Union Européenne, une construction dans la tourmente
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L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89

Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le grand philosophe allemand Jürgen Habermas, 83 ans, commente assez rarement l'actualité.

 

Vendredi, pourtant, il a donné une conférence à l’université de Louvain, en Belgique, devant 1 000 personnes, pour mettre en garde son propre pays : la démocratie libérale en Allemagne n’est pas un acquis, le rôle dominant qu’elle a pris dans le pilotage de la crise de la dette pourrait, si elle n’y prenait garde, tourner au désastre.

Selon lui, les dirigeants européens sont piégés dans un dilemme :

ils veulent d’un côté préserver l’euro, et la seule façon d’y parvenir est de le faire de façon technocratique, discrète, sans y mêler le peuple devenu eurosceptique ;

 

ils doivent de l’autre côté avancer pour aboutir à une meilleure intégration politique, seule façon pour que la zone euro fonctionne correctement. Les déséquilibres persisteront tant que les pays prendront des décisions politiques avec pour seul critère l’intérêt national.

Habermas plante alors sa première banderille sur le gouvernement de son pays qui, « malgré quelques concessions, a collé à ce dogme avec constance ».

 

Selon le philosophe, la dynamique technocratique a pour résultat d’exposer l’Europe aux vents du marché. L’Europe a besoin d’une ancre, que seule la démocratie, l’expression d’une « société civile irritable et excitable », peut apporter.

Le philosophe prône la création d’une démocratie supranationale. Pour commencer, il faut, dit-il transformer l’union monétaire en union politique, cœur de l’Europe, seule façon d’éviter de tomber dans le piège de la technocratie.

Selon Habermas, le gouvernement allemand « tient dans ses mains la clé du destin de l’Union européenne » :

« S’il y a un gouvernement, parmi les Etats-membres, capable de prendre l’initiative de réviser les traités [dans le sens d’une union politique, ndlr], c’est bien le gouvernement allemand. Bien sûr, les autres gouvernements ne pourraient demander assistance sur la base de la solidarité que s’ils sont eux-même prêts à transférer une part de leur souveraineté au niveau européen [...]. La principale question, c’est donc de s’assurer non seulement que l’Allemagne est en position de prendre l’initiative, mais aussi qu’elle a intérêt à le faire. »...

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ITALIE • Du footballeur Balotelli à la ministre Kyenge, les racistes attaquent

ITALIE • Du footballeur Balotelli à la ministre Kyenge, les racistes attaquent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Au prochain chant raciste, je quitte le terrain", a récemment annoncé le footballeur Mario Balotelli après une énième humiliation au cours d'un match.

On assiste ces dernières semaines en Italie à une explosion de propos racistes, se désole Giornalettismo.

 

Le thème de l’intégration continue à diviser l’Italie. Derniers épisodes en date : l’exploitation de l’affaire Kabobo [du nom d'un clandestin ghanéen ayant tué plusieurs personnes début mai] par la Ligue du Nord, les insultes racistes contre Mario Balotelli qui ont contraint l’arbitre Rocchi à interrompre le match Milan-Rome pendant deux minutes [le 12 mai], et les sempiternelles attaques visant la ministre Cécile Kyenge, "coupable" d’avoir proposé d’élargir les droits en matière de nationalité.

D’un côté, on a les défenseurs des minorités et des étrangers, de l’autre les instigateurs d’épisodes xénophobes, à commencer par Forza Nuova [Force nouvelle] et les mouvements d’extrême droite, bien souvent en première ligne.

Les polémiques se sont multipliées ces derniers jours autour de l’affaire Kyenge, la nouvelle ministre de l’Intégration, qui a interpellé le gouvernement sur l’abolition du délit d’immigration clandestine et le droit du sol. De nombreuses voix ont invité la ministre et le président du Conseil Enrico Letta à poursuivre leur travail avec courage. Mais la ministre est en même temps devenue la cible des accusations du PDL (Peuple de la liberté, parti de Silvio Berlusconi) et de la Ligue du Nord – opposés à tout assouplissement en terme de nationalité – ainsi que des insultes et des campagnes de haine des mouvements néofachistes.

S'ajoute à cela l’inexplicable coup de folie de Mada Kabobo, ce Ghanéen de 31 ans qui, le samedi 11 mai dans le quartier Niguarda de Milan, a agressé les passants à coups de pioche – tuant Alessandro Carolei, Daniela Carella et blessant trois autres personnes, dont l'une se trouve dans un état grave.

 

Des mouvements comme la Ligue du Nord et Forza Nuova ont aussitôt cherché à exploiter les événements. Le mouvement d’extrême droite a lancé une campagne Internet avec le slogan : "L’immigration tue – la classe politique est fautive". Forza Nuova l’a annoncé elle-même par communiqué : "Les graves événements de Milan clouent les chantres de l’immigrationisme à leurs responsabilités." Mais c’est surtout la Ligue du Nord qui a exploité la violence de Mada Kabobo, notamment par la voix de Matteo Salvini qui a invité à "nettoyer" à la hâte les villes italiennes "en allant contrôler tous les clandestins, rue par rue, maison par maison”...

 

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La crainte et l'erreur de François Hollande / France Inter

Après que les statistiques eurent confirmé l’entrée en récession de l’économie française, François Hollande a eu des mots justes. « La récession est européenne et la solution est européenne », a-t-il déclaré hier avant d’aller s’entretenir, à Bruxelles, avec la Commission européenne et ce constat comme la conclusion qu’il en tire ne sont guère contestables.

        Bien que l’Allemagne ait enregistré une très, très symbolique croissance de 0,1%  au premier trimestre, c’est toute la zone euro qui est aujourd’hui en récession avec un recul moyen du Produit intérieur brut de 0,2%, celui-là même qui affecte la France. Allemagne comprise, tous les pays de la monnaie unique sont dans le même bateau et, si chacun d’eux doit remettre de l’ordre dans ses comptes, aucun d’eux ne pourra s’en tirer – non pas seulement sortir de la récession mais renouer avec une vraie croissance – en ne tablant que sur la réduction de ses dépenses dont le seul effet immédiat est de ralentir encore l’activité et de réduire les rentrées fiscales.

        La zone euro ne sortira de cette crise qu’en mettant ses moyens en commun, qu’en mutualisant ses emprunts pour en diminuer les taux et qu’en procédant, surtout, à des investissements paneuropéens dans les industries d’avenir, celle qui créeront les emplois de demain. François Hollande a, oui, cent fois raisons de dire que « la solution est européenne » mais pourquoi le murmure-t-il au lieu de le hurler et de prendre la tête d’un parti paneuropéen de la croissance européenne ?

        Pourquoi l’homme qui, durant sa campagne, avait su dire avant tout le monde que la rigueur était nécessaire mais mènerait dans le mur si elle n’était pas accompagnée d’un effort de croissance volontariste est-il aujourd’hui si discret, timide, elliptique, alors que les faits lui ont donné raison et que cette analyse est de plus en plus partagée, jusque dans les milieux financiers ?

