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Veille : 8 alternatives à Google Reader

Veille : 8 alternatives à Google Reader | btoullec | Scoop.it

On le sait depuis quelques heures maintenant : le 1er juillet 2013 signera la fin de Google Reader. Alors, inutile de perdre du temps, et commençons dès maintenant à lui chercher un remplaçant !


Via Patrick CUENOT, Priscille
B. Toullec's insight:

Feedly, outil classer dans les plus intéressants...

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Evolutions du paysage informationnel et médiatique
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Transposer la cartographie des sources à l'évaluation de l'information, question de pertinences

Transposer la cartographie des sources à l'évaluation de l'information, question de pertinences | btoullec | Scoop.it
L'évaluation de l'information d'un site web peut se faire selon la qualité de l'information (auteur, source, objectif du site…) et sa crédibilité. » Parce que ce sont des notions qu'ils découvrent, elles sont encore peu consolidées.

Via Alexandre Serres
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Alexandre Serres's curator insight, December 27, 2013 5:25 PM

Comment faire découvrir aux élèves la notion de pertinence...

Un compte rendu de séance pédagogique par Gildas Dimier, particulièrement... pertinent !

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«Nos médias sont à la dérive» - Métro Montréal

«Nos médias sont à la dérive» - Métro Montréal | btoullec | Scoop.it
«Nos médias sont à la dérive»
Métro Montréal
Le petit manuel Illusions propose aux lecteurs d'entamer, en cinq temps, une réflexion critique du système qui régit les médias et qui les mène parfois à leur perte.
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Sérieux coup de mue pour la presse musicale

Sérieux coup de mue pour la presse musicale | btoullec | Scoop.it
Bémol . Victimes collatérales du décrochage de l’industrie du disque, les magazines cherchent un nouveau modèle économique et éditorial.
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Coup dur pour le journalisme d'enquête - La Presse+

Coup dur pour le journalisme d'enquête - La Presse+ | btoullec | Scoop.it
Le journalisme d’enquête est en péril en Grande-Bretagne.
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Al Jazeera America se lance aujourd'hui aux Etats-Unis

Al Jazeera America se lance aujourd'hui aux Etats-Unis | btoullec | Scoop.it
900 salariés, dont de grands noms de l'audiovisuel américain, 12 bureaux à travers le pays, 70 dans le monde, Al Jazeera America (AJAM), du groupe (Al Jazeera America entre en ondes aujourd'hui| telerama.fr: http://t.co/ngw5rj3HyS...
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Le Crowdmapping pour un rôle des médias sociaux dans la gouvernance - Pressafrik

Le Crowdmapping pour un rôle des médias sociaux dans la gouvernance - Pressafrik | btoullec | Scoop.it
Le Crowdmapping pour un rôle des médias sociaux dans la gouvernance Pressafrik Faciliter l'accès à l'information aux citoyens mais aussi leur participation, tel est l'objectif de l'atelier d'échanges d'expériences et d'initiation au crowdmapping de...
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Une sociologie des bases de données : la base de donnée est une forme sociotechnique en émergence.

Une sociologie des bases de données : la base de donnée est une forme sociotechnique en émergence. | btoullec | Scoop.it

Juillet 2013


Via Stalder Angèle
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Stalder Angèle's curator insight, July 24, 2013 3:19 AM

Un numéro de la Revue Réseaux coordonné par P. Flichy et S. Parasie, qui fait suite au n° consacré à la "Politique des algorithmes".

 

"Depuis plusieurs décennies, les bases informatiques ont pris une place considérable dans nos sociétés en permettant la structuration, le stockage, la circulation et la mise en relation des informations sous la forme de données. Aujourd'hui et de plus en plus, les individus et les organisations prennent constamment appui sur ces bases de données pour se coordonner depuis des mondes sociaux souvent hétérogènes. L'objectif de ce numéro est de permettre la compréhension et l'explication de ce phénomène mal connu, et ainsi de contribuer à l'émergence d'un savoir plus général dans ce domaine."

 

Sont abordées notamment les problématiques suivantes : 

- quel usage des données privées stockées et structurées dans ces bases de données ;

- leur utilisation en organisation, comme forme d'investissement pour la coordination des acteurs entre eux ;

- la cartographie comme structuration de données.

