dure quelques minutes, Joachim Gauck passe le bras autour de l'épaule du vieil homme, François Hollande le soutient également, leurs trois costumes sombres forment alors comme un bloc, et c'est ce bloc qui sortira de l'église dans un silence étouffant.

Viendront ensuite la visite de ce squelette figé dans la douleur qu'est resté Oradour depuis juin 1944, le dépôt de gerbes au cimetière, la sonnerie aux morts, la signature des livres d'or – où François Hollande apposera par mégarde la date du 3 septembre –, une nouvelle accolade entre les deux présidents, la visite du Centre de la mémoire, inauguré par Jacques Chirac le 16 juillet 1999, les discours, enfin, tranchant de sobriété chez François Hollande, profond d'intensité chez Joachim Gauck.


"Vous êtes la dignité de l'Allemagne d'aujourd'hui, capable de regarder en face la barbarie nazie d'hier, a lancé le président français à son homologue allemand. Aujourd'hui, votre visite confirme que l'amitié entre nos deux pays est un défi à l'histoire et un exemple pour le monde entier. Et sa force s'illustre en cet instant même à Oradour-sur-Glane...

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La justice allemande examine les mécanismes de sauvetage de la zone euro

La justice allemande examine les mécanismes de sauvetage de la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

ALLEMAGNE/ BCE -

La zone euro est en proie à un regain de tension entre l'Allemagne et la BCE, la Banque centrale européenne. La justice allemande pourrait remettre encause les mécanismes de sauvetage de la zone euro destinés à soutenir l'économie européenne. C'est le plan de rachat de dettes publiques de la BCE qui est surtout, visé.

Plus de 35 000 Allemands, des députés et des citoyens eurospectiques, ont déposé un recours devant la Cour constitutionnelle allemande, qui entame aujourd’hui une série d'auditions. Sur la sellette, le programme de la BCE qui permet des rachats illimités de dettes de pays de la zone euro en difficulté. Ce plan, appelé « OMT » avait été annoncé en juillet dernier, mais il n’a jamais été mis en œuvre par la BCE. L’annonce de sa mise en place a cependant contribué à calmer les marchés et à éloigner les spéculateurs.

En Allemagne, ce programme a été très critiqué, notamment par le patron de la Bundesbank. Le banquier central allemand doit présenter ses arguments devant la Cour. Pour les juges, la question est de savoir si la BCE outrepasse son mandat lui interdisant de financer les États.

La décision des juges allemands est attendue pour cet automne. Mais leurs commentaires à l'issue des auditions seront scrutés de près par les marchés financiers : l'Allemagne est en effet le premier contributeur de la zone euro.

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«Pour la première fois, les attitudes des Français ressemblent à celles des Grecs…»

Bruce Stokes, du Pew Research Center, déplore le fossé qui se creuse avec l’opinion publique allemande :

 

Directeur des études d’opinion internationales du Pew Research Center, Bruce Stokes observe depuis longtemps les évolutions du continent européen. Il n’en est que plus choqué des résultats en France cette année.

La France en «chute libre» dit votre étude. N’y allez-vous pas un peu fort ?

Lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique, comment vont leurs finances personnelles, comment ils voient l’avenir ou ce qu’ils pensent de l’intégration européenne, les réponses sont à chaque fois plus négatives et la tendance semble s’accélérer par rapport à nos précédentes études. Nous n’avons pas généralisé à partir d’un ou deux indicateurs : c’est tout un spectre de réponses qui s’effondrent. Les attitudes françaises évoluent dramatiquement en 2013, par rapport aussi aux autres pays et notamment aux Allemands.

Vous signalez une telle divergence entre les opinions françaises et allemandes que l’on se demande : le fameux couple franco-allemand peut-il encore tenir sur ces sables mouvants ?

Les opinions publiques allemande et française n’ont jamais été parfaitement similaires, mais la France jouait auparavant un rôle hybride, intermédiaire entre les attitudes allemandes et celles des pays du sud de l’Europe. Dans cette étude 2013, nous observons pour la première fois que les attitudes des Français ressemblent vraiment à celles des Grecs, des Italiens ou des Espagnols. Le gouffre s’est creusé avec les Allemands. A la longue, si Français et Allemands ont des perceptions à ce point divergentes, cela risque de compliquer leur coopération politique. Cela isole aussi davantage l’Allemagne, qui semble de plus en plus vivre sur un autre continent. Mais cela peut rendre la France plus nécessaire que jamais dans son rôle de pont avec Berlin.

