Hollande et les banksters, l'UE | Bankster | Scoop.it

Intox 2007 :

 

Mes lecteurs ont remarqué que je parle souvent des banksters, ces banquiers qui nous donnent des ordres et ne rendent pas de comptes. J’ai un avis personnel sur cette engeance. Lors du débat de mercredi, j’ai donc mis une oreille sur le mot “banques”…

Voilà donc ce que F.Hollande a déclaré sur le sujet :

Droit de veto, mais qu’importe la hauteur de la participation, dès lors qu’il y a soutien, il y a droit de veto avec plusieurs conséquences.
(par la loi)

Véto, c’est contrôler et surtout bloquer des décisions qui vont contre l’intérêt général. Ca me semble un progrès et/ou une précision dans son discours. Et quelque chose qui va dans le bon sens. L’état est en dernier recours le garant des banques et assume le risque sur ses deniers, il doit donc empêcher le comportement suicidaires d’acteurs privés qui eux n’assument que très rarement ce risque qui est pourtant la base de leur libéralisme opportuniste.

 

Effectivement avec plusieurs conséquences.

Un : Contrôle des décisions qui sont prises.

Deux : Les rémunérations.

Trois : Les traders.

Quatre, un certain nombre de placements. Ca c’est la première décision qui va se prendre je l’espère assez vite, en tout cas je ferais pression pour qu’elle soit prise.
Ça, c’est la loi qui peut le faire. Troisième décision, c’est la réforme bancaire, c’est-à-dire, il ne peut plus être toléré que des banques de dépôt qui sont chargées de financer l’économie puissent être aussi des banques spéculatives, et puis, quand elles font de mauvaises affaires, c’est sur le dos de l’économie réelle que ça se passe, ça sera terminé ! Et donc cette réforme devra avoir lieu, parce que, il s’agit de quoi dans cette affaire, de l’épargne des Français, et du financement des entreprises, eh bien, moi, je dis que sur ces deux sujets majeurs, l’Etat doit prendre toutes ses responsabilités, et je vais même ajouter une dernière proposition, que les banques appellent ou n’appellent pas une participation dans la situation que l’on connaît, je ferai voter si je suis élu président de la République une disposition qui permettra qu’il y ait un membre du conseil d’administration qui soit forcément désigné par l’Etat pour jouer le rôle de surveillance.

 

Là encore le propos est fort. Au minium les banques seront surveillées et si aidées soumise à véto., le rôle de cet administrateur sera important. On signalera aussi que le projet du PS prévoit de mettre des administrateurs nommés par les salariés ( y compris les non actionnaires). Voilà qui devrait rajouter de la transparence dans les prises de décisions.

Elle seront séparées en fonction des métiers. Là aussi c’est la loi, le retour à l’état de droit. Et comme nous l’a expliqué Montebourg en interview, les banques devront suivre, sinon on leur interdira de collecter l’épargne des français. le gros pactole de 2000 milliards d’Euros ça les fera réfléchir.

 

L’Europe :

 

Donc il va falloir changer, puisque vous m’interrogiez sur la construction européenne, il faut changer les règles, la règle doit être la majorité et pas l’unanimité.

L’Europe ne peut pas continuer ainsi. Ce temps-là est terminé et j’en prends acte. J’ai cru, j’ai été et je suis encore Européen, mais ce modèle de construction européenne est achevé. Qu’est-ce qui s’est produit, on a fait une grande Europe et on a bien fait. Il fallait bien accueillir les pays qui se libéraient de l’empire soviétique. On les a accueillis et on a fait une Europe à 27, avec toutes les règles de l’unanimité. Ça ne peut plus marché. Donc qu’est-ce qu’il va falloir faire. Cette Europe à 27, elle va demeurer, on aura là, un espace politique, un espace de droit, un espace de circulation et on vit ensemble, mais c’est une confédération, en définitive. Et au milieu de cette confédération, il y aura un bloc qui va se former. Un premier cercle, qui va se construire. Alors avec la France et l’Allemagne, parce que c’est ce moteur-là donc nous avons besoin et c’est ensemble que nous allons dire, qu’est-ce qu’on veut faire ensemble ? La vraie discussion avec madame MERKEL ou avec son successeur que j’aurais à engager, la vraie discussion, elle est cela : qu’est-ce que nous faisons ensemble ? Qu’est-ce que nous faisons ensemble…

 

Vous le voyez, le discours montre un aveu : il faut dépasser ce modèle de construction européenne et aller vers une coopération avancée entre les nations fondatrices. Peut-être revenir à l’Europe des 6 dans certains domaines avancés. Cela veut dire que les traités devront être modifiés soit dit en passant.

 

Démondialiser…

 

La mondialisation ou démondialisation, la aussi il y’a de la précision par rapport aux propos précédents. Par exemple, quand nous avions constaté nous même qu’il n’osait pas prononcer certains mots.

Il y a trois principes, premier principe, c’est le principe de réciprocité…

Bien sûr, quand il y a un pays qui ne fait pas ouvrir ses marchés publics, eh bien, on ne lui fait pas place pour nos marchés publics. Quand il y a un pays qui ne protège pas nos brevets, eh bien, ce pays-là ne peut pas non plus venir chez nous pour nous prendre un certain nombre de propriétés intellectuelles…

on discute, on fait la pression, pas la France seule, ce n’est pas possible, d’ailleurs, ce n’est pas une compétence que la France peut encore exercer…

et je vous fais observer que les Etats-Unis viennent de voter au congrès, ils viennent de voter au congrès une clause de sauvegarde. Donc ça veut dire quoi…

Dernier point, il y a une manière aussi de nous protéger et utilement, c’est la contribution carbone aux frontières de l’Europe, c’est-à-dire de dire : eh bien, voilà, chaque fois que vous venez avec un produit qui n’a pas respecté un certain nombre de règles environnementales, vous payez une taxe aux frontières, et donc sur ces trois principes, la Chine qu’il faut mettre sous pression, les principes de réciprocité, et troisièmement, d’avoir cette contribution écologique, je pense que nous répondons à une partie du problème.

 

Il cite le cas des USA qui prennent des mesures protectionnistes, il aurait pu citer le brésil qui a décidé de forcer les industriels à fabriquer sur place (Apple, BMW, Hyundai ont suivi le mouvement). Là la proposition est simple : taxer le transport en fonction du tonnage de Co2. Et comme les navires, et porte containers sont de très gros générateurs de Co2 ils vont devoir passer a la caisse.

Vous l’avez compris sur ces sujets, je suis rassuré.