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BANKSTER : Les Etats européens ont versé 1600 milliards d'euros d'aides aux banques depuis la crise

BANKSTER : Les Etats européens ont versé 1600 milliards d'euros d'aides aux banques depuis la crise | Bankster | Scoop.it

Cette somme représente 13% du PIB de l'Union européenne. Les aides d'Etat accordées au secteur financier dans l'Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d'euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011. Les aides d'Etat accordées au secteur financier dans l'Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d'euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne. Cette somme représente 13% du PIB de l'UE, selon le tableau de bord des aides d'Etat portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques. 



L'année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d'aides d'Etat pour aider l'économie réelle en période de crise. Ce type d'aide, accordé à l'ensemble de l'économie, a représenté 48 milliards d'euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l'UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l'année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des Etats. Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d'euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s'agit "d'une tendance à la baisse sur le long terme", a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l'UE dans les années 1980.Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d'euros.

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Evolution du parasite

Evolution du parasite | Bankster | Scoop.it
Jacques Le Bris's insight:

Pour les Français voici une adresse utile pour se défendre de cette race de parasite :

FNACAB (Fédération Nationale des Associations Contre les Abus Bancaires)

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L'Europe devient une colonie d'esclaves au service du bankster américain (E Todd)

"Où est passé le gouvernement européen susceptible de demander aux Américains d'arrêter leur délire?" interroge E Todd. Aujourd'hui personne ne réagit. A ce titre, l'Europe et sa population sont « expendables », liquidables sur un champ de bataille ou dans une salle de marché car la plupart des terroristes actuels se trouvent dans nos gouvernements occidentaux.
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Le monde libre face au terrorisme américain

Sputnik France, le 22 Juin 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 23 Juin 2015
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Les États-Unis sont en train de devenir pour le monde un problème. Emmanuel Todd
 L'Amérique s'impose de plus en plus comme une puissance apocalyptique
L'Amérique s'impose de plus en plus comme une puissance tératologique et apocalyptique, illustrant une destinée de violence depuis presque deux siècles maintenant. En guerre elle donne Hiroshima, l'Irak ou le Vietnam, en culture les Tortues Ninja, Madonna ou Lady Gaga, en économie inégalités et dettes, des zones zombies ou la hideuse guirlande des Urban Sprawls (prolifération cancéreuse et géométrique des banlieues) qui défigurent le monde, et que le grand essayiste et écologue Dean Kunstler a brillamment dénoncé.
  Où est passé le gouvernement européen susceptible de demander aux Américains d'arrêter leur délire?
Dean Kunstler parle d'une économie hallucinée; on peut dire que le militarisme américain est aussi halluciné, qui propose aux Européens une extermination sous anesthésie pour cet été — car où est passée l'opinion publique susceptible de réagir ici ou là, où est passé le gouvernement européen susceptible de demander aux Américains d'arrêter leur délire?
 Aujourd'hui personne ne réagit.
Je me souviens des manifestations menées par nos partis communistes en Occident, et qui rassemblaient 300.000 personnes, ou même des manifestations européennes contre la guerre en Irak…. Aujourd'hui personne ne réagit.
 Mais en Asie aussi, la Thaïlande, les Philippines, d'autres Etats vassaux et corrompus, quadrillés par les bases US, promeuvent cette idée d'une guerre d'influence contre la Chine.
L'argent, le messianisme, le féminisme, le racisme, les médias aux ordres, la vulgarité…
Tocqueville a recensé les désastres humains et culturels qui allaient venir d'Amérique (l'argent, le messianisme, le féminisme, le racisme, les médias aux ordres, la vulgarité…). Et alors que l'Amérique est encore loin de tout, il consacre plusieurs chapitres à la question militaire en « démocratie » américaine (Tome II, Troisième partie):
  Celles qui désirent le plus ardemment la guerre sont les armées démocratiques
« De toutes les armées, celles qui désirent le plus ardemment la guerre sont les armées démocratiques. (…). On peut donc dire d'une manière générale que, si les peuples démocratiques sont naturellement portés vers la paix par leurs intérêts et leurs instincts, ils sont sans cesse attirés vers la guerre et les révolutions par leurs armées. »
 Un peuple démocratique aura toujours beaucoup de peine à commencer la guerre et la finir
« Il y a deux choses qu'un peuple démocratique aura toujours beaucoup de peine à faire: commencer la guerre et la finir… (…) Il n'y a pas de longue guerre qui, dans un pays démocratique, ne mette en grand hasard la liberté. »
  Les Américains se livrent à la « guerre perpétuelle »
D'abord les Américains n'aiment pas faire la paix — ou la bâclent du mieux qu'ils peuvent. Du Traité de Versailles en 1919 en passant par le Vietnam ou la Guerre Froide après 1945 et l'actuelle ébullition russophobe et antichinoise, ils se livrent à la « guerre perpétuelle ».
  la fascisation américaine peut être datée de Clinton
Deuxièmement, Tocqueville voit que la guerre mettra fin aux libertés, comme l'a fait la guerre contre le terrorisme (cet EGM, être généré médiatiquement) à partir des années 90 ou du 11 septembre; la fascisation américaine peut être datée de Clinton, mais Chesterton la voyait poindre au cœur des années vingt: lynchage des noirs, chasse au facies (pas de juif, d'italien ou de balkanique en Amérique!), chasse au bolchevik-anarchiste, chasse enfin au buveur de bière ou de vin rouge…
 L'indifférence d'une opinion publique momifiée.
Voilà où nous en sommes deux siècles après Tocqueville, quand les vassaux et les politiciens choisis (un politicien européen n'est plus élu, il est choisi, a déclaré un historien américain) vont accepter leur ruine avec un bel esprit de renoncement et dans l'indifférence d'une opinion publique momifiée.
  On envahissait et pillait un pays pour les mêmes éhontés prétextes humanitaires.
Les prétextes incriminés relèvent de la plus criante hypocrisie, hypocrisie qui existait déjà à l'époque de Rudyard Kipling ou Jules Verne quand on envahissait et pillait un pays pour les mêmes éhontés prétextes humanitaires.
 Peu cher payé pour les camps de concentration des Boers
On évoque souvent l'hypocrisie de cette civilisation « démocratique » anglo-saxonne; l'analyste anti-impérialiste Hobson parlait en 1900 d'inconsistance de l'esprit humanitaire et impérial britannique. Peu cher payé pour les camps de concentration des Boers…
 si nous avions perdu en 1945, nous aurions mérité d'être pendus
On pourra enfin rappeler une chose: ces démocraties se pensent meilleures, mais elles ne sont meilleures que parce qu'elles ont gagné leurs récentes guerres. Robert McNamara, dans Le Brouillard de la Guerre, le rappelle: « si nous avions perdu en 1945, nous aurions mérité d'être pendus. »
 L'Europe devient une colonie d'esclaves au service  du bankster américain.
Il fut un temps où les démocraties prenaient plus de gants. On avait peur du péril jaune, du péril rouge, mais aujourd'hui on n'a même plus besoin de prétextes.L'Europe devient une colonie d'esclaves au service de l'étranger ou du bankster américain.
Sa population est  liquidable dans une salle de marché
A ce titre, elle et sa population sont « expendable »,liquidables sur un champ de bataille ou dans une salle de marché. On fait confiance à la télé et aux ordinateurs pour anesthésier tout le petit monde.
 Je pense au grand écrivain américain Gore Vidal; dans son beau pamphlet sur la guerre perpétuelle US, il écrivait:
La junte du Pentagone a programmé son président

« La junte du Pentagone en charge de nos affaires a programme son président pour nous dire que Ben Laden était un maléfique qui enviait notre bonté, notre richesse et notre liberté. »
 Gore Vidal recense après 200 opérations militaires US de 1960 à 2000 puis il fait le lien entre la cruelle oligarchie boursière des années Clinton-Bush et la militarisation de la politique US devenue ultra:
L'administration US a déchiré tous les traités auxquels les nations civilisées souscrivent
« L'administration US, à peu près inepte dans tous les domaines sauf dans l'exemption des impôts pour les plus riches, a déchiré tous les traités auxquels les nations civilisées souscrivent, les accords de Kyoto, puis les accords nucléaires avec la Russie. » 

Enfin, Vidal rappelle ce que c'est qu'un terroriste. Et ce n'est pas pour lui un fou d'Allah:
Terrorisme: la répression et le bain de sang dans la propagation des principes de démocratie et d'égalité

« Selon le dictionnaire d'américain d'Oxford, le motterroriste désigne un supporteur des Jacobins, qui défend et pratique la Terreur, soit la répression et le bain de sang dans la propagation des principes de démocratie et d'égalité. »
 la plupart des terroristes actuels se trouvent dans nos gouvernements occidentaux
Le grand romancier de conclure: la plupart des terroristes actuels se trouvent dans nos gouvernements occidentaux.
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9 experts financiers avertissent de l’imminence d’une grande crise financière

9 experts financiers avertissent de l’imminence d’une grande crise financière | Bankster | Scoop.it

Y aura-t-il un effondrement financier aux États-Unis avant la fin 2015 ?

Un nombre croissant d’experts financiers respectés avertissent que nous sommes au bord d’une nouvelle grande crise économique. Bien sûr, cela ne signifie pas que cela se produira. Ils se sont déjà trompés. Mais sans aucun doute, de nombreux signaux d’alertes fleurissent un peu partout et semblent orienter les faisceaux dans ce sens.

Les actions américaines baissent, le Dow Jones a ainsi perdu plus de 750 points depuis le sommet du marché en mai, et une action américaine sur cinq se trouve déjà dans un trend baissier. Je pense que les prochains mois pourraient être extrêmement chaotiques, et je suis loin d’être seul à le penser.

  

Ci-dessous, l’alerte de chacun des 9 experts financiers sur l’imminence d’une grave crise financière…

# 1 Lors d’une récente interview sur Raison TVDoug Casey a déclaré que nous nous dirigeons vers “une catastrophe aux proportions historiques” …

“Avec ces gouvernements stupides qui impriment des milliers de milliards», alerte l’investisseur Doug Casey, “Une catastrophe aux proportions historiques se développe.”

Conseiller en investissement, Doug Casey, fondateur et président du Casey Research, dépeint une situation économique mondiale qui est loin d’être idyllique

Je ne conserverais pas un capital important dans les banques,” a-t-il expliqué, la plupart des banques dans le monde sont en faillite.”

# 2 Bill Fleckenstein avertit qu’une catastrophe se profilerait sur les marchés américains dans les prochains mois

Bill Fleckenstein, qui avait prédit la crise financière en 2007, se dit prêt à ouvrir un placement de ventes à découvert pour la première fois depuis 2009. Entre temps, Fleckenstein a expliqué que l’ensemble du marché s’orienterait vers un désastre dans les prochains mois .

Fleckenstein a dit cette semaine sur CNBC dans “Fast Money”: ” Le marché est particulièrement enclin au chaos ” . «Je crois que le marché est très fragile du fait du trading à haute fréquence, des ETF et de l’euphorie des investisseurs. Je ne pense pas qu’il y ait d’issues de secours.

# 3 Richard Russell estime qu’un marché baissier se profile et “va détruire le système économique actuel” …

“De mon point de vue, c’est la période la plus étrange que j’ai connue depuis les années 1940. Le secteur de l’industrie chute plus rapidement que celui des transports mais si cela continue, nous arriverons au point ou les transports seront eux aussi impactés ! Je pense qu’un marché baissier signalera que la chute de ces deux secteurs s’accélère.

Je crois qu’une brève période de hausse des prix attirera quelques investisseurs. Mais cette brève pause sera suivie d’un marché baissier historique qui détruira le système économique actuel.

# 4 Larry Edelson est “convaincu à 100%” que la crise financière mondiale se déclenchera “dans les prochains mois” …

” Le 7 Octobre 2015, le premier supercycle économique depuis 1929 va déclencher une crise financière mondiale aux proportions épiques . Il mettra à genoux l’Europe, le Japon et les États-Unis et enverra près d’un milliard d’êtres humains en promenade vers l’enfer pour les cinq prochaines années. Une situation qu’aucune génération n’a vécu.

Je suis sûr à 100 % que cela arrivera dans les prochains mois “.

# 5 John Hussman avertit que les conditions de marché, telles que nous les observons actuellement sont déjà arrivées à des moments clés de notre histoire …

En tout état de cause, Ce n’est pas le moment d’être en pilotage automatique. Regardez les données, et vous vous rendrez compte que nos préoccupations actuelles ne sont pas qu’exagérations. Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est que nous n’avons tout simplement pas observé de telles conditions de marché à part dans une poignée de cas dans l’histoire où cela s’est mal terminé (Lisez Lorsque vous regardez en arrière sur ce moment historique et tous leurs œufs dans le panier de Janet pour une analyse plus détaillée des conditions actuelles). À mon avis, c’est un moment majeur pour faire un bilan et examiner toutes vos expositions au risque, votre tolérance à de probables pertes surtout dans un marché plus que surévalué et d’estimer votre véritable horizon de placement.

# 6 Lors d’une récente apparition sur CNBC, Marc Faber a suggéré que le marché actions pourrait bientôt chuter de près de 40 % …

Le contrarien Marc Faber a déclaré mercredi dernier sur CNBC: ” Le marché boursier américain pourrait “facilement” baisser de 20 % à 40 % ” citant une foule de facteurs comme une liste croissante de sociétés qui se négocient en dessous de leur moyenne mobile à 200 jours.

Ces derniers temps, “Le marché actions baisse plus qu’il ne monte, et depuis 12 mois une sérié élevée de nouveaux points bas ont été atteints a ainsi expliqué l’analyste et rédacteur en chef du site ” The Gloom, Boom & Doom ” sur CNBC dans dans l’émission “Squawk Box”.

“Cela vous montre qu’un grand nombre d’actions sont déjà en train de baisser.”

# 7 Dans un précédent article, Henry Blodget de Business Insider rappelait la cherté du marché actions américain et qu’une chute de 50 % ne serait pas une surprise

Comme les lecteurs réguliers le savent, au cours des 21 derniers mois, j’ai alerté sur le cours des actions américaines. J’ai même expliqué qu’une baisse de 30% à 50% ne serait pas une surprise .

