Qui sait ce qui se passe vraiment en Islande ? Sinon que la population y a vaguement envoyé bouler ses créanciers par référendum. Et qu’un de ses volcans est venu faire tousser nos aéroplanes. A part ça, rien ou pas grand-chose. Chape de plomb des médias microcosmiques sur ce genre de cousin honteux dont les familles rangées préfèrent en général taire l’existence.D’infos parcellaires en révélations inédites, on peut pourtant commencer à se faire une idée de ce qui se passe dans ce petit pays nordique célèbre pour ses sources chaudes et son audace sociale : trouvez donc un autre pays où la Première ministre est officiellement mariée à une autre femme.
Un petit qui n’a pas eu peur des grands.
Revenons à ce qui nous intéresse : la fameuse crise financière de 2008 qui faillit couler l’île et de la façon dont celle-ci échappa brillamment au naufrage en plusieurs étapes qui méritent de rester dans les annales des hauts faits démocratiques : gouvernement contraint à le démission par pression populaire ;nationalisation des banques du pays ;gel de la dette après référendum renvoyant les créanciers assoiffés à leurs chères cassettes ;assemblée constituante de 25 citoyens lambda élus par leurs pairs pour réécrire une nouvelle constitution ;l’ex-Premier ministre jugé pour sa gestion de crise et mise en détention de plusieurs banquiers jugés responsables de la banqueroute (du moins ceux qui n’ont pas réussi à s’enfuir du pays) ;et au bout du compte, une situation économique et financière rétablie en cinq ans !...
L'organisation internationale apporte son soutien au président français dans la bataille franco-allemande, à la veille du dîner des chefs d'État européens, à Bruxelles.
Dans son bras de fer avec Angela Merkel sur les eurobonds, François Hollande a reçu mardi matin le soutien explicite de l'OCDE. «Il faut tout mettre sur la table: des obligations conjointement garanties pour recapitaliser les banques, pour financer des projets ou des émissions régulières d'euro-obligations», a défendu Pier Carlo Padoan, le chef économiste de l'organisation internationale, à l'occasion des nouvelles prévisions économiques. Car il y urgence à sauver la zone euro, seule zone économique en récession en 2012, et principal risque pesant sur la conjoncture mondiale. «Il faut une puissance de feu étonnante», a insisté le chef économiste de l'OCDE, plaidant, une nouvelle fois, pour un renforcement des mécanismes européens de stabilité, FESF et MES. L'OCDE appelle également la BCE à baisser ses taux et à acheter massivement des titres de dette souveraine sur les marchés secondaires, comme le font depuis le début de la crise la Fed, la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon....
C'était l'affluence des grands jours, lundi 21 mai, pour la conférence de presse conjointe entre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la gauche européenne (PGE), Jean-Luc Mélenchon, l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, et l'invité du jour, Alexis Tsipras, le leader grec de la gauche radicale et vice-président du PGE. Plus de 70 journalistes avaient fait le déplacement à l'Assemblée nationale, où se tenait la conférence de presse, pour écouter celui dont la coalition, Syriza, est donnée favorite aux élections du 17 juin. Sous les crépitements des flashs, Pierre Laurent a d'emblée dénoncé "les politiques d'austérité injustes qui conduisent dans l'impasse l'Europe" et appelé à "s'émanciper de la tutelle des marchés financiers" avec un rôle nouveau de la Banque centrale européenne qui prêterait directement aux Etats au même taux qu'aux banques. "Il n'y a pas de solution en Europe qui continue à s'exonérer du vote démocratique de ses peuples", a-t-il ajouté, en référence au choix des Grecs de faire de Syriza la deuxième force politique du pays avec 17,8 % des voix aux législatives du 6 mai, juste derrière Nouvelle Démocratie (centre-droit), et devant les socialistes....
Jusqu’à présent, il n’y avait guère de discussions idéologiques en Europe, par manque de vraie culture du débat. Avec un président français et une chancelière allemande politiquement opposés, l’UE pourrait apprendre à discuter, et ranimer l’intérêt des citoyens. Par Stefan Kornelius, de Süddeutsche Zeitung.
