Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse
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PMA : Un nouveau biomarqueur pour « mieux sélectionner » les ... - Gènéthique

PMA : Un nouveau biomarqueur pour « mieux sélectionner » les ... - Gènéthique | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Le Professeur Samir Hamamah (Inserm U1230, CHU Montpellier), préoccupé du taux d’échec des Fécondation In Vitro (FIV)[1], a mené avec son équipe une étude sur 117 femmes, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue PlosOne.

Ces chercheurs assurent pouvoir « prédire à 88% le succès d’une procréation médicalement assistée » grâce au dosage d’un marqueur biologique. Ce nouveau marqueur évalue « la qualité des ovocytes de la mère » de façon plus fiable que les marqueurs utilisés actuellement. « La qualité de l’ovocyte et de son microenvironnement affectent, en effet, les premiers instants du développement de l’embryon », explique le Professeur Hamamah.

Regrettant qu’en France il soit « impossible de rechercher les anomalies chromosomiques chez les embryons en routine, comme cela se fait dans les pays anglosaxons », il s’est résolu à « partir sur autre chose et trouver un bon marqueur pour réduire le nombre de tentatives se soldant par des échecs et dont le prix est très élevé pour la collectivité ».

L’équipe de chercheurs s’est pour cela intéressée aux fragments d’ADN « libérés dans la circulation (sang et fluides biologiques) à la suite de la destruction des cellules». Le taux d’ADN libre reflète « la qualité du microenvironnement folliculaire (des ovules) et donc les chances de grossesse ». C’est un facteur prédictif fiable à 88%. Il n’offre pas de solution aux femmes dont les ovocytes sont de « mauvaise qualité », mais « ce marqueur variant selon les cycles, on peut décaler la tentative de 2 à 3 mois pour tenter d’obtenir des ovocytes de meilleure qualité ».

Avec ce nouveau test, le Professeur Hamamah se réjouit de pouvoir « améliorer le choix d’embryons candidats au replacement dans l’utérus ou à la congélation en vue d’un replacement différé », « mieux sélectionner le matériel cellulaire pour accroître les chances pour les couples d’avoir un enfant ». L’Inserm précise que « l’industrie pharmaceutique est déjà séduite par ce concept et s’est rapprochée des chercheurs».

Note de Gènéthique : Le professeur Hamamah menait des recherches sur l’embryon humain dans le but d’« améliorer les résultats de la fécondation in vitro » et d’« identifier des marqueurs de qualité embryonnaire » (cf. Gènéthique du 9 juillet 2015). Il a du suspendre ses travaux car le tribunal administratif de Paris a reconnu fin juin l’illégalité de l’autorisation de recherche qui lui avait été délivrée par l’Agence de Biomédecine (cf. Gènéthique du 25 juin 2015).

[1] « Moins de 2 FIV sur 10 aboutissent à une grossesse aujourd’hui en France ».

Fabienne G's insight:

une bonne manière d'éviter une tentative vouée à l'avance à l'échec...

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Comment détecter sa période de fécondité - TopSanté

Comment détecter sa période de fécondité - TopSanté | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

L'ovulation se déroule une fois par cycle menstruel, généralement au 14ème jour. C'est le moment où l'ovocyte est libéré par l'ovaire. Comment savoir quand on ovule ? De nouvelles études suggèrent quelques indices insolites pour détecter sa période de fécondité.

 

La Dr Carol Gnatuk, médecin du Penn State Milton S. Hershey Medical Center aux Etats-Unis, explique au site américain Health.com que, « les hormonent ont un impact sur tout le corps, il est donc logique que la manière dont on pense, notre comportement, même notre physique, peuvent changer pendant le cycle menstruel. » Voici quelques symptômes associés à l'ovulation qu'on pourrait remarquer.

 

Les joues roses

Les joues des femmes rosissent pendant leur période de fécondité, mais c'est un changement si subtil qu'il est indiscernable à l'œil nu, selon une nouvelle étude.

Des chercheurs britanniques ont pris 22 femmes en photo chaque jour pendant un mois. Après avoir analysé les photos, les chercheurs ont conclu que les visages des femmes rougissaient vers leur période de fécondité. « C'est la première étude qui montre définitivement que le visage d'une femme change pendant son cycle menstruel » explique Robert Burriss co-auteur de l'étude et chercheur en psychologie à l'université de Northumbria en Angleterre, au site web LiveScience.

Les chercheurs s'attendaient à trouver un changement détectable dans les visages des femmes, puisque des précédentes études ont montré que les hommes trouvent les femmes plus belles pendant leur période de fécondité. Cependant, il s'agissait d'un changement imperceptible à l'œil humain.

 

Plus des fantasmes sexuels

Une nouvelle étude publiée dans les Archives of Sexual Behaviour a montré que, pendant l'ovulation les femmes sont plus susceptibles à avoir des fantasmes sexuels. L'étude a suivi 27 femmes célibataires et hétérosexuelles qui ont toutes tenu un journal pour lister leurs fantasmes pendant un mois. Pendant les 10 jours autour de la période d'ovulation, les chercheurs ont constaté que les femmes ont eu en moyenne 0,77 fantasmes sexuels par jour. Un chiffre bien plus élevé que la moyenne constatée par les études précédentes (1 fantasme sexuel par semaine).

 

Une tendance à éviter de parler avec son père

D'après une étude réalisée par l'Université de Californie, à Los Angeles, il serait plus probable qu'une femme éviterait de parler sur le téléphone avec son père pendant la période la plus féconde de son cycle menstruel. Seulement la moitié des femmes qui ovulaient parlaient avec leur père pendant cette période. Les chercheurs pensent que c'est à cause d'un instinct qui a, historiquement, empêché les relations incestueuses pendant la période de fécondité des femmes.

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PMA : peut-on nous la refuser ? - Conception, Fertilité - Neufmois.fr

PMA : peut-on nous la refuser ? - Conception, Fertilité - Neufmois.fr | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Quand bébé se fait attendre, tous les couples ont-ils le droit de bénéficier d’une PMA ? Le point avec le Dr Laurence Levy-Duteil, gynécologue-nutritionnis
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⚛ Chajarat Mariam ou l'arbre de Mariam - Zaynab.fr

⚛ Chajarat Mariam ou l'arbre de Mariam - Zaynab.fr | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Chajarat Mariam ou l'arbre de Mariam est une plante utilisée comme remède pour aider les femmes à tomber enceinte. Elle possède de nombreuses vertus, nous vous la présentons ...
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1001 fécondités - CERCLES de FECONDITE © Le cycle d'hiver... | Facebook

CERCLES de FECONDITE © Le cycle d'hiver de PARIS affiche complet ! Celui du printemps commence le 13 avril. Le cycle d'hiver de MONTREAL est ouvert à...
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La PATERNITÉ apporte aussi son bouleversement hormonal

La PATERNITÉ apporte aussi son bouleversement hormonal | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Si l’expérience de la grossesse et l’attente de l’Enfant à naître est marquée pour les mères par des changements hormonaux bien documentés, on en sait beaucoup moins sur des changements équivalents chez les futurs pères.
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Quand la cyclicité sexuelle s’affranchit de la croissance des follicules ovariens et de l’ovulation

Quand la cyclicité sexuelle s’affranchit de la croissance des follicules ovariens et de l’ovulation | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
18 décembre 2014
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Don d'ovocytes : Aurélie, bénéficiaire, voulait «vraiment vivre une grossesse»

Don d'ovocytes : Aurélie, bénéficiaire, voulait «vraiment vivre une grossesse» | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
De la générosité pure. »C'est en ces termes qu'Aurélie, âgée de 38 ans, désigne le don d'ovocytes dont elle a pu bénéficier. Un geste désintéressé d'une femme qu'elle ne pourra jamais remercier et qui pourtant a rendu possible la naissance de sa « magnifique poupette », Luana, le 4 janvier 2013.
 
« Il ne faut pas le cacher aux femmes qui pourraient entreprendre cette démarche : ce don est contraignant, mais elles peuvent offrir à des couples la chance extraordinaire de devenir des parents. »

L'histoire commence de façon classique : une rencontre, un mariage en 2002 puis, en 2003, l'idée d'agrandir la famille fait son chemin. « Au début, lorsque ça ne marche pas, on se dit que c'est normal après plusieurs années de pilule. » Ce n'est qu'au bout d'un an que la question de la fertilité s'est posée, suivie de la cohorte des examens qui va avec... Le couperet tombe : stérilité pour monsieur. Seuls 50 spermatozoïdes ont pu être récupérés et congelés. Quant à madame, « je n'étais pas un cheval de course non plus », ironise aujourd'hui Aurélie. Chez elle, le problème vient d'une faible quantité d'ovocytes disponibles. « Psychologiquement, c'est difficile à gérer. Nous faisions face à la défaillance de nos propres corps. » Deux transferts d'embryons (qui ne prennent pas) plus tard, le don d'ovocytes leur est alors conseillé.

Plus d'un an d'attente en moyenne

« Je n'étais pas prête pour une adoption. Je voulais vraiment vivre une grossesse. Alors on s'est lancés. » En moyenne, il faut patienter plus d'un an pour avoir une donneuse. Aurélie, elle, n'aura attendu « que » six mois grâce à sa meilleure amie qui a offert ses ovocytes... mais pas à elle. En effet, le don est anonyme mais si vous êtes en attente d'un don, le fait de convaincre une personne à en faire un vous rend prioritaire. Donnant-donnant, donc. « Je n'avais pas besoin de convaincre mon amie, elle me l'avait proposé depuis longtemps », précise Aurélie.

