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Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse
Revue de presse et évènements du site Avoir un bébé
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Disney métamorphose Johnny Depp et Meryl Streep dans "Into the ... - Le Point

Disney métamorphose Johnny Depp et Meryl Streep dans "Into the ... - Le Point | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Le Point Disney métamorphose Johnny Depp et Meryl Streep dans "Into the ... Le Point On suit ainsi les aventures d'un boulanger et de sa femme, frappés de stérilité par une sorcière.
Fabienne G's insight:
Lutter contre la stérilité version Disney... Et si c'était aussi simple que cela ?
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A Exoudun, l'eau vante ses vertus magiques - la Nouvelle République

A Exoudun, l'eau vante ses vertus magiques - la Nouvelle République | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
la Nouvelle République A Exoudun, l'eau vante ses vertus magiques la Nouvelle République Les bords de la Sèvre niortaise recèlent bien des légendes. Dans la commune de caractère d'Exoudun, deux fontaines présagent mariage et fécondité.
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Le bacon peut nuire à la fertilité masculine

Le bacon peut nuire à la fertilité masculine | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Des chercheurs américains ont montré que manger trop de viande transformée, telle que le bacon, pouvait nuire à la qualité du sperme et donc à la fertilité masculine. (Selon une étude, le #bacon pourrait affecter la fertilité masculine.
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Troubles de la FERTILITÉ et risque psychiatrique accru chez l'enfant - ESHRE

Troubles de la FERTILITÉ et risque psychiatrique accru chez l'enfant  - ESHRE | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Est-ce lié à des facteurs liés à l'infertilité génétique ou biologique de la mère ou à son traitement ? Si cette grande étude danoise de population ne le dit pas, elle révèle un risque plus élevé de troubles psychiatrique chez les enfants nés de femmes ayant des troubles de la fertilité que les enfants conçus naturellement. Les conclusions, présentées à la 30e réunion annuelle de l’European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) aboutissent à une augmentation du risque certes modeste mais persistante jusqu'à l'âge adulte.

 

Le Dr Allan Jensen de l'Université de Copenhague a travaillé sur les données de plus de 2 millions d’enfants (n=2.430.826) dont 124.384 (5%) nés de mères ayant des troubles de la fertilité. Les enfants ont été suivis ont été suivis durant plus de 20 ans. Au cours de cette période, 170.240 enfants ont été hospitalisés pour trouble psychiatrique. C’est l’ampleur de l’échantillon qui a permis aux chercheurs d’identifier un risque accru, bien que faible en valeur absolue que d’autres études n’avaient pas permis d‘identifier. L’analyse constate en effet, chez les enfants de mères ayant connu des troubles de la fertilité vs chez les enfants conçus naturellement :

·         une incidence accrue de 33% de troubles psychiatriques chez les enfants nés de femmes ayant des problèmes de fertilité,·         de 27% et 32% pour la schizophrénie et les psychoses,·         de 37% pour l'anxiété et autres névroses,·         de 13% pour les troubles du comportement alimentaire (TCA),·         de 28% pour les troubles du développement mental, dont les TSA (22%) et le TDAH (40%).

 

L'augmentation des risques persiste à l'âge adulte : Une analyse plus fine, par période de vie montre que ces estimations de risque n’évoluent pas  de l'enfance (0-19 ans) au début de l’âge adulte (≥ 20 ans). Si globalement, le risque reste faible, les auteurs appellent les professionnels impliqués dans le diagnostic et le traitement des troubles de la fertilité à le prendre en compte, tout en le mettant en perspective avec les bénéfices physiques et psychologiques d’une grossesse. Ainsi, selon cette étude, 1,9% de tous les troubles psychiatriques diagnostiqués chez les enfants –ici, au Danemark- seraient  associés à l'infertilité de la mère.

 

En cause, l’infertilité ou son traitement ? Malgré sa taille, l'étude n’établit pas si l'augmentation du risque a été associée à des facteurs liés à l'infertilité ou à son traitement et les mécanismes exacts derrière cette augmentation restent inconnus. Cependant, les chercheurs suggèrent que des gènes endommagés « codant pour » les troubles psychiatriques, surreprésentés chez les femmes ayant des problèmes de fertilité pourraient expliquer, du moins en partie, le risque accru de maladies psychiatriques chez l’enfant.

 

Source: ESHRE 2014 Increased risk of psychiatric disorders in children born to women with fertility problems: results from a large Danish population-based cohort study

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Augmentez votre fertilité par la naturopathie

Augmentez votre fertilité par la naturopathie | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Avant de vous lancer dans la conception, voici des conseils en naturopathie pour vous permettre d’être au maximum de votre potentiel santé.

Êtes-vous prêt et prête à changer votre vie? Car, oui, un enfant transforme une vie! Il y a des changements importants à apporter à vos habitudes de vie, et ce, dès l’étape de la préconception. Tout ce qui entre dans votre corps, tout ce que vous respirez, votre niveau de stress et d’émotions et même votre environnement affecteront la qualité de l’ovule et du spermatozoïde. Si vous avez des carences vitaminiques et minérales, il faudra y remédier. Si vous prenez des médicaments, il faudra consulter un médecin, car tous les médicaments ont des effets secondaires.

Saviez-vous que 4 mois de préparation sont idéaux avant de concevoir un enfant? C’est effectivement ce temps que prendra votre corps à éliminer certaines toxines et à augmenter la qualité de votre sang en nutriments essentiels. De plus, il faut aussi prévoir environ trois mois pour renouveler entièrement l’armée de spermatozoïdes. C’est pourquoi LES DEUX partenaires, l’HOMME et la FEMME, doivent prendre au sérieux les recommandations qui suivent.

Améliorez votre alimentation

Adoptez un régime alimentaire de 25 % ou plus de protéines et 40 % ou moins de glucides.
Ce type de régime améliore la qualité des œufs et double le taux de grossesse en FIV, Fécondation in vitro. Pour avoir un plan alimentaire détaillé et personnalisé, n’hésitez pas à rencontrer une naturopathe agréée.

Évitez les produits laitiers faibles en matières grasses, et consommez des produits laitiers riches en gras.
Oui, vous avez bien lu! La consommation de produits laitiers faibles en gras augmente le risque d’infertilité inexpliquée de 85 %, alors que la consommation de produits laitiers riches en matière grasse peut diminuer ce risque (elle réduit le risque d’infertilité inexpliquée et de cycle anovulatoire par 27 % et 50 %, respectivement).

Augmenter votre consommation de gras mono-insaturés dans l’alimentation améliore votre fertilité.
Consommez de l’huile d’olive extra-vierge et des avocats. Dans une étude de quelques 17 000 femmes menée par la Harvard School of Public Health, les chercheurs ont été en mesure de définir un groupe d’aliments qui favorise la fécondité. Consommer plus de gras mono-insaturés (comme l’huile d’olive) et moins de gras trans (comme ceux qu’on retrouve dans de nombreux produits de boulangerie ou dans la restauration rapide) a été l’une des clés de l’augmentation de la fertilité.

Consommez des gras saturés de qualité
Les gras saturés de qualité diminuent le risque de stérilité de 17 % (choisir des sources biologiques telles que le beurre biologique et la viande rouge biologique provenant d’animaux nourris à l’herbe). La consommation des gras saturés dans un régime alimentaire sain est associée à une fécondité plus élevée.

Réduisez la consommation de glucides raffinés et remplacez les glucides raffinés par des aliments riches en fibres.
Manger des aliments riches en fibres (par exemple des graines de chia ou les graines de lin) et à faible indice glycémique, tout en réduisant la consommation de glucides et de sucres raffinés, est un des principes alimentaires qui est essentiel pour accroître la fertilité.

Évitez le soya
Le soya provoque une fausse-couche et l’infertilité chez la souris. Lorsqu’on donne du soya à une souris, elle a des cycles menstruels anormaux, sa fonction ovarienne est altérée et a une hypofertilité. Ayez des habitudes de vie saines.

Arrêtez la cigarette

La cigarette diminue vos chances de concevoir, car le tabac réduit le niveau d’estrogènes, donc vous aurez moins d’années de fertilité. Il fait également vieillir vos ovaires et épuiser vos œufs prématurément, et réduit ainsi votre capacité à tomber enceinte.

La cigarette rend aussi l’ovule plus difficile à pénétrer par les spermatozoïdes et ceux-ci ont plus de difficulté à atteindre l’ovule, car la glaire cervicale est plus consistante chez les fumeuses. Il est démontré que la cigarette endommage la structure et la forme des spermatozoïdes causant l’infertilité. Outre que la cigarette endommage votre col de l’utérus et les trompes de Fallope, le tabagisme augmente aussi le risque de fausse-couche.  

Sachez que les effets du tabac prennent quelques mois à disparaître. C’est la chose LA PLUS IMPORTANTE avant de concevoir.

