Bankster
11.1K views | +3 today
Follow
Bankster
You hate your Banker, me too. Ce n'est pas par hasard si la principale qualité est, chez un chef de gang ou de banque, se taire !
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Bankster, le Jackpot de l'économie criminelle

Bankster, le Jackpot de l'économie criminelle | Bankster | Scoop.it

Les Prime Banks anglo-saxonnes sont-elles devenues la forme la plus achevée de la grande criminalité organisée ?

 

 

La question, un brin loufoque voire franchement polémique de prime abord, l’est nettement moins si l’on examine leur comportement au cours des 15 dernières années.

  

Comme chacun peut le découvrir avec effroi ou résignation à la lumière de l’actualité planétaire accessible via Internet, le « marché » de la grande criminalité organisée s’est lui aussi mondialisé. Au sein de ce marché global, l’évolution du « segment » de la délinquance ou, plus grave, de la criminalité dites « en col blanc » est fascinante de ce point de vue.

 

En termes « darwiniens » c’est à dire considérés du point de vue de leur aptitude à perdurer et prospérer dans un environnement socio-économique préexistant, ce sont précisément les actes revêtant une qualification pénale commis par ces banques et leurs cols blancs qui remportent le « jackpot de l’évolution criminelle ». C’est bien simple, ils connaissent une progression exponentielle.

 

 

Le crime organisé comme business model bancaire

 

Pour des raisons tenant en particulier à l’existence des fameuses « class-actions » permettant les recours judiciaires collectifs menés pour des préjudices unitaires modestes par des cabinets d’avocats véritables mastodontes spécialisés qui carburent intégralement au success-fee, mais aussi à la plus grande sévérité apparente de leurs autorités publiques de régulation, de contrôle et de sanction dotées de ressources conséquentes, ce sont les grandes banques anglo-saxonnes présentes aux USA qui semblent majoritairement s’être laissées gagner par le crime organisé.

 

 

 

En déduire que le virus ne s’est pas encore propagé au vieux continent serait néanmoins très hasardeux. En particulier à la lumière des enquêtes en cours sur l’ahurissante manipulation du Libor, pour lesquelles, outre la HSBC, des soupçons pèsent désormais sur le Crédit Agricole, la Société Générale et la Deutsche Bank dont des traders auraient pu être membre du présumé réseau amical de Philippe Moryoussef qui faisait dans les euroswaps chez Barclays… 

 

La SocGen quant à elle, qui se veut irréprochable à défaut de compétente comme l’on sait, en particulier dans le domaine du contrôle des risques, vient de décider de son plein gré et sans admettre de faute, de rembourser 11 millions de dollars à ses clients fortunés de Hongkong sur lesquels elle avait eu la main un peu lourde de 2003 à 2006 au niveau des tarifs…

(...)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Bankster, le jackpot de l'économie criminelle (III) : Les comptes de Grimm

Bankster, le jackpot de l'économie criminelle (III) : Les comptes de Grimm | Bankster | Scoop.it

Troisième et dernière partie de note saga consacrée aux pratiques bancaires, si louche qu'elles touchents à la grande criminalité organisée. Avec aujourd'hui, un cas d'école à 3,7 trillions de dollars.

 

L’affaire n’a pas fait grand bruit. Pour autant, le procès en question risque d’entrer dans l’histoire comme le premier du genre mené contre la mafia new-look américaine. Vous avez dit banksters ?…

 

 United States of America v. Carollo, Goldberg & Grimm est en effet un cas d’école. Une illustration spectaculaire de l’existence et des modes opératoires des cartels bancaires déterminés dans le cas d’espèce, à se gaver au préjudice des mairies et collectivités territoriales du pays, des écoles et autres hôpitaux, bref du public au sens large.

 

L’ingéniosité criminelle de Dominick Carollo, Steven Goldberg et Peter Grimm, des Sopranos employés de GE Capital, filiale financière du poids lourd industriel General Electric, a trouvé à s’employer durant 10 ans, dans le secteur des emprunts obligataires municipaux. En parfaite entente c’est le cas de le dire, avec la quasi totalité des géants bancaires de Wall Street tels JP Morgan Chase, Bank of America, UBS, Lehman Brothers, Bear Stearns, et autre Wachovia.

 

 

Les cocus des emprunts municipaux

 

Un marché de 3,7 trillions de dollars ( !) de nature à inspirer les plus mauvais génies de la finance.