        Cela parait incompréhensible, mystérieux, mais il y a une explication à cela...

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SUÈDE • 24 heures dans la peau d’un autre

SUÈDE • 24 heures dans la peau d’un autre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour dénoncer le racisme au quotidien, l’écrivain suédois Jonas Hassen Khemiri envoie une lettre ouverte à la ministre de la Justice.

 

Chère Beatrice Ask,Nous sommes différents à plus d’un titre. Vous êtes née au milieu des années 1950, je suis né à la fin des années 1970. Vous êtes une femme, je suis un homme. Vous êtes politicienne, je suis écrivain. Mais nous avons quelques points communs. Nous avons tous les deux étudié l’économie internationale (sans passer l’examen de fin d’études). Nous sommes à peu près coiffés de la même manière (même si nos cheveux ne sont pas de la même couleur). Et nous sommes tous les deux citoyens à part entière de ce pays, nés à l’intérieur de ses frontières et unis par sa langue, son histoire et ses infrastructures. Vous et moi sommes égaux devant la loi.

C’est pourquoi j’ai été surpris de votre réponse, jeudi dernier, à quelqu’un qui s’inquiétait de savoir si, en votre qualité de ministre de la Justice, vous vous sentiez préoccupée par les récits de gens (non blonds, bruns, mats de peau) qui racontent les contrôles au faciès que leur inflige la police dans la rue. Vous avez répondu :

“Le sentiment engendré par ce type de contrôles peut vraiment dépendre de la personne. Les personnes préalablement condamnées ont parfois l’impression d’être mises en cause en permanence, alors que vos antécédents judiciaires ne sont pas écrits sur votre figure […]. Pour déterminer si la police agit dans le respect des lois et des règles, il est nécessaire de voir les choses selon une perspective globale.”

“Les personnes préalablement condamnées” : le choix des termes est intéressant. Car c’est précisément ce que nous sommes. Nous tous qui sommes coupables jusqu’à preuve du contraire.

Je vous écris pour vous exprimer un simple souhait, Beatrice Ask. Je souhaite que nous troquions nos peaux et nos parcours. Allez. Chiche !

Pendant vingt-quatre heures, nous emprunterons l’enveloppe corporelle de l’autre. Je me glisserai dans la vôtre pour savoir ce que c’est d’être une femme dans un milieu politique patriarcal. Vous emprunterez la mienne pour comprendre que, lorsque vous sortez dans la rue, que vous prenez le métro, que vous allez au centre commercial et que vous voyez là des policiers qui ont la loi de leur côté, qui ont le droit de venir vers vous et de vous demander de prouver votre innocence, cela réveille des souvenirs. D’autres abus, d’autres uniformes, d’autres regards...

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Le « modèle allemand » ou comment s'obstiner dans l'erreur, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique)

Rapport après rapport, les données économiques viennent contredire les politiques d'austérité imposées aux pays européens par l'Allemagne, la BCE et la Commission européenne. Et pourtant, rien ne change.

 

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instants dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ?

Pas encore.

Certes l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, La Hongrie, la République tchèque soumis à l’obligation de coupes claires dans leurs services publics et dépenses d’Etat s’enfoncent dans la récession. Même les Pays-Bas et la Finlande, alliés traditionnels de l’Allemagne en matière de rigueur, ont connu une baisse d’activité en 2012, cependant que la France et le Royaume-Uni stagnaient. Seule la Pologne affichait l’année dernière une croissance supérieure à... 1 %.

Certes, la zone euro passée sous la toise de la bureaucratie austéritaire comptait à la fin du mois d’avril 19,2 millions de chômeurs (12,1 % de la population active selon Eurostat), un chiffre record et qui néanmoins ne dit rien de la dégradation vertigineuse des conditions d’existence du peuple grec.

Certes, un chef économiste du FMI a reconnu en janvier que son institution avait gravement sous-estimé les dégâts engendrés par l’impératif de restriction budgétaire : là où le modèle prévoyait qu’une réduction d’un euro de la dépense publique entraînerait une baisse de 0,5 euro de la richesse produite, l’analyse empirique montre que la contraction de l’activité serait deux à cinq fois supérieure.

Certes enfin, la thèse des illustres économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff selon laquelle une dette supérieure à 90 % du produit intérieur brut affaiblirait la croissance a été taillée en pièce par un étudiant de l’Université du Massachusetts, qui s’est amusé à refaire les calculs : les auteurs, cités comme des prophètes par les partisans de l’austérité — du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires Olli Rehn à l’ancien directeur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet — avaient écarté des données contradictoires et construit leur modèle à partir d’un tableur affecté par une erreur de formule.

Il n’en faudrait pas tant à un âne pour faire demi-tour.

Mais à l’instar des personnages de Tex Avery, banquiers centraux, économistes orthodoxes et dirigeants politiques ignorent les faits et galopent, pour quelques temps encore, dans un éther de croyance...

 



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Municipales britanniques : les anti-Européens réalisent une montée en puissance

Municipales britanniques : les anti-Européens réalisent une montée en puissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ROYAUME-UNI - Le parti populiste, l’Ukip, a réalisé une percée historique lors des élections locales au Royaume-Uni, infligeant un sérieux revers aux conservateurs menés par David Cameron.
Le scrutin avait une valeur de test à l'approche des législatives de 2015.

 

La vague populiste déferle au Royaume-Uni. Avec 26 % des voix, selon les résultats partiels, le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a réalisé une percée historique lors des élections municipales en Angleterre et au Pays de Galles. Cette victoire électorale de la formation anti-européenne et anti-immigration signe la meilleure performance pour le quatrième parti du pays depuis la Seconde Guerre mondiale. Il obtient en effet 147 postes de conseillers contre huit auparavant.


"Il s'agit d'un changement de cap dans la politique britannique", a lancé le chef de l'Ukip, Nigel Farage, dont le parti ne dispose pas de siège au Parlement britannique mais compte 12 députés au Parlement européen.

Selon lui, la formation aurait tiré profit de la déception des gens à l'égard des trois formations traditionnelles, conservateurs, travaillistes et libéraux. "Nous avons trois partis qui n'ont plus la capacité de gouverner notre propre pays, qui nous ont laissés au bord de la faillite et laissé la porte ouverte aux politiques d'immigration", a-t-il déclaré à la BBC.

"Nous avons été malmenés par tout le monde, attaqués par tout le corps politique qui a fait de son mieux pour empêcher les gens biens de sortir et de voter pour l'UKIP. Ce qu'ils ont fait en nombre", a-t-il par ailleurs affirmé sur Sky News...