L’Allemagne a-t-elle de toute façon une alternative à la France ?

Non, il n’y a pas d’alternative à la France. Une autre des découvertes de cette étude est d’ailleurs que le gouvernement allemand a plus de marge de manœuvre qu’il ne le dit. ...

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ITALIE • Un axe franco-italien pour contrer l'Allemagne ?

ITALIE • Un axe franco-italien pour contrer l'Allemagne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la presse italienne, la rencontre mercredi 1er mai entre le nouveau président du Conseil Enrico Letta et François Hollande relance le projet d'un axe franco-italien fort en Europe. En ligne de mire : l'Allemagne.

 

"L'axe franco-italien est de retour", affirme La Repubblica au lendemain de la conférence de presse conjointe à l'Elysée entre le président du Conseil italien Enrico Letta et le président français François Hollande.

Le but de cet axe Rome-Paris : rien de moins que sauver l'Europe et trouver des solutions pour sortir de la récession, sans mettre en péril une démocratie menacée par les mouvements populistes. Mais en filigrane de cette rencontre, il faut surtout lire une critique du leadership allemand en Europe. "[François Hollande et Enrico Letta] ne peuvent pas le dire clairement mais les ennemis désignés sont Angela Merkel et son axe du Nord formé avec les Premiers ministres finlandais Jyrki Katainen et hollandais Mark Rutte", écrit La Repubblica. Pour schématiser, l'axe franco-italien veut en finir avec le diktat de la rigueur tandis que l'axe du nord défend le principe de l'austérité pour revenir à l'équilibre budgétaire.

Plus concrètement, les objectifs de l'axe franco-italien que pourraient prochainement rejoindre la Belgique et l'Espagne sont notamment de créer une union bancaire utile à la stabilité financière, mettre en œuvre le pacte pour la croissance de 120 milliards d'euros (approuvé il y a un an mais resté lettre morte) et de renforcer la coordination des politiques économiques.

Au-delà des volontés affichées, la visite d'Enrico Letta en France a une forte portée symbolique. "Après des mois angoissants de vide politique en Italie, la France de François Hollande a donné l'impression de retrouver avec soulagement un allié important, et peut-être décisif, dans l'affrontement avec l'Allemagne d'Angela Merkel", écrit le correspondant Stefano Montefiori dans Il Corriere della Sera.

 

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Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate

Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
On peut comprendre l'exaspération que suscite la politique d'Angela Merkel. Néanmoins, on doit se méfier des conséquences de manifestations anti-allemandes ou de pressions trop appuyées sur la chancelière.

 

L'atmosphère est tendue en Europe, où la rigueur germanique commence à lasser, comme l'illustrent l'appel à une éventuelle «confrontation» avec Berlin lancé par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone ou le texte du PS réclamant un «affrontement démocratique» avec le partenaire allemand. A l’opposé, en Allemagne ou en Finlande, des jugements sévères sont portés sur l’Europe du sud. Tout cela risque de mal finir.

De fait, on a vraiment l’impression que l’Europe se délite sous nos yeux. En Allemagne, on ne compte plus les dérapages verbaux de dirigeants politiques et économiques présentant les Européens du sud comme des fainéants qui en veulent à l’argent des Allemands qui, eux, travaillent et gèrent correctement leur économie. En Finlande, à en croire des sondages, la moitié des citoyens se montrent hostiles à l’idée de nouveaux plans de sauvetage européens, quitte à mettre l’euro en péril.

Dans les pays qui ont dû se résoudre à appeler leurs partenaires européens à l’aide, on dénonce la dureté des traitements imposés, dureté attribuée pour l’essentiel à Angela Merkel et aux autres dirigeants du nord. La zone euro se retrouve ainsi coupée en deux, avec une France qui apparaît plus proche du sud que du nord  par bien des aspects de sa situation économique.

 

Comme toujours, la réalité est plus nuancée. Les populations du sud devraient d’abord interpeller leurs dirigeants: si on leur fait avaler des potions aussi amères, c’est bien parce que leurs pays ont été mal gérés et que leur état de santé est vraiment critique.