Attention à l’alcoolBoire plus un verre par jour réduit les chances de tomber enceinte de 50 %.Boire un verre par jour réduit les chances de tomber enceinte de 30 %.Ne buvez pas d’alcool avant la conception.

L’alcool réduit le taux de naissance vivante de 21 % chez les patients de la fécondation in vitro (FIV). Les femmes buvant au moins quatre verres par semaine avaient 16 % moins de chance de donner naissance par rapport à celles qui buvaient moins de quatre verres par semaine. Pour les couples dont les deux partenaires ont bu au moins quatre verres par semaine, les chances de naissance étaient 21 % inférieures par rapport aux couples où les deux buvaient moins de quatre verres par semaine. CONCLUSION : La consommation d’aussi peu que quatre boissons alcoolisées par semaine est associée à une diminution du taux de naissance par FIV.

Il faut trois mois après une soirée d’abus d’alcool pour que le nombre de spermatozoïdes redevienne normal.

Ayez un indice de masse corporelle sain, entre 20 et 25

Calculer son indice de masse corporelle (IMC) permet de chiffrer un excès ou une insuffisance de poids. Le résultat permet de connaître le nombre de livres à perdre ou à gagner pour une santé optimale. Il s’agit toutefois d’un outil incomplet puisqu’il ne tient pas compte de la masse musculaire, de l’ossature et de la répartition des graisses. Un test plus complet serait une analyse de la composition corporelle que vous pouvez faire chez un naturopathe agréé.

Un indice de masse corporelle supérieur à 30 vous positionne dans la catégorie obésité. L’obésité provoque des effets indésirables complexes tels que des changements hormonaux et la résistance à l’insuline. Des preuves considérables suggèrent qu’un effet négatif de l’obésité est le risque de complications maternelles et de fausses-couches. Les obèses sont également plus sujettes à l’infertilité. La méthode la plus importante pour améliorer les performances de reproduction chez les femmes obèses est la perte de poids qui peut être atteinte avec des changements de style de vie et de l’alimentation à l’aide d’un naturopathe. (référence)

Soyez active, faites de l’exercice

L’implantation de l’activité physique augmente les chances de grossesse et tend à diminuer le risque de fausse-couche. De plus, les femmes qui étaient physiquement plus actives étaient plus susceptibles d’avoir un taux d’implantation accrue et une naissance dans les traitements en fécondation in vitro.

Apprenez à bien gérer votre stress

Dans les études menées par Alice Domar, PhD, de l’Institut Mind-Body de Harvard, les femmes qui ont subi un traitement de réduction du stress ont connu des hausses spectaculaires dans leur capacité à tomber enceinte. En fait, même les femmes qui ont déjà été soumises à des traitements de fertilité ont eu de meilleurs résultats lorsque le stress a été maintenu sous contrôle.

L’esprit et le système reproducteur sont étroitement liés; le stress peut dérégler votre glande pituitaire qui est le centre de contrôle des principales hormones de fertilité. Pour le cerveau, il est normal d’empêcher la grossesse lorsque vous êtes sous tension, c’est un moyen naturel de protection; dans toutes les espèces, une femelle qui ne se sent pas en sécurité ne pourra pas concevoir. On sait aussi qu’une tension prolongée peut provoquer des spasmes dans les trompes de Fallope, ce qui empêche l’ovule fécondé de descendre jusqu’à l’utérus. Le stress peut aussi inhiber la production de testostérone chez l’homme, entrainant une baisse de libido. Bref, une bonne gestion de stress est ESSENTIELLE. Trouvez-vous des moyens de libérer votre stress : yoga, natation, marche, respiration, méditation, etc.

Et vous, qu’en pensez-vous? Est-ce que 4 mois de préparation sont de trop avant de concevoir un enfant? Avez-vous d’autres conseils à partager? Changer ses habitudes de vie n’est pas toujours facile à faire seul. N’hésitez pas à demander de l’aide pour des conseils personnalisés auprès d’un naturopathe agréé.

Dominique AbranNaturopathe

Dominique Abran, membre de l’Association des Naturopathes Agréées du Québec (ANAQ), est heureuse de mettre à profit son expérience de naturopathe et de mère afin de vous aider à maintenir et à rétablir votre état de santé, grâce à des moyens naturels. La naturopathie offre une approche globale basée sur une multitude de ressources permettant à l’être humain de retrouver son équilibre et de progresser vers une santé optimale. Visitez son site internet www.manaturopathe.com. Dominique Abran, Naturopathe agréée Clinique Santé du Quartier 1133 St-Joseph Est Montréal H2J 1L5

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Le sperme de donneurs âgés serait tout aussi efficace - TopSanté

Le sperme de donneurs âgés serait tout aussi efficace - TopSanté | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Dans le cadre d'une insémination artificielle par don de sperme, des chercheurs ont démontré que celui de donneurs âgés avait le même taux de réussite que celui des hommes plus jeunes.

Au Royaume-Uni, l'âge moyen des donneurs de sperme a augmenté depuis la loi de 2005 qui supprime le droit à l'anonymat. Depuis cette date, les donneurs doivent laisser leur identité pour que les enfants nés d'un don de gamètes puissent éventuellement les contacter à leur majorité. Les médecins et les femmes étaient inquiets et se demandaient si leurs chances de tomber enceinte n'allaient pas être réduites en utilisant du sperme de donneurs plus âgés.

Mais la dernière étude n'a trouvé aucune différence dans le taux de bébés nés vivants par rapport à l'âge du donneur de sperme. L'étude, menée par le Dr Meenakshi Choudhary, du Centre de fertilité de Newcastle avec son collègue le Dr Navdeep Ghuman, a porté sur 40 000 cycles de traitement impliquant un donneur de sperme entre 1991 et 2012 à partir de la base de données tenue par la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA).

Pas de baisse des naissances avec l'augmentation de l'âge des hommes

Le Dr Meenakshi Choudhary est très claire : "c'est la qualité du sperme des hommes plutôt que l'âge qui compte". Chez les patients donneurs d'insémination, pour un donneur âgé de moins de 20 ans, le taux de natalité était de 9,7%. Pour un donneur âgé entre 41 et 45 ans, le taux s'élève à 12%.

Les femmes sont légèrement plus susceptibles d'avoir un bébé si le sperme a été donné par un homme d'âge moyen "parce qu'il a prouvé sa fécondité en ayant une famille avant", explique le Dr Choudhary.

Inquiétude autour de la pénurie de donneurs de sperme

Les lignes directrices actuelles du Royaume-Uni suggèrent que les hommes de plus de 40 ans ne doivent pas donner et créent ainsi de longues listes d'attente. Résultats, au moins un quart de sperme de donneur utilisé dans les cliniques de fertilité britanniques vient de l'étranger et en grande partie du Danemark.

Les conclusions de l'étude devraient donc aider le Royaume-Uni à revoir son jugement et à rassurer les femmes: "compte tenu de la nécessité d'avoir plus de donneurs de sperme au Royaume-Uni, il est peut-être temps que les lignes directrices sur le don de sperme soient examinées à la lumière de cette étude, pour envisager d'étendre l'âge limite" ajoute Sarah Norcross, directrice du Progress Educational Trust.

Jusqu'à maintenant, les doutes quant à un sperme âgé portaient sur le risque accru de fausse couche ou de malformations congénitales. L'âge avancé a souvent été aussi associé à des troubles chez l'enfant sur le long terme. Mais le Dr Choudhary invoque le manque de données disponibles pour l'affirmer.

Le Professeur Allan Pacey président de la British Fertility Society, lui, n'est pas de cet avis et assure que la hausse de ces troubles est "très faible, mais détectable". Il se montre d'ailleurs plutôt inquiet et frileux quant à une hausse de la limite d'âge pour les donneurs de sperme à 45 ans "en raison des effets possibles sur la santé des enfants".

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Contraceptifs oraux et réserve ovarienne : une étude jette le doute | Le Quotidien du Medecin

Contraceptifs oraux et réserve ovarienne : une étude jette le doute | Le Quotidien du Medecin | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Chez les patientes qui consultent pour une évaluation de leur fertilité, la contraception orale combinée serait associée à une réserve ovarienne plus faible, selon les résultats d’une étude danoise présentés mardi 1er juillet lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), qui se tient à Munich jusqu’à mercredi.

Kathrine Birch Petersen et ses collègues de l’université de Copenhague ont mené ces travaux sur 833 femmes ayant consulté la clinique de l’université pour une évaluation de leur fertilité. Une échographie transvaginale a été réalisée chez chacune de ces patientes, ainsi qu’un dosage de l’hormone antimüllérienne (AMH). Cette dernière étant sécrétée par les cellules de la granulosa qui entourent les follicules, son dosage sérique constitue un bon index de la réserve ovarienne.