Arriver dans la ronde des chefs d’Etat et de gouvernement européens permet de souffler. Une fois qu’on est là, au milieu des présidents, des chanceliers et des premiers ministres, on est dans la place, on a réussi, on peut regarder de haut l’opposition dans son pays, son petit esprit, et les critiques. Ici, on se partage le copieux gâteau du pouvoir. En l’absence de véritable concurrence sur l’échiquier européen, les chefs de gouvernement surplombent les parlements et les partis. Ils ont délaissé la Commission. C’est ce qui rend le Conseil européen si unique – et aussi si prévisible.... ...Mais alors, qui décide pour l’Europe ? Un appareil institutionnel inachevé ? S’il fonctionnait mieux, celui-ci jouirait d’une plus grande confiance. Les questions véritablement centrales – la légitimité démocratique, la surveillance et le contrôle – demeurent en suspens. Autant de preuves de l’immaturité du continent. Les institutions nationales elles aussi sont trop faibles pour porter à elles seules le poids de l’Europe entière. L’Etat-nation est devenu trop étriqué pour cette Europe qui, sur le plan commercial, est depuis longtemps tributaire des forces de la mondialisation, et qui ne peut faire valoir son rang dans le concert des puissances mondiales autrement qu’unie. Voilà au moins dix ans que l’Europe est aux prises avec la mondialisation....
ROME (Reuters) - Un séisme de magnitude 5,9 sur l'échelle de Richter s'est produit dimanche, à l'aube, au nord-ouest de la ville italienne de Bologne, faisant trois morts et provoquant des dégâts matériels..
L'hôpital de Brindisi a démenti la mort d'une deuxième lycéenne, annoncée plus tôt par les médias italiens.
Une lycéenne est morte et sept autres ont été blessés samedi 19 mai dans l'explosion d'une bombe devant un lycée à Brindisi, dans les Pouilles au sud de l'Italie, a annoncé Fabiano Amati, responsable régional de la protection civile. Melissa, une jeune fille de 16 ans, a succombé à ses blessures tandis qu'une de ses camarades du même âge, Veronica, se trouve entre la vie et la mort. "Son état est très grave mais stable", a indiqué sur la chaîne en continu Sky TG24, une responsable de l'hôpital démentant des informations données auparavant par la police sur son décès. Trois autres jeunes filles grièvement touchées souffrent de brûlures sur tout le corps, et l'une risque de devoir être amputée des membres inférieurs, selon des sources sanitaires. Cinq autres personnes ont été soignées pour des troubles auditifs...
Le nouveau ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, connu pour s'être opposé au projet de Constitution européenne en 2005, s'est dit jeudi "profondément Européen", mais en faveur d'une "Europe différente". "La priorité, c'est à la fois faire avancer les questions les plus urgentes et arriver à démêler la crise européenne", a-t-il déclaré à la chaîne BFMTV quelques minutes avant de prendre ses fonctions au Quai d'Orsay, en remplacement d'Alain Juppé. "Je suis profondément Européen mais on a besoin d'une Europe différente, d'une Europe qui soit beaucoup plus tournée vers l'emploi, c'est extrêmement difficile mais avec l'un de mes ministres délégués, Bernard Cazeneuve, nous allons travailler très fortement en ce sens", a précisé Laurent Fabius, qui comme son prédécesseur est un ancien Premier ministre....