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Antisémitisme galopant en Hongrie - leJDD.fr

Antisémitisme galopant en Hongrie - leJDD.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

REPORTAGE - Le Congrès juif mondial s'ouvre dimanche pour soutenir une communauté malmenée dans le pays dirigé par l'autoritaire Viktor Orbán. Samedi, des militants d'extrême droite ont défilé, stigmatisant les juifs et dénonçant Israël.

 

Gros bras tatoués, crânes rasés, quelques personnes âgées, et puis ces miliciens en treillis – dont la Garde nationale hongroise. C'est toute la fine fleur de l'extrême droite de Budapest qui s'est rassemblée samedi à deux pas du Parlement. Tous réunis à l'initiative de Jobbik, parti d'extrême droite ayant obtenu 17% des voix aux législatives de 2010, pour une commémoration des victimes de "la terreur véritable". Comprendre : les victimes "du bolchevisme et du sionisme" en Hongrie.

À la tribune, on lâche les chevaux : "On nous dit qu'il faut se souvenir de l'Holocauste, l'enseigner à l'école, mais c'est pour mieux masquer les crimes du sionisme et les péchés d'Israël", s'enflamme Márton Gyöngyösi, l'un des députés Jobbik les plus radicaux. Au micro, il est aussi question de la volonté d'Israël d'acheter des pans entiers du territoire hongrois. Et puis, forcément, on parle du Congrès juif mondial qui s'ouvre aujourd'hui à Budapest. "Ils viennent nous provoquer jusqu'ici", lâche, mauvaise, Ancsa, cinquantenaire portant tee-shirt aux couleurs du drapeau national.

 

La veille déjà, dans le cadre austère de son bureau de députée, la sévère Eniko Hegedusné Kovács, à l'initiative de la manifestation samedi, s'indignait de l'événement : "Israël exerce de plus en plus d'influence sur le pays. Ce congrès en est la démonstration." Puis d'évoquer la pression du "lobby juif", son antisionisme assumé. Mais, selon elle, point d'antisémitisme dans son discours, pas plus que dans celui de son parti. D'ailleurs, la question de l'antisémitisme ne serait pas un sujet en Hongrie.

 

Et pourtant. Si aucune statistique officielle n'est disponible, la plupart des associations l'attestent : depuis plusieurs années, la Hongrie fait face à une recrudescence d'actes antisémites et le malaise est de plus en plus profond parmi les 100.000 juifs hongrois. C'est pour soutenir cette communauté que le Congrès juif mondial a choisi de s'établir cette année sur les bords du Danube. Péter Feldmájer, le président de l'Association des communautés juives de Hongrie, s'en félicite. Et avoue dans le même temps son inquiétude face au Jobbik, qui, à côté de son discours principal anti-Tsiganes a ajouté une variante juive : "Il y a dix ans, ils étaient dans la rue. Aujourd'hui, ils sont à l'Assemblée."
Dans un pays où la communauté juive est très bien intégrée et où la grande majorité des citoyens est opposée au radicalisme, comment expliquer cet antisémitisme? ...

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ITALIE • Un axe franco-italien pour contrer l'Allemagne ?

ITALIE • Un axe franco-italien pour contrer l'Allemagne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la presse italienne, la rencontre mercredi 1er mai entre le nouveau président du Conseil Enrico Letta et François Hollande relance le projet d'un axe franco-italien fort en Europe. En ligne de mire : l'Allemagne.

 

"L'axe franco-italien est de retour", affirme La Repubblica au lendemain de la conférence de presse conjointe à l'Elysée entre le président du Conseil italien Enrico Letta et le président français François Hollande.

Le but de cet axe Rome-Paris : rien de moins que sauver l'Europe et trouver des solutions pour sortir de la récession, sans mettre en péril une démocratie menacée par les mouvements populistes. Mais en filigrane de cette rencontre, il faut surtout lire une critique du leadership allemand en Europe. "[François Hollande et Enrico Letta] ne peuvent pas le dire clairement mais les ennemis désignés sont Angela Merkel et son axe du Nord formé avec les Premiers ministres finlandais Jyrki Katainen et hollandais Mark Rutte", écrit La Repubblica. Pour schématiser, l'axe franco-italien veut en finir avec le diktat de la rigueur tandis que l'axe du nord défend le principe de l'austérité pour revenir à l'équilibre budgétaire.

Plus concrètement, les objectifs de l'axe franco-italien que pourraient prochainement rejoindre la Belgique et l'Espagne sont notamment de créer une union bancaire utile à la stabilité financière, mettre en œuvre le pacte pour la croissance de 120 milliards d'euros (approuvé il y a un an mais resté lettre morte) et de renforcer la coordination des politiques économiques.

Au-delà des volontés affichées, la visite d'Enrico Letta en France a une forte portée symbolique. "Après des mois angoissants de vide politique en Italie, la France de François Hollande a donné l'impression de retrouver avec soulagement un allié important, et peut-être décisif, dans l'affrontement avec l'Allemagne d'Angela Merkel", écrit le correspondant Stefano Montefiori dans Il Corriere della Sera.

 

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Bruxelles, future capitale verte de l'Europe ? - Les Inrocks

Bruxelles, future capitale verte de l'Europe ? - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des parcs à n’en plus finir, des projets eco-friendly, le développement des zones cyclables… Bruxelles figure dans le top 4 des villes en lice pour décrocher le titre de capitale verte européenne en 2015.

 

“Bonjour, vous êtes arrivé à Bruxelles-Midi. Welkom op Brussel-Zuid.” Quartier de la gare, dans le centre : du bruit, des pots d’échappement, quelques petits arbustes. Un peu plus bas, une borne de vélos en libre-service. Il suffit de sortir de ce capharnaüm et de faire quelques mètres pour remarquer les arbres bordant les boulevards. “Au XIXe siècle, l’urbanisation de Bruxelles s’est développée sur la base de grandes allées plantées, ce qui explique son maillage vert”, explique l’urbaniste Marie Demanet, coordinatrice du bureau d’études ERU, spécialisé dans l’urbanisme durable, qui participe activement à la construction de la ville. Bruxelles compte en tout 8 000 hectares de pelouses à tondre. L’administration de Bruxelles-Environnement s’occupe d’un quart des hectares, le reste est entretenu par les différentes communes de la ville et est “géré de façon exemplaire” : aucun pesticide ne serait utilisé pour prendre soin des plantes. Autour des pelouses du parc Tenbosch, à Ixelles, les chiens ont même leur propre espace, évitant aux flâneurs de bien mauvaises surprises.