Pas de différence au niveau des plus petits follicules

Les volumes moyens des ovaires des femmes sous contraception orale (près de 30 % du groupe) étaient significativement plus réduits que ceux des patientes employant d’autres moyens de contraception : de 29 à 52 % plus petits selon les groupes, avec une réduction plus prononcée chez les femmes de 19 à 30 ans (p inférieur à 0,0005).

Comparées aux femmes qui utilisaient un autre moyen de contraception, les patientes sous contraceptifs oraux combinés présentaient une diminution moyenne de 19 % du taux d’AMH, et une diminution de 16 % du nombre de follicules antraux. Après ajustement pour l’âge, l’indice de masse corporelle, le tabagisme et l’âge de leur mère au moment de la ménopause, les femmes sous contraception orale présentaient toujours une diminution de 30 % du taux d’AMH et un nombre de follicules antraux réduit de 20 %.

Cette baisse du nombre de follicules observée chez les femmes utilisant sous contraception orale n’était pas homogène. Elle était significative en ce qui concerne les plus gros follicules antraux (de 5 à 7 mm et de 8 à 10 mm) mais pas pour les plus petits, compris entre 2 et 4 mm.

Des biais possibles

De l’aveu même des auteurs, le fait d’avoir réalisé une telle étude sur une population de femmes qui se questionnaient sur leur fertilité, et qui rencontraient donc probablement des difficultés à concevoir, constitue un biais potentiel. Ces résultats, qui seront soumis à la revue « Human Reproduction » en septembre prochain, sont donc à considérer avec prudence.

Damien Coulomb

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GPA, PMA : la décision de la CEDH va-t-elle changer le sort des ... - Francetv info

GPA, PMA : la décision de la CEDH va-t-elle changer le sort des ... - Francetv info | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
La Cour européenne des droits de l'homme estime que la France doit reconnaître les enfants nés de mères porteuses à l'étranger. Dans l'Hexagone, la situation des familles concernées reste pour l'instant floue.

Tout au long des débats sur le mariage pour tous, le gouvernement l'avait martelé : pas question d'autoriser la gestation pour autrui (GPA) en France, une méthode de procréation fermement contestée par les opposants à la loi Taubira. Malgré cette fin de non-recevoir de l'exécutif, le débat revient dans l'Hexagone, via la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), saisie par deux couples hétérosexuels.

Oui, la France a le droit d'interdire la GPA sur son territoire. Non, elle ne peut pas refuser de reconnaître les enfants nés de mères porteuses à l'étranger, car c'est une atteinte à leur "identité". C'est en substance la conclusion de la CEDH, dans un arrêt rendu jeudi 26 juin, qui fera jurisprudence si la France ne demande pas un renvoi de l'affaire dans les trois mois.

Des enfants face à un flou juridique

L'Hexagone condamne la gestation pour autrui sur son sol. Mais dans les faits, ils seraient déjà des centaines à être nés de mères porteuses à l'étranger. Surnommés "les enfants fantômes de la République", ils vivent pour certains sur le territoire avec le passeport du pays dans lequel ils sont nés, rappelle Le Monde, sans carte d'identité française, ni livret de famille.

Le sujet, épineux, en rappelle un autre : celui des enfants nés via la procréation médicalement assistée (PMA). Dans l'Hexagone, seuls les couples hétérosexuels peuvent y avoir recours, sous conditions. Pas les couples homosexuels. Ce qui n'est pas le cas chez certains de nos voisins, comme en Belgique, où les lesbiennes y ont accès. Des Françaises font donc le voyage en Belgique pour concevoir ces "bébés Thalys".

Si l'interdiction n'est pas explicite, le devenir des enfants issus de ce mode de procréation divise la justice : le tribunal de Niort (Deux-Sèvres) a récemment validé les demandes d'adoption plénière formulées par trois couples de femmes mariées, estimant ne pas avoir à s'interroger sur le mode de conception de l'enfant. A l'inverse, à Versailles (Yvelines), le tribunal a refusé une demande similaire, au motif que l'enfant avait été conçu par PMA, "une fraude à la loi".

La CEDH invoque l'intérêt de l'enfant

Pour la GPA, l'arrêt de la CEDH pourrait changer la situation des enfants nés via cette méthode de procréation. Déjà, début 2013, Christiane Taubira avait tenté de s'attaquer au problème avec une circulaire très contestée, visant à faciliter la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants nés de mères porteuses à l'étranger. Une "légalisation de fait" de la GPA dans l'Hexagone, avait tonné l'opposition à l'époque, en plein débat sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe.

"Cet arrêt de la CEDH sécurise la circulaire Taubira, qui était attaquée devant le Conseil d'Etat, se félicite, auprès de francetv info, Patrice Spinosi, avocat d'un des couples requérants. Et puis cette circulaire ne réglait pas la question de la filiation : elle ne donnait pas à l'enfant le droit d'hériter de ses parents, le droit à la Sécurité sociale de ses parents..."

Une réaction à l'opposée de la "consternation" de l'association Les juristes pour l'enfance, hostile aux mères porteuses. "La Cour européenne empêche la Cour de cassation de rendre efficace l'interdiction de la GPA en France, dénonce Aude Mirkovic, universitaire et porte-parole de l'association. Désormais, chacun sait qu'on peut aller à l'étranger s'acheter un enfant."

Du côté du gouvernement, on temporise. La secrétaire d'Etat à la Famille a "pris acte" de la décision de la CEDH, mais a promis de "tenir" sur le principe "fort" de non-commercialisation du corps humain. Laurence Rossignol évoque "un sujet compliqué" et demande du temps pour trouver une solution : "Ce que je peux vous dire, c'est qu'on va tenir sur la non-marchandisation du corps."

Vers une nouvelle jurisprudence ?

Après la décision de la cour de Versailles sur la PMA, l'entourage de Laurence Rossignol avait assuré – sans plus de précisions – que la secrétaire d'Etat était "attachée à ce que l'esprit de la loi" sur le mariage homosexuel "soit appliqué". Une manière de sous-entendre que le projet de loi sur le mariage pour tous répondait déjà à la question des enfants nés d'une PMA à l'étranger.

Pourtant, "la loi n'est pas claire", estime Virginie Ricaud-Murat, avocate spécialisée en droit de la famille, dans une interview à Atlantico. "Il faut que le gouvernement statue sur la PMA car cette situation crée des injustices", réclame Caroline Elkouby Salomon, autre avocate spécialisée, dans L'Express. Pour trancher sur l'interprétation du texte, le tribunal de grande instance de Poitiers (Vienne) a saisi la Cour de cassation sur la question.

La décision de la CEDH sur la GPA pourrait-elle influer sur le processus ? "Cet arrêt n'est pas totalement transposable à la question de la PMA, prévient Patrice Spinosi. Mais la méthode, oui : il faut s'assurer que l'intérêt de l'enfant soit garanti." Selon Le Figaro, la réponse de la Cour de cassation est attendue d'ici l'automne.

Fabienne G's insight:

C'est quand même le triomphe de l'hypocrisie !

Si une mère lesbienne avoue que c'est un "bébé Thalys", l'enfant est pénalisé alors que si elle déclare l'avoir "conçu à l'ancienne", même sur une aventure d'un soir, l'enfant pourrait être adopté par la conjointe de sa mère...

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Quand avoir un enfant est compliqué - la Nouvelle République

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Confrontée à l’infertilité, Véronique Aupy, 45 ans, qui a grandi à Mer, dans le Loir-et-Cher, vient d’écrire un livre, où elle raconte la souffrance psychologique qu’elle a subie.

Elle ne se voyait pas vivre sans enfant. Former une famille faisait partie de ses plans. Elle pensait que ce serait simple, comme pour de nombreux couples. Il en fut autrement pour cette femme qui a passé son enfance en Loir-et-Cher.