En avril 2012, une donneuse correspondant enfin à ses critères physiques s'annonce. « Oui, on n'allait pas me donner les ovules d'une grande blonde alors que je suis une petite brune », rigole Aurélie. Résultat : deux embryons sont implantés et ça marche pour l'un d'entre eux. Deux autres sont congelés pour une prochaine grossesse. « Parfois, on se demande bien sûr si on va avoir l'impression de porter le bébé d'une autre. Mais dès que vous tombez enceinte, la question ne se pose plus. C'est bien le vôtre. »
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A quoi ressemblera le sexe en 2050 ? - Marie Claire

A quoi ressemblera le sexe en 2050 ? - Marie Claire | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
« En 2050, on ne fera plus d'enfant naturellement ! » C'est ce que prédit Carl Djerassi, un des concepteurs de la pilule. Les relations sexuelles entre les hommes et les femmes seront alors purement récréatives. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Alors que l'on ne se met plus en couple pour la vie mais pour des relations limitées dans le temps, les nouveaux moyens de contraception et de procréation offre une nouvelle définition de la famille. Dans le même temps, les relations de couple ont nettement évolué ces dernières années, et avec elles, les relations sexuelles ! Et selon les spécialistes, cette mutation n'est pas prête de s'arrêter ! Carl Djerassi, un des concepteurs de la pilule, pense par exemple qu'en 2050, la procréation ne se fera plus que par FIV et que le sexe sera purement récréatif !



Une reproduction maîtrisée

Si on établit une moyenne de deux rapports sexuels par semaine, sur une période allant de 18 à 65 ans, on arrive à environ 5.000 rapports sexuels au cours de sa vie, et seulement deux d'entre eux (en moyenne) aboutiront à une naissance ! Que ce soit grâce aux préservatifs ou autres moyens de contraceptions médicamenteux, la reproduction est donc déjà médicalement contrôlée. Et le nombre de « grossesses par accident » diminue en parallèle. Le sexe est devenu une activité récréative de couple, qui n'est plus lié obligatoirement avec la notion de procréation, et cette tendance devrait se généraliser, si l'on en croit les dires de Carl Djerassi.



Des innovations qui font reculer l'emprise de la Nature


En parallèle, la procréation se médicalise également. Alors que les grandes entreprises de la Silicon Valley telles que Apple, Facebook ou Google, mettent en place des programmes permettant à leurs salariées de congeler leurs ovocytes. Le but ? Que ces femmes puissent maîtriser à la fois l'avancement de leur carrière, et celui de leur vie de famille. Ces innovations en matière de congélation d'ovules, liées avec des améliorations des techniques de FIV, font reculer l'emprise de la nature sur la reproduction humaine, et annoncent pour 2050 une procréation entièrement médicalisée.



S'il est impossible pour autant de se projeter dans 40 ans, les innovations médicales d'aujourd'hui en matière de procréation annoncent des changements radicaux pour demain.

Qu'en pensez-vous ? Êtes-vous pour une reproduction entièrement médicalisée ? Quels seront les dangers liés à ces mutations ?

Fabienne G's insight:

1 couple sur 3 sort de PMA sans enfant actuellement, çà fait 2 fois plus de couples sans enfant en 2050 qu'aujourd'hui à ce rythme...

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Geler ses ovocytes, pour ne pas geler sa carrière - Grazia

Geler ses ovocytes, pour ne pas geler sa carrière - Grazia | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Depuis plusieurs mois, la presse allemande ne parle que de ça : des trentenaires, passionnées par leur carrière ou simplement célibataires, qui font congeler leurs ovules. Les cabinets spécialisés ne désemplissent pas. Témoignages dithyrambiques de gynécologues ou de patientes, la congélation des ovocytes est décrite comme l’assurance-bébé de rêve : une intervention de routine, guère plus douloureuse qu’un "détartrage", censée protéger la fertilité des femmes.

A 33 ans, fascinée par cette sorte de " Botox de la procréation", je propose le sujet au journal. "Tu n’aurais pas envie de faire congeler tes ovules par hasard ?", susurre ma rédactrice en chef au téléphone. Prête à me sacrifier sur l’autel de l’information, je décide d’enquêter sur le terrain outre-Rhin. A priori, je suis convaincue que le "social egg freezing" ouvre une boîte de Pandore. A notre avantage. Car il pourrait transformer les relations homme-femme, en modifiant un paramètre essentiel : le timing. Prendrions-nous les mêmes décisions si nous avions du temps ?

Je repense à mes copines qui, la trentaine venue, se sont salement fait larguer pour avoir évoqué l’idée d’un bébé. Je compte celles qui, obnubilées par leur tic-tac biologique et la pression sociale, ont subitement troqué leur carrière contre le premier venu, pour "engendrer, comme tout le monde, quoi !" Match nul. A la trentaine, on bascule dans ce que les sociologues appellent "l’heure de pointe" de la vie. Survient le doute. Les hésitations. Acide hyaluronique ou autobronzant ? Parce que grandir – ou vieillir –, c’est choisir. Celle qui se dit "sereine" à 30 ans est folle ou bien elle ment.

Une option, pas une garantie

Émancipation ou pas, des décennies après Mai-68 et la loi Neuwirth, la trentaine marque la date d’expiration de la liberté féminine. Le corps, les amis, la famille vous intiment de faire des choix. Or, avec l’ allongement des études, l’arrivée en masse des femmes sur le marché du travail, l’instabilité économique, la précarité des contrats et des relations amoureuses, l’âge de la première maternité ne cesse de reculer. Il est passé de 24 ans dans les années 70 à près de 31 ans aujourd’hui à Paris.

En Europe, le taux de grossesse chez les femmes de plus de 35 ans est passé de 5 % à 20 % en une dizaine d’années. A Berlin, j’obtiens le contact d’Elodie Eiche (1), ancienne pubarde qui a mis son "enfant au congélateur" comme elle dit, un brin provoc. Après cinq ans de relation, elle emménage enfin avec son compagnon. A 37 ans, elle est sur le point de réaliser son rêve en montant une agence de mode et de design, sort avec un homme plus jeune et cryogénise ses ovules. "Ce n’est pas une garantie, plutôt une option. C’est moi qui décide quand je veux un enfant, pas la nature."

L’opération a pris "un cycle de sa vie" : stimulation ovarienne, dix jours d’injections d’hormones, avec "crises d’hystérie et de larmes", prises de sang et échographies. Le prélèvement de ses "oeufs" a été effectué avec un "aspirateur", sous anesthésie générale. "J’étais terrorisée par l’opération. En fait, elle a duré dix minutes et je n’ai même pas eu mal." Ses treize ovocytes congelés l’attendent désormais dans leur berceau high-tech d’azote liquide, dans une clinique de Berlin. Coût du traitement : 3 600 euros, "le prix d’une semaine de vacances". La facture annuelle pour le bail, à durée illimitée, est de 240 euros par an. "Avant 30 ans, mes amies voulaient toutes conquérir le monde. Après, elles ont eu des enfants", glisse simplement Elodie.

"Bioéthiquement incorrect"

Si Élodie aime à se voir comme une "pionnière", l’auto-préservation des ovocytes est loin d’être une nouveauté. Le procédé existe depuis les années 70. Longtemps réservée aux femmes atteintes de cancer, la procédure a été boostée par l’apparition en 1999 de la vitrification. Cette congélation ultrarapide à des températures avoisinant -196 °C évite la formation de cristaux qui détériorent les cellules et permet de conserver des ovules intacts, à près de 90 %.

En France, la vitrification dite "de convenance" n’est pas autorisée. Le procédé a été jugé "bioéthiquement incorrect". Au pays d’ Angela Merkel, une femme puissante et sans enfant, où le taux de natalité est parmi les plus faibles d’Europe (1,2 enfant/femme), le "social freezing" explose. Je prends rendez-vous avec le docteur Silke Marr qui dirige un " Kinderwunscherzentrum" (centre de désir d’enfants en V.O.), ou clinique de médecine reproductive. Dans la salle d’attente design, des jouets et piles de magazines familiaux narguent les couples infertiles.

La cinquantaine, le Dr Marr me fixe avec un sourire doux. "Trop de gynécologues tardent à envoyer leurs patientes dans des centres de consultation spécialisés, leur conseillant plutôt de “prendre des vacances et de se détendre.”" Or, dès 30 ans, la fertilité décroît, tandis que le nombre de fausses couches augmente. "Les maternités tardives ne sont pas la règle, contrairement à ce que laissent penser les stars et les magazines people." En me montrant des courbes, le Dr Marr m’explique que "les hommes voient leur sperme renouvelé tous les trois mois. Votre stock d’ovules décroît à chaque cycle : avant la naissance, vous en avez près d’un million, à 40 ans, peut-être 20 000. Chaque mois, vous en perdez peut-être 40 ou 50."

Un baby business de plus ?

Doucement, la gynécologue assène : "Vous savez, vos ovules font tout avec vous. Stress, cigarettes, alcool, soirées, déprime, infections gynécologiques… tout cela, vos ovules le vivent avec vous. "Je me crispe sur ma chaise, pensant qu’avec ce genre de message, n’importe quelle nullipare de plus de 30 ans irait mettre la tête dans le four. Annoncé comme "la plus grande révolution sexuelle depuis la pilule", le social egg freezing n’est-il pas un baby business de plus ?

Je suis furieuse que les médecins qui pratiquent la PMA utilisent sans vergogne les angoisses des femmes. Comme si elle avait lu dans mes pensées, le Dr Marr ajoute : "Je suis médecin. Mon travail consiste à aider les femmes et surtout à les informer." Bercées par les sirènes de la contraception, nous pensons qu’il suffit d’arrêter de se protéger pour tomber enceinte. Or, les statistiques sont
là : 10 % des couples à Paris n’arrivent pas à concevoir après deux ans d’essai. Des décennies de pilule jusqu’aux cris d’"un enfant quand je veux" ont marqué notre génération.

