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You hate your Banker, me too. Ce n'est pas par hasard si la principale qualité est, chez un chef de gang ou de banque, se taire !
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Islande : un vote sous le signe de l'alternance

Islande : un vote sous le signe de l'alternance | Bankster | Scoop.it
 

L'Islande a voté et le verdict des urnes est conforme aux prévisions : après dépouillement de la quasi-totalité des bulletins, c'est le Parti de l'indépendance (droite) qui remporte le scrutin avec 26,7% des voix devant le Parti du progrès (centriste et agrarien), avec 24,3%. Ces deux partis qui devraient très vite négocier une coalition gouvernementale obtiennent 19 sièges chacun. C'est le conservateur Bjarni Benediktsson, 43 ans qui devrait diriger la prochaine équipe, le chef des centristes Sigmundur David Gunnlaugsson, 38 ans, a lui affirmé être prêt à travailler avec lui.
Pour les deux partis de gouvernement, c'est une défaite cinglante : l'Alliance (sociaux-démocrates) perd plus de la moitié de sa représentation avec 9 députés (12,9% des voix), tandis que le Mouvement gauche-verts en aurait 7 (avec 10,9% des suffrages). A noter la représentation au parlement du parti pro-européen Avenir radieux avec 6 sièges (8,2% des voix) et surtout du Parti pirate (libertaire) premier dans son genre à siéger dans une représentation nationale avec 3 députés (5,1% des voix).

Le mécontentement des islandais après des années de rigueur budgétaire a sans doute fait la différence. Même s'ils ont été loués pour avoir géré la crise comme peu de pays au monde, les deux partis au pouvoir cèdent donc la place à une coalition à tendance conservatrice, proche des milieux d'affaires, qui était au pouvoir au moment de la crise économique. En plus de sanctionner le gouvernement en place, les Islandais ont également profité de ces législatives pour dire leur hostilité à une éventuelle entrée dans l'Union Européenne. En effet les partis en tête sont ouvertement eurosceptiques alors que la gauche au pouvoir avait entamé le processus d'adhésion. Notre dossier.

(...)

Jacques Le Bris's insight:

Chasse aux « banksters »
Après la quasi-faillite de leur pays, de nombreux Islandais craignaient de devoir payer pour les dettes engendrées par la gestion, en partie frauduleuse, de leurs banques. Environ 420 000 clients britanniques et néerlandais de la banque Icesave réclamaient leurs dépôts. En 2011, le gouvernement islandais proposa une loi en faveur du remboursement des créanciers étrangers. Cette loi a été votée par le Parlement mais, à deux reprises, le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a refusé d’en signer la ratification. « Ces banques étaient des entreprises privées », déclare Grimsson lors d’une interview à ARTE Journal. « Quand tout allait bien, les banquiers ont touché des primes énormes. Les actionnaires se sont considérablement enrichis. Alors pourquoi, aujourd’hui que les choses ont mal tourné, les contribuables devraient-ils rembourser des pertes privées ? ». Par deux fois, les électeurs islandais ont rejeté la loi Icesave par référendum. Récemment, la Cour de Justice de l’Union européenne de Luxembourg leur a donné raison. Depuis presque quatre ans, la justice traque les brebis galeuses parmi les banquiers d’investissement qui ont occupé des positions de dirigeant dans les trois plus grandes banques islandaises, jusqu’à l’éclatement de la bulle financière. Un procureur spécial, Ólafur Thor Hauksson, a même été nommé pour l’occasion. 130 dossiers sont en attente sur son bureau. 35 de ces « banksters » ont d’ores et déjà été traduits en justice.

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L'Islande, sur la voie d'un désendettement rapide, demande des comptes à l'Union européenne

L'Islande, sur la voie d'un désendettement rapide, demande des comptes à l'Union européenne | Bankster | Scoop.it
D'après un récent rapport du Fonds Monétaire International (FMI), l'Islande est sur la voie d'un désendettement rapide.