Quand elle rencontre son compagnon à l'âge de 20 ans, sa préoccupation principale est de terminer ses études pour assurer son avenir professionnel. « Quand on a décidé d'avoir un bébé – j'avais alors 27 ans – ça faisait deux ans que j'avais un poste stable en CDI et on venait d'acheter un appartement. Nous étions prêts à accueillir un enfant. J'avais entendu dire qu'il fallait compter trois-quatre mois pour être enceinte. Au bout de six mois, rien. »
Elle en parle à son gynécologue. Celui-ci lui répond que ce n'est pas normal. « Nous rentrons alors dans un circuit médicalisé, sans prendre conscience qu'on pouvait avoir un problème. » Véronique et son mari se livrent à de multiples examens, qui ne soulignent aucun problème particulier, ni pour l'un, ni pour l'autre. Mais aucune grossesse à l'horizon. Un an et demi après l'arrêt de sa pilule contraceptive, Véronique subit une insémination artificielle à Paris. « Je tombe enceinte, mais au bout d'un mois, je perds le bébé. » En cinq ans, elle subit dix inséminations et deux fécondations in vitro. « Tout s'est soldé par un échec. Nous avons décidé d'arrêter. A la fin, j'étais plus épuisée psychologiquement que physiquement. » Le couple fait progressivement son deuil de l'enfant biologique et chemine vers l'adoption. « Nous nous sommes lancés dans les démarches d'adoption. J'ai vécu cela comme une renaissance, car cette fois, je savais qu'à terme, j'allais avoir un enfant, même si c'était dans quelques années. Nous nous sommes orientés vers une adoption en Chine. »

" L'arrivée des enfants ne gomme pas tout "

Le temps passe, le couple réunit les documents nécessaires, puis va récupérer son dossier d'adoption légalisé au consulat de Chine à Paris. A ce moment-là, survient une nouvelle inattendue : Véronique attend un bébé. Un miracle. « Je ne voulais pas trop y croire. J'avais tellement peur de le perdre. Avant de renoncer à l'adoption, on a attendu un peu. » Sa grossesse s'avère compliquée, mais, en 2006, à 37 ans, elle donne naissance à sa fille. « Quand, à la sortie de la maternité, on m'a prescrit un contraceptif, j'ai déchiré l'ordonnance. Si par bonheur je pouvais à nouveau être enceinte… » La paix retrouvée avec elle-même, un second bébé est arrivé au sein du foyer. « Ni la médecine ni moi-même n'expliquons pourquoi je suis parvenue à avoir des enfants. Il y a certainement des éléments qu'on ne maîtrise pas… »
De cette histoire, Véronique Aupy, aujourd'hui domiciliée dans le Loiret, a écrit un livre, dans le but d'aider des femmes vivant cette même situation. « Ce livre est un point final à cette histoire, même si je reste très concernée par la stérilité. » Dans son ouvrage, elle ne s'attarde pas sur les différents protocoles médicaux. Elle a préféré aborder la souffrance psychologique de cette stérilité. « J'évoque cette difficulté de vivre normalement. Pendant que les autres avançaient, moi, je stagnais. » Véronique confie qu'elle et son mari se sont repliés sur eux-mêmes avec un cercle d'amis restreint.
« L'arrivée des enfants ne gomme pas tout. De ces dix ans de souffrance, il reste des cicatrices. »

« Avoir un enfant : je pensais que ce serait facile mais… » de Véronique Aupy, aux Éditions La Bruyère. Disponible en librairie ou sur commande. Prix : 16 euros.

Fabienne G's insight:

Quand ça se finit bien, il reste pourtant des marques

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GPA, PMA : quel sera l'impact de la décision de la CEDH sur le droit ... - Le Monde

GPA, PMA : quel sera l'impact de la décision de la CEDH sur le droit ... - Le Monde | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), a condamné, jeudi 26 juin, la France pour avoir refusé de transcrire à l'état civil les actes de naissance d'enfants nés par mères porteuses aux Etats-Unis.

Vu leurs motivations, ces arrêts devraient avoir des conséquences concrètes sur la pratique des tribunaux en France pour tous les enfants nés d'une gestation par autrui (GPA), voire pour ceux nés par procréation médicalement assistée (PMA) au sein des couples de femmes, et éventuellement sur les choix politiques du pouvoir.

Quelle est la première conséquence de la décision de la CEDH ?

Cette décision concerne au premier chef les deux familles qui ont mené ce combat judiciaire. Les jumelles Mennesson et Juliette Labassee, nées respectivement en 2000 et 2001 aux Etats-Unis, donc citoyennes américaines, verront leur filiation, légalement établie aux Etats-Unis, reconnue par notre pays. Leur nationalité française (qui est de droit quand au moins un des parents est français) sera officialisée.

Pourquoi l'établissement de liens de filiation établis à l'étranger était-elle interdite par la France ?

Jusqu'à présent, la Cour de cassation a interdit toute reconnaissance de liens de filiation établis à l'étranger pour divers motifs, dont le plus récent est la fraude à la loi. Elle estime que lorsque des personnes ont cherché à contourner la loi française en se rendant à l'étranger pour y bénéficier de pratiques qui leur sont interdites dans l'Hexagone, en l'occurrence l'aide médicale à la procréation, aucun effet juridique des actes établis à l'étranger n'est reconnu à leur retour. Cette non-reconnaissance serait le meilleur moyen, selon les juristes favorables à cette interprétation, de dissuader les futurs couples de s'engager dans cette voie.

L'argument de la fraude à la loi a également été utilisé pour justifier le refus d'accorder l'adoption d'enfants nés par PMA au sein de couples de femmes, prononcé par deux tribunaux. Le sujet est désormais porté devant la Cour de cassation. Pour Me Patrice Spinosi, l'avocat des époux Mennesson, couple emblétique du combat sur la GPA :

« La CEDH renverse le raisonnement. La Cour ne part pas de la pratique des parents, mais des enfants, qu'elle pose comme premiers sujets de droit. »

La CEDH souligne les incertitudes qui résultent pour eux de la situation des enfants, en matière de filiation, de nationalité et d'héritage. Elle affirme que cette situation « porte atteinte à leur identité au sein de la société française » et condamne la France au nom du « droit au respect de leur vie privée » et de « l'intérêt supérieur des enfants ».

Me Spinosi ajoute :

« Le raisonnement de la Cour de cassation est battu en brèche. Elle doit revenir sur sa jurisprudence. La décision a été prise à l'unanimité et est parfaitement claire. »
Combien d'enfants sont concernés ?

La secrétaire d'Etat chargée de la famille, Laurence Rossignol, a affirmé vendredi 27 juin, à l'Assemblée nationale, que la France ne contesterait pas l'arrêt. Une fois le délai d'appel de trois mois écoulé, de nombreuses familles concernées devraient donc effectuer la demande de retranscription à l'état civil. 2 000 enfants sont concernés, selon les évaluations des associations.

Quelles sont désormais les différentes possibilités pour le gouvernement français ?

Le gouvernement peut choisir de laisser les tribunaux juger et mettre la France en conformité avec la décision européenne.

Il pourrait aussi agir plus rapidement, par le biais d'une circulaire aux consulats français à l'étranger, en expliquant qu'une suspicion de GPA ne doit plus empêcher la retranscription à l'état civil. C'est ce que demande l'Association des familles homoparentales (ADFH), qui regroupe de nombreux couples d'hommes ayant eu recours à la GPA.

Enfin, le gouvernement peut légiférer, mais rouvrir un débat public sur ce thème, alors qu'il souhaite que les projecteurs restent braqués sur les sujets économiques, représente un risque. Des députés socialistes poussent pourtant en ce sens. Ils voulaient introduire la mesure dans la loi sur le mariage pour tous, puis dans la loi famille, abandonnée par le gouvernement. Le député PS Erwann Binet, ancien rapporteur de la loi sur le mariage, envisage de déposer une proposition de loi qui dispose que « le mode de conception, ou la nature des filiations de l'enfant, ne peut faire obstacle à l'exercice de ses droits fondamentaux ».

La garde des sceaux, Christiane Taubira, n'a pas donné d'indication, jeudi 26 juin, pour dire si elle soutiendrait un tel texte, se bornant à rappeler « l'interdiction absolue » de la GPA en France. Une interdiction sur laquelle François Hollande a insisté, vendredi 27 juin, indiquant qu'« il ne sera[it] jamais question de la légalisation de la gestation pour autrui tant qu'[il serait] président de la République ».

« Par contre, nous sommes attentifs à la situation des enfants », a toutefois observé la garde des sceaux. « Le gouvernement tirera les conséquences de ces deux arrêts en droit interne », a ajouté Mme Rossignol.

Jusqu'à présent, le pouvoir a joué la prudence, de crainte d'être accusé d'encourager les familles à recourir à la GPA, voire d'ouvrir une brèche en faveur de l'autorisation des mères porteuses.

Quelles sont les craintes des opposants à la GPA ?

« En donnant la priorité à la régularisation administrative des enfants, la CEDH a omis de prendre en compte l'intérêt de la femme et de l'enfant, réagit La Manif pour tous. Car si rien n'est fait pour renforcer l'interdiction de la GPA et les sanctions auxquelles s'exposent ceux qui y ont recours, cette décision contribuera à l'évidence à favoriser le développement de la pratique des mères porteuses. »

« Cette décision est consternante. Elle cautionne, de façon implicite, le recours aux mères porteuses, a réagi Philippe Gosselin, député UMP, membre de L'Entente parlementaire pour la famille, un collectif de députés et sénateurs UMP ou UDI. En statuant de la sorte, la CEDH porte atteinte, également, à une forme de souveraineté de la France dans un domaine très sensible, celui de l'éthique. (...) Toute inaction du gouvernement dans ce cadre ne pourrait traduire que sa volonté, au final, de reconnaître la GPA en France. »

Pour M. Mennesson en revanche, cette crainte est infondée : « Les pays qui ont reconnu les enfants nés par GPA, tout en interdisant cette pratique, n'ont pas vu d'explosion du nombre de couples y ayant recours. »

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GÉNÉTIQUE: Être mère tardivement, un indicateur de longue vie? - Menopause

GÉNÉTIQUE: Être mère tardivement, un indicateur de longue vie? - Menopause | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Une plusforte résistance aux maladies liées au mode de vie ou encore une petite taille, les facteurs associés à la longévité sont hétérogènes et multiples. Ici, cette étude de l’université de Boston associe, pour des raisons génétiques, la capacité pour les femmes à avoir naturellement des enfants tard dans la vie et une espérance de vie prolongée. Selon les conclusions, publiées dans la revue Menopause, certaines variantes génétiques communes permettent à la fois une conception tardive et une plus longue durée de vie.