Un roman récent sur un tueur en série à Athènes est si réaliste que son auteur, Petros Markaris, a dû préciser qu'il ne devrait pas être imité. Car l'histoire qu'il raconte est celle de l'élite fraudeuse et des victimes du système corrompu. Par Julian Borger, de The Guardian
Comme l'inspecteur Costas Haritos, le héros-narrateur, nombre de lecteurs sont déchirés entre le dégoût et l'admiration sournoise pour le meurtrier, qui s'est baptisé le Percepteur et exige de l'argent pour remplir les coffres du pays. Le tueur rencontrait une telle sympathie auprès du public que Markanis a jugé prudent de préciser en quatrième de couverture : "Attention : ce roman ne doit pas être imité." "Je voulais raconter comment cette crise s'est vraiment produite et comment elle affecte les gens ordinaires", explique-t-il lors d'un entretien dans son appartement d'Athènes. La littérature policière est selon lui la meilleure forme de critique sociale et politique parce qu'une grande partie de ce qui se passe en Grèce en ce moment est criminel... ... Pendant ce temps, les riches continuent à remplir les bars et les restaurants chics de la ville pendant que les ouvriers et une grande partie de la classe moyenne vacillent au bord de la misère. Markaris lui-même habite un appartement modeste situé dans un quartier du centre d'Athènes qui était manifestement bien plus agréable. La colère s'étale désormais sur les murs dans des graffitis qui menacent les immigrés d'expulsion, voire pire.... ... "Le système qui dirigeait le pays depuis la chute de la junte est mort, déclare Markaris. Les mesures d'austérité ont détruit le paysage politique. La question est de savoir si la Grèce survivra aux mesures d'austérité et si l'Europe peut survivre à un effondrement de la Grèce. Je ne connais pas les réponses."
Les Indignés de Francfort doivent lever le camp devant la Banque centrale européenne. Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Francfort ce mercredi matin. Les Indignés ont quatre jours pour évacuer le lieu après sept mois de campement symbolique. Le motif invoqué par le tribunal est que « l’interdiction de stationner qui court du 16 mai 8h00 au 20 mai 16h00 doit être appliquée ». Un recours a été déposé devant la Cour constitutionnelle, en vain. Dans le campement, une centaine de personnes assises sont encerclées par la police et se tiennent prêtes à être évacuées. Interdiction de plusieurs manifestations dans le quartier des affaires La tension est montée d’un cran dans le camp des militants pourtant pacifistes, suite à l’interdiction de certaines manifestations prévues cette semaine contre la politique d’austérité et les banques. La ville redoute en effet que les « Occupy Francfort », collectif d’associations anti capitalistes comprenant les indignés Francfortais, et les quelques 40 000 manifestants attendus par la police locale ne troublent l’ordre public du quartier central des affaires de la capitale financière allemande. Certaines manifestations jeudi et vendredi ont été prohibées, en revanche celles de mercredi et de samedi sont toujours autorisées.
The event titled L'Union européenne et la question des Roms. starts on 23.05.2012! Via Slavka Stefanova
Nikos Mihaloliakos, chef du groupe «Aube dorée» élu au Parlement lors des dernières législatives, a tenu des propos nauséabonds à la télévision grecque. Via Florence Trocmé
Les Grecs, et toute l’UE avec eux, attendent que les dirigeants des trois principaux partis s’accordent pour former un gouvernement et éviter ainsi des élections qui pourraient aggraver la crise. Mais pour l’instant, ils semblent plutôt occupés à assurer leur propre avenir politique. Extraits. Par Giorgos Delastik, de To Ethnos.
Qui a pu suivre avec un peu de recul la rencontre entre les dirigeants du Pasok (Parti socialiste), de Nouvelle Démocratie (ND, droite) et de la Coalition de la gauche radicale Syriza, dimanche 13 mai, en connaissant les véritables motivations de chacun, a dû se tordre de rire. L'histoire avait clairement le caractère divertissant d'une pièce de théâtre, avec un humour grossier, alors que la rencontre était censée être cruciale et dramatique : il s'agissait de négociations entre les trois dirigeants autour du président de la République [Karolos Papoulias] pour voir s'il était possible de former un gouvernement de coalition avec certains partis, ou si le pays devait se tourner vers l'organisation de nouvelles élections législatives en juin. Le but de certains politiciens est limpide. Il relève de l'intérêt personnel de chacun. Ainsi, des élections pourraient faire oublier ou effacer le résultat électoral de son parti. Voyons ce que veut chacun :....
