Bankster
Follow
Find
8.8K views | +0 today
 
Scooped by Jacques Le Bris
onto Bankster
Scoop.it!

7 Hebdo | Bricoleurs de mots

7 Hebdo | Bricoleurs de mots | Bankster | Scoop.it
Le néologisme a son festival, qui navigue entre Paris et Le Havre. La langue française sillonne allègrement ce territoire sauvage des mots inventés au fur et à mesure des besoins.

C’ est notre bon vieil ordinosaure, on le trouve plutôt attachiant. Même si on s’est fait électroniquer plus d’une fois à cause de lui ! Traduction inutile. Le mot-valise est l’exercice de base du néologisme, sport pratiqué sans complexe par pas mal de Français, tout comme la descente de beaujolais nouveau. Au Havre, les deux activités vont d’ailleurs de conserve. La onzième édition du Festival XYZ du mot et du son nouveau, qui s’y tient chaque année, vient de désigner le mot vainqueur du cru 2012 [encore inconnu à l’heure où nous mettons sous presse, ndlr]. Les sélections du jury se sont déroulées en deux temps, d’abord à Paris puis au Havre. Et le jeune gamay de l’année a rempli son office, en même temps que les verres des enfants spirituels de Raymond Queneau et de René Fallet.

Le fondateur du festival, Eric Donfu, sociologue branché sur les évolutions sociétales et amoureux des lettres, se réjouit de la vigueur de notre langue. Constatant que « les nouveaux mots suivent souvent les nouvelles techniques et l’évolution des mœurs ». Par exemple, « Atablatter pour se mettre à sa tablette est une proposition qui nous a été faite, comme watture pour voiture électrique. Je pense que la période est propice aux mots nouveaux, des mots acceptés par 90 % de l’opinion, selon un sondage OpinionWay que nous avons réalisé pour ce festival ».

Plus de quatre cents propositions de néologismes sont arrivées dans la boîte à courriels (ou boîte à émiles) du festival. « J’espère que l’année prochaine, le festival tiendra des réunions un peu partout en France… car le principe est que ce sont lesgens physiquement présents qui votent à bulletin secret », ajoute Eric Donfu. Certains vocables bricolés se sont déjà détachés du peloton : ertéter (poser un jour de RTT), toque-model (star des fourneaux), landaudrome (endroit ombragé et calme où se retrouvent les mères promenant les bébés).

Mais bankster (banquier-gangster),

pontichiant (prétentieux et ennuyeux), pleige (neige et pluie mêlées), véloter (faire du vélo) nous seront peut-être un jour familiers.
La matière est riche. Et, en bonne logique, « un dictionnaire buissonnier va prendre forme pour la 12 e édition », annonce Eric Donfu.
Jacques Le Bris's insight:

Dire que "Bankster" est un mot valise, cela me parait être très diplomatique...

more...
No comment yet.
Bankster
You hate your Banker, me too. Ce n'est pas par hasard si la principale qualité est, chez un chef de gang ou de banque, se taire !
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Evolution du parasite

Evolution du parasite | Bankster | Scoop.it
Jacques Le Bris's insight:

Pour les Français voici une adresse utile pour se défendre de cette race de parasite :

FNACAB (Fédération Nationale des Associations Contre les Abus Bancaires)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

La crise grecque fait perdre 88 milliards aux milliardaires

La crise grecque fait perdre 88 milliards aux milliardaires | Bankster | Scoop.it

INFOGRAPHIE - Les 200 plus grosses fortunes mondiales ont souffert de la chute des marchés boursiers. Trois Français se situent parmi les dix qui ont virtuellement perdu le plus.

 

C'est l'une des nombreuses conséquences de la crise terrible qui touche la zone euro ces derniers jours. Les 200 plus grandes fortunes mondiales ont brutalement fondu. Depuis le mercredi 24 juin, date à laquelle au sortir d'une réunion de l'Eurogroupe le premier ministre grec, Alexis Tsipras, attaquait directement le Fonds monétaire international (FMI), elles ont perdu près de 88 milliards de dollars, selon l'index Bloomberg sur les milliardaires, dont 52,3 sur la seule journée de lundi. Ce jour-là, l'ensemble des Bourses mondiales a largement plongé. Le CAC 40 a enregistré une chute de 3,74% alors que les Bourses de Milan, Lisbonne et Madrid ont toutes dévissé de 5%. Le Dow Jones perdait quant à lui 1,95%. Ces pertes sont bien sûr virtuelles, les détenteurs des titres n'ayant réellement rien perdu tant qu'ils ne s'en sont pas séparé.

En moyenne, la perte pour chaque milliardaire s'élève à 217,5 millions de dollars sur la période. Si certains comme Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, a gagné 639,2 millions de dollars depuis lundi, d'autres fortunes ont très nettement plongé. La chute la plus impressionnante est celle de l'Espagnol, Amancio Ortega, créateur de Zara et deuxième fortune mondiale (69,2 milliards de dollars), dont le capital a plongé de 3,5 milliards. De son côté, Bill Gates, l'homme le plus riche du globe, a perdu 1,4 milliard de dollars sur la journée de lundi alors que son compatriote, l'investisseur Warren Buffett, a enregistré une perte de 1,6 milliard de dollars, soit l'équivalent de ce que devait rembourser Athènes au FMI.

 

La chute spectaculaire des riches français

La Bourse de Paris plombée, les riches français n'ont pas été épargnés par la situation grecque. Parmi les dix grandes fortunes les plus touchées lundi dernier, se trouvent trois Français. Lilane Bettencourt (-1,1 milliard de dollars), Patrick Drahi (-992,6 millions) et Bernard Arnault (- 1 milliard). Ce dernier, douzième fortune mondiale et propriétaire du groupe LVMH, est également le milliardaire qui a le plus perdu le lendemain avec une nouvelle perte de 2,1 milliards de dollars mardi. Le Français le plus riche du monde a au total vu sa fortune fondre de 5,6%.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

SwissLeaks : clôture de l’enquête suisse sur HSBC après un accord sur une amende de 38 millions d’euros

SwissLeaks : clôture de l’enquête suisse sur HSBC après un accord sur une amende de 38 millions d’euros | Bankster | Scoop.it

Le procureur de Genève a annoncé jeudi 4 juin avoir clos la procédure contre la banque HSBC, après un accord sur le versement d’une amende de 40 millions de francs suisses, soit 38 millions d’euros.

La procédure avait été engagée en février pour blanchiment d’argent aggravé contre l’établissement bancaire dans l’affaire dite « SwissLeaks », un vaste scandale de fraude fiscale et de blanchiment d’argent.

Lire aussi : « SwissLeaks » : révélations sur un système international de fraude fiscale

L’amende, fixée en fonction des bénéfices touchés indûment, est la plus importante jamais payée dans le Canton de Genève.



more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Affaire Kerviel : l'enquêtrice démonte la version de la Société Générale

Affaire Kerviel : l'enquêtrice démonte la version de la Société Générale | Bankster | Scoop.it

Selon la commandante de police en charge de l'enquête, la Société Générale savait ce que faisait Jérôme Kerviel, affirme Médiapart.


Une déposition qui change tout. Un témoignage qui relance l'affaire Kerviel. "Sans précédent dans l’histoire judiciaire", pointe Mediapart, dimanche 17 mai, qui est à l'origine de la révélation.

Selon la commandante de police en charge de l'enquête, Nathalie Le Roy, plusieurs éléments établiraient que des dirigeants de la banque étaient au courant des agissements de l'ex-trader Jérôme Kerviel.

L'affaire Kerviel deviendra-t-elle l'affaire Société Générale ?

 

# Pourquoi la commandante de police était-elle interrogée par un juge ?

Selon Mediapart, Nathalie Le Roy a été auditionnée début avril par le juge d'instruction Roger Le Loire dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en juin 2014 pour "escroquerie au jugement", "faux" et "usage de faux". A l'origine, une plainte contre X pour escroquerie au jugement déposée par Jérôme Kerviel.

 

# Le témoignage d'un ancien salarié de la Société Générale

Nathalie Le Roy, qui était à l'époque commandante de police au sein de la brigade financière mentionne, à cette occasion, le témoignage d'un ancien salarié de la Société Générale.

L'ancien salarié opérait au sein de l'entité "risques opérationnels". Il a assuré à l'enquêtrice que "l'activité de Jérôme Kerviel était connue". Cet ancien affirme avoir alerté, en avril 2007, Claire Dumas, adjointe au directeur des risques opérationnels, et d'autres par le biais d'un message électronique "avec une tête de mort pour attirer leur attention".

Nathalie Le Roy a alors demandé l'extraction des messages électroniques du salarié et a constaté que le fameux message ne s'y trouvait pas. La commandante de police sollicite les échanges entre Claire Dumas et le salarié par messagerie électronique, par la voie d'une réquisition judiciaire. Elle serait restée lettre morte.

"A l'occasion des différentes auditions et des différents documents que j'ai pu avoir entre les mains, j'ai eu le sentiment puis la certitude que la hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer les positions prises par ce dernier", aurait déclaré Nathalie Le Roy, selon Mediapart.

 

# Une enquêtrice "instrumentalisée" par la Société Générale ?

"J’ai eu le sentiment d’avoir été instrumentalisée par la Société générale", confie au juge Nathalie Le Roy, selon Mediapart.

Selon l'enquêtrice, c'est la Société Générale, elle-même, qui lui "adresse les personnes qu’elle juge bon d’être entendues". Nathalie Le Roy précise : "Je n’ai jamais demandé : “Je souhaiterais entendre telle ou telle personne'. C’est la Société générale qui m’a dirigé tous les témoins".

Plus fort, selon la commandante, l'ensemble des documents qui ont été requis auprès de la Société générale" ont été fournis par la banque. "Nous n’avions pas le matériel informatique pour l’exploitation", explique Nathalie Le Roy.

 

# Que répond la Société Générale ?

Dans un communiqué envoyé dans la nuit de dimanche à lundi, la Société Générale dit "s'étonner" de ces informations. "L'affaire liée aux agissements frauduleux de Jérome Kerviel remonte maintenant à plus de 7 ans et a fait l'objet de plusieurs décisions de justice qui ont toutes reconnu la culpabilité pénale exclusive de Jérome Kerviel", souligne la banque.