 

Tardivement s’entend ici à un âge supérieur à 33 ans, un âge plutôt courant pour avoir encore des enfants dans nos sociétés modernes. Cependant, avoir un enfant après 33 ans s’avère ici associé à une durée de vie supérieure à celle de femmes qui ont eu leur dernier enfant avant 30 ans.

Cependant l’étude ne recommande pas aux femmes d’attendre un âge avancé pour avoir des enfants, ce qui diminuerait, en moyenne, leurs chances de conception. Ici, le Dr Thomas Perls, auteur principal de l’étude explique que l’âge du dernier accouchement est un indicateur de la vitesse du vieillissement. L'aptitude naturelle à avoir un enfant à un âge plus avancé indique que le système reproducteur de la femme vieillit plus lentement, comme le reste de son organisme.

 

Son étude a analysé les données de la Long Life Family Study (LLFS), une étude à la fois psychosociale et génétique menée sur 551 familles nombreuses vivant à des âges exceptionnellement avancés. Les chercheurs ont recherché les âges auxquels les femmes avaient donné naissance à leur dernier enfant et rapproché cette donnée de leur durée de vie.

L’analyse révèle que,

·         les femmes qui ont eu leur dernier enfant après l'âge de 33 ans avaient 2 fois plus de chances de vivre jusqu'à 95 ans ou plus, vs les femmes qui avaient eu leur dernier enfant à 29 ans.·         les femmes sont le « berceau » de l'évolution des variants génétiques qui ralentissent le vieillissement et diminuent le risque de gènes liés à l'âge, bref d’une évolution génétique favorable à une extrême longévité.

 

Des variants génétiques favorables : Une femme porteuse de ces variantes est capable d’avoir des enfants durant une période de temps plus longue, ce qui augmente ses chances de transmettre ces variantes à la génération suivante. Ce profil génétique et sa transmission peuvent également contribuer à expliquer pourquoi les centenaires sont majoritairement des femmes.

 

Alors que de précédentes études avaient déjà fait l’association entre l'âge maternel à la naissance du dernier enfant et une longévité exceptionnelle, ces résultats montrent l'importance de la recherche sur les influences génétiques sur la capacité de reproduction, car ces influences auraient également un impact sur le taux de vieillissement et la prédisposition aux maladies liées à l'âge.

 

Source: Menopause via Boston University Medical Center Reproduction later in life is a marker for longevity in women (Visuel© detailblick. - Fotolia.com)

Fabienne G's insight:

Quand tardivement correspond a 33 ans, le sens des mots devient important !

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Fertilité : le téléphone portable altère la qualité du sperme - Parents.fr

Fertilité : le téléphone portable altère la qualité du sperme - Parents.fr | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Environ 14 % des couples dans les pays industrialisés éprouvent des difficultés pour concevoir un bébé à un moment dans leur vie. L’ infertilité masculine est impliquée dans environ 40 % des cas et une forte proportion de stérilités sont inexpliquées. Une synthèse de plusieurs études, parue le 9 juin dans la revue Environmental International, révèle que les ondes émises par le téléphone portable pourraient influer sur la qualité du sperme. Les hommes qui rangent leur téléphone dans la poche avant de leur pantalon, à proximité de leur appareil reproducteur, auraient ainsi plus de risque de souffrir de trouble de la fertilité. Plusieurs critères permettent d’apprécier la qualité du sperme : la mobilité des spermatozoïdes, leur morphologie (pourcentage de formes normales) et leur concentration (nombre de spermatozoïdes par ml). Plusieurs des travaux mettent ainsi en évidence une baisse de 8 % de la mobilité des spermatozoïdes chez les hommes exposés aux ondes des téléphones portables. Même constat pour la viabilité du sperme, en diminution de 9 %. Les effets sur la concentration sont moins clairs. Pour les auteurs de cette recherche, des études complémentaires sont nécessaires pour les quantifier plus précisément et évaluer les risques pour la population en général.

Source : Science direct.com

Auteur : Candice Satara-Bartko
Fabienne G's insight:

Source :

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412014001354

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Infertilité : les 4 méthodes pour la vaincre - Pourquoi Docteur ?

Infertilité : les 4 méthodes pour la vaincre - Pourquoi Docteur ? | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Insémination artificielle, FIV, ICSI ou accueil d’embryon, l’assistance médicale à la procréation passe par des techniques différentes en fonction du bilan médical de chaque couple.

En France, 1 couple sur 6 est confronté à des problèmes de fertilité. Face à la fréquence de ces difficultés, le magazine Famili et l’association Maia d’aide et de soutien aux personnes infertiles se sont associés pour organiser aujourd’hui un colloque d’information à l’Institut Pasteur à Paris à l’occasion de la 1e journée nationale de l’infertilité.

Après les différents examens réalisés chez les 2 partenaires dans le cadre du bilan d’infertilité, le médecin spécialiste de l’assistance médicale à la procréation (AMP) propose à chaque couple un parcours personnalisé et une technique adaptée en fonction des résultats des examens mais aussi de l’âge et de l’antériorité des difficultés à concevoir.

 

L’insémination artificielle, petit coup de pouce médical

L’insémination artificielle est la technique la plus simple et la plus ancienne. Le sperme du père est recueilli par masturbation ou issu d’un don et préparé pour isoler les spermatozoïdes les plus mobiles. A l’aide d’un fin cathéter, le médecin les dépose à l’intérieur de l’utérus ou au niveau du col et ils remontent naturellement vers les trompes à la rencontre de l’ovocyte. La fécondation se fait naturellement, « in vivo » puisqu’à l’intérieur du corps de la femme. Selon les chiffres de l’Agence de la biomédecine, 59 000 inséminations artificielles ont eu lieu en France et près de 6 500 enfants ont ainsi vu le jour, soit 29,5% des enfants nés par AMP en 2011.


La FIV, technique des premiers bébés-éprouvette

Un traitement hormonal est injecté à la femme pour obtenir le développement simultané de plusieurs follicules et pouvoir prélever plusieurs ovocytes au moment de l’ovulation. Sous contrôle échographique et sous anesthésie, les ovocytes sont ponctionnés et préparés pour la fécondation. Le sperme recueilli par masturbation ou issu du don de sperme est également préparé pour isoler les spermatozoïdes les plus mobiles. Les gamètes sont ensuite déposés ensembles dans un milieu de culture et placées dans un incubateur à 37°C. Deux à trois jours plus tard, le ou les ovocytes fécondés, qui sont devenus des embryons de quelques cellules, sont transférés grâce à un cathéter fin dans l’utérus pour s’y implanter. Si tous les embryons fécondés obtenus ne peuvent pas être implantés en une fois, les embryons dits « surnuméraires » sont congelés. En 2011, 4541 enfants sont nés par FIV, soit près de 20% des enfants nés par AMP.


L’ICSI, fécondation assistée par pipette

L’ICSI pour intra-cytoplasmic sperm injection est une technique de fécondation in vitro qui consiste à injecter un seul spermatozoïde directement dans l’ovocyte. Toutes les étapes de stimulation ovarienne et de ponction et de préparation des gamètes sont identiques à un parcours de FIV classique. Le spermatozoïde est choisi en fonction de son aspect et de sa mobilité. Sous contrôle d’un microscope, le biologiste injecte le spermatozoïde sélectionné à l’intérieur de l’ovocyte grâce à une micro-pipette. Les ovocytes sont ensuite remis en culture dans l’incubateur à 37°C jusqu’à l’étape d’implantation comme dans une FIV classique. L’ICSI peut même être envisagée en cas d’azoospermie, c’est à dire lorsque le sperme ne contient pas de spermatozoïdes car ces derniers peuvent être prélevés chirurgicalement dans les voies génitales ou dans le testicule. L’ICSI est la méthode d’AMP qui a permis le plus de naissances en 2011, 37,6% soit plus de 8500 bébés.