Des centaines de milliers d’indignés ont manifesté ce weekend en Espagne, au Portugal ou encore en Angleterre, reprenant symboliquement les rues un an après la naissance de leur mouvement. Les mots d’ordres sont toujours d’actualité, ils dénoncent la crise, la corruption et le chômage. Des milliers d’entre eux, bravant l'interdiction, ont passé la nuit sur la place Puerta Del Sol. "Ils ne nous représentent pas", scandaient des dizaines de milliers de manifestants à Madrid. Les indignés ont envahi la Puerta del Sol, la grande place du centre de la ville qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011, pour une nuit de fête, défiant l'interdiction officielle de manifester après 22 heures. Au total, des manifestations étaient organisées dans 80 villes d'Espagne, ils étaient plusieurs dizaines de milliers dans les principales villes comme Madrid et Barcelone. "Votre dette, ne la payons pas", annonçait une grande banderole. D'autres encore proclamaient: "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques ou des banquiers", "La violence, c'est de gagner 600 euros". Partout dans la foule, des bras levés agitaient de petites pancartes avec un seul mot, "Non",...
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Dans un pays qui interdit les enquêtes ethniques, voici une étude qui va faire du bruit : selon un rapport international inédit rendu public mercredi 23 mai 2012, les populations roms et gens du voyage en France souffrent d’une exclusion sociale comparable à celle des pays d’Europe de l’Est....
Les Roms sont-ils des parias en France comme dans le reste de l’Europe ? On serait tenté de le penser en découvrant le contenu d’une enquête exclusive, dont RFI s’est procuré une copie. On y découvre que les Roms et les gens du voyage ne vivent pas mieux en France qu’en Roumanie par exemple… Une réalité qui a étonné l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA), basée à Vienne, à l’origine de cette enquête, réalisée également avec l’aide du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque mondiale....
Il y a deux thèses et les deux ont d’excellents défenseurs Pour les uns, une sortie de la Grèce de la zone euro ne serait pas l’absolue catastrophe que d’autres disent, ni pour elle-même ni pour le reste de l’Europe...
Il y aurait un moment difficile, expliquent les premiers, puisque l’ancienne monnaie, la drachme, à laquelle reviendraient les Grecs perdrait immédiatement la moitié de la valeur retenue lors du passage à l’euro. Tous les biens grecs, terres, épargne, immobilier, industrie, en seraient dévalués d’autant mais cela permettrait vite un boom touristique suscité par un taux de change aussi favorable et l’afflux de capitaux étrangers attirés par la possibilité d’investir à bon prix. La Grèce pourrait ainsi finir par renouer avec la croissance et, dans la mesure où l’Union s’est maintenant dotée d’un fonds de solidarité de 500 milliards d’euros, elle pourrait éviter une contagion en soutenant les pays, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande ou l’Italie, dont l’argent se détournerait par crainte qu’ils ne renoncent à leur tour à la monnaie unique. On peut même penser, disent les tenants de cette thèse, que la sortie de la Grèce de la zone euro inciterait l’Union à accélérer son intégration économique et que cette amputation d’un membre gangréné redonnerait force et allant à l’Europe. C’est possible.....
Le Royaume-Uni et l'Espagne ont retrouvé des discours aux accents nationalistes vigoureux, alimentés par de multiples sources de conflit.
Les disputes territoriales autour du rocher de Gibraltar, occupé par le Royaume-Uni en 1704 et cédé par l'Espagne en 1713, refont surface depuis plusieurs semaines. Londres et Madrid ont tous deux retrouvé des discours aux accents nationalistes vigoureux, encouragés par plusieurs sources de conflits : contentieux commercial sur la pêche, bataille autour des avantages fiscaux du Rocher et affront diplomatique, avec l'annulation de la participation de la reine Sofia d'Espagne au déjeuner organisé vendredi 18 mai pour le jubilé de diamant d'Elisabeth II....
