Thèse de Jean Frayssinhes

Dans un contexte professionnel en perpétuelle mutation, les salariés ont la nécessité de se former régulièrement, et ce quel que soit leur niveau de formation initial. Nous avons coutume de lire et d'entendre que le taux d'abandon et le taux d'échec des apprenants dans un dispositif de FOAD est supérieur à celui observé dans la formation présentielle. Ces défections ou revers peuvent être la résultante de divers facteurs dont: l'isolement de l'apprenant, un défaut d'ergonomie de l'environnement d'apprentissage (pédagogique, technologique) ou bien le manque d'autonomie de l'apprenant. Pour passer d'un système fondé sur la transmission du savoir (présentiel) à un système fondé sur l'appropriation et la création de connaissances (FOAD), il faut consentir des efforts particuliers, aussi, notre objectif est de découvrir : comment s'y prennent ceux qui vont jusqu'au bout et réussissent leur formation ? Pour répondre à cette question, nous allons investiguer les styles d'apprentissage des apprenants, qui induisent les méthodologies et stratégies d'apprentissage, ainsi que leur dimension auto-formative qui est une composante importante de la FOAD, due à l'éclatement des unités de temps, de lieu, d'action. Ainsi, nous souhaitons découvrir quels sont les styles d'apprentissage des participants d'une part, en essayant de voir quels sont ceux qui éventuellement dominent, et d'autre part, définir quelle est la capacité d'auto-apprentissage des participants dans le processus de formation ouverte et à distance. La FOAD suppose un ancrage fort dans l'humain, notamment les dimensions psycho-affectives et cognitives. Tous les participants ayant réussi leur formation, nous espérons découvrir chez eux des traits individuels, des dominantes ou constantes comportementales qui pourraient peut-être l'expliquer.


Via Jacques Rodet, s20s