Je n’ai pas prédit un crash. Mais je pense que les actions offriront des rendements bien en deçà de la moyenne pour les sept à dix prochaines années. Et je ne serais certainement pas surpris de voir les actions chuter. Donc, ne dîtes pas que personne ne vous a averti !

# 8 Egon von Greyerz est encore plus baissier. Il a récemment déclaré sur le site kingworldnews que nous nous dirigeons vers une “destruction de richesse sans précédent” …

” Aujourd’hui il y a plus d’endroits problématiques que stables. Aucun pays occidental majeur ne peut rembourser sa dette. C’est également vrai pour le Japon et de nombreux pays émergents. L’Europe est une expérience manquée de socialisme et de dépenses à crédit. Il y a d’énormes bulles en Chine que ce soit sur les marchés, dans l’immobilier ou dans son shadow banking. Les États-Unis ont vécu au-dessus de leurs moyens pendant 50 ans et sont aujourd’hui la nation la plus endettée du monde. ”

Nous assisterons à l’explosion du marché des produits dérivés (1,5 million de milliards de dollars) et de la dette mondiale de 200 000 milliards de dollars. Nous assisterons à la destruction de la richesse la plus terrible de l’histoire sur les marchés actions, obligataire et immobilier avec des actifs dont la valeur va chuter de 75 à 95 %. Le commerce mondial se contractera violemment, toute la planète traversera des moments très difficiles.

# 9 Martin Armstrong, ancien conseiller financier richissime (1 000 milliards de dollars), basé aux États-Unis, a mis au point un modèle informatique basé sur le nombre pi, et d’autres théories liées aux cycles, capable de prédire les tournants décisifs de la vie économique mondiale, et ce avec une précision frappante. Ces études sont consultables sur son site armstrongeconomics.

Martin Armstrong prévoit un cataclysme financier pour fin septembre début octobre 2015.

  

” Armstrong prévoit qu’une crise des dettes souveraines va éclater dans le monde entier au 1er octobre 2015, une date qui constitue l’un de ces tournants décisifs, liés au nombre pi, que son modèle informatique a déjà prévu de longue date…

Cette terrible crise mondiale, ne sera pas seulement composée d’une crise économique et financière, mais sera suivi de conflits, de guerres civiles, de révoltes, etc etc…

En discutant avec les gens, on se rend bien compte que tout le monde est plus ou moins conscient que “quelque arrive” mais quoi, on ne le sait pas trop, mais notre 6ième sens est en alerte depuis un moment, et nous savons que cela ne va pas tarder, et sera terrible…

On se rend bien compte également, et sans être devin, que tous les feux passent au rouge depuis quelques temps, et que cela va faire exploser le système, et ceci partout sur la planète ! ”

Et bien sûr, ils ne sont pas les seuls à avoir un mauvais pressentiment à propos de ce qui va arriver. Un récent sondage du Wall street journal(WSJ) avec NBC News a relevé que 65 % des américains estiment que le pays est actuellement sur la mauvaise pente.

  

En outre, l’indice de confiance économique Gallup vient de plonger à son plus bas niveau, ce que nous n’avions pas vu jusqu’à présent en 2015…

Alors, ont-ils raison ?

Nous le saurons bientôt !


  


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Un banquier suisse explique en 36 minutes l'arnaque de la création monétaire (part.2)

Ajoutée le 24 juil. 2015

François de Siebenthal, économiste HEC, répond aux questions concernant la création monétaire et l'initiative Monnaie pleine qui circule actuellement en Suisse.

Site de l'initiative : www.initiative-monnaie-pleine.ch

Suivre Modernocratie sur facebook pour en savoir plus sur les journées démocratie :

www.facebook.com/modernocratiesuisse

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Le Crédit agricole à son tour sous la menace d’une amende américaine

Le Crédit agricole à son tour sous la menace d’une amende américaine | Bankster | Scoop.it

La banque verte a augmenté ses provisions pour risques juridiques de 350 millions d’euros, en vue du probable dénouement, cette année, d’un litige portant sur des transactions en dollars dans des pays soumis à un embargo économique des Etats-Unis.

  

Il y a un an, BNP Paribas se voyait infliger une amende colossale de 9 milliards de dollars par les autorités américaines, pour non-respect d'embargos économiques. Aujourd'hui, c'est au tour du Crédit agricole d'avoir maille à partir avec le département américain de la Justice, la Réserve fédérale américaine et l'Ofac (Office of Foreign Assets Control). Lors de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre, mardi 4 août, la banque verte a déclaré avoir augmenté de 350 millions d'euros ses provisions pour risques juridiques, lesquelles s'élèvent désormais à 1,6 milliard.

Une prudence motivée par le probable dénouement, cette année, d'un litige portant sur des paiements en dollars impliquant des pays faisant l'objet de programmes américains de sanctions. Les faits reprochés au Crédit agricole « sont relativement anciens », a indiqué Jean-Yves Hocher, directeur général adjoint de CASA, l'entité cotée du groupe Crédit agricole, et « courent sur plusieurs années. »

Durant de longs mois, la banque a mené une revue interne des paiements incriminés, écoutant des heures d'enregistrement de conversations dans ses salles de marché, épluchant les mails de collaborateurs, soit des millions de documents à analyser. Une revue dont les conclusions ont été régulièrement partagées avec les autorités américaines. Aussi Philippe Brassac, le nouveau directeur général de CASA, qui a succédé à Jean-Paul Chifflet le 20 mai, estime-t-il avoir « une bonne appréciation »de l'amende dont le Crédit agricole pourrait prochainement écoper, dans le cadre de ce litige. Il reste cependant difficile d'oublier que BNP Paribas avait provisionné 1 milliard de dollars début 2014, au titre de son litige, lequel s'était en réalité soldé six mois plus tard par une amende neuf fois supérieure à la provision.

  

Des résultats de bonne facture

En attendant que les autorités américaines précisent leur calendrier, Philippe Brassac a commencé à jeter les bases de son plan de marche pour le Crédit agricole. Un groupe qui, grâce au recentrage sur la banque universelle de proximité en Europe opéré sous l'ère de Jean-Paul Chifflet, continue d'afficher de bons résultats. Le groupe Crédit agricole, qui comprend CASA et les caisses régionales, a dégagé un bénéfice net de 1,5 milliard d'euros d'avril à juin , contre 789 millions au deuxième trimestre 2014, lequel avait été grevé par la dépréciation des titres Banco Espirito Santo (BES), pour 708 millions. Un élément exceptionnel qui conduit également CASA à afficher un bénéfice net très supérieur (près de 12 fois) à celui de l'année précédente, à 920 millions d'euros.

Il n'empêche : même hors éléments exceptionnels, les résultats sont de bonne facture, tirés par un PNB (produit net bancaire, l'équivalent du chiffre d'affaires) en hausse de 3,4% au sein du groupe, grâce à la bonne dynamique commerciale de l'ensemble des métiers, des charges bien maîtrisées et un coût du risque (provisions pour risque d'impayés) qui baisse à nouveau. Conséquence de ces bons résultats, la solvabilité financière du groupe Crédit agricole s'est encore renforcée, le ratio de fonds propre durs (capital et bénéfices mis en réserve, rapportés aux crédits consentis) s'élevant à 13,2%, en hausse de 90 points de base par rapport au deuxième trimestre 2014.

  

Une nouvelle organisation chez CASA

Quid de la suite ? Philippe Brassac a présenté une nouvelle organisation de CASA, destinée « à fonctionner moins en silos et davantage de façon collective », avec des pôles d'activité plus homogènes et moins nombreux. Quatre pôles métiers - Grandes clientèles ; Epargne-assurance-immobilier ; Services financiers spécialisés ; Filiales banques de proximité - sont ainsi rattachés à la direction générale. Et trois pôles de fonctions centrales sont créés, afin de conduire les chantiers transversaux que sont l'innovation, la transformation et les finances du groupe.

Les analystes financiers et investisseurs qui escomptaient une transformation plus radicale du Crédit agricole, avec un basculement du pouvoir de CASA vers les caisses régionales, en sont pour leurs frais : « Aucune opération modifiant le périmètre de CASA n'est envisageable à ce stade, certaines contraintes n'étant pas levées par la BCE (Banque centrale européenne, le nouveau superviseur du secteur bancaire européen) », a indiqué Philippe Brassac.

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L'idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ?

L'idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ? | Bankster | Scoop.it

Un rapport parlementaire islandais suggère de donner à la seule banque centrale le monopole de la création monétaire. Une vraie révolution, si l'idée était appliqué...

 

Décidément, l'Islande est le pays de la créativité financière. Après avoir montré, en 2009, qu'il existait bien une alternative au transfert de la dette bancaire vers la dette publique, l'île nordique pourrait s'apprêter à réaliser une grande expérience monétaire.

Le 31 mars dernier, en effet, le président du comité des affaires économiques de l'Althingi, le parlement islandais, Frosti Sigurdjonsson, a remis un rapport au premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson, sur la réforme du système monétaire islandais. Et c'est une véritable révolution qu'il propose.

 

L'absence de maîtrise de la banque centrale sur le système monétaire

Le rapport cherche en effet à réduire le risque de bulles et de crises dans le pays. En 2009, l'Islande a connu une crise très aiguë qui a fait suite à une explosion du crédit alimenté par un système bancaire devenu beaucoup trop généreux dans ses prêts et beaucoup trop inconscient dans sa gestion des risques.

Ni l'Etat, ni la Banque centrale islandaise (Sedlabanki) n'ont pu stopper cette frénésie. « Entre 2003 et 2006, rappelle Frosti Sigurdjonsson, la Sedlabanki a relevé son taux d'intérêt et mis en garde contre une surchauffe, ce qui n'a pas empêché les banques d'accroître encore la masse monétaire. »

 

Comment fonctionne le système actuel

Dans le système actuel, ce sont en effet les banques commerciales qui créent l'essentiel de la masse monétaire, en accordant des prêts à discrétion. La banque centrale ne peut que tenter de décourager ou d'encourager, par le mouvement des taux ou par des mesures non conventionnelles, cette création. Mais la transmission de la politique monétaire aux banques n'est jamais une garantie.

Malgré la hausse des taux de la Sedlabanki, la confiance et l'euphorie qui régnait en Islande au début des années 2000 a soutenu le processus de création monétaire. Lorsque la demande existe, rien ne peut empêcher les banques de prêter. Lorsqu'elle disparaît, rien ne peut les contraindre à le faire. Et souvent, ces mouvements sont excessifs, ce qui créé des déséquilibres, puis des corrections par des crises où l'Etat doit souvent venir au secours des banques. Et lorsqu'il faut faire repartir l'activité, les banques centrales ont souvent des difficultés à être entendue.

Le cas de la zone euro en est une preuve. Il a fallu que la BCE use de moyens immenses, l'annonce d'un QE de 1.140 milliards d'euros, pour que le crédit commence à se redresser dans la zone euro et encore, de façon fort limitée pour l'instant.

 

Une idée ancienne

D'où cette idée centrale du rapport de Frosti Sigurdjonsson : ôter aux banques le pouvoir de création monétaire. Comme le souligne l'ancien président de l'autorité financière britannique, Aldair Turner, qui préface le rapport, « la création monétaire est une matière trop importante pour être laissée aux banquiers. »

Cette idée n'est, en réalité, pas neuve. Après la crise de 1929, des économistes étatsuniens avaient proposé en 1933 le « plan de Chicago » qui proposait d'abolir la capacité des banques à créer par elle-même de la monnaie. Il avait eu un grand succès, mais pas de traduction concrète véritable.

En 1939, l'économiste Irving Fischer, un de ceux qui avaient examiné de plus près la crise de 1929, avait proposé de transférer le monopole de la création monétaire à la banque centrale. James Tobin, Milton Friedman et d'autres ont également réfléchi sur ce sujet. Mais la proposition islandaise, que Frosti Sigurdjonsson présente comme « une base de discussion » pour le pays, est la première proposition de passage à un autre système qu'il appelle le « système monétaire souverain. »

 

Décider de la création monétaire dans l'intérêt de l'économie

Quel est-il ? Le rapport indique que l'Islande « étant un Etat souverain avec une monnaie indépendante est libre de réformer son système monétaire actuel, qui est instable et de mettre en place un système monétaire de meilleure qualité. » Dans ce système, seule la Banque centrale aura le monopole de la création monétaire, aucune couronne ne pourra circuler si elle n'a pas été émise par la Sedlabanki à l'origine.

Cette dernière pourra donc faire évoluer la masse monétaire en fonction de ses objectifs « dans l'intérêt de l'économie et de toute la société. » Frosti Sigurdjonsson propose qu'un « comité indépendant du gouvernement prenne des décisions sur la politique monétaire de façon transparente. »

La Banque centrale créera de la monnaie en accordant des prêts aux banques commerciales pour qu'elles prêtent ensuite des sommes équivalentes aux entreprises et aux particuliers, mais aussi en finançant des augmentations de dépenses publiques ou des exemptions d'impôts, ou encore par le rachat de dettes publiques. Pour empêcher la création monétaire par le système bancaire, deux types de comptes auprès de la banque centrale seront créés.

 

Comptes de transactions et d'investissements

Les premiers seront les « comptes de transactions. » Ces comptes représenteront les dépôts des particuliers et des entreprises. Les banques commerciales administreront ces comptes, mais ne pourront pas en modifier les montants. L'argent déposé sur ses comptes ne rapportera pas d'intérêt, mais sera garantie en totalité par la banque centrale.

Un deuxième type de comptes, les « comptes d'investissements », sera créé en parallèle. Les agents économiques pourront transférer des fonds des comptes de transaction vers les comptes d'investissements. L'argent placé sur ses comptes seront investis par les banques et seront bloqués durant une période déterminée.

Les banques pourront alors proposer à ceux qui placent leur argent dans ces fonds différents types de produits, notamment des produits risqués à haut rendement. Il s'agit concrètement de séparer autant qu'il est possible l'argent du crédit. Le risque lié au crédit ne disparaît pas, mais il est limité par l'obligation de ne prêter que l'argent déposé sur ces comptes d'investissements.

 

Plus de Bank Runs

Pour Frosti Sigurdjonsson, ce système permettra une gestion plus réaliste de la masse monétaire non plus dans l'intérêt des agents privés, mais dans celui de la collectivité. La garantie sur les dépôts permettra d'éviter une course aux guichets (Bank Run), sans réduire, du reste, la responsabilité de ceux qui auraient investi dans des produits à risque.