Plus encore : elle demande des comptes : le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a demandé dimanche à l'Union européenne de mener une enquête pour déterminer comment elle a pu permettre à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas d'exercer une telle pression sur l'Islande pour tenter de transférer sur le contribuable islandais les sommes dues par la banque Icesave en faillite.

Nous applaudirons sans modération le gouvernement islandais pour sa fermeté et son patriotisme, et nous ferons observer que le remboursement de dettes privées par le contribuable, cela s'appelle du détournement de fonds publics et, là où la justice fonctionne normalement, cela mérite la paille humide des cachots.

 

Rappel des épisodes précédents :

 

En 2008 encore, tout va pour le mieux en Islande : les finances publiques sont saines et le pays est noté Aaa depuis cinq ans par l'agence de notation Moody's.

C'est alors que l'effondrement de son système bancaire hypertrophié a plongé ce pays, dans une crise présentée comme cataclysmique.

Un article de Courrier International fait un parrallèle entre l'Irlande et l'Islande, toutes deux confrontées à des faillites bancaires : la première, ligotée par l'Europe, se débat dans la déflation. La seconde, libre de faire des choix souverains, serre les dents mais s'aide d'une politique inflationniste et, surtout, refuse de laisser transférer sur le contribuable les dettes des banques en faillite.

Ce refus lui vaut d'être mise sous une pression intense par la Grande Bretagne et les Pays-Bas, soutenus par l'Union européenne, qui voudraient que leurs épargnants soient indemnisés par les finances publiques islandaises.

Lors de deux référendums successifs, les Islandais disent non : pas question que le contribuable dédommage des investisseurs étrangers à la place des banques.

Que croyez-vous qu'il se passa après ces deux refus aussi scandaleux selon les normes des marchés qui nous gouvernent ?

L'Islande est-elle tombée en enfer pour son crime de lèse-marché ? Est-elle mise à l'écart de la vie internationale ?

Que nenni.

Toute d'abord, c'est en 2010, c'est à dire deux ans seulement après le début de la crise, que le FMI commença à observer un début de redressement.

Pour être précis, c'est son représentant Mark Flanigan qui déclarait : “La récession s’est révélée moins profonde que prévu”. Le modèle social nordique a été préservé et l'endettement décroit progressivement, grâce à une forte dévaluation de la monnaie (qui a perdu 30 % en deux ans) et à l'inflation qui atténue les dettes. Le chômage est fortement retombé (de 9,7% à 7,3 %, pourcentage à comparer à celui de l'Irlande : 14,1 %). La reprise se traduit en chiffres (1,3 % au troisième trimestre).

Le président islandais s'en expliquait déjà sans ambages à Bruxelles : “La différence est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite, a-t-il expliqué. C’étaient des institutions privées ; nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité.”

Selon le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, l’Islande s’est relevée plus vite parce qu’elle n’a jamais adopté l’euro. “Elle a fortement dévalué sa monnaie et imposé un contrôle des capitaux. Il s’est alors passé quelque chose d’étrange : bien qu’elle ait traversé la pire crise financière de l’Histoire, elle a été bien moins lourdement sanctionnée que d’autres nations.” Deux ans après le début de la crise, la couronne islandaise a perdu 30 %, les fonderies d’aluminium tournent à plein régime pour satisfaire la demande étrangère, tandis que les produits locaux ont remplacé les légumes exotiques et autres tomates de serre importés.

Aujourd'hui, le FMI, qui achève de verser un prêt, marque à nouveau sa satisfaction.

La candidature de l'Islande à l'Union européenne avance.

Tout ceci malgré le psychodrame avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, pays auxquels les Islandais ont fermement refusé d'indemniser aux frais du contribuable leurs investisseurs qui avaient perdu de l'argent dans la faillite de la banque Icesave.

Le dernier épisode montre d'ailleurs que ces investisseurs vont être indemnisés, mais par par le contribuable.