 

Comme chacun sait, pour faire face aux besoins de financement de leurs budgets, les municipalités comme les Etats, lancent des emprunts obligataires. Une fois levés, les fonds empruntés vont évidemment être dépensés au fur et à mesure de l’avancement des projets d’intérêt général auxquels ils sont destinés. Régler les factures de construction d’un stade peut prendre un bon moment. En attendant de devoir les décaisser, les mairies (« issuers ») placent donc ces fonds de la manière la plus rentable possible. Ça s’appelle une saine gestion de trésorerie.

 

Ces contrats de placement (« investment agreements ») varient considérablement tant dans leur durée que par la rémunération que versent les établissements financiers (« providers ») qui vont recevoir en dépôt temporaire, les fonds des collectivités locales. Le fisc US a aussi son mot à dire, puisque la rémunération versé par les « providers » aux « issuers » sera totalement ou partiellement imposable en fonction du code général des impôts local.

 

 

 

Mon oncle Charlie pille mes économies

 

 

 

Pour des raisons historiques, ces placements entre issuers et providers sont réalisés par l’intermédiaire de « brokers » auxquels les municipalités donnent des mandats pour organiser des appels d’offre. Et c’est précisément au plus offrant des « providers » en termes de rémunération, auquel, sur recommandation du broker qu’il a chargé de l’organisation de l’appel d’offre, « l’issuer » confiera temporairement le produit de ses emprunts obligataires.

 

 

 

Des enchères dont Grimm et ses potes ont tiré largement profit en les truquant sauvagement pendant 10 ans.  Au profit de leur employeur bien sûr et donc de leur intéressement personnel, mais aussi des membres du puissant cartel que les garçons ont constitué et dont ils ont assuré le fonctionnement à la satisfaction générale de ses membres et de celle des « brokers » corrompus ayant trahi la confiance de leurs mandants pendant toutes ces années. 

 

 

 

Les dindons de la farce sont les municipalités pillées et au delà, leurs habitants qui voyaient, ou plus exactement ignoraient que le coût de leurs équipements collectifs étaient salement majoré du fait des comptes de Grimm et ses compères.


(...)

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Bankster, le Jackpot de l'économie criminelle (II) : les grands gagnants

Bankster, le Jackpot de l'économie criminelle (II) : les grands gagnants | Bankster | Scoop.it

Dans la mécanique du blanchiment des fonds du crime organisé, les banques jouent un rôle de premier choix. Avec une cécité coupable.

Plus personne ne conteste aujourd’hui, la responsabilité d’un certain nombre de grandes banques dans le processus de blanchiment – massif - de capitaux d’origine criminelle.

Sévèrement critiqué à l’époque pour ses prises de position catastrophistes, Antonio Maria Costa, le patron du Bureau Drogue & Criminalité de l’ONU de mai 2002 à août 2010, avait le premier, donné l’alerte en décembre 2009 lors d’une mémorable interview donnée au quotidien l’Observer :

«…dans de nombreux cas, l’argent de la drogue a été le seul apport en liquidités. Au cours du second semestre 2008, la liquidité est devenue le problème majeur du système bancaire et l’aptitude à en trouver est devenu un facteur décisif. Des prêts inter-bancaires ont été réalisés au moyen de fonds provenant du trafic de drogues et d’autres activités illégales…Il existe des preuves tangibles que certaines banques ont été secourues de la sorte… ».

Les services d’Antonio les bons tuyaux estimaient à l’époque les profits annuels du seul trafic de stupéfiants à 352 milliards de £.

Les faits semblent lui avoir donné raison.

Il y a quelques jours, le Sous-Comité Permanent des Enquêtes du Sénat US rendait son rapport de 340 pages détaillant la manière dont le système financier américain a été perverti par des fonds provenant d’organisations terroristes, des cartels de la drogue et d’investisseurs aussi sulfureux qu’exotiques natifs de Cuba, de Corée du Nord voire du Golfe Persique.

HSBC dans la tourmente

Présente dans 80 pays dont les USA où elle affiche fièrement 470 succursales et 4 millions de clients, la HSBC y est littéralement taillée en pièces.

D’autant plus durement qu’en Avril 2003 elle s’était déjà fait taper sur les doigts pour le même motif et avait à l’époque embauché un procureur fédéral pour « s’assurer que la banque a totalement remédié aux déficiences de sa politique et de ses procédures anti-blanchiment… »

(...)

more...
No comment yet.