À Bruxelles, 75 % des consommations d’énergie et 70 % des émissions de CO2 proviennent du secteur du bâtiment. Depuis 2004, l’administration régionale multiplie les initiatives et les aides en faveur du développement durable dans ce secteur. Le but : “Inciter à rénover, mieux isoler et surtout équiper les bâtiments pour réaliser des économies d’énergie et réduire les émissions”, analyse l’architecte Bernard Deprez, professeur à la fac d’architecture La Cambre Horta et coauteur avec Jean Cech de Les bâtiments exemplaires se racontent (à Bruxelles). Depuis, toitures vertes, citernes de récupération d’eau de pluie et façades en bois apparaissent comme des champignons dans le paysage urbain. Les résultats, discrets, semblent satisfaisants : “En moins de dix ans, les techniques dites de rénovation durable commencent à se répandre. Entre 10 et 15 % des constructions obéissent aux normes. Mais il y a encore du chemin à faire”, explique-t-il....

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Qui es-tu Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien? - Les Inrocks

Qui es-tu Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien? - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Enfant surdoué de la politique italienne, Enrico Letta vient d’être nommé Président du Conseil. Loin de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo, portrait d’un modéré alliant jeunesse et expérience.

 

Scandales à répétition, candidatures fantasques et incessants changements de gouvernements… Plus encore que les Français, les Italiens semblent lassés de la routine qui fait, à Rome, de la politique une pièce de théâtre. Outre les sempiternels thèmes de relance économique et d’assainissement de la vie politique, la Botte attendait cette fois, sans y croire vraiment, qu’un souffle de nouveauté balaie la gérontocratie au pouvoir. Mais en Italie rien ne change jamais vraiment. C’est finalement le vétéran Giorgio Napolitano, 88 ans dans quelques jours, qui a été nommé Président de la République italienne… Fin du premier acte et dépit chez les assoiffés de changement.

Napolitano est chargé de choisir un Président du Conseil. Plusieurs jours durant, il va sonder les uns et les autres, consulter les dirigeants politiques afin de nommer la personne idoine. Pour faire taire les critiques à son égard, le vétéran va choisir un Président du Conseil très jeune pour le contexte italien : Enrico Letta, 46 ans, leader du Parti démocrate (PD – de centre gauche). L’acte II s’achève sur cette manœuvre rusée. Reste à celui que l’on décrit comme un technicien très habile mais peu rigolard d’obtenir la confiance du Parlement. Piège ou aubaine, le plus dur commence désormais pour Enrico Letta : l’acte III.

Mais qui est donc celui que les journalistes italiens appellent “l’enfant prodige” de la politique italienne ? Pour répondre à la question, nous avons interrogé Stefano Montefiori, correspondant du Corriere della Serra à Paris :

“Son style n’est pas sans rappeler celui de Mario Monti : très compétent, Letta est polyglotte (il maîtrise parfaitement l’anglais et le français) et connu pour son goût de l’équilibre et du compromis. Eternel enfant prodige, il adopte les caractéristiques de l’ancienne Démocratie chrétienne où il a fait ses débuts : il est ainsi perçu comme discipliné, sérieux, pas vraiment charismatique mais très fiable. Letta a su adoucir son image en se faisant photographier en train de jouer au Subbuteo (un jeu de football – ndlr), et en parlant de ses autres passions, l’AC Milan et Dylan Dog (une bande dessinée italienne). Les gens ont remarqué qu’il lui est arrivé de venir aux colloques en conduisant sa propre Fiat, sans voiture de fonction. Sur le fond, les italiens attendent de lui qu’il sache s’allier avec la France pour contrer l’austérité imposée par Berlin, à différence de ce que Monti a fait. On pourrait définir Letta comme un Monti plus jeune et plus social.”...

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Grèce : Trois ans d'échec collectif

Grèce : Trois ans d'échec collectif | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le 23 avril 2010, le Premier ministre de l’époque, Georges Papandréou, lançait un appel à l’aide financière internationale pour éviter l’effondrement de son pays. Les trois années qui ont suivi ont été une suite d’erreurs commises à la fois par la troïka et l’Etat grec, observent plusieurs études.
 Par Nick Malkoutzis

Il y a trois ans, le Premier ministre Georges Papandréou s’exprimait depuis le port de Kasteloritzo avec, en toile de fond, les reflets argentés de la mer Egée et des enfants piaillant de joie. La période qui a suivi ne fut en rien un jeu d’enfant baigné de lumière pour la Grèce. L’appel qu’a lancé ce jour-là Papandréou à la zone euro et au Fonds monétaire international (FMI) a été le point de départ de pratiquement tous les événements survenus en Grèce depuis trois ans. Et nul ne sait sur quoi cela débouchera.

Même si la troïka de prêteurs, qui a injecté près de 200 milliards d’euros en Grèce au cours des 36 derniers mois, est composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI, la plupart des Grecs se sont focalisés sur le rôle de l’organisation de Washington. Pour beaucoup, la date du 23 avril restera le jour où "Papandréou a vendu la Grèce au FMI". Le Fonds n’a fourni qu’une fraction des prêts consentis à ce jour, et pourtant, ce sont souvent ses initiatives qui sont observées à la loupe.

De plus en plus de gens ont compris que certains partenaires de la Grèce au sein de la zone euro et de la BCE étaient derrière les exigences les plus fermes de la troïka, mais le FMI n’en reste pas moins la cible de prédilection des critiques.

 

Le problème tient au fait que ces attaques souvent inconsidérées, qui associent le FMI au cheval de Troie du néolibéralisme, empêchent toute analyse raisonnée du rôle de chacun des trois éléments de la troïka. Dans ce brouillard, il est devenu difficile de discerner ce que l’on a vraiment à reprocher au FMI. A cet égard, un éditorial de Mohamed El-Erian, directeur du fonds d’investissement PIMCO, paru sur le site de CNN sous le titre "Le FMI doit surmonter sa personnalité bipolaire", arrivait à point nommé et apportait un éclairage tout à fait précieux...

 

 

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RACISME • En Grèce, les gens préfèrent "fermer les yeux"

RACISME • En Grèce, les gens préfèrent "fermer les yeux" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les agressions à l'encontre des immigrés se sont multipliées en Grèce, principalement du fait du parti néo-nazi Aube dorée.

 

Cette semaine, Courrier International publie les photos de Giorgos Moutafis qui, depuis cinq ans, documente la tragique odyssée des clandestins dans son pays.

 

Né en 1977 à Athènes, Giorgos Moutafis, est photographe indépendant. Son travail est publié dans des journaux et magazines aussi prestigieux que le New York Times, Time, Der Spiegel, The Guardian, etc... Depuis quelques années, il se consacre à documenter les malheurs des immigrés clandestins dont nombreux échouent dans une Grèce en pleine crise économique et sociale alors qu'ils rêvaient d'atteindre "l'Eldorado européen". Souvent, leur rêve s'est transformé en cauchemar. Cette semaine, Courrier internationalpublie dans ses pages Europe une sélection des photographies de Giorgos, qui témoignent toutes de la violence dont sont victimes les immigrés de la part des néo-nazis grecs. Voici son témoignage.

 

Cela va faire un petit moment que vous travaillez sur les clandestins. Pourquoi avoir choisi ce sujet ?

