Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - Grèce: une page d'histoire

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La victoire de la petite Grèce rouge, ruinée et seule au monde, contre l’Europe tout entière.

 

Personne ne sait ce qui va se passer maintenant, c’est entendu, mais tout le monde sait qu’il s’est passé quelque chose de véritablement historique le 5 juillet 2015 : un très vieux peuple de la très vieille Europe a répondu “non” à l’austérité que des instances fort peu démocratiques et fort peu communautaires prétendaient lui imposer ad vitam æternam, au mépris de sa souveraineté démocratique la plus élémentaire, et au mépris des résultats désastreux de la dite austérité.

Pronostiqué “serré”, voire “suicidaire”, ce référendum restera comme une immense victoire politique de Syriza, un coup de maître d’Aléxis Tsípras, remporté haut la main contre des adversaires puissants et déterminés qui n’ont cessé de tempêter, menacer et promettre les pires représailles. Mais rien n’y a fait. Le “non” est arrivé en tête dans toutes les régions de Grèce, sans exception. Dans le New York Times, le prix Nobel d’économie américain Paul Krugman salue la détermination grecque face à une campagne sans précédent d’intimidation et de chantage, orchestrée par tous les dirigeants européens et relayée par l’immense majorité des médias.

 

Mais rien n’y a fait. En faisant campagne pour le “oui”, avec une absence de vergogne qui ne laisse pas d’étonner, Lagarde, Merkel, Juncker et Schulz ont écrit une page particulièrement honteuse de l’histoire de l’Europe. Ils ont tombé les masques. Comment résister à de telles injonctions quand les banques sont fermées et que vos poches sont vides ?

Pour arracher le “oui” et mettre fin à “l’expérience Syriza”, les créanciers n’ont pas hésité à asphyxier financièrement un pays tout entier. Mais rien n’y a fait. C’est une histoire de fous, quand on y songe, un triomphe politique d’une portée considérable : la victoire de la petite Grèce rouge, ruinée et seule au monde, contre l’Europe tout entière. Il faut se frotter les yeux pour y croire… Angela elle-même, si inflexible, si certaine de son bon droit, doit être un peu sonnée. “J’ai tout à fait conscience que le mandat que vous m’avez confié n’est pas celui d’une rupture avec l’Europe, mais un mandat pour renforcer notre position aux négociations afin de rechercher une solution viable”, s’est empressé de déclarer Tsípras, sitôt connu le triomphe du “non”....

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La Grèce n'a pas payé le FMI

La Grèce n'a pas payé le FMI | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La date butoire pour le paiement de la dette de 1,6 milliards d’euros de la Grèce au Fonds monétaire international a expiré hier soir. C’est le plus important défaut de paiement de l’histoire du FMI.

 

“La Grèce est devenu le premier pays développé à faire un défaut de paiement vis-à-vis du FMI”, note The Wall Street Journal, alors qu’Athènes a laissé passer la date limite du 30 juin sans honorer le remboursement de 1,6 milliards. Les tractations se sont multipliées ces derniers jours pour essayer d’éviter ce défaut de paiement, en vain. De plus, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, va soumettre à un référendum le 5 juillet le plan d’aide en cours de négociation avec ses partenaires européens et ses créanciers. Le quotidien américain précise que la Grèce a déposé une demande de délai au FMI hier 30 juin. Athènes doit rembourser 5,4 milliards d’euros à l’organisation mondiale cette année, sur une dette totale qui atteint les 21 milliards d’euros.

“C’est un échec historique de la zone euro”, estime pour sa part le quotidien britannique The Guardian. “La Grèce s’est retrouvée seule insolvable et presque en faillite après cinq ans et 240 millards d’euros de plan de sauvetage européen. C’est le premier pays européen à faire défaut à ses créanciers. Cela représente un coup historique pour une Europe engagée de manière irréversible dans sa monnaie unique depuis seize ans”, ajoute le journal.

“La Grèce est au bord de l’abîme”, affirme de son côté le quotidien conservateur espagnol ABC. “Le sort en est jeté. Athènes se réveille ce matin en terrain totalement inconnu. Les demandes de dernière minute formulées par le chef du gouvernement grec hier ont été considérées comme ‘impossibles’ par les dirigeants de la zone euro. Sans aucun doute, les ministres des Finances de la zone vont se réunir à nouveau aujourd’hui, un peu comme si de rien n’était, comme si la barrière symbolique qui a été franchi hier à minuit ne changeait pas complètement les choses.”...

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La zone euro ouvre la voie au maintien d'Athènes sous perfusion jusqu'à l'été

La zone euro ouvre la voie au maintien d'Athènes sous perfusion jusqu'à l'été | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Eurogroupe a donné ce mardi son feu vert au projet de réformes présenté par la Grèce.

 

Les ministres des Finances de la zone euro ont avalisé mardi le projet de réformes présenté par Athènes, ouvrant ainsi la voie à la prolongation jusqu’à l’été du programme de financement du pays, pour le sauver de l’asphyxie financière. Cet accord de principe de l’Eurogoupe a été annoncé sur Twitter par le vice-président de la Commission européenne en charge de l’Euro, Valdis Dombrovskis.

«Après une téléconférence de l’Eurogroupe» pour examiner la liste des réformes présentée par Athènes, «les procédures nationales pour l’extension du programme grec peuvent commencer», a écrit Valdis Dombrovskis, faisant notamment référence au feu vert nécessaire du Parlement allemand.

Les consultations des ministres ont duré à peine plus d’une heure, après un premier aval donné dans la matinée par les institutions créancières (UE, BCE et FMI), l’ex-troïka à la feuille de route soumise par Athènes. La rédaction de la liste grecque s’est faite en étroite concertation entre le nouveau gouvernement grec de gauche radicale et les créanciers du pays, donnant lieu à des «échanges constructifs» durant tout le week-end, selon Valdis Dombrovskis.

 

Athènes a mis ainsi beaucoup d’eau dans son vin, en s’engageant notamment à renoncer à annuler les privatisations déja réalisées. Sur le relèvement du salaire minimum, autre promesse électorale emblématique de Syriza, la Grèce ne confirme ni le calendrier (2016), ni le montant (751 euros) envisagé jusqu’alors, et renvoie à une consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales....

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GRÈCE • Athènes rompt avec la Troïka

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Syriza, le parti de gauche radicale qui a récemment gagné les élections en Grèce, semble tenir ses engagements de campagne. Yanis Varoufakis, le nouveau ministre des Finances, a déclaré que le pays mettrait fin à la coopération habituelle avec le FMI, la BCE et l'Union Européenne.