On peut contrôler sa fertilité, pas sa fécondité. J’ai consolé trop de copines qui, ayant décidé d’avoir des enfants après 35 ans, se retrouvaient sur le carreau. Shootées aux hormones, scotchées à leur psy ou à leur fertility app sur iPhone et enchaînant les témoignages sur les forums, les cachets de Clomid et les FIV. "Si j’avais su, j’aurais commencé plus tôt. Ne tarde pas, toi !", m’avait lancé l’une d’elles, en larmes. L’essor des technologies de la PMA ne fait que masquer la cruelle inégalité entre les sexes : à 38 ou 39 ans, une femme belle, intelligente, sportive, arrive au crépuscule de ses capacités reproductives. Les mecs, eux, n’ont même pas à se poser la question.

Une "eggsurance" en un clic

Le social egg freezing s’impose comme un moyen d’abolir cette injustice biologique. Silke Marr, qui est devenue mère sur le tard "naturellement", à 33, 39 et 40 ans, a congelé ces deux dernières années les ovules d’une cinquantaine de femmes. Tarifs élevés obligent, celles qui passent dans son cabinet sont issues des classes aisées, diplômées, avec un haut niveau socioprofessionnel. Pour l’instant, l’auto-conservation des ovocytes reste une "solution de back-up". Mais la technique pourrait se banaliser, à l’instar de la prescription de la pilule. Des dizaines d’autres cliniques allemandes proposent des packs de "protection de la fertilité".

Selon une étude menée en 2013 par la Société européenne de reproduction et d’embryologie, 95 % des femmes ayant congelé leurs ovocytes se sont dites extrêmement satisfaites, affirmant qu’elles le referaient volontiers. La technique est autorisée dans la plupart des pays européens, ainsi qu’aux États-Unis. Les sites comparant les cliniques et les tarifs des "eggsurances" à l’étranger sont légion sur Internet. Il suffit d’un clic.

"Congeler ses ovules est une décision personnelle, qui appartient à chaque femme", souligne le Dr Marr, qui a déjà prévu d’en parler avec ses filles. "Le mieux est de le faire le plus tôt possible – à la fin de la vingtaine, début de trentaine. Avant que la fertilité ne décline." Un stock d’une quinzaine d’ovules est nécessaire pour optimiser ses chances. Le taux de réussite pour une FIV ultérieure est ensuite compris entre 20 % et 25 % par cycle. Soit le même pourcentage que la nature.

Pouvons-nous réellement tout avoir ?

Dans un bar du quartier berlinois bobo de Prenzlauer Berg, je lance le sujet à l’apéro. Comme en leur temps, les discussions sur la pilule, l’IVG ou le mariage gay, l’auto-conservation des ovocytes fait débat. Les filles célibataires opposent un front commun. "Après tout pourquoi ne pas prendre ses précautions, comme avec la contraception ?" Planqués derrière leurs bières, les hommes sont d’un enthousiasme suspect. La congélation d’ovocytes semble les réjouir… leur soutien est-il le gage de leur tranquillité ?

De l’autre côté de la table, un clan de mamans nous regarde d’un air méfiant, avant de sortir l’artillerie lourde : "Avant, on faisait des enfants naturellement, maintenant on les commande sur Internet et on se les fait livrer ?" A l’image des célébrités wonder women, de l’actrice philanthrope Angelina Jolie à la super-geek de Facebook Sheryl Sandberg, pouvons-nous réellement "tout avoir" – sans les millions de dollars ? Le refrain du "have it all" n’est-il pas un mythe urbain de plus destiné à culpabiliser les mères au foyer ou les femmes d’affaires sans enfants ?

Car si nombre d’entre nous rêvent d’enchaîner les expériences sans être paralysées par notre horloge, nous ne voulons pas pour autant devenir comme ces mecs immatures, phobiques de l’engagement. Au milieu du brouhaha ambiant, une copine israélienne explose : "Mais tu ne crois pas qu’il y a une raison, si on ne peut pas avoir de bébé après 40 ans ? C’est parce qu’il y a une limite, que nous avons la liberté. Chez certaines, seule une deadline peut réveiller l’envie d’enfant." Ou pas.

Une limite d'âge pour être mère ?

En Allemagne, le fameux "KKK", le slogan "Kinder, Kirche, Küche", les enfants, l’église, la cuisine, hérité du IIIe Reich, imprègne encore les mentalités. On attend des jeunes mères qu’elles allaitent et s’arrêtent au moins trois ans pour pouponner. Résultat : un tiers des femmes diplômées décident de ne pas enfanter. Une question revient sans cesse, car l’auto-conservation des ovocytes pose un problème essentiel : jusqu’à quel âge les femmes peuvent être mères ? Même si l’on ne demande pas aux hommes – spécialement aux quinquas saisis par le démon de midi – jusqu’à quand ils peuvent être pères.

En théorie, les femmes ayant recours au social egg freezing peuvent décongeler leurs œufs quand elles le veulent. Aucune loi ne l’encadre. Les spécialistes considèrent qu’une femme peut mener une grossesse jusqu’à la ménopause, mais Silke Marr m’explique qu’on juge "préférable que, pour le bien-être de l’enfant, l’âge des deux parents ne dépasse pas 100 ans." Le Dr Marr ne pense pas que les maternités tardives vont devenir la norme. "Je ne crois pas que les femmes retardent leur maternité de manière délibérée. L’allongement de l’ espérance de vie, les progrès de la médecine font que l’on se sent plus jeune à 40 ans qu’avant. C’est l’inadaptation du marché du travail, pensé par et pour des hommes, ou l’absence de politique familiale qui devraient être montrées du doigt, plutôt que l’auto-conservation des ovocytes."

Trois ans après son intervention, Élodie ne sait toujours pas si elle veut un enfant. "Je n’ai pas de points retraite, mais des ovules congelés. Cela me rassure." Il n’y a pas encore le recul suffisant pour connaître les décisions des femmes ayant eu recours au social freezing. Ont-elles décongelé leurs ovocytes dans le cadre d’une FIV, ont-elles mené des grossesses naturelles ? Qu’adviendra-t-il des ovules non utilisés ? Les différentes législations prônent la destruction des gamètes après des délais variables. Le tourisme procréatif ouvre lui aussi de nombreuses interrogations.

Loin des tabous posés par l’essor de la PMA, Elodie confie n’avoir connu qu’une limite : "Je n’ai pas voulu conserver des ovocytes fécondés avec le sperme de mon compagnon. Que se passera-t-il si nous ne sommes plus ensemble quand je décide de décongeler ?" S’affranchir de l’horloge biologique d’accord, jouer avec le destin, non. Il y a autant de motivations que de femmes. De mon côté, j’aurais congelé, si j’avais été célibataire. No risk, no fun.

(1) Le prénom a été changé.

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De plus en plus d'Américaines congèlent leurs ovules le temps de ... - Grazia

De plus en plus d'Américaines congèlent leurs ovules le temps de ... - Grazia | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Ne plus se soucier de son horloge biologique et fonder une famille quand on se sent prête. Voilà l’état d’esprit de plus en plus d’Américaines qui se rendent dans des centres pour congeler leurs ovules, afin de pouvoir (éventuellement) les utiliser plus tard pour donner la vie. En 5 ans, les centres américains spécialisés dans la fertilité auraient vu leur activité de congélation doublé, et l’âge des femmes y ayant recours serait passé de 39 à 37 ans, révèle une longue étude publiée par Business Week. Ainsi, la conservation des ovules représentaient 5 % de l’activité du centre pour la fertilité de l’Université de New York en 1999 contre 30 % aujourd’hui.

Même chose au Royaume-Uni, les chiffres auraient également doublé en quelques années : 580 patientes auraient congelés leurs ovules en 2012, contre 284 en 2009. Si 30 % des Britanniques y ont recours pour des raisons de santé (avant une chimiothérapie par exemple), 70 % le font pour des raisons personnelles. D’après le psychologue Joann Galst, cette avancée de la science permet aux patientes d’acheter du temps pour "se concentrer sur d’autres objectifs, comme trouver un partenaire ou consolider leurs finances".

Comment ça marche ?
D’après le docteur Jamie Grifo, l’un des pionniers de cette procédure, directeur du centre pour la fertilité à l’Université de New York, cela ressemble beaucoup à une fécondation in vitro (FIV). "Le processus dure près de deux semaines, avec des injections de médicaments (des hormones pour stimuler la production d’ovules), des échographies, des analyses de sang, puis il y a une intervention chirurgicale pour retirer les ovules", explique-t-il. Ils sont ensuite gelés pour une utilisation ultérieure, permettant à une femme âgée 40 à 42 ans de disposer de la fertilité d'une femme de 35-37 ans.

Combien ça coûte ?
Selon le Daily Mail, il faudrait compter au Royaume-Uni entre 5 000 et 6 000 £ (6 000 à 7 300 €) pour se faire prélever des ovules, puis 250 £ (300 €) par an pour les stocker et enfin 6 000 £ (7 300 €) pour les réimplanter plus tard. En Espagne, la clinique Eugin à Barcelone facturerait, d'après lemonde.fr, "1 950 euros pour le prélèvement ovocytaire, somme à laquelle s'ajoutent entre 800 et 1 200 euros de médicaments, ainsi que 250 euros par an pour la conservation - les deux premières années étant gratuites."

Aucune garantie que cela fonctionne
Si la technique de congélation des ovules n’est plus considérée comme "expérimentale" aux États-Unis, le manque de recul se fait ressentir. Moins de 5 000 bébés dans le monde (dont les jumeaux de Céline Dion) auraient été conçus grâce à des ovocytes congelés. La plupart du temps, il s’agit de femmes de moins de 40 ans, qui les congèlent pour une période de temps relativement courte. Les résultats pour une période de congélation plus longue (jusqu’à 10 ans) ne sont donc pas encore connus.

En dehors de la qualité des ovules, rien ne garantit sa bonne implantation et l’arrivée à terme de la grossesse. D’après le Daily Mail, les taux de réussite du procédé serait extrêmement bas : 8 % seulement des procédures lancées entre 1991 et 2012 ont permis la naissance d’un enfant au Royaume-Uni. Mais, il faut noter que la technologie s’est énormément améliorée depuis 1991. L'enquête de Business Week, indique pour sa part qu'une femme a statistiquement besoin de 8 à 12 ovules congelés pour espérer tomber enceinte. 

