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Un scandale à 639 000 milliards de dollars ? Ces nouvelles règles américaines pour la sécurité financière que les banques ont prévu de contourner

Un scandale à 639 000 milliards de dollars ? Ces nouvelles règles américaines pour la sécurité financière que les banques ont prévu de contourner | Bankster | Scoop.it
Pour éviter un nouveau "Lehman Brothers", les Etats-Unis vont appliquer de nouvelles lois de surveillance des marchés.
Loin de protéger l'économie, elles laissent perdurer les dérivés hors marchés dans des montants inégalés, à hauteur de 639 000 milliards de dollars. Leur seule priorité : s'assurer que la première faillite ne sera pas américaine ....

L'enfant normal, lorsqu'il est pris la main dans le pot de confiture, a tendance à rougir et à baisser le regard. Mais le futur bankster a une réaction toute différente. Il plaide : "c'était pas moi, c'était ma main".

Arrivés à l'âge adulte, ces individus finissent par diriger des sociétés comme Enron. Comme il faut que ce type d'entreprises déclare des bénéfices chaque trimestre, quoi qu'il arrive, Enron avait créé 3 000 sociétés offshore dans lesquelles elle cachait ses cadavres.

Quand la SEC, gendarme boursier, s'étonna de tels montages, la réponse fusa : "c'est pas moi, c'est ma main". Autrement dit : "c'est pas Enron, ce sont les coquilles qui nous appartiennent qui sont en faillite".

En théorie, vous et moi pourrions faire de même. Nous allons à la banque, obtenons un prêt, puis séparons la dette et l'argent. Les billets vont dans notre "bonne banque", les dettes dans notre "mauvaise banque". La seule différence, c'est que si vous et moi tentions le coup, nous finirions en prison.
Le marché OTC, la prochaine menace

Depuis plus d'un an, j'attire l'attention des investisseurs sur les dérivés hors marché (over the counter ou OTC en anglais), qui pèsent environ 639 000 milliards de dollars aux dernières nouvelles, selon la Banque des règlements internationaux. Ce montant représente un peu plus de quatre fois la valeur financière de tout ce qui se trouve sur notre planète.

J'insiste sur le fait qu'il s'agit du chiffre représentant seulement les contrats hors marché, ce qui signifie qu'il n'y a aucune obligation pour qui que ce soit de constituer des réserves liées à de tels contrats.

Je m'explique : imaginons que vous et moi faisons un pari. Par exemple vous dites que le premier enfant de la duchesse de Cambridge sera une fille, moi je dis qu'il s'agira d'un garçon ou vice versa.

Dans un marché régulé, si nous parions cent euros, un huissier vérifiera que chacun d'entre nous possède bien la somme misée ; peut-être même qu'il demandera à ce que la somme soit bloquée sur un compte jusqu'au dénouement de l'affaire.

Dans un marché OTC, vous et moi pouvons parier des centaines de milliers de milliards même si nous ne possédons pas un kopeck, puisque personne ne vérifie. Je peux assurer ma maison contre les incendies auprès de votre compagnie d'assurance OTC. Dans mon esprit, j'ai fait ce que doit faire bon père de famille ; dans la réalité, si ma maison brûle, votre assurance fera faillite et ne me paiera pas un sou.

Voici maintenant que la très sérieuse agence Reuters nous informe que des banques comme Morgan Stanley et Goldman Sachs, toutes deux championnes du dérivé OTC, prennent désormais les paris hors des Etats-Unis.
La nouvelle théorie des dominos

Des nouvelles lois américaines entrent en vigueur dès le 1er janvier prochain, qui ont pour but d'éviter les catastrophes financières comme celle qui a tué Lehman Brothers en 2008.

En d'autres termes, il sera désormais interdit de faire tomber le domino américain en premier. Du coup, les banksters ont décidé de faire tomber le premier domino ailleurs à l'avenir.

Résultat : la réaction en chaîne aura bien lieu, mais on ne pourra plus accuser les Américains (analogie : l'enfant). Il faudra se rabattre sur les filiales des banques américaines à l'étranger (analogie : la main).

Gareth Old, un avocat du cabinet Clifford Chance de New York le confirme : la nouvelle loi considère que la filiale d'une banque américaine à l'étranger est une entité séparée de son propriétaire.

Nous en sommes donc arrivés au stade où, du point de vue légal pour les Américains, l'enfant et sa main sont deux entités séparées. Quoi de plus pratique pour qu'à l'avenir l'enfant puisse, à chaque méfait, accuser le membre en question ?

Gary Gensler, patron de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC, chargée de réguler notamment les produits dérivés financiers) reconnaît que c'est ce même montage qui a tué Lehman Brothers et Bear Stearns, ainsi que mis à genoux AIG et Citigroup il y a quatre ans.
(...)
Jacques Le Bris's insight:

Ils sont fous ces Banksters ! Combien de temps allons-nous les laisser-faire ?

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You hate your Banker, me too.
Ce n'est pas par hasard si la principale qualité est,
chez un chef de gang ou de banque, se taire !
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Bankster, qui es-tu ?

Bankster qui es tu?, clip rock fait maison avec animation du jardin. Spéciale anti crise et dette.
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Montebourg dénonce les revenus "indécents" des banquiers

Montebourg dénonce les revenus "indécents" des banquiers | Bankster | Scoop.it

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg répond à la question d'un député, le 15 avril 2014 à l'Assemblée nationale


Le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, convoque les dirigeants des banques, à la demande de Matignon, pour qu'ils s'expliquent sur l'envolée "indécente" de leurs salaires, a-t-il indiqué jeudi 17 avril au Sénat.

"Les rémunérations des dirigeants de banque ont progressé dans des proportions absolument indécentes", s'est indigné le ministre lors d'une séance de "questions cribles" au Sénat, sur le thème de l'"accès au financement bancaire des petites, moyennes et très petites entreprises".

Arnaud Montebourg, qui reproche régulièrement aux banques de ne plus financer les entreprises, a cité les exemples du "PDG du Crédit agricole" qui a obtenu "une augmentation de 38%, celui de Natixis +14% et celui de BPCE +29%".

"Il va falloir que l'on discute de tout cela avec la place bancaire", a-t-il assuré. "On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s'envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux", a-t-il insisté.

Le ministre a annoncé "un petit rendez-vous de discussion" avec les dirigeants des banques. "Le Premier ministre me l'a demandé et je vais évidemment le faire", a-t-il ajouté.

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Marc Fiorentino: "Flash Boys", le livre qui est en train d'enflammer Wall Street

Publiée le 4 avr. 2014

Le 4 avril, Marc Fiorentino s'est intéressé à la publication du livre "Flash Boys" de Michael Lewis, un acien trader, qui a entraîné beaucoup d'agitation à Wall Street, sur BFM Business.

Chaque matin, Marc Fiorentino débriefe l'actualité sur BFMBusiness, première chaîne d'informations économiques en France. Retrouvez toute l'actualité économique et financière sur BFMBusiness.com. Pour ne rien manquer de nos vidéos, abonnez-vous sur https://www.youtube.com/user/BFMbusin...


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Les financiers du nucléaire de guerre pris la main dans le sac - Politis

Les financiers du nucléaire de guerre pris la main dans le sac - Politis | Bankster | Scoop.it

La Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican) et l’entreprise d’investissement éthique Profundo publient une enquête qui risque de faire grand bruit dans le monde très particulier des fabricants de bombes atomiques. Dans un document de plusieurs pages, l’Ican met explicitement en cause les institutions financières affiliées aux entreprises d’armement nucléaires. Un rapport à charge où Safran et Thales, géants français du secteur, en prennent pour leur grade : « Ces entreprises sapent les efforts accomplis depuis des années pour parvenir à une monde libéré », regrette Tim Wright, membre actif de l’Ican et co-auteur de l’enquête. Les banques françaises AXA, BNP Paribas la Société générale ont notamment été épinglées par le rapport pour leur complicité capitalistique avec les fabricants d’armements nucléaires.

L’Ican et Profundo réclament ainsi un désinvestissement des institutions financières de Safran, Thales, mais également de 18 autres entreprises qui fabriquent et entretiennent des armes nucléaires : « Les institutions financières devraient envoyer un message clair à Safran et Thales, disant que leur implication dans l’industrie des armes nucléaires est inacceptable ».Le rapport de l’Ican et Profundo est le premier rapport qui met en lumière les investissements concernant les producteurs d’armes nucléaires. Il identifie plus de 300 institutions financières dans 30 pays (Etats-Unis, France, Royaume-Uni…) qui participent concrètement aux entreprises qui fabriquent, entretiennent et modernisent les forces nucléaires. Pierre Villard, coordinateur en France de la campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire, prévient : « Les clients de grandes banques et autres institution financières doivent indiquer clairement qu’ils ne veulent pas que leur argent soit utilisé pour financer des armes nucléaires ». Il ajoute qu’il est « extrêmement décevant d’apprendre que tant de banques françaises sont impliquées dans le financement de cette industrie immorale et inhumaine. Cela doit cesser ».

Desmond Tutu préface le rapport de l’Ican. Pour le prix Nobel de la paix, « la campagne de boycott et de désinvestissement a fonctionné en Afrique du Sud pour conquérir la liberté et la justice. Aujourd’hui, la même tactique peut et doit être utilisée pour détruire la création la plus terrible de l’homme : la bombe atomique. Personne ne devrait profiter de cette industrie de la mort qui nous menace tous ».