Epilogue, Affaire Demaintele (Lituanie) : EPILOGUE : ce 17 mai 2012, après plusieurs semaines de solidarité des lituaniens qui campaient autour de la maison, la police anti-émeute parvient à exfiltrer la fillette pour la rendre à sa mère – S’en suit une consternation générale de la population lituanienne qui prend la rue pour manifester sa colère… (infos complémentaires dans l’article)
Du 12 au 15 mai, les indignés espagnols ont défié les restrictions du gouvernement en prenant la rue pour commémorer le début de leur mouvement. Un an après, avec autant voire plus de raisons de contester la situation sociale et politique, des dizaines de milliers de personnes ont reproduit à Puerta del Sol l’image qui avait fait le tour du monde... Via Alcofribas
Sortira, sortira pas? L'éventualité, voire la perspective, de la sortie de la Grèce de la zone euro fait, semble-t-il, passer des nuits blanches aux eurocrates bruxellois et aux banquiers de toute l'euroland.D'abord parce que l'accord qui a donné naissance à la zone euro (art.119 à 144 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ) ne prévoit aucun dispositif de retrait pour un pays qui y a été admis (ce fut le cas de la Grèce en 2001). Faudrait-il alors que ce pays quitte carrément l’Union européenne -ce qui est davantage possible sur un plan strictement juridique ? Deuxième motif d’insomnie pour ces eurocrates et ces banquiers, les modalités pratiques d’un retour de la Grèce à son ancienne drachme....
Le 15 mai, jour de son investiture, François Hollande s'est envolé pour Berlin, où il s'est entretenu en tête à tête avec Angela Merkel. Leur rencontre a été scrutée, observée sous tous les angles. Ces deux-là sont-ils faits pour s'entendre? ... A Berlin, les deux responsables politiques se trouvaient dans une situation particulière. La CDU d'Angela Merkel vient de subir une défaite retentissante aux élections régionales de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie. Même s'il ne s'agissait pas d'un scrutin national, les médias français ont presque sans exception considéré le résultat comme la défaite de la chancelière. A l'approche des législatives allemandes de 2013, Les Dernières Nouvelles d'Alsace espèrent ainsi qu'"un infléchissement de la politique de rigueur est désormais envisageable". Merkel va-t-elle s'aventurer sur cette voie ? Va-t-elle accepter de nouvelles négociations sur le pacte d'austérité budgétaire, son œuvre ? Hollande a plusieurs fois menacé de demander aux députés français de ne pas ratifier le texte s'il ne s'accompagnait pas de mesures destinées à relancer la croissance. Berlin s'y est préparé depuis longtemps. La croissance est la nouvelle formule creuse de la zone euro – tout d'un coup, tout le monde la réclame. Angela Merkel elle-même s'est exprimée sur la question lors de sa conférence de presse avec François Hollande : c'est un "concept général" a-t-elle déclaré, mais qui peut recouvrir différents types de mesures. Et c'est bien là le problème.....
Avec un budget augmenté de 70 % sur la période 2014-2020, le programme Erasmus doit être simplifié dès cette année pour être plus accessible.
C'est la "success story" de l'Union européenne. Présente à Copenhague, le 9 mai, pour introduire la conférence sur le 25e anniversaire du programme Erasmus, la commissaire européenne pour l'éducation, la culture et la jeunesse, Androulla Vassiliou, a tressé les lauriers de cette initiative lancée en 1987. "En faisant de la mobilité étudiante une réalité, a-t-elle déclaré, Erasmus a été plus efficace qu'aucun autre programme pour unir les jeunes Européens." La conférence, au cours de laquelle a été présentée une forte relance d'Erasmus, a donc d'abord permis de dresser un constat flatteur de ce populaire programme. En 2012-2013, trois millions de jeunes Européens auront bénéficié de ces bourses, de 250 euros par mois en moyenne, qui leur auront permis de poursuivre leurs études dans un autre pays de l'Union européenne (ou l'un des six autres pays non membres qui se sont associés au programme). Les derniers chiffres présentés à Copenhague montrent que le succès ne se dément pas : l'année 2010-2011 a été marquée par une hausse de 8,5 % sur un an du nombre d'étudiants Erasmus (à 231 000)....
Malgré ses divergences avec Mme Merkel, François Hollande va-t-il changer l’Europe ? Peut-être.
Depuis Giscard et Mitterrand, nous avons élu le premier président de la République favorable à une marche vers le fédéralisme. M. Chirac, qui avait dénoncé à la sous-de Gaulle l’union de notre continent, devint un Européen de raison. Son Premier ministre Lionel Jospin, formé au chauvinisme révolutionnaire par le trotskisme lambertiste, fut un Européen contraint. Quant à Nicolas Sarkozy, il n’a cessé de promouvoir une Europe des Etats plutôt qu’une démocratie européenne. Durant son quinquennat, il a transformé le projet fédéral lancé par Jean Monnet et Robert Schuman en condominium franco-allemand, soit une Europe de deux nations. Comment faire aimer au peuple une politique de cabinet ? François Hollande, lui, se réclame de Jacques Delors et de François Mitterrand. Il a approuvé Maastricht et engagé le Parti socialiste, sans succès hélas, dans le “oui” au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel. Saura-t-il rouvrir cette Europe à deux, le Merkozy, aux vingt-cinq autres adhérents ?...