Plusieurs femmes témoignent dans la presse américaine
Chez les célébrités, alors que Kim Kardashian consultait en 2012 (dans un épisode de Keeping up With the Kardashians) un spécialiste de la fertilité pour se renseigner sur la conservation d’ovules, l’actrice colombienne Sophia Vergara (qui joue dans la série Modern Family) a révélé avoir sauté le pas. "J’ai 40 ans, plus rien ne se passera naturellement", a-t-elle confié.

Côté anonymes, Melanie, une célibataire de 34 ans, raconte à CBSNews, qu’elle "ne veut pas renoncer un jour à son rêve d’avoir une famille et des enfants", c’est pour cela qu’elle s’est rendue dans une clinique spécialisée dans la fertilité. Cette procédure est pour elle un "plan de secours". "Cela me rend plus autonome, et plus forte", explique-t-elle. Emily, 35 ans, explique à Business Week, qu’elle a dépensé "plus que le prix d'une voiture mais moins que celui d'une maison, dans la congélation de 19 ovocytes dans une clinique reproductive de Manhattan : "Je veux avoir des enfants un jour, mais je travaille tous le temps, "dater" à NY est difficile et je ne veux pas épouser quelqu’un juste pour tomber enceinte !"

Et en France ?
Seuls quatre pays en Europe autorisent l’autoconservation des ovocytes : le Royaume-Uni, la Belgique, l’Espagne et l’Italie. En France, le procédé est autorisé depuis 2011 mais seulement pour les femmes qui s'apprêtent à subir un traitement médical pouvant atteindre leurs ovules, comme une chimiothérapie. Les Françaises en bonne santé et désireuses de congeler leurs ovocytes se tournent donc vers les pays voisins. Plusieurs cliniques espagnoles disposent d’ailleurs de site internet en langue françaises. D’après lemonde.fr, une cinquantaine de Françaises se sont rendues en 2012 dans la clinique espagnole Eugin à Barcelone.

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Arrêt de la contraception : quelles chances d'avoir un bébé ? - Santé Magazine

Arrêt de la contraception : quelles chances d'avoir un bébé ? - Santé Magazine | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Depuis que la pilule existe, elle a toujours fait l'objet de mille et une croyances. La plus répandue : elle favoriserait l'infertilité féminine. À l'origine de cette hypothèse sans fondement scientifique : le mode d'action de la pilule qui consiste à bloquer l'ovulation.

Une diffusion d'hormones

La pilule amincit la muqueuse utérine et barre la route aux spermatozoïdes en rendant la glaire sécrétée par le col de l'utérus plus épaisse. Ce résultat est obtenu par la diffusion d'hormones de synthèse : les progestatifs et les œstrogènes.

Certaines femmes croient alors, à tort, que le cycle normal ne se mettra plus en place. En réalité, l'ovaire retrouve son activité dès l'arrêt du contraceptif. La preuve : vous pouvez même être enceinte en oubliant un seul comprimé. 

Les femmes qui ont des difficultés à concevoir un enfant auraient-elles eu plus de chances en ne prenant pas la pilule ? C'est ce que pensent de nombreux couples qui attribuent leur échec à une utilisation prolongée de la pilule. Or il faut savoir que les femmes peuvent être atteintes d'affection hormonale avant même d'avoir pris un contraceptif.

Un délai conseillé après l'arrêt de la pilule

En général, sept jours après l'arrêt de votre pilule, une ovulation peut se produire. Mais certains médecins conseillent d'attendre deux cycles avant d'envisager une grossesse. Juste après l'arrêt du contraceptif oral, il peut en effet ne pas y avoir d'ovulation, ou alors l'ovulation est de mauvaise qualité.

L'œuf risque donc d'être éliminé de manière naturelle.

Comptez un délai moyen de sept mois à un an pour constater une grossesse après l'arrêt de votre pilule. Il n'est pas forcément plus court si vous avez utilisé une pilule progestative ou micropilule (contient un seul type d'hormone, un progestatif). Et c'est le même temps moyen d'attente après avoir enlevé un stérilet.

Si vous êtes enceinte juste après l'arrêt, n'ayez pas peur, la grossesse a toutes les chances d'arriver à terme. N'oubliez pas que les difficultés peuvent aussi venir du temps qui a passé tout simplement. L'âge est un facteur important de la diminution de votre fertilité. 


La pilule augmenterait la fertilité

Contrairement à l'idée généralement répandue, la contraception orale peut avoir des effets très positifs sur votre fertilité. Une étude britannique (Human reproduction, 2002) réalisée sur plus de 8 000 femmes a montré que l'utilisation de la pilule pendant plus de cinq ans pouvait augmenter les chances d'avoir un bébé. Ses conclusions : 75 % des couples ont pu vivre une grossesse en moins de six mois, 14 % entre six mois et un an et 12 % après plus d'un an.

Les chercheurs, par le biais d'un questionnaire, ont constaté que les femmes qui ont utilisé ce contraceptif le plus longtemps ont été enceintes plus rapidement que les autres. 


Un stockage en fer plus important

Explications possibles : en bloquant l'ovulation, donc les "vraies" règles, la pilule contribue au stockage du fer, un minéral nécessaire à la reproduction.

Autre hypothèse, elle diminuerait les cas d'endométriose, à l'origine de difficultés à concevoir un enfant. Cette prolifération du tissu utérin hors de l'utérus (dans la cavité abdominale, par exemple), est en effet favorisée par les règles.

D'autres études ont montré que les œstro-progestatifs étaient bénéfiques contre les risques de cancer de l'ovaire.

Fabienne G's insight:

Des références controversées...

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Infertilité féminine : découverte fondamentale en Israël

Infertilité féminine : découverte fondamentale en Israël | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Une équipe de chercheurs, dont le Dr. Shiri Ori-Belkovsky et le prof. Shalgi du Département de biologie cellulaire de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv, le Dr Yehuda Kamari, le Prof. Dror Harats et le Dr. Aviv Shaish du Centre sur les maladies lipidiques de l’hôpital Sheba Tel Hashomer, et le Dr Efrat Eliyahu du Centre médical Mount Sinaï à New York, a réussi à isoler une protéine impliquée dans le processus de vieillissement des ovaires, et dont la neutralisation permettrait de ralentir le processus de destruction des ovules et d’augmenter les chances de grossesse des femmes souffrant de problèmes de fertilité.

L’étude a été publiée ce mois-ci dans la revue américaine de l’Académie des Sciences (PNAS). “Nous savons que la femme naît avec une réserve d’environ un million d’ovules” explique le Prof. Shalgi. “Le processus de destruction des ovules est un mécanisme permanent qui se déroule tout au long de la période de fécondité de la femme. Seul un ovocyte par cycle est libéré par l’ovaire, la plupart des autres meurent en chemin. C’est un mécanisme permanent de développement et de dégradation plutôt ‘gaspilleur’”.
Selon l’étude, l’un des facteurs provoquant la mort des ovules est une protéine du nom d’Interleukine-1 (IL-1) liée au système immunitaire inné, dont le rôle est de lutter contre les infections. On sait par ailleurs qu’elle a un lien avec les maladies inflammatoires de source non-infectieuses comme l’arthrite.

Le lien de l’Interleukine-1 avec les mécanismes de la fertilité chez la femme a été découvert par hasard, lors d’une précédente étude sur l’athérosclérose et les inflammations du foie. “Nous avions alors remarqué que les souris qui présentaient une carence de cette protéine continuaient de se reproduire à un âge où les autres cessaient de le faire” explique le Dr. Kamari. Cette découverte due au hasard fut à la source de la présente étude sur l’influence de l’Interleukine-1 sur la fertilité.

La recherche a révélé qu’en l’absence d’Interleukine-1, les ovaires réagissaient mieux aux hormones qui induisent l’ovulation. Selon les chercheurs, la neutralisation de l’activité de cette protéine augmente considérablement le nombre de grossesses et le taux de fécondité chez les souris. De plus, le nombre d’ovules présents dans les ovaires est alors plus élevé tout au long de la période de fertilité. “Nous ne savons pas exactement de quelle manière la protéine influence la mort des ovules” explique le Prof. Shalgi. Cela demande une poursuite des recherches. Pour le moment, nous avons découvert que l’absence de la protéine Interleukine-1 diminue la destruction des ovules, ce qui signifie qu’il y a alors davantage d’ovules dans la réserve ovarienne. Sur le plan pratique, cela veut dire qu’il est possible qu’à l’avenir la neutralisation de la protéine permette de disposer de beaucoup plus d’ovules à féconder”.

Selon le Prof. Sahlgi, les résultats de l’étude sont susceptibles d’améliorer le traitement des femmes qui tentent de donner naissance à un âge avancé par le biais de la fécondation in-vitro, ou bien de celles qui ne réagissent pas suffisamment aux traitements hormonaux. “Dans la plupart des cas la raison en est inconnue, et le traitement constitue un défi pour les médecins”, dit-elle .

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Les 10 mythes et vérités les plus courants sur la PMA - Le Huffington Post

Les 10 mythes et vérités les plus courants sur la PMA - Le Huffington Post | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

PMA - De plus en plus de femmes arrivent en première consultation avec une information erronée. Les femmes qui retardent leur maternité ne savent pas que leur fertilité diminue avec les années.

Souvent, après leur première visite chez IVI, mes confrères et moi-même avons constaté que les femmes sont surprises d'apprendre que leur fertilité diminue considérablement au fil du temps et même de manière drastique à partir de 35 ans. En outre, la plupart des patientes méconnaissent les traitements de PMA et se font de fausses idées. C'est pourquoi, en ma qualité d'endocrinologue-gynécologue à la clinique IVI Barcelone, j'ai voulu lever le voile sur les mythes les plus courants et les vérités sur la procréation médicale assistée pour mieux informer les femmes qui rencontrent des difficultés à tomber enceinte.