Avec ce système, une séparation bancaire entre banque d'investissement et banque de dépôts n'est pas nécessaire, puisque l'activité de banque de dépôts sera garantie par la banque centrale. Du reste, la garantie implicite de l'Etat dont bénéficient les grandes banques disparaîtra d'elle-même.

 

Gérer la transition

Pour la transition, Frosti Sigurdjonsson propose de transférer les dépôts détenus dans les banques commerciales vers les comptes de transaction. Ce transfert se fera par l'émission d'une créance sur les banques qui sera détenue par la Sedlabanki et qui sera payée sur plusieurs années par les banques.

Ce « passif de conversion » s'élèverait à 450 milliards de couronnes islandaises, soit 3,05 milliards d'euros. Cet argent issu des banques commerciales sera donc progressivement remplacé par de l'argent issue de la banque centrale. Dans cette phase de transition, les sommes versées par les banques pourraient servir soit à réduire la dette publique, soit à réduire, si besoin, la masse monétaire, par l'annulation d'une partie des fonds versés.

 

Les problèmes posés

Cette proposition ne règlera certes pas tous les problèmes. Certes, les prêts seront sans doute moins importants et la croissance de l'économie sans doute moins forte. Mais le projet est d'avoir une économie plus stable et, sur le long terme, tout aussi performante. Plutôt que de voir l'économie croître de 5 % par an, puis de corriger de 3 % ; on pourrait avoir une croissance stable de 2 % par an sans à-coup...

L'indépendance du comité de la Banque centrale sera très hypothétique, car l'Etat sera une courroie naturelle de la création monétaire et un risque d'excès n'est pas, ici, à exclure, même si l'Etat peut aussi bien prétendre représenter l'intérêt général que ce comité indépendant.

Mais une ambiguïté peut ici être problématique. Les liens avec les autres systèmes monétaires classiques pour une petite économie comme l'Islande sont encore à explorer. Matthew Klein, dans le Financial Times, a souligné également que ce nouveau système ne réduit pas le risque de financement d'investissements à long terme par des investissements à court terme qui avait été à l'origine de la crise de 2007-2008.

Enfin, il ne s'agit là que d'une proposition. Le premier ministre a bien accueilli le rapport. Mais ira-t-il jusqu'à lancer un tel chambardement de grand ampleur ? Les Islandais seront-ils prêts à franchir le pas ? La discussion est, du moins, lancée.

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Goldman Sachs, grand gagnant de la crise de la dette grecque

Goldman Sachs, grand gagnant de la crise de la dette grecque | Bankster | Scoop.it

[NDC : Attention : Mis à jour le 09.03.2012 à 16:03]



Deux journalistes de l'agence Bloomberg, Nick Dunbar et Elisa Martinuzzi, révèlent que le maquillage des comptes du pays en juin 2001 a rapporté 600 millions de dollars à la banque d'affaires américaine...

 

Alors que la Grèce commence tout juste à respirer au lendemain du succès de la restructuration de sa dette, une enquête publiée mardi par Bloomberg lève le voile sur un épisode crucial du naufrage grec.

Ces révélations ont été rendues possibles par les premiers témoignages publics de deux personnages-clés de la transaction qui a permis à la Grèce dissimuler à ses partenaires européens l'ampleur de son endettement: Christoforos Sardelis, responsable du bureau de gestion de la dette à Athènes entre 1999 et 2004, et Spyros Papanicolaou, son successeur de 2005-2010.

 

Une endettement qui a presque doublé en quatre ans

Au cœur de l’engrenage: un accord de «swap» conclu avec la banque d’affaires Goldman Sachs en juin 2001. En pratique, l’opération consistait à échanger la dette contractée par la Grèce en dollars et en yens, contre un prêt en euros auprès de Goldman Sachs. Un échange réalisé en utilisant un taux de change «fictif,  historique», explique les auteurs de l’enquête.

Cela avait pour effet mécanique de «faire disparaître environ 2% de la dette grecque de ses comptes nationaux», expliquent-ils. Et pour rembourser les 2,8 milliards d’euros empruntés à la banque, la Grèce a conclu un autre contrat de swap.

Un montage de produits dérivés d’une complexité extrême dont les responsables grecs n’étaient pas capables de mesurer les dangers, de leur aveu même. En quatre ans, la dette ainsi contractée par la Grèce auprès de Goldman Sachs allait bondir de 2,8 milliards à 5,1 milliards d'euros.

 

«Des techniques utilisées par bon nombre de gouvernements européens»

Mais pour la banque, l’affaire a été plus que juteuse: selon Spyros Papanicolaou, «le jour de la conclusion de l’accord en 2001, le gouvernement devait à la banque environ 600 millions de d’euros de plus que les 28 milliards qu’il avait empruntés».

Contactés par les deux journalistes, Goldman Sachs a refusé de confirmer ce montant. «Les swaps étaient l'une des techniques utilisées par bon nombre de gouvernements européens pour respecter les critères du traité de Maastricht», a répondu Fiona Laffan, porte-parole à Londres.


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La crise grecque fait perdre 88 milliards aux milliardaires

La crise grecque fait perdre 88 milliards aux milliardaires | Bankster | Scoop.it

INFOGRAPHIE - Les 200 plus grosses fortunes mondiales ont souffert de la chute des marchés boursiers. Trois Français se situent parmi les dix qui ont virtuellement perdu le plus.

 

C'est l'une des nombreuses conséquences de la crise terrible qui touche la zone euro ces derniers jours. Les 200 plus grandes fortunes mondiales ont brutalement fondu. Depuis le mercredi 24 juin, date à laquelle au sortir d'une réunion de l'Eurogroupe le premier ministre grec, Alexis Tsipras, attaquait directement le Fonds monétaire international (FMI), elles ont perdu près de 88 milliards de dollars, selon l'index Bloomberg sur les milliardaires, dont 52,3 sur la seule journée de lundi. Ce jour-là, l'ensemble des Bourses mondiales a largement plongé. Le CAC 40 a enregistré une chute de 3,74% alors que les Bourses de Milan, Lisbonne et Madrid ont toutes dévissé de 5%. Le Dow Jones perdait quant à lui 1,95%. Ces pertes sont bien sûr virtuelles, les détenteurs des titres n'ayant réellement rien perdu tant qu'ils ne s'en sont pas séparé.

En moyenne, la perte pour chaque milliardaire s'élève à 217,5 millions de dollars sur la période. Si certains comme Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, a gagné 639,2 millions de dollars depuis lundi, d'autres fortunes ont très nettement plongé. La chute la plus impressionnante est celle de l'Espagnol, Amancio Ortega, créateur de Zara et deuxième fortune mondiale (69,2 milliards de dollars), dont le capital a plongé de 3,5 milliards. De son côté, Bill Gates, l'homme le plus riche du globe, a perdu 1,4 milliard de dollars sur la journée de lundi alors que son compatriote, l'investisseur Warren Buffett, a enregistré une perte de 1,6 milliard de dollars, soit l'équivalent de ce que devait rembourser Athènes au FMI.

 

La chute spectaculaire des riches français

La Bourse de Paris plombée, les riches français n'ont pas été épargnés par la situation grecque. Parmi les dix grandes fortunes les plus touchées lundi dernier, se trouvent trois Français. Lilane Bettencourt (-1,1 milliard de dollars), Patrick Drahi (-992,6 millions) et Bernard Arnault (- 1 milliard). Ce dernier, douzième fortune mondiale et propriétaire du groupe LVMH, est également le milliardaire qui a le plus perdu le lendemain avec une nouvelle perte de 2,1 milliards de dollars mardi. Le Français le plus riche du monde a au total vu sa fortune fondre de 5,6%.

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SwissLeaks : clôture de l’enquête suisse sur HSBC après un accord sur une amende de 38 millions d’euros

SwissLeaks : clôture de l’enquête suisse sur HSBC après un accord sur une amende de 38 millions d’euros | Bankster | Scoop.it

Le procureur de Genève a annoncé jeudi 4 juin avoir clos la procédure contre la banque HSBC, après un accord sur le versement d’une amende de 40 millions de francs suisses, soit 38 millions d’euros.

La procédure avait été engagée en février pour blanchiment d’argent aggravé contre l’établissement bancaire dans l’affaire dite « SwissLeaks », un vaste scandale de fraude fiscale et de blanchiment d’argent.

Lire aussi : « SwissLeaks » : révélations sur un système international de fraude fiscale

L’amende, fixée en fonction des bénéfices touchés indûment, est la plus importante jamais payée dans le Canton de Genève.



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Affaire Kerviel : l'enquêtrice démonte la version de la Société Générale

Affaire Kerviel : l'enquêtrice démonte la version de la Société Générale | Bankster | Scoop.it

Selon la commandante de police en charge de l'enquête, la Société Générale savait ce que faisait Jérôme Kerviel, affirme Médiapart.


Une déposition qui change tout. Un témoignage qui relance l'affaire Kerviel. "Sans précédent dans l’histoire judiciaire", pointe Mediapart, dimanche 17 mai, qui est à l'origine de la révélation.

Selon la commandante de police en charge de l'enquête, Nathalie Le Roy, plusieurs éléments établiraient que des dirigeants de la banque étaient au courant des agissements de l'ex-trader Jérôme Kerviel.

L'affaire Kerviel deviendra-t-elle l'affaire Société Générale ?

 

# Pourquoi la commandante de police était-elle interrogée par un juge ?

Selon Mediapart, Nathalie Le Roy a été auditionnée début avril par le juge d'instruction Roger Le Loire dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en juin 2014 pour "escroquerie au jugement", "faux" et "usage de faux". A l'origine, une plainte contre X pour escroquerie au jugement déposée par Jérôme Kerviel.

 

# Le témoignage d'un ancien salarié de la Société Générale

Nathalie Le Roy, qui était à l'époque commandante de police au sein de la brigade financière mentionne, à cette occasion, le témoignage d'un ancien salarié de la Société Générale.

L'ancien salarié opérait au sein de l'entité "risques opérationnels". Il a assuré à l'enquêtrice que "l'activité de Jérôme Kerviel était connue". Cet ancien affirme avoir alerté, en avril 2007, Claire Dumas, adjointe au directeur des risques opérationnels, et d'autres par le biais d'un message électronique "avec une tête de mort pour attirer leur attention".

Nathalie Le Roy a alors demandé l'extraction des messages électroniques du salarié et a constaté que le fameux message ne s'y trouvait pas. La commandante de police sollicite les échanges entre Claire Dumas et le salarié par messagerie électronique, par la voie d'une réquisition judiciaire. Elle serait restée lettre morte.

"A l'occasion des différentes auditions et des différents documents que j'ai pu avoir entre les mains, j'ai eu le sentiment puis la certitude que la hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer les positions prises par ce dernier", aurait déclaré Nathalie Le Roy, selon Mediapart.

 

# Une enquêtrice "instrumentalisée" par la Société Générale ?

"J’ai eu le sentiment d’avoir été instrumentalisée par la Société générale", confie au juge Nathalie Le Roy, selon Mediapart.

Selon l'enquêtrice, c'est la Société Générale, elle-même, qui lui "adresse les personnes qu’elle juge bon d’être entendues". Nathalie Le Roy précise : "Je n’ai jamais demandé : “Je souhaiterais entendre telle ou telle personne'. C’est la Société générale qui m’a dirigé tous les témoins".

Plus fort, selon la commandante, l'ensemble des documents qui ont été requis auprès de la Société générale" ont été fournis par la banque. "Nous n’avions pas le matériel informatique pour l’exploitation", explique Nathalie Le Roy.

 

# Que répond la Société Générale ?

Dans un communiqué envoyé dans la nuit de dimanche à lundi, la Société Générale dit "s'étonner" de ces informations. "L'affaire liée aux agissements frauduleux de Jérome Kerviel remonte maintenant à plus de 7 ans et a fait l'objet de plusieurs décisions de justice qui ont toutes reconnu la culpabilité pénale exclusive de Jérome Kerviel", souligne la banque.

"Société Générale s'étonne des déclarations qui auraient été faites par un policier au juge d'instruction parisien en charge des plaintes déposées par Jérôme Kerviel alors qu'il avait lui-même déclaré aux policiers qui l'interrogeaient en janvier 2008 qu'il avait agi seul et à l'insu de sa hiérarchie", précise le communiqué.

La banque, "qui n'a pas accès à ce dossier judiciaire d'où seraient extraites les déclarations du policier", rappelle avoir elle-même "déposé deux plaintes pour dénonciation calomnieuse pour répondre aux deux plaintes déposées par Jérome Kerviel".

 

# Qui est Nathalie Le Roy ?

Nathalie Le Roy était la commandante de police de la brigade financière chargée de l’affaire Kerviel. Elle a mené deux fois l’enquête, une première fois en 2008, une seconde en 2012. Elle a depuis changé d'affectation, relève Mediapart.

Nathalie Le Roy est respectée à la brigade financière et dans le monde judiciaire. "Connue pour sa rigueur et son expertise, elle s’est vu confier des dossiers très lourds et est très appréciée par les juges d’instruction", écrit Médiapart.

 

# Quelle était la version de la Société Générale ?

Lorsque ses positions ont été découvertes, en janvier 2008, Jérôme Kerviel avait exposé la banque à hauteur de 50 milliards d'euros.

La Société Générale a toujours affirmé qu'en soldant ces positions au plus vite pour ne pas risquer la faillite, elle avait enregistré une perte de 6,3 milliards d'euros, dont a été déduit le gain de 1,4 milliard réalisé par Jérôme Kerviel en 2007.

L'ancien trader a été condamné, par le tribunal correctionnel de Paris puis la cour d'appel qui a confirmé la peine, à 5 ans d'emprisonnement dont 3 ferme pour abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux.

Mi-mars 2014, la Cour de cassation a rendu cette condamnation pénale définitive mais a cassé le volet civil de la décision, qui attribuait 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts à la banque.

Un nouveau procès civil doit se tenir du 20 au 22 janvier 2016 pour établir la répartition des responsabilités dans cette perte, la banque ayant reconnu avoir failli sur le plan des contrôles.