Stalder Angèle's curator insight, July 24, 2013 3:24 AM

La base de données comme moyen de structurer le web en partie à partir des données qui s'y trouvent ? Mais pas sans choix de la part des concepteurs et/ou contributeurs de/à ces bases, qui constituent une forme sociotechnique de classement du web.

 

Tout comme "la liste" est une forme de classement des connaissances révélatrice de pratiques sociales de références dans une société donnée, la base de donnée en est une autre, dans une société où l'abondance des data à dispositon conduit à les classer.

 

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Watchdog Issues Fresh Fukushima Radioactivity Alert

The troubled Fukushima nuclear plant's operators are facing yet more criticism. On Friday the Tokyo Electric Power Co released this footage of a probe from one of the reactors.

trad : Les opérateurs de la centrale nucléaire de Fukushima en difficulté sont confrontés à encore plus critique. Vendredi, le Tokyo Electric Power Co a publié ces images d'une sonde de l'un des réacteurs.

 

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85 | 2012 Pour une histoire des médias en Méditerranée (XIXe - XXIe siècle)

Cahiers de la Méditerranée. Parution du n° 85 | 2012, Pour une histoire des médias en Méditerranée, en texte intégral http://t.co/yPCl9LaEY2
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Infographie : les 25 plus importants quotidiens américains

Infographie : les 25 plus importants quotidiens américains | btoullec | Scoop.it
En ce début du mois d'août 2013, deux annonces très importantes ont eu lieu du côté de la presse américaine : les ventes du Boston Globe et du (RT @semioblog: Bien pour mes étudiants : Infographie : les 25 plus importants quotidiens américains...
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Journalistes indépendants: la coopérative comme solution à la précarité? | Projetj.ca

Journalistes indépendants: la coopérative comme solution à la précarité? | Projetj.ca | btoullec | Scoop.it
The Canadian Journalism Project / Observatoire du journalisme (RT @projetj: Rappel: Journalistes indépendants: la coopérative comme solution à la précarité?
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Springer cède ses quotidiens régionaux et des magazines

Springer cède ses quotidiens régionaux et des magazines | btoullec | Scoop.it
En cédant des journaux papier, le premier groupe de presse allemand se tourne radicalement vers le numérique.
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Lettre d'une pigiste perdue dans l'enfer syrien #syrie #journalisme #médias

Lettre d'une pigiste perdue dans l'enfer syrien #syrie #journalisme #médias | btoullec | Scoop.it
«Dormir chez les rebelles coûte 50$ par nuit; une voiture, 250$ par jour. Vous ne pouvez payer ni une assurance – 1000$ par mois – ni un fixeur. Vous êtes seul.»

Via Juan Carlos Hernandez
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Juan Carlos Hernandez's curator insight, August 3, 2013 11:25 AM
Lettre d'une pigiste perdue dans l'enfer syrien #syrie #journalisme #médias«Dormir chez les rebelles coûte 50$ par nuit; une voiture, 250$ par jour. Vous ne pouvez payer ni une assurance – 1000$ par mois – ni un fixeur. Vous êtes seul.»

Ce texte sur son expérience syrienne a été publié le 1er juillet 2013, sur le site de la 'Columbia Journalism Review', par Francesca Borri, journaliste indépendante italienne, par ailleurs auteur d'un livre sur le Kosovo et d'un autre sur les rapports entre Israéliens et Palestiniens intitulé 'Quelqu'un avec qui parler' (Manifestolibri, 2010).

Il a suscité de très nombreuses réactions, auxquelles Francesca Borri a elle-même répondu sur le site du 'Guardian'. Il nous a semblé qu'il méritait d'être traduit en français. 

Il m’a finalement écrit. Voilà plus d’un an que je lui envoie des articles à la pige. Pour lui, j’ai attrapé la typhoïde et reçu une balle dans le genou. Aujourd’hui, mon rédacteur en chef a regardé les infos et a pensé que je faisais partie des journalistes italiens qui ont été kidnappés. Il m’a envoyé un e-mail: «Si tu trouvais une connexion, pourrais-tu tweeter ta captivité ?»