 

Depuis la victoire du parti de gauche radicale Syriza aux dernières élections législatives en Grèce, l'Europe vit au rythme des annonces sur la restructuration de la dette grecque. Élus sur un programme anti-austérité, les nouveaux hommes forts à Athènes savent qu'ils sont très attendus sur la scène internationale. 

Le 30 janvier dernier, la visite à Athènes de Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a fourni le prétexte à quelques déclarations de principe du nouveau ministre grec des finances. Cité par le quotidien économique de référence Financial Times, Yanis Varoufakis a déclaré sans ambages que les grecs "ne négocierons pas avec un comité dont la constitution est pourrie depuis la base". Périphrase habile pour évoquer la fin de la coopération de l'État grec avec la Troika, triumvirat composé de la Banque centrale européenne (BCE), le Fond monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE), créé pour mener la sortie de crise dans le pays.

 

D'autre part, Yanis Varoufakis - qui a avancé sa venue en France à aujourd'hui - a également averti que "la Grèce n'acceptera pas une extension du programme de sauvetage de l'UE qui prendra fin en février" rejetant ainsi la possibilité d'une rallonge de sept milliards d'euros, rajoutant que "c'est cette position qui nous a permit de gagner la confiance du peuple grec" et de gagner les élections.

Jeroen Dijsselbloem, s'est voulu prudent, rappelant que "le problème des grecs n'a pas disparu dans la nuit qui a suivi les élections". Pour Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires cité par le quotidien britannique, "nous devons tous nous sentir concerné par la situation économique en Grèce. Notre but commun est stimuler la croissance. Pour cela, nous avons besoin de pragmatisme et du respect des engagements par les deux partis".....

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GRÈCE • Le "chaos" à Athènes fait trembler la City

GRÈCE • Le "chaos" à Athènes fait trembler la City | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La décision du Premier ministre Antonis Samaras d'avancer l'élection présidentielle a provoqué la pire chute de la Bourse d'Athènes depuis le krach mondial de 1987.

 

Ce devrait être un scrutin sans enjeu majeur, le président n'ayant en Grèce qu'un rôle symbolique. Mais l’annonce du Premier ministre grec, Antonis Samaras, le lundi 8 décembre, de l'organisation d'une élection présidentielle anticipée “ressuscite les craintes pour la zone euro”, titre en une le Financial Times. Selon le quotidien de la City de Londres, l’instabilité politique en Grèce “a déclenché la plus forte baisse à la Bourse d'Athènes depuis les années 1980 et a eu des répercussions sur les marchés mondiaux.”

Le premier tour de l'élection, au suffrage indirect, aura lieu au Parlement le mercredi 17 décembre. Samaras, chef du parti conservateur Nouvelle Démocratie, qui ne dispose que d’une majorité de 155 sièges sur 300, aura du mal à obtenir les 200 voix requises pour que son candidat, l’ancien commissaire européen Stavros Dimas, accède au deuxième et au troisième tour, précise le journal. Traditionnellement, l’élection du président grec n’est pas un événement de premier plan. Mais, dans le difficile contexte actuel, l'enjeu est important, puisque le pari de Samaras fait craindre l'instabilité politique....

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Russie-UE : quelles dépendances économiques ?

Russie-UE : quelles dépendances économiques ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Carte interactive. Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie, l'UE peine à s'entendre sur des sanctions économiques. Etat des lieux des dépendances économiques.

 

Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie, les vingt-huit pays de l'UE peinent à s'entendre sur des sanctions économiques contre Moscou.
Chaque Etat membre a ses raisons de craindre les conséquences de telles sanctions pour son économie. La Russie est le troisième partenaire commercial de l'UE, derrière les Etats-Unis et la Chine. Elle représente environ 12 % des importations des Vingt-Huit (principalement de produits énergétiques – pétrole et gaz) et 7 % des exportations (essentiellement de produits manufacturés – automobile et chimie).

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Crise ukrainienne: et si l'Union en profitait pour relancer l'Europe de l'énergie? | Slate

Crise ukrainienne: et si l'Union en profitait pour relancer l'Europe de l'énergie? | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'attitude de Moscou à l’égard de Kiev, et sa façon d'utiliser le gaz comme moyen de pression sur le pouvoir politique ukrainien en décidant de revenir sur les baisses de tarifs consenties fin 2013, devrait inciter l’Union européenne à réévaluer sa politique énergétique.

L'attitude de Moscou à l’égard de Kiev, et sa façon d'utiliser le gaz comme moyen de pression sur le pouvoir politique ukrainien en décidant de revenir sur les baisses de tarifs consenties fin 2013, devrait inciter l’Union européenne à réévaluer sa politique énergétique. Et, plus précisément, à la reconstruire si l'on suit le constat d’échec dressé en janvier 2014 par Jean Pisani Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective.

Dans le rapport «La crise du système électrique européen; diagnostic et solutions», il relève que, malgré la volonté de créer un marché de l’électricité intégré et libéralisé, «ni la sécurité d’approvisionnement, ni la préservation de la compétitivité européenne, ni enfin la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre par l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables ne sont assurées». Explosif, surtout au moment où les relations commerciales entre l’Union européenne et  la Russie se durcissent sur fond de crise ukrainienne, et où des sanctions sont maintenant prises.

 

Le gaz, dans le paysage énergétique et la production d’électricité, tient une place particulière. L’Union européenne importe environ la moitié de sa consommation. Le gaz russe arrive en tête, mais ses parts de marché ont eu tendance à se contracter au cours de la dernière décennie, estime l’institut Eurostat: de 42% en 2002, il ne représentait plus que 32% des achats de gaz de l’Union hors de ses frontières.

 

Notons au passage qu'assurant 27% des importations de charbon et 34% de pétrole brut, la Russie s’impose comme le premier pourvoyeur extérieur d’énergie de l’Union européenne –ce qui pèse forcément très lourd dans les relations diplomatiques. 

 

Cette dépendance est toutefois très variable selon les membres de l’Union. S’agissant du gaz, alors que la France ne se fournit auprès de la Russie que pour 15% de ses importations, cette proportion est plus du double pour l’Allemagne, quadruple pour l’Autriche, sextuple pour la Pologne et encore plus pour les Pays Baltes.

Dans ces conditions, au nom de la sécurité d’approvisionnement, une question mérite d’être posée: la Russie est-elle un partenaire fiable? Le Sénat français s'interrogeait déjà dans un rapport en 2007, au lendemain de la crise russo-ukrainienne de 2006. Aujourd’hui, l'interrogation est toujours d’actualité.