1 - Avec la ligature des trompes, je ne peux pas tomber enceinte

Mythe. Il est parfois possible d'inverser la ligature des trompes, cela dépend de la partie de la trompe qui a été ligaturée et des techniques utilisées. S'il n'est pas possible de l'inverser, la meilleure option pour les femmes qui veulent tomber enceinte est le traitement par fécondation in vitro.

2 - Le traitement de reproduction assistée est équivalent à une grossesse multiple

Mythe. Il y a quelques années, il était habituel de transférer plus de deux embryons aux femmes. Cela se faisait dans le souci d'améliorer les chances de grossesse, mais aussi parce que les milieux de culture en laboratoires étaient moins efficaces que maintenant. Cela entraînait ainsi un risque accru de grossesses multiples et mettait en danger non seulement le fœtus, mais aussi la mère. Aujourd'hui, les statistiques montrent que lorsqu'on transfert deux embryons, une femme sur quatre tombe enceinte de jumeaux, le transfert de plus d'un embryon est désormais réservé à des cas spécifiques dans lesquels le diagnostic le recommande. Au cours des dernières années, le transfert d'embryon unique (SET) a réduit le nombre de grossesses multiples pour que la procréation médicale assistée soit comparable à une conception naturelle. Chez IVI, nous sensibilisons de plus en plus de personnes dans le but de parvenir à une grossesse et à un enfant sain.

3 - Les bébés nés de techniques de reproduction assistée ont tendance à naître prématurés

Mythe. La prématurité est associée aux grossesses multiples (jumeaux, triplés, etc.). Par conséquent une grossesse avec un seul fœtus, conçu après un traitement de reproduction assistée, n'augmente pas le risque de prématurité.

4 - Si j'ai des cycles menstruels réguliers, cela signifie que j'ovule

Mythe. Ce n'est pas toujours le cas. Les cycles réguliers sont le signe d'un bon fonctionnement hormonal, mais cela ne signifie pas pour autant que la production d'hormones a été parfaitement normale.

5 - Les lubrifiants intimes entravent la conception

Vrai. Certes, beaucoup d'entre eux, non seulement diminuent la quantité de spermatozoïdes, mais aussi entrave leur mobilité.

6 - Une femme atteinte d'un cancer peut tomber enceinte

Vrai. Il est connu que la radio ou chimiothérapie affecte la fertilité des femmes, cependant celle-ci peut être préservée, en amont, grâce à la congélation des ovocytes. Si la patiente envisage de tomber enceinte, il est donc essentiel qu'elle consulte un spécialiste en reproduction assistée.

7 - Mes ovules ne vieillissent pas parce que je suis une personne en bonne santé

Mythe. Les progrès technologiques ne peuvent malheureusement pas prévenir le vieillissement des ovules. Un mode de vie sain, s'il peut aider à prévenir l'accélération du processus, ne permet pas cependant pas d'éviter la baisse de la qualité génétique des ovules, surtout après 35 ans.

8 - La pilule contraceptive peut causer l'infertilité

Mythe. La pilule contraceptive peut masquer des problèmes hormonaux qui passent inaperçus, puisqu'elle régule le cycle donnant l'impression que tout est en ordre. Puis, lorsque les femmes cessent de la prendre pour tomber enceinte et n'y parviennent pas, elles pensent alors que la pilule en est la cause.

9 - Alcool et drogues sont impliqués dans la fertilité

Vrai. Les cigarettes et l'alcool peuvent affecter à la fois le nombre et la mobilité des spermatozoïdes. L'alcool peut interférer sur la production de testostérone et réduire la libido, mais aussi être la cause d'une impuissance. Les drogues comme la marijuana, l'héroïne et la morphine peuvent causer des problèmes de fertilité et d'impuissance. La forte consommation d'alcool peut aussi affecter la fertilité des femmes en provoquant des problèmes aux trompes et des dysfonctionnements ovulatoires. Quant au tabac, il augmente les risques de stérilité et le temps de conception d'un bébé; pendant la grossesse, son utilisation peut entrainer des malformations sur le foetus, un risque d'obésité infantile, et même l'infertilité; enfin, elle avance l'apparition de la ménopause de 2-3 ans. Il est bien connu que les femmes qui fument peuvent non seulement avoir un risque accru d'hypofertilité, mais aussi un risque plus élevé de fausse couche, d'accouchement prématuré et de donner naissance à des bébés de faible poids à la naissance.

10 - Une période d'abstinence sexuelle augmente les chances de grossesse

Mythe. Malgré la légère augmentation du nombre de spermatozoïdes, il n'y a aucune preuve qu'ils augmentent réellement les chances de grossesse.

Il est important que les couples qui essaient d'avoir un enfant sachent que si la femme a moins de 35 ans elle devrait consulter un spécialiste de la reproduction assistée après un an de relations sexuelles régulières sans grossesse et après seulement 6 mois si la femme est âgée de plus de 35 ans. Il est donc vivement recommandé d'éliminer les doutes en consultant un spécialiste afin d'éviter de rechercher des causes inutiles.

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Le sel de la fécondité - Paris Match

Le sel de la fécondité - Paris Match | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Dans cette coquette petite ville de 5 000 âmes entre Dax et Pau, les habitants sont propriétaires de leur sous-sol depuis cinq siècles. Un cas unique en France, et pour cause : celui-ci regorge de sel.

 

Quand on arrive à Salies-de-Béarn après quatre heures et demie de train jusqu’à Dax puis une heure de voiture sur des petites routes de campagne, on voyage dans le temps. Cinquante ans que les chemins de fer ne viennent plus jusqu’ici, « à 12 heures de Paris », comme l’indique une vieille affiche publicitaire des années 1900… Retour à la Belle Epoque. Entre plusieurs palaces en ruine, l’imposant hôtel du Parc rappelle le faste d’antan, avec vue sur les platanes, le kiosque à musique et les thermes de style mauresque. Ne manquent que les élégantes en robe longue et ombrelle, au temps où les établissements de Salies étaient une destination huppée pour la bourgeoisie parisienne. A l’origine, c’est d’ailleurs un médecin parisien qui avait fait venir ici ses patients, leur vantant les vertus de l’eau salée pour traiter les rhumatismes et… les problèmes gynécologiques. Aujourd’hui, les médecins ne prescrivent plus de cures d’eau salée pour traiter « les maladies des femmes », comme on le lit sur la vieille affiche. Pourtant, en 2015, on ne se rend pas à Salies par hasard. Le directeur de l’hôtel du Parc, qui a du mal à attirer les clients du XXIe siècle, le confirme : « Il faut vraiment sortir de l’autoroute et prendre les petits chemins. »


Laurence, 42 ans, plongée dans un bain chargé du précieux sel après douze traitements infructueux. © Emilie Refait

Alors autant dire que les touristes sont souvent des curistes ! Les femmes qui viennent pour des problèmes d’infertilité sont plutôt de la région – elles sont 500 chaque année sur les 4 000 curistes qui fréquentent les thermes –, souvent poussées par des parents ou grands-parents qui y ont soigné leurs rhumatismes et ont entendu parler de l’indication gynécologique. Pour les patientes en mal d’enfants, la cure dure trois semaines et coûte 510 euros (remboursés à 100 % par la Sécurité sociale). Le traitement est décapant à l’eau salée : bains bouillonnants, compresses d’« eau mère » sur le ventre et… douches vaginales, la hantise des curistes débutantes. Je les retrouve au groupe de parole hebdomadaire, car le traitement inclut également une prise en charge « psycho-émotionnelle ».


La thérapeute Sandrine Laska, une naturopathe qui lit dans l’iris des yeux, a demandé à deux anciennes curistes devenues mamans de témoigner avec leurs bébés afin de prouver que, oui, l’eau salée, ça marche, il faut y croire ! Laurence, aide-soignante de 42 ans qui entame sa deuxième semaine de cure, regarde les nouveau-nés avec enthousiasme : « Ça donne de l’espoir », rêve-t-elle. Au moment de s’asseoir, chacune est pourtant sur la réserve. Emmanuelle, l’une des deux jeunes mamans, détend un peu l’atmosphère. « Moi, au début, je n’y croyais pas du tout. Ce sont mes beaux-parents qui m’ont traînée ici après quatre ans de tentatives, mais j’y allais à reculons. Je me disais : “Franchement, c’est pas parce qu’on va me laver le minou que je vais tomber enceinte !”» Eclats de rire. Eh oui, quand on entre dans le vif du sujet, il faut appeler un chat un chat. L’audace un peu crue d’Emmanuelle rend les nouvelles un peu moins pudiques. Comme elle, la plupart des femmes venues faire la cure sont en bout de course. Moyenne d’âge : 35-40 ans, et déjà des dizaines de Fiv (fécondations in vitro), d’inséminations ou de transferts d’embryons. Pour elles, l’eau salée, c’est un peu la solution de la dernière chance, « parce qu’il faut tout essayer ».

 

Témoignages: Un petit grain de sel pour un grand miracle

Laurence a arrêté la pilule il y a quatorze ans. Une éternité. Aujourd’hui, après douze traitements infructueux, elle veut croire aux miracles et, ce matin, dans le bain bouillonnant, elle s’est imaginée en train d’accoucher et de donner le sein, pour la première fois. Son désir d’enfant est plus fort que jamais. La parole se libère. Séverine, 35 ans, avoue qu’elle se sent de plus en plus femme depuis la cure. La naturopathe qui l’a suivie la complimente sur son nouveau style. En la regardant de plus près, je remarque qu’elle a deux têtes de mort tatouées sur les épaules et que son chemisier, plutôt sexy, est lui aussi couvert de têtes de mort, look bikeuse, mais Séverine porte des talons, et ça, c’est un grand pas. Elle a commencé les piqûres pour une nouvelle Fiv et se sent une femme nouvelle, prête à tomber enceinte. Chacune livre son parcours de combattante : les fécondations in vitro, le couple mis à mal, les règles qui reviennent, l’échec, les pleurs, les copines qui veulent bien faire et n’osent plus dire qu’elles sont enceintes, leur « ah c’est super ! Je suis contente pour toi », le sentiment d’injustice, la solitude.