Mais il est vrai que l’Allemagne ne fait rien pour leur éviter des traitements aussi désagréables. Angela Merkel, à l’approche d’échéances électorales importantes, ne semble avoir qu’un seul souci: montrer aux électeurs allemands qu’elle défend fermement leurs intérêts et que les aides aux autres pays européens sont calculées au plus juste......

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FRANCE • François Hollande, paria de la gauche européenne ?

FRANCE • François Hollande, paria de la gauche européenne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président français, confronté aux mauvais chiffres de l'économie et aux scandales politiques, embarrasse ses amis de la gauche européenne.

 

Intronisé champion de la croissance face à l’austérité de la chancelière allemande Angela Merkel, le président français était rapidement devenu le meilleur ami des chefs de la gauche européenne. Son élection en mai dernier avait été le signe d’une possible renaissance de la social-démocratie.

"Quand son parti et ses alliés ont remporté la majorité absolue à l’Assemblée nationale, on a eu l’impression que l’Europe avait gagné un vrai challenger au consensus [sur l’austérité] Berlin-Bruxelles-Londres", écrit le journaliste Jonathan Fenby dans the Guardian.

Six mois plus tard, ils sont plusieurs chefs de parti à prendre leur distance : "La façon dont le pays trébuche économiquement a simplement démontré combien il était difficile pour la gauche européenne de mettre en œuvre des politiques capables de redresser le continent. Ed Miliband [le chef du Labour] sera certainement davantage circonspect dans son enthousiasme face au locataire accablé de l’Elysée", poursuit le quotidien britannique.

Déjà en décembre dernier, en pleine polémique sur la taxe à 75%, François Hollande était qualifié par le magazine conservateur Spectator, d'"ami embarrassant" pour Ed Miliband. Et ce dernier était devenu bien moins loquace sur son alter ego français.

En Allemagne aussi, Peer Steinbrück, candidat social-démocrate du SPD à la chancellerie, très faible dans les sondages, s’éloigne un peu plus du président français, note Spiegel Online : "Même le SPD prend soin désormais à ne pas trop être identifié à Hollande....

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Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique?

Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de 20 % des Allemands de moins de 30 ans ont voté pour des partis marginaux qui affichent leur défiance envers l'Europe et surtout sa monnaie unique.
“On est tous installés dans un train qui s’appelle l’Union européenne, et on continue d’accepter de nouveaux passagers sans savoir où nous allons.” Philipp Ritz est fier de sa formule. Pour cet Allemand trentenaire, il n’y a aucun doute : il faut sortir de la zone euro. Un mantra qu’il répète depuis son inscription au parti Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deustchland en V.O.). Ce militant convaincu a pris la tête de l’organisation jeunesse du parti en février 2014 et entend bien peser sur les élections européennes à grand renfort d’affiches provocatrices. Mais qui est donc cet eurosceptique ? Né en 1981 dans la bourgade d’Euskirchen non loin de Cologne, le jeune Philipp prend sa carte à la CDU de Merkel à peine pubère avant de passer chez les libéraux du FDP, comme son père entrepreneur. Il se lance dans des études de management international qui le mène d’Angleterre en Argentine, avant d’intégrer l’industrie pharmaceutique. La crise de 2008 arrive, et avec elle, les deux plans de sauvetage de la Grèce avoisinant un total de 790 milliards d’euros de prêts. L’Allemagne prête à elle seule 30 % de la somme. “On ne devrait pas avoir une monnaie qui lie entre elles des économies fortes et des économies faibles”, explique Philipp Ritz, lassé de payer pour les autres. Pourquoi ne pas créer plusieurs unions monétaires entre économies équivalentes ? Les puissants (l’Allemagne, Pays-Bas…) ensemble, les dynamiques (France, Autriche…) et les faibles (Grèce, Portugal, Espagne…) entre eux. Dans un pays aussi europhile que l’Allemagne, la suggestion est audacieuse. Mais Ritz n’est pas le seul à regarder au-delà des frontières de la zone euro...
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UE-AFRIQUE • Berlin doit intervenir en Afrique

UE-AFRIQUE • Berlin doit intervenir en Afrique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Au moment où l'UE décide d'envoyer plusieurs centaines de soldats en Centrafrique, l'Allemagne doit changer son fusil d'épaule et participer aux opérations militaires, estime la Frankfurter Allgemeine.