Une enquête dénonce les organismes financiers partenaires des fabricants d'armes atomiques. Des banques françaises sont épinglées. La Campagne (...)
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B. A. Ba du Bankster

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Anticiper la saignée d'avant 2017 grâce à François Morin

Anticiper la saignée d'avant 2017 grâce à François Morin | Bankster | Scoop.it

(...)

Nous vivons dans une bulle obligataire mondiale due à l'envolée des dettes souveraines (rappel : c'était pour sauver le système bancaire à partir de 2007, comme on l'a expliquée précédemment) et à la globalisation des marchés obligataires et celui des CDS : les salles de marché sont en interconnexion permanente. Dans cette bulle mondiale, « tout choc baissier sur la valeur des obligations se traduit négativement dans le bilan des banques. Simultanément, la hausse des taux d'intérêt - que provoque une valeur des obligations en baisse - crée un coût supplémentaire pour l'Etat s'il doit procéder à une nouvelle émission obligataire sur le marché financier. » (p.72) Bref, voilà de quoi entretenir la relation de dépendance entre les Etats et les banques systémiques.

            Du récit de l'évolution financière que François Morin a développé, « il découle que l'explosion de la bulle obligataire peut provenir soit d'un défaut de paiement d'un Etat, soit de la mise en faillite d'une banque systémique. » (p.72)

 

Il n'est pas ridicule de penser que le système financier peut s'effondrer à cause d'un bankster, quand on sait que depuis la chute de Lehman Brothers en 2008, « à 25 reprises une quinzaine de banques à dimension systémique ont été gravement impliquées. » [UBS 4 fois, Société Générale et Goldman Sachs 3 fois, HSBC, RBS et Bank of America 2 fois] (p.74)

 

            Par exemple, dans le scandale du Libor, « l'enquête a démontré que la seule banque Barclays avait manipulé le Libor 173 fois entre 2005 et 2009 ! » (p.75) Face à de tels agissements, il faut comprendre que Jérôme Kerviel n'était au mieux qu'un caporal du milieu financier. (5)

 

            Quelle hypothèse pour le prochain incendie ?

 

            Cela pourrait commencer par un pays ou une banque ou une compagnie d'assurance ou une multinationale défaillante, qui allumerait la mèche dans la bulle obligataire mondiale décrite ci-dessus. Une fois activé, le feu n'épargnerait aucune banque. Contrairement à la crise de 2007, « les Etats seront alors aux abonnés absents en cas d'appel au secours. Trop endettés, ils assisteront impuissants à la tornade qui s'abattra sur le cœur du système financier mondial. (...)

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Obama Nominates Israeli Bankster as Federal Reserve Vice Chair

Obama Nominates Israeli Bankster as Federal Reserve Vice Chair | Bankster | Scoop.it

Dual American-Israel citizen Stanley Fischer has sterling globalist credentials. Photo: World Economic Forum

 

Kurt Nimmo
Infowars.com
December 12, 2013

 

The Obama administration has nominated a top level globalist to act as vice chair of the Federal Reserve, the private banking cartel masquerading as a federal agency. If selected, he will replace Janet Yellen as Vice Chair of the Board of Governors of the Federal Reserve. Yellen is slotted to replace Ben Bernanke.

Zambian-American-Israeli economist Stanley Fischer left mega-bank Citigroup to head up Israel’s central bank. He is the former number two honcho at the globalist loan sharking operation, the IMF, and the former chief economist at the World Bank. As an MIT economics prof Fischer tutored the current Fed boss, Ben “Helicopter” Bernanke and former Treasury Secretary Larry Summers. Fischer is a member of the influential Group of Thirty.

 

Obama was instructed over the summer by central banksters and establishment economists to nominate Fischer.

 

Stanley Fishcer is an ideal choice as number two at the Federal Reserve. He is a monetary “hawk” who will guide QE Infinity along its destructive path. His globalist credentials are sterling.

“Without the Fed, we’d have had a much deeper recession,” he pontificated from a pedestal at the Wall Street Journal CEO Council meeting last month. “Without the extraordinary things that it’s done, the economy would be in much worse shape today and we need to remember that.”

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Scandale Euribor - Libor : amende record pour 8 banques, dont Société Générale

Scandale Euribor - Libor : amende record pour 8 banques, dont Société Générale | Bankster | Scoop.it

La Commission européenne a infligé mercredi des amendes à huit établissements financiers, dont la Société Générale, pour avoir manipulé les taux interbancaires en euros (Euribor) et en yens (Libor et Tibor), pour un montant total record de 1,7 milliard d’euros.

Le verdict est tombé et il s’avère lourd. La Commission européenne a en effet condamné à un montant d’amendes record de 1,7 milliard d’euros à huit établissements financiers pour avoir manipulé les taux interbancaires en euros (Euribor) et en yens (Libor et Tibor).

La Commission n’avait jamais jusqu’ici infligé des amendes pour un montant cumulé aussi élevé dans des cas d’entente et abus de position dominante, a souligné le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia. « Notre décision a une double ambition : punir et dissuader », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse.

Au total, quatre institutions financières ont participé à l’entente concernant l’Euribor et six à celle concernant le Libor et le Tibor. Parmi les établissements visés figurent notamment la Société Générale. Visée uniquement dans l’enquête sur l’Euribor, la banque française été condamnée à une amende de 446 millions d’euros.

Deutsche Bank devra payer 725 millions d’euros

De son côté, Deutsche Bank, visée dans les deux enquêtes, devra à elle seule s’acquitter d’une amende totale de 725 millions d’euros. La britannique Royal Bank of Scotland (RBS), condamnée dans les deux affaires, devra payer 391 millions d’euros.

Dans le cas de l’Euribor, la banque britannique Barclays a bénéficié d’une immunité et ne paiera pas d’amende pour avoir révélé l’existence de l’entente à la Commission. Outre Deutsche Bank (466 millions d’euros) et Société générale, RBS a été condamnée à 131 millions d’euros.

Deutsche Bank, RBS et Société générale ont vu leurs amendes réduites de 10% pour avoir coopéré à l’enquête. Dans la même enquête, une procédure a été ouverte à l’encontre de la française Crédit Agricole, de la britannique HSBC et de l’américaine JPMorgan et se poursuivra dans le cadre de la procédure normale.

UBS et Rabobank épargnées

Dans le cas des taux d’intérêts libellés en yens (Libor et Tibor), la banque suisse UBS ne paiera pas d’amende après avoir révélé les infractions à la Commission. Outre Deutsche Bank (259 millions) et RBS (260 millions), sont concernés JPMorgan (80 millions), l’américaine Citigroup (70 millions) et le courtier britannique RP Martin (247.000 euros). Dans cette enquête, une procédure a été ouverte à l’encontre du courtier en liquidités Icap et se poursuit.

La banque néerlandaise Rabobank, qui a obtenu des accords à l’amiable pour payer 774 millions d’euros dans trois pays pour manipulation du Libor, n’a pas été condamnée par la Commission européenne car « elle n’était pas impliquée dans les activités de cartel selon notre enquête », a expliqué Joaquin Almunia.

L’affaire du Libor a déjà donné lieu à de très grosses amendes dans différents pays. UBS a déjà dû payer un milliard de francs suisses, RBS 600 millions de dollars et Barclays environ 450 millions de dollars. M. Almunia a précisé que la Commission enquêtait actuellement sur de possibles manipulations du franc suisse et « n’excluait pas d’autres investigations du même ordre sur des activités de manipulation des indices de référence ».

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UBS: un banquier lyonnais pris la main dans le sac en Suisse

UBS: un banquier lyonnais pris la main dans le sac en Suisse | Bankster | Scoop.it

Info Lyon Capitale - Selon nos informations, un chargé d'affaires français de l'agence lyonnaise de la banque suisse UBS a été pris en flagrant délit sur une opération "offshore" en Suisse, autrement dit un cas présumé d'évasion fiscale. Il a été licencié par la banque ainsi qu'un autre cadre de la succursale lyonnaise. UBS est visée en France par une enquête judiciaire pour des faits de blanchiment de fraude fiscale. Explications.

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L'Inde accuse Goldman Sachs d'ingérence politique

L'Inde accuse Goldman Sachs d'ingérence politique | Bankster | Scoop.it

Le premier ministre indien, Manmohan Singh (à gauche), et le nationaliste Narendra Modi, candidat de l'opposition pour les élections de 2014.

 

La bourde a été particulièrement mal prise par les autorités indiennes.

 

Le gouvernement a accusé la banque d'affaires américaine Goldman Sachs d'ingérence dans ses affaires politiques, après que celle-ci a publié une note dans laquelle elle suggère que le parti nationaliste hindou, le Bharatiya Janata Party ("Parti du peuple indien", BJP), pourrait remporter les élections générales en mai 2014, prévision pour laquelle la banque se dit "optimiste". De là à prendre ouvertement partie pour ce côté de l'échiquier politique, il n'y a qu'un pas.

Inacceptable pour les Indiens, dont le ministre du commerce, Anand Sharma, a estimé que cette étude "rend la crédibilité et les motivations de Goldman hautement suspectes". S'exprimant dans les colonnes du Economic Times, il a accusé Goldman Sachs de s'"empresser à soutenir un leader politique en particulier" et de vouloir"s'immiscer dans la politique intérieure indienne".