Contacté par l'AFP, le conseil de Jérôme Kerviel, Me David Koubbi, n'était pas joignable immédiatement.

 

Paul Laubacher avec AFP

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A Bruxelles, les banques achètent la démocratie pour pas cher

A Bruxelles, les banques achètent la démocratie pour pas cher | Bankster | Scoop.it

Charlie Hebdo - 6 mai 2015 - Jacques Littauer

Les dépenses de lobbying des banques à Bruxelles ne cessent d'augmenter. Elles veulent éviter, au sein d'un système qui fait la part belle aux intérêts privés, que des réglementations trop strictes soient adoptées. Une chose bien trop facile.

 

La démocratie se veut moderne : elle se rebaptise « gouvernance » et veille à la représentation des intérêts de la « société civile ». La société civile, c’est tout ce qui n’est pas la politique traditionnelle : pas de partis politiques, pas de syndicats.Mais des associations, des représentants de professions, et… des entreprises. Il existe une défense intellectuelle du lobbying – car c’est de cela qu’il s’agit – selon laquelle les lobbyistes sont censés mieux connaître le sujet que le législateur, qu’ils « aident » à prendre les meilleures décisions, tandis que le débat entre lobbies opposés (la chimie d’un côté, les écologistes de l’autre) doit permettre à la vérité d’émerger. 

Selon l’ONG Corporate Europe Observatory, il y aurait 30 000 lobbyistes rien qu’à Bruxelles, les monde des affaires occupant chaque immeuble de bureaux dans un rayon de un kilomètre autour des sièges de la Commission européenne, du Conseil et du Parlement.

Mais soyons rassurés,  l’Union européenne agit : tous les officiels de l’exécutif européen doivent désormais rendre publics leurs contacts avec les groupes de pression. Surtout, les lobbies qui souhaitent pouvoir rencontrer les commissaires européens et les membres de leurs cabinets. Ces derniers doivent depuis 2014 s’inscrire dans un « registre de transparence ». Mais rien n’est prévu pour interdire les « pressions amicales » auxquelles sont habitués les parlementaires te fonctionnaires européens.

Parmi les lobbies les plus puissants, on compte les banques, qui sont très actives pour défendre leurs intérêts – pardon : pour participer à l’élaboration de la Loi commune. Ainsi, Deutsche Bank a dépensé 4 millions d’euros en 2014 pour ses activités de lobbying auprès des institutions européennes. Elle est suie par UBS et le Crédit suisse, pour environ 1,5 million d’euros chacune. La première banque française est Banque populaire Caisses d’épargne (BPCE), qui aurait dépensé entre 1 et 1,25 million d’euros en 2014 – sans doute afin de rester »populaire ». 

Pourquoi dépenser de telles sommes ? Parce que les banques redoutent que les hommes politiques deviennent un jour sensibles à la colère de l’électorat vis-à-vis du système financier, qui dérègle un peu plus chaque jour l’économie mondiale !

Suite au krach de 2008, il avait ainsi été proposé de revenir à l’une des idées les plus géniales du New Deal de Roosevelt, dans les années 1930 : couper  en deux les banques, pour séparer la banque qui finance l’économie (la « banque de dépôt ») et celle qui spécule (la « banque d’affaires »). Ainsi, quand la banque d’affaires fait n’importe quoi, on la laisse couler, sans faire appel à l’épargnant pour la sauver. Cela faisait partie des promesses de François Hollande. Mais la « loi de séparation bancaire » a été complètement vidée de son contenu par… les hauts fonctionnaires, les élus et les ministres, terrorisés à l’idée de gêner aux entournures les grandes banques françaises, qui figurent parmi les plus importantes du monde.

De même, on a vécu un grand moment de reniement lorsque, en 2014, le gouvernement « socialiste » français a ouvertement critiqué le commissaire européen Michel Barnier pour son projet d’interdiction de certaines activités spéculatives des banques. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a même jugé « irresponsable » les propositions de Bruxelles.  

Avec de tels dirigeants, on se dit que les banques n’ont pas besoin de faire beaucoup de lobbying pour obtenir tout ce qu’elles veulent. Le problème, ce n’est pas seulement leur argent, mais les allers-retours des cadres supérieurs entre public et privé (à l’exemple de Emmanuel Macron formé à la banque Rothschild et nommé ministre des Finances…), et surtout cette conviction généralisée (on pourrait aussi bien dire « matraquage médiatique ») qu’il ne faut pas gêner les entreprises si l’on veut favoriser la croissance et l’emploi.


 


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Scandale du Libor : deux milliards d'euros d'amende pour la Deutsche Bank

Scandale du Libor : deux milliards d'euros d'amende pour la Deutsche Bank | Bankster | Scoop.it

Dans cette affaire, des courtiers de grandes banques sont soupçonnés de s'être entendus pour manipuler des taux interbancaires.

 

Le scandale du London Interbank Offered Rate (Libor) – ce taux interbancaire de référence ayant une incidence sur une masse énorme de produits financiers – coûte cher à la Deutsche Bank, qui a plaidé coupable et reconnu une défaillance de ses systèmes de contrôle dans cette affaire de manipulation des taux. La première banque allemande a en effet accepté de s'acquitter d'une amende de 2,17 milliards de dollars (2,01 milliards d'euros) auprès des autorités américaines pour échapper à des poursuites pénales liées à ces manipulations de taux interbancaires, dont le Libor.

La pénalité financière atteint au total 2,51 milliards de dollars (2,33 milliards d'euros). Elle comprend notamment une amende de 344 millions de dollars (320 millions d'euros) infligée par le régulateur britannique FCA (Financial Conduct Authority), selon un communiqué du département de la justice américain.

Lire aussi (édition abonnés) : La Deutsche Bank veut se remodeler

 
Traders suspendus

Dans cette affaire, des courtiers de grandes banques sont soupçonnés de s'être entendus pour manipuler les taux du Libor, un taux déterminé chaque jour sur la base des taux auxquels les banques se prêtent de l'argent entre elles, et sur lesquels sont indexés une multitude de contrats et produits financiers, dont certains prêts aux ménages et aux entreprises. Disant « accepter les conclusions des régulateurs », les deux co-dirigeants de la banque, Jürgen Fitschen et Anshu Jain, ont déclaré jeudi regretter « profondément » ce qui s'est passé.

Des traders ont déjà été suspendus et certaines banques ont trouvé des accords avec différentes autorités. A l'instar d'UBS, JPMorgan ou Royal Bank of Scotland, la Deutsche Bank a déjà dû verser une amende à la Commission européenne, en décembre 2013, qui s'élevait à 725 millions d'euros.



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Grèce : un banquier français accusé de corruption en garde à vue

Grèce : un banquier français accusé de corruption en garde à vue | Bankster | Scoop.it

Jean-Claude Oswald, 55 ans, soupçonné de malversations financières liées à l'attribution de marchés publics a été placé en garde à vue.

 

Un banquier français soupçonné d'être impliqué dans plusieurs affaires de corruption liées à l'attribution de marchés publics a été placé lundi en garde à vue par les autorités grecques, a-t-on appris de source policière. Cet ancien cadre de la banque BNP Paribas, ayant notamment travaillé enSuisse et qui était sous le coup d'un mandat d'arrêt international, a été interpellé samedi à l'aéroport d'Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, avant d'être transféré en Grèce. Jean-Claude Oswald, 55 ans, a été interrogé lundi par des juges anticorruption sur son rôle présumé dans plusieurs affaires de blanchiment d'argent : l'une concernant des pots-de-vin distribués lors de l'achat d'armes à l'entreprise allemande Wegmann et l'autre impliquant l'achat de radars aux sociétés Ericsson et Embraer. 

Jean-Claude Oswald doit par ailleurs être jugé dans le cadre d'une vaste affaire de corruption présumée dans un marché remporté par le groupe Siemens. Le groupe allemand est accusé d'avoir versé environ 70 millions d'euros de pots-de-vin lors d'un contrat conclu en 1997 pour le passage au numérique de la société grecque des télécommunications OTE. Cette affaire a valu à plus de 60 personnes, dont au moins 12 anciens salariés ou cadres dirigeants de Siemens, d'être renvoyées en justice début mars.

Lors d'une intervention devant le parlement grec samedi, le ministre en charge de la lutte contre la corruption nommé par le gouvernement Tsipras a fait sensation en affirmant que la corruption et les pots-de-vin dans les contrats passés par l'État grec étaient un "phénomène endémique de la décennie 2000-2010". Panagiotis Nikoloudis, ancien magistrat spécialisé dans la criminalité financière, a chiffré les pertes pour l'État à "plusieurs dizaines de milliards", y voyant "une cause essentielle" de l'explosion de la dette du pays, à l'origine des difficultés économiques de la Grèce depuis cinq ans. Le ministre a décrit un système dans lequel le pot-de-vin "de base" se situait entre 2 et 2,5 % du contrat, passant à 4 % pour les achats d'armes à l'étranger et jusqu'à 23 % dans le domaine des achats de matériel médical.

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Quand la tragédie grecque occulte le secret des banques privées (où comment les banques privées ont refourgué leurs actifs toxiques à la Banque de Grèce*) -- Maria Lucia FATTORELLI

Quand la tragédie grecque occulte le secret des banques privées (où comment les banques privées ont refourgué leurs actifs toxiques à la Banque de Grèce*) -- Maria Lucia FATTORELLI | Bankster | Scoop.it

« Il est nécessaire de chercher les raisons pour lesquelles la Grèce a été choisie pour se retrouver dans l'œil du cyclone, soumise à des accords et des memoranda illégaux et illégitimes, servant d'écran de fumée pour couvrir le scandaleux sauvetage illégal de banques privées depuis 2010 » écrit Maria Lucia Fattorelli, auditrice du Fisc  brésilien à la retraite et fondatrice du mouvement « Auditoria Cidadã da Dívida – Audit Citoyen de la Dette » au Brésil.

  

La Grèce affronte un problème colossal de dette publique et une crise humanitaire sans précédent. La situation actuelle est infiniment pire que celle de 2010, quand la Troïka – le FMI, la Commission Européenne et la Banque Centrale Européenne – ont imposé leur « plan de sauvetage » au pays, qu’ils justifiaient par la nécessité de soutenir la Grèce. En réalité, ce plan a été un désastre complet pour la Grèce, puisque le pays n’a obtenu absolument aucun bénéfice avec les conventions d’emprunt mises en œuvre depuis.

Ce qui ne suscite aucun commentaire est qu’un autre plan de sauvetage, réussi celui-là, a été mis en place à cette même époque, en 2010, non pas pour sauver la Grèce, mais pour sauver les banques privées. Il y a, derrière la crise grecque, un énorme, et illégal, plan de sauvetage des banques privées. Et la manière dont il est mené représente un énorme risque pour toute l’Europe.

Après cinq ans, les banques ont obtenu tout ce qu’elles voulaient. De son côté, la Grèce a plongé dans une véritable tragédie : le pays a aggravé profondément son problème de dette, a perdu une partie de son patrimoine national dans la mesure où le processus de privatisation s’est accéléré, et son économie a reculé de manière dramatique.

Mais le pire de tout cela est l’incalculable coût social, représenté par la vie de milliers de personnes désespérées, qui ont vu leur revenu et leurs rêves amputés par les sévères mesures d’austérité imposées depuis 2010. La santé, l’éducation, le travail, l’assistance, les pensions, les salaires et tous les autres services sociaux ont été affectés de manière destructrice.

La répartition du Budget National de la Grèce montre la prédominance des coûts liés à la dette sur toutes les autres dépenses. De fait, les coûts des remboursements des prêts, et autres obligations liées à la dette, comme les intérêts et autres postes, absorbent 56% du budget national.

(Source : Εισηγητική Έκθεση Απολογισμού και Ισολογισμού 2013 - p. 90. Elaboré par Stavros Papaioannou).

En mai 2010, alors que toutes les attentions étaient retenues par l’avalanche d’informations sur l’interférence de la Troïka en Grèce, avec son saisissant « Plan de sauvetage », un autre plan de sauvetage bancaire, effectif celui-là, viabilisé par un ensemble de mesures illégales, était également approuvé, sans attirer aucune attention.

En un tour de passe-passe, sous prétexte de justifier la nécessité de « préserver la stabilité financière en Europe », des mesures illégales ont été prises en mai 2010 afin de garantir un système qui permettrait aux banques privées de se débarrasser de la dangereuse « bulle », c’est-à-dire de la grande quantité d’actifs toxiques – dans leur majorité des titres dématérialisés et non commercialisables – qui surchargeaient leurs comptes de patrimoine hors-bilan [2].

Une des mesures adoptées pour accélérer l’échange d’actifs des banques privées et modérer la crise bancaire a été le Securities Markets Programme SMP [3], par lequel la Banque Centrale Européenne (BCE) s’est mise à faire des achats directs de titres de créance publics et privés, tant sur le marché primaire que sur le marché secondaire. L’opération relative aux titres de la dette publique est illégale, puisqu’elle enfreint directement l’article 123 du Traité de l’Union Européenne [4]. Un tel programme ne fut qu’une seule des nombreuses « mesures non-conventionnelles » adoptées à l’époque par la BCE.

La création d’une société Special Purpose Vehicle (SPV), société basée au Luxembourg, a constitué une autre mesure mise en place pour transférer des actifs toxiques dématérialisés des banques privés vers le secteur public. Que vous le croyez ou non, des pays européens [5] sont devenus associés de cette entreprise privée, une société anonyme appelée European Financial Stability Facility – Fond Européen de Stabilité Européenne (EFSF) [6]

Ces pays se sont engagés à garantir des sommes en milliards d’euros, d’un montant initial de 440 milliards d’euros [7], pour atteindre, dès 2011, 770,78 milliards d’euros [8]. Le but réel de cette société était occulté derrière les annonces selon lesquelles elle allait fournir des « prêts » à certains pays, basés sur des « instruments financiers », et non sur de l’argent réel. Il faut ajouter que la création de la EFSF a été une exigence du FMI [9], qui y a contribué à hauteur de 250 milliards d’euros.