Oui, cela va faire cinq ans que je tente de documenter les flux migratoires en Grèce et les conditions inhumaines auxquelles ces clandestins et réfugiés doivent faire face. Je suis intéressé par ces mouvements de population et j'essaie de fixer sur mon objectif la vie de ces immigrés et de raconter leur histoire. Ce sont des histoires pleines de douleur et de violence. 

 

Comment est perçu votre travail en Grèce ?

C'est très difficile de travailler sur des sujets liés à l'immigration dans un pays en crise. Les gens ont tendance à vouloir fermer les yeux... Des médias me publient, parfois, mais ces parutions limitées dans quelques magazines ne sont pas suffisantes à mes yeux pour aborder des questions aussi importantes.

 

Vous avez une explication sur la violence dont font l'objet ces immigrés de la part de Grecs ordinaires ?

Je suis persuadé qu'aucun être humain ne va quitter son foyer sans raison valable. La guerre, la violence, des problèmes économiques et politiques sont souvent la raison pour laquelle tous ces gens partent de leur terre natale. Et ils payent très cher leur "billet pour l'Europe" ; parfois en y laissant leur vie. ...

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L'UE accepte d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Serbie

L'UE accepte d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Serbie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement serbe a donné son feu vert à l'accord en vue de normaliser les relations avec le Kosovo, paraphé vendredi sous l'égide de l'UE

 

"La Commission considère que la Serbie a rempli le critère prioritaire consistant à prendre des mesures en vue d'une amélioration visible et durable de ses relations avec le Kosovo, écrit la Commission dans un rapport (en anglais) sur les discussions entre la Serbie et le Kosovo. En conséquence, la Commission recommande l'ouverture de négociations avec la Serbie pour une adhésion à l'Union."


Cette annonce est intervenue quelques minutes après le feu vert donné par le gouvernement serbe à l'accord Belgrade-Pristina paraphé vendredi dernier sous l'égide de l'UE, quatorze ans après la fin du conflit serbo-kosovar et cinq ans après l'indépendance proclamée par l'ancienne province serbe. Le compromis porte sur le degré d'autonomie accordé aux 40 000 Serbes du nord de ce territoire.

Belgrade "a accepté le premier accord sur les principes qui réglementent la normalisation des relations, qui est le résultat du dialogue avec le Kosovo à Bruxelles. Le gouvernement a ordonné aux ministères (...) de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l'accord et poursuivre l'application des accords déjà existants avec les représentants des institutions de Pristina", indique un communiqué du cabinet du premier ministre serbe, Ivica Dacic.

Le Parlement serbe doit également se prononcer dans la semaine sur cet accord, mais la coalition au pouvoir dispose d'une confortable majorité et ne devrait pas rencontrer d'obstacle. L'Union européenne avait en effet conditionné le démarrage de négociations d'adhésion à un accord avec son ancien ennemi...


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L'Espagne réforme son éducation pour lutter contre le chômage record des jeunes

L'Espagne réforme son éducation pour lutter contre le chômage record des jeunes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
MADRID, 17 mai 2013 (AFP) - Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi une réforme controversée du système éducatif, déjà frappé par des coupes budgétaires, avec l'espoir de lutter contre le chômage record des jeunes dans un pays où l'abandon scolaire dépasse de loin celui de ses voisins européens.

"Nous avons besoin d'une refonte urgente de tout le système éducatif car nous ne pouvons pas nous permettre les chiffres d'échec, d'abandon (scolaire, ndlr) et de chômage des jeunes", a lancé la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, après le Conseil des ministres.

La loi adoptée par le gouvernement vendredi, qui sera débattue au Congrès des députés, où le parti conservateur au pouvoir dispose de la majorité, est "l'une des réformes les plus importantes figurant à l'agenda du gouvernement", arrivé au pouvoir en décembre 2011, a ajouté le ministre de l'Education, Ignacio Wert.

Enfoncée dans la récession, l'Espagne est frappée par un taux de chômage historique de plus de 27%, qui bondit jusqu'à 57,22% chez les 16-24 ans.

Ce panorama est encore assombri par un taux d'abandon scolaire de 25%, "le double de celui du reste des pays de l'Union européenne", a précisé vendredi la numéro deux du gouvernement. Près d'un jeune sur quatre (23,5%) entre 15 et 29 ans ne travaille ni n'étudie, a-t-elle ajouté.

"L'investissement dans l'éducation a doublé lors de la dernière décennie, et l'échec aussi", a-t-elle souligné. Engagé dans une cure d'austérité drastique, le gouvernement a ordonné une réduction de trois milliards d'euros par an des dépenses dans l'éducation, un secteur dont le budget est géré par les régions autonomes.

La réforme prévoit notamment une plus grande "flexibilité" des parcours scolaires ainsi que l'introduction d'examens pour valider chaque étape de la scolarité....

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Italie: manifestations contre l'austérité

Italie: manifestations contre l'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

ITALIE - A Rome, plusieurs dizaines de milliers d'Italiens ont manifesté, ce samedi 18 mai 2013, contre l'austérité et pour l'emploi, à l'appel du syndicat des métallurgistes. C'est la première manifestation depuis la formation du gouvernement Letta et l'annonce de premières mesures.

 

« Nous ne pouvons plus attendre ». C’est derrière ce slogan affiché en tête de cortège que des dizaines de milliers de travailleurs et de retraités ont réclamé samedi une correction radicale et immédiate de la politique économique menée par le tout nouveau gouvernement italien.

Alors que le président du Conseil Enrico Letta a annoncé vendredi le déblocage d’un million d’euros supplémentaire pour les chômeurs et la suspension du paiement de la taxe foncière pour les ménages et les entreprises afin de redonner un peu d’oxygène à une économie en récession, le syndicat Fiom CGL a estimé que ces mesures n’allaient pas assez loin et ne répondaient pas aux exigences.

La priorité, ce n’est pas la taxe foncière, c’est l’emploi et les investissements, explique le leader syndical Maurizio Landini qui demande l’arrêt des licenciements ou encore l’introduction d’un revenu minimum de citoyenneté.

Cette mobilisation à Rome a constitué une sorte de premier avertissement social pour le nouveau gouvernement Letta mais aussi un défi politique....

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«Pour la première fois, les attitudes des Français ressemblent à celles des Grecs…»

Bruce Stokes, du Pew Research Center, déplore le fossé qui se creuse avec l’opinion publique allemande :

 

Directeur des études d’opinion internationales du Pew Research Center, Bruce Stokes observe depuis longtemps les évolutions du continent européen. Il n’en est que plus choqué des résultats en France cette année.

La France en «chute libre» dit votre étude. N’y allez-vous pas un peu fort ?

Lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique, comment vont leurs finances personnelles, comment ils voient l’avenir ou ce qu’ils pensent de l’intégration européenne, les réponses sont à chaque fois plus négatives et la tendance semble s’accélérer par rapport à nos précédentes études. Nous n’avons pas généralisé à partir d’un ou deux indicateurs : c’est tout un spectre de réponses qui s’effondrent. Les attitudes françaises évoluent dramatiquement en 2013, par rapport aussi aux autres pays et notamment aux Allemands.

Vous signalez une telle divergence entre les opinions françaises et allemandes que l’on se demande : le fameux couple franco-allemand peut-il encore tenir sur ces sables mouvants ?

Les opinions publiques allemande et française n’ont jamais été parfaitement similaires, mais la France jouait auparavant un rôle hybride, intermédiaire entre les attitudes allemandes et celles des pays du sud de l’Europe. Dans cette étude 2013, nous observons pour la première fois que les attitudes des Français ressemblent vraiment à celles des Grecs, des Italiens ou des Espagnols. Le gouffre s’est creusé avec les Allemands. A la longue, si Français et Allemands ont des perceptions à ce point divergentes, cela risque de compliquer leur coopération politique. Cela isole aussi davantage l’Allemagne, qui semble de plus en plus vivre sur un autre continent. Mais cela peut rendre la France plus nécessaire que jamais dans son rôle de pont avec Berlin.

L’Allemagne a-t-elle de toute façon une alternative à la France ?

Non, il n’y a pas d’alternative à la France. Une autre des découvertes de cette étude est d’ailleurs que le gouvernement allemand a plus de marge de manœuvre qu’il ne le dit. ...

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Elections en Bulgarie : Cherchez l'Europe

Elections en Bulgarie : Cherchez l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans la campagne pour les législatives du 12 mai, l’Europe est la grande absente.

Sauf s’il s’agit d’appeler à la sortie de l’UE — comme le fait l’extrême-droite — ou de promettre que les fonds européens continueront bien d’abreuver les caisses du pays — comme le font les deux principaux partis. Extraits. Par Svetoslav Terziev

 

Pour la première fois, depuis que la Bulgarie est rentrée dans l'Union européenne (UE), en 2007, il n'est presque plus question de l'Europe dans l'espace public. Toute rengaine finit par lasser, mais ici la raison semble plus profonde : l'Europe est rentrée dans la longue liste des illusions perdues pendant la transition qui a suivi la chute du communisme en 1989.

Plus aucun parti ne s’affiche devant ses électeurs en brandissant l'idée européenne. Même les formations politiques qui portent le nom "d'européennes" l'ont oubliée. L'Europe a été réduite à une sorte de pin's que les hommes politiques bulgares arborent au revers de leur veste devant les étrangers. Lorsqu'ils en ressentent le besoin, ils accourent à Bruxelles pour se convaincre qu'ils existent encore,– malgré les preuves du contraire qu’ils constatent chez eux. Logiquement, ils n'y rencontrent que des représentants des partis frères qui affichent bruyamment leur soutien, surtout en période électorale.

 

L'exemple le plus éclatant du déclin du rêve européen est offert justement par le parti qui a été aux commandes du pays et qui s'apprête à effectuer un deuxième mandat, le GERB (Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie). Lors de son show grandiose du 7 avril dernier à Sofia, ses militants ont distribué un dépliant en papier glacé, intitulé "La bonne direction pour la Bulgarie : quelques points du programme politique de GERB". Dès les premières lignes, on rappelle qu’il est un "parti de centre-droit, membre de la famille du Parti populaire européen (PPE)". Pour preuve, des membres éminents de la "famille" étaient conviés et installés au premier rang de l'événement, notamment le secrétaire général du PPE Antonio López (Espagne) et le président du groupe parlementaire du PPE à Strasbourg, le français Joseph Daul.

Ils ne se doutaient sans doute pas que leur présence était censée légitimer la mercantilisation de l’idée européenne véhiculée par la droite bulgare. S'ils lisaient le bulgare, ils auraient pu néanmoins constater que le sujet européen n'est abordé que sous l’angle des "fonds européens". Pour qu'il n’y ait plus aucun doute sur le fait que l'Europe est réduite à une vache à lait, l'ex-Premier ministre Boïko Borissov s'est adressé directement à eux lors de son discours. "Grâce à nos invités du premier rang, nous garantissons que dans les prochaines années quelque 32 milliards de lévas (la moitié en euro) seront injectés dans l'économie bulgare. Lorsque nous parlons de GERB, nous devons toujours avoir à l'esprit que nous sommes un parti qui fait rentrer de l'argent en Bulgarie"...

 

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La Slovénie présente un plan pour assainir ses finances publiques

La Slovénie présente un plan pour assainir ses finances publiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Echaudé par les conditions drastiques imposées à Nicosie pour obtenir une aide internationale, Ljubljana souhaite à tout prix éviter ce recours.

 

Le gouvernement de centre gauche de Slovénie, pays souvent cité comme potentiel candidat à une aide internationale, doit présenter jeudi 9 mai à l'issue d'un conseil des ministres le plan d'assainissement des finances publiques qu'il va envoyer à la Commission européenne. Objectifs : améliorer les finances publiques du pays et réformer le secteur bancaire qui croule sous une montagne de créances douteuses – environ 7 milliards d'euros, soit 20 % du produit intérieur brut (PIB) du pays – pour éviter au pays de devenir le sixième membre de la zone euro à faire appel à une aide, après Chypre, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande et la Grèce.

Echaudé par les conditions drastiques imposées à Nicosie pour obtenir une aide internationale, Ljubljana souhaite à tout prix éviter ce recours. Alenka Bratusek, arrivée à la tête du gouvernement il y a sept semaines, a annoncé mercredi qu'elle prendrait en compte les propositions de l'opposition. Le document de travail évolue ainsi en fonction des différentes réunions avec les syndicats, le patronat et les différentes forces politiques...

 

Mercredi, le commissaire européen en charge des affaires économiques, le Finlandais Olli Rehn, a expliqué que si le plan était "convaincant, concret et fiable", l'Union européenne (UE) déciderait fin mai de la prochaine étape. L'agence d'évaluation financière américaine Moody's avait mis un peu plus sous pression le pays, dégradant le 30 avril sa note souveraine de deux crans dans la catégorie "spéculative".

La Slovénie a toutefois réussi à lever le 3 mai 3,5 milliards de dollars sur le marché de la dette, à des taux seulement en légère hausse et avec une demande forte. Les spéculations sur une demande d'aide de l'ancien élève modèle parmi les anciens pays communistes membres de l'UE, se sont renforcées après le sauvetage de Chypre, même si les deux cas diffèrent fortement : le secteur bancaire slovène représente 130 % du PIB quand les banques chypriotes en représentent 800 %.

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Société : Pourquoi les Espagnols ne se révoltent pas

Société : Pourquoi les Espagnols ne se révoltent pas | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Cinq ans de crise, six millions de chômeurs, et des milliers d'expulsés de leur logement : malgré un lourd bilan social, les Espagnols subissent leur sort sans se révolter contre le gouvernement ou contre l'UE.