L'accueil d’embryon, en cas de double infertilité

La congélation des embryons est une pratique courante en cas de FIV. Lorsque le projet parental du couple réussi, leurs embryons demeurés congelés peuvent être accueillis par des couples souffrant de double infertilité ou ayant de très grandes difficultés à concevoir. Il s’agit d’un don d’embryon totalement anonyme et gratuit, un couple donneur ne peut donc pas donner les embryons à un couple qu’il connaît. Dans la mesure du possible, l’attribution des embryons tient compte des caractères physiques principaux des donneurs et du couple receveur comme la couleur de la peau et des yeux. Si le transfert d’embryon réussit et aboutit à une naissance, il n’y a aucune filiation entre l’enfant et le couple donneur. Sur les 83 tentatives d'accueil d’embryon pratiquées en 2011, 23 ont permis la naissance d’un bébé.

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ENVIRONNEMENT: Une grossesse au vert favorise le poids de naissance - Occupational and Environmental Medicine

ENVIRONNEMENT: Une grossesse au vert favorise le poids de naissance - Occupational and Environmental Medicine | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Cette étude de l'Université Ben-Gourion (Israël) montre que les mères qui vivent à proximité d'espaces verts vont donner naissance à des bébés à poids de naissance significativement plus élevés.
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FIV: Kisspeptine, l'autre hormone de stimulation ovarienne - Journal of Clinical Investigation

FIV: Kisspeptine, l'autre hormone de stimulation ovarienne  - Journal of Clinical Investigation | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Stimuler l'ovulation pour une fécondation in vitro passe, normalement, par l'utilisation de l'hormone gonadotropine chorionique humaine (human chorionic gonadotropin/ hCG), cependant, un tiers des femmes ainsi traitées vont souffrir du syndrome...
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Les miracles de la Vierge noire à Hautefage-la-Tour - LaDépêche.fr

Les miracles de la Vierge noire à Hautefage-la-Tour - LaDépêche.fr | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Hautefage c'est encore une source que l'on a qualifiée, allez savoir pourquoi, de miraculeuse, on venait de loin pour des ablutions susceptibles de guérir la stérilité...

 

Hautefage-la-Tour. Canton de Penne-d'Agenais. Une commune rurale blottie autour de son église du XVe siècle. Et une tour que l'on voit de loin, dans la campagne autour, comme un repère, un point sur l'horizon. Une présence rassurante pour les chrétiens d'autrefois, un phare, Pour certains, y compris dans le département de Lot-et-Garonne, Hautefage-la-Tour c'est un nom connu, mais le village, lui, l'est beaucoup moins. Et pourtant, en matière de découverte touristique, une visite s'impose. Pour plusieurs raisons, mais d'abord, un retour en arrière, Il y a longtemps, très longtemps… Il semble que les évêques d'Agen, de la famille des Dalla-Rovere, soient les acteurs marquants de l'histoire d'Hautefage, au début de la Renaissance (1490-1538). Ce sont eux qui firent édifier autant la tour que l'église Notre Dame. De nombreuses maisons sont datées du XVIe siècle, ce qui prouve que la commune est prospère au moment de l'implantation des Italiens. Dans l'esprit des Lot-et-Garonnais, la tour d'Hautefage a un lien direct avec l'église Notre-Dame, que nenni. La tour est le dernier vestige d'un château dont on n'en sait pas grand-chose. Hautefage c'est encore une source que l'on a qualifiée, allez savoir pourquoi, de miraculeuse, on venait de loin pour des ablutions susceptibles de guérir la stérilité des femmes, La source est toujours là, l'eau coule toujours. Des voisins voient bien passer de temps à autre, des femmes et des couples, Simples touristes ou candidats au miracle ? Pour beaucoup, en tout cas, cette source serait la seule explication à la présence depuis le XVIIe siècle, d'une statuette de 30 centimètres de haut, la Vierge noire à l'enfant. Dans l'histoire de l'art on décrit «la présence de statue de la Vierge noire comme des héritières de divinités susceptibles de guérir la stérilité. Dans le canton de Penne-d'Agenais, ils en sont plus trop nombreux les anciens à faire remonter à la surface, la tradition d'un pèlerinage qui dura jusqu'au début du XXe siècle, «il y eut même des miracles» ajoute un paroissien. Pour vous rendre compte de l'importance de la Vierge noire de Hautefage, notait ce pan de l'histoire de France, oui, monsieur, Anne de Beaujeu s'en remit à la bonne dame de Hautefage pour espérer une naissance, Sa fille Suzanne vit le jour en 1 491. Un miracle de plus pour la Vierge noire.

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Le tabagisme a-t-il une influence sur la fécondité ? - Allo-Médecins.fr

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Le tabagisme a-t-il une influence sur la fécondité ? Allo-Médecins.fr Les méfaits du tabac sont nombreux et outre le danger du cancer de poumon qui plane sur les fumeurs, d'autres effets sont à noter, dont la baisse de la fécondité.

Avant la conception

Avant même de vouloir concevoir un enfant, un couple connaît une baisse de sa fertilité naturelle lorsqu'il est fumeur. En effet, chez l'homme, le tabac entraîne une baisse de la production de spermatozoïdes mais également leur faiblesse. Ainsi il devient plus difficile pour son sperme de féconder un ovule. Autre effet pervers du tabac, il entraîne un fort taux d'impuissance masculine, c'est à dire des troubles de l'érection lors d'un rapport sexuel, ce qui est déjà, nous en conviendrons, un gros frein à la fécondité.

Chez la femme, le fait d'être fumeuse entraîne une baisse du nombre d'ovocytes par ovaires et ainsi de plus forts risques de devenir stérile. Le tabac influe sur les cellules mais également sur l'ADN humain, rendant plus difficile la conception. Des études montrent qu'une femme mettra deux mois de plus à concevoir un enfant si elle est fumeuse, d'autres encore vont jusqu'à déclarer que la stérilité d'une femme qui consomme un paquet de cigarettes par jour est augmentée de 60 %... Des chiffres plutôt inquiétants.

Fort heureusement, ce n'est pas un effet irréversible, en effet, dès l'arrêt du tabac, le taux de fertilité se rapproche progressivement de la moyenne d'un couple non fumeur.

 

 Après la conception

Quand bien même une femme arrive à tomber enceinte en étant fumeuse, il reste de forts risques pour sa fécondité pendant la grossesse (et on ne parlera pas ici des dangers pour le bébé auquel toutes les femmes doivent absolument être sensibilisées). Si une femme continue de fumer pendant sa grossesse, elle voit son risque de faire une grossesse extra-utérine doubler, pire encore, elle est trois fois plus susceptible d'avoir une fausse couche spontanée. De même, elle amplifie les risques d'un bébé prématuré et d'un accouchement avant terme. Tant de choses qui provoquent souvent la mort du foetus et sont donc considérées par les médecins comme faisant partie des risques que le tabac provoque sur la fécondité.

Bon à savoir

Bien que tout le monde soit conscient des risques du tabac sur la santé, on ne peut en blâmer l'addiction et l'arrêt est très difficile. Inutile ainsi de juger des amis fumeurs ou d'être trop sévère envers votre volonté si vous êtes vous-même fumeur, n'hésitez pas à vous faire aider par tous les moyens existants : substituts nicotiniques, tabacologues ou même cigarette électronique (attention, seulement pour un début de sevrage).

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PESTI'HOME: Quelles utilisations domestiques des pesticides? - ANSES

PESTI'HOME: Quelles utilisations domestiques des pesticides? - ANSES | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Pesti’home, c’est une nouvelle étude nationale qui débute le 3 juillet à l’initiative de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). L’objectif, mieux connaître les utilisations domestiques des pesticides en France pour mieux évaluer l’exposition de la population française et les risques, en complément de ceux liés à l’alimentation et aux utilisations professionnelles.

 

Les produits concernés par l’étude seront ceux destinés à éliminer les nuisibles dans la maison ainsi qu’à l’extérieur du domicile (cour, terrasse, façade, jardin, potager, etc.) ou utilisés pour traiter les animaux domestiques contre les tiques ou les puces. Financée par les ministères de l’écologie et de la santé, l’étude doit contribuer à définir des priorités de santé publique visant à réduire les expositions des populations aux pesticides.

 

1.500 foyers tirés au sort dans 150 communes choisies sur l’ensemble du territoire métropolitain devraient participer à l’étude du 3 juillet à octobre 2014.  Et, dans chaque foyer participant, seront recensés les produits utilisés au domicile, leur mode et leur fréquence d’utilisation.

 

Source: ANSES

Fabienne G's insight:

Etes-vous choisi pour Pesti-home ?

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IVG en 2012: Toujours 26.000 chez les très jeunes femmes

IVG en 2012: Toujours 26.000 chez les très jeunes femmes | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Une stabilité, voire une très légère baisse en 2011 et 2012 du nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG), mais toujours 26.000 IVG chez les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans, c’est ce que l’on peut retenir de ce bilan sur l’évolution de l’IVG en France, proposé par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Avec simultanément un recours accru à la contraception d’urgence et, surtout, l’attente de prochaines données liées à la baisse spectaculaire du recours aux contraceptifs oraux de troisième et quatrième générations.