Certes, avec la construction de nouveaux gazoducs, les approvisionnements européens de gaz russe sont moins tributaires des relations entre la Russie et l’Ukraine par où ne transitent plus que 40% des exportations de gaz russe. Mais, au-delà même du dossier ukrainien, on voit bien les risques encourus par l’Union dans l’hypothèse où Moscou utiliserait la fermeture des robinets comme mesure de rétorsion dans le cadre d’un bras de fer diplomatique.  L’Europe, d’ailleurs, a déjà réagi: la diversification des sources d’approvisionnement depuis le début du XXIe siècle a pour objectif de repousser ce risque en réduisant la dépendance au même fournisseur....

 

 

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Le marasme économique de la Grèce en trois graphiques

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La présidence grecque de l'UE s'ouvre dans un pays où plus de la moitié des jeunes sont au chômage mais où les ports restent symboles d'espoir.
La présidence grecque de l'Union européenne s'ouvre mercredi 8 janvier à Athènes. Au-delà des chiffres connus (six années de récession, une dette publique à plus de 175 % du PIB), portrait en trois graphiques d'un pays, épicentre de la crise européenne, encore convalescent. Certes, les chiffres indiquent une amélioration dans les derniers mois concernant les moins de 25 ans, mais la proportion de jeunes grecs sans emploi reste inquiétante et lourde de tensions sociales. « La forte diminution des salaires nominaux devrait se poursuivre du fait de la persistance d'un chômage élevé », analyse la dernière étude économique de l'OCDE, datée de novembre et consacrée au pays méditerrannéen. Une mécanique qui pèse sur la consommation et sur la croissance, tandis que, en dépit de la baisse des salaires, le chômage résiduel augmente, les entreprises s'adaptant à la situation économique en réduisant le recours à la main-d'œuvre.....
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La Lettonie devient le 18e pays à adopter l'euro

La Lettonie devient le 18e pays à adopter l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Sans entrain, le pays balte à la croissance modèle s'apprête à adopter la monnaie unique. La population craint une flambée des prix.

 

La Lettonie, élève modèle de l'Union européenne avec ses taux de croissance à faire pâlir ses voisins, s'apprête à adopter l'euro le 1er janvier, imperturbable face à une opinion publique réticente. Ce pays balte de 2 millions d'habitants deviendra le 18e membre de la zone euro et le 4e pays ex-communiste de l'Europe centrale et orientale à adopter la monnaie commune après la Slovénie en 2007, la Slovaquie en 2009 et l'Estonie en 2011. La Lituanie voisine devrait suivre le mouvement en 2015, les trois pays baltes - trois anciennes républiques soviétiques - seront alors tous dans l'euro.

Avec une hausse annuelle de son PIB de plus de 5 % en 2011 et 2012, la Lettonie, membre de l'UE depuis 2004, caracole en tête du bloc des 28 et devrait continuer en 2013 avec une croissance de plus de 4 %. Mais elle a payé le prix fort pour redresser ses finances et se plier aux critères de Maastricht, avec une cure d'austérité drastique pour s'extirper de la plus profonde récession au monde, ayant entraîné une chute de son PIB de près d'un quart en 2008-2009. Aujourd'hui, le Premier ministre Valdis Dombrovskis fait valoir que l'adhésion à l'euro aidera l'économie lettone en facilitant les échanges et en renforçant la confiance des investisseurs.

 

 

Mais il peine à convaincre ses compatriotes qui redoutent que l'abandon de leur devise nationale, le lats, ne provoque une flambée des prix. Seulement 20 % des Lettons soutiennent le passage à l'euro et 58 % y sont opposés, selon les sondages. Le ministre letton des Finances, Andris Vilks, assure que le passage à l'euro va se faire en douceur. "Je ne pense pas qu'il y aura des problèmes importants. Nous avons beaucoup appris de l'exemple de l'Estonie où les prix n'ont augmenté que de 0,2 % ou 0,3 %", lors de l'adoption de l'euro en 2011, a-t-il déclaré récemment à la télévision. Mais les prestataires de services sociaux ne se montrent pas aussi confiants.

"Notre département des finances est préparé. Je pense qu'il faudra trois ou quatre mois pour mesurer l'impact, mais nous avons des plans pour aider les gens - en particulier les personnes âgées - s'il y a des problèmes", affirme Diana Indzere, chef des services sociaux dans la petite ville de Sigulda, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Riga....

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PORTUGAL • Les fruits amers de l'austérité

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Alors que l'Irlande sort du plan d'aide européen le 15 décembre, le Portugal et la Grèce restent sous la tutelle de la troïka. Les raisons de leur crise sont différentes.

Mais les trois pays souffrent d'une même absence de considération de la part de Bruxelles.

 

Au départ, l'Irlande devait bénéficier d'un programme de sauvegarde [une ligne de "crédit de précaution" pour sortir du plan d'aide], et les négociations irlandaises devaient nous guider vers les nôtres. Comme disait le vice-Premier ministre Paulo Portas, "mieux vaut être celte que grec".

Mais l'Irlande nous a filé entre les doigts : elle a décidé d'en appeler aux marchés, et nous avons perdu notre cicérone. On dit que c'est Dublin qui a décidé de prendre ce risque. Mais une autre version circule : l'Allemagne et la Finlande ont fait mine de tergiverser, et les Irlandais, qui bénéficient de taux acceptables sur les marchés, ont préféré ne pas risquer plusieurs mois supplémentaires d'incertitude. Voilà qui tend à confirmer que ces décisions dépendent moins des pays concernés par les plans d'aide, que de facteurs qui leur sont extérieurs.

Le gouvernement portugais a donc dû adapter son discours, avec la nouvelle thèse suivante : c'est la preuve que l'austérité fonctionne. Ainsi, si nous n'avons pas fait appel aux marchés en juillet, c'est parce que nous avons appliqué la recette de la troïka [UE-FMI-BCE, représentant les créanciers du Portugal] avec moins de rigueur que les Irlandais. Ou, ajoutent certains, parce que nous avons commencé les coupes trop tard.

 

Premier mensonge : l'austérité a porté ses fruits en Irlande. Le sauvetage de l'Irlande, que celle-ci a voulu refuser, avait pour seul objectif de sauver son secteur bancaire. Sur ce point, oui, il a fonctionné. Mais la situation financière irlandaise est bien loin du modèle défendu par la troïka. Alors que son plan d'ajustement a pris fin, l'Irlande affiche aujourd'hui une dette publique équivalente à la nôtre, une croissance médiocre et un déficit qui tourne autour de 8 %.