Parce qu'ils craignent de perdre le peu qu'il leur reste, avance un sociologue. Par Ignacio Sánchez-Cuenca

 

 

Nous sommes aujourd'hui dans la cinquième année de crise. Le chômage augmente, tout comme la pauvreté et l'exclusion sociale ; des cas de malnutrition infantile commencent à apparaître ; des dizaines de milliers de familles ont été expulsées de leur domicile. Et les salaires continuent de baisser, ce qui n'est en revanche pas le cas du prix des biens et des services.

La population a, par ailleurs, compris qu'il ne s'agit pas d'une situation temporaire, et qu'elle peut perdurer encore de longues années. Dans ces conditions, comment se fait-il qu'il n'y ait pas d'explosion sociale ? Pourquoi le système ne vole-t-il pas en éclats ? Jusqu'où peut aller la tolérance de la société espagnole sans qu'un soulèvement n'éclate ?

 

Difficile, en effet, d'imaginer conjonction de conditions plus favorables à une explosion. Primo, les effets de la crise sont terribles. Comment une population comptant six millions de chômeurs parvient-elle à survivre ? Le pire étant que le chômage va continuer d'augmenter, puisque la demande intérieure est atone. Les économies et les aides qui, jusqu'à présent, permettaient à beaucoup de s'en tirer tant que bien que mal, arrivent aujourd'hui à épuisement. Ceux qui travaillent le font souvent dans l'économie souterraine, et en échange d'un salaire de survie.

Secundo, les politiques barbares d'austérité que mènent l'Espagne et l'Union européenne ne font que démolir le pays et repousser un peu plus l'heure de la reprise. Au lieu de faire en sorte que la consommation et les investissements publics viennent pallier la chute de la consommation des ménages, le gouvernement coupe dans tous les postes de dépenses de l'Etat.

Ainsi, non seulement la crise s'aggrave, mais la couverture sociale offerte à la population touchée par le chômage et la pauvreté diminue. Cela peut paraître brutal, mais l'UE et le gouvernement espagnol ont estimé que la sortie de crise passait par l'appauvrissement général de la majorité des Espagnols – car c'est cela, et rien d'autre, que veulent dire les mots “dévaluation interne” [dévaluation, non de la monnaie, mais des salaires et des prix dans un seul pays de la zone euro].

Tertio, les Espagnols sont de plus en plus nombreux à penser que la répartition des sacrifices est d'une injustice flagrante. Le cas le plus sanglant, mais loin d'être isolé, est celui des expulsions. L'Etat débourse des aides généreuses et s'endette dangereusement pour assainir les banques, mais il n'offre aucune solution à la situation de tous ceux que la crise a étouffés sous les hypothèques. L'insensibilité des pouvoirs publics et des deux grands partis face à cette détresse a contribué à aiguiser l'indignation d'une bonne partie de la société....

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La Commission européenne publie des prévisions pessimistes pour tous les pays de l’UE

La Commission européenne publie des prévisions pessimistes pour tous les pays de l’UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

UNION EUROPéENNE / ECONOMIE - La Commission européenne vient de publier ses prévisions économiques du printemps 2013 pour l'ensemble des pays de l'Union européenne ; et elles ne sont pas très bonnes. La Commission revoit ses prévisions à la baisse, et annonce une contraction de 0,4% du produit intérieur brut des 17 pays membres de la zone euro. Cependant, Bruxelles laisse filtrer une lueur d'espoir, puisque l'exécutif communautaire envisage une croissance de 1,2% dès l'année prochaine.

Au regard de la situation économique, la Commission européenne rabaisse donc ses prévisions pour pratiquement tous les pays de la zone euro, y compris pour l'Allemagne.

En ce qui concerne la France, qui voulait croire à une croissance très légèrement positive en 2013, la Commission prévoit au contraire une récession de 0,1%. Et en 2014, une croissance modeste de 1,1%.

Le déficit, selon ces prévisions, continuera à se creuser, avec -3,9% en 2013 et -4,2% en 2014...

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Malte, prochain détonateur d'une crise européenne ?

Malte, prochain détonateur d'une crise européenne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le plus petit Etat de l'Union européenne est exposé aux risques d'un secteur bancaire qui pèse presque autant que celui de Chypre ou de l'Irlande avant que ces derniers ne sombrent dans la crise.

 

Un nouveau départ de feu dans la crise (les crises) européenne(s) ? C'est un risque que relève une étude de Natixis, publiée mardi 30 avril. "Malte présente de troublantes similarités avec Chypre, affirme l'économiste de la banque française Alan Lemangnen : petite économie très ouverte, l'archipel s'est progressivement spécialisé dans les services d'intermédiation financière pour devenir l'une des principales places offshore de la zone euro."

Son système bancaire, le deuxième plus gros en Europe derrière le Luxembourg, pèse près de huit fois le produit intérieur brut de l'île (qui ressortait à 6,8 milliards d'euros en 2012, soit 0,08 % du PIB de la zone euro), un poids trop important pour pouvoir être englobé dans un plan de sauvetage.

"Le système fiscal maltais, très accommodant, a permis de capter de nombreux dépôts non résidents, lesquels ont massivement afflué dans la lignée de l'entrée du pays dans l'UE" (en 2004), explique Alan Lemangnen. Résultat : le système est rapidement devenu hypertrophié, et un sauvetage serait insoutenable pour un gouvernement qui reste aux prises avec une politique de consolidation budgétaire (Malte était en procédure pour déficit excessif auprès de la Commission européenne jusqu'en février dernier).

 

"Un scénario à la chypriote serait des plus probables, conclut Alan Lemangnen, si un sauvetage devait être envisagé". En d'autres termes, des contreparties draconiennes demandées aux épargnants (en grande partie étrangers), notamment une ponction possible sur les comptes bancaires...

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Nouveau record du chômage en Europe

Nouveau record du chômage en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les chiffres du chômage pour l’union européenne ne sont pas rassurants. Les pays du sud de l’Europe payent un lourd tribut à ce fardeau.