LE BJP "FAVORABLE AUX AFFAIRES"

Dans son étude publiée cette semaine, qui fait directement référence à Narendra Modi, le dirigeant du BJP candidat au poste de premier ministre en 2014, la banque relève son opinion sur le marché indien de "sous-pondérer" à "pondération de marché". "Les investisseurs jugent le BJP favorable au monde des affaires, et son candidat au poste de premier ministre, Narendra Modi, comme un élément de changement", écrit Goldman. La banque attend beaucoup de Modi pour contribuer à l'ouverture de plusieurs marchés, notamment dans les infrastructures, l'énergie, le commerce, alors que de nombreuses réformes sont au point mort et que les perspectives de croissance du pays se sont dégradées.

Selon le ministre indien, seuls les 800 millions d'Indiens appelés à voter"décideront du futur politique de l'Inde" et "ne devront pas être influencés par des campagnes orientées d'agences comme Goldman. (...) Goldman a-t-il prédit la chute de Lehman Brothers ? On connaît leur crédibilité..."

Narendra Modi, leader charismatique et controversé du BJP, vante effectivement régulièrement le climat favorable aux affaires qu'il a développé en tant que chef du gouvernement de l'Etat du Gujarat. Il est cependant une personnalité critiquée depuis des émeutes qui ont fait de nombreuses victimes dans la population musulmane de l'Etat en 2002, alors qu'il était à sa tête. Par ailleurs, souligne Anand Sharma dans The Economic Times, le Gujarat n'est pas l'eden que Modi prétend : "31,8 % des Gujaratis vivent sous le seuil de pauvreté, un des taux les plus élevés du pays."

Dans un entretien au quotidien indien Mint, le chef de la stratégie de Goldman dans l'Asie-Pacifique, Timothy Moe, a réfuté l'idée que la banque exprimait une préférence pour tel ou tel candidat.
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Swiss bankers stay home amid US global tax evasion manhunt

Swiss bankers stay home amid US global tax evasion manhunt | Bankster | Scoop.it

A former head of UBS' global wealth management service was arrested in Italy this month. Photo: Reuters

 

As a US hunt for tax evaders and their accomplices gains momentum, many Swiss bankers are afraid to go abroad for fear of arrest, one business leader said.

“In my opinion, some 1,000 Swiss bankers no longer dare to go to the United States, or even travel abroad,” Martin Naville, the head of the Swiss-American Chamber of Commerce, was quoted as saying by Swiss weekly Le Matin Dimanche on Sunday.

Swiss banks and industry representatives are increasingly cautioning bankers who have worked with US clients to refrain from travelling outside Switzerland, the paper reported.

The long-time tax haven’s banks are believed to have accepted tens of billions of undeclared dollars from US citizens, though they now refuse such money, and several banks are under US investigation.

The US has not made public which individual bankers it is probing, but according to Le Matin Dimanche, about 30 names are on the list.

Recently however, “the United States has proven it can strike where and when it likes, and now with the help of European countries”, the paper wrote, describing widespread paranoia throughout the banking industry.

... some 1,000 Swiss bankers no longer dare to go to the United States, or even travel abroadMartin Naville, Swiss-American Chamber of Commerce

The report comes just over a week after the arrest in Italy of a former high-ranking UBS executive alleged to have helped US customers conceal their assets.

Raoul Weil, the 54-year-old ex-chairman of UBS’ global wealth management service, was indicted by a US federal grand jury in 2008 for his alleged role in overseeing the US cross-border business.

The indictment alleges that Weil and co-conspirators helped US customers hide about US$20 billion in assets from tax authorities.

The Swiss national, who left UBS after the 2008 indictment, has always denied the charges and is reportedly fighting his extradition from Italy to the US.

The Swiss Bank Employees Association told Le Matin Dimanche it was advising all bankers who have regularly visited clients in the US “to abstain from travelling”.

And some Geneva banks are urging employees living on the French side of the border to settle in Switzerland instead, to avoid problems, one banker, who wished to remain anonymous, told the paper.

“I don’t even dare leave Zurich any more,” said another unnamed banker, who recently found out his name had been handed to US authorities.

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Bank of America reconnue coupable de fraude sur les subprimes

Bank of America reconnue coupable de fraude sur les subprimes | Bankster | Scoop.it

New York, correspondant

L'étau se resserre sur les banques américaines impliquées dans la crise des subprimes. L'une des plus importantes, Bank of America, a été reconnue, mercredi 23 octobre, coupable de fraude en vendant des titres hypothécaires aux organismes de refinancement Fannie Mae et Freddie Mac. C'est la première fois qu'une banque est jugée responsable dans le cadre de la crise des subprimes.

Un jury de la cour fédérale de Manhattan, à New York, a en effet estimé que Countrywide Financial Corp, une filiale de Bank of America, avait trompé les deux organismes parapublics en présentant ces actifs sous leur meilleur jour, alors qu'ils étaient en fait à hauts risques. « Presque un an, jour pour jour, après que nous avons porté plainte, un jury a unanimement estimé que Countrywide, Bank of America et une cadre supérieure, Rebecca Mairone, devaient être tenus responsables de prêts désastreux et de l'absence systématique de toute vérification » sur leur qualité, a commenté le procureur fédéral de New York, Preet Bharara.

Tout au long du procès, les procureurs fédéraux ont accusé la dirigeante de Countrywide d'avoir produit en série quantité de prêts immobiliers qui avaient d'infimes chances d'être remboursés. Le programme mis en place était surnommé « The Hustle », c'est-à-dire l'embrouille, ou encore la « High-Speed Swim Lane » ou « HSSL », la ligne de nage ultra-rapide. C'est un ancien cadre de Countrywide, Edward O'Donnell, qui a permis de découvrir le pot aux roses.

L'établissement traitait le contrôle de la qualité et de l'émission des prêts de façon expéditive, afin d'en accélérer la production. John Boland, un ancien employé de Countrywide, qui était cité comme témoin, a expliqué que les spécialistes des prêts HSSL n'étaient pas autorisés à rentrer dormir chez eux pour la nuit tant qu'ils n'avaient pas approuvé les crédits. Le témoin s'était plaint de ces méthodes à ses supérieurs à plusieurs reprises et avait trouvé « hallucinant » d'apprendre que deux employés qui avaient critiqué le procédé avaient été par la suite licenciés.

Un véritable travail à la chaîne, donc, où les employés pouvaient accorder un prêt par jour. Au total, 28 800 prêts ont été ainsi traités. Les délais de validation étaient passés soudainement de soixante jours à seulement dix jours. Lorsque ceux-ci ont dû être revendus par Fannie Mae et Freddie Mac, les pertes se sont élevées à 1 milliard de dollars (725 millions d'euros).

« VACHE À LAIT »

Bank of America conteste cette évaluation, ainsi que le nombre de prêts incriminés, et affirme que les pertes des organismes de refinancement parapublics ne dépassent pas 131 millions de dollars. « La décision du jury ne concerne qu'un seul programme de Countrywide, qui a duré plusieurs mois et qui s'est arrêté avant l'acquisition par Bank of America », s'est défendu un porte-parole de la banque, qui a indiqué par courriel que l'établissement envisage de faire appel du jugement.

Countrywide a été racheté par Bank of America en 2008 pour 4 milliards de dollars. Le programme « Hustle » avait été lancé en août 2007, c'est-à-dire juste au moment de l'explosion de la bulle immobilière. « Pressée de générer de l'argent facile sur des prêts immobiliers à la veille de la crise financière, Bank of America a racheté Countrywide, pensant qu'il avait avalé une vache à lait », a déclaré le procureur. « Ces bénéfices ont toutefois été obtenus par la fraude, a estimé le jury », a rappelé M. Bharara. Mais la « vache à lait » est en train de se transformer en cauchemar pour Bank of America. Le montant des amendes et des accords à l'amiable pour éteindre les poursuites s'élèverait à une cinquantaine de milliards de dollars, selon plusieurs analystes.

Tous les regards se tournent maintenant vers JPMorgan Chase, également soupçonné d'avoir émis des produits financiers adossés à des prêts hypothécaires toxiques à la veille de l'éclatement de la bulle immobilière en 2007. La vente de ces produits avait lésé Freddie Mac et Fannie Mae, qui ont ensuite dû être renfloués par la puissance publique à hauteur de 188 milliards de dollars.

JPMorgan est sur le point de trouver un accord avec la justice américaine pour stopper les poursuites civiles contre le versement de 13 milliards de dollars. Mais cette procédure laisse pendantes les charges criminelles, qui font l'objet d'une enquête menée par un tribunal de Sacramento (Californie).

Pour l'anecdote, Rebecca Mairone, l'ex-cadre supérieure de Countrywide, a ensuite été embauchée par JPMorgan, d'abord au département prêts immobiliers de la banque puis comme cadre administratif. Interrogé sur les conséquences de la décision de mercredi sur son avenir au sein de JPMorgan, un porte-parole a déclaré que l'affaire allait être examinée.

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Comment arnaquer un bankster ? Très simple...