Ensemble, le programme SMP et la société EFSF ont été les compléments cruciaux de ce scénario [11] d’allègement des actifs, scénario nécessaire pour parachever le soutien aux banques privées amorcé au début de 2008 lors de la crise financière aux États-Unis et en Europe. Depuis le début de 2009, les banques privées réclamaient plus de soutien public pour se débarrasser de la quantité excessive d’actifs toxiques qui alourdissaient leurs comptes « hors-bilan ».

Satisfaire à cette demande pouvait se faire tant par l’achat direct de la part des États, comme également par des transferts [d’actifs] vers des sociétés indépendantes de gestion de patrimoine. Ces deux solutions furent pratiquées par le SMP et la EFSF, et les pertes liées aux actifs toxiques se sont retrouvés à la charge des citoyens européens.

L’échange d’actifs toxiques de banques privées vers une entreprise, par un simple transfert, sans paiement et sans opération d’achat/vente, aurait été illégal selon les normes comptables. EUROSTAT a modifié ces règles [12] et a permis « les opérations de liquidité menées par l’échange d’actifs », en justifiant cette démarche par « les circonstances spécifiques de turbulence financière ».

La localisation de la société EFSF au Luxembourg avait pour objectif principal d’échapper à l’application des lois internationales. En outre, la EFSF est financée en grande partie par le FMI, dans une collaboration qui aurait été tout à fait illégale au regard de ses propres statuts. Le FMI a donc modifié ses propres règles pour pouvoir fournir cette aide de 250 milliards d’euros à la EFSF [13].

Selon la Loi [14] qui a autorisé sa création, la gestion de toutes les activités liées aux instruments financiers de la société EFSF du Luxembourg, les fonctions de son conseil de directeurs, les décisions de ses associés les États-Membres, relatives aux garants, toutes ces prérogatives pouvaient être déléguées intégralement au Groupe de Travail de l’Eurogroupe (EWG – Eurogroup Working Group).

À cette époque, ce Groupe de Travail n’avait même pas de président à plein temps [15]. C’est l’Agence de Gestion de la Dette Allemande [16] qui dirige en réalité la EFSF et qui, conjointement avec la Banque Européenne d’Investissement, donne son appui au fonctionnement opérationnel de la EFSF. Le manque de légitimité de la EFSF est évident, puisqu’elle est en fait dirigée par un autre organisme. Et c’est la EFSF qui est le principal créancier de la Grèce.

Les instruments financiers utilisés par la EFSF sont les plus risqués et les plus restreints, sont dématérialisés, non commercialisables, comme le Floating Rate Notes (billets à taux flottant), du type Pass-trough (report de la dépréciation d’une monnaie sur l’inflation NdT), comme également des arrangements cambiaux et de hedge (variété de fonds utilisant des techniques de gestions non traditionnelles NdT), et autres activités de cofinancement, qui impliquent la société fiduciaire britannique Wilmington Trust (London) Limited [17] comme instructeur pour l’émission de titres restreints, non-certifiés, qui ne peuvent être commercialisés dans aucune bourse de valeurs légitime, puisqu’ils n’obéissent à aucune règle exigée pour les titres de la dette souveraine.

Cet ensemble d’instruments financiers toxiques représente un risque pour les États-Membres, dont les garanties peuvent être exigées pour payer tous les produits financiers de la société luxembourgeoise.

Un énorme scandale aurait pu éclater en 2010, si ces procédés illégaux, tels la violation du Traité de l’UE, les altérations arbitraires dans les règles de procédure faites par la BCE, Eurostat et le FMI, et l’association des États-Membres à la société privée « à but Particulier » (Special Purpose Vehicle) luxembourgeoise avaient été révélés.

Tout ceci uniquement pour sauver les banques privées, aux dépends du risque systémique pour l’Europe entière que représente l’engagement d’États-Membres à garantir des montants en milliards d’euros pour couvrir des actifs problématiques, non-commercialisables et dématérialisés.

Ce scandale n’a jamais eu lieu parce qu’en mai 2010, la Réunion Extraordinaire du Conseil des Affaires Économiques et Sociales de l’UE [18], celle-là même qui avait décidé la création de ce « Special Purpose Vehicle », la société luxembourgeoise EFSF, donna une importance maximale à « l’Ensemble de mesures de soutien à la Grèce », laissant penser que la création de ce dispositif était destinée à la Grèce, et qu’en tant que tel, il allait garantir la stabilité financière de la région.

Depuis, la Grèce a été le centre de toutes les attentions, faisant systématiquement les gros titres des principaux médias de la planète, pendant que le schéma illégal, qui a efficacement soutenu et sauvé les banques privées, reste dans l’ombre, sans que l’on entende ou lise un seul mot à ce sujet.

Le rapport annuel de la Banque de Grèce montre un accroissement constant des comptes « hors bilan » liés aux actifs financiers en 2009 et 2010, en quantité bien supérieure au total des actifs de la banque, et cela s’est répété les années suivantes.

Par exemple, dans le Bilan Comptable de la Banque de Grèce de 2010 [19], le total des actifs au 31/12/2010 était de 138,64 milliards d’euros. Cette année-là, les comptes « hors bilan » se montèrent à 204,88 milliards d’euros. Le 31/12/2011 [20], alors que le total des actifs du Bilan était de 168,44 milliards d’euros, les comptes « hors bilan » atteignirent 279,58 milliards d’euros.

Ainsi, le transfert des actifs toxiques des banques privées vers le secteur public a été un grand succès pour les banques privées. Et le Système de la Dette (expression forgée par l’auteur – voir note 21) a été l’outil pour le couvrir.

La Grèce a été entraînée dans cette opération après plusieurs mois de pression persistante de la part de la Commission Européenne, cette dernière alléguant l’existence en Grèce d’un déficit budgétaire excessif, outre l’inconsistance de certaines données statistiques [22]. De fil en aiguille, une grande affaire fut créée autour de ces questions, jusqu’à ce que, en mai 2010, le Conseil d’Affaires Économiques et Financières déclare : « Dans la séquence de la crise en Grèce, la situation des marchés financiers est fragile et il y a un risque de contagion » [23].

C’est ainsi que la Grèce fut soumise à cet ensemble de procédures et d’obligations qui comprenait l’interférence de la Troïka avec ses mesures sévères insérées dans des plans d’ajustement annuel, et un singulier accord bilatéral, suivi de « prêts » de la société EFSF, soutenus par des instruments de financement à risque.

Des économistes grecs, des leaders politiques, et même quelques autorités du FMI avaient proposé une restructuration de la dette grecque qui rendrait, selon eux, des résultats bien meilleurs que ces mesures. Ces appels furent ignorés.

De graves dénonciations autour de la surestimation du déficit budgétaire grec – qui avait justifié la création de cette grosse affaire autour de la Grèce et l’imposition à cette dernière de l’ensemble de mesures en 2010 – furent également ignorées.

D’autres sérieuses dénonciations faites par des spécialistes [24] grecs, quant à une falsification des statistiques, ont aussi été ignorées. Leurs études montraient que le montant de 27,99 milliards d’euros avaient surchargé les statistiques de la dette publique en 2009 [25], en raison d’une majoration fictive des valeurs dans certaines catégories (comme DEKO, des obligations hospitalières et SWAP Goldman Sachs). Les statistiques des années précédentes avaient aussi été affectées par 21 milliards d’euros de swaps Goldman Sachs opportunément distribués en 2006, 2007, 2008 et 2009.

Malgré tout cela, dans une atmosphère d’urgence et sous la menace d’une « contagion », des accords [pour le moins extrêmement] particuliers furent mis en place en Grèce dès 2010, non pas à l’initiative de celle-ci, mais sous la direction des autorités de l’UE et du FMI, le tout lié à l’accomplissement d’un ensemble complet de mesures économiques, sociales et politiques préjudiciables pour le pays, imposées par les Memoranda [26].

L’analyse des mécanismes [27] insérés dans ces accords montre qu’ils n’ont en aucune façon bénéficié à la Grèce, mais qu’ils ont servi aux intérêts des banques privées, en parfaite harmonie avec les mesures illégales de sauvetage [des banques privées] approuvées en mai 2010.

Tout d’abord, l’emprunt bilatéral a utilisé un compte spécial à la BCE, par lequel les prêts consentis par les créanciers, c’est-à-dire les pays et la KFW (Kreditanstalt für Wiederaufbau - Établissement de Crédit pour la Reconstruction, institution de droit public allemande), iraient directement aux banques privées qui détenaient des titres de créance dévalorisés, cotés bien en deça de leur valeur nominale. De cette manière, cet accord bilatéral très particulier a été fignolé pour permettre le paiement intégral aux détenteurs de titres, tandis que la Grèce n’obtenait aucun bénéfice. Bien au contraire, les grecs devront payer en retour le capital, des taux d’intérêt élevés et tous les frais.

En second lieu, les « prêts » de la EFSF ont conduit à la recapitalisation des banques privées grecques, outre l’échange et le recyclage d’instruments de la dette. La Grèce n’a reçu aucun prêt véritable ou un appui de la EFSF. Par les mécanismes insérés dans les accords avec la EFSF, l’argent effectif n’est jamais parvenu à la Grèce, mais uniquement les actifs toxiques dématérialisés qui remplissent la section « hors bilan » de la Banque de Grèce. D’un autre côté, le pays a été forcé à réduire des dépenses sociales essentielles pour pouvoir payer, en espèces, les taux d’intérêt élevés et tous les coûts abusifs, et devra aussi rembourser le capital qu’elle n’a jamais reçu. Le contrat prévoit qu’un tel paiement peut également être réalisé par le biais de la remise du patrimoine public au secteur privé.

Il faut chercher les raisons pour lesquelles la Grèce a été choisie pour se retrouver dans l’œil du cyclone, soumise à des accords et à des memoranda illégaux et illégitimes, qui servent d’écran de fumée pour couvrir le sauvetage scandaleux des banques privées depuis 2010.

Cette humiliation se doit peut-être au fait que la Grèce a été historiquement une référence mondiale pour l’humanité, car elle est le berceau de la démocratie, le symbole de l’éthique et des droits de l’homme. Le Système de la Dette ne peut admettre de telles valeurs, puisqu’elle n’a absolument aucun scrupule à provoquer des dégâts à des pays et à leur peuple pour obtenir du profit.

Le Parlement grec a déjà mis en place la Commission de la Vérité sur la dette publique et nous a donné la chance de révéler ces faits, si importants pour refuser le Système de la Dette qui a soumis non seulement la Grèce, mais aussi beaucoup d’autres pays, spoliés par le secteur financier privé. Ce n’est que par la transparence et l’accès à la vérité que les pays pourront vaincre ceux qui veulent les mettre à genoux.

Il est temps que la vérité l’emporte, il est le temps de placer les droits humains, la démocratie et l’éthique au-dessus de n’importe quel autre intérêt subalterne. C’est la tâche de la Grèce, et qui doit être accomplie sans attendre.

Maria Lucia Fattorelli

Notes

* complément du titre rajouté par le traducteur.

Voir également l’article « Les « bad banks » européennes détiennent 1 000 milliards d’euros d’actifs toxiques » http://www.lafinancepourtous.com/Actualites/Les-bad-banks-europeennes-detiennent-1-000-milliards-d-euros-d-actifs-toxiques

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Bankster Parasites Taking Over The World

Ajoutée le 13 août 2015

Wall Street banks destroyed the U.S. economy, and not one of the leaders of these companies ever saw a day in prison. And now that they know they can get away with it, they’re taking their criminal activities to other countries. 

America’s Lawyer, Mike Papantonio, discusses this with Max Keiser, the host of The Keiser Report.

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Les banques européennes affichent des profits au plus haut depuis 2011

Les banques européennes affichent des profits au plus haut depuis 2011 | Bankster | Scoop.it

Les dix plus grandes banques du Vieux Continent ont dégagé un bénéfice net global de 11,4 milliards d’euros, au deuxième trimestre 2015. La politique monétaire accommodante de la BCE commence à se faire sentir sur la demande de crédits.

  

D'une crise grecque à l'autre, les banques européennes, qui viennent de clore leur "saison des trimestriels", ont bien changé. En 2011, marchés et régulateurs les exhortaient à réduire leur exposition aux pays à risque de la zone euro, alors en pleine crise des dettes souveraines. Sous peine, sinon, de déclencher une nouvelle crise bancaire. Quatre ans et moult réductions de leurs bilans plus tard, les dix plus grandes banques européennes, en termes d'actifs, ont dégagé un bénéfice net global de 11,4 milliards d'euros, au deuxième trimestre. Il faut remonter à 2011, précisément, pour retrouver pareil niveau de résultat, selon les données de l'agence Bloomberg.

La Société générale, avec un bénéfice net de 1,35 milliard d'euros, affiche même sa meilleure performance depuis 2007, avant l'éclatement de la crise financière. Et chacune des dix plus grandes banques européennes a enregistré au moins une croissance à deux chiffres de son résultat net. "Les résultats des banques européennes ont été bons, au deuxième trimestre. Certes, ils ont bénéficié de pas mal d'éléments exceptionnels, comme des cessions d'actifs, mais ils sont clairement à un bon niveau, en particulier grâce à un coût du risque [provisions pour risques d'impayés ; Ndlr] en forte baisse dans beaucoup de pays", confirme Jérôme Legras, responsable de la recherche au sein de la société de gestion Axiom Alternative Investments.

Une reprise progressive de la croissance en Europe

Si le coût du risque a autant diminué, c'est grâce à une amorce de reprise économique au sein de la zone euro. "Le climat économique s'améliore progressivement en Europe", a affirmé Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale, lors d'une conférence téléphonique, le 5 août. "Après une stagnation de 2012 à 2014, l'activité économique est un peu meilleure en France, où nous prévoyons une hausse de 1,2% du PIB, cette année", renchérit François Pérol, président du directoire de BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne). Conséquence de cette amélioration de la conjoncture économique, les crédits sont enfin repartis à la hausse depuis mars, après des mois de recul. Au 30 juin, les encours de crédit des Banques Populaires et des Caisses d'épargne affichaient ainsi une hausse de 2,7% par rapport à l'année précédente.