Pour répondre efficacement à la crise de la zone euro, il faut aussi et d’abord apporter une réponse crédible à l’insolvabilité des pays qui ne peuvent plus se refinancer sur les marchés financiers et qui sont en sursis de défaut sur leurs dettes.
Avant tout, pour répondre efficacement à la crise de la zone euro, il faut aussi et d’abord apporter une réponse crédible à l’insolvabilité des pays qui ne peuvent plus se fournir sur les marchés financiers (Grèce et Portugal) et qui sont en sursis de faillite par des mécanismes de solidarité qui ne règlent rien à leur situation, ne font que gagner du temps pour imposer – je me répète - par l’assistanat faussement bienveillant de comptables allemands, une véritable dictature sur la société. Ces pays ne peuvent continuer à supporter le poids de l’intérêt de leur dette - de l’ordre de 4 à 5 points de PIB annuellement. Pour la France, par exemple, une telle situation signifierait 85 milliards d'euros d’intérêts payés sur le poids actuels notre dette, soit 40 milliards en plus donnés au système financier ou 2% de notre PIB. Avec une telle charge, notre pays qui a une économie pourtant bien plus saine que ces pays, rentrerait immédiatement en récession. Et nous avons osé - sous le diktat allemand - imposer à ces pays cette charge avec l’effet suivant : tous les pays du Sud et non seulement la Grèce et le Portugal deviennent encore plus insolvables en raison de la récession de leur économie. Sans autre politique que celle menée actuellement au Sud, nous nous enfoncerons encore un peu plus dans la crise, car à la demande qui tirait auparavant la croissance, il n’y aura pas eu la substitution d’une croissance tirée par l’offre sans casser toutefois la demande....
Le scrutin du 6 mai n'ayant permis à aucun parti de dégager une majorité suffisante, les Grecs retourneront aux urnes le 17 juin.
La Grèce embrase à nouveau l'Europe et les responsables du pays soufflent sur les braises, à Athènes, avec la tenue de nouvelles élections, le 17 juin. Le pays va rester dans l'incertitude pendant un mois, au moment où des dirigeants européens et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, évoquent ouvertement la sortie du pays de la zone euro. Le président de la République, Carolos Papoulias, doit nommer, mercredi 16 mai, un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes, en principe dirigé par un haut magistrat. Mais les affaires courantes en Grèce consistent à éviter la faillite, le pays risquant de se trouver à cours de trésorerie fin juin....
La santé au Portugal a été désignée objectif prioritaire des coupes budgétaires définies par la troïka (FMI, BCE et UE). A Porto, l'austérité a eu des effets immédiats.
C'est un service de pointe, dans lequel s'investit une équipe enthousiaste, mais un service coupé en deux. A l'hôpital São João de Porto, l'un des principaux hôpitaux publics du Portugal, 240 lits accueillent les patients en médecine interne, un service pluridisciplinaire qui permet de traiter des pathologies complexes, au carrefour de plusieurs spécialités. D'un côté, le service offre toutes les prestations d'un hôpital ultramoderne : une infirmerie accessible derrière de larges baies vitrées, des chambres d'un à trois lits, avec salle de bain privée, des salles de repos pour accueillir les familles. Mais une autre aile, non rénovée, offre une autre vision : des dortoirs de quatre à huit lits, sans séparation de rideau et sans placards pour les effets personnels, avec sanitaires communs dans le couloir. Les équipes médicales mettent le même enthousiasme à soigner les patients des deux ailes, mais ce service hospitalier à l'ambiance parfois schizophrénique est à l'image du système de santé portugais : en avance dans de nombreux domaines, mais aux fondements menacés....
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