Dans ce décor rétro et bucolique, 4 000 curistes viennent chaque année, dont 500 femmes pour des problèmes de stérilité. © Emilie Refait

« Ça fait du bien de partager son expérience », lâche Laurence, un peu rassurée de voir qu’elles sont trois à avoir son âge et à encore désirer un enfant. « Ici, ce n’est pas comme à l’hôpital, où l’on attend en rang d’oignons de se faire transférer », continue-t-elle. L’hôpital, elle connaît bien. Aux urgences, elle en a vu des vertes et des pas mûres. D’ailleurs, elle le reconnaît, ça fait des années que sa vie professionnelle lui « bouffe » le reste. « J’ai toujours mis ma carrière en premier, mais maintenant, j’ai compris que ce n’est pas le plus important », avoue-t-elle, comme si elle confessait un péché. Sandrine Laska, la thérapeute, reprend alors la main : « Comme vous le voyez, on a souvent une vie professionnelle bien remplie et peu de place pour un bébé… Il faut lui faire de la place, à ce petit. Ces trois semaines sont aussi l’occasion de vous faire chouchouter, profitez-en. » Trois heures s’écoulent. Trop de maux, et les mots qui se bousculent. Laurence finit par confier un traumatisme d’aide-soignante : « J’avais 17 ans et j’ai assisté à un accouchement terrible. La femme a été complètement déchirée, le mari s’est évanoui, c’était affreux. Je l’ai occulté pendant des années, je ne pouvais même plus passer devant l’hôpital où cela s’était passé. » Silence de compassion. Il est peut-être là, le problème : la peur de l’accouchement.

 

Emilie, 35 ans, elle, a déjà eu un enfant, 11 ans aujourd’hui. « Quand il est arrivé, j’avais 24 ans et je me suis dit : “C’est pas le moment, je ne suis pas prête à être mère.” Finalement, j’y arrive très bien. Mais depuis qu’on en veut un deuxième avec mon mari, ça bloque. » Le temps presse pour toutes ces femmes en mal de maternité. Pour elles, devenir maman, c’est presque un miracle, et l’eau salée une eau miraculeuse. Quand on interroge le médecin thermaliste sur le secret de cette eau, on apprend que le sel a des vertus nettoyantes. Comme après un bon bain de mer, en fait ! Sauf que là, elle est aussi salée que dans la mer Morte, et on flotte dans son bain. On dit même que l’impératrice Eugénie y aurait soigné son fibrome… On apprend aussi que le sel stimule les hormones : « La procréation médicalement assistée ne marche que dans un cas sur trois, constate le Dr Jean-François Scampucci. Il y a donc beaucoup d’inconnues concernant ce problème de stérilité. Un sel aussi riche en oligoéléments est une piste de plus, et l’aspect psychologique reste essentiel, évidemment », conclut-il.

Il faut passer sous les fourches Caudines à chaque nouvelle décision concernant les thermes ou la saline

L’eau de Salies fait des miracles, Thomas Dutronc en est la preuve, conçu deux mois à peine après la cure de Françoise Hardy (voir encadré ci-dessous). Les gardiens de cette eau miraculeuse sont les habitants de Salies-de-Béarn. On les appelle les « parts-prenants », 500 familles au total, qui se partagent les revenus de son exploitation depuis cinq siècles. J’ai rendez-vous avec le bureau exécutif, qui étudie quatre nouvelles candidatures. « Il y a de plus en plus de jeunes », constate le syndic de la Fontaine salée Alain Latrubesse, car, aujourd’hui, même les jeunes veulent en être ! Quand on est déraciné, comme je l’ai été pendant plusieurs années, on a besoin de savoir d’où l’on vient », juge-t-il. « Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de replanter leurs racines », renchérit Claude Serres- Cousiné, part-prenant et maire de Salies-de-Béarn. Il faut rappeler que le sel était une monnaie d’échange pendant des siècles, on payait une taxe sur le sel, la fameuse gabelle, et c’est d’ailleurs du mot « sel » que vient le mot « salaire ». Les parts-prenants sont propriétaires des thermes et de la saline, les deux poumons économiques de la ville.

 

Des baux emphytéotiques de cinquante ans qui rapportent environ 50 000 euros par an. Chaque année, en juin, les 500 parts-prenants touchent chacun un chèque symbolique de 50 euros, dont ils sont très fiers. « Pas de cooptation dans cette corporation », souligne le syndic, il faut vivre à Salies depuis au moins six mois et être salisien ou descendant de Salisien et justifier une filiation depuis 1587 (date de la rédaction du « livre noir » où sont consignées, en vieux béarnais, toutes les conditions requises pour faire partie de ce club très fermé). La corporation est propriétaire de nombreux biens immobiliers de la ville et il faut passer sous ses fourches Caudines à chaque nouvelle décision concernant les thermes ou la saline. C’est ce qu’a fait Bertrand Ecomard il y a quatre ans. Le secrétaire général du Consortium du jambon de Bayonne a voulu reprendre la saline : « Autrefois, on produisait du sel à Dax et à Bayonne, mais les salines ont fermé car elles n’étaient pas assez rentables. Dans la charte IGP (indication géographique protégée) de production du jambon de Bayonne, il est écrit que nous devons utiliser du sel de la vallée de l’Adour; et il ne restait que celui de Salies », explique-t-il.

Avec les réserves de sel, inépuisables selon des études géologiques, les parts-prenants ont leur passeport pour l’éternité

Le jambon de Bayonne, une institution dans la région… Le boucher-charcutier Michel Apéçaréna est tombé dedans quand il était petit. Il fait visiter l’ancien séchoir au-dessus de la boucherie familiale, en plein centre de Salies, et explique que le jambon a une odeur, qui est pour lui celle de son enfance. Ses parents lui ont transmis la technique du salage, dont il livre la recette comme un trésor. Et si, aujourd’hui, Michel Apéçaréna ne sale plus son jambon parce que ses séchoirs ne sont plus aux normes, il recommande neuf mois de séchage, « le temps d’une grossesse », pour obtenir la saveur si singulière du jambon de son pays. Né à Salies, le boucher n’appartient pas à la Corporation des parts-prenants de la Fontaine salée, et pour cause, ses parents étaient basques. Et comme tous ceux qui n’en sont pas, il se sent plus basque que béarnais. C’est pourtant le même département, celui des Pyrénées-Atlantiques !

« On nous demande pourquoi on ne donne pas nos parts à la ville, explique le maire, les gens se sentent exclus quand ils ne font pas partie des parts-prenants, mais on ne peut pas, car la source est un trésor inaliénable et incessible, c’est écrit dans le livre noir. » Un trésor inaliénable et incessible qui fait des Salisiens une caste de privilégiés depuis des siècles. Exemptés de gabelle, ils détenaient un pouvoir – droit du sang et droit du sol – surpassant le droit régalien, et cela continuera tant que l’on trouvera du sel sous les pavés des maisons de la petite ville béarnaise. On dit même dans une chanson qu’« un Salisien vaut trois Béarnais » !

Avec les réserves de sel, inépuisables selon des études géologiques, les parts-prenants ont leur passeport pour l’éternité. D’ailleurs, il paraît que le sel de Salies contient une bactérie halophile (« qui aime le sel » en grec) au pouvoir insoupçonné. En attestent les bras des dames qui travaillent aux bains, qui ont conservé leur fraîcheur ! Aucune étude n’a été faite et le médecin de l’établissement ne peut pas le confirmer, mais cette bactérie permettrait de conserver la jeunesse. Une cure de jouvence, en somme. Chantal Manescau, la directrice des thermes, y croit et se bat pour le faire reconnaître. Après avoir fait grimper le nombre de curistes de 2 000 à 4 000 en quatre ans grâce à un gros travail d’investigation et de communication, elle prévoit d’ouvrir une grotte de sel au mois de juin où l’on viendra en pèlerinage de très loin, comme on vient à Lourdes, pour demander des miracles !

 

FRANÇOISE HARDY EST (ENFIN) TOMBÉE ENCEINTE APRÈS UNE CURE À SALIES

En été 1972, Françoise Hardy a tenté l’opération de la dernière chance à Salies, qu’elle raconte dans son livre. :

Puis quelqu’un évoqua Salies-de-Béarn, une ville d’eaux spécialisée dans les problèmes de stérilité féminine. Voulant mettre toutes les chances de mon côté, je m’organisai pour y faire une cure lors des prochaines vacances d’été. La dévouée Lina m’y conduisit dans la minuscule Fiat 500 qui remplaçait désormais ma somptueuse Rolls-Royce. […] On m’a conseillé de prévoir une inactivité complète d’au moins deux semaines à la suite de ma cure, ce qui, sur le moment, me parut curieux. Mais quand, après le premier bain, la première douche, je me suis sentie, c’est le cas de le dire, « totalement lessivée », je compris l’importance du conseil. Les soins consistaient à être immergée un temps donné dans une eau dosée de façon précise en fonction du problème, ainsi qu’à recevoir sur des points définis du corps des jets de douche, savamment calculés eux aussi, tant sur le plan de leur force que sur la composition de l’eau. Ils avaient lieu le matin et m’épuisaient tellement que je tenais à peine debout ensuite et passais chaque après-midi à me reposer dans ma chambre d’hôtel. […] Je sympathisai avec la gynécologue qui prenait très à coeur les tourments de ses patientes. […] Courant octobre, ma gynécologue parisienne, une femme au grand coeur et une adepte des médecines douces, m’annonça toute contente que j’étais enceinte. J’en avais tellement désespéré que j’eus l’impression de vivre le plus beau jour de ma vie. ■ « Le désespoir des singes et autres bagatelles », de Françoise Hardy, éd. Robert Laffont, 2008.