Une progression qui ressort à 2,2% pour le Crédit agricole, en France, et à 1,3% et à 0,8%, respectivement, pour les réseaux de la Société générale et de BNP Paribas dans l'Hexagone. Preuve que la politique monétaire ultra-accommodante de la BCEcommence enfin à alimenter la demande de crédit. Moins chez les entreprises, cependant, que chez les ménages, comme le montrent le rebond du crédit à la consommation et l'accélération du crédit immobilier, la faiblesse des taux ayant entraîné une vague de renégociations de prêts à l'habitat. Une faiblesse des taux longs sur lesquelles les banques avaient alerté en début d'année, redoutant les conséquences de l'aplatissement de la courbe des taux sur la marge d'intérêt tirée de leur activité de transformation [les banque se financent à court terme et prêtent à long terme ; Ndlr].

La question de l'environnement de taux

"L'évolution des taux a des conséquences à long terme sur la profitabilité des banques. Sur un trimestre, cela ne va quasiment rien changer. Il y a ainsi eu un effet négligeable des taux sur les résultats opérationnels des banques, au deuxième trimestre", indique Jérôme Legras, chez Axiom. Mais quid des prochains mois ? "La remontée des taux longs (observée depuis début mai) aura un effet plutôt positif sur la marge d'intérêt des banques. Par ailleurs, elle ne devrait pas peser sur les volumes de crédit. D'abord, parce que les taux, comme les volumes, partent d'un niveau très bas. Ensuite, parce que la remontée des taux est plutôt le signe d'un redémarrage de l'économie",poursuit Jérôme Legras.

La banque de détail n'a pas été le seul moteur des résultats trimestriels des établissements européens. La banque de financement et d'investissement (BFI) en a été un autre, qui a notamment profité de la volatilité sur les marchés engendrée par la crise grecque. Enfin, les banques européennes doivent également leurs bons résultats au tour de vis donné à leurs frais de gestion. Lequel va se poursuivre, face à la hausse des coûts engendrée par la réglementation et par les litiges, sans oublier la nécessité d'une plus grande compétitivité face aux "pure players" de la finance digitale : la Société générale a annoncé un nouveau plan d'économies de 850 millions d'euros, et, d'après Bloomberg, BNP Paribas plancherait sur une réduction de 20% des coûts de sa BFI, d'ici à 2019.

 

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Un banquier suisse explique en 36 minutes l'arnaque de la création monétaire (part. 1)

Ajoutée le 22 juil. 2015

Trailer des autres conférences présentées lors des Journées Démocratie : https://www.youtube.com/watch?v=_eyga...

François de Siebenthal, économiste HEC, nous explique comment la monnaie est créée en Suisse et dans le monde. Il nous parle également de l'initiative Monnaie Pleine, qui circule actuellement en Suisse. 

Comment cette initiative donne au peuple la souveraineté monétaire ?

Qui fabrique la monnaie scripturale ?

D'où

Suivre Modernocratie sur facebook :

www.facebook.com/modernocratiesuisse viennent les billets ?

partie 2 https://www.youtube.com/watch?v=B53BS...

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/ pour plus d'informations


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Rude coup porté au bitcoin: un patron français arrêté

Rude coup porté au bitcoin: un patron français arrêté | Bankster | Scoop.it

La police japonaise a arrêté samedi Mark Karpelès, ancien patron de la plateforme d'échanges de bitcoins MtGox. Il est soupçonné d'en avoir falsifié les comptes à son profit.

  

C'est tout le petit monde de la monnaie virtuelle qui pourrait bien vasciller.  Mark Karpelès est accusé d'avoir falsifié des données dans le système informatique de la plateforme en 2013 pour créer artificiellement un million de dollars. Les policiers japonais enquêtent aussi sur la possible implication de Mark Karpelès dans la disparition de bitcoins en 2014, pour l'équivalent d'environ 355 millions d'euros.

Basée au Japon, la société met la clé sous la porte en février 2014

Il y a un an et demi, MtGox se dit victime d'attaques informatiques et  dépose le bilan. La société dit avoir perdu 355 millions d'euros. 127 000 clients sont ainsi lésés. Cette plateforme était devenue un acteur majeur de la galaxie Bitcoin, ce revers entache la réputation de la monnaie virtuelle. Les enquêteurs soupçonnent M. Karpelès de connaître les circonstances de la disparition des bitcoins.Ils auraient été transférés sur un compte contrôlé par lui, à des fins de spéculation,  sans en informer les déposants.

  

L'ascension du bitcoin

MtGox  revendiquait au plus haut de son activité la gestion de 80% des transactions mondiales de bitcoins. C'était alors l'une des plateformes d'échange "historiques" de cette monnaie créée sur ordinateur en 2009 et qui avait vu sa valeur s'envoler fin 2013 avant de refluer. Le bitcoin, qui n'est pas une vraie devise émise par une banque centrale, permet l'achat de biens ou de services auprès de toute personne ou société qui l'accepte comme mode de paiement. Un système qui passe uniquement par internet, et offre, a priori, des garanties de sécurité optimales. Le bitcoin s'est développé de façon exponentielle, utlilisé pour faire des achats ou transférer des fonds sur Internet.

  

Un mode de paiement opaque et peu fiable

La banque du Japon se disait très intéréssée par le bitcoin. Mais depuis la faillite de MtGox le gouvernement  affirme que le bictoin n'est pas une monnaie, les autorités y voient un encouragement à la fraude. Le bitcoin a été utilisé dans des affaires criminelles. L'an dernier, des enquêteurs d'Europol ont identifié pour la première fois un site qui vendait de la pédopornographie exclusivement contre des bitcoins. Les autorités ont soupçonné un temps Mark Karpelès, d'être le cerveau de "l'eBay de la drogue". Des accusations qu'il avait démenties fermement.

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Grèce : Goldman, prise la main dans le Sachs

Grèce : Goldman, prise la  main dans le Sachs | Bankster | Scoop.it

Les bureaux de Goldman Sachs à la Bourse de New York, le 24 juillet 2009.

 

La banque est accusée d’avoir spéculé sur la faillite de la Grèce tout en conseillant Athènes depuis des années.

Et si Michael Moore, et son film Capitalism : a Love Story, était bien en deçà de la réalité ? Et si le fleuron des «banksters», le surnom que Main street, l’homme de la rue, donne depuis la crise aux banquiers de Wall Street, était au cœur d’une affaire de subprimes étatique en Europe ? Goldman Sachs, la banque la plus puissante du monde, a spéculé sur le dos de la Grèce tout en se faisant rémunérer par Athènes pour l’aider à gérer sa dette. Voilà l’accusation qui trotte dans la tête de tous les banquiers européens. Et même au-delà. Fait rarissime, les politiques sont montés au créneau pour mettre en doute l’intégrité de la pieuvre Goldman Sachs. Sans jamais la nommer, la chancelière allemande Angela Merkel a dégainé la première mercredi. Elle juge «scandaleux» que certaines banques aient pu aider à maquiller le déficit budgétaire de la Grèce et provoquer ainsi une crise de toute la zone euro. Le lendemain, c’est au tour de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde de se demander si «The Firm», comme on la surnomme, avait aidé la Grèce à maquiller la réalité de sa dette. «C’est une question à laquelle on doit avoir la réponse», a-t-elle dit sur France Inter. Ce n’est pas la seule. La banque américaine aux 13,3 milliards de dollars de bénéfice en 2009 est de tous les conflits d’intérêts potentiels dans cette crise grecque. A la fois conseiller et spéculateur. Bref le pire visage de la finance mondialisée…

 

Destination Athènes

Nous sommes début novembre 2009. Le nouveau gouvernement socialiste de George Papandreou s’arrache les cheveux. Comment convaincre les marchés et Bruxelles qu’il pourra bien tenir son programme d’austérité pour réduire une dette abyssale (112 %du PIB) ? La situation semble intenable. C’est à cette date, raconte le New York Times, qu’une délégation de banquiers de Goldman Sachs emmenée par leur numéro 2, Gary Cohn, débarque à Athènes. Nos chers banquiers ont pris rendez-vous pour présenter leur dernière petite merveille : «Un instrument financier permettant de remettre à un avenir très lointain le coût de système de santé du pays.» Et donc permettre à Athènes de se redonner un peu d’air. Goldman Sachs se sent ici un peu chez elle. Gary Cohn aurait rencontré au moins à deux reprises le Premier ministre grec. Cette proximité n’étonne personne. «Cela fait partie de la culture de la finance américaine et particulièrement de Goldman Sachs d’entretenir un contact direct avec les chefs d’Etat ou leur ministre des finances», raconte un banquier européen. L’ex-institution d’Henry Paulson, le secrétaire d’Etat au Trésor de George Bush, connaît très bien toutes les subtilités de la dette grecque. Il en fait une spécialité. «Goldman ne s’intéresse pas au marché de la dette des grands pays comme la France ou l’Allemagne, il préfère celle des petits, comme la Grèce ou le Portugal, car elle est plus volatile et donc plus spéculative, assure un responsable de la dette d’un pays européen. C’est beaucoup plus facile de se faire de l’argent vite». Et plus discrètement.

Déjà, entre 2001 et 2004, Goldman Sachs se retrouve à la manœuvre pour aider les Grecs à camoufler leur dette. Comment ? De deux façons distinctes. D’abord, grâce à des swaps de change. Des swaps, késako ? Quand un pays vend sa dette au marché, il a la possibilité d’émettre des obligations en euros ou libellées dans une autre monnaie. Pour se couvrir contre le risque de change, le gouvernement en question a recours à des instruments financiers (les fameux swaps). Jusque-là, rien que de très normal. Plusieurs pays ont utilisé ce type de technique, assez basique. Là où l’affaire se complique, et peut se révéler, pour le coup, illégale aux yeux de la Commission européenne, c’est que le gouvernement et sa banque conseil peuvent décider de changer en cours de route la parité du taux de change de leur couverture. Sans en avertir personne. Et donc d’améliorer - artificiellement - la valeur de leur dette. L’autre astuce, c’est d’anticiper des recettes futures. C’est ce qu’aurait recommandé Goldman Sachs au gouvernement conservateur de l’époque en «anticipant notamment le versement des redevances d’aéroport, pour lui permettre de faire baisser sa dette d’un montant de 0,5 % point de PIB», selon un très bon connaisseur du dossier. La banque aurait touché, selon la presse américaine, entre 200 et 300 millions d’euros pour cette consultation.

 

Rumeurs de faillite

Toute cette tambouille était-elle illégale aux yeux d’Eurostat, qui fixe la règle du jeu en matière d’endettement public ? Pas sûr. Il semble que la Commission et les Etats membres savaient parfaitement ce qui se tramait à Rome et à Athènes. Mais voilà, les règles ont changé. «Depuis 2004, on ne peut plus réduire ainsi son déficit et sa dette», explique un porte-parole de la Commission. Toujours est-il que le sujet est aujourd’hui explosif et la réputation de Goldman Sachs passablement sulfureuse pour que Eurostat décide il y a peu de diligenter une enquête en profondeur sur cette période. Pour savoir si la banque a, oui ou non, franchi la ligne jaune.

La fin de l’année 2009 vire au scénario catastrophe pour la Grèce. Les agences de notation, Fitch la première, dégradent, la signature de sa dette, à BBB +. Ce qui équivaut à un bonnet d’âne. Les marchés commencent à douter de la solidité et de la crédibilité du plan d’Athènes. L’euro décroche. Les taux d’intérêt payés par la Grèce s’envolent. Le scénario d’une faillite circule dans les salles de marché. Les traders adorent se faire peur. Goldman Sachs va bien les aider. Le lundi 25 janvier, la Grèce a rendez-vous avec le marché. Elle veut émettre pour 3 milliards d’euros d’emprunt. Une dette est un produit financier comme un autre. Un bout de papier, avec un prix (son taux de rémunération) et une échéance (la date de remboursement). Après, il vit sa vie, sur un marché, son prix évoluant au gré de l’offre et de la demande des investisseurs.

Pour aller démarcher les clients, Athènes fait appelle à une poignée de banques d’affaires. Dont, une nouvelle fois, Goldman Sachs. Leur mission ? Rassurer les acheteurs potentiels (compagnies d’assurance, fonds de pension, mais aussi hedge funds…) sur la qualité du «papier» grec. L’opération s’avère un gros succès : 25 milliards d’euros de demande, pour 8 milliards d’euros finalement émis. Tous les joueurs de la finance veulent de la dette grecque. Pour une raison simple : elle est rémunérée à un taux défiant toute concurrence : autour de 6 %.

 

Information bidon

C’est l’accalmie… Enfin, pendant vingt-quatre heures. Le mercredi 27 janvier, le Financial Times, la bible des opérateurs de marché, affirme que la Chine a refusé d’acheter 25 milliards d’euros d’emprunt grec, apporté en exclusivité par l’intermédiaire de… Goldman Sachs. C’est Gary Cohn, en personne, écrit le FT, qui aurait proposé le deal au Premier ministre grec. La nouvelle sème la panique. Pour les traders, Athènes est proche du gouffre puisqu’il est obligée de solliciter la Chine en direct. Athènes dément illico. Mais les investisseurs exigent immédiatement une prime de risque encore plus élevée. C’est d’autant plus étrange que tous les professionnels ont vite compris que cette information était bidon. «Aucun pays n’achète 25 milliards d’euros de dette d’un seul coup. On a tous rigolé quand on a lu ça», se souvient un banquier français. Un professionnel décrypte : «Je ne peux pas imaginer que le Financial Times n’a pas vérifié une information aussi importante auprès de Goldman Sachs. Ce qui signifie que la banque avait un intérêt à ce que ce genre de rumeur se propage même si elle est fausse.» Et pour quelle raison ? Pour faire du cash. Car quand on s’appelle Goldman Sachs, il semble qu’on ne se contente pas de toucher, d’une main droite, des commissions pour son rôle de banquier conseil auprès du gouvernement grec. Mais qu’on spécule aussi avec la main gauche contre… la Grèce.