"Société Générale s'étonne des déclarations qui auraient été faites par un policier au juge d'instruction parisien en charge des plaintes déposées par Jérôme Kerviel alors qu'il avait lui-même déclaré aux policiers qui l'interrogeaient en janvier 2008 qu'il avait agi seul et à l'insu de sa hiérarchie", précise le communiqué.

La banque, "qui n'a pas accès à ce dossier judiciaire d'où seraient extraites les déclarations du policier", rappelle avoir elle-même "déposé deux plaintes pour dénonciation calomnieuse pour répondre aux deux plaintes déposées par Jérome Kerviel".

 

# Qui est Nathalie Le Roy ?

Nathalie Le Roy était la commandante de police de la brigade financière chargée de l’affaire Kerviel. Elle a mené deux fois l’enquête, une première fois en 2008, une seconde en 2012. Elle a depuis changé d'affectation, relève Mediapart.

Nathalie Le Roy est respectée à la brigade financière et dans le monde judiciaire. "Connue pour sa rigueur et son expertise, elle s’est vu confier des dossiers très lourds et est très appréciée par les juges d’instruction", écrit Médiapart.

 

# Quelle était la version de la Société Générale ?

Lorsque ses positions ont été découvertes, en janvier 2008, Jérôme Kerviel avait exposé la banque à hauteur de 50 milliards d'euros.

La Société Générale a toujours affirmé qu'en soldant ces positions au plus vite pour ne pas risquer la faillite, elle avait enregistré une perte de 6,3 milliards d'euros, dont a été déduit le gain de 1,4 milliard réalisé par Jérôme Kerviel en 2007.

L'ancien trader a été condamné, par le tribunal correctionnel de Paris puis la cour d'appel qui a confirmé la peine, à 5 ans d'emprisonnement dont 3 ferme pour abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux.

Mi-mars 2014, la Cour de cassation a rendu cette condamnation pénale définitive mais a cassé le volet civil de la décision, qui attribuait 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts à la banque.

Un nouveau procès civil doit se tenir du 20 au 22 janvier 2016 pour établir la répartition des responsabilités dans cette perte, la banque ayant reconnu avoir failli sur le plan des contrôles.

Contacté par l'AFP, le conseil de Jérôme Kerviel, Me David Koubbi, n'était pas joignable immédiatement.

 

Paul Laubacher avec AFP

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

A Bruxelles, les banques achètent la démocratie pour pas cher

A Bruxelles, les banques achètent la démocratie pour pas cher | Bankster | Scoop.it

Charlie Hebdo - 6 mai 2015 - Jacques Littauer

Les dépenses de lobbying des banques à Bruxelles ne cessent d'augmenter. Elles veulent éviter, au sein d'un système qui fait la part belle aux intérêts privés, que des réglementations trop strictes soient adoptées. Une chose bien trop facile.

 

La démocratie se veut moderne : elle se rebaptise « gouvernance » et veille à la représentation des intérêts de la « société civile ». La société civile, c’est tout ce qui n’est pas la politique traditionnelle : pas de partis politiques, pas de syndicats.Mais des associations, des représentants de professions, et… des entreprises. Il existe une défense intellectuelle du lobbying – car c’est de cela qu’il s’agit – selon laquelle les lobbyistes sont censés mieux connaître le sujet que le législateur, qu’ils « aident » à prendre les meilleures décisions, tandis que le débat entre lobbies opposés (la chimie d’un côté, les écologistes de l’autre) doit permettre à la vérité d’émerger. 

Selon l’ONG Corporate Europe Observatory, il y aurait 30 000 lobbyistes rien qu’à Bruxelles, les monde des affaires occupant chaque immeuble de bureaux dans un rayon de un kilomètre autour des sièges de la Commission européenne, du Conseil et du Parlement.

Mais soyons rassurés,  l’Union européenne agit : tous les officiels de l’exécutif européen doivent désormais rendre publics leurs contacts avec les groupes de pression. Surtout, les lobbies qui souhaitent pouvoir rencontrer les commissaires européens et les membres de leurs cabinets. Ces derniers doivent depuis 2014 s’inscrire dans un « registre de transparence ». Mais rien n’est prévu pour interdire les « pressions amicales » auxquelles sont habitués les parlementaires te fonctionnaires européens.

Parmi les lobbies les plus puissants, on compte les banques, qui sont très actives pour défendre leurs intérêts – pardon : pour participer à l’élaboration de la Loi commune. Ainsi, Deutsche Bank a dépensé 4 millions d’euros en 2014 pour ses activités de lobbying auprès des institutions européennes. Elle est suie par UBS et le Crédit suisse, pour environ 1,5 million d’euros chacune. La première banque française est Banque populaire Caisses d’épargne (BPCE), qui aurait dépensé entre 1 et 1,25 million d’euros en 2014 – sans doute afin de rester »populaire ». 

Pourquoi dépenser de telles sommes ? Parce que les banques redoutent que les hommes politiques deviennent un jour sensibles à la colère de l’électorat vis-à-vis du système financier, qui dérègle un peu plus chaque jour l’économie mondiale !

Suite au krach de 2008, il avait ainsi été proposé de revenir à l’une des idées les plus géniales du New Deal de Roosevelt, dans les années 1930 : couper  en deux les banques, pour séparer la banque qui finance l’économie (la « banque de dépôt ») et celle qui spécule (la « banque d’affaires »). Ainsi, quand la banque d’affaires fait n’importe quoi, on la laisse couler, sans faire appel à l’épargnant pour la sauver. Cela faisait partie des promesses de François Hollande. Mais la « loi de séparation bancaire » a été complètement vidée de son contenu par… les hauts fonctionnaires, les élus et les ministres, terrorisés à l’idée de gêner aux entournures les grandes banques françaises, qui figurent parmi les plus importantes du monde.

De même, on a vécu un grand moment de reniement lorsque, en 2014, le gouvernement « socialiste » français a ouvertement critiqué le commissaire européen Michel Barnier pour son projet d’interdiction de certaines activités spéculatives des banques. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a même jugé « irresponsable » les propositions de Bruxelles.  

Avec de tels dirigeants, on se dit que les banques n’ont pas besoin de faire beaucoup de lobbying pour obtenir tout ce qu’elles veulent. Le problème, ce n’est pas seulement leur argent, mais les allers-retours des cadres supérieurs entre public et privé (à l’exemple de Emmanuel Macron formé à la banque Rothschild et nommé ministre des Finances…), et surtout cette conviction généralisée (on pourrait aussi bien dire « matraquage médiatique ») qu’il ne faut pas gêner les entreprises si l’on veut favoriser la croissance et l’emploi.


 


more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Scandale du Libor : deux milliards d'euros d'amende pour la Deutsche Bank

Scandale du Libor : deux milliards d'euros d'amende pour la Deutsche Bank | Bankster | Scoop.it

Dans cette affaire, des courtiers de grandes banques sont soupçonnés de s'être entendus pour manipuler des taux interbancaires.

 

Le scandale du London Interbank Offered Rate (Libor) – ce taux interbancaire de référence ayant une incidence sur une masse énorme de produits financiers – coûte cher à la Deutsche Bank, qui a plaidé coupable et reconnu une défaillance de ses systèmes de contrôle dans cette affaire de manipulation des taux. La première banque allemande a en effet accepté de s'acquitter d'une amende de 2,17 milliards de dollars (2,01 milliards d'euros) auprès des autorités américaines pour échapper à des poursuites pénales liées à ces manipulations de taux interbancaires, dont le Libor.

La pénalité financière atteint au total 2,51 milliards de dollars (2,33 milliards d'euros). Elle comprend notamment une amende de 344 millions de dollars (320 millions d'euros) infligée par le régulateur britannique FCA (Financial Conduct Authority), selon un communiqué du département de la justice américain.

Lire aussi (édition abonnés) : La Deutsche Bank veut se remodeler

 
Traders suspendus

Dans cette affaire, des courtiers de grandes banques sont soupçonnés de s'être entendus pour manipuler les taux du Libor, un taux déterminé chaque jour sur la base des taux auxquels les banques se prêtent de l'argent entre elles, et sur lesquels sont indexés une multitude de contrats et produits financiers, dont certains prêts aux ménages et aux entreprises. Disant « accepter les conclusions des régulateurs », les deux co-dirigeants de la banque, Jürgen Fitschen et Anshu Jain, ont déclaré jeudi regretter « profondément » ce qui s'est passé.

Des traders ont déjà été suspendus et certaines banques ont trouvé des accords avec différentes autorités. A l'instar d'UBS, JPMorgan ou Royal Bank of Scotland, la Deutsche Bank a déjà dû verser une amende à la Commission européenne, en décembre 2013, qui s'élevait à 725 millions d'euros.



more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Grèce : un banquier français accusé de corruption en garde à vue

Grèce : un banquier français accusé de corruption en garde à vue | Bankster | Scoop.it

Jean-Claude Oswald, 55 ans, soupçonné de malversations financières liées à l'attribution de marchés publics a été placé en garde à vue.

 

Un banquier français soupçonné d'être impliqué dans plusieurs affaires de corruption liées à l'attribution de marchés publics a été placé lundi en garde à vue par les autorités grecques, a-t-on appris de source policière. Cet ancien cadre de la banque BNP Paribas, ayant notamment travaillé enSuisse et qui était sous le coup d'un mandat d'arrêt international, a été interpellé samedi à l'aéroport d'Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, avant d'être transféré en Grèce. Jean-Claude Oswald, 55 ans, a été interrogé lundi par des juges anticorruption sur son rôle présumé dans plusieurs affaires de blanchiment d'argent : l'une concernant des pots-de-vin distribués lors de l'achat d'armes à l'entreprise allemande Wegmann et l'autre impliquant l'achat de radars aux sociétés Ericsson et Embraer. 

Jean-Claude Oswald doit par ailleurs être jugé dans le cadre d'une vaste affaire de corruption présumée dans un marché remporté par le groupe Siemens. Le groupe allemand est accusé d'avoir versé environ 70 millions d'euros de pots-de-vin lors d'un contrat conclu en 1997 pour le passage au numérique de la société grecque des télécommunications OTE. Cette affaire a valu à plus de 60 personnes, dont au moins 12 anciens salariés ou cadres dirigeants de Siemens, d'être renvoyées en justice début mars.