Le même jour, dans la soirée, j’ai retrouvé le camp rebelle où je vivais, au beau milieu de cet enfer qui s’appelle Alep, et dans la poussière et la faim et la peur, j’ai espéré trouver un ami, un mot compatissant, un geste tendre. Au lieu de ça, je n’ai trouvé qu’un autre e-mail de Clara, qui passe ses vacances chez moi en Italie. Elle m’a déjà envoyé huit messages «Urgents !». Aujourd’hui elle cherche ma carte de spa, pour se faire masser gratuitement. Les autres messages dans ma boîte de réception ressemblaient à ça: «Excellent, ton article aujourd’hui ; aussi excellent que ton livre sur l’Irak.» Malheureusement, mon livre ne parlait pas de l’Irak, mais du Kosovo.

Du reporter freelance, les gens gardent l’image romantique d’un journaliste qui a préféré la liberté de traiter les sujets qui lui plaisent à la certitude d’un salaire régulier. Mais nous ne sommes pas libres, bien au contraire. Rester en Syrie, là où personne ne veut rester, est ma seule chance d’avoir du boulot. Je ne parle pas même d’Alep, pour être précise. Je parle de la ligne de front. Parce que les rédacteurs en chef, en Italie, ne veulent que le sang et les «bang bang» des fusils d’assaut. J’écris à propos des groupes islamistes et des services sociaux qu’ils mettent à la disposition des populations, les racines de leur pouvoir – une enquête beaucoup plus complexe à mener que le traditionnel article en direct du front. Je fais tout mon possible pour expliquer, et pas seulement pour émouvoir, et je me vois répondre: «Qu’est-ce que c’est que ça ? Six mille mots et personne ne meurt ?»

A vrai dire, j’aurais dû comprendre ça la fois où mon rédacteur en chef m’a demandé un article sur Gaza, parce que Gaza, comme d’habitude, était bombardé. J’ai reçu cet e-mail: «Tu connais Gaza par cœur», écrivait-il. «Quelle importance, que tu sois à Alep ?» Exactement. La vérité est que j’ai fini en Syrie parce que j’avais vu dans «Time» les photos d’Alessio Romenzi, qui est entré dans Homs par les égouts quand personne ne savait ce qu’était Homs. J’ai regardé ses clichés en écoutant Radiohead – ces yeux, qui me fixaient ; les yeux de ces gens en train de se faire massacrer par l’armée d’Assad, un par un, et personne n’avait même entendu parler d’un endroit nommé Homs. La conscience broyée comme par un étau, je n’ai pas eu d’autre choix que de partir en Syrie.

Mais que vous écriviez d’Alep ou de Gaza ou de Rome, les rédacteurs en chef ne voient pas la différence. Vous êtes payé pareil: 70$ par article. Même dans des endroits comme la Syrie, où la spéculation délirante fait tripler les prix. Donc, par exemple, dormir dans une base rebelle, sous les obus de mortier, sur un matelas posé à même le sol, avec cette eau jaune qui m’a donné la typhoïde, coûte 50$ par nuit ; une voiture coûte 250$ par jour.

Donc, plutôt que de minimiser les risques, vous finissez par les maximiser. Non seulement vous ne pouvez pas vous payer une assurance – presque 1000$ par mois – mais vous ne pouvez pas non plus payer un fixeur ou un traducteur. Vous vous retrouvez seul en terre inconnue. Les rédacteurs en chef sont bien conscients que rémunérer un article 70$ vous pousse à économiser sur tout. Ils savent aussi que si vous êtes sérieusement blessé, une partie de vous espère ne pas survivre, parce que vos finances ne vous permettent pas d’être blessé. Mais ils achètent l’article, même quand ils refuseraient d’acheter un ballon de foot Nike fabriqué par des enfants pakistanais.

Les nouvelles technologies nous amènent à penser que la vitesse est un élément de l’information. Mais ce raisonnement repose sur une logique autodestructrice: le contenu, désormais, est standardisé, et votre journal, votre magazine, n’a plus aucune singularité, et il n’y a donc plus aucune raison de payer un reporter. Pour les nouvelles, j’ai Internet – gratuitement. La crise que les médias traversent est une crise du média lui-même, pas du lectorat. Les lecteurs sont toujours là, et contrairement à ce que croient beaucoup de rédacteurs en chef, ce sont des gens intelligents qui demandent de la simplicité sans simplification. Ils veulent comprendre, pas uniquement savoir.