Comment arnaquer un bankster ? Très simple... | Bankster | Scoop.it

Tout simplement génial, le bankster s’est pris les pieds dans sa propre complexité ! Je me souviens de mon guignol de conseiller qui me proposait des Sicav. Lorsque je lui ai demandé ce que voulait dire ce sigle, il n’a pas su répondre… C’est dire la bêtise profonde de ces ânes bâtés. Ruse à copier et multiplier si possible.out simplement génial, le bankster s'est pris les pieds…

Jacques Le Bris's insight:

Quand il a découvert, en 2008, les clauses écrites en caractère minuscule dans le contrat pour une carte de crédit que lui proposait sa banque, Dimitri Agarkov a vu rouge. Agios et taux de pénalité trop élevés, plafond de dépense trop bas… Rien ne convenait à ce quadragénaire résidant à Voronezh, en Russie,. Il a alors une idée de génie. Il scanne tranquillement le document proposé par sa banque, modifie à l’ordinateur les clauses écrites en petit caractère, et envoie le document à sa banque, pour signature -contrairement à beaucoup d’établissements bancaires, TCS (Tinkoff Credit System) appose sa signature après réception du document signé par le client. Il se rappelait en effet qu’un contrat, en France comme en Russie, peut-être librement rédigé par l’une ou l’autre des parties et que l’important, c’est que les deux signatures soient authentiques, ce qui était le cas.

Un taux de crédit de 0%, pas de pénalités…

Ses nouvelles clauses ? Un taux de 0% quand il utilise sa carte pour bénéficier d’un crédit, aucun plafond pour les crédits demandés et aucun abonnement annuel à payer. Il ajoute même : « le client n’est pas obligé de payer les frais ou les charges imposés par la banque ». Mais il va pousser le bouchon encore plus loin en stipulant que, si la banque devait modifier unilatéralement les termes du contrat, elle devrait lui verser une pénalité de 3 millions de roubles (68.000 euros) ou des frais d’annulation de 6 millions de roubles (156.000 dollars).

Pendant deux ans, il utilise sa carte normalement, sans abuser du plafond de crédit illimité qu’il s’était accordé : pour lui, comme il l’expliquera plus tard, il s’agissait simplement d’un jeu et d’un défi. Pourtant, en 2010, son compte présente un solde excessivement débiteur au regard du contrat « classique » normalement établi par la banque et celle-ci décide de clôturer son compte et de lui retirer sa carte.En 2012, alors que Dimitri Agarkov refuse de recréditer son compte, elle décide de le poursuivre en justice et lui réclame 45.000 roubles (1.020 euros) afin récupérer le solde débiteur. Mais coup de théâtre : le tribunal estime que le contrat modifié par Agarkov est valide et lui donne raison, exigeant simplement de lui qu’il rembourse son solde débiteur. « la banque a signé le contrat sans le lire, explique à la barre l’avocat d’Agarkov. Ils ont dit à la Cour ce que leurs clients endettés disent en cas de procès : « nous n’avions pas lu le contrat… »

Polar financier

Commence alors un vrai polar financier. Agarkov ne s’en tient pas là et décide d’attaquer sa banque en justice pour « modification unilatérale des dispositions du contrat », conformément à « ses » clauses à lui… Il lui réclame la bagatelle de 24 millions de roubles (550.000 euros). Nous sommes alors à l’été 2013 et le polar prend alors une touche « réseaux sociaux » qui rappelle le film « the social network » : le patron de Tinkoff Credit System, Oleg Tinkoff, commence à riposter via Twitter : « Nous allons continuer à agir en justice: le procès s’est tenu au civil, nous allons poursuivre au pénal ! »

Il continue avec d’autres tweets dont la haute élévation morale pourrait émouvoir jusqu’à Tolstoï-le-pieux : « Voler est un péché, et, à mon avis, tout le monde pense comme moi en Russie ». Les oligarques soucieux de protéger leurs milliards de dollars souscriront en effet sans peine à cette forte maxime.

Les tweets se font de plus en plus menaçants : « Nos avocats pensent que [Agarkov] ne mérite pas 24 millions de roubles, mais quatre ans en prison! Maintenant, @tcsbank [identité de TCS sur Twitter] en fait une question de principe »

L’avocat d’Agarkov tient bon: « mon client n’a commis aucune fraude, puisque la banque a accepté ses modifications, et qu’elle a même accepté la clause du crédit illimité. Il aurait pu s’offrir une île déserte en Malaisie s’il l’avait voulu, et la banque aurait été tenue de lui accorder le crédit correspondant! »

« Je crains pour ma vie… »

La sphère judiciaire moscovite s’enflamme : Stanislas Rivkin, patron d’un gros cabinet d’avocats, prend la défense d’Agarkov en disant lors d’une interview que cette situation était révélatrice de « la négligence et de l’arrogance des banques ».

Du coup, Agarkov prend peur : « Je crains pour ma vie et je songe à quitter ma ville et même la Russie », confie-t-il à un journal de Russie, pays où les agents de recouvrement de créance peuvent être aussi aimables qu’un mafioso turkmène défoncé au crack. Un nouveau procès aurait dû se tenir au mois de septembre mais, contactée par Challenges.fr, la banque TCS indique « qu’un accord à l’amiable confidentiel a finalement été trouvé. Les deux parties renoncent à leurs plaintes. Monsieur Agarkov reconnaît qu’il s’agissait au départ d’une plaisanterie, et que celle-ci est allée trop loin ». Un communiqué (en russe) confirmant l’accord à l’amiable a été transmis par la banque et peut être consulté ici.

A la Fédération bancaire française, on indique qu’un tel cas « n’est jamais arrivé en France, où les banques signent généralement les contrats avant de les envoyer aux clients ».

Source :
http://www.challenges.fr/entreprise/20130830.CHA3519/comment-ce-banquier-s-est-fait-legalement-piege-par-un-client.html

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Banques : le salaire des patrons évolue parfois... en sens inverse des résultats

Banques : le salaire des patrons évolue parfois... en sens inverse des résultats | Bankster | Scoop.it

107,3 millions de dollars

Les banques américaines publient ces derniers jours des résultats relativement anémiques pour le premier trimestre. Les patrons de ces établissements sont-ils incités à redresser la barre, comme tout chef d'entreprise ? Pas sûr... Les émoluements des patrons des six plus grosses banques (Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley, Wells Fargo) ont atteint un record en 2013, à 107,3 millions de dollars, équivalent à 77,7 millions d'euros.


Montant record des salaires en 2013 pour les patrons des six plus grosses banques américaines

Leurs salaires ont augmenté de 24 % en moyenne par rapport à 2012. Problème, cette hausse n'est pas proportionnelle avec le chiffre d'affaires, ni même avec les bénéfices (le résultat net). Loin s'en faut dans certains cas.

Les patrons de JPMorgan (Jamie Dimon, qui était à la manœuvre au moment de l'affaire de la Baleine de Londres) et de Bank of America (Brian Moynihan) ne brillent pas par leur vertu et s'attribuent une augmentation nettement plus forte que leurs performances. M. Moynihan a vu son salaire augmenter de 58 % alors que le chiffre d'affaires de BofA n'augmentait que de 7 %. Chez JPMorgan, le résultat net a reculé de 16 % tandis que le salaire du dirigeant était en hausse, lui, de 74 % !

Quant au nouveau patron de Citigroup Michael Corbat, il a été gratifié d'une amélioration de 42 % de sa fiche de paie, pour un chiffre d'affaires en baisse de 11 %. En fait, seule la Bourse semble y croire encore : le cours des actions des six groupes bancaires a grimpé de 39 % en un an.


Le rapport entre salaire et performance est parfois inversement proportionnel aux résultats de l'entreprise


En montant absolu, c'est Lloyd Blankfein, à la tête de Goldman Sachs, qui empoche la plus grosse enveloppe, avec 23 millions de dollars. Cependant, l'évolution de son salaire est moins éloignée de celle des bénéfices de la « pieuvre » (surnom de la banque) – une mesure prudente, puisque les chiffres du premier trimestre de l'année ont fait état, jeudi 17 avril, d'un effritement des résultats par rapport à l'an passé.

John Stumpf, chez Wells Fargo, suit non loin avec 19,3 millions de dollars, accusant toutefois une sérieuse reculade sur sa fiche de paie par rapport à l'an passé, alors que l'activité du géant bancaire de San Francisco a été fructueuse, tant au niveau du chiffre d'affaires, des bénéfices, que du cours de Bourse.

En matière de rémunération, les actionnaires ont leur mot à dire. Ils peuvent s'opposer à un aspect de la gouvernance de leur entreprise qu'ils désapprouvent. Ce qu'ils ne se sont pas privés de faire chez Citigroup : en 2010, le dirigeant de Citigroup a été rémunéré 1 dollar pour sa mauvaise gestion pendant la crise, alors que ses adjoints touchaient entre 5 et 8 millions de dollars. En 2012, après deux ans de salaire « punitif », le patron de la banque en grande difficulté financière, Vikram Pandit, n'a pas réussi à obtenir les 15 millions de dollars qu'il convoitait et a été remplacé.


Un ratio de 1 à... 473

Le PDG n'est donc pas toujours le mieux payé de son entreprise. A cet égard, le gendarme boursier américain, la Securities and exchange commission (SEC), a proposé l'an dernier que soit rendue publique la différence entre le salaire médian de l'entreprise et celui du dirigeant le mieux payé.

Si l'on regarde le classement réalisé par l'agence Bloomberg, les banques ne sont pas les plus inégalitaires par rapport aux autres entreprises américaines : Wells Fargo est la première banque citée et n'arrive qu'en 33e position, derrière Abercrombie & Fitch, Starbucks ou encore Ralph Lauren.

Au sein de cet établissement bancaire, le ratio entre le salaire médian et celui de son patron atteint 473 ; c'est-à-dire qu'il faut 473 salaires médians pour atteindre l'équivalent de la fiche du paie du mieux payé de l'entreprise.