Lors d'une intervention devant le parlement grec samedi, le ministre en charge de la lutte contre la corruption nommé par le gouvernement Tsipras a fait sensation en affirmant que la corruption et les pots-de-vin dans les contrats passés par l'État grec étaient un "phénomène endémique de la décennie 2000-2010". Panagiotis Nikoloudis, ancien magistrat spécialisé dans la criminalité financière, a chiffré les pertes pour l'État à "plusieurs dizaines de milliards", y voyant "une cause essentielle" de l'explosion de la dette du pays, à l'origine des difficultés économiques de la Grèce depuis cinq ans. Le ministre a décrit un système dans lequel le pot-de-vin "de base" se situait entre 2 et 2,5 % du contrat, passant à 4 % pour les achats d'armes à l'étranger et jusqu'à 23 % dans le domaine des achats de matériel médical.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

After five banker deaths in January, a sixth: J.P. Morgan exec jumps in Hong Kong

After five banker deaths in January, a sixth: J.P. Morgan exec jumps in Hong Kong | Bankster | Scoop.it

Across the world, bankers are plummeting to their deaths.

In the latest of a series of fatal falls,  a 33-year-old J.P. Morgan employee leapt from the roof of J.P. Morgan’s Hong Kong headquarters on Tuesday, above, plunging thirty stories to his death.

The employee’s role at the bank was unknown. Witnesses say police tried to stop the man from jumping to no avail. The employee’s death is just the latest in a string of seeming suicides that have wreaked havoc in the moneyed class over the past months.

On Jan. 26, a former Deutsche Bank and Merrill Lynch executive with close ties to the co-chief executive of Deutsche Bank was found dead in London after police received reports of a man found hanging in his house. On Jan. 27, a senior manager at J.P. Morgan’s European headquarters plunged to his demise from the bank’s headquarters in the same city. And several days later, in Washington state, the chief economist for Russell Investments fell down a 50-foot embankment and died.

Police categorized all three deaths as non-suspicious. The Russell Investments economist was reported to be having “problems at work;” the J.P. Morgan executive landed on an adjacent roof and could be seen from the office kitchen (a building employee said other staffers “avoid[ed] entering the room as a result,” even though the body wasn’t removed until four hours later), and the former Deutsche Bank exec was passed over to become chief risk officer for his company in 2012.

But that’s not all.

- Two weeks ago, Richard Talley, 57, the founder of American Title Services, was found dead with up to eight wounds to the torso and head after apparently shooting himself with a nail gun. (His company was under investigation by state insurance regulators.)

- Last Thursday, 37-year-old JP Morgan executive director of equities Ryan Henry Crane died in his Stamford, Connecticut home. No reason was given; the cause of death will be formalized when a toxicology report is released in six weeks.

- And also in January, U.K.-based communications director at Swiss Re AG, Tim Dickenson, was found dead; the circumstances surrounding his death remain unknown.

There’s also the matter of a missing commodities journalist.

Police have yet to find any trace of David Bird, 55, a 20-year veteran of the Wall Street Journal who covered commodities markets and was last seen leaving his New Jersey home Jan. 11. Reports the Journal:

The Long Hill police department, which is leading the effort, had three searchers out Friday… The Federal Bureau of Investigation is assisting as needed, a bureau spokeswoman said.

Mr. Bird was putting away Christmas decorations with his wife, Nancy, when he put on his red rain jacket and said he wanted to take a quick walk before an expected rainstorm. He left the house at 4:30 p.m.

He didn’t take his phone or the twice-daily medication he needs as a liver-transplant recipient. The couple has two children, ages 12 and 15.

Bird was reporting on global and U.S. energy commodities at the time of his death, a subject under investigation by the U.S. Senate’s Permanent Subcommittee on Investigations for possible manipulation. In December, he reported on OPEC’s struggle to maintain oil market stability; his beat also included shale oil reserves.

The Senate took up the cause of possible oil and aluminum market manipulation last July. Among those targeted in the probe, according to The Journal, were J.P. Morgan, Goldman Sachs and Morgan Stanley.

The Journal suggested one reason for the possible deaths: overworking. In 2013, bankers’ long hours came under the microscope after the death of 21-year-old  Bank of America intern Moritz Erhardt. Erhardt had  pulled a 72-hour shift before being found dead in his apartment last August.

But today in Hong Kong, coworkers say the 33-year-old man who leapt to his death Tuesday had complained about being under “heavy work-related stress.” No suicide note was found.

Another reason might be related to probes by federal and state investigators. J.P. Morgan has been under heavy scrutiny in China over bank deals, where the company reportedly lubricated the wheels for hiring friends and family of the well-connected. One of their programs was internally named “Sons and Daughters”; the U.S. is currently investigating the bank for bribery.

“The S.E.C. is coordinating its civil investigation with federal prosecutors and the F.B.I., officials said on Thursday, though the criminal authorities have not yet contacted the bank,” the New York Times reported last August. “Hong Kong authorities are also investigating the hiring practices, according to people briefed on the matter.”

[H/T: Democratic Underground]

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Évasion fiscale à grande échelle chez HSBC en Suisse

Évasion fiscale à grande échelle chez HSBC en Suisse | Bankster | Scoop.it

Jacques Dessange, l'humoriste Gad Elmaleh mais aussi des dirigeants comme le roi du Maroc Mohammed VI, font partie des personnalités ayant profité de ce système.

 

D'après une vaste enquête du Consortium international de journalistes d'investigation, HSBC Private Bank aidait en particulier ses clients à échapper à certains impôts, en dissimulant "leur argent derrière le paravent de structures offshore généralement basées au Panama ou dans les îles Vierges britanniques".

 

"Gigantesque fraude à l'échelle internationale" au sein de la filiale suisse de HSBC. Entre novembre 2006 et mars 2007, la somme de "180,6 milliards d'euros auraient transité, à Genève, par les comptes de plus de 100 000 clients et de 20 000 sociétés offshore" hébergés chez HSBC Private Bank, d'après Le Monde et une soixantaine de médias internationaux.

Le journal français explique avoir obtenu d'une source dont il préserve l'anonymat la totalité des données volées par Hervé Falciani, un ancien employé de HSBC Private Bank, et les avoir partagées par l'intermédiaire de l'ICIJ, un consortium de journalistes d'investigation déjà responsable de l'enquête LuxLeaks sur l'évasion fiscale au Luxembourg.

     | Lire L'onde de choc LuxLeaks

D'après les informations publiées par Le Monde et, en Grande-Bretagne, par le Guardian, HSBC Private Bank aidait en particulier ses clients à échapper à certains impôts, comme la taxe européenne ESD, instituée en 2005, en dissimulant "leur argent derrière le paravent de structures offshore généralement basées au Panama ou dans les îles Vierges britanniques".

Souverains, entrepreneurs, artistes parmi les fraudeurs

Des personnalités françaises et étrangères sont impliquées, explique Le Monde, qui mentionne entre autres l'humoriste français Gad Elmaleh qui disposait, d'après le journal, d'un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80.000 euros entre 2006 et 2007.

Le quotidien du soir mentionne également Jacques Dessange, fondateur d'un empire de la coiffure, qui possédait, selon les fichiers auxquels le journal a eu accès, un compte dans la filiale suisse de HSBC sur lequel il aurait eu jusqu'à 1,6 million d'euros entre 2006 et 2007. Il fait partie des clients qui ont depuis régularisé leur situation et s'est acquitté d'une amende, précise Le Monde.

À l'étranger aussi des dirigeants de grandes entreprises sont concernés. C'est notamment le cas de Li Xiaolin, PDG de l'entreprise de production énergétique China Power International Development, qui possédait 2,48 millions de dollars (environ 2,2 millions d'euros) répartis sur cinq comptes. Parmi les personnalités internationales, il est également fait mention du roi du Maroc Mohammed IV (8 millions d'euros), mais aussi du roi de Jordanie Abdallah II, dont le solde des comptes a atteint près environ de 37 millions d'euros.

HSV admet "la responsabilité des défaillances passées"

Dans un communiqué de quatre pages, HSBC met ces pratiques sur le compte du fonctionnement du système bancaire privé suisse, qui a longtemps cultivé le secret, "ce qui pourrait avoir eu pour conséquence qu'un certain nombre de clients pourraient ne pas avoir totalement respecté leurs obligations fiscales". Elle ajoute que sa filiale suisse a subi ces dernières années une "transformation radicale" et que ces pratiques de fraude fiscale ne sont plus d'actualité.

Le nombre de comptes clients de HSBC Private Bank est passé de 30.412 en 2007 à 10.343 à la fin de l'année dernière, précise l'établissement britannique qui assure pleinement coopérer avec les autorités enquêtant sur ce sujet.

>> Lire HSBC contrainte de payer 12,5 millions de dollars pour éviter un procès

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Nigeria Property: The Bankster International

Nigeria Property: The Bankster International | Bankster | Scoop.it
by Mark Hackard

Geopolitical analysis, the art of explaining power relationships through the prism of impersonal geography, can be a helpful tool for observers of the Great Game – but it also has its limitations. A case in point is the renewed US-Russia confrontation. Think tanks and policy insiders easily sell the narrative that from the dark days of the Cold War to our own time, Russia and the United States are fated to play in a zero-sum contest for the future of Eurasia and the world. Deterministic theories, though, can be used to legitimize predatory policy, and pseudo-scientific formulae often conceal manipulations by parasitic elites. Scoring a fortune off human misery and mass death, plundering economic assets, and shaping entire societies in one’s own image all find justification in claims of historical inevitability and the necessity of “progress.” 

While Russia and the United States can easily be cast as eternal enemies in the manner of Rome and Carthage, or Ivan Drago and Rocky Balboa for modern audiences, we should recall that the two states were originally allies. From the time of 1776, Russo-American friendship was a contributor to the peace and security of both nations for nearly a century and a half. Catherine the Great shrewdly supported the independence of the American colonists, who were able to mount a successful rebellion against an exploitative oligarchy acting through the British Crown. In the terrible cauldron of the US Civil War, Tsar Alexander II, liberator of the peasantry, sent his fleet to America’s Atlantic and Pacific coasts to deter British and French intervention schemes. 