Au nom de sa responsabilité grandissante dans le monde.

 

Il est totalement exclu de croire que quiconque en Allemagne aspire à envoyer des soldats de la Bundeswehr en Afrique. Cependant, nous ne pouvons pas, à l'instar de nos gouvernements successifs, parler depuis des années des responsabilités grandissantes de l'Allemagne dans le monde et ne jamais vouloir nous engager quand il s'agit d'assumer cette responsabilité en passant à l'acte.

C'est pourquoi bon nombre de raisons incitent à prendre part de manière circonstanciée à une intervention qui stabilise les succès engrangés par les soldats français au Mali, et qui permette à la France de ne pas laisser s'instaurer un nouvel "Etat voué à l'échec" en République centrafricaine. C'est aux experts de déterminer la contribution que la Bundeswehr peut précisément apporter. Mais une chose est sûre : il est dans l'intérêt immédiat de l'Allemagne que la situation s'améliore dans ces deux pays africains.....

 

 

 

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TRIBUNE • L'Europe attend l'Allemagne

TRIBUNE • L'Europe attend l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le futur gouvernement d'Angela Merkel et du SPD, tel qu'il ressort de l'accord de coalition, n'apporte aucune réponse aux questions pressantes qui minent l'UE. Le coup de gueule des députés verts.

 

Des semaines durant, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate (SPD) ont peaufiné ce chapitre auquel ils ont donné des titres ambitieux. Par exemple : "La responsabilité européenne de l'Allemagne". Or, à part des montagnes de papier, qu'ont-ils produit ? Des lieux communs, des annonces, des contradictions, mais aucune réponse aux questions que se posent de nombreux Allemands ainsi que nos partenaires européens. Quiconque circule en Europe l'entend constamment : l'Europe attend Berlin – depuis des mois.

Le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, dénonçait récemment dans les pages du quotidien allemand Frankfurter Rundschau le manque de courage de l'alliance CDU-SPD qui se profile à l'horizon. Avant même les élections, des décisions urgentes ont été remises aux calendes grecques, qu'il s'agisse du troisième plan d'aide à la Grèce, de l'union bancaire ou de l'ouverture de négociations en vue de l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne (UE). A l'heure qu'il est, tous les dossiers ou presque sont au point mort, dans l'attente de la position du nouveau gouvernement fédéral [qui devrait être formé avant la fin décembre].


Bon nombre de nos partenaires espèrent au moins que cette attente n'aura pas été vaine. Ils espèrent également un changement de ton, dans le sens d'un engagement accru de Berlin et d'une action déterminée dans la lutte contre la crise. Au lieu de quoi, Martin Schulz [SPD] et Markus Söder [Union chrétienne-socale (CSU)] présentent un projet d'accord de coalition qui n'augure rien de bon pour l'Europe compte tenu des attentes formulées. Ceux qui espéraient que la politique européenne de l'Allemagne gagne en audace, au vu du poids que représente la majorité noir-rouge et du recul des eurosceptiques, en seront pour leurs frais...

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Dégradation par S&P : Berlin inquiet du décrochage de la France

Dégradation par S&P : Berlin inquiet du décrochage de la France | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
(de notre correspondant à Berlin) La presse et les économistes tirent sur l'"attentisme" de François Hollande. Angela Merkel, elle, estattentive à ne pas froisser son partenaire à quatre jours d’un sommet européen sur l’emploi organisé mardi à Paris.

 

 

L’Allemagne n’a pas attendu la décision de dégradation de la note de la France par Standard & Poor's pour s’inquiéter pour son premier partenaire économique et commercial. Témoin, quelques heures avant la dégradation de la notation de la France par l’agence de notation financière, la «Süddeutsche Zeitung» comparait l’action de François Hollande aux dernières années de Helmut Kohl.

«Comme l’ancien chancelier, le président français cultive la politique de l’attentisme. Mais alors que Kohl a été gagné par cette lassitude plutôt à la fin de son mandat, Hollande a l’air paralysé 18 mois après son triomphe électoral», jugeait vendredi matin le quotidien de centre-gauche dans un éditorial intitulé «Celui qui a échoué». Vendredi, la «Frankfurter Allgemeine Zeitung» partageait la même réserve sur le Président après la décision de S&P. «Au lieu de montrer le chemin, il ne scelle que des compromis boiteux», écrivait son rédacteur en chef Günther Nonnenmacher dans un éditorial en ligne titré «Sans direction» . Autant dire que l’impopularité de François Hollande ne s’arrête pas aux frontières françaises...