 

Car, selon ce bilan, le nombre d’IVG est stable en dépit du recours accru à la contraception d’urgence. En particulier chez les femmes de moins de 20 ans. Jusqu’en 2012, le nombre d’IVG chez les plus jeunes femmes, ne s’explique toujours pas par une absence de contraception (3% des cas seulement) mais par un défaut de fonctionnement ou d’utilisation de la contraception (oubli de pilule, accident de préservatif). Ces résultats devront être confirmés par le prochain bilan, avec le recul nécessaire sur les effets de la chute du recours aux contraceptifs oraux combinés (COC) de 3ème et 4ème génération.

 

Une évolution qui pourrait venir alourdir le nombre déjà considérable d’IVG chaque année, soit près de 219.200 pour l’année 2012 et le taux de recours, soit 14,5 IVG pour 1.000 femmes en Métropole. C’est d’ailleurs la tendance révélée par les dernières données issues du PMSI qui révèlent pour 2013, une augmentation de 4,7 % par rapport au chiffre de 2012.

 

Les IVG médicamenteuses représentent 49 % des IVG réalisées en établissements et 57 % du total des IVG en Métropole. Les IVG pratiquées hors établissements représentent 15 % du total des IVG en Métropole et 22 % dans les DOM, où pourtant la pratique des IVG en centres de santé, centres de planification ou d’éducation familiale ne s’est pas répandue.

 

Rappelons enfin que depuis le 31 mars 2013, l’IVG est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie tout comme les contraceptifs remboursables pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, sur présentation d’une ordonnance et de la carte Vitale des parents. Cette mesure, non discutable, a pu néanmoins contribuer à la hausse perceptible du nombre d’IVG recensé.

 

Source: DREES Études et résultats n° 884, juin 2014 27/06/2014 Les interruptions volontaires de grossesse en 2012

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Synode sur la famille : le Vatican publie l'Instrumentum Laboris - Radio Notre Dame

Synode sur la famille : le Vatican publie l'Instrumentum Laboris - Radio Notre Dame | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it
Présentation, ce 26 juin 2014 au Saint-Siège, du document préparant le Synode sur la famille d'octobre prochain. Une synthèse des 38 questions envoyées aux Conférences épiscopales du monde entier. Parmi les intervenants : le cardinal André Vingt-Trois.

La présentation de l'Instrumentum Laboris a eu lieu ce jeudi 26 juin 2014, en fin de matinée, sous la houlette du cardinal Baldisseri, Secrétaire du Synode, du cardinal Erdö, Rapporteur général, du cardinal André Vingt-Trois, Président délégué et de Mgr Forte, Secrétaire spécial. Il s'agit du document qui servira de base de travail, du 5 au 19 octobre prochains, au Synode sur les défis pastoraux de la famille dans le contexte d'évangélisation. 80 pages divisées en 3 parties, abordant la connaissance des données bibliques et du Magistère dans ce domaine, mais aussi les situations pastorales difficiles et enfin l'importance de l'éducation en la matière

De légitimité de la parole de l'Eglise sur la famille

Comme l'a rappelé Mgr André Vingt-Trois, "la réalité de la vie familiale est importante pour l'Eglise... La famille est une expérience commune dans l'humanité, nous parlons donc de quelque chose que tout le monde connaît et sur lequel tout le monde a un avis". L'objectif du Synode pour son Président délégué est don bien de lancer "une réflexion éclairée par la foi et la Révélation". Dans ce contexte, le message de l'Eglise n'est en aucun cas "un message théorique", a souligné Mgr Vingt-Trois, mais bien "une expérience vécue par de nombreuses familles", une expérience, qui, malgré les épreuves, "épanouit les personnes et les met dans une situation de progrès humains". Et pour tous ceux qui dénonceraient l'illégitimité de ce qu'a à dire l'Eglise en la matière, l'archevêque de Paris a rappelé que "la doctrine ecclésiale sur la famille n'est pas une fabrication de clercs célibataires, mais d'abord quelque chose de vécu que tout le monde peut voir en regardant autour de lui". La réflexion fondamentale est donc la suivante : savoir en quoi la fidélité de l'engagement entre époux et la responsabilité envers les enfants de la famille sont des illustrations de "la fidélité de l'amour de Dieu".

La responsabilité éducative

S'il ne s'agit pas de préparer un Synode sur le couple mais bien sur la famille, a souligné Mgr André Vingt-Trois, la question du mariage sera évidemment au cœur de la réflexion. "En France, un mariage sur deux est religieux", a-t-il rappelé. Un fait qui soulève toute une série de questions : quelles sont les motivations réelles du mariage à l'Eglise ? Comment ceux qui ne recourent pas au mariage chrétien se préparent-ils ? Quelle est la réalité de la vie chrétienne de ceux qui se marient à l'Eglise ? "Le sacrement du mariage est un moment de la grâce qu'il faut préparer, développer et accompagner", a déclaré le Président délégué du Synode. Plus largement et profondément, les Pères synodaux doivent réfléchir à la prise ne charge des enfants, dans le cadre de "la responsabilité éducative".

 Accompagner "ceux qui souffrent des accidents du mariage"

Dans le contexte d'une "culture hédoniste et individualiste se développant à grande vitesse", il sera également question, pour le cardinal Vingt-Trois, d'être attentif à toutes les situations qui se présentent dans le monde actuel. Réfléchir donc à l'accompagnement que l'Eglise peut offrir à "ceux qui souffrent des accidents du mariage" : mères célibataires, personnes abandonnées et divorcées, divorcés-remariés, concubins, unions de fait,... Un accompagnement souvent "positif, stimulant et curatif", a estimé l'archevêque de Paris, qui reconnaît aussi que "quantité d'hommes et de femmes peuvent se sentir rejetés dans l'ombre, vivant une situation de rupture malgré leur volonté de rester fidèles à leur alliance". Mais attention, a martelé le cardinal André Vingt-Trois, "il ne s'agit pas d'un Synode des Eglises occidentales fatiguées, mais d'un Synode de l'Eglise universelle... Il ne faut pas suspendre le monde entier à nos problématiques et à nos questionnements".

Quelques termes repris par l'Instrumentum Laboris (I.Media) à partir des résultats des questionnaires envoyés aux Conférences épiscopales

Avortement : De nombreux épiscopats soulignent avec une grande préoccupation la diffusion massive de la pratique de l’avortement. La culture dominante semble par bien des aspects favoriser une culture de la mort par rapport à la vie naissante. (65)

Concubinage : Parmi les motivations sociales qui conduisent au concubinage, on enregistre: des politiques familiales inadéquates pour soutenir la famille; des problèmes financiers; le chômage des jeunes; le manque de logement. (…) Pour beaucoup d’autres encore, le concubinage représente la possibilité de vivre ensemble sans aucune décision définitive ou qui engage au niveau institutionnel. (81, 82)

Dépendances : Parmi les diverses situations critiques internes à la famille, les dépendances à l’alcool et aux drogues sont constamment mentionnées, mais aussi la dépendance par rapport à la pornographie, parfois utilisée et partagée en famille, de même que par rapport aux jeux de hasard, aux jeux vidéo, à internet et aux réseaux sociaux. (68)

“Divorce catholique“ : La simplification de la pratique canonique des procès matrimoniaux est largement demandée. (…) Certains invitent à la prudence, en signalant le risque que cette simplification et la réduction des étapes prévues entrainent des injustices et des erreurs; donnent l’impression de ne pas respecter l’indissolubilité du sacrement; favorisent les abus et nuisent à la formation des jeunes au mariage comme engagement pour toute la vie; alimentent l’idée d’un “divorce catholique”. (98, 99)

Divorcés remariés : La souffrance causée par le fait de ne pas recevoir les sacrements est clairement présente chez les baptisés qui sont conscients de leur situation. Beaucoup ressentent une certaine frustration et se sentent exclus. D’autres se demandent pourquoi les autres péchés sont pardonnés et pas celui-là; ou encore pourquoi les religieux et les prêtres qui ont été dispensés de leurs vœux et de leurs devoirs sacerdotaux peuvent se marier et recevoir la communion, mais pas les divorcés remariés. Tout cela met en évidence la nécessité d’une formation et d’une information opportunes. (92)