Des chiffres impressionnants quand on les compare avec d'autres industries, mais encore inférieurs à leurs confrères des fonds spéculatifs (hedge funds). James Levin, jeune patron de 31 ans du fonds Och-Ziff Capital Management, s'est ainsi vu attribuer cette année un salaire de 119 millions de dollars. Soit 2 300 fois le salaire médian de son entreprise.

Jacques Le Bris's insight:

Voir sur l'original des graphiques dynamiques, banque par banque.

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Suicide? Another JP Morgan Bankster Bites The Dust


Publiée le 18 mars 2014

Real News @ http://RevolutionNews.US — 28-Year Old Former JPMorgan Banker Jumps To His Death, Latest In Series Of Recent Suicides...

RT: A New York City investment banker is dead after allegedly jumping from his apartment building, continuing an alarming streak of suicides that has descended upon the financial world.

The latest death occurred on March 12, when 28-year-old Kenneth Bellando was found on the sidewalk outside his six-story Manhattan apartment building.

According to the Daily Mail, police investigators said the case was still under investigation, but that they do not suspect a third party to be involved and that Bellando -- who had been working for Levy Capital since January -- likely took his own life.

Before moving into his last position, the New York Post reported Bellando worked as an investment banker at JP Morgan Chase. His brother, John Bellando, also works at JP Morgan as an investment officer; the Post stated that multiple emails by John Bellando were presented as evidence during Senate hearings regarding the "London Whale" trading scandal.

Kenneth Bellando's death now marks the 12th time this year that an employee in the financial world has taken his or her own life around the globe. Bellando graduated from Georgetown University in 2007, and is the youngest banking professional to commit suicide this year.

Although positions in the banking world can be especially lucrative, they're also known to place an extreme amount of stress and pressure on individuals. It's unclear whether or not Bellando's death is related to pressure at work, but just last month psychologist Alden Cass told CNN Money that investment banking is particularly demanding.

"Out of all the sections of finance, no position do I know of that's more extreme in terms of the emotional endurance one has to have than investment banking," said Cass, who also co-wrote "Bullish Thinking: The Advisor's Guide to Surviving and Thriving on Wall Street."

The recent string of suicides began in January, when Deutsche Bank AG's William Broeksmit, 58, was found hanged in his home on January 26 after reportedly committing suicide. Two JP Morgan employees are also believed to have taken their own lives after falling from buildings in London and Hong Kong.

Autumn Radtke, the CEO of the digital currency exchange firm First Meta, was also found dead outside her apartment in Singapore earlier this month.

http://rt.com/usa/twelfth-banker-suic...

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"Leave no authority existing not responsible to the people."
—Thomas Jefferson

Time For A New American Revolution?.

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Délits et crimes financiers : pourquoi les banquiers ne vont jamais en prison

Délits et crimes financiers : pourquoi les banquiers ne vont jamais en prison | Bankster | Scoop.it

De nombreux délits ont été commis ces dernières années par des banques et leurs dirigeants – escroquerie, blanchiment d’argent, organisation de la fraude fiscale, délits d’initiés ou manipulations, notamment. Pourtant aucune banque n’a perdu sa licence ou n’a été démantelée par décision de justice. A quelques rares exceptions, aucun banquier n’a été condamné à une peine de prison. Les banques seraient-elles au-dessus des lois ? Les banques seraient désormais « trop grandes pour être condamnées » : les inculper auraient des répercussions trop importantes pour l’économie. Explications.

On connaît la maxime : « Trop grandes pour faire faillite » ("Too Big To Fail"). La manière dont les gouvernants ont géré la crise provoquée par les banques débouche sur une nouvelle doctrine, qui peut être résumée par : « Trop grandes pour être condamnées ». Ou « Trop grandes pour être emprisonnées », si on traduit littéralement le nouvel adage qui fait florès aux États-Unis et au Royaume-Uni, « Too Big to Jail » [1]. En effet, alors que le gouvernement des États-Unis a laissé la banque Lehman Brothers faire faillite en septembre 2008, aucune banque n’a été fermée, ne s’est vu retirer la licence bancaire, n’a été démantelée par décision de justice. Aucun dirigeant de banque n’a été condamné à une peine de prison.

L’unique exception dans le monde occidental concerne l’Islande où la justice a condamné à des peines de prison ferme trois dirigeants de banque. Larus Welding, principal dirigeant de la banque Glitnir, qui a fait faillite en 2008 quand elle était encore la troisième banque du pays, a été condamné fin décembre 2012 à neuf mois de prison. Sigurdur Einarsson et Hreidar Mar Sigurdsson les deux principaux dirigeants de la banque Kauphing [2] ont été condamnés respectivement à cinq ans et cinq ans et demi de prison en décembre 2013 (sur le sujet, lire l’enquête de Basta !Comment jeter les banquiers voyous en prison, en dix leçons).

Pourtant, la justice des États-Unis et d’Europe est confrontée à de très graves délits commis par les plus grandes banques : escroquerie en bande organisée à l’encontre des clients, des (petits) actionnaires et des actionnaires publics, blanchiment d’argent du crime organisé, organisation systématique de la fraude fiscale à très grande échelle, manipulation en bande organisée des taux d’intérêts (Libor, Euribor,…), manipulation en bande organisée des marchés de change, faux et usage de faux, délits d’initiés, destructions de preuves, enrichissement abusif, manipulation en bande organisée du marché des Credit Default swap, manipulation du marché physique des commodities (matières premières), complicité dans des crimes de guerre… Et la liste n’est pas exhaustive !

Traitement de faveur et négociation avec la justice

Eric Holder, procureur général des États-Unis, interrogé en juin 2013 par une commission du Sénat de son pays, a résumé clairement le fond de la doctrine « Trop grandes pour être condamnées ». Il a déclaré en substance à propos des grandes banques que « ces institutions sont si grandes qu’il est difficile de les poursuivre en justice, et si on le faisait, on se rendrait compte qu’effectivement, les inculper pour activités criminelles pourrait avoir des répercussions négatives pour l’économie nationale, voire mondiale » [3].

Les retombées de cette position sont claires. Le fait que la spéculation et les crimes financiers ont causé la pire crise économique depuis le siècle dernier pèse fort peu dans la balance de la justice. Bien que de tels excès soient associés à une épidémie de fraudes [4], à tous les niveaux des opérations des banques des États-Unis, ces institutions sont autorisées à poursuivre leurs opérations. Il leur suffit de passer un accord avec la justice afin de payer une amende pour éviter une condamnation.

Imaginez la situation suivante : après un mois d’enquête, la police retrouve une personne qui a commis un vol d’un million d’euros. Au moment d’être appréhendée, la personne en question déclare au juge d’instruction et à la police : « Je propose de payer deux mille euros d’amende, vous me laissez en liberté et vous n’entamez pas de poursuite. D’accord ? ». Le juge et la police lui disent : « Ok, pas de problème, excusez du dérangement. Bonne continuation. Essayez de ne pas vous faire prendre une prochaine fois, ce serait dommage ». Le traitement de faveur auquel ont droit les banques responsables de délits et de crimes financiers n’est pas très différent de cette situation imaginaire. Bertold Brecht avait pleinement raison de poser la question : « Qui est le plus grand criminel : celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une ? » [5].

Des banques au-dessus des lois ?

Les conséquences directes des méfaits des banques sont particulièrement graves : 14 millions de familles aux États-Unis ont été expulsées de leur logement entre 2007 et 2013 (voir tableau ci-dessous), parmi elles, il est avéré qu’au moins 495 000 familles l’ont été de manière parfaitement illégale [6], des millions de personnes ont perdu leur emploi, une partie d’entre elles sont tombées sous le seuil de pauvreté, le taux de suicides a augmenté parmi les personnes affectées, la dette publique a explosé et les fonds de pensions des pays développés ont perdu près de 5 400 milliards de dollars [7].

Saisies immobilières aux États-Unis et en Espagne


Source : Etats-Unis / Espagne.

Le rôle des banques privées est manifestement si important et indispensable au système capitaliste que leur fonctionnement transcende les contraintes légales et constitutionnelles des sociétés modernes. Dès lors, la justice se voile la face devant les délits et crimes commis par les banques et leurs dirigeants, afin de leur éviter de passer ne serait-ce qu’un jour en prison. En fin de compte, on ne peut tout de même pas poursuivre en justice un dirigeant d’une institution bancaire qui « ne fait que le travail de Dieu », pour citer Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs.

La déclaration ci-dessus pourrait prêter à sourire si des transactions entre banques et autorités judiciaires ou de contrôle ne venaient pas régulièrement confirmer l’application de la doctrine « trop grandes pour être condamnées » des deux côtés de l’Océan Atlantique. Les affaires se suivent et la justice se borne à des amendes qui représentent bien souvent une maigre fraction des bénéfices issus d’activités illégales, sans qu’aucun dirigeant ne soit inquiété. Tout au plus comparaissent devant des tribunaux et sont condamnés, des lampistes comme Jérôme Kerviel, jamais les patrons qui les ont poussés à augmenter les bénéfices de l’entreprise en utilisant toutes les entourloupes possibles et imaginables.

Banalisation des conduites illégales ou criminelles

Six exemples suffisent pour témoigner de la situation actuelle : 1. les accords passés entre les banques des États-Unis et différentes autorités du pays afin d’éviter une condamnation en justice dans l’affaire des prêts hypothécaires abusifs et des expulsions illégales de logement (foreclosures) ; 2. HSBC (1ère banque britannique) mise à l’amende aux États-Unis pour blanchiment d’argent des cartels mexicains et colombiens de la drogue ; 3. la manipulation des taux d’intérêt interbancaire et des taux sur les dérivés connue comme l’affaire du LIBOR ; 4. le scandale des « prêts toxiques » en France ; 5. les activités illégales de Dexia en Israël ; 6. l’évasion fiscale internationale organisée par la principale banque suisse UBS.