Chaque fois que je publie un témoignage de guerre, je reçois une douzaine d’e-mails de personnes qui me disent : «Ok, bel article, tableau saisissant, mais je voudrais comprendre ce qu’il se passe en Syrie.» Et j’aimerais tellement répondre que je ne peux pas proposer d’articles d’analyse, parce que les rédactions vont simplement le survoler et me dire: «Tu te prends pour qui, gamine ?» - malgré mes trois diplômes, mes deux livres et mes dix années passées à couvrir des guerres, d’abord comme enquêtrice humanitaire puis comme journaliste. Ma jeunesse, au passage, s’est volatilisée quand des morceaux de cervelle m’ont éclaboussée. C’était en Bosnie. J’avais 23 ans.

Les journalistes freelance sont des journalistes de seconde zone – même s’il n’y a que des freelance ici, en Syrie, parce que c’est une guerre sale, une guerre du siècle dernier ; c’est une guerre de tranchée entre des rebelles et des loyalistes qui sont si proches qu’ils se hurlent dessus pendant qu’ils se mitraillent. Quand vous découvrez la ligne de front, vous n’en revenez pas, avec ces baïonnettes que vous n’avez jamais vues que dans les livres d’histoire. Les guerres modernes sont des guerres de drones, mais ici ils combattent mètre par mètre, rue par rue, et on en chie de peur.

Et pourtant les rédacteurs en chef, en Italie, vous traitent comme un enfant ; vous prenez une photo hallucinante, et ils vous disent que vous avez été chanceux, au bon moment au bon endroit. Vous décrochez une exclusivité, comme l’article que j’ai écrit un septembre dernier sur la vieille ville d’Alep, classée au patrimoine de l’UNESCO, réduite en cendres tandis que les rebelles et l’armée syrienne se disputaient son contrôle. J’ai été la première reporter étrangère à y pénétrer, et les rédacteurs en chef vous lancent: «Comment pourrai-je justifier que mon journaliste n’ait pas pu entrer et que vous y êtes parvenue ?» J’ai reçu un e-mail d’un chef de service à propos de cet article: «Je le prends, mais je le publierai sous le nom de mon journaliste.»

Et puis, bien sûr, je suis une femme. Un soir, récemment, il y avait des tirs de mortier partout et j’étais assise dans un coin, avec la seule expression qu’on peut avoir sur le visage quand la mort risque de frapper d’une seconde à l’autre, et un autre reporter arrive, me regarde de la tête aux pieds, et me dit: «Ce n’est pas un endroit pour une femme.» Que pouvez-vous répondre à un type comme ça ? Crétin, ce n’est un endroit pour personne.

Si je suis effrayée, c’est parce que je suis lucide. Parce qu’Alep n’est que poudre à canon et testostérone et que tout le monde est traumatisé: Henri, qui ne parle que de guerre ; Ryan, bourré d’amphétamines. Et pourtant, à chaque fois que nous voyons un enfant taillé en pièces, c’est d’abord vers moi, la femme «fragile», qu’ils se tournent, pour savoir comment je me sens. Et je suis tentée de leur répondre : je me sens comme vous. Et les soirs où j’ai l’air blessée, ce sont les soirs où je me protège, où j’évacue toute émotion et tout sentiment ; ce sont les soirs où je m’épargne.

Parce que la Syrie n’est plus la Syrie. C’est un asile de fous. Il y a cet Italien qui était au chômage et qui a rejoint al-Qaeda, dont la mère sillonne Alep pour le retrouver et lui mettre une bonne raclée ; il y a le touriste japonais qui arpente les lignes de front parce qu’il dit avoir besoin de deux semaines de«sensations fortes» ; le Suédois diplômé d’une école de droit qui est venu pour rassembler des preuves de crimes de guerre ; les musiciens américains qui portent la barbe à la Ben Laden, prétendant que ça les aide à se fondre dans le décor alors qu’ils sont blonds et qu’ils mesurent plus d’un mètre quatre-vingt-dix. (Ils ont apporté des médicaments contre la malaria, même s’il n’y a pas de cas de malaria ici, et veulent les distribuer en jouant du violon). Il y a les membres de diverses agences des Nations-Unies qui, lorsque vous leur dites que vous connaissez un enfant souffrant de leishmaniose (une maladie transmise par piqûre d’insecte) et que vous leur demandez s’ils pourraient aider les parents à le faire soigner en Turquie, vous répondent qu’ils ne le peuvent pas parce que c’est un cas particulier et qu’ils ne s’occupent que de «l’enfance» en général.