Si le Portugal cumulait ces mêmes indicateurs, nos taux d'intérêt dépasseraient allègrement les 6 % actuels. Mais l'Irlande peut se permettre de prendre le risque d'aller sur les marchés, car elle bénéficie de taux à 3,5 %. Et si les taux lui sont si favorables, c'est parce que, malgré l'austérité et le déséquilibre de ses comptes publics, Dublin affiche un volume d'exportations supérieur à 100 % de son PIB et jouit de facilités d'accès au marché financier nord-américain – tout cela grâce à l'anglais, que les Irlandais ont en commun avec les Etats-Unis.

Ainsi, le gouffre dans lequel l'Irlande était tombée - et où elle se trouve encore, à certains égards - n'est pas le résultat, comme la crise portugaise, de fragilités structurelles de l'économie aggravées d'abord par l'euro, puis par la crise financière internationale. Il est le résultat de ce vaste BPN [banque portugaise nationalisée après de nombreux scandales] qu'était devenu le système bancaire irlandais. De ce fait, la voie que prendra l'Irlande pour sortir de ce gouffre ne sera pas la même que la nôtre. Et, aussi nombreuses que soient dans ce pays les victimes de l'austérité, elle sera également plus facile....

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Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire

Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Parlement grec a adopté ce weekend un nouveau budget de rigueur pour 2014. Un budget dans la droite ligne des précédents, qui ont plongé la Grèce dans une "crise humanitaire" a dénoncé à la tribune Alexis Tsipras de Syriza.


La coalition de la droite et des socio-libéraux du Pasok survit malgré sa très faible majorité. Ce nouveau budget de rigueur a été adopté à 153 voix sur 300… Cette loi de finance 2014 mise sur une poursuite de la logique austéritaire, mais espère pourtant un retour de la croissance: +0,6 % en 2014 contre -4% prévus en 2013. Même la troïka n’y croit pas, et refuse de valider les prévisions macroéconomiques de la Grèce, tout en incitant à toujours plus d’austérité. Ce budget prévoit pourtant 2,1 milliards de revenus supplémentaires suite à des hausses d’impôts,  et une baisse de 3,1 milliards euros des dépenses, via de nouvelles coupes dans les secteurs de la santé, des assurances sociales et de l'éducation…

"Voter pour le budget signifie que le désastre va continuer" a lancé Alexis Tsipras, chef de fil du groupe parlementaire Syriza, premier parti d’opposition, devant les députés. Pour la gauche grecque, ce budget n’est pas qu’une question de chiffres. "Aujourd'hui, nous parlons de millions de personnes plongées dans la pauvreté, la faim et le désespoir". Voter cette loi, c’est emprunter "le chemin de la mort lente et douloureuse de l'économie et de la capacité de production de notre pays." Alexis Tsipras dresse ce constat accablant. "Vous savez que dans ce pays, les chômeurs et les retraités sont un million de plus que la population active. […] Vous savez que sur les 3,6 millions de travailleurs qui restent, près de la moitié, soit 1,8 millions travaillent dans des PME ou sont des fonctionnaires qui ont vu leurs revenus s'effondrer de 30%, 40% voir 50%. Vous savez que, pour le reste, soit 1,8 million de travailleurs dans le secteur privé, seulement 700 000 sont payés à temps et le reste, plus d'un million de travailleurs ont des retards de salaires d’un à douze mois.  […] En 2013 des milliers de ménages dans notre pays sont sans électricité ! Avez-vous compté tous ces gens autour de nous qui meurent brûlés, car ils doivent se chauffer aux braseros ?"

Malgré cette catastrophe humanitaire dénoncée par Tsipras, la droite et le Pasok ont voté le budget, en brandissant leurs performances macroéconomiques : un déficit budgétaire, passé de 15% du PIB en 2009 à 2,2% prévu en 2013. La Troika a néanmoins gelé le versement d'un prêt d'un milliard d'euros en discussion depuis septembre, faute d'avoir obtenu la mise en œuvre de réformes demandées...

 

 

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Le chômage des jeunes, plaie de l'UE, au menu des dirigeants européens à Paris

Le chômage des jeunes, plaie de l'UE, au menu des dirigeants européens à Paris | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
EMPLOI - La quasi totalité des dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, se retrouvent mardi à Paris à l'invitation de François Hollande pour une nouvelle grande conférence consacrée à la lutte contre le chômage endémique des jeunes en Europe. Vingt-quatre des vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE participent à cette réunion, après celle organisée par Angela Merkel le 3 juillet à Berlin.

Sont également présents les présidents du Conseil, de la Commission et du Parlement européens Herman Van Rompuy, José-Manuel Barroso, et Martin Schulz, celui de la Banque européenne d'investissement (BEI) Werner Hoyer ainsi que les chefs des services publics de l'emploi et partenaires sociaux.

Avant la conférence, qui débutait à 15h, le ministre du Travail Michel Sapin a réuni le matin ses homologues tandis que François Hollande rencontrait des jeunes Européens. À 17h45, une conférence de presse finale est prévue à six (Hollande, Merkel, Van Rompuy, Barroso, Schulz et la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, qui assure la présidence tournante de l'UE).

 

La mobilisation est "extrêmement forte", souligne l'entourage du président de la République, alors que le chômage des jeunes reste à un niveau "inacceptable", estime la Commission européenne. Selon les chiffres publiée par celle-ci, en septembre 2013 quelque 5,6 millions de jeunes Européens étaient sans emploi (soit un taux 23,5%), l'Allemagne faisant figure de meilleur élève, avec 7,7 % de jeunes au chômage, alors que la France avoisine les 25%. La Grèce et l'Espagne battent quant à elles des records avec des taux supérieurs à 56%.

Il ne s'agit pas de lancer de nouveaux instruments mais de "s'assurer que tous les moyens sont mis en oeuvre et que la volonté politique est confirmée pour obtenir des résultats concrets dans les deux ans qui viennent", a indiqué l'Elysée. Il y a six mois, les Européens ont décidé de mobiliser des moyens très ciblés avec notamment une enveloppe de six milliards d'euros destinée aux régions les plus frappées par le chômage des jeunes.