Il apparaît clairement que les banques et autres grandes institutions financières de dimension mondiale, agissant souvent en bande organisée (en cartel), font montre d’un niveau rarement observé à ce jour de cynisme et d’abus de pouvoir. Aujourd’hui, après que les États aient mis l’argent public à disposition des entités financières dont les paris spéculatifs ont mal tourné, les magistrats en charge de faire appliquer la loi s’emploient à protéger les responsables de ces entités et banalisent ainsi, voire justifient a posteriori la conduite illégale ou criminelle dont ils se sont rendus coupables.

Une impunité qui encourage la prise de risque

Un tel contexte, où règne l’impunité, encourage les dirigeants des firmes financières à davantage d’abus et de prises de risque. Les banques en tant qu’institutions ne sont pas condamnées, et le plus souvent ne sont même pas convoquées devant un tribunal. Ces banques font porter l’entière responsabilité à des traders comme Jérôme Kerviel et quelques dizaines d’autres et obtiennent que la justice les condamne pour leur avoir porté préjudice.

La situation des principaux dirigeants des banques est bien différente : le montant de leurs bonus croît suite à l’augmentation des revenus de la banque (il n’est pas rare de voir que le bonus augmente même en cas de baisse de la rentabilité de la banque), indépendamment de l’origine illégale des ressources, ou du fait qu’elles soient issues d’activités financières spéculatives extrêmement risquées. Dans le pire des cas, s’ils sont découverts, ils n’ont qu’à quitter l’institution (souvent avec un parachute doré), ils ne seront pas poursuivis par la justice et conserveront sur leurs comptes bancaires l’entièreté des bénéfices obtenus.

Poursuivre les dirigeants en justice et obtenir des réparations

Tant que ce genre de dispositif pervers est maintenu, les abus et le pillage des ressources publiques de la part du système financier ne peuvent que se prolonger au fil du temps. Au-delà des hauts dirigeants, il faut souligner l’impunité des banques elles-mêmes à qui les autorités appliquent la doctrine « Too Big To Jail ». Il s’agit surtout de la démonstration de l’imbrication étroite entre les directions des banques, leurs grands actionnaires, les gouvernants et les différents organes vitaux des États.

En cas de graves manquements, il faut mettre en pratique une solution radicale : retirer la licence bancaire aux banques coupables de crimes, bannir définitivement certaines de leurs activités, poursuivre en justice les dirigeants et les grands actionnaires. Il faut aussi obtenir des réparations de la part des dirigeants et des grands actionnaires. Enfin, il est urgent de diviser chaque grande banque en plusieurs entités afin de limiter les risques, de socialiser ces banques en les plaçant sous contrôle citoyen, et de créer ainsi un service public bancaire qui donnera la priorité à la satisfaction des besoins sociaux et à la protection de la nature.

Eric Toussaint, maître de conférence à l’université de Liège, président du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) Belgique [8].

 Voir également l’article de Daniel Munevar, « La doctrine « trop grandes pour être condamnées » ou comment les banques sont au-dessus des lois », 20 septembre 2013.

Notes

[1Les médias anglo-saxons utilisent régulièrement cette expression depuis deux ans. Voir par exemple : Abcnews, "Once Again, Is JPMorgan Chase Too Big to Jail ?", 7 Janvier 2014. Ou Forbes, "Why DOJ Deemed Bank Execs Too Big To Jail", 29 juillet 2013.

[2La faillite de sa filiale nommée Icesave au Royaume-Uni et aux Pays-Bas a provoqué une crise internationale entre ces deux pays et l’Islande. Cette crise se poursuit encore en 2014 car le Royaume-Uni et les Pays Bas vont en appel contre la sentence de la Cour d’arbitrage qui a donné raison à l’Islande en janvier 2013. Voir Financial Times, « Iceland premier repels Icesave lawsuit », 12 février 2014. Comme l’écrit le Financial Times : “Iceland, almost uniquely in the western world, has launched criminal cases against the men who used to lead its three main banks that collapsed after the global financial crisis in 2008 after collectively becoming 10 times the size of the island’s economy.” 13 décembre 2013. Voir ici.

[3Huffingtonpost, “Holder admits some Banks too big to jail”. On peut voir et écouter la partie du témoignage du procureur général des États-Unis où il déclare : "I am concerned that the size of some of these institutions becomes so large that it does become difficult for us to prosecute them when we are hit with indications that if you do prosecute, if you do bring a criminal charge, it will have a negative impact on the national economy, perhaps even the world economy,…". Durée de la vidéo : 57 secondes. Cela vaut la peine.

[4Une étude récente sur les pratiques de crédits des banques aux États-Unis signale qu’en dépit de leur hétérogénéité, les irrégularités et les faux sont présents à divers degrés dans toutes les institutions financières analysées. Voir “Asset Quality Misrepresentation by Financial Intermediaries : Evidence from RMBS Market”.

[5Bertold Brecht, L’Opéra de quat’sous. Comédie musicale de Bertolt Brecht (musique de Kurt Weil), présentée pour la première fois le 31 août 1928 au Theater am Schiffbauerdamm de Berlin, puis en version française le 14 octobre 1930 au théâtre Montparnasse.

[6Source : The New York Times, “Banks to pay $8,5 billion to speed up housing relief”, 7 janvier 2013.

[8Il est auteur du livre Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet du livre AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Prochain livre à paraître en avril 2014 : Bancocratie chez ADEN, Bruxelles.

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Les grandes banques européennes se financent à bon compte

Les grandes banques européennes se financent à bon compte | Bankster | Scoop.it

Philippe Lamberts, eurodéputé Ecolo.

 

Les grandes banques européennes se financent sur le dos des contribuables: ces établissements trop grands pour tomber en faillite (too big to fail) profitent de la garantie offerte par les Etats pour emprunter à des taux préférentiels, créant ainsi une distorsion de concurrence avec les banques plus petites, selon une étude commandée par le groupe des Verts au Parlement européen.

 

"Pile elles gagnent, face les contribuables paient", résume l'eurodéputé belge Philippe Lamberts. L'étude, réalisée en 2012, montre que les grandes banques européennes, celles dont une faillite entraînerait un effondrement de l'économie européenne, ont bénéficié de "subsides implicites" grâce à la garantie que les Etats leur octroie afin de garantir l'épargne de leurs citoyens. L'auteur de l'étude a chiffré le montant de ces subsides implicites à près de 234 milliards d'euros pour 2012. La même année, les bénéfices des plus grandes banques européennes se sont élevés à 16,5 milliards d'euros.

Or ces subsides bénéficient peu à l'économie réelle, celle des petites entreprises et des particuliers, souligne Philippe Lamberts (Ecolo). Les subsides et les liquidités dont les banques centrales inondent l'économie ont surtout permis aux banques de spéculer, en faisant par exemple gonfler des bulles immobilières. "Elles savent que de toute façon les Etats interviendront si cela se passe mal. Pile elles gagnent, face les contribuables paient."

Pour faire en sorte que les subsides implicites bénéficient à l'économie réelle, il faut une séparation claire des métiers bancaires, entre les banques de dépôt et les banques spéculatives, plaide l'eurodéputé. Il faut aussi imposer aux banques une capitalisation suffisante pour financer leurs investissements et enfin taxer le subside implicite restant.

Le système du bail in, acquis lors d'un trilogue en décembre, et qui prévoit que les actionnaires interviennent en premier pour sauver une banque en difficultés, permettra déjà de réduire ces subsides implicites, mais il faudra aller plus loin, selon le député écologiste. "Il n'y a cependant pas de majorité à ce sujet. Ce sera un enjeu de la campagne: arriver à réunir une majorité populaire" pour mieux encadrer les activités bancaires.

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JPMorgan Chase condamnée dans l'affaire Madoff

JPMorgan Chase condamnée dans l'affaire Madoff | Bankster | Scoop.it

JPMorgan était accusée par les autorités d'avoir ignoré des indices qui auraient permis de mettre un terme plus rapidement aux méfaits de M. Madoff.

 

Le liquidateur de l'affaire Madoff accuse JPMorgan Chase, qui a abrité les comptes de l'escroc pendant deux décennies, de complicité de fraude.

 

La banque d'affaires américaine JPMorgan Chase, établissement financier utilisé par l'escroc Bernard Madoff, a accepté de verser quelque 2 milliards de dollars aux autorités fédérales, menées par le procureur de Manhattan Preet Bharara et l'agence de régulation bancaire OCC (Office of the Comptroller of the Currency) pour éviter les poursuites, rapportent lundi 6 janvier le Wall Street Journal et le New York Times.

JPMorgan était accusée par les autorités d'avoir ignoré des indices qui auraient permis de mettre un terme plus rapidement aux méfaits de M. Madoff, auteur de la plus grosse escroquerie de l'histoire. Le montant de la transaction se situe dans la fourchette haute des sommes évoquées ces dernières semaines par la presse américaine. L'essentiel en sera reversé aux victimes de M. Madoff.