Mais nous sommes des reporters de guerre après tout, n’est-ce pas ? Une bande de frères (et de sœurs). Nous risquons nos vies pour donner une voix à ceux qui n’en ont pas. Nous avons vu des choses que la plupart des gens ne verront jamais. Nous sommes parfaits pour animer les dîners en ville. Les bons clients que tout le monde veut inviter.

Mais le secret sordide, c’est qu’au lieu d’être unis, nous sommes nos propres pires ennemis ; et la raison du papier payé 70$, ce n’est pas le manque d’argent, parce qu’il y a toujours de l’argent pour un papier sur les petites amies de Berlusconi. La vraie raison, c’est que quand vous demandez 100$, quelqu’un d’autre est prêt à le faire pour 70. C’est une compétition féroce. Comme Beatriz, qui aujourd’hui m’a indiqué une direction erronée pour pouvoir être la seule à couvrir une manifestation, tromperie qui m’a menée au milieu des snipers. Juste pour couvrir une manifestation, semblable à des centaines d’autres.

Pourtant nous prétendons être ici afin que personne ne puisse dire : «Mais nous ne savions pas ce qui se passait en Syrie.» Alors que nous ne sommes ici que pour emporter un prix, pour gagner en visibilité. Nous sommes ici à nous mettre des bâtons dans les roues comme si un prix Pulitzer était à notre portée alors qu’il n’existe absolument rien de ce genre. Nous sommes coincés entre un gouvernement qui ne vous accorde un visa que si vous êtes contre les rebelles et les rebelles qui, si vous êtes avec eux, ne vous autorise à voir que ce qu’ils veulent bien vous montrer.

La vérité, c’est que nous sommes des ratés. Deux ans que ça dure et nos lecteurs se rappellent à peine où se situe Damas, le monde entier qualifie ce qui se passe en Syrie de «pagaille» parce que personne ne comprend rien à la Syrie – hormis le sang, encore le sang, toujours le sang. Et c’est pour cette raison que les Syriens ne nous supportent plus maintenant. Parce que nous montrons au monde entier des photos comme celle de cet enfant de sept ans avec une cigarette et une kalachnikov. Il est clair que cette photo est une mise en scène mais elle a été publiée dans les journaux et sur les sites web du monde entier en mars et tout le monde criait: «Ces Syriens, ces Arabes, quels barbares !»

Lorsque je suis arrivée ici la première fois, les Syriens venaient vers moi et me disaient: «Merci de montrer au monde les crimes du gouvernement.» Aujourd’hui, un homme est venu vers moi ; il m’a dit:«Honte à vous.»

Si j’avais réellement compris quelque chose à la guerre, je n’aurais pas essayé d’écrire sur les rebelles et les loyalistes, les sunnites et les chiites. Parce que la seule histoire qui vaille d’être racontée en temps de guerre, c’est comment vivre sans peur. Tout peut basculer en une fraction de seconde. Si j’avais su cela, alors je n’aurais pas eu si peur d’aimer, d’oser, dans ma vie ; au lieu d’être ici, maintenant, recroquevillée dans l’obscurité et la puanteur, en regrettant désespérément tout ce que je n’ai pas fait, tout ce que je n’ai pas dit. Vous qui demain serez encore en vie, qu’attendez-vous ? Pourquoi hésitez-vous à aimer ? Vous qui avez tout, pourquoi avez-vous si peur ?