En effet, la maison mère d'Icesave, la banque Landsbanki, a annoncé avoir récupéré des fonds suffisants pour rembourser toutes "les réclamations prioritaires". En vertu d'une loi adoptée en Islande après sa crise économique de 2008, tous les dépôts bancaires sont considérés comme "réclamations prioritaires".

Landsbanki a précisé qu'après le remboursement des épargnants lésés, il lui resterait encore 13 milliards de couronnes islandaises (80 millions d'euros).

Cela signifie que les 3,9 milliards d'euros que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont avancés pour indemniser leurs 340.000 ressortissants lésés par la faillite d'Icesave peuvent être remboursés sans mettre les finances publiques islandaises à contribution.

Du coup, maintenant, c'est le gouvernement islandais qui demande des comptes à l'Union européenne sur le psychodrame que le pays a du subir.

Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a demandé à l'Union européenne de mener une enquête pour déterminer comment elle a pu permettre à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas d'exercer une telle pression sur l'Islande dans l'affaire de la banque en faillite Icesave.

"Comment des Etats membres ont-ils pu accepter les absurdes demandes britanniques et hollandaises ?", s'est interrogé M. Grimsson dans une interview à la radio-télévision publique RUV. "Cela mérite une enquête".

M. Grimsson fait remarquer que " cette affaire aurait pu être traitée de manière raisonnable dès le début, qu'il était absolument inutile de mettre le peuple islandais et notre coopération avec les pays européens dans un tel carcan".

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Référendum en Islande : seconde torgnole à la finance mondiale

Référendum en Islande : seconde torgnole à la finance mondiale | Bankster | Scoop.it
Et paf, seconde torgnole ! Près de 60% de « non » sans condition ! Après une première claque retentissante en mars 2010, nos volcaniques amis islandais ont réitéré par référendum, le samedi 9 avril, à la finance internationale et à leur gouvernement, leur refus de payer les pots cassés de la Grande Crise.
Ou plus précisément ceux de la brochette d'imprudents clients anglais et néerlandais lors de la faillite de la banque Icesave en 2008. La population islandaise persiste et signe : pas question d'éponger les pertes d'une banque privée avec des fonds publics.

Tête des dignitaires de la haute finance interlope devant l'affront fait à leur toute-puissance, tête de leurs zélés défenseurs (Fonds monétaire international), tête du gouvernement islandais de centre-gauche, sorte de PS local, qui n'avait pas ménagé ses efforts en faveur du « oui », avec le soutien empressé des élites et des médias du coin (un classique ! ).

Les cris d'orfraies des (mauvais) perdants :

Il faut dire qu'ils s'étaient donné du mal, nos confits déconfits, pour essayer de sauver leurs joueurs de billes en péril. Ils avaient même sorti les sondages de circonstance annonçant la victoire à quelque 61,3% du « oui » au plan concocté par Johanna Sigurdardóttir.

« Vos créances pourries, vous vous les gardez ! »

Les Portugais, Irlandais, Grecs devraient s'inspirer des Islandais
De fait, il y a fort à parier qu'ils y seront tôt ou tard contraints. Car il est de plus en plus évident que le monde court tout droit à UN INEVITABLE BLOCAGE SYSTEMIQUE !
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Quatre ans après l'Islande renoue avec la croissance et est félicitée par le FMI

Quatre ans après l'Islande renoue avec la croissance et est félicitée par le FMI | Bankster | Scoop.it

L’économiste chargé de l’Islande au FMI admet que les insulaires ont fait le bon choix en refusant d’appliquer les cures d’austérité habituellement prescrites par les équipes de Christine Lagarde…

Tout sauf l’austérité

« L’Islande a fait des progrès considérables depuis la crise. Nous avons des perspectives très positives en matière de croissance, particulièrement pour cette année et l’année prochaine puisqu’elle nous paraît reposer sur une base large et solide. »

Une croissance estimée à 2,4% pour cette année, une consolidation fiscale sans grosses douleurs, une récession uniquement sur le taux de chômage, la paix sociale revenue dans les ménages et dans les entreprises quatre ans après le grand gadin. On ne saurait mieux dire.