In Realpolitik, where expediency is the order of the day, alliances are defined by a common adversary. For both Russia and the United States, that adversary was not simply another nation-state like England or France, but a financial international bent on controlling the world through elaborate fraud, war, and revolution. Banking dynasties under names like Rothschild, and later Morgan, Warburg, and Rockefeller, had ascended to power in the West from the seventeenth century onward. Their planned global imperium of borderless labor and capital flows, today promoted as the Open Society by billionaire speculators such as George Soros, was already entering its initial stages of implementation. Thus the fledgling American Republic, an Enlightenment project but not yet under bankster domination, and Imperial Russia could unite for the freedom of their peoples and against the assaults of the Money Power. 

What changed? In the early twentieth century the masters of usury struck back decisively against the United States and Russia, by stealth in the former case and an outright coup d’état in the latter. Through various machinations, the privately-run Federal Reserve Bank was established in 1913 to issue the US currency at interest, suborning institutions of government and crushing Americans with a national debt now counted in unfathomable trillions. The Great War was unleashed upon Europe in a nightmarish conflagration, and in 1917 the Russian Revolution, funded by the banking houses of London and Wall Street, installed a vicious Bolshevik regime – dependent on Western credit for the whole of its existence. As for the rest of the twentieth century, we witness globalist plutocrats’ use of dialectics, wielding ideologies as weapons and pitting nation against nation, in the Hegelian procession toward the World State. 

Today the realization of that Novus Ordo Seclorum draws ever nearer. And as its grand strategist emeritus Zbigniew Brzezinski makes clear, Washington’s “indispensability” marks only a period of transition: 

In the long run, global politics are bound to become increasingly uncongenial to the concentration of hegemonic power in the hands of a single state. Hence, America is not only the first, as well as the only, truly global superpower, but is also likely to be the very last. 

Brzezinski artfully neglects mention of what is intended to supersede American unipolarity: planetary tyranny, a system of total population control and resource extraction. Moreover, all of this is being constructed in the name of “liberty” and “equality,” abstractions serving as mere rhetorical cover for a demonic will to power. It is the liberal program of the oligarchs that has erected an all-pervasive surveillance grid unprecedented in scope, and it is their program that aims to rob man of his faith, family, and heritage, abolishing all that makes him truly human. In the novel The Possessed, Fyodor Dostoevsky articulated this drive with prophetic pathos through his utopian theorist Shigalev, who “proceeding from limitless freedom,” would “bring about an unlimited despotism.” Pyotr Verkhovensky, the leader of the story’s revolutionary cell, exults:
To level the mountains is a good notion, not a ridiculous one. I'm for Shigalev! We don't need education, enough of knowledge! There will be enough material for a thousand years, but obedience must be arranged. There's too little of one thing in the world: obedience. The wish for education is already an aristocratic wish. A little bit of family or love, and you have a desire for property. We will kill the desire: we'll unleash drunkenness, scandal, denunciation; we'll unleash unheard-of deviance; any genius we'll extinguish in infancy. All toward one denominator: total equality... The slaves must have rulers. Total obedience, total impersonality, but once every thirty years Shigalev will set off a spasm, and everyone will begin to eat each other to a certain point, just so that everything’s not boring. 
Behind every effective revolutionary stands the financier who created him. Equality to the slaves, an equality of the graveyard, and to the moneyed elite –godlike power over the Cosmos. In exchange for ever more "inherent rights" and meaningless depraved spectacle, socially-engineered mass man forfeits his freedom and his soul. With the West conquered, now all of humanity is set for standardization through postmodern colonialism, covert-action NGOs, carrier battle groups, and killer drones. Any sovereign state resisting the march of progress must be destroyed. 

At the Cold War’s end, a defunct Soviet Union was supposed to fold into the world controllers’ planned capitalist-communist synthesis, and minor “rogues” like Yugoslavia, Iraq, and Libya could be dismembered with impunity in the meantime. From the chaos, destitution, and demoralization of the post-collapse period, however, another Russia has slowly re-emerged, its people broadly nationalist and increasingly unashamed of their thousand-year ancestral faith, Orthodox Christianity (see footnote). Nothing could be more intolerable to the robber-baron superclass, who have already for the past century waged ruthless war against religion and organic cultural identity in the United States, Europe, and elsewhere to impose their desolating vision upon mankind. 

Another round of US-Russia tensions might be unfolding, but such a clash was neither foreordained nor inevitable; between the two largely distant lands there is mutual nuclear deterrence and an absence of directly conflicting vital interests. Beyond inane sloganeering about democracy and human rights, more sophisticated Western strategists can cite new iterations of Halford Mackinder’s Heartland thesis or the latest Eurasian pipeline maneuvers as reasons to “contain” Russia. None of this accounts for a cosmopolitan oligarchy that sets policy, subsidizes scholarship, and manufactures consent in pursuit of its totalitarian agenda. In their quest to liquidate the American, the Russian, and every other unique people, the predators from the bankster international consider themselves above all laws human and divine. Yet the swelling arrogance of sociopaths brings about their downfall – and the sooner their crime spree comes to an end, the better chance we all might have for peace and reconciliation. 
Jacques Le Bris's insight:
Footnote: It should be noted that even Russia is still not free of the banksters in its own state apparatus, with the Central Bank and the Medvedev government under the influence of pro-Western liberal technocrats familiar with Putin from his days in St. Petersburg. With economic warfare waged by the international a present-day reality, it would be reasonable to expect a quick resolution to this problem in the near future.
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Krach boursier en Suisse après une décision monétaire historique

Krach boursier en Suisse après une décision monétaire historique | Bankster | Scoop.it
Chute de la Bourse de Zurich, explosion du franc suisse par rapport à l'euro... L'abandon surprise par la Banque nationale suisse du plancher de 1,20 franc suisse face à l'euro a des conséquences sur les marchés européens. Et pour les transfrontaliers.

 

C'est un véritable coup de tonnerre qui est venu ce matin de Suisse. La Banque nationale suisse (BNS) a décidé de laisser sa monnaie s'envoler face à l'euro. Elle a aboli le cours plancher de 1,20 franc suisse face à l'euro, l'axe principal de sa politique monétaire depuis plus de trois ans. En septembre 2011, au plus fort de la crise des dettes souveraines en zone euro, la BNS avait imposé un taux de change minimum à 1,20 franc suisse pour 1 euro afin de lutter contre la flambée de sa devise, traditionnelle valeur refuge. Depuis, la BNS, a coup d'injections massives de liquidité s'efforce de maintenir sa monnaie au dessus de 1,20 franc suisse pour un euro. Face à la flambée du dollar, l'exercice a atteint ses limites et il était devenu de plus en plus difficile pour la BNS de maintenir cette politique monétaire ultra généreuse.

Le Figaro fait le point sur ce que provoque cette décision fracassante.

• Le franc suisse franchi pour la première fois le seuil de parité d'un euro

L'effet a été immédiat. Sur le marché des changes le franc suisse a fait un bond de plus de 50 % face à la devise européenne. Le franc suisse qui s'échangeait contre moins de 0,85 euro hier au soir vaut près de 1,18 euro en fin de matinée. La devise suisse a ainsi franchi pour la première fois le seuil de parité d'un euro pour un franc suisse (depuis l'introduction de la monnaie unique en 1999).

• La Bourse de suisse plonge

La flambée de la monnaie suisse face à la devise européenne a eu une autre conséquence ce matin. La Bourse suisse a aussitôt plongé de près de 7 %. Avant de creuser se pertes: vers 12h30, l'indice suisse chutait de plus de 12%! La hausse de la monnaie helvétique est en effet une très mauvaise surprise pour les entreprises suisse et notamment pou celles qui exportent une bonne part de leur production et se trouvent pris en tenaille entre un chiffre d'affaires réalisé en devises étrangères et des coûts supportés en grande partie en francs suisse.

• Une menace pour les stations de sport d'hiver suisses

Autre victime prévisible: le tourisme. Le coût des séjours en suisse pour la clientèle venue de zone euro risque va flamber. Une très mauvaise nouvelle pour les nombreuses stations de sport d'hiver des Alpes suisses, où la saison bat son plein.

• Tensions dans l'immobilier aux frontières de la suisse

Les grands gagnants risquent d'être les frontaliers. Ceux qui travaillent en suisse et vivent en France et dont le pouvoir d'achat va être automatiquement boosté. L'immobilier des départements français voisins de la suisse, qui subit déjà une importante pression de la part des acheteurs venus de suisse risque aussi d'en profiter.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Débâcle de la Bourse en Chine: 21 courtiers débloquent 19 mds de dollars

Débâcle de la Bourse en Chine: 21 courtiers débloquent 19 mds de dollars | Bankster | Scoop.it

Les 21 principales sociétés de courtage chinoises, réunies en urgence samedi à Pékin, ont annoncé qu'elles allaient investir plus de 19 milliards de dollars sur les marchés boursiers du pays, afin d'enrayer leur chute spectaculaire.

Ce fonds d'au moins 120 milliards de yuans (19,3 milliards de dollars) sera destiné à l'achat de titres vedettes des grosses capitalisations, ont précisé ces 21 courtiers dans un communiqué publié par l'Association chinoise des valeurs boursières.

Promettant d'agir "avec fermeté" pour stabiliser les marchés boursiers locaux en plein plongeon, ces maisons de courtage se sont par ailleurs engagées à ne vendre aucune des actions qu'elles détenaient au 3 juillet.

Elles ont aussi promis de poursuivre leur intervention de rachat de titres tant que l'indice composite de la Bourse de Shanghai resterait inférieur à 4.500 points.

Cet investissement dépassant 19 milliards de dollars représente 15% des actifs nets combinés de ces courtiers, ont-ils indiqué.

La Bourse de Shanghai s'est effondrée de pratiquement 30% ces trois dernières semaines, dans un climat de panique générale.

Vendredi, elle a clôturé en baisse de 5,77%, l'indice composite terminant à 3.686,92 points.

Cette annonce s'ajoute à une autre mesure qui vise également à enrayer la dégringolade des indices: la Commission chinoise de régulation des marchés financiers (CSRC) a assuré vendredi qu'elle allait espacer le rythme des cotations à venir et en plafonner les montants.

En effet, le processus des introductions boursières en Chine est de nature à déséquilibrer encore davantage les marchés: les titres sont habituellement sous-évalués à leur émission et bondissent d'emblée, mais cela pousse les investisseurs à mobiliser des capitaux considérables lors de la période d'allocation... en retirant des liquidités, ce qui pèse sur la cote.