La France, espère toucher 10% de cette enveloppe, soit 600 millions auxquels s'ajoutent 100 millions lors du dernier conseil européen. Selon Paris, en plus de ces six milliards en 2014 et 2015, soit 12 milliards, la BEI a prévu de consacrer à l'emploi des jeunes six mds par an de 2013 à 2015, et le Fonds social européen (FSE) six à sept milliards par an sur la même période. Au total 40 à 45 milliards d'euros seraient ainsi mobilisés sur trois ans....

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UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique

UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vu d'Europe, le scandale des écoutes de la NSA sape la crédibilité et le prestige des Américains. Mais de l'autre côté de l'Atlantique, c'est l'incapacité chronique des Européens de mettre un terme à la crise qui inquiète le plus les décideurs.

 

Il ne fait guère de doute que l'indignation des Européens contre les écoutes américaines embarrasse Washington. Mais à New York, où la frontière entre le pragmatisme et le cynisme est extrêmement ténue, l’écho de la crise diplomatique s’est aussitôt fracassé sur les murs de Wall Street : chez les opérateurs de marché et les banquiers d’investissements, dont beaucoup sont passés par West Point ou ont servi dans les Marines et dans les services de renseignements avant d’entrer dans la finance, la nouvelle polémique au cœur de laquelle se trouvent les Etats-Unis est non seulement jugée “inutile” (il n’existe pas sur cette planète de gouvernement qui ne cherche pas à espionner les faits et gestes de son voisin), mais également considérée comme “une énième tentative de masquer les vrais problèmes de l’Europe”.

“De qui ont-ils peur, en Allemagne ?", s’interrogeait hier un trader d’une grande société de courtage internationale. “Auraient-ils peur qu’après avoir écouté les prédictions téléphoniques d’Angela Merkel sur l’avenir de l’euro, le Trésor américain nous ordonne de vendre vos obligations séance tenante ?”. Evidemment, c’est une boutade. Pour autant, ce cynisme dissimule une réalité objective qui – de notre point de vue – mériterait la même attention que l’on accorde à cette affaire d’espionnage : les grands gestionnaires de portefeuille de la finance américaine, les spéculateurs, mais aussi les économistes et les analystes de Wall Street, voient s’enraciner en eux la conviction que l’Europe se remet à avancer en ordre dispersé, que la zone euro a perdu l’élan qui la faisait avancer vers l’union politique et que le vent des réformes structurelles, qui avait permis aux pays périphériques de se lancer dans un programme de modernisation économique et institutionnelle, est en train de retomber aujourd’hui, faute d’intérêt.

 

Or, l’équation est connue : qui dit problèmes de gouvernance, dit gain potentiel élevé. L’ennui, c’est que ce sont toujours les plus faibles qui en font les frais. Dans ce contexte, un des problèmes majeurs est que cette partie de poker qui se joue aux dépens des gouvernements et des épargnants européens n’a ni jury pour fixer les règles, ni arbitre pour les faire appliquer. Aujourd’hui, le marché européen, contrairement au marché américain, a des airs de no man’s land dans lequel règne seule la loi du plus fort. Prenons la taxe Tobin sur les transactions financières : seuls 11 pays de la zone euro ont décidé de l’adopter créant ainsi les conditions d’un énième déséquilibre concurrentiel sur un marché financier qui est pourtant commun sur le papier.

Mais on pourrait aussi parler de l’euro : si, d’un côté, la finance américaine soutient que la monnaie européenne risque une nouvelle fois de boire le bouillon d’ici l’été prochain, de l’autre, la manœuvre orchestrée par la Fed et du Trésor américain en faveur d’un dollar faible permet aux cambistes de spéculer avec de bonnes chances de gain sur l’euro fort, artificiellement maintenu à un cours élevé au vu de la santé de l’économie européenne et des analyses qui diagnostiquent à l’Europe une crise profonde. Si un système est sur le point de sauter, la monnaie (ou la dette) chute : en l’occurrence, l’ordre naturel des choses est inversé. Le cours des bonds du Trésor américain est le reflet de cette situation : plus il était question, ces dernières semaines, d’un défaut des Etats-Unis, et plus les titres d’Etat américains montaient, comme si le risque de défaillance ne les concernait pas, ou presque....

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GRÈCE. Faillite, sortie de l'euro, négociation : 3 scénarios après le "non" au référendum

GRÈCE. Faillite, sortie de l'euro, négociation : 3 scénarios après le "non" au référendum | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
LE PLUS. Alexis Tsipras a réussi son pari. Invités à se prononcer sur les propositions de leurs créanciers européens, les Grecs les ont rejetées, en votant "non" à 61,3% lors du référendum organisé le dimanche 5 juillet. Et maintenant, quels sont les scénarios économiques possibles ? Éclairage de Xavier Timbeau, directeur de l’Obervatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

 

1. La négociation d'un accord plus "souple"

 

Le premier scénario possible est celui qui est souhaité par le gouvernement grec. La victoire du "non" renforce la légitimité d’Alexis Tsipras et donc sa position pour renégocier un meilleur accord avec les créanciers européens. Cette négociation aboutit alors à un nouveau plan d’aides, mais cette fois plus souple et moins lourd à supporter pour l’État et la population....

 

 

2. La sortie progressive de la zone euro

 

Le second scénario qui peut se dessiner, c’est celui d’une sortie progressive de la Grèce de la zone euro.

 

Les banques grecques ferment, la Banque centrale européenne (BCE) décide de couper l’assistance à ce pays, ce qui conduirait à un défaut de l’État grec. Les autres pays européens, eux, chercheront alors à s’isoler du "problème grec". Juridiquement, les pays européens ne peuvent décider de la sortie de la zone euro de la Grèce, cette décision n’appartient qu’au pays concerné....

 

3. Mettre l'État grec en faillite 

 

Reste un dernier scénario, plus atypique, plus original. L'idée est de maintenir la Grèce dans la zone euro mais aussi de conclure un accord entre les deux parties, le gouvernement grec et ses créanciers européens, pour mettre l’État grec en faillite. Il s'agit de maintenir un euro fonctionnel en Grèce tout en le séparant d'un État défaillant....

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Eva Joly en croisade contre l’évasion fiscale en Grèce

Eva Joly en croisade contre l’évasion fiscale en Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La députée européenne est venue à Athènes pour soutenir le travail des associations qui dénoncent les pratiques fiscales des entreprises grecques

 

« Je crois que M. Tsipras plus que tous ses prédécesseurs peut s’attaquer à la fraude fiscale. Ce n’est donc pas un hasard si nous sommes venus présenter à Athènes notre rapport sur les réseaux de l’évasion fiscale via les Pays-Bas, explique Mme Joly, car il y a une grande hypocrisie de l’Europe. Le ministre des finances hollandais, Jeroen Dijsselbloem, tape sur Tsipras en tant que président de l’Eurogroupe, alors qu’il est le chef d’un paradis fiscal en plein cœur de l’Europe ! ».