Les composants de ce sel « miraculeux »
La salinité de l’eau de Salies-de-Béarn est exceptionnelle : 290 grammes de sel par litre d’eau, soit plus de huit fois plus que l’eau de mer (35 grammes par litre) et davantage que la mer Morte (275 grammes par litre). La particularité de ce sel réside dans ses « inclusions fluides ». Elles se forment du fait de l’agencement irrégulier des atomes de chlore et de sodium lors de la cristallisation du sel. Ces petites cavités se remplissent d’eau de source concentrée qui reste piégée dans les cristaux de sel après sa cristallisation. C’est cette particularité du sel de Salies-de-Béarn qui en fait sa richesse en oligoéléments. C’est ainsi que, outre le chlorure de sodium, ce sel contient de nombreux éléments minéraux et oligoéléments indispensables au fonctionnement de notre organisme. Enfin,il présente des qualités microbiologiques constantes. Cela s’explique par le fait que l’eau de source est protégée des pollutions par l’épaisse couche argileuse qui la recouvre.


Ainsi, 100 grammes de sel contiennent
• 132 mg de potassium
• 129 mg de calcium
• 65 mg de magnésium
• 2,05 mg d’iode
• 0,86 mg de manganèse
• 0,7 mg de fer

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TABAC: Les parents fumeurs font des filles diabétiques - Journal of Developmental Origins of Health and Disease

TABAC: Les parents fumeurs font des filles diabétiques - Journal of Developmental Origins of Health and Disease | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Ou augmentent, avec l'exposition in utero au tabac, le risque de diabète de type 2 chez l'enfant. Ce lien entre le tabagisme prénatal et le diabète vient d'être établi par une étude de l'Université de Californie – Davis.
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Distilbène : l'interminable scandale

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Elles sont 80.000 en France, ont entre 37 et 64 ans (avec un âge moyen de 46 ans) et viennent d'apprendre une mauvaise nouvelle de plus....
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Les règles, un tabou ? Une exposition interroge ce sujet très peu ... - metronews

Les règles, un tabou ? Une exposition interroge ce sujet très peu ... - metronews | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Des flots de menstruations de l’artiste allemande Kiki Smith dessinant des trains, aux performances de l’artiste Orlan exposant son vagin pendant la période rouge, en passant par le sang symbolique d’Annette Messager et Christian Boltanski, des...
Fabienne G's insight:
Du pouvoir d'être une femme fertile !
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AUTISME: La pollution aux particules fines augmente le risque - Environmental Health Perspectives

AUTISME: La pollution aux particules fines augmente le risque  - Environmental Health Perspectives | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Les femmes exposées à des niveaux élevés de particules fines durant leur grossesse et en particulier au cours du troisième trimestre ont jusqu'à deux fois plus de risque d'avoir un enfant atteint d'autisme.
Fabienne G's insight:
Encore une maladie de pollution, sur au moins certaines de ses formes !
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GROSSESSE: Les 2 phtalates qui rongent le Q.I. des enfants - PLoS ONE

GROSSESSE: Les 2 phtalates qui rongent le Q.I. des enfants - PLoS ONE | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Les enfants fortement exposés in utero à des niveaux élevés de 2 phtalates couramment présents dans les produits ménagers, le phtalate de di-n-butyle (DnBP) et le phtalate de diisobutyle (DiBP) verront leur Q.I.
Fabienne G's insight:
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Polluants environnementaux : toujours les mêmes menaces pour la fertilité ? - Conception, Fertilité - Neufmois.fr

Polluants environnementaux : toujours les mêmes menaces pour la fertilité ? - Conception, Fertilité - Neufmois.fr | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Lors de la décennie écoulée, les alertes concernant les perturbateurs endocriniens ont tenu la vedette dans l’actualité santé. Mercure, plomb et bisphénol A sont impliqués dans les problèmes de fertilité des couples. Où en est-on aujourd’hui pour en préserver les enfants et les jeunes adultes (entre autre) ? Selon l’Institut national de veille sanitaire (InVS), ça va un peu mieux : trois polluants environnementaux, le plomb, le mercure et le bisphénol A, seraient en nette diminution.

Le bisphénol A, bon élève

Sans surprise, c’est le bisphénol A qui subit la plus forte baisse. L’exposition au BPA a été divisée par trois entre 2005 et 2011. Pour s’en convaincre, les chercheurs ont testés les urines de futures mamans lors de leur admission en maternité. Plus de 90% de celles-ci présentaient des concentrations détectables de BPA à hauteur de 0, 70µg/L. Entre 2003 et 2007, cette concentration atteignait 2,5 µg/L. Selon Laurence Guldner, qui coordonne le volet périnatal de l’étude InVS, la mobilisation autour du BPA dans les biberons, et plus généralement dans les contenants alimentaires, pourrait expliquer la baisse de ce polluant dans l’organisme des femmes enceintes. Une bonne nouvelle car le BPA a été reconnu comme menace avérée pour la fertilité masculine.

Le plomb : des résultats encourageants

En moyenne, le plomb est présent à hauteur de 8,30 µg/L. Ce dosage a été effectué via le sang de cordon de 1 968 jeunes mamans au moment de l‘accouchement. La concentration en plomb a diminué de 50% par rapport à l’étude de 2006, ce qui n’est pas négligeable. Un résultat sans doute imputable à l’interdiction de l’essence et des peintures au plomb. Et plutôt une chouette avancée, sachant que le plomb est considéré comme un important facteur de stérilité masculine.

Le mercure : peut mieux faire !

Le mercure reste, lui, le plus mauvais élève. La baisse de concentration est de 20% seulement (0,53µg/L vs 0,40µg/L), selon les dosages effectués à partir des cheveux de 1 799 jeunes mamans dans les jours suivants l’accouchement. Une baisse modeste mais qui prouve que les alertes lancées ont porté leurs fruits. La principale source de contamination par le mercure reste la consommation de certains poissons (espadon, thon, saumon, raie…), notamment pêchés dans l’Atlantique Nord qui est l’océan le plus contaminé. Sachant que le mercure peut augmenter la stérilité chez les femmes et les fausses couches, on s’attend tout de même à ce que ce métal se fasse de plus en plus discret dans l’environnement.

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Avortement, euthanasie, PMA... Le pape dénonce avec force les atteintes à la vie humaine - Pape et Vatican - Croire | Famille Chrétienne Famillechretienne.fr

Avortement, euthanasie, PMA... Le pape dénonce avec force les atteintes à la vie humaine - Pape et Vatican - Croire | Famille Chrétienne Famillechretienne.fr | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Devant plusieurs milliers de médecins catholiques italiens, le pape François a rappelé de façon très claire la position de l’Eglise sur les questions éthiques autour de la vie humaine, le 15 novembre.

Recevant en audience les membres de l’Association des médecins catholiques italiens, venus célébrer au Vatican les 70 ans de la fondation de leur association, le pape François a tout d’abord reconnu que grâce aux « progrès scientifiques et techniques, les possibilités de guérison physique avaient considérablement augmenté ». Pour le pontife, « les conquêtes de la science et de la médecine peuvent contribuer à l’amélioration de la vie humaine », mais à condition de ne pas s’éloigner « des racines éthiques de ces disciplines ».
« Il n’existe pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre », a alors rappelé le pape, avant d’insister : « La vie humaine est toujours sacrée, valide et inviolable, et comme telle elle doit être aimée, défendue et soignée ».
« La pensée dominante propose parfois une ‘fausse compassion’, a ensuite dénoncé le pape, celle qui considère que c’est une aide à la femme de favoriser l’avortement, un acte de dignité de procurer l’euthanasie, une conquête scientifique de ‘produire’ un enfant considéré comme un droit au lieu de l’accueillir comme un don, ou d’utiliser une vie humaine comme un cobaye de laboratoire pour en sauver probablement d’autres » .

Quittant son texte des yeux, et visiblement ému, le pape François a déploré : « on vit un temps d’expérimentation de la vie humaine, mais on l’expérimente mal ». « Fabriquer des enfants au lieu de les accueillir comme un don… on joue avec la vie, a-t-il insisté, c’est un péché contre Dieu créateur ».
L’avortement « n’est pas un problème religieux, ni philosophique, c’est un problème scientifique », a repris le pape en improvisant. « Il n’est pas licite de rejeter une vie humaine pour résoudre un problème », a-t-il poursuivi. De la même façon, a estimé le pontife, l’euthanasie, même « l’euthanasie cachée » dont sont victimes de « nombreuses personnes âgées », est « un péché contre Dieu créateur ». Dans ces circonstances, le pape a invité les médecins catholiques à faire des « choix courageux et à contre-courant », en vertu de « l’objection de conscience ».

Des paroles rares

Convaincu que le monde connaît la « pensée de l’Eglise »  sur ce type de questions, le pape François intervient rarement dans ce domaine. « Il n’est pas nécessaire d’en parler en permanence », expliquait-il ainsi durant l’été 2013 dans un entretien accordé aux revues jésuites, tout en tempérant : « Lorsqu’on en parle, il faut le faire dans un contexte précis ». C’est ainsi à de très rares reprises que le pape François a jusque-là évoqué directement l’avortement ou l’euthanasie, préférant fustiger avec force « la culture du rejet »  dont sont victimes des enfants et des personnes âgées, ou encore « la culture de la mort ».
En janvier dernier, cependant, le pape François avait assuré devant le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège que l’avortement lui faisait « horreur ». Deux mois plus tôt, dans son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, il indiquait de façon très claire que l’Eglise n’entendait pas changer de position sur la défense de la vie, en particulier dans son opposition à l’avortement et à l’euthanasie.

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Procréation assistée : « Le libéralisme à outrance appliqué à la ... - Le Figaro

Procréation assistée : « Le libéralisme à outrance appliqué à la ... - Le Figaro | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
INTERVIEW - Jacques Testart, biologiste, dénonce les artifices dont les femmes sont victimes.