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L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter

L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce n’est pas que tout aille bien en Allemagne. La croissance y est faible et fragile. Les salaires y sont bas. Les salaires de misère, à 400€ par mois, y sont scandaleusement nombreux et seraient franchement invivables s’ils n’étaient pas légèrement compensés par la grande modération des loyers mais l’Allemagne est le pays qui s’en sort, et de loin, le moins mal en Europe.

L’Allemagne est la première puissance économique de l’Union. Ses exportations sont florissantes. Le chômage y est relativement bas et il n’est donc pas étonnant que, dans un monde occidental qui reste en crise, la chancelière ait remporté, hier, un tel triomphe qu’elle a frôlé une majorité absolue qui ne lui aura finalement échappé que de peu.

Alors que tous les dirigeants européens sont au plus bas dans les sondages et sanctionnés par les électeurs à tous les scrutins, la chancelière allemande entame ainsi son troisième mandat consécutif sur une victoire personnelle mais là n’est pourtant pas le plus important dans ces élections.

Dès qu’elle aura pu constituer, avec les socialistes ou les Verts, la coalition avec laquelle gouverner, Angela Merkel va pouvoir s’atteler à la concrétisation de la feuille de route européenne que François Hollande et elle avaient publiée le 30 mai dernier. Dans cette « contribution franco-allemande », une contribution au débat européen, les deux pays avaient mis l’accent sur la réalisation de l’union bancaire, la croissance et la réindustrialisation de l’Union, ses investissements communs, l’harmonisation de ses fiscalités et systèmes de protection sociale, la création d’un salaire minimum en Europe et l’organisation politique, surtout, de la zone euro....

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Merkel, la mainmise sur l’Allemagne

Merkel, la mainmise sur l’Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A trois jours des législatives, la chancelière conserve une confortable avance dans les sondages. Seule inconnue : qui formera une coalition gouvernementale avec la CDU ?



C’est la dernière ligne droite pour Angela Merkel et Peer Steinbrück. Demain, la chancelière tiendra un ultime meeting à Berlin. Son challenger en fera autant à Francfort, tentant de récupérer une partie des 10 millions de voix perdues par le Parti social-démocrate (SPD) entre 2005 et 2009, lors de la «grande coalition» avec l’Union chrétienne démocrate (CDU). Certes, les sondages lui sont défavorables : 38% d’intentions de vote pour la CDU, 28% pour le SPD, 9% pour les néocommunistes de Die Linke, 8% pour les Verts, 6% au Parti libéral-démocrate (FDP) et 5% à la nouvelle formation Alternative für Deutschland (qui plaide pour le retour au mark), selon l’institut Insa pour le quotidien Bild Zeitung. Mais Peer Steinbrück ne cesse de le répéter : 20% des Allemands restent indécis et nombre d’entre eux ne comptent se déterminer qu’au moment de se rendre aux urnes, dimanche. Le secret espoir du SPD est qu’à force d’entendre que tout est joué pour ces législatives, une partie du camp conservateur reste à la maison. Le risque n’est pas négligeable, après une campagne jugée ennuyeuse par la majorité de la population. Quelque 67% des personnes interrogées par Forsa cette semaine se disent «déçues» par le débat politique.


 Mais personne ne pense sérieusement que Peer Steinbrück a encore une chance de devenir chancelier. Lui-même y croit-il encore ? Son doigt d’honneur à la couverture du supplément magazine du Süddeutsche Zeitung permet d’en douter. Mais Angela Merkel, fidèle à sa légendaire prudence, se garde bien de lever le pied. «Rien n’est joué, les élections seront difficiles», ne cesse de répéter le directeur de la campagne de Merkel, Hermann Gröhe. La chancelière a pour elle deux atouts. «Elle a bien compris qu’on attend d’elle, en tant que femme, qu’elle joue un rôle rassembleur, explique le philosophe Herfried Münkler, professeur à l’université Humboldt de Berlin. Inutile de compter sur elle pour polémiquer, Merkel réussissant même à ne jamais prononcer le nom de Steinbrück durant la campagne. Elle compte sur l’évidence de son bilan....