 

Vice-présidente de la commission spéciale sur les rescrits fiscaux, créée par le Parlement européen le 12 février 2014 afin d’enquêter sur les politiques fiscales de certains pays, Mme Joly est venue à Athènes soutenir le rapport de l’organisation non gouvernementale (ONG) hollandaise SOMO, qui dénonce les pratiques financières des Pays-Bas.

« Le régime de construction de holding des Pays-Bas est le plus populaire au monde avec un environnement fiscal très avantageux – 0 % de taxes ! – et une très grande flexibilité du droit fiscal », stipule ce rapport. « En Grèce, les plus grosses entreprises ont souvent recours à des montages compliqués pour éviter la taxation », explique Eva Joly.....

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Mario Draghi et les Grecs, c'est César contre les Hellènes

Mario Draghi et les Grecs, c'est César contre les Hellènes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En fermant ses guichets aux banques grecques, la BCE a pris une décision rude, vue d'Athènes, mais pleinement justifiée. Mario Draghi trace la voie la plus saine de sortie de la crise: à chacun son rôle, son travail et ses efforts.

 

La puissance des Grecs a toujours été de savoir transformer leurs querelles internes en tragédies de portée universelle. Nous y revoilà. La Grèce est le pays des éternels querelleurs qui n'en finissent jamais de vouloir ruser avec les règles humaines à l'aide de leurs dieux.

En 2010, il a fallu mettre en place un programme exceptionnel pour sauver Athènes; en 2015, il le faut encore.

A nouveau, les Grecs accusent les autres, l'Allemagne, Bruxelles et Francfort, de leurs inhumains malheurs. Mais les Grecs ont l'habileté, un rôle confirmé dans l'Histoire, de transfigurer leurs petites histoires en un drame général, aujourd'hui sur la question tragique de l'austérité et des dettes.

Ils ont raison et font mouche: l'Europe continue de mal répondre à ces questions. Le dieu Obama est venu du ciel leur donner un argument de fond et de taille: rien n'est possible sans la croissance, ce devrait être la priorité absolue en zone euro. La querelle idéologique, tapie au fond des esprits, est ressortie aussitôt et s'est enflammée: pour l'orthodoxie ou l'hétérodoxie? Pour l'offre ou la demande? La droite ou la gauche? Le Nord ou le Sud? Ricardo ou Keynes?...

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Les Européens bougent peu en Europe

Les Européens bougent peu en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vingt ans après l'avènement du grand marché, les migrations intra-européennes restent marginales. Reste à savoir s'il faut ou non déplorer ce constat.

 

0,3%: c'est le pourcentage de la population de l'Union européenne qui, chaque année, fait ses valises pour aller s'installer dans un autre pays de l'Union. Au total, 3% des citoyens européens vivent aujourd'hui dans un autre Etat membre. Reconnaissons-le, ces chiffres, dévoilés par France Stratégie dans un rapport intitulé «Profils migratoires européens dans la crise», semblent très faibles. Ils sont même deux fois moindres que ceux de l'immigration venant de pays tiers.

Est-ce un bon ou un mauvais signe?

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Il pourrait changer la face de l'Europe : le traité transatlantique décodé

Il pourrait changer la face de l'Europe : le traité transatlantique décodé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le traité TAFTA, négocié dans le secret par Bruxelles et Washington, a pour but de constituer un marché commun de 820 millions de consommateurs, qui représenterait la moitié du PIB mondial.

 

Un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne, préparé depuis une dizaine d’années, et officiellement négocié depuis l’été 2013. Il a pour but de constituer un marché commun de 820 millions de consommateurs, qui représenterait la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux : pour ses défenseurs, il pourrait faire gagner jusqu'à 0,05 points de PIB par an aux économies américaine et européenne, boostant les échanges et les créations d'emplois.

Quatre rounds de négociation rassemblant à chaque fois une centaine de personnes ont déjà eu lieu à Bruxelles et Washington. Les négociations, menées par la Commission européenne de ce côté de l’Atlantique, sont censées aboutir en 2015. Le traité devra alors être validé par les Vingt-Huit Etats-membres de l’Union européenne, puis voté par le Parlement européen.

 

Le traité devait originellement s’appeler TAFTA, pour Transatlantic Free Trade Area (zone de libre-échange transatlantique). Il a été depuis rebaptisé TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), car son nom ressemblait trop à celui du traité ACTA, rejeté par le Parlement européen en 2012 à l’issue d’un long combat politique. En français, cela donne PTCI : le « partenariat transatlantique de commerce et d'investissement ». Pour autant, ses adversaires, rassemblés depuis plusieurs mois sous l'étendard #STOPTAFTA, ont décidé de continuer à utiliser son nom original...

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L'agence Moody's confirme le triple A de l'Union européenne

L'agence Moody's confirme le triple A de l'Union européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'agence de notation pointe notamment la « diminution » des risques liés à la crise de la dette dans la zone euro.



L'agence de notation Moody's a fait part, vendredi 14 mars, d'un regain d'optimisme pour les finances de l'Union européenne (UE), pointant notamment la « diminution » des risques liés à la crise de la dette dans la zone euro.

L'agence américaine, qui évalue la solvabilité des émetteurs de dette, a d'abord confirmé le triple « Aaa » assigné à l'Union européenne, la note maximale qui permet en théorie d'emprunter à plus bas coût auprès des marchés. Elle a également relevé de « négative » à « stable » la perspective de l'UE, indiquant ainsi qu'elle n'envisageait plus d'abaisser la note de l'Union à moyen terme.

Les décisions de l'agence Moody's rendent compte de l'embellie économique de la zone euro, qui est sortie d'une longue récession à la mi-2013.


Si, curieusement, l'agence ne mentionne pas la Grèce, épicentre de la crise de la dette dans la zone euro, dans son communiqué, Moody's affirme que les risques pesant sur la zone euro ont « diminué », permettant de réduire la pression qui pesait sur la qualité des actifs financiers détenus dans la région et sur la solvabilité de l'ensemble de l'Union.

Epaulée par le Fonds monétaire international (FMI), l'Union européenne avait dû se porter au secours de plusieurs pays de la zone euro (Grèce, Irlande, Portugal, Chypre) en les renflouant à coups de milliards d'euros de prêts entre 2010 et 2011 pour leur éviter la faillite.