Même si la crise grecque n'arrange pas les choses, la raison principale de la correction des Bourses continentales chinoises est à chercher localement: la Bourse de Shanghai avait gonflé de 150% en douze mois, se déconnectant de l'économie réelle, et les experts s'attendaient à un retour de bâton.

AFP

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

« Les patrons de Deutsche Bank démissionnent ! »

« Les patrons de Deutsche Bank démissionnent ! » | Bankster | Scoop.it

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Nous vivons dans un monde exquis et extraordinaire. Je ne suis pas ici pour instruire des procès à charge ou à décharge contre qui que ce soit (pensez-donc, vu mon nombre d’avocat d’un côté, zéro, et le leur, tout plein, le combat est perdu d’avance) mais cela ne nous empêchera pas, dans esprit potache partagé, de rigoler un bon coup en ce début de semaine pour bien la commencer, tout en se posant des questions qui finalement, au-delà de l’hilarité de bon ton que nous afficherons afin de ne tomber que sous le coup de la législation sur l’humour (genre « je suis Charlie » machin toussa), pourraient somme toute s’avérer sérieuses. Évidemment, la pertinence de telles questions ne serait que le résultat fortuit de la plus pure des bouffonneries de votre serviteur ici présent.

Vous avez bien compris que je souhaite parler d’une banque… Et donc il faut être prudent, le « dérapage » est si vite arrivé (et la sortie de route allant avec aussi). Mais avant, petit détour par Athènes, puisqu’il semble que les Grecs, pour le moment, ne soient toujours pas d’accord avec les Européens qui veulent de toutes les façons laminer les Grecs sur l’autel de je ne sais quels principes économiques alors qu’il suffirait, pour faire plaisir à Tsipras, de refiler quelques boîtes de médicaments et deux ou trois couvertures histoire de dire « l’Europe sait faire de l’humanitaire ». Au moins ça… mais l’Europe n’en est même pas capable !

 

Les patrons de Deutsche Bank démissionnent

Eh oui, ce n’est pas rien comme information vu que la Deutsche Bank c’est juste la plus grosse banque d’Europe et, a fortiori, d’Allemagne.

Pour la petite histoire, cette banque (parfaitement systémique) accumule les déboires depuis la crise de 2007 et c’est assez logique. S’il y a un poil de croissance en Allemagne depuis quelques années, jusqu’en 2007 c’était plutôt la disette outre-Rhin. Du coup, pour aller chercher de la croissance (avec les dents), les banquiers allemands sont allés hors d’Allemagne et se sont littéralement gavés d’actifs plus ou moins toxiques. Ainsi, le système bancaire en Allemagne est loin, mais alors très loin d’être aussi solide qu’on veut bien le penser ou le croire pour se rassurer.

 

Citons donc les meilleurs passages de notre AFP nationale histoire de commencer à rigoler.

« Ebranlés par des scandales et des résultats médiocres, les deux patrons de Deutsche Bank, l’Indo-britannique Anshu Jain, 52 ans, et l’Allemand Jürgen Fitschen, 66 ans, ont annoncé par surprise dimanche leur démission… »

Bon ça, ce n’est pas forcément drôle parce que ça veut dire que la banque allemande ne va pas bien, mais alors pas du tout bien. Non, ce qui est drôle, c’est la suite…

« C’est au Britannique John Cryan, 54 ans, membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank, que reviendra la délicate tâche de redresser ce géant allemand du secteur bancaire européen… »

Et qui est notre nouvel ami John qui va, tel un 007 de sa très gracieuse majesté, sauver le monde, l’Europe et l’Allemagne ? Un ancien grand chef jusqu’en 2011 de la très grande banque UBS, réputé pour sa moralité et l’absence de scandales ces dernières années, comme des trucs du genre évasion fiscale, perte de trading de plusieurs milliards… Enfin des vétilles sur lesquelles la pudeur, la bien-pensance sans oublier la courtoisie – c’est important la courtoisie – exigent de nous de ne point trop s’attarder (mais vous avez compris la logique).

D’ailleurs, ce nouveau grand patron de la Deutsche Bank est membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank depuis 2013 (poste assez sympa) alors qu’il était allé s’occuper, après UBS, d’un fonds de Singapour (une grande place financière d’une grande transparence et à la moralité exemplaire aussi, dont l’efficacité pour ouvrir en urgence des comptes à tous nos amis exilés fiscaux en Suisse un peu embarrassés par le fait d’être mis dehors par les banquiers suisses justement pour cause de coopération fiscale n’est plus à démontrer).

Hooo, un tout petit fonds de l’autre bout de la planète loin de la crise européenne et des problèmes d’UBS, le fonds Temasek, qui gère environ 225 milliards de dollars.

« Trois ans plus tard, les résultats ne sont toutefois pas au rendez-vous. Deutsche Bank est toujours aux prises avec quelque 6 000 litiges. Le groupe vient d’écoper d’une nouvelle amende de 2,5 milliards de dollars (2,25 milliards d’euros) dans une affaire de manipulation de taux… » C’est cette phrase qui explique (soi-disant) pourquoi les deux types se sont fait virés 3 ans après la prise de poste… Sauf que le coup des manipulations de cours ou autres joyeusetés de ce genre, cela évidemment ne date pas d’hier…

Mais encore plus cocasse dans notre univers de sanctions contre les grands vilains russes qui veulent nous manger, surtout l’ogre Vladimir Poutine :

« Mi-mai, la banque avait par ailleurs confirmé l’ouverture d’une enquête interne au sein de sa division d’investissements en Russie, la presse allemande parlant alors de possibles actes de blanchiment d’argent. Selon l’agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier, cette enquête porte sur environ 6 milliards de dollars de transactions sur une période de plus de quatre ans… »

Tiens donc… bizarre cette histoire avec les Russes…

« M. Fitschen lui-même est jugé pour faux témoignage dans une vieille affaire et risque la prison… » Enfin, soyons sérieux… qui peut encore attendre un vrai témoignage de la part d’un banquier ?

 

Allez, le meilleur passage pour la fin… Ne hurlez pas trop de rire, même si la blague est excellente !

« John n’est pas seulement un banquier chevronné avec une large expérience en matière financière, il épouse également les valeurs professionnelles et personnelles requises pour faire avancer Deutsche Bank », s’est félicité le chef du conseil de surveillance Paul Achleiner. »

Hahahahahaha les valeurs morales, hihihi, houhouohouhouhouhouh…. C’est exquis. Remarquez, soyons justes : il faut dire que le type ne manque pas de valeur… Réussir à sortir de son poste d’UBS sans être inquiété par les différents scandales, cela révèle une valeur morale exceptionnelle.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

L' ''exubérance irrationnelle'' des marchés est-elle de retour ?

L' ''exubérance irrationnelle'' des marchés est-elle de retour ? | Bankster | Scoop.it
Va-t-on vers une nouvelle crise financière ? La question refait surface au moment où les marchés financiers battent des records à la hausse. Faut-il réellement s’en inquiéter ?

Fin avril, c’est le patron de la banque américaine J.P Morgan Chase qui poussait un cri d’alarme, invoquant des signaux de plus en plus nombreux.
Hier, ce sont pas moins de quinze grandes banques mondiales – dont les dirigeants de la britannique HSBC et la suisse UBS – qui ont pris leur plume sur le site du World Economic Forum pour alerter les régulateurs bancaires des risques liés à l’actuelle situation des marchés.
 

Ces propos reflètent-ils la gravité de la situation ?

Regardons les faits. Les places financières volent de record en record. Mardi 19 mai, la bourse de Paris a encore pris plus de 2% et l’indice CAC est à plus de 5.120 points ; les taux d’intérêts sont à un niveau historiquement bas… c'est l'euphorie alors que le chômage est au plus haut, l’investissement des entreprises tarde à repartir et la croissance se fait attendre.
La question est de savoir si nous ne sommes pas totalement déconnectés de la réalité, les marchés en premier.

 

Peut-on parler de cocktail explosif ?

L’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, avait parlé en 1996 de l’ « exubérance irrationnelle des marchés » ! Il mettait alors en garde contre une surévaluation du marché des actions.
Aujourd’hui, en mai 2015, on atteint des rapports de 1 à 16, voire de 1 à 20 entre le prix de l’action d’une entreprise et ses bénéfices prévus.
Si cela n’est pas une bulle, qu’est-ce que c’est ? Et quand une bulle spéculative explose, cela fait de gros dégâts : crack obligataire en 1994, bulle informatique en 2000, bulle immobilière avec les suprimes aux Etats-Unis de sinistre mémoire en 2007... la malédiction semble revenir tous les sept ans.

 

Sans reprise réelle, d’où vient cet argent ?

 Il y a d’énormes liquidités en circulation. L’argent facile coule à flot grâce aux banques centrales (Fed aux Etats-Unis, BCE en Europe) qui rachètent chaque mois pour plusieurs dizaines de milliards d’euros (60 milliards par mois en Europe) de dettes souveraines, des obligations, pour soutenir l’économie.
Le marché obligatoire devient donc moins attractif pour les investisseurs qui se tournent vers les marchés actions. CQFD.
Rationnel du point de vue comptable mais irrationnel car très risqué. Tout se passe comme si les opérateurs agissaient en parfaite insouciance sans payer le prix du risque… c'est cela le plus dangereux.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Comment les banques arnaquent le client à découvert

Comment les banques arnaquent le client à découvert | Bankster | Scoop.it

Le Canard Enchaîné - 6 mai 2015 - Hervé Martin -

 

La loi protège les emprunteurs, mais les banquiers s'assoient dessus. Manuel du parfait escroqué.