La première banque américaine en terme d'actifs a aussi accepté de reconnaître la véracité des accusations qui lui étaient adressées et promis de s'amender. Fait exceptionnel pour un établissement de cette taille, JPMorgan va se retrouver « en conditionnelle », la justice américaine pouvant relancer une procédure contre elle au cas où elle devrait de nouveau errer, affirme le New York Times. Avec cette nouvelle amende, JPMorgan aura payé quelque 20 milliards de dollars de pénalités au cours des douze derniers mois pour essayer de se sortir de ses multiples affaires judiciaires, note le NYT.

COMPLICITÉ DE FRAUDE

Le liquidateur de l'affaire Madoff, Irving Picard, avait lancé des poursuites contre JPMorgan, lui réclamant jusqu'à 20 milliards de dollars de dédommagements, mais un juge fédéral puis une cour d'appel ont rejeté la légitimité de ces poursuites, estimant que seuls les investisseurs lésés pouvaient les engager. Un recours a été déposé devant la Cour suprême, qui doit maintenant dire si elle s'en saisit ou non. Irving Picard accuse JPMorgan, qui a abrité le compte de Bernard Madoff pendant deux décennies, de complicité de fraude, estimant qu'elle avait ignoré sciemment de nombreux signaux d'alarme qui indiquaient que l'argent de M. Madoff était issu d'une opération frauduleuse.

Bernard Madoff a été condamné en 2009 à 150 de prison pour son escroquerie, estimée entre 23 et plus de 65 milliards de dollars, selon que l'on compte les intérêts ou non. Son escroquerie, consistant à piocher dans les finances de ses nouveaux clients pour rétribuer ou rembourser les clients plus anciens, avait éclaté en décembre 2008, lorsque, avec la crise, un nombre croissant d'investisseurs avaient demandé à récupérer leur dû.

AFFAIRES EN COURS

La première banque américaine, au cœur d'une tempête judiciaire sur de multiples fronts, a déjà accepté un accord à l'amiable record de 13 milliards de dollars, pour mettre fin aux poursuites du gouvernement fédéral liées aux produits dérivés des prêts « subprimes », vendus avant la crise.

Mais JPMorgan fait encore l'objet d'enquêtes sur l'affaire de la « Baleine de Londres », des pertes de courtage de plus de 6 milliards de dollars essuyées en 2013 : les autorités américaines la soupçonnent d'avoir voulu dans un premier temps étouffer l'affaire et d'avoir manqué aux contrôles de risques élémentaires.

L'ex-élève modèle de Wall Street fait également face à des enquêtes ou poursuites des Etats-Unis pour des soupçons de corruption en Chine ou sur son négoce de matières premières, sur des manipulations du taux Libor ou des taux de change, entre autres.

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BANKSTER : Les Etats européens ont versé 1600 milliards d'euros d'aides aux banques depuis la crise

BANKSTER : Les Etats européens ont versé 1600 milliards d'euros d'aides aux banques depuis la crise | Bankster | Scoop.it

Cette somme représente 13% du PIB de l'Union européenne. Les aides d'Etat accordées au secteur financier dans l'Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d'euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011. Les aides d'Etat accordées au secteur financier dans l'Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d'euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne. Cette somme représente 13% du PIB de l'UE, selon le tableau de bord des aides d'Etat portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques. 



L'année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d'aides d'Etat pour aider l'économie réelle en période de crise. Ce type d'aide, accordé à l'ensemble de l'économie, a représenté 48 milliards d'euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l'UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l'année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des Etats. Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d'euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s'agit "d'une tendance à la baisse sur le long terme", a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l'UE dans les années 1980.Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d'euros.

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Combien de temps Christian Noyer va encore sauver sa peau ?

Combien de temps Christian Noyer va encore sauver sa peau ? | Bankster | Scoop.it

Enfin !  Voilà des années que le cartel des banques escroque les Français, et ce n'est que cette semaine qu'il a été décidé de les sanctionner. Mercredi, la Commission européenne a condamné six banques à une amende record de 1,7 milliard d'euros pour avoir manipulé les taux interbancaires. La Société Générale devra à elle seule débourser 446 millions d'euros de pénalités. Bien que ces amendes atteignent un montant record, elles sont dérisoires au regard des sommes manipulées et faussées par ces banques. Ce sont plusieurs milliers de milliards d'euros dépendant des taux interbancaires que cette escroquerie a impactés. Encore une fois les banques et leurs dirigeants sont protégés. On peut se demander pourquoi ce scandale a mis autant de temps à être révélé, et surtout pourquoi les sanctions sont aussi faibles. Les dirigeants des banques en question n'ont même pas été inquiétés puisque aucune peine de prison n'a été prononcée. Que la concurrence est belle quand une poignée de ploutocrates s'entendent pour l'organiser !

Un homme, en particulier, est aujourd'hui bien silencieux. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France depuis novembre 2003, a sous sa responsabilité le contrôle des banques françaises. En juillet 2012 lorsque l'affaire avait éclaté, il avait voulu rassurer en déclarant : « Les banques françaises qui font partie des panels ont fait l’objet de demandes d’information. Elles y ont répondu et à ma connaissance, aucun reproche ne leur a été formulé». C'est comme si le gendarme demandait au voleur d'apporter lui-même les preuves de sa culpabilité. On pouvait toujours attendre.

Suite à la condamnation des banques placées sous son contrôle, il n'est curieusement demandé aucun compte à M. Noyer. Que faisait ce Monsieur Noyer pendant cette dernière décennie alors qu'il n'a pas vu venir la crise des subprimes, qu'il a laissé l'affaire Kerviel se produire et qu'il a permis aux banques de s'adonner quasi ouvertement à de l'évasion fiscale en mettant en œuvre des montages frauduleux ? Aujourd'hui on peut légitimement se demander à quoi sert Christian Noyer et surtout comment il peut encore être en place.

Cette affaire de manipulation des taux interbancaires met en lumière que la crise n'a rien changé aux comportements des banques. Le maintien de M. Noyer, malgré un bilan accablant, en est la parfaite illustration. Aujourd'hui les banques continuent à profiter pleinement de la machine à sous qu'est l'Euro. Elles ont un monopole privé sur la création de monnaie et prêtent sans risque aux États européens avec des belles marges à la clef. La France par exemple paye plus de 50 milliards d'euros d'intérêt par an aux banques. Tout cet argent devrait servir à financer l'économie réelle. Pourtant les prêts aux PME et particuliers n'ont jamais été aussi faibles. Comment les statistiques de la banque de France peuvent montrer une croissance des encours pour les PME alors que nombre de nos entreprises sont touchées par des restrictions de crédit ?

Les banques sont devenues un problème majeur. A l'origine de la crise, elles affichent aujourd'hui une santé insolente grâce aux plans de sauvetage. L'argent des contribuables a servi à sauver les banques. Pour nous remercier, celles-ci restreignent le crédit à l'économie réelle et escroquent les Européens en manipulant les taux. Il est temps de reprendre le pouvoir, ce dont semble bien incapable le Ministère de l’Économie et des Finances. Et cela doit commencer par le renvoi de Christian Noyer.

Nicolas Dupont-Aignan
Député de l'Essonne
Président de Debout la République

 

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Eba report high earners 2012

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Washington enquête encore sur les banques suisses

Washington enquête encore sur les banques suisses | Bankster | Scoop.it

Dans sa chasse aux fraudeurs, les autorités américaines enquêtent sur 14 banques suisses. Il pourrait y en avoir davantage, selon la vice-ministre américaine de la Justice Kathryn Keneally.

Les Etats-Unis se sont engagés à ne pas ajouter de banques sur la liste des 14 jusqu'à la fin de l'année, mais l'enquête se poursuit à Washington et il pourrait y en avoir d'autres en 2015.

 

«Nous nous sommes engagés à ne pas ajouter d'autres banques sur la liste des 14 jusqu'à la fin de l'année. Mais nous enquêtons toujours», signale Kathryn Keneally. Et d'ajouter: «Depuis quelque temps, nous avons de plus en plus de sources d'informations sur les banques suisses». Ses propos recueillis à Washington ont été publiés par Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung.

La vice-ministre souligne que les Etats-Unis respectent la place de la Suisse dans le monde de la finance globalisé. «Elle y joue un rôle important. Mais il est difficile de la respecter tant que son modèle d'affaires est basé sur l'évasion fiscale des Américains.»

Il faudra payer

Mme Keneally dit ignorer le nombre d'établissements qui devront payer des amendes. «Il y a certainement des banques qui considèrent que leur comportement était un seulement un peu limite (...) Ces banques font en réalité partie de celles qui devront payer.»

Elle souligne que les amendes infligées aux banques sont «calibrées en fonction du degré de culpabilité (...) Si une banque rencontre des problèmes pour s'acquitter des amendes infligées, je commencerais par m'inquiéter du modèle d'affaires de cette banque.»

 

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With JPMorgan Under Spotlight, Growing Calls to Jail the Banksters

With JPMorgan Under Spotlight, Growing Calls to Jail the Banksters | Bankster | Scoop.it

JPMorgan Chase Chairman and CEO Jamie Dimon.

 

Bank executives facing prison time for illegal activity would be better sanction than fine, say Wall Street reform advocates- Andrea Germanos, staff writer

While JPMorgan Chase's $13 billion settlement for its "shady practices that five years ago helped trigger the financial meltdown, including manipulating mortgages and sending millions of Americans into bankruptcy or foreclosure" has gained attention for its record amount, a number of banking reform advocates are saying real accountability will come when executives are prosecuted and sent to jail for illegal activity.