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Comment les Européens voient l'Allemagne

Comment les Européens voient l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Par le biais d'un questionnaire diffusé dans plusieurs pays européens, le réseau Europa ("Le Monde", "The Guardian", "La Stampa"...) a pu dresser un portrait de ce que pensent les Européens de l'Allemagne et de sa politique.

 

Efficaces, organisés et gagnants. Ou bien arrogants, dominateurs et autoritaires. Sauveurs du projet européen. Ou bien tourmenteurs impitoyables de quiconque vit au sud de la "ligne des oliviers". Dès qu'il est question des Allemands, les Européens sont, semble-t-il, profondément divisés. Pour certains, la zone euro se serait effondrée si l'Allemagne n'avait pas fermement tenu la barre. Pour d'autres, des dizaines de millions d'Européens du Sud connaîtraient un destin meilleur s'ils n'avaient pas subi son emprise.

Dans la perspective des élections allemandes, dont l'issue aura un impact décisif sur le reste du continent, le Guardian et plusieurs journaux partenaires dans trois des principaux pays européens ont interrogé leurs lecteurs sur la vision qu'ils ont du rôle dirigeant de l'Allemagne dans la crise de la zone euro, et sur l'élection elle-même. L'enquête a suscité des réactions étonnamment nombreuses et permis d'exprimer des sentiments visiblement refoulés depuis trois ans. En quelques heures, plus de 7 000 lecteurs ont répondu, ce qui en fait l'un des exercices participatifs les plus prolifiques de notre lectorat.

Par la nature auto-sélective des interventions, ce type d'enquêtes n'a guère de valeur statistique. Mais entre les plaisanteries, l'hostilité et les inévitables commentaires mal embouchés de gens cachés derrière des pseudonymes tels que Ernst Stavro Blofeld ou Philip Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, un certain nombre de tendances convergentes peuvent être relevées. Ainsi dans l'enquête espagnole, la tonalité des réactions est largement négative.

"L'Allemagne cherche à augmenter son pouvoir, à imposer des solutions qui lui conviennent, note Alejandro Gimenez. Elle tente de transformer les pays du Sud en un réservoir de main-d'œuvre bon marché, dépourvue de droits, privée de sécurité d'emploi et de protection juridique. Elle considère l'euro comme monnaie unique quand ça l'arrange, et comme une confédération de monnaies nationales quand c'est son intérêt de le faire." Sa compatriote Karen Gonzalez affirme que non seulement l'Allemagne a profité de la crise et jeté aux orties les principes fondamentaux de l'UE, mais qu'elle a "préféré procéder à des rafistolages plutôt que de s'appliquer à traiter véritablement le fond des problèmes qui sont en train d'étrangler des pays comme l'Espagne. Or cette politique risque d'entraîner un retour de bâton."

De nombreux lecteurs estiment que l'insistance de l'Allemagne à imposer la rigueur budgétaire en échange des fonds de secours européens n'a fait qu'aggraver les choses dans les pays qui avaient désespérément besoin d'un minimum de croissance pour alléger leurs épreuves. Depuis quelques mois, la crise de la zone euro est entrée dans une de ses rémissions périodiques, du fait que le coût des emprunts pesant sur les Etats s'est quelque peu allégé et que le continent montre de timides signes de redressement économique. Mais pour certains Grecs, comme Ioannis Pelegrinis, le pire est encore à venir. "La direction allemande poursuit à l'évidence ses propres intérêts financiers, comme doit le faire tout gouvernement national. Malheureusement, elle le fait aux dépens des autres membres de l'UE et de la zone euro. C'est exactement le genre d'attitude qui finira par provoquer la dislocation de l'UE."...

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La double nationalité ,de nouveau sujet à discussions en Allemagne

La double nationalité ,de nouveau sujet à discussions en Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Tout étranger vivant en Allemagne et qui désire obtenir la citoyenneté allemande perd son passeport d'origine. Ainsi le veut la législation allemande. Théoriquement, du moins.

En effet il existe des exceptions et parfois aussi des mesures contradictoires. Selon l'opposition social démocate et verte, comme pour le partenaire de la coalition gouvernementale actuelle, le parti libéral  FDP, une harmonisation, une simplification des règlements, devrait revenir sur l'agenda politique allemand après les élections législatives de septembre prochain en vue d'une reconnaissance officielle de la double nationalité...