L'Irlande a été la première à s'affranchir de l'assistance financière internationale en décembre et doit bientôt être rejointe par le Portugal. Selon l'agence, les risques que ces deux pays ne parviennent pas à rembourser leurs prêts au fonds de secours de l'UE ont « diminué ».

 

A l'appui de sa décision, Moody's invoque également « l'amélioration de la solvabilité » des principaux Etats-membres de l'Union européenne, qui avaient été mis à contribution par ces vastes plans de sauvetage. Ces dernières semaines, l'agence a ainsi relevé de « négative » à « stable » les perspectives de plusieurs pays européens jouissant encore du « triple Aaa », dont l'Allemagne et les Pays-Bas.

Moody's s'était également montrée plus optimiste pour certains pays frappés de plein fouet par la crise de la dette comme l'Italie et l'Espagne, qui a bénéficié d'un plan de recapitalisation bancaire.

L'agence, qui a également relevé vendredi la perspective de la Banque européenne d'investissement, pointe toutefois l'existence de problèmes « persistants » qui menacent les Vingt-Huit.

La note de l'UE serait ainsi « particulièrement sensible » aux changements qui pourraient affecter les quatre premiers contributeurs de l'Union européenne, dont la France. L'Hexagone bénéficie de la deuxième meilleure note possible (Aa1) mais sa perspective reste « négative ».

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Moody's confirme le Aaa de l'Allemagne

Moody's confirme le Aaa de l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

....L'agence Moody's a réaffirmé vendredi sa confiance dans la solvabilité de l'Allemagne, sur fond d'embellie en zone euro.



Les risques de voir l'Allemagne contrainte de contribuer à un plan de sauvetage dans la zone euro ont « diminué », a expliqué l'agence de notation. La situation est notamment moins préoccupante en Italie et en Espagne, ajoute-t-elle, soulignant également que l'Union européenne s'était dotée de pare-feux financiers qui allègeraient le fardeau de ses Etats membres les plus riches en cas de nouvelle crise.

En relevant la perspective, Moody's indique qu'elle n'envisage pas à moyen terme de priver l'Allemagne de son « triple A », gage de solvabilité maximale sur les marchés financiers. A l'appui de sa décision, l'agence loue notamment « l'économie développée et diversifiée » du pays, ainsi qu'une « longue tradition » de mesures garantissant la stabilité macro-économique.

Selon Moody's, Berlin a par ailleurs confirmé « ses progrès » dans la consolidation de ses finances publiques, qui se sont traduits par des budgets 2012 et 2013 « quasiment à l'équilibre ».



En 2013, la première économie de la zone euro a vu son produit intérieur brut progresser de 0,4 %, portée par un fort excédent commercial. Un chiffre qui marque toutefois un ralentissement par rapport aux années précédentes – la croissance avait été de 0,7 % en 2012....

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L’Europe ouvre la porte à une nouvelle aide au Portugal

L’Europe ouvre la porte à une nouvelle aide au Portugal | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Union européenne est prête à accorder au Portugal le cas échéant une «aide supplémentaire» à l’issue de son plan d’assistance qui expire en mai 2014, a indiqué lundi le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn.

«L’Europe tiendra parole» et continuera à soutenir le Portugal «si le pays a besoin d’une aide supplémentaire», à condition que Lisbonne «poursuive les réformes en cours», écrit M. Rehn dans les colonnes du journal économique Diario Economico.

«La priorité absolue est de conclure avec succès le programme en cours», insiste-t-il avant d’ajouter qu'«il est également indispensable que le Portugal maintienne sa discipline budgétaire et ses réformes structurelles pendant les prochaines années».

Le Portugal bénéficie depuis mai 2011 d’un programme d’assistance de 78 milliards d’euros accordé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international. En échange, il met en œuvre un sévère programme de rigueur afin de réduire ses déficits.

«Il est normal de s’interroger sur ce qui va arriver» à l’issue du programme en mai, «mais donner une réponse à l’heure actuelle relèverait de la pure spéculation», fait valoir M. Rehn.

Le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, avait assuré à la mi-décembre que son gouvernement avait «créé les conditions nécessaires» permettant au pays de ne pas recourir à un deuxième plan de sauvetage...
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Dette : la perte du triple A de l’Union européenne n’ébranle pas les marchés

Dette : la perte du triple A de l’Union européenne n’ébranle pas les marchés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Standard and Poor’s sanctionne la dégradation récente de quelques piliers de l’Europe mais aussi celle de la cohésion européenne.La Grande-Bretagne en revanche sauve son triple A, mais reste sous pression.

Standard and Poor’s a l’art de gâcher les fêtes. L’agence de notation vient de retirer à l’Union européenne son triple A, l’équivalent d’un 20 sur 20. Une dégradation d’un cran à AA+, assortie malgré tout d’une perspective « stable », ce qui signifie qu’elle n’a pas forcément l’intention de dégrader plus avant cette note dans les prochains mois. Une maigre consolation qu’il faut voir comme une incitation à poursuivre les réformes. « La crédibilité globale en matière de crédit des désormais 28 membres de l’Union européenne a décliné », a ainsi justifié S&P dans un communiqué. Etonnant à un moment où les pays périphériques de la zone euro montrent des signes d’amélioration économiques à l’instar de l’Espagne et du Portugal. Mais les pays européens étaient dans le collimateur de S&P depuis presque deux ans, l’agence ayant placé la dette de la zone à perspective négative en janvier 2012. Standard and Poor’s concrétise aussi la perte de la note AAA par des piliers de la zone euro, dont dernièrement les Pays bas, en proie à une crise immobilière. Il ne reste plus que six pays de l’union bénéficiant de la note maximum pour S&P.

La nouvelle laisse pour l’instant les marchés financiers de marbre

Mais l’agence pointe également du doigt un autre problème, à quelques mois des élections européennes de juin prochain. Elle estime ainsi que la « cohésion » de l’UE s’est dégradée et que les discussions budgétaires deviennent de plus en plus difficiles entre le différents pays. Elle constate notamment que les principaux pays contributeurs, qui sont aussi souvent les bons élèves de l’Europe, demandent une réduction de leurs versements. L’Union Européenne reste malgré tout un emprunteur moyen sur les marchés financiers. Son encours de crédit s’établissait en décembre à 56 milliards d’euros.