 

As Matt Taibbi writes in Rolling Stone,

[T]he key to this whole thing is that the punishment is just money, and not a crippling amount, and not from any individual's pocket, either. In fact, the deal that has just been completed between Chase and the state represents the end, or near the end, of a long process by which people who committed essentially the same crimes as Bernie Madoff will walk away without paying any individual penalty. [...]

[W]hile it is true that the federal government in this latest $13 billion settlement is ostensibly reserving the right to continue to pursue criminal charges, don't hold your breath. The arc of this story suggests that the whole purpose of this agreement has been to find the highest price Chase is willing to pay to a) stay in business b) keep employees out of jail.

In addition, financial analyst and Naked Capitalism founder Yves Smith pointed out on Democracy Now! on Monday that the actual amount of the money to be paid is "still in flux," but that "only $3 billion of that is actually going to be a fine."

A Congressional voice calling for accountability that doesn't skirt the possibility of jail time is Rep. Maxine Waters (D-Calif.), Ranking Member of the Financial Services Committee, who told The Hill that fines are "nothing more than the cost of doing business" for Wall Street, and urged prosecutions for banks and their executives. 

"It goes without saying that criminal prosecutions are certainly in order for those who broke the law and significantly harmed our nation," Waters told The Hill. "At a minimum, individual executives and senior management responsible for these acts should be prosecuted, including prison terms.” 

Sen. Elizabeth Warren (D-Mass.) continues to demand accountability from big banks as well. Last week Warren sent a letter to the heads of the Federal Reserve, the Securities & Exchange Commission and Office of the Comptroller of the Currency in which she praised the accomplishments of the Special Inspector General for the Troubled Asset Relief Program (SIGTARP), whose budget and staff were a fraction of those of the regulatory agencies she addresses but managed to bring over a hundred criminal charges including ones against executives.  The letter also urged greater accountability for "those who engaged in illegal activity" during the financial crisis.

In her letter, Warren requests:

1. The number of individuals your agency has charged criminally, including the number of senior officials you have charged;
2. The number of criminal convictions your agency has obtained;
3. The number of prison sentences your agency has secured;
4. The number of individuals your agency has charged civilly, including the number of senior officers you have charged;
5. The number of individuals your agency has suspended or permanently banned from working in the financial industry or elsewhere; and
6. The total amount of funds your agency has obtained through civil judgment or orders of restitution.  

Warren obviously knows the answers to these requests already, Mother Jones notes, "but wants to shame the agencies into action."

Her letter adds that "a great deal of work remains to be done to hold institutions and individuals accountable for breaking the rules and to protect consumers and taxpayers from future violations."

While the JPMorgan fine "does provide some sanction against banks that were breaking the law in issuing and reselling fraudulent mortgages in their exuberance over the bubble," writes economist Dean Baker, "the lesson for banks in the future should be to follow the law. Of course criminal sanctions, with bank executives facing prison time, would be far more effective in accomplishing this goal."

So why no "criminal sanctions"?

Speculating on why the Justice Department "hasn’t indicted a single bank executive for the massive Wall Street crime wave that devastated the economy," Richard Eskow of the Campaign for America's Future writes:

Both Attorney General Holder and his recently departed No. 2, Lanny Breuer, had high-priced jobs defending Wall Street bank executives. Breuer has already cashed out and gone back to Covington & Burling, Holder’s once (and future?) firm, with a special title and position created especially for him.

As for elected officials, let’s face it: Bank executives write very big campaign checks. They also hobnob with powerful politicians. When JPMorgan Chase CEO Jamie Dimon testified before the Senate Banking Committee earlier this year about the “London Whale” scandal, only two of the senators facing him had not received campaign contributions from his bank.  Dimon was also called “Obama’s Favorite Banker” for a while.

Another executive with a large financial operation, GE’s Jeffrey Immelt, was named head of the President’s “Jobs Council.” Immelt was responsible for GE Capital while those municipalities were being criminally defrauded in the case which became United States of America v. Carollo, Goldberg and Grimm.

And The Progressive's Amitabh Pal wrote earlier this year:

In addition to the known reasons for official inaction (such as corporate money power), [director of the Oscar-winning “Inside Job” and author of “Predator Nation,” Charles] Ferguson gave another explanation in his interview as to why prosecutors are hesitant to go after the financial sector.

“After you’ve had the job for five years, or maybe ten at the most, you go to work doing defense work, defending the people you used to be prosecuting or threatening to prosecute, and your income goes way up,” Ferguson said. “If that is the kind of calculation you’re making in your mind, you don’t really go after the structural situation; you don’t go after people who are really going to fight back, like Goldman Sachs.”

Ferguson specifically named Mary Jo White, who at the time was with a corporate law firm that has banks among its biggest clients. Prior to that, White had been the lead prosecutor in the New York City area. White is exiting her lucrative private practice. President Obama recently nominated her to head the Securities and Exchange Commission.

It’s no surprise that not one of the serial offenders on Wall Street will ever spend a single day in the slammer.

"Wake me up when even one of these guys goes to jail," Taibbi continued.  "There are only about a million Americans doing time for less."

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Crime de la troïka contre le peuple grec : les Grecs plus pauvres de 40 % qu’en 2008

Crime de la troïka contre le peuple grec : les Grecs plus pauvres de 40 % qu’en 2008 | Bankster | Scoop.it

 

Personne n’est en mesure encore d’apprécier et de juger l’ampleur du crime de l’Union européenne, du FMI et de la BCE, d’Angela Merkel et de tous ceux qui ont soutenu le pillage du peuple grec…

Depuis 2009, ce fut une sale guerre sans drones ni missiles. Mais aussi impitoyable qu’une guerre : pour satisfaire des banksters sans scrupules, le peuple grec a été pris en otage. Il a été, « fusillé pour l’honneur » attaché sur le poteau dressé par les libéraux,  pour servir d’exemple et faire peur aux autres peuples de toute l’Europe.

il n’y avait aucune matière, aucune raison, la dette grecque ne sera JAMAIS JAMAIS JAMAIS remboursée. A force de 15 absurdes plans d’austérité destructeurs, la dette est même passée de 100 points du PIB à 160 points du PIB. Tous les budgets d’austérité augmentent les dettes qui sont censées diminuer : leurs promoteurs le savent, mais préfèrent obéir aux ordres de la finance qui ramasse les marrons de ce feu. Le FMI a pourtant fait autocritique en juin 2013 sur le fait que ce fut une erreur d’exiger que la Grèce paie ainsi sa prétendue dette. Mais fi donc : le cercle des banksters a fait comme s’il n’avait rien entendu et la troïka continue chaque jour à voler, piller, tuer sans relâche, ni rémission.

Contrairement a ce qu’ont prétendu des légions de menteurs dans les radios, les télés, les journaux, il n’y a jamais eu de plans d’aides à la Grèce, mais des plans de versements de centaines milliards aux banques créditrices, au « nom » de la Grèce ainsi vidée de sa substance. Seule l’oligarchie a été protégée. Le peuple, lui, a été saigné. Ca a le caractère d’un crime économique contre l’Humanité et les criminels devraient être arrêtés et jugés pour l’un des plus grands « sac » cynique, immoral, brutal du début de XXI e siècle !

L’heure viendra contre les criminels qui ont osé faire ça à un peuple d’Europe au nom prétendu de l’Europe

Les Grecs sont 40% plus pauvres qu’en 2008

ATHENES (Reuters) – Les Grecs sont en moyenne presque 40% plus pauvres qu’en 2008, selon des chiffres de l’agence statistique Elstat publiés mardi 22 octobre, qui mettent en évidence l’impact de la récession sur le pays.

Le revenu brut disponible a chuté de 29,5 % entre les premiers trimestres de 2008 et de 2013. En prenant en compte l’inflation sur cette même période, la chute est proche de 40 %.

La rémunération totale des salariés a baissé de 34 % depuis le deuxième trimestre 2009, dit Elstat. Sur la même période, le gouvernement grec a réduit les prestations sociales de 26%.

Selon Elstat, la crise économique a également affecté l’épargne des ménages, en recul de 8,7 % au deuxième trimestre 2013 contre une baisse de 6,7% l’an dernier.

La troïka, composée du Fonds monétaire international, de la Commission et de la Banque centrale européennes, prévoit une contraction de 4 % du PIB cette année avant une modeste reprise économique en 2014. Le PIB de la Grèce aurait ainsi chuté de 25 % de 2008 à 2013, soit la plus forte récession qu’ait connue le pays en temps de paix.

 

 

 

 

 

George Georgiopoulos, Clémence Apetogbor pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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Glass-Steagall: la chute finale de Wall Street

Que se passerait-il si les Etats-Unis rétablissaient la loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt... ?

Une vidéo du LaRouchePAC (USA) produite en août 2013 et traduite par Solidarité & Progrès.


Agir en France: http://www.solidariteetprogres.org/mobilisation-glass-steagall

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LA DETTE, au cinéma le 25 septembre 2013

Publiée le 16 sept. 2013

Le prochain documentaire DHR à sortir en salles le 25 septembre "La Dette" de Sophie Mitrani Nicolas Ubelmann.

En 2010, la crise de la dette est allumée en Grèce, dans l'un des berceaux de la démocratie.
Elle se répand dans toute l'Europe jusqu'à ce jour, menaçant les fondements mêmes de l'Union Européenne.
Mais doù vient la dette ? Quelles logiques et quels intérêts se cachent derrière ce mot ?...

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