Via weizen, Jack Patterson, Florence Trocmé
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ALLEMAGNE • La thérapie du couple franco-allemand

ALLEMAGNE • La thérapie du couple franco-allemand | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après une période tendue, le couple franco-allemand s'est réconcilié à Paris. Le président français a plus que jamais besoin des "câlins" d'Angela Merkel, note la presse allemande.

 

La "tension amicale", expression naguère utilisée par François Hollande pour décrire sa relation à Angela Merkel, s’est transformée en tension hostile. La réplique du président français face aux demandes de Bruxelles : "La Commission européenne n'a pas à dicter ce que nous devons faire", a été suivie d’une critique sévère de la coalition allemande. De son côté, le député chrétien-démocrate Michael Meiste a déclaré à la Frankfurter Allgemeine Zeitung : "La Commission européenne est critiquée par Hollande alors qu’elle a traité la France avec générosité au regard du déficit budgétaire." 

Ulrich Schäfer, chroniqueur à la Suddeutsche Zeitung et pourtant très critique à l'égard de la politique d'austérité promue par Bruxelles, souligne aussi les contradictions de Hollande : "Par ses remarques, le président contredit ses propres exigences sur une gouvernance économique. S'il prend sa proposition au sérieux, il devrait supporter les conseils de Bruxelles." 
Mais, pour le quotidien économique Handelsblatt, la rencontre entre Merkel et Hollande [le 30 mai, à Paris, pour évoquer un plan européen de lutte contre le chômage des jeunes (sorte de New Deal)] est une "thérapie de couple". Après de longues disputes, la France et l’Allemagne se rapprochent à nouveau. "Ce n'est encore que le tout début d'un projet entre Paris et Berlin, mais c'est au moins un changement notable en comparaison des sommets passés, où les partenaires divisés s'opposaient au lieu de s’unifier", commente Thomas Hanke, correspondant du journal en France...

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Le « modèle allemand » ou comment s'obstiner dans l'erreur, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique)

Rapport après rapport, les données économiques viennent contredire les politiques d'austérité imposées aux pays européens par l'Allemagne, la BCE et la Commission européenne. Et pourtant, rien ne change.

 

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instants dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ?

Pas encore.

Certes l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, La Hongrie, la République tchèque soumis à l’obligation de coupes claires dans leurs services publics et dépenses d’Etat s’enfoncent dans la récession. Même les Pays-Bas et la Finlande, alliés traditionnels de l’Allemagne en matière de rigueur, ont connu une baisse d’activité en 2012, cependant que la France et le Royaume-Uni stagnaient. Seule la Pologne affichait l’année dernière une croissance supérieure à... 1 %.

Certes, la zone euro passée sous la toise de la bureaucratie austéritaire comptait à la fin du mois d’avril 19,2 millions de chômeurs (12,1 % de la population active selon Eurostat), un chiffre record et qui néanmoins ne dit rien de la dégradation vertigineuse des conditions d’existence du peuple grec.

Certes, un chef économiste du FMI a reconnu en janvier que son institution avait gravement sous-estimé les dégâts engendrés par l’impératif de restriction budgétaire : là où le modèle prévoyait qu’une réduction d’un euro de la dépense publique entraînerait une baisse de 0,5 euro de la richesse produite, l’analyse empirique montre que la contraction de l’activité serait deux à cinq fois supérieure.

Certes enfin, la thèse des illustres économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff selon laquelle une dette supérieure à 90 % du produit intérieur brut affaiblirait la croissance a été taillée en pièce par un étudiant de l’Université du Massachusetts, qui s’est amusé à refaire les calculs : les auteurs, cités comme des prophètes par les partisans de l’austérité — du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires Olli Rehn à l’ancien directeur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet — avaient écarté des données contradictoires et construit leur modèle à partir d’un tableur affecté par une erreur de formule.

Il n’en faudrait pas tant à un âne pour faire demi-tour.

Mais à l’instar des personnages de Tex Avery, banquiers centraux, économistes orthodoxes et dirigeants politiques ignorent les faits et galopent, pour quelques temps encore, dans un éther de croyance...

 



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Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89

Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le grand philosophe allemand Jürgen Habermas, 83 ans, commente assez rarement l'actualité.