Francesca Borri

Traduit de l'anglais par Véronique Cassarin-Grand et


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Jacques Kerneis : Theoretical analysis of three research apparatuses about media and information literacy in France

Jacques Kerneis : Theoretical analysis of three research apparatuses about media and information literacy in France | btoullec | Scoop.it
Seminar.net - Media, technology and Lifelong learning

Via Stalder Angèle
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Stalder Angèle's curator insight, December 28, 2013 6:55 AM
Voici, après une présentation vidéo par l'auteur lui-même, un article qui compare trois pojets de recherche français : "In this article, we compare three projects about mapping digital-, media- and information literacy in France. For this study, we first used the concept of “apparatus” in Foucauldian (1977) and Agambenian sense (2009). After this analysis, we called on Bachelard (1932) and his distinction between phénoménotechnique and phénoménographie." Trois projets, chacun porté par des institutions différentes : - une association professionnelle de professeurs documentalistes de l'Education nationale : la FADBEN - un groupe de recherche en didactique supporté par l'URFIST de Bretagne Pays de la Loire : le GRCDI - une ANR supportée par le CNRS. En conclusion l'auteur, professeur à l'Espé de Bretagne dégage des pistes de recherches : 1 - What new sharing of competences between these three disciplinary fields do these uses of transliteracy generate? Through an analysis of the old and new forms of engagement with information evinced by young people, the purpose is to check and qualify their viability and their finalities. 2 - What are the new collective dynamics, on the scale of the school and of the territory, that may be set up with the development of the transliteracy in learning events with varied configurations? The purpose is to explore the new issues that may arise at the articulation between the individual and the collective, and in the digital space as much as in the geographical space. 3 - What are the political and educational options that might appear to reach a fully-fledged transliteracy? The purpose is to identify and qualify the practices and the uses of transliteracy currently in development, as they could lead to new reconfigurations of the three scientific domains involved to unheard of processes of regulation, as well as to shifts in the borders between private and public uses. These three questions lead to four tasks: T1: Mapping “information” in the three fields considered, via a dedicated search engine; T2: Observing transliteracy situations in both semi-formal and non-formal settings; T3: Processing the collected data to identify strategies for transliteracy in “information cultures”; T4: Modelling conceptual relations linking transliteracy, knowledge building and e-learning.
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La France regarde passer le train des FabLabs

La France regarde passer le train des FabLabs | btoullec | Scoop.it
Inventés pas les Californiens, les FabLabs se développent partout dans le monde, mais pas dans l'Hexagone. Ces ateliers numériques permettent pourtant à n'importe qui de tester son idée et de créer son prototype.
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Un épisode dramatique dont chaque camp tente d'influencer la couverture ... - lalibre.be

Un épisode dramatique dont chaque camp tente d'influencer la couverture ... - lalibre.be | btoullec | Scoop.it
Un épisode dramatique dont chaque camp tente d'influencer la couverture ...
lalibre.be
François Heinderyckx est professeur de sociologie des médias et de communication politique à l'ULB. Il décrypte la situation en Syrie.
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Dispositifs numériques au sein des lieux d'exposition de la culture scientifique et technique / GRENOBLE 3 - STENDHAL

Dispositifs numériques au sein des lieux d'exposition de la culture scientifique et technique / GRENOBLE 3 - STENDHAL | btoullec | Scoop.it
Projet d'animation scientifique ARC5 Région Rhône Alpes - GRESEC Université Stendhal Grenoble 3
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Les nouvelles formes de la communication et de la culture scientifiques et techniques
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Journée d'étude n°1
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Vendredi 5 octobre 2012, ICM, Univ.
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Appel à contributions du numéro 4:Émergences – Le genre dans la communication et les médias

Appel à contributions du numéro 4:Émergences – Le genre dans la communication et les médias | btoullec | Scoop.it
Coordination Virginie Julliard, Université Technologique de Compiègne, laboratoire COSTECH, équipe EPIN, Nelly Quemener, Université de la Sorbonne Nouvelle, Laboratoire CIM, équipe MCPN, nellyquemener@gmail.com *** La rubrique « Émergence » de ce...
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#AVoirAbsolument : Les Nouveaux chiens de garde en streaming - 1h45 Film En Streaming #medias

#AVoirAbsolument :  Les Nouveaux chiens de garde en streaming -  1h45 Film En Streaming #medias | btoullec | Scoop.it
Les Nouveaux chiens de garde en streaming VF complet sur vk youwatch ou putlocker, film Les Nouveaux chiens de garde streaming entier gratuit, regarder Les Nouveaux chiens de garde film stream