Le biologiste Jacques Testart, pionnier des méthodes de procréation assistée, «père scientifique» du premier bébé-éprouvette français, dénonce «des artifices dont les femmes sont les victimes». Une dérive évoquée dans son livre Faire des enfants demain, paru cette année au Seuil.

LE FIGARO. - Que pensez-vous de la proposition d'Apple et de Facebook d'offrir aux femmes qui veulent faire carrière chez eux de congeler leurs ovocytes?

Jacques TESTART. - Je suis à peine surpris par cette proposition. C'est dans l'air du temps. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) s'était déjà prononcé en 2012 pour l'autorisation de cette technique de conservation des ovocytes à des fins sociétales et non seulement médicales, afin que des femmes jeunes, non stériles, puissent organiser leur vie comme elles le souhaitent et reporter leur maternité sans être angoissées par leur horloge biologique. C'est exactement ce que Facebook et Apple mettent aujourd'hui en musique.

De plus en plus de femmes retardent leur projet de maternité et se rendent compte sur le tard qu'elles ont du mal à devenir enceintes. Ce phénomène justifie-t-il la proposition de ces entreprises américaines?

Il faut s'interroger sur la raison qui pousse les femmes à retarder leur projet de grossesse. C'est avant tout parce qu'il est très mal vu de vouloir faire des bébés quand on veut faire carrière.

Vous avez dénoncé les dérives de la fabrication d'enfants «sur mesure». Faire des enfants «quand on veut» participe-t-il du même mouvement?

Oui, cela commence par la maîtrise du calendrier de la grossesse pour dériver vers le désir d'enfants «conformes». Aujourd'hui, aux États-Unis, pour faire une FIV (fécondation in vitro), il n'est plus nécessaire de démontrer que l'on est stérile et on a le droit d'avoir des exigences sur la «qualité» de l'enfant, sur son sexe. Tous les tests possibles peuvent être utilisés puisque la régulation éthique n'est pas la même que chez nous. Elle a été remplacée par des contrats avec des avocats.

Les mêmes propositions pourraient-elles arriver en France?

La congélation des ovocytes pour convenance personnelle sera un jour autorisée en France. Il n'y aura pas de manifestation de rue pour s'y opposer. En revanche, des groupes de pression poussent en ce sens. En France, nous avons un comité d'éthique, des lois qui font office de garde-fou. Mais cela nous permet seulement de gagner une dizaine d'années avant d'emboîter le pas à nos voisins anglais, espagnols, belges… L'Hexagone ne peut pas réguler la bioéthique mondiale, il ne faut pas se faire d'illusions.

Est-ce une première étape vers la fabrication d'enfants sur mesure?

Pas forcément. Mais l'idée que l'on peut procréer plus tard, quand on veut, peut entraîner l'idée que l'on peut choisir son enfant. C'est le libéralisme à outrance appliqué à la procréation. Cela fait partie d'un mouvement général qui se développe dans le monde. Ce que je crains le plus, c'est la congélation du tissu ovarien qui contient des milliers d'ovocytes potentiels. La recherche avance aujourd'hui sur la façon de les faire «mûrir». Dans cinq à dix ans, une femme pourrait ainsi avoir une centaine d'ovules disponibles à partir du prélèvement d'un petit morceau de la paroi de son ovaire congelé. À partir de cet énorme potentiel, je redoute que ne soit opéré un tri des embryons. Plus on a d'ovules, plus on a d'embryons, plus les possibilités de dérives vers le choix d'enfant «sur catalogue» sont nombreuses. Avec cinq ou dix ovules congelés, les risques de tri eugénique sont moindres.

Vous dénoncez une «externalisation» de la procréation, le fait qu'elle soit de plus en plus souvent prise en charge en dehors du corps…

On peut imaginer qu'avant la fin du siècle tous les enfants seront conçus dans des laboratoires pour éviter la stimulation ovarienne, pour pallier l'infertilité, mais aussi pour choisir l'enfant. On va prévoir l'enfant alors que, jusqu'à présent, il dépendait beaucoup du hasard. L'étape suivante sera de trier les embryons pour fabriquer un enfant qui ait potentiellement moins de pathologies. C'est prendre le risque de le réduire à un objet et donner l'illusion que l'enfant ne va pas avoir de problèmes. Les parents risquent forcément d'être déçus et l'on va mettre ces enfants dans une situation de dépendance par rapport à un projet parental. C'est une folie.

Certains évoquent une plus grande liberté pour les femmes, un affranchissement. Qu'en pensez-vous?

Ce ne sont pas des solutions biologiques ou médicales qui vont changer les choses. Ce sont des artifices dont les femmes sont les victimes. C'est toujours sous couvert de compassion que ces idées avancent dans nos sociétés démocratiques. Il n'est pas innocent que des entreprises comme Apple ou Facebook, porteuses d'une idéologie, initient ce mouvement. N'oublions pas que Google finance les recherches sur le transhumanisme. En France, cela nous paraît un peu fou mais aux États-Unis, cela représente des investissements énormes. Facebook est une multinationale qui s'adresse aux amis et aux amis d'amis… Les idées se répandent très vite et se nivellent.

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Femmes de 40 ans. Un bébé à tout prix ? - Le Télégramme

Femmes de 40 ans. Un bébé à tout prix ? - Le Télégramme | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Elles sont diplômées, occupent des postes à responsabilité dans la société. Mais à l'aube de la quarantaine, c'est la panique. Pas de compagnon, et surtout, pas d'enfant et une horloge biologique qui tourne...
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J'ai testé le traitement homéopathique booster de fertilité - Le blog de Testing-Girl

Cela fait un moment que je voulais partager avec vous ce qui m'a permis (peut-être) d'être enceinte plus rapidement pour mon petit lapin à venir...

Et oui, avec 3 ans de plus au compteur et surtout étant plus proche des 40ans, que des 30, je me disais que je ne tomberai pas aussi facilement enceinte pour mon 2ème que pour ma 1ère, c'est à dire au bout de 3-4 mois.

Alors, j'ai mis toutes les chances de mon côté dès le départ, avec courbe de température, tests d'ovulation et de grossesse en bandelettes car moins chers. D'ailleurs, si vous êtes intéressées, il m'en reste et je peux éventuellement vous en revendre. Et, surtout, j'ai déniché un traitement homéopathique sur un forum.

Alors je ne dis pas que ça fonctionne à tous les coups, mais plusieurs filles qui l'ont suivi, dont moi, sont tombées enceinte assez rapidement. Pour moi, ça c'est fait au bout de 4 mois (dont 1 mois OFF).

C'est sûr que le traitement demande un petit investissement en granules, surtout si ça "dure" un peu, mais ça peut-être bénéfique.

Le traitement, le voici:

Alors, déjà, il faut bien connaître la durée de votre cycle (facile à dire quand il est régulier, mais il existe certainement des granules pour réguler tout ça):

Pour un cycle classique de 28-30J (avec ovulation à environ J14-J16):

Ovarinum 7 ch à J5 (10 granules ou 1 dose)

Folliculinum 7 ch à J7 et J9 (1 dose)

Fsh 9ch à J12 (1 dose)

Progesreonum 7ch à 6/7 dpo (10 granules ou 1 dose)

Pour des cycles de 31-32J (ovulation à J17-J18):

Ovarinum 7 ch à J6 (10 granules ou 1 dose)

Folliculinum 7 ch à J8 et J11 (1 dose)

Fsh 9ch à J12 (1 dose)

Progesreonum 7ch à 6/7 dpo (10 granules ou 1 dose)

Pour des cycles de 33-35J (ovulation à J19-J21):

Ovarinum 7 ch à J7 (10 granules ou 1 dose)

Folliculinum 7 ch à J9 et J12 (1 dose)

Fsh 9ch à J12 (1 dose)

Progesreonum 7ch à 6/7 dpo (10 granules ou 1 dose)

Pour des cycles de 36J et + (ovulation à J22 et +):

Ovarinum 7 ch à J9 (10 granules ou 1 dose)

Folliculinum 7 ch à J11 et J14 (1 dose)

Fsh 9ch à J12 (1 dose)

Progesreonum 7ch à 6/7 dpo (10 granules ou 1 dose)

 

Ensuite, il y a d'autres granules à prendre pour des effets plus spécifiques si besoin:

Pour améliorer les glaires, à prendre uniquement avant l'ovulation:

 Gelsemium 9 ch et Lycopodium 9 ch (5 granules matin et soir)

 Huile de bourrache et Huile d'onagre (2 capsules matin et soir)

Pour lutter contre l'impact psychologique des essais ou d'une PMA (personnellement, je n'étais pas en parcours PMA, mais j'ai vu l'effet bénéfique sur le stress qui "monte" en 2ème partie de cycle, je les ai donc prises vers la fin du cycle):

Igniata amara 9CH, 5 granules matin et soir 

Gelsenium 9CH, 5 granules matin et soir 

Et enfin, pour réguler des cycles trop longs (+ de 35J), on peut ajouter:

LHRH 15CH, 5 granules tous les matins, sauf au moment des règles 

Folliculinum 15CH, 1 dose à J15 et une autre à J29 du cycle

Progesteronum 5CH, 5 granules de J17 jusqu'au jour des règles 

 

Personnellement, je n'ai pas eu à tout prendre, après il faut voir en fonction de vous et de vos besoin.

J'ai préféré aussi prendre des tubes, plutôt que des doses quand c'était possible, car même si les tubes sont plus cher à l'achat qu'une dose, on peut les utiliser sur plusieurs cycles (ce qui est souvent le cas), alors que pour des doses, il faut en racheter à chaque cycle.

On arrive facilement à 15-20€ de granules pour le 1er cycle, mais si ça peut faire venir bébé plus vite...

Si vous aussi essayez ce traitement, ça serait chouette de me faire un retour en commentaire. On pourrait voir si effectivement il est efficace !

Fabienne G's insight:

Les traitements homéo de mon blog testés et approuvés !

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