 

Vendredi, pourtant, il a donné une conférence à l’université de Louvain, en Belgique, devant 1 000 personnes, pour mettre en garde son propre pays : la démocratie libérale en Allemagne n’est pas un acquis, le rôle dominant qu’elle a pris dans le pilotage de la crise de la dette pourrait, si elle n’y prenait garde, tourner au désastre.

Selon lui, les dirigeants européens sont piégés dans un dilemme :

ils veulent d’un côté préserver l’euro, et la seule façon d’y parvenir est de le faire de façon technocratique, discrète, sans y mêler le peuple devenu eurosceptique ;

 

ils doivent de l’autre côté avancer pour aboutir à une meilleure intégration politique, seule façon pour que la zone euro fonctionne correctement. Les déséquilibres persisteront tant que les pays prendront des décisions politiques avec pour seul critère l’intérêt national.

Habermas plante alors sa première banderille sur le gouvernement de son pays qui, « malgré quelques concessions, a collé à ce dogme avec constance ».

 

Selon le philosophe, la dynamique technocratique a pour résultat d’exposer l’Europe aux vents du marché. L’Europe a besoin d’une ancre, que seule la démocratie, l’expression d’une « société civile irritable et excitable », peut apporter.

Le philosophe prône la création d’une démocratie supranationale. Pour commencer, il faut, dit-il transformer l’union monétaire en union politique, cœur de l’Europe, seule façon d’éviter de tomber dans le piège de la technocratie.

Selon Habermas, le gouvernement allemand « tient dans ses mains la clé du destin de l’Union européenne » :

« S’il y a un gouvernement, parmi les Etats-membres, capable de prendre l’initiative de réviser les traités [dans le sens d’une union politique, ndlr], c’est bien le gouvernement allemand. Bien sûr, les autres gouvernements ne pourraient demander assistance sur la base de la solidarité que s’ils sont eux-même prêts à transférer une part de leur souveraineté au niveau européen [...]. La principale question, c’est donc de s’assurer non seulement que l’Allemagne est en position de prendre l’initiative, mais aussi qu’elle a intérêt à le faire. »...

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République tchèque : Chez les derniers Allemands des Sudètes

République tchèque  : Chez les derniers Allemands des Sudètes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Malgré les expulsions qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, une forte communauté germanophone subsiste dans l’Ouest du pays.

Leur culture disparaît progressivement, mais ceux qui sont restés portent un regard conciliant sur leur “coexistence” avec les Tchèques.

Par Tomáš Lindner

 

 

Il gèle à Abertamy. Une mince couche de glace recouvre les rues adjacentes et de la neige sale s’amoncelle sur la place de la ville. Au milieu, une scène de désolation attire le regard : un hôtel croulant, l’Uran, auquel il manque les fenêtres, et dont quelques briques se sont détachées. Deux hommes aux cheveux gris passent en se promenant devant le bâtiment. Ils sont la mémoire d’une Abertamy totalement différente. Comptant trois fois plus d’habitants qu’aujourd’hui, des dizaines de boulangers et de commerçants,  et riche de maisons soigneusement entretenues.

Gerhard Krakl, 73 ans, et Pavel Schreiber, 79 ans, ont grandi ici, et parlent toujours entre eux l’allemand d’Abertamy, le dialecte utilisé pendant des siècles par leurs ancêtres. Avec leur génération qui s’éteint, ce n’est pas seulement un dialecte local qui disparaît des rues d’Abertamy, c’est toute la culture des Allemands des monts Métallifères. Pendant 500 ans, ils ont modelé cette zone frontalière inhospitalière. Ils ont survécu à l’expulsion qu’a subie la majorité de leurs compatriotes sudètes. Mais aujourd’hui, les survivants de cette communauté sont en train de se fondre définitivement dans la population tchèque locale...

 

Sur une population de 3 millions de personnes, 150 000 Tchèques allemands environ ont pu échapper aux expulsions de l’après-guerre. La plupart étaient des travailleurs indispensables, sans lesquels les usines nationalisées situées à la frontière auraient fait faillite. Parmi eux, il y avait également des paysans, qui n’ont pas été expulsés car l’Allemagne, alors en ruine, n’était tout simplement plus en mesure d’accueillir davantage de déplacés...

 

 

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