Même si, remarque Bakhchich, l’éminente représentante du FMI omet prudemment de rappeler le bras d’honneur des Islandais aux banksters de la City à propos du remboursement de leurs dettes. Et leur mépris souverain pour les conseils de Miss Lagarde en matière d’austérité.

Les Européens en leurs petits souliers

Mais alors, direz-vous, qu’attendent les Européens de la zone euro, qu’attendent la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal... ? Euh, hum, teuf, teuf, Barroso, Hollande, Merkel, pourquoi vous toussez ?

Ce qui distingue les dirigeants européens des Islandais, c’est que les premiers ont encore un sacré caillou dans la chaussure : eux sont encore pieds et mains et bourses liés aux banksters que les Islandais ont su dompter.

Pire encore, leur pouvoir et leur existence en dépend. Qui finance les structures politiques que sont les partis ? Qui finance les campagnes électorales ? Qui jusqu’à présent a miraculeusement échappé à l’austérité grecque ? Les policiers, l’armée... et les députés !

Voilà pourquoi un Hollande abandonne sitôt élu ses quelques pauvres promesses électorales pour prêter allégeance au système des banksters et tenter de lui sauver la mise en priorité.

Voilà pourquoi les apôtres des banksters s’accrochent à une monnaie européenne unique en charpie et menacent des pires calamités qui voudraient revenir à des monnaies nationales. Des dépréciations vertigineuses, des plongées terrifiantes en enfer social...

Et la volonté populaire là-dedans ?

Tiens donc, comme c’est bizarre, le miracle islandais, souligné par le FMI soi-même, est venu, lui, après une dépréciation de 80% de la couronne locale. Comme le souligne Bakchich, allez vous étonner ensuite que 39 des 63 députés islandais traînent aujourd’hui des pieds pour rejoindre l’Union européenne.

Ce qui caractérise le miracle islandais, c’est qu’il émane d’une volonté populaire exprimée lors de deux référendums en forme de torgnoles aux fameux banksters. On mesure mieux l’obstination des gardes-chiourmes de l’UE à déposséder leurs concitoyens de ce moyen d’expression (une pastille contre la toux, M. Hollande ?).

Tant que des majorités populaires grecques continueront à réélire des représentants qui les plument, tant que des majorités électorales françaises continueront à alterner blanc bonnet et bonnet blanc en croyant bêtement faire œuvre « utile », eh bien alea jacta est, elles subiront les éruptions volcaniques qu’elles méritent.

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Banqueroutes d'Etats: l'Islande se sent victime, refuse de rembourser et joue la Cour de Justice de l'AELE contre la Commission de Bruxelles..

Banqueroutes d'Etats: l'Islande se sent victime, refuse de rembourser et joue la Cour de Justice de l'AELE contre la Commission de Bruxelles.. | Bankster | Scoop.it
Rénovez Maintenant 67, journal d'un Cimbre :

Après sa banqueroute d’État de l'automne 2008, le "Tigre de l'Atlantique Nord" met en avant qu'il a perdu à quatre niveaux.

- Face à la Commission de Bruxelles
- Face aux créanciers principaux de sa banque online Icesave, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas
- Face au modèle économique libertarien du Consensus de Bruxelles qui met en levier le Consensus de Washington
- Face au peuple islandais qui avait cru asseoir son modèle de société en s'enrichissant sur le dos du reste de la planète en vendant des produits financiers inventés innovants.

Une telle prise de conscience est entrain d'aboutir en Islande suite à deux référendums par lesquels le peuple islandais a exprimé qu'il ne veut pas payer pour les "banksters" qu'il a pourtant soutenus en mettant au pouvoir une classe politique qui les a consolidés. Une telle prise de conscience, de la "victime" qui se sentira bientôt coupable, se fera bientôt dans les autres pays en banqueroute d’État comme l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, la Grèce, le Royaume-Uni, mais aussi les USA dont le Congrès va voter son plus grand plan d'austérité de toute son histoire avec une diminution de 6000 milliards de $ en 10 ans.
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