 

Vous en avez marre des taux de découvert à plus de 15% Vous n’êtes pas le seul. Des milliers de clients des grandes banques de dépôt pestent, chaque jour, en découvrant sur leur relevé les ponctions effectuées sans explication intelligible. Ils ignorent, le plus souvent, que ces prélèvements sont pour la plupart illégaux. Et qu’il suffirait de saisir un tribunal pour voir l’établissement condamné à rembourser. C’est ce qu’affirme, jugement à l’appui, le cabinet parisien Delaporte Conseil, qui travaille essentiellement avec les entreprises en règlement judiciaire. Pour un particulier, encore faut-il que le jeu en vaille la chandelle. Les banques jouent sur le velours : une procédure judiciaire est un calvaire.L’autorité de contrôle prudentielle et de résolution (ACPR), le gendarme des banques, a pour sa part mené, à la fin de 2014, une enquête confidentielle sir le taux effectif global (TEG) annoncé dans les contrats de prêt. Ce taux doit prendre en compte tous les frais facturés par les banques à leurs clients. Il s’agit d’une donnée fondamentale pour l’emprunteur, qui peut ainsi comparer les offres des différentes banques et faire jouer la concurrence. Un peu comme les étiquettes dans les supermarchés. « Les résultats de l’enquête, a expliqué l’ACPR au « Canard », ont permis de constater que certains calculs [des banques] étaient erronés. » Or, la loi prévoit que, si une banque mentionne sur le contrat un taux ne correspondant pas au coût réel payé par le client, celui-ci est en droit d’exiger l’application du taux légal – actuellement moins de 1% par an -, très inférieur aux taux actuels du marché (environ 3% pour l’immobilier et jusqu’à 20% pour les découverts sur les comptes courants des particuliers). Et, en prime, la banque doit rembourser à son client ce qu’il a payé au-dessus du taux légal durant les cinq dernières années. Un enjeu d’environ 5 milliards par an estime le cabinet Delaporte. Un calcul très théorique, puisque les banques trichent sans vergogne, le plus souvent en toute impunité. Petit manuel de l’arnaque et revue de détail des astuces.Les frais au frais Pour présenter un TEG flatteur et concurrentiel, la banque est tentée d' »oublier » quelques postes quand elle calcule le taux affiché.Elle n’inclura pas, par exemple, les frais d’hypothèque ou de caution. Ou alors les primes d’assurances, les commissions des courtiers. Ou encore les commissions d’intervention. Il y en a pour tous les goûts. « Ces dernières années, il y a eu une explosion du nombre de commissions et donc la tentation grandissante d’en oublier« , explique Yves Delaporte. Les banques profitent aussi de l’hésitation des tribunaux, certains stipulant que tels frais doivent être inclus, d’autres estimant le contraire. « Il faut que la loi clarifie ce que doit comprendre le TEG« , confirme une porte-parole de la banque de France. Il serait temps, en effet : la Cour de cassation a condamné le Crédit foncier, le 26 novembre 2014, pour une erreur de TEG de 0,0017 % ! Bonne année Chez votre banquier, l’année ne dure que 360 jours, au lieu de 365 ou 366. Une fantaisie inventée depuis le moyen-âge, par les banquiers lombards, et adoptée par la quasi-totalité des établissements. A elle seule, cette petite différence majore le taux de 0,14%. Autrement dit, sur un découvert de 100 euros annoncé à 10%, l’intérêt annuel à régler sera de 10,14 euros et non de 10 euros. « Les banques sont libres de se fonder sur une année de 360 jours« , commente un expert de l’Association française des banques. A condition de le préciser dans le contrat. Mais, cette petite bizarrerie étant mentionnée en petits caractères dans les conditions générales du contrat, le client n’en saisit pas la portée. L’article 1907 du Code civil oblige la banque à annoncer le taux payé effectivement sur une année civile complète Pas vu, pas pris…Dates de voleurs  Grand classique des manipulations comptables, la durée des découverts est souvent calculée non sur la date d’opération, mais sur la date de valeur. Le compte du client est censé avoir été en découvert deux jours avant qu’il se soit vraiment, et il est considéré comme positif deux jours après avoir été effectivement crédité. L’intérêt est alors prélevé sur cinq jours , pour une seule journée effective de découvert. Cette pratique est strictement interdite par un arrêt de la Cour de cassation du 6 avril 1993. Cela n’empêche pas la majorité des banques d’y avoir allègrement recours.  Tant que le client encaisse le coup sans broncher, c’est la banque qui encaisse le bonus.
La tête à taux taux  Les libertés prises par les banques avec la loi ne semblent pas émouvoir grand monde. « Les clients de banques, faute de moyens de calcul, sont peu armés pour contester les taux qui leurs sont appliqués« , affirme le cabinet Delaporte. En revanche, les mandataires de justice pour lesquels nous travaillons y sont très attentifs. Nous contestons environ 1 500 dossiers de taux par an, et nous gagnons dans les trois quart des cas. »  Cela ne va peut être pas durer. Car la réglementation est de plus en plus clémente. Depuis la loi du 1er août 2003, le dépassement du taux de l’usure par une banque n’est plus délit, mais une simple faute civile. Et une banque qui se fait prendre n’est plus contrainte de rembourser ce qu’elle a perçu au-dessus du taux de l’usure. Ça vaut toujours le coup d’essayer.   Le gouvernement Ayrault avait même tenté, en 2014, de satisfaire une vieille revendication des banques, en les exonérant de toute sanction encas d’erreur sur le taux d’intérêt annoncé au client. Le Conseil constitutionnel avait retoqué la mesure pour une raison de procédure. Il n’est donc pas exclu de voir revenir,sous une forme ou une autre, cette discrète amnistie bancaire.    
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

BNP Paribas condamnée à payer son amende record aux Etats-Unis

BNP Paribas condamnée à payer son amende record aux Etats-Unis | Bankster | Scoop.it


La justice américaine, réunie en audience, a condamné la banque à payer l'amende de 8,9 milliards de dollars. BNP Paribas avait plaidé coupable en juillet 2014 pour violations d'embargos des Etats-Unis.

Dura lex, sed lex pour BNP Paribas, La justice américaine a formellement condamné la banque française à payer l'amende de 8,9 milliards de dollars faisant partie d'un accord annoncé en juillet 2014 avec des régulateurs pour violations d'embargos des Etats-Unis.

La banque française avait accepté, devant un tribunal de New York, de plaider coupable pour ce chef d'accusation.

L'audience, qui s'est déroulée devant un tribunal de Manhattan (New York), avait été longuement retardée. La banque française attendait une dispense importante du département du Travail (DoT) pour continuer à gérer des actifs de fonds de pension. BNP Paribas n'a obtenu cette exemption qu'en avril.

Comme le prévoit la procédure judiciaire américaine, la juge Lorna Schofield a imposé à la banque française de payer l'amende, sanction assortie en plus d'une mise à l'essai de cinq ans.

BNP a déjà "pris de nombreuses mesures " et "il n'y a pas de doute qu'elle ne tolèrerait plus le type de comportements observé dans ce dossier", a assuré un des avocats de BNP présent à l'audience.

 La banque aurait déjà versé une grande partie de l'amende

BNP Paribas avait plaidé coupable en juillet 2014 d'avoir fait transiter de 2004 à 2012 par les Etats-Unis de l'argent au nom de clients soudanais (6,4 milliards de dollars), cubains (1,7 milliard) et iraniens (650 millions de dollars).

 
 

L'amende de 8,9 milliards de dollars correspond aux sommes engagées plus des frais (143 millions de dollars).

BNP Paribas aurait déjà versé une grande partie de cette somme, selon les sources proches du dossier.

Le ministère américain de la Justice a indiqué, au cours de l'audience qui s'est tenue le 1er mai 2015, qu'il envisageait de se servir de l'argent versé par la banque française pour indemniser les victimes d'exactions commises par les régimes soudanais, cubain et iranien, soumis à l'embargo des Etats-Unis pendant la période concernée.

Le ministère va monter un site internet où les plaignants pourront déposer leurs dossiers

 
Par F. Bergé avec AFP
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

1.000 milliards de dollars pour les actionnaires de Wall Street

1.000 milliards de dollars pour les actionnaires de Wall Street | Bankster | Scoop.it

Selon les chiffres de plusieurs cabinets d’analyse, le montant 2015 des reversements aux actionnaires des entreprises américaines vaatteindre le montant record des 1000 milliards de dollars. Une aubaine quipourrait ne pas durer.

 

Les actionnaires américains vont être gâtés comme jamais en 2015. Ils devraient toucher 400 milliards de dollars en dividende et 600 milliards de dollars en rachats d’actions. Jamais, de l’histoire de l’économie américaine, ils n’auront été autant rétribués. Les 1.000 milliards de redistribution prévus cette année va encore largement dépasser le montant de 2014, pourtant déjà très important, de 902 milliards. Un chiffre en constante augmentation ces quatre dernières années, de 14% en moyenne.

L’exemple le plus criant de cette générosité grandissante des entreprises envers leurs actionnaires est sans doute General Electric. Le géant de l'énergie, qui a racheté une partie du Français Alstom, va reverser la bagatelle de 90 milliards de dollars à lui tout seul. Soit le tiers de sa capitalisation boursière!

 

2014, encore une année de prudence payante

Les actionnaires de Wall Street se voient ainsi récompensés de leur fidélité après quelques années de vaches maigres. Les versements de 2015 sont en effet en grande partie le résultat des efforts réalisés par les entreprises en 2014. Plusieurs facteurs, notamment conjoncturels, ont incité les compagnies à se démener pour retenir leurs actionnaires. Entre autres moteurs, le peu d'investissement dans les capacités de production, le climat monétaire complexe, le peu d’appétit pour de la croissance externe, et la fin d’une période d’adaptation qui a occasionné nombre de mesures de restructuration et de cessions d’actifs.

Les rachats d’actions stabilisent Wall Street

Les entreprises américaines ont donc fait le dos rond pour arriver à un point culminant en matière de réserves de cash. De quoi largement investir dans ses propres actionnaires, à défaut d’autre projet structurant. Et c’est sans doute la raison principale de la très belle tenue des marchés américains, qui ont tendance à plafonner depuis des mois, mais qui évitent pour le moment toute rechute.

Cette tendance est-elle durable ou sommes-nous en train d'atteindre un haut de cycle en matière de redistribution? Tout porte à croire que ce chiffre spectaculaire restera un record pour plusieurs années. La période 2015-2016 s’annonce mathématiquement moins florissante.

 

Contexte plus favorable à l’investissement productif

Déjà, la conjoncture mondiale donne davantage de signes d’amélioration que l’année passée. Ce changement certain rend certains plans d’investissements à nouveau viables. Les entreprises américaines, très exposées au dollar fort, on à cœur d’investir dans des de zones à monnaie plus faible, dont la zone euro, pour profiter au mieux des nouvelles réalités monétaires.

En outre, un nouveau cycle très porteur d’opportunités de fusions-acquisitions est en marche, grâce à l'évolution des parités monétaires mais aussi à des taux toujours bas. Plusieurs raisons qui montrent bien que désormais, le gigantesque matelas de cash des entreprises américaines va être utilisé à des fins bien moins défensives.