 

La fête du travail a été une fois de plus placée sous le signe de la dégradation de l’emploi en Europe. La veille, en effet, l’office statistique, Eurostat, avait révélé que le taux de chômage, en mars, avait inscrit un nouveau record de 12,1 % en mars dans la zone euro. Soit un vingt troisième mois d’affilée de hausse. Au total, 19,2 millions de personnes étaient sans emploi à la fin du mois. Les chiffres pour l’union européenne sont à peine plus rassurants. Le taux de chômage s’y est établi à 10,9 % pour 26,5 millions de chômeurs. Par pays, sans surprise, les pays européens du sud de l’Europe payent un lourd tribut à ce fardeau avec la Grèce dont le taux de chômage a atteint 27,2 %, l’Espagne (26,7 %) ou encore le Portugal (17,5 %). La situation en Italie (11,5 %) ou en France (11 %), sans être aussi catastrophique, n’en est pas moins inquiétante. Avec un niveau de 5,4 %, le marché de l’emploi allemand, lui, continue de résister. Résultat, selon une étude publiée mardi par le ministre fédéral du travail allemand, les employeurs en Allemagne ont embauché au cours de l'année écoulée plus de ressortissants originaires des pays du sud de l'Europe touchés par la récession qu'auparavant. Le dynamisme germanique agit comme un aimant. Plus de 34.000 ressortissants espagnols, grecs, italiens et portugais ont trouvé un emploi en Allemagne en un an, selon les chiffres comptabilisés jusqu'en février. Au total, 466.000 personnes employées en Allemagne viennent de ces quatre pays, un chiffre en hausse de 8%.

Devant ce désastre social, de Madrid à Athènes, des manifestations étaient organisées contre les politiques d'austérité et prônant des mesures en faveur de l'emploi, à l'occasion de la fête du Travail....

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Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate

Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
On peut comprendre l'exaspération que suscite la politique d'Angela Merkel. Néanmoins, on doit se méfier des conséquences de manifestations anti-allemandes ou de pressions trop appuyées sur la chancelière.

 

L'atmosphère est tendue en Europe, où la rigueur germanique commence à lasser, comme l'illustrent l'appel à une éventuelle «confrontation» avec Berlin lancé par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone ou le texte du PS réclamant un «affrontement démocratique» avec le partenaire allemand. A l’opposé, en Allemagne ou en Finlande, des jugements sévères sont portés sur l’Europe du sud. Tout cela risque de mal finir.

De fait, on a vraiment l’impression que l’Europe se délite sous nos yeux. En Allemagne, on ne compte plus les dérapages verbaux de dirigeants politiques et économiques présentant les Européens du sud comme des fainéants qui en veulent à l’argent des Allemands qui, eux, travaillent et gèrent correctement leur économie. En Finlande, à en croire des sondages, la moitié des citoyens se montrent hostiles à l’idée de nouveaux plans de sauvetage européens, quitte à mettre l’euro en péril.

Dans les pays qui ont dû se résoudre à appeler leurs partenaires européens à l’aide, on dénonce la dureté des traitements imposés, dureté attribuée pour l’essentiel à Angela Merkel et aux autres dirigeants du nord. La zone euro se retrouve ainsi coupée en deux, avec une France qui apparaît plus proche du sud que du nord  par bien des aspects de sa situation économique.

 

Comme toujours, la réalité est plus nuancée. Les populations du sud devraient d’abord interpeller leurs dirigeants: si on leur fait avaler des potions aussi amères, c’est bien parce que leurs pays ont été mal gérés et que leur état de santé est vraiment critique.

Mais il est vrai que l’Allemagne ne fait rien pour leur éviter des traitements aussi désagréables. Angela Merkel, à l’approche d’échéances électorales importantes, ne semble avoir qu’un seul souci: montrer aux électeurs allemands qu’elle défend fermement leurs intérêts et que les aides aux autres pays européens sont calculées au plus juste......

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CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas

CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après cinq années de crises financières successives, les citoyens européens – ainsi que ceux qui aspirent à le devenir – n'ont plus confiance en l'Union.

 

"La confiance des citoyens dans l’Europe n’a jamais été aussi basse", assure en une The Guardian dans son édition du 25 avril. Un sondage réalisé fin 2012 montre en effet la flambée de l’euroscepticisme, "avivée par la crise de la dette". Des pays traditionnellement très proeuropéens comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne connaissent un "déclin vertigineux" de la confiance de leurs citoyens dans l'Union européenne (UE).

 

La chute de confiance la plus spectaculaire s’est produite en Espagne avec 72 % des habitants qui "tendent à ne plus croire en l’Europe", contre seulement 20 % qui y adhèrent encore. Il y a cinq ans, 65 % des Espagnols avaient confiance en l'UE. En France, ce manque de confiance est passé de 47 % en 2007 à 61 % en 2012.

"Les chiffres fournis par Eurobaromètre soulèvent des questions fondamentales sur la légitimité démocratique de l'UE après la pire crise qu’elle ait connue depuis sa création [1950]", souligne le quotidien britannique.

José Ignacio Torreblanca, directeur du Conseil européen pour les Affaires étrangères, un think tank, affirme que "les citoyens pensent désormais que la façon dont est gérée la crise de l’euro fait obstacle à leur démocratie nationale". "Ces chiffres représentent un cauchemar pour les dirigeants européens", note The Guardian.

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En Europe, l’austérité perd de sa rigueur

En Europe, l’austérité perd de sa rigueur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Face à la crise qui dure, de plus en plus de voix s’élèvent pour remettre en cause le rythme trop rapide des politiques d’assainissement budgétaire.

 

Le temps de la rigueur est-il compté ? Deux ans après s’être abattue sur l’Europe, la politique d’austérité, érigée en catéchisme économique, voit ses fondations trembler. Pas tant en raison des coups de boutoir répétés des «alter» et autres «économistes atterrés»(1), que des critiques qui émanent, ces dernières semaines, du cœur même des temples les plus rigoristes. Au point de préfigurer, peut-être, un changement de cap au niveau européen. Car si cette politique a conduit à diviser par deux le déficit public de la zone euro en quatre ans, elle plombe depuis fin 2011 la croissance du continent.

Dernière saillie en date, et non des moindres, venue clore provisoirement une vraie série noire pour les tenants de la rigueur : celle, lundi, du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Le «surveillant» en chef des programmes de réduction des déficits publics en Europe a déclaré que l’austérité, certes «fondamentalement bonne», a «atteint ses limites». Et de prévenir que pour «être couronnée de succès», une politique doit «recueillir un minimum de soutien politique et social». Un euphémisme face à la montée du mécontentement, notamment du sud de l’Europe.

Erreurs. La semaine dernière, c’était au tour de deux piliers de la doctrine austéritaire, Reinhart et Rogoff, d’être ridiculisés… par un étudiant. En 2010, ces deux éminents économistes de Harvard théorisaient, tableurs Excel à l’appui, qu’un taux d’endettement supérieur à 90% conduisait, sur la moyenne des pays étudiés, à une stagnation du PIB. L’influence de cette étude sur les politiques mises en place fut alors «immense», selon le prix Nobel d’économie Paul Krugman. Elle fut même reprise, en France, dans la loi de finances rectificative de 2010… Deux ans plus tard, patatras : leur travail se révèle truffé d’erreurs, la moyenne de la croissance des pays endettés à plus de 90% se trouvant réhaussé à +2,2%, et non pas en légère récession de 0,1%. «Les vrais coupables sont ceux qui se sont emparés de ce résultat controversé», enrage Paul Krugman....

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