 

Marché opaque

La banque reconnaît une seule chose : en même temps qu’elle conseillait le gouvernement grec, elle recommandait à ses clients (principalement des hedge funds) d’acheter du CDS (Credit default swap) grec. Qu’est ce qu’un CDS ? Un produit financier, une sorte d’assurance destinée à se prémunir contre la potentielle défaillance d’un Etat. Un bout de papier qui peut se révéler un titre hautement spéculatif. En clair, si Goldman Sachs conseille d’acheter du CDS, cela veut dire qu’elle anticipe une hausse du prix dudit CDS. Et donc qu’il y a un risque sur la Grèce. Pas très élégant, pour la première banque conseil d’Athènes. Le plus grave, c’est que Goldman Sachs est, à cette époque, un des très gros acteurs qui spéculent sur le marché du CDS contre la Grèce. En cheville avec le hedge fund américain Paulson. Celui-là même qui s’était enrichi lors de la crise des subprimes. «C’est une règle éthique de notre métier, assure un banquier européen, on ne peut pas à la fois être rémunéré pour aider un gouvernement et spéculer sur les CDS de la dette du pays. Et pourtant il semble bien que Goldman Sachs le fait.»

Le hic c’est qu’il est impossible de le prouver. Car le marché du CDS est totalement opaque et non réglementé. Et quand on pose la question à un porte-parole de Goldman Sachs, c’est toujours la même réponse : «no comment.» Une chose est sûre : la fausse information du FT a fait les affaires de la banque, en créant un climat propice à la spéculation. Selon le bon vieil adage «on achète à la rumeur et on vend aux faits», Goldman Sachs a spéculé contre l’euro. D’après les autorités américaines, entre le 26 janvier et le 2 février, des fonds spéculatifs et des banques d’investissements (dont Goldman Sachs) ont vendu massivement des euros contre des dollars. Ils ont liquidé 43 741 contrats en euros, soit environ 5,5 milliards d’euros, c’est-à-dire autant de contrats qu’en septembre 2008, au plus fort de la crise. Bref, la banque américaine aurait gagné sur tous les tableaux.

 

tentation du complot

Malgré nos demandes répétées auprès de la banque, il a été impossible d’avoir des réponses précises à nos questions. Même la plus banale. Un organigramme des opérations de Goldman Sachs en Europe ? «Il n’existe pas». Une vraie boîte noire aux procédures de fer. D’autres personnalités parlent pour elle. Mais masquée. Ainsi, le 15 février, en pleine tempête contre la Grèce, Otmar Issing (lire ci dessous), ancien « chief economist » de la Banque centrale européenne, signe une tribune dans le Financial Times (encore lui). Il estime que les partenaires de la Grèce ne doivent pas voler à son secours. Cet honorable banquier central, ancien de la Bundesbank, signe son papier comme ancien de la BCE et président du Centre for Financial Studies. Il oublie délicatement de préciser qu’il est aussi conseiller international de… Goldman Sachs. Une nouvelle illustration du double jeu de la banque.

Faut-il alors céder à la tentation du «complot» anglo-saxon, piloté en majeure partie par Goldman Sachs, contre la zone euro ? Pas au sens où il s’agirait d’une attaque coordonnée et planifiée. Comme on le dit au sein du gouvernement français : «Ils font de l’argent, rien de personnel là-dedans.» Cela étant, «beaucoup d’économistes et d’opérateurs de marchés anglo-saxons sont ravis de ce qui arrive, analyse un haut fonctionnaire français, ils ont un sentiment de revanche : après l’effondrement du modèle libéral américain, les problèmes de la zone euro sont une divine surprise.» Et évidemment pour les profits et les bonus des banquiers de Goldman Sachs.

 

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Débâcle de la Bourse en Chine: 21 courtiers débloquent 19 mds de dollars

Débâcle de la Bourse en Chine: 21 courtiers débloquent 19 mds de dollars | Bankster | Scoop.it

Les 21 principales sociétés de courtage chinoises, réunies en urgence samedi à Pékin, ont annoncé qu'elles allaient investir plus de 19 milliards de dollars sur les marchés boursiers du pays, afin d'enrayer leur chute spectaculaire.

Ce fonds d'au moins 120 milliards de yuans (19,3 milliards de dollars) sera destiné à l'achat de titres vedettes des grosses capitalisations, ont précisé ces 21 courtiers dans un communiqué publié par l'Association chinoise des valeurs boursières.

Promettant d'agir "avec fermeté" pour stabiliser les marchés boursiers locaux en plein plongeon, ces maisons de courtage se sont par ailleurs engagées à ne vendre aucune des actions qu'elles détenaient au 3 juillet.

Elles ont aussi promis de poursuivre leur intervention de rachat de titres tant que l'indice composite de la Bourse de Shanghai resterait inférieur à 4.500 points.

Cet investissement dépassant 19 milliards de dollars représente 15% des actifs nets combinés de ces courtiers, ont-ils indiqué.

La Bourse de Shanghai s'est effondrée de pratiquement 30% ces trois dernières semaines, dans un climat de panique générale.

Vendredi, elle a clôturé en baisse de 5,77%, l'indice composite terminant à 3.686,92 points.

Cette annonce s'ajoute à une autre mesure qui vise également à enrayer la dégringolade des indices: la Commission chinoise de régulation des marchés financiers (CSRC) a assuré vendredi qu'elle allait espacer le rythme des cotations à venir et en plafonner les montants.

En effet, le processus des introductions boursières en Chine est de nature à déséquilibrer encore davantage les marchés: les titres sont habituellement sous-évalués à leur émission et bondissent d'emblée, mais cela pousse les investisseurs à mobiliser des capitaux considérables lors de la période d'allocation... en retirant des liquidités, ce qui pèse sur la cote.

Même si la crise grecque n'arrange pas les choses, la raison principale de la correction des Bourses continentales chinoises est à chercher localement: la Bourse de Shanghai avait gonflé de 150% en douze mois, se déconnectant de l'économie réelle, et les experts s'attendaient à un retour de bâton.

AFP

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« Les patrons de Deutsche Bank démissionnent ! »

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Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Nous vivons dans un monde exquis et extraordinaire. Je ne suis pas ici pour instruire des procès à charge ou à décharge contre qui que ce soit (pensez-donc, vu mon nombre d’avocat d’un côté, zéro, et le leur, tout plein, le combat est perdu d’avance) mais cela ne nous empêchera pas, dans esprit potache partagé, de rigoler un bon coup en ce début de semaine pour bien la commencer, tout en se posant des questions qui finalement, au-delà de l’hilarité de bon ton que nous afficherons afin de ne tomber que sous le coup de la législation sur l’humour (genre « je suis Charlie » machin toussa), pourraient somme toute s’avérer sérieuses. Évidemment, la pertinence de telles questions ne serait que le résultat fortuit de la plus pure des bouffonneries de votre serviteur ici présent.

Vous avez bien compris que je souhaite parler d’une banque… Et donc il faut être prudent, le « dérapage » est si vite arrivé (et la sortie de route allant avec aussi). Mais avant, petit détour par Athènes, puisqu’il semble que les Grecs, pour le moment, ne soient toujours pas d’accord avec les Européens qui veulent de toutes les façons laminer les Grecs sur l’autel de je ne sais quels principes économiques alors qu’il suffirait, pour faire plaisir à Tsipras, de refiler quelques boîtes de médicaments et deux ou trois couvertures histoire de dire « l’Europe sait faire de l’humanitaire ». Au moins ça… mais l’Europe n’en est même pas capable !

 

Les patrons de Deutsche Bank démissionnent

Eh oui, ce n’est pas rien comme information vu que la Deutsche Bank c’est juste la plus grosse banque d’Europe et, a fortiori, d’Allemagne.

Pour la petite histoire, cette banque (parfaitement systémique) accumule les déboires depuis la crise de 2007 et c’est assez logique. S’il y a un poil de croissance en Allemagne depuis quelques années, jusqu’en 2007 c’était plutôt la disette outre-Rhin. Du coup, pour aller chercher de la croissance (avec les dents), les banquiers allemands sont allés hors d’Allemagne et se sont littéralement gavés d’actifs plus ou moins toxiques. Ainsi, le système bancaire en Allemagne est loin, mais alors très loin d’être aussi solide qu’on veut bien le penser ou le croire pour se rassurer.

 

Citons donc les meilleurs passages de notre AFP nationale histoire de commencer à rigoler.

« Ebranlés par des scandales et des résultats médiocres, les deux patrons de Deutsche Bank, l’Indo-britannique Anshu Jain, 52 ans, et l’Allemand Jürgen Fitschen, 66 ans, ont annoncé par surprise dimanche leur démission… »

Bon ça, ce n’est pas forcément drôle parce que ça veut dire que la banque allemande ne va pas bien, mais alors pas du tout bien. Non, ce qui est drôle, c’est la suite…

« C’est au Britannique John Cryan, 54 ans, membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank, que reviendra la délicate tâche de redresser ce géant allemand du secteur bancaire européen… »

Et qui est notre nouvel ami John qui va, tel un 007 de sa très gracieuse majesté, sauver le monde, l’Europe et l’Allemagne ? Un ancien grand chef jusqu’en 2011 de la très grande banque UBS, réputé pour sa moralité et l’absence de scandales ces dernières années, comme des trucs du genre évasion fiscale, perte de trading de plusieurs milliards… Enfin des vétilles sur lesquelles la pudeur, la bien-pensance sans oublier la courtoisie – c’est important la courtoisie – exigent de nous de ne point trop s’attarder (mais vous avez compris la logique).

D’ailleurs, ce nouveau grand patron de la Deutsche Bank est membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank depuis 2013 (poste assez sympa) alors qu’il était allé s’occuper, après UBS, d’un fonds de Singapour (une grande place financière d’une grande transparence et à la moralité exemplaire aussi, dont l’efficacité pour ouvrir en urgence des comptes à tous nos amis exilés fiscaux en Suisse un peu embarrassés par le fait d’être mis dehors par les banquiers suisses justement pour cause de coopération fiscale n’est plus à démontrer).

Hooo, un tout petit fonds de l’autre bout de la planète loin de la crise européenne et des problèmes d’UBS, le fonds Temasek, qui gère environ 225 milliards de dollars.

« Trois ans plus tard, les résultats ne sont toutefois pas au rendez-vous. Deutsche Bank est toujours aux prises avec quelque 6 000 litiges. Le groupe vient d’écoper d’une nouvelle amende de 2,5 milliards de dollars (2,25 milliards d’euros) dans une affaire de manipulation de taux… » C’est cette phrase qui explique (soi-disant) pourquoi les deux types se sont fait virés 3 ans après la prise de poste… Sauf que le coup des manipulations de cours ou autres joyeusetés de ce genre, cela évidemment ne date pas d’hier…

Mais encore plus cocasse dans notre univers de sanctions contre les grands vilains russes qui veulent nous manger, surtout l’ogre Vladimir Poutine :

« Mi-mai, la banque avait par ailleurs confirmé l’ouverture d’une enquête interne au sein de sa division d’investissements en Russie, la presse allemande parlant alors de possibles actes de blanchiment d’argent. Selon l’agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier, cette enquête porte sur environ 6 milliards de dollars de transactions sur une période de plus de quatre ans… »

Tiens donc… bizarre cette histoire avec les Russes…

« M. Fitschen lui-même est jugé pour faux témoignage dans une vieille affaire et risque la prison… » Enfin, soyons sérieux… qui peut encore attendre un vrai témoignage de la part d’un banquier ?

 

Allez, le meilleur passage pour la fin… Ne hurlez pas trop de rire, même si la blague est excellente !

« John n’est pas seulement un banquier chevronné avec une large expérience en matière financière, il épouse également les valeurs professionnelles et personnelles requises pour faire avancer Deutsche Bank », s’est félicité le chef du conseil de surveillance Paul Achleiner. »

Hahahahahaha les valeurs morales, hihihi, houhouohouhouhouhouh…. C’est exquis. Remarquez, soyons justes : il faut dire que le type ne manque pas de valeur… Réussir à sortir de son poste d’UBS sans être inquiété par les différents scandales, cela révèle une valeur morale exceptionnelle.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

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L' ''exubérance irrationnelle'' des marchés est-elle de retour ?

L' ''exubérance irrationnelle'' des marchés est-elle de retour ? | Bankster | Scoop.it
Va-t-on vers une nouvelle crise financière ? La question refait surface au moment où les marchés financiers battent des records à la hausse. Faut-il réellement s’en inquiéter ?

Fin avril, c’est le patron de la banque américaine J.P Morgan Chase qui poussait un cri d’alarme, invoquant des signaux de plus en plus nombreux.
Hier, ce sont pas moins de quinze grandes banques mondiales – dont les dirigeants de la britannique HSBC et la suisse UBS – qui ont pris leur plume sur le site du World Economic Forum pour alerter les régulateurs bancaires des risques liés à l’actuelle situation des marchés.
 

Ces propos reflètent-ils la gravité de la situation ?

Regardons les faits. Les places financières volent de record en record. Mardi 19 mai, la bourse de Paris a encore pris plus de 2% et l’indice CAC est à plus de 5.120 points ; les taux d’intérêts sont à un niveau historiquement bas… c'est l'euphorie alors que le chômage est au plus haut, l’investissement des entreprises tarde à repartir et la croissance se fait attendre.
La question est de savoir si nous ne sommes pas totalement déconnectés de la réalité, les marchés en premier.

 

Peut-on parler de cocktail explosif ?

L’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, avait parlé en 1996 de l’ « exubérance irrationnelle des marchés » ! Il mettait alors en garde contre une surévaluation du marché des actions.
Aujourd’hui, en mai 2015, on atteint des rapports de 1 à 16, voire de 1 à 20 entre le prix de l’action d’une entreprise et ses bénéfices prévus.
Si cela n’est pas une bulle, qu’est-ce que c’est ? Et quand une bulle spéculative explose, cela fait de gros dégâts : crack obligataire en 1994, bulle informatique en 2000, bulle immobilière avec les suprimes aux Etats-Unis de sinistre mémoire en 2007... la malédiction semble revenir tous les sept ans.

 

Sans reprise réelle, d’où vient cet argent ?

 Il y a d’énormes liquidités en circulation. L’argent facile coule à flot grâce aux banques centrales (Fed aux Etats-Unis, BCE en Europe) qui rachètent chaque mois pour plusieurs dizaines de milliards d’euros (60 milliards par mois en Europe) de dettes souveraines, des obligations, pour soutenir l’économie.
Le marché obligatoire devient donc moins attractif pour les investisseurs qui se tournent vers les marchés actions. CQFD.
Rationnel du point de vue comptable mais irrationnel car très risqué. Tout se passe comme si les opérateurs agissaient en parfaite insouciance sans payer le prix du risque… c'est cela le plus dangereux.