Dans le même temps, Standard and Poor’s a confirmé la note AAA de la Grande-Bretagne, qui « continue de bénéficier de son exceptionnelle flexibilité monétaire ». Mais malgré la « solide reprise » de son économie, dont la croissance est estimée à plus de 2 % par an entre 2013 et 2016 et la promesse d’un excédent budgétaire en 2018, l’agence américaine a maintenu la perspective de Londres à négative. Il y a une chance sur trois pour qu’elle abaisse la note l’année prochaine, si la croissance s’avère plus fragile que prévu, ce qui remettrait en cause les objectifs de réduction du déficit. S&P est la seule des trois grandes agences de notation à avoir maintenu son triple AAA à la Grande-Bretagne ...

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Selon Catherine Ashton, Kiev signera l'accord d'association avec l'UE

Selon Catherine Ashton, Kiev signera l'accord d'association avec l'UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKRAINE / UNION EUROPéENNE - « Moscou n'impose rien à personne ». C'est ce qu'a déclaré ce jeudi 12

décembre le président russe, Vladimir Poutine, à propos de l'Ukraine. Les manifestants pro-européens en sont à leur quatrième semaine d'action et plus d'un millier de personnes sont encore rassemblées sur la place principale de Kiev, soutenues, et de manière chaque jour plus visible par l'Europe et les Etats-Unis. Washington menace même maintenant de prendre des sanctions contre le régime de Kiev. Un régime qui pencherait finalement pour un rapprochement avec l'Union européenne. C'est en tout cas ce que Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne affirme.

 

Pour les institutions européennes, un rapprochement avec l’Ukraine semble de plus en plus probable. C’est ce qu’affirme la chef de la diplomatie de l’Union, Catherine Ashton, qui revient d’un déplacement de deux jours à Kiev.


« Monsieur Ianoukovitch m’a assurée qu’il entendait signer l’accord d’association, a déclaré Madame Ashton. Et d'ajouter : Il a souligné les défis économiques à court terme auxquels l’Ukraine est confrontée. Mon opinion est que ces défis économiques qui sont réels peuvent être relevés non seulement avec le soutien des institutions européennes, mais également en montrant que le pays a un plan sérieux en signant cet accord d’association ».

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Croissance en zone euro : qui s’en sort et qui sombre ?

Croissance en zone euro : qui s’en sort et qui sombre ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Dans la zone euro, en matière de croissance, il y a les pays qui se sont résolument orientés dans le vert au troisième trimestre, ceux qui ont stagné ou quasi stagné et ceux dont le PIB s’est contracté. Tour d’horizon...

 

 

Globalement, dans la zone euro, il n’y a toujours pas de franche reprise économique . Sortie de la plus longue récession de son histoire au deuxième trimestre, la zone euro reste pénalisée par un taux de chômage record et une consommation timide. Résultat, de juillet à septembre, l’Euroland a affiché une maigre croissance de 0,1% par rapport au trimestre précédent, selon les chiffres publiés jeudi par Eurostat. Revue de détail pays par pays*.

 

Les pays qui tirent leur épingle du jeu

. Allemagne : +0,3%

Comparée aux économies voisines, l’économie allemande a affiché des performances très honorables. Pourtant, ce rythme de 0,3% marque un vrai ralentissement après le 0,7% de croissance affiché au deuxième trimestre. L’activité a été essentiellement tirée par la demande intérieure et moins par le commerce extérieur. Une vraie rupture avec le passé qui répond, ironiquement, aux récentes critiques adressées à Berlin. La Commission vient en effet de lancer un examen approfondi des excédents commerciaux de l’Allemagne pour mesurer s’ils représentent un « déséquilibre » macroéconomique, qui pourrait nuire à la croissance de la zone euro.

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. Autriche : +0,2%

Après une croissance nulle au deuxième trimestre, l’Autriche a vu son produit intérieur brut progresser de 0,2%. Une performance résultant d’une légère amélioration de la demande intérieure et du commerce extérieur.

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. Belgique : +0,3%

La croissance de l’économie belge s’est renforcée au troisième trimestre après une hausse de 0,2% au trimestre précédent. Sur un an, le produit intérieur brut a augmenté de 0,4%, contre une hausse annuelle de 0,1% au deuxième trimestre.

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. Estonie : +0,4%

L’Estonie est sortie d’une courte récession au troisième trimestre avec une croissance de 0,4% de son produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent.

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. Finlande : +0,4%

Il s’agit du deuxième trimestre de croissance consécutif. Le PIB avait augmenté entre juin et août de 0,2%, après quatre trimestres de baisse. En 2012, le PIB finlandais avait baissé de 0,8%, et pour 2013 le gouvernement prévoit encore une contraction, de 0,5%.

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. Portugal : +0,2%

Le Portugal, sous assistance financière, a confirmé au troisième trimestre sa sortie de récession, en enregistrant une timide croissance de 0,2 %, mais la reprise est encore fragile et la crise loin d’être terminée. La croissance au troisième trimestre a en effet nettement ralenti par rapport à la hausse de 1,1% enregistrée au deuxième. Et le pronostic pour l’ensemble de l’année reste négatif, le gouvernement tablant sur une baisse de 1,8% du PIB, avant une reprise de 0,8% en 2014.....

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Dégradation par S&P : Berlin inquiet du décrochage de la France

Dégradation par S&P : Berlin inquiet du décrochage de la France | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
(de notre correspondant à Berlin) La presse et les économistes tirent sur l'"attentisme" de François Hollande. Angela Merkel, elle, estattentive à ne pas froisser son partenaire à quatre jours d’un sommet européen sur l’emploi organisé mardi à Paris.

 

 

L’Allemagne n’a pas attendu la décision de dégradation de la note de la France par Standard & Poor's pour s’inquiéter pour son premier partenaire économique et commercial. Témoin, quelques heures avant la dégradation de la notation de la France par l’agence de notation financière, la «Süddeutsche Zeitung» comparait l’action de François Hollande aux dernières années de Helmut Kohl.

«Comme l’ancien chancelier, le président français cultive la politique de l’attentisme. Mais alors que Kohl a été gagné par cette lassitude plutôt à la fin de son mandat, Hollande a l’air paralysé 18 mois après son triomphe électoral», jugeait vendredi matin le quotidien de centre-gauche dans un éditorial intitulé «Celui qui a échoué». Vendredi, la «Frankfurter Allgemeine Zeitung» partageait la même réserve sur le Président après la décision de S&P. «Au lieu de montrer le chemin, il ne scelle que des compromis boiteux», écrivait son rédacteur en chef Günther Nonnenmacher dans un éditorial en ligne titré «Sans direction» . Autant dire que l’impopularité de François Hollande ne s’arrête pas aux frontières françaises...

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