Via Juan Carlos Hernandez
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Juan Carlos Hernandez's curator insight, August 6, 2013 1:18 PM

#AVoirAbsolument :  Les Nouveaux chiens de garde en streaming -  1h45 Film En Streaming

Les médias se proclament "contre-pouvoir". Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d'un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d'ascenseur.
En 1932, l'écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s'imposaient en véritables gardiens de l'ordre établi.
Aujourd'hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l'ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d'une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise. Origine du film : France
Réalisateur(s) : Gilles Balbastre, Yannick Kergoat
Acteurs : Arlette Chabot, Laurence Ferrari, David Pujadas, Alain Duhamel, Jean-Pierre Pernaut
Genre : Documentaire
Durée : 1h44
Date de sortie : 2012-01-11
Année de production : 2011
Distribué par : Epicentre Films

 

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ET SI LE JOURNALISME ETAIT BEL ET BIEN UN NOUVEAU METIER ?

ET SI LE JOURNALISME ETAIT BEL ET BIEN UN NOUVEAU METIER ? | btoullec | Scoop.it
Rien n'arrête le #JourDuPenseur, pas même les vacances qui sont au contraire l'occasion de rattraper quelques retards de lecture. C'est chose faite avec l

Via Béatrice Dillies
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Béatrice Dillies's curator insight, August 11, 2013 10:45 AM

Enseignant à SciencesPo, Nicolas Bordas décortique  "Le journalisme numérique", le livre d’Alice Antheaume, responsable de la prospective et du développement international de l’Ecole de journalisme de... Sciences Po Paris. On n'est jamais aussi bien servi que par les amis. Cela dit, c'est une très bonne analyse.

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Le cercle vertueux des audiences croisées Twitter et télévision

Le cercle vertueux des audiences croisées Twitter et télévision | btoullec | Scoop.it
Une étude Nielsen portant sur l'analyse conjointe de 221 programmes de (Le cercle vertueux des audiences croisées Twitter et télévision http://t.co/ZH1LZWY9m8 via @strategies1...
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Appel : Information et journalisme radiophonique à l’ère du numérique

Appel : Information et journalisme radiophonique à l’ère du numérique | btoullec | Scoop.it
Appel à communication du GRER, pour son colloque international d⊃1;avril 2014 Information et journalisme radiophonique à l⊃1;ère du numérique Strasbourg, 20 et 21 mars 2014 Le Groupe de Recherches et d’Études sur la Radio (GRER) organise son septième...
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« C’est l’avenir de l’investigation journalistique qui est compromis »- Ecrans

« C’est l’avenir de l’investigation journalistique qui est compromis »- Ecrans | btoullec | Scoop.it
Au lendemain du verdict dans l’affaire Bradley Manning, reconnu coupable d’espionnage pour avoir transmis des documents confidentiels à Wikileaks, les activistes du net et de la presse pointent une dérive dangereuse pour la liberté d’informer.
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OFFRE DE STAGE : Stage Veille, Réseaux Sociaux, et circulation de l'information sur Internet

OFFRE DE STAGE : Stage Veille, Réseaux Sociaux, et circulation de l'information sur Internet | btoullec | Scoop.it

OFFRE DE STAGE : Stage Veille, Réseaux Sociaux, et circulation de l'information sur Internet - Stage réalisé auprès du Centre Transcultures et de l'ONG Echos Communication.

    Echos Communication est une ONG qui travaille à la déconstruction des préjugés et qui met en avant l’importance des comportements, des attitudes et des relations humaines dans les relations interculturelles et la coopération au développement.


    Transcultures est un Centre interdisicplinaire des cultures digitales et sonores (porteur, entre autres des festival City Sonic, la biennale les Transnumeriques et co-producteur du projet de recherche : arts-numeriques.info - veille et circulation de l'information sur Internet).

Nous recherchons : un(e) stagiaire désireux(-se) de se former et d'engager une réflexion sur les outils de veille et la circulation de l'information sur Internet (via le projet arts-numeriques.info) avec des applications pratiques (auprès d’Echos Communication et du Projet Mobile "Art(s) & Network(s)" Award 2013 - lancé lors de la Quinzaine de l'Art Numérique de la Fédération Wallonie Bruxelles début octobre 2013).

 


Via Jacques Urbanska
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