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Comment les banques arnaquent le client à découvert

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Le Canard Enchaîné - 6 mai 2015 - Hervé Martin -

 

La loi protège les emprunteurs, mais les banquiers s'assoient dessus. Manuel du parfait escroqué.

 

Vous en avez marre des taux de découvert à plus de 15% Vous n’êtes pas le seul. Des milliers de clients des grandes banques de dépôt pestent, chaque jour, en découvrant sur leur relevé les ponctions effectuées sans explication intelligible. Ils ignorent, le plus souvent, que ces prélèvements sont pour la plupart illégaux. Et qu’il suffirait de saisir un tribunal pour voir l’établissement condamné à rembourser. C’est ce qu’affirme, jugement à l’appui, le cabinet parisien Delaporte Conseil, qui travaille essentiellement avec les entreprises en règlement judiciaire. Pour un particulier, encore faut-il que le jeu en vaille la chandelle. Les banques jouent sur le velours : une procédure judiciaire est un calvaire.L’autorité de contrôle prudentielle et de résolution (ACPR), le gendarme des banques, a pour sa part mené, à la fin de 2014, une enquête confidentielle sir le taux effectif global (TEG) annoncé dans les contrats de prêt. Ce taux doit prendre en compte tous les frais facturés par les banques à leurs clients. Il s’agit d’une donnée fondamentale pour l’emprunteur, qui peut ainsi comparer les offres des différentes banques et faire jouer la concurrence. Un peu comme les étiquettes dans les supermarchés. « Les résultats de l’enquête, a expliqué l’ACPR au « Canard », ont permis de constater que certains calculs [des banques] étaient erronés. » Or, la loi prévoit que, si une banque mentionne sur le contrat un taux ne correspondant pas au coût réel payé par le client, celui-ci est en droit d’exiger l’application du taux légal – actuellement moins de 1% par an -, très inférieur aux taux actuels du marché (environ 3% pour l’immobilier et jusqu’à 20% pour les découverts sur les comptes courants des particuliers). Et, en prime, la banque doit rembourser à son client ce qu’il a payé au-dessus du taux légal durant les cinq dernières années. Un enjeu d’environ 5 milliards par an estime le cabinet Delaporte. Un calcul très théorique, puisque les banques trichent sans vergogne, le plus souvent en toute impunité. Petit manuel de l’arnaque et revue de détail des astuces.Les frais au frais Pour présenter un TEG flatteur et concurrentiel, la banque est tentée d' »oublier » quelques postes quand elle calcule le taux affiché.Elle n’inclura pas, par exemple, les frais d’hypothèque ou de caution. Ou alors les primes d’assurances, les commissions des courtiers. Ou encore les commissions d’intervention. Il y en a pour tous les goûts. « Ces dernières années, il y a eu une explosion du nombre de commissions et donc la tentation grandissante d’en oublier« , explique Yves Delaporte. Les banques profitent aussi de l’hésitation des tribunaux, certains stipulant que tels frais doivent être inclus, d’autres estimant le contraire. « Il faut que la loi clarifie ce que doit comprendre le TEG« , confirme une porte-parole de la banque de France. Il serait temps, en effet : la Cour de cassation a condamné le Crédit foncier, le 26 novembre 2014, pour une erreur de TEG de 0,0017 % ! Bonne année Chez votre banquier, l’année ne dure que 360 jours, au lieu de 365 ou 366. Une fantaisie inventée depuis le moyen-âge, par les banquiers lombards, et adoptée par la quasi-totalité des établissements. A elle seule, cette petite différence majore le taux de 0,14%. Autrement dit, sur un découvert de 100 euros annoncé à 10%, l’intérêt annuel à régler sera de 10,14 euros et non de 10 euros. « Les banques sont libres de se fonder sur une année de 360 jours« , commente un expert de l’Association française des banques. A condition de le préciser dans le contrat. Mais, cette petite bizarrerie étant mentionnée en petits caractères dans les conditions générales du contrat, le client n’en saisit pas la portée. L’article 1907 du Code civil oblige la banque à annoncer le taux payé effectivement sur une année civile complète Pas vu, pas pris…Dates de voleurs  Grand classique des manipulations comptables, la durée des découverts est souvent calculée non sur la date d’opération, mais sur la date de valeur. Le compte du client est censé avoir été en découvert deux jours avant qu’il se soit vraiment, et il est considéré comme positif deux jours après avoir été effectivement crédité. L’intérêt est alors prélevé sur cinq jours , pour une seule journée effective de découvert. Cette pratique est strictement interdite par un arrêt de la Cour de cassation du 6 avril 1993. Cela n’empêche pas la majorité des banques d’y avoir allègrement recours.  Tant que le client encaisse le coup sans broncher, c’est la banque qui encaisse le bonus.
La tête à taux taux  Les libertés prises par les banques avec la loi ne semblent pas émouvoir grand monde. « Les clients de banques, faute de moyens de calcul, sont peu armés pour contester les taux qui leurs sont appliqués« , affirme le cabinet Delaporte. En revanche, les mandataires de justice pour lesquels nous travaillons y sont très attentifs. Nous contestons environ 1 500 dossiers de taux par an, et nous gagnons dans les trois quart des cas. »  Cela ne va peut être pas durer. Car la réglementation est de plus en plus clémente. Depuis la loi du 1er août 2003, le dépassement du taux de l’usure par une banque n’est plus délit, mais une simple faute civile. Et une banque qui se fait prendre n’est plus contrainte de rembourser ce qu’elle a perçu au-dessus du taux de l’usure. Ça vaut toujours le coup d’essayer.   Le gouvernement Ayrault avait même tenté, en 2014, de satisfaire une vieille revendication des banques, en les exonérant de toute sanction encas d’erreur sur le taux d’intérêt annoncé au client. Le Conseil constitutionnel avait retoqué la mesure pour une raison de procédure. Il n’est donc pas exclu de voir revenir,sous une forme ou une autre, cette discrète amnistie bancaire.    
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BNP Paribas condamnée à payer son amende record aux Etats-Unis

BNP Paribas condamnée à payer son amende record aux Etats-Unis | Bankster | Scoop.it


La justice américaine, réunie en audience, a condamné la banque à payer l'amende de 8,9 milliards de dollars. BNP Paribas avait plaidé coupable en juillet 2014 pour violations d'embargos des Etats-Unis.

Dura lex, sed lex pour BNP Paribas, La justice américaine a formellement condamné la banque française à payer l'amende de 8,9 milliards de dollars faisant partie d'un accord annoncé en juillet 2014 avec des régulateurs pour violations d'embargos des Etats-Unis.

La banque française avait accepté, devant un tribunal de New York, de plaider coupable pour ce chef d'accusation.

L'audience, qui s'est déroulée devant un tribunal de Manhattan (New York), avait été longuement retardée. La banque française attendait une dispense importante du département du Travail (DoT) pour continuer à gérer des actifs de fonds de pension. BNP Paribas n'a obtenu cette exemption qu'en avril.

Comme le prévoit la procédure judiciaire américaine, la juge Lorna Schofield a imposé à la banque française de payer l'amende, sanction assortie en plus d'une mise à l'essai de cinq ans.

BNP a déjà "pris de nombreuses mesures " et "il n'y a pas de doute qu'elle ne tolèrerait plus le type de comportements observé dans ce dossier", a assuré un des avocats de BNP présent à l'audience.

 La banque aurait déjà versé une grande partie de l'amende

BNP Paribas avait plaidé coupable en juillet 2014 d'avoir fait transiter de 2004 à 2012 par les Etats-Unis de l'argent au nom de clients soudanais (6,4 milliards de dollars), cubains (1,7 milliard) et iraniens (650 millions de dollars).

 
 

L'amende de 8,9 milliards de dollars correspond aux sommes engagées plus des frais (143 millions de dollars).

BNP Paribas aurait déjà versé une grande partie de cette somme, selon les sources proches du dossier.

Le ministère américain de la Justice a indiqué, au cours de l'audience qui s'est tenue le 1er mai 2015, qu'il envisageait de se servir de l'argent versé par la banque française pour indemniser les victimes d'exactions commises par les régimes soudanais, cubain et iranien, soumis à l'embargo des Etats-Unis pendant la période concernée.

Le ministère va monter un site internet où les plaignants pourront déposer leurs dossiers

 
Par F. Bergé avec AFP
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1.000 milliards de dollars pour les actionnaires de Wall Street

1.000 milliards de dollars pour les actionnaires de Wall Street | Bankster | Scoop.it

Selon les chiffres de plusieurs cabinets d’analyse, le montant 2015 des reversements aux actionnaires des entreprises américaines vaatteindre le montant record des 1000 milliards de dollars. Une aubaine quipourrait ne pas durer.

 

Les actionnaires américains vont être gâtés comme jamais en 2015. Ils devraient toucher 400 milliards de dollars en dividende et 600 milliards de dollars en rachats d’actions. Jamais, de l’histoire de l’économie américaine, ils n’auront été autant rétribués. Les 1.000 milliards de redistribution prévus cette année va encore largement dépasser le montant de 2014, pourtant déjà très important, de 902 milliards. Un chiffre en constante augmentation ces quatre dernières années, de 14% en moyenne.

L’exemple le plus criant de cette générosité grandissante des entreprises envers leurs actionnaires est sans doute General Electric. Le géant de l'énergie, qui a racheté une partie du Français Alstom, va reverser la bagatelle de 90 milliards de dollars à lui tout seul. Soit le tiers de sa capitalisation boursière!

 

2014, encore une année de prudence payante

Les actionnaires de Wall Street se voient ainsi récompensés de leur fidélité après quelques années de vaches maigres. Les versements de 2015 sont en effet en grande partie le résultat des efforts réalisés par les entreprises en 2014. Plusieurs facteurs, notamment conjoncturels, ont incité les compagnies à se démener pour retenir leurs actionnaires. Entre autres moteurs, le peu d'investissement dans les capacités de production, le climat monétaire complexe, le peu d’appétit pour de la croissance externe, et la fin d’une période d’adaptation qui a occasionné nombre de mesures de restructuration et de cessions d’actifs.

Les rachats d’actions stabilisent Wall Street

Les entreprises américaines ont donc fait le dos rond pour arriver à un point culminant en matière de réserves de cash. De quoi largement investir dans ses propres actionnaires, à défaut d’autre projet structurant. Et c’est sans doute la raison principale de la très belle tenue des marchés américains, qui ont tendance à plafonner depuis des mois, mais qui évitent pour le moment toute rechute.

Cette tendance est-elle durable ou sommes-nous en train d'atteindre un haut de cycle en matière de redistribution? Tout porte à croire que ce chiffre spectaculaire restera un record pour plusieurs années. La période 2015-2016 s’annonce mathématiquement moins florissante.

 

Contexte plus favorable à l’investissement productif

Déjà, la conjoncture mondiale donne davantage de signes d’amélioration que l’année passée. Ce changement certain rend certains plans d’investissements à nouveau viables. Les entreprises américaines, très exposées au dollar fort, on à cœur d’investir dans des de zones à monnaie plus faible, dont la zone euro, pour profiter au mieux des nouvelles réalités monétaires.

En outre, un nouveau cycle très porteur d’opportunités de fusions-acquisitions est en marche, grâce à l'évolution des parités monétaires mais aussi à des taux toujours bas. Plusieurs raisons qui montrent bien que désormais, le gigantesque matelas de cash des entreprises américaines va être utilisé à des fins bien moins défensives.

 

Finis les records ?

Est-ce à dire que l’actionnaire américain sera moins bien rétribué en 2015-2016? Sans doute ces niveaux records seront révolus. Mais la satisfaction des détenteurs de ses titres restera une des priorités des entreprises. Déjà parce que le marché américain dans sa globalité tient bien grâce à cela. Mais aussi parce que les différents projets et investissements des entreprises seront eux aussi créateurs de synergies et de valeur sur le long terme, valeur qui sera redistribuée également aux actionnaires. Et tout porte à croire que la trésorerie des grosses entreprises américaines sera suffisamment importante pour alimenter à la fois les projets d’avenir, et la récompense des investisseurs les plus patients. 

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Morgan Stanley : le PDG a gagné 25% de plus en 2014

Morgan Stanley : le PDG a gagné 25% de plus en 2014 | Bankster | Scoop.it

James Gorman, le PDG de Morgan Stanley, a vu sa rémunération bondir de 25% en 2014
 

James Gorman, le patron de la banque d’affaires américaine, affiche une rémunération de 22,5 millions de dollars en 2014.

Les banquiers ne connaissent pas la crise... Le patron de la banque d’affaires Morgan Stanley, James Gorman, a vu sa rémunération augmenter de 25% sur un an à 22,5 millions de dollars en 2014, selon un document boursier consulté mercredi par l’AFP. Cette augmentation est due au fait que M. Gorman a permis à l’établissement de réduire son exposition au risque en le rendant moins dépendant du courtage, activité spéculative par excellence, justifie Morgan Stanley. M. Gorman a en effet mis l’accent sur une réduction drastique des coûts et repositionné la banque dans la gestion d’actifs.

Les salaires des banquiers font polémique aux Etats-Unis où sont dénoncés les abus des banques dont les errements sont à l’origine de la crise financière de 2008.

L’un des banquiers américains les mieux payés

La rémunération de M. Gorman en fait l’un des grands banquiers les mieux payés des trois grandes banques new-yorkaises. Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, la première banque américaine en termes d’actifs, a touché 20 millions de dollars au titre de l’année 2014. Llyod Blankfein chez Goldman Sachs, principale rivale de Morgan Stanley, devrait recevoir 24 millions de dollars, selon la presse américaine. Sa rémunération n’a pour l’instant pas été dévoilée.

Dans le détail M. Gorman a perçu un salaire de base de 1,5 million de dollars, un bonus en cash versé immédiatement de 4,7 millions, 5,4 millions qui lui seront payés prochainement et 11,1 millions en stock-options et actions. En 2013, James Gorman avait touché 18 millions de dollars, soit le double de sa rémunération une année plus tôt.

Source AFP


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0204274098238-morgan-stanley-le-pdg-a-gagne-25-de-plus-en-2014-1107787.php?SlGr07b6cYf9MqM5.99#

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