 

Finis les records ?

Est-ce à dire que l’actionnaire américain sera moins bien rétribué en 2015-2016? Sans doute ces niveaux records seront révolus. Mais la satisfaction des détenteurs de ses titres restera une des priorités des entreprises. Déjà parce que le marché américain dans sa globalité tient bien grâce à cela. Mais aussi parce que les différents projets et investissements des entreprises seront eux aussi créateurs de synergies et de valeur sur le long terme, valeur qui sera redistribuée également aux actionnaires. Et tout porte à croire que la trésorerie des grosses entreprises américaines sera suffisamment importante pour alimenter à la fois les projets d’avenir, et la récompense des investisseurs les plus patients. 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Morgan Stanley : le PDG a gagné 25% de plus en 2014

Morgan Stanley : le PDG a gagné 25% de plus en 2014 | Bankster | Scoop.it

James Gorman, le PDG de Morgan Stanley, a vu sa rémunération bondir de 25% en 2014
 

James Gorman, le patron de la banque d’affaires américaine, affiche une rémunération de 22,5 millions de dollars en 2014.

Les banquiers ne connaissent pas la crise... Le patron de la banque d’affaires Morgan Stanley, James Gorman, a vu sa rémunération augmenter de 25% sur un an à 22,5 millions de dollars en 2014, selon un document boursier consulté mercredi par l’AFP. Cette augmentation est due au fait que M. Gorman a permis à l’établissement de réduire son exposition au risque en le rendant moins dépendant du courtage, activité spéculative par excellence, justifie Morgan Stanley. M. Gorman a en effet mis l’accent sur une réduction drastique des coûts et repositionné la banque dans la gestion d’actifs.

Les salaires des banquiers font polémique aux Etats-Unis où sont dénoncés les abus des banques dont les errements sont à l’origine de la crise financière de 2008.

L’un des banquiers américains les mieux payés

La rémunération de M. Gorman en fait l’un des grands banquiers les mieux payés des trois grandes banques new-yorkaises. Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, la première banque américaine en termes d’actifs, a touché 20 millions de dollars au titre de l’année 2014. Llyod Blankfein chez Goldman Sachs, principale rivale de Morgan Stanley, devrait recevoir 24 millions de dollars, selon la presse américaine. Sa rémunération n’a pour l’instant pas été dévoilée.

Dans le détail M. Gorman a perçu un salaire de base de 1,5 million de dollars, un bonus en cash versé immédiatement de 4,7 millions, 5,4 millions qui lui seront payés prochainement et 11,1 millions en stock-options et actions. En 2013, James Gorman avait touché 18 millions de dollars, soit le double de sa rémunération une année plus tôt.

Source AFP


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0204274098238-morgan-stanley-le-pdg-a-gagne-25-de-plus-en-2014-1107787.php?SlGr07b6cYf9MqM5.99#

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Andorre : scandale bancaire de blanchiment d'argent sale avec les mafias russe et chinoise

Andorre : scandale bancaire de blanchiment d'argent sale avec les mafias russe et chinoise | Bankster | Scoop.it

Aux portes de l'Ariège, l'Andorre, ses pistes de ski et ses trafics, petits et gros. Ou énormes, comme le scandale qui secoue la principauté. Un très haut responsable de la Banca Privada de Andorra vient d'être incarcéré, accusé de blanchiment d'argent avec les mafia russes et chinoises

 

En Principauté, le scandale est forcément...bancaire. Joan Pau Miquel Prats, un très haut responsable de la Banca Privada de Andorra (BPA), a été formellement accusé de blanchiment d'argent et de liens avec la mafia chinoise. On l'a appris lundi de source judiciaire à Andorre-la-Vieille. Mais les clients de cette banque, alertés par la presse locale, s'étaient déjà massés, dès vendredi, aux guichets pour tenter de récupérer leur argent. Et le gouvernement a dû instaurer des plafonds de retrait.

Joan Pau Miquel avait en effet été interpellé vendredi par la police. Il a été déféré dimanche devant un juge, au terme de ses 48 heures de garde à vue, qui l'a mis en examen et fait incarcérer.

Très peu d'informations ont été fournies sur le coeur du dossier et sur d'autres arrestations qui pourraient avoir lieu dans les jours à venir.

Lundi, la Banque d'Espagne a annoncé qu'une filiale privée de BPA, Banco Madrid, avait déposé le bilan. Dans la principauté d'Andorre, l'Institut national andorran des finances (INAF), chargé de réguler et de superviser le secteur bancaire, a nommé il y a une semaine trois personnes pour diriger les affaires courantes de la BPA dont elle a destitué le conseil d'administration.

Cette décision a été prise au vu des "accusations de première importance" portées par les Etats-Unis et dans le but de "rassurer les clients et les investisseurs sur la solvabilité de la banque", avait alors expliqué le chef du gouvernement andorran, Antoni Marti.

La mesure avait suivi une alerte du FinCEN (Financial Crimes Enforcement Network), organisme du Trésor américain chargé de lutter contre la délinquance financière, qui a désigné la BPA comme une "source majeure d'inquiétude liée au blanchiment d'argent".

Selon le FinCEN, "de hauts responsables corrompus de BPA, ainsi que des contrôles antiblanchiment trop lâches, ont fait de BPA un intermédiaire facile des blanchisseurs d'argent en vue de faire passer par le système financier américain les recettes tirées du crime organisé, de la corruption et du trafic d'êtres humains".

Les opérations concernent des organisations criminelles en Russie et en Chine pour "des centaines de millions de dollars", selon l'organisme.

Les autorités andorranes ont ordonné une enquête qui doit aboutir dans soixante jours, selon le gouvernement.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Éric de Montgolfier : "Des noms ont été retirés des listings de HSBC"

Éric de Montgolfier : "Des noms ont été retirés des listings de HSBC" | Bankster | Scoop.it

Procureur à Nice, Éric de Montgolfier a été le premier à saisir les fichiers de la banque HSBC. Des fichiers qui, affirme-t-il, ont été manipulés.

 

De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

Éric de Montgolfier, aujourd'hui retraité, reste assez dubitatif lorsque SwissLeaks présente Hervé Falciani, ancien informaticien de la banque HSBC Private Bank (Suisse) à Genève, et ancien croupier au casino de Monaco, comme un lanceur d'alerte. "C'est le parquet de Nice qui, sur la demande de la Suisse, a saisi le matériel informatique en perquisitionnant chez le père d'Hervé Falciani. Ce n'est pas lui qui a pris l'initiative de me l'apporter", rappelle l'ancien magistrat. Le 16 juillet 2013, Hervé Falciani a pourtant prêté serment au Sénat, affirmant : "J'alerte le procureur Éric de Montgolfier sur l'intérêt de ces informations pour la préservation de nos intérêts fondamentaux."

Soupçonné d'avoir tenté de vendre des données bancaires à l'étranger, Hervé Falciani est interrogé par la police judiciaire suisse le 22 décembre 2008. Mais laissé en liberté, il s'enfuit aussitôt dans le sud de la France. La justice helvétique lance une demande d'entraide judiciaire au tribunal de grande instance de Nice. Le 20 janvier 2009, la brigade de recherches de la gendarmerie de Menton saisit les deux ordinateurs d'Hervé Falciani, domicilié chez ses parents à Castellar. Mais le procureur Éric de Montgolfier, qui a saisi les listings, ne les garde pas longtemps. "Le ministère de la Justice a rapidement récupéré ce dossier. Je n'ai pu conserver que la partie qui concernait Nice, c'est-à-dire seulement les éventuels fraudeurs fiscaux établis dans mon ressort", souligne-t-il.

Le nom de Jean-Marc Marchiani disparaît

En juillet 2013, le député socialiste Christian Eckert, rapporteur général de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale, auteur du rapport sur "le traitement par l'administration fiscale des informations contenues dans la liste reçue d'un ancien salarié d'une banque étrangère", s'étonne à son tour du "dépaysement du dossier HSBC de Nice vers Paris à la fin de l'année 2010, à la demande, semble-t-il, des autorités nationales. Il s'interroge sur le délai constaté avant que le parquet de Paris n'ouvre fin avril 2013 une information judiciaire".

Éric de Montgolfier a tout de même le temps de pointer le nom de l'ancien préfet Jean-Charles Marchiani, un proche de l'ancien ministre Charles Pasqua. "Lors d'une réunion sur ce dossier à la direction des affaires criminelles et des grâces, j'ai effectivement pu constater que son nom avait été retiré des fichiers HSBC. Quand je me suis étonné de cette omission auprès de la gendarmerie nationale qui avait établi la liste des titulaires de comptes, il m'a été répondu qu'il s'agissait d'une erreur", déclare l'ancien procureur au Point.

La clientèle du Crédit commercial de France

Contacté cette semaine par mail après la publication dans la presse de la liste de noms de Français possédant des comptes apparemment non déclarés chez HSBC Genève, Éric de Montgolfier s'étonne de la divulgation de certains noms "mais pas de tous. Pourquoi ce tri ? Bien des questions appellent encore des réponses". En effet, SwissLeaks ne donne aucun nom d'hommes politiques français. C'est d'autant plus surprenant que les listes de HSBC Genève datent de 2006-2007. Or, en 2005, la multinationale avait absorbé le Crédit commercial de France (CCF), une banque qui avait la réputation de draguer les politiciens, notamment dans le sud de la France (le CCF avait précédemment absorbé la Caisse de crédit de Nice).

"Je partageais de nombreux clients français avec HSBC, qui avait repris en 1999 la Republic National Bank of New York d'Edmond Safra. Tout le monde sait à Genève que cette banque comptait 15 à 20 % de Français. Or, sur plus de 100 000 noms, SwissLeaks évoque moins de 3 000 noms. C'est pour le moins surprenant. Aurait-on soustrait certains clients ?" se demande l'ancien patron d'une banque genevoise.

Lire aussi la dernière chronique d'Éric de Montgolfier sur Le Point : "On aimerait tant croire à la justice"

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

The Bankster International 

The Bankster International  | Bankster | Scoop.it
Most influential banking families in the USA. These
8 families (sometimes nicknamed Rothschild’s agents)
also started The Federal Reserve in 1913.



Geopolitical analysis, the art of explaining power relationships through the prism of impersonal geography, can be a helpful tool for observers of the Great Game – but it also has its limitations. A case in point is the renewed US-Russia confrontation. Think tanks and policy insiders easily sell the narrative that from the dark days of the Cold War to our own time, Russia and the United States are fated to play in a zero-sum contest for the future of Eurasia and the world. 

Deterministic theories, though, can be used to legitimize predatory policy, and pseudo-scientific formulae often conceal manipulations by parasitic elites. Scoring a fortune off human misery and mass death, plundering economic assets, and shaping entire societies in one’s own image all find justification in claims of historical inevitability and the necessity of “progress.” While Russia and the United States can easily be cast as eternal enemies in the manner of Rome and Carthage, or Ivan Drago and Rocky Balboa for modern audiences, we should recall that the two states were originally allies. From the time of 1776, Russo-American friendship was a > contributor to the peace and security of both nations for nearly a century and a half. Catherine the Great shrewdly supported the independence of the American colonists, who were able to mount a successful rebellion against an exploitative oligarchy acting through the British Crown. 

In the terrible cauldron of the US Civil War, Tsar Alexander II, liberator of the peasantry, sent his fleet to America’s Atlantic and Pacific coasts to deter British and French intervention schemes.

In Realpolitik, where expediency is the order of the day,
alliances are defined by a common adversary. For both Russia and the United States, that adversary was not simply another nation-state like England or France, but a financial international bent on controlling the world through elaborate fraud, war, and revolution. Banking dynasties under names like Rothschild, and later Morgan, Warburg, and Rockefeller, had ascended to power in the West from the seventeenth century onward. Their planned global imperium of borderless labor and capital flows, today promoted as the Open Society by billionaire
speculators such as George Soros, was already entering its initial stages of implementation. Thus the fledgling American Republic, an Enlightenment project but not yet under bankster domination, and
Imperial Russia could unite for the freedom of their peoples and against the assaults of the Money Power.



What changed? In the early twentieth century the masters of usury
struck back decisively against the United States and Russia, by stealth in the former case and an outright coup d’état in the latter.  



Through various machinations, the privately-run Federal Reserve Bank was established in 1913 to issue the US currency at interest, suborning institutions of government and crushing Americans with a national debt now counted in unfathomable trillions. The Great War was unleashed upon Europe in a nightmarish conflagration, and in 1917 the Russian Revolution, funded by the banking houses of London and Wall Street, installed a vicious Bolshevik regime – dependent on Western credit for the whole of its existence. As for the rest of the twentieth century, we witness globalist plutocrats’ use of dialectics, wielding ideologies as weapons and pitting nation against nation, in the Hegelian procession toward the World State.

Today the realization of that Novus Ordo Seclorum draws ever nearer. And as its grand strategist emeritus Zbigniew Brzezinski makes clear, Washington’s “indispensability” marks only a period of transition: READ MORE: The Bankster International | Oriental Review


more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Grèce : à quel jeu jouent les banques ?

Grèce : à quel jeu jouent les banques ? | Bankster | Scoop.it

Quatre banques grecques ont demandé une aide à la liquidité d'urgence à la BCE. Une mesure préventive qui entretient la "stratégie de la tension."

La question de la liquidité des banques helléniques demeure centrale dans les scénarios de l'après-élection en Grèce. La BCE avait, voici deux semaines, rappelé que l'accès à l'aide à la liquidité d'urgence (ELA) du système bancaire grec dépendait d'un accord avec la troïka. Une annonce que l'on pouvait cependant comprendre comme un début de chantage sur le futur gouvernement, ou bien comme un appel à la troïka pour qu'elle accepte de trouver un accord avec ce même futur gouvernement.

Fuite des capitaux ?

Mais, depuis la semaine dernière, la menace d'une faillite du système bancaire semble de plus en plus clairement brandie. Voici une dizaine de jours, plusieurs médias grecs avaient fait part d'une baisse des dépôts dans les banques grecques. Progressivement, la rumeur a gonflé. On disait que le mouvement se renforçait en janvier. L'idée qui émanait de ces « informations » était évidemment que, par peur de voir arriver la coalition de la gauche radicale (Syriza) au pouvoir en Grèce après les élections du 25 janvier, les déposants retiraient massivement leurs avoirs dans les banques grecques.

Des besoins de liquidités plus élevés, pourquoi ?

En fin de semaine dernière, ce scénario s'est encore renforcé avec l'annonce que deux, puis quatre banques grecques, autrement dit l'intégralité du système financier local, faisait appel à l'aide à la liquidité d'urgence de la BCE. Le gouverneur de la banque de Grèce (BoG), Yanis Stournaras ira demander à la BCE le jeudi 22 janvier l'ouverture de ces nouvelles lignes au Conseil des gouverneurs. C'est une nouvelle procédure pour l'ELA qui doit désormais obtenir l'accord de ce conseil pour être mise en place lorsque la ligne demandée dépasse 500 milliards d'euros. Le quotidien conservateur Kathimerini a indiqué, citant des sources bancaires, que le montant des dépôts retirés en janvier devrait atteindre 7 milliards d'euros sur deux mois à fin janvier. Y a-t-il alors une course aux guichets en Grèce par crainte de voir les « bolchéviques » de Syriza au pouvoir ? Rien de tel n'est à signaler en tous cas dans les rues du pays. La prudence est de mise, car les informations sur la fuite des capitaux relèvent tous de « sources bancaires. » Or, les banques sont bien plus inquiètes que leurs clients par une éventuelle victoire de Syriza.

Un bank run en Grèce ?

Selon le site Macropolis, les besoins de liquidités ont progressé en décembre « de 11 milliards d'euros », mais la baisse des dépôts bancaires ne s'élève qu'à 3 milliards d'euros. Or, une grande partie de cette baisse a été couverte par les banques grecques, puisque le manque d'accès des banques helléniques au marché interbancaire s'est réduit de 9 milliards d'euros et que le rachat de la dette d'Etat à court terme a augmenté le besoin de liquidités de 5,2 milliards d'euros. En tout, les besoins de liquidités bruts ont progressé de 18,2 milliards d'euros, mais les besoins nets de 11 milliards d'euros. Impossible donc d'attribuer à un bank run l'appel à l'ELA. Il y a fort à parier qu'il en est de même en janvier. Le problème principal des banques grecques est leur absence d'accès au marché interbancaire, donc la méfiance de leurs pairs européens (elle, peut-être due en effet à une inquiétude politique, mais la BCE doit en théorie pallier ces dysfonctionnements), ainsi que les besoins de financement de l'Etat grec qui s'expliquent par le poids de la dette publique (l'Etat ayant dégagé un excédent primaire). En réalité, il n'y a pas d'urgence aujourd'hui dans les banques grecques. Preuve en est le bilan de la BCE où la ligne regroupant l'ELA (ligne 6 de l'actif de la BCE) n'a pas explosé depuis fin décembre. Il a même reculé de près de 900 millions d'euros. Il n'y a donc pas de panique.

Pourquoi demander de la liquidité d'urgence ?

Pourquoi alors cette demande d'ELA de la part des banques et de la BoG ? Pour deux raisons sans doute complémentaires. Il s'agit d'abord de faire preuve de précaution et d'être prêt à toute éventualité, alors que, en effet, le parti d'Antonis Samaras agite, dans la campagne électorale, le risque d'une taxation des économies déposées dans les banques et d'un Grexit (sortie de la Grèce de la zone euro). En cas de panique, les banques seront donc prêtes. Mais en même temps, en annonçant cette demande, en supposant un besoin de liquidités, elles entretiennent cette « stratégie de la tension » qui est la stratégie du gouvernement, celle qui consiste à faire peur aux électeurs sur la possibilité de ce bank run. Les banques et la BoG, dont le gouverneur est l'ancien ministre des finances d'Antonis Samaras, rajoutent donc ainsi de l'huile sur le feu et s'engagent dans une sorte de prophétie autoréalisatrice. Autrement dit, les banques, elles aussi, font campagne.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Chute des cours du pétrole: projets annulés en série et suppressions d'emplois

Chute des cours du pétrole: projets annulés en série et suppressions d'emplois | Bankster | Scoop.it

Les annulations de projets se multiplient dans l’industrie pétrolière, confrontée à une chute vertigineuse des cours depuis juin qui grève les comptes des compagnies et entraîne des suppressions d’emplois, particulièrement en mer du Nord.

Le géant BP a annoncé jeudi une coupe de 300 emplois en mer du Nord, essentiellement des postes basés à Aberdeen, la capitale pétrolière britannique au nord de l’Écosse, un mois après avoir enregistré une charge d’un milliard de dollars.

Plusieurs majors du secteur, comme l’anglo-néerlandaise Shell et les américaines Chevron et ConocoPhillips, avaient déjà annoncé des suppressions d’emploi d’ampleur comparable dernièrement, mais l’annonce de jeudi prend un relief particulier à la lumière du plongeon de 60% des cours du Brent depuis juin.

La référence européenne du brut, le Brent, ne valait plus jeudi qu’autour de 49 dollars sur le marché londonien, contre 115 dollars il y a sept mois. Le baril de light sweet crude (WTI), la référence américaine de l’or noir, évoluait dans les mêmes eaux.

Le secteur reste certes opulent mais se voit contraint de réduire ses coûts dans ses opérations les moins rentables. C’est le cas en mer du Nord, où les gisements off-shore exigent, pour être exploités, des techniques de plus en plus pointues et onéreuses, mais aussi ailleurs.

Mercredi, les compagnies Qatar Petroleum et Shell ont ainsi annoncé l’abandon d’un important projet pétrochimique au Qatar, d’une valeur de 6,4 milliards de dollars, tandis que la norvégienne Statoil renonçait à trois licences d’exploration au Groenland dans l’océan Arctique.

Des sociétés britanniques de taille intermédiaire font aussi les frais du retournement du marché. Le directeur général de Premier Oil a prévenu qu’elle ne s’engagerait pas dans un nouveau projet au large de la Norvège, Beam, tant que le baril serait sous les 50 dollars, a rapporté le Financial Times. Et jeudi, sa concurrente Tullow Oil a déploré quelque 2,3 milliards de dollars de charges supplémentaires et dépréciations.

Le président russe Vladimir Poutine devait ainsi recevoir jeudi à Moscou son homologue vénézuélien Nicolas Maduro pour évoquer entre autres cette situation douloureuse pour les budgets de ces deux grands pays producteurs.

more...
No comment yet.