Doctrine : Même quand l’enseignement de l’Eglise sur le mariage et la famille est connu, beaucoup de chrétiens manifestent des difficultés à l’accepter intégralement. En général, il est fait mention d’éléments partiels, bien qu’importants, de la doctrine chrétienne, pour lesquels on dénote une résistance, à différents degrés, comme par exemple à propos du contrôle des naissances, du divorce et du remariage, de l’homosexualité, du concubinage, de la fidélité, des relations avant le mariage, de la fécondation in vitro, etc. Beaucoup de réponses attestent, par contre, que l’enseignement de l’Eglise sur la dignité et sur le respect de la vie humaine est plus largement et plus facilement accepté, au moins dans son principe. (13)

Formation continue : L’accompagnement du couple ne doit pas se limiter à la préparation au mariage, pour lequel on signale - d’ailleurs - la nécessité de revoir les parcours. On met plutôt en lumière le besoin d’une formation plus constante et structurée : biblique, théologique, spirituelle, mais aussi humaine et existentielle. (49)

Gender : Dans certaines régions, (cette idéologie) tend à influencer jusque le milieu éducatif primaire, diffusant une mentalité qui, derrière l’idée de faire disparaître l’homophobie, propose en réalité une subversion de l’identité sexuelle. (114)

Homosexuels : Pour ce qui a trait aux unions entre des personnes du même sexe, beaucoup de Conférences épiscopales fournissent diverses informations. Dans les pays où il existe une législation des unions civiles, de nombreux fidèles s’expriment en faveur d’une attitude respectueuse, qui ne juge pas, à l’égard de ces personnes, et en faveur d’une pastorale qui cherche à les accueillir. Cela ne signifie cependant pas que les fidèles doivent être en faveur d’une égalité entre le mariage hétérosexuel et les unions civiles entre personnes du même sexe. Plusieurs réponses et observations expriment la préoccupation de voir l’accueil dans la vie ecclésiale des personnes qui vivent dans ces unions être compris comme une reconnaissance de leur union. (115)

Humanae Vitae : Dans la très grande majorité des réponses parvenues, on met en évidence que l’évaluation morale des différentes méthodes de régulation des naissances est aujourd’hui perçue par la mentalité commune comme une ingérence dans la vie intime du couple et comme une limitation de l’autonomie de la conscience. (123)

Loi naturelle : Pour une immense majorité des réponses et des observations, le concept de “loi naturelle” apparaît, en tant que tel, aujourd’hui, dans les différents contextes culturels, très problématique, sinon même incompréhensible. Il s’agit d’une expression qui est perçue différemment ou tout simplement pas comprise. (21)

Mères célibataires : Leur condition est souvent le résultat d’histoires très douloureuses, souvent même d’abandon. Elles méritent l’admiration avant tout pour l’amour et le courage avec lesquels elles ont accueilli la vie conçue dans leurs entrailles (…). Elles méritent de recevoir un soutien spécial de la société (…) (et) faire l’objet d’une sollicitude de la part de la communauté chrétienne. (88)

Méthodes naturelles : Les méthodes naturelles pour la régulation de la fertilité ne sont pas des “techniques” naturelles qui s’appliquent à un problème pour le résoudre : elles respectent l’“écologie humaine”, la dignité de la relation sexuelle entre les époux et s’insèrent dans une vision de la conjugalité ouverte à la vie. En ce sens, elles se différencient de la contraception et l’expérience démontre leur efficacité. (124)

Magistère : Le peuple de Dieu semble avoir généralement une faible connaissance des documents conciliaires et postconciliaires du Magistère sur la famille. Certes, ceux qui sont impliqués dans le milieu théologique en ont une certaine connaissance. Cependant, ces textes ne semblent pas imprégner profondément la mentalité des fidèles. (11)

Nullité : Dans de nombreux cas, signalés en particulier en Europe et en Amérique du Nord, on demande d’alléger la procédure de nullité du mariage; à cet égard, on signale qu’il est nécessaire d’approfondir la question du rapport entre la foi et le sacrement du mariage – comme Benoît XVI l’a suggéré à plusieurs reprises. (96)

Polygamie : Une situation différente est signalée en Afrique, non pas tant vis-à-vis des divorcés en nouvelle union, mais plutôt à l’égard de la pratique de la polygamie. Il existe des cas de convertis pour lesquels il est difficile d’abandonner la deuxième ou la troisième femme, avec lesquelles ils ont d’ailleurs des enfants, et qui veulent participer à la vie ecclésiale. (90)

Préparation au mariage : Plusieurs réponses relèvent la faible attention accordée bien souvent par les futurs époux aux préparations au mariage. On tend donc, selon les contextes, à organiser des catéchèses différenciées: pour les jeunes avant même les fiançailles; pour les parents des fiancés; pour les couples déjà mariés; pour les personnes séparées; pour la préparation au baptême; pour la connaissance des documents pastoraux des évêques et du Magistère de l’Eglise. (52)

Prêtres : Les pasteurs sont parfois inadaptés et impréparés à traiter des problématiques qui concernent la sexualité, la fécondité et la procréation, de sorte qu’ils préfèrent souvent ne pas affronter ces thèmes. Dans plusieurs réponses, nous trouvons également une certaine insatisfaction à l’égard de certains prêtres qui apparaissent indifférents par rapport à certains enseignements moraux. Leur désaccord avec la doctrine de l’Eglise engendre de la confusion au sein du Peuple de Dieu. (12)

Pédophilie : Très fréquemment et de façon très largement répandue au niveau géographique, les réponses mentionnent fortement les scandales sexuels à l’intérieur de l’Eglise (pédophilie, en particulier), mais aussi, en général, des expériences négatives avec le clergé ou avec certaines autres personnes. Surtout en Amérique du Nord et en Europe Septentrionale, on dénonce une perte importante de crédibilité morale à cause des scandales sexuels. (75)

Transmission de la foi : Aujourd’hui, notamment peut-être à cause du conditionnement dû à ces expériences, les parents apparaissent beaucoup plus prudents pour pousser leurs enfants à la pratique religieuse. Dans ce domaine, précisément, on cherche à éviter les conflits, plutôt que de les affronter. En outre, sur les thèmes religieux, les parents eux- mêmes se sentent souvent peu sûrs, de sorte que pour transmettre la foi ils restent souvent sans paroles et délèguent cette tâche, même s’ils la considèrent importante, à des institutions religieuses. (135)

Unions de fait : Liée au mode de vie de l’Occident, mais répandue aussi dans d’autres pays, on voit apparaître une idée de liberté qui considère le lien conjugal comme une perte de la liberté de la personne; cela est influencé par le manque de formation des jeunes, qui ne pensent pas qu’un amour pour toute la vie soit possible; en outre, les médias favorisent amplement ce style de vie chez les jeunes. (84)

Sources : I.Media, News.Va, Conférence de presse au Saint-Siège
Fabienne G's insight:

Peut-être bientôt un mode d'emploi pour les prêtres face aux difficultés fertiles de leurs ouailles ?

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FIV: Stimulation ovarienne et cancer du sein, pas de lien - ESHRE - santé log

FIV: Stimulation ovarienne et cancer du sein, pas de lien - ESHRE - santé log | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

L’absence de lien entre les traitements de l’infertilité utilisés pour la stimulation ovarienne et les cancers de la femme, du sein, de l'ovaire et de l'utérus, est confirmée avec cette longue étude de 30 ans, menée à l'Université de l'Illinois et présentée à la Réunion annuelle de l'European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE). Des résultats qui se veulent rassurants, même si l’usage des gonadotrophines pour la stimulation ovarienne - en particulier dans la FIV - qui a considérablement augmenté depuis les années 80 est moins largement prise en compte dans l'étude.

 

Le contexte est complexe. Les auteurs expliquent que les médicaments de la fertilité sont connus pour augmenter les niveaux d’hormones estradiol et progestérone, impliquées dans la pathogenèse du cancer du sein, de l'ovaire et de l'utérus. Les résultats des précédentes études sont contrastés, certains présentant des augmentations du risque, d'autres une diminution, et d'autres ne révélant aucune association. Sans doute en raison de durées de suivi trop limitées.

 

Or ici, avec une durée de suivi de 30 ans, c’est à une insuffisance de preuves sur les effets de l'utilisation d'hormones de fertilité conventionnelles pour la stimulation ovarienne sur le risque à long terme de cancer du sein et gynécologiques, qu’aboutit l’étude. Menée sur 12.193 femmes traitées pour infertilité entre 1965 et 1988 dont 9.892 femmes suivies jusqu'en 2010, l’analyse révèle,

Un diagnostic en 30 ans de 749 cancers du sein, 119 de l'utérus et 85 de l'ovaire chez les 9892 participantes,

-         Les gonadotrophines, plus couramment utilisées pour la stimulation ovarienne, n’apparaissent pas associées à un risque accru, sauf dans un sous-groupe de femmes restées stériles à l’issue du traitement.

-         Seule l'utilisation prolongée du citrate de clomifène, un antiœstrogène, ressort associé à un risque plus élevé de cancer du sein chez les femmes l’ayant utilisé durant 12 cycles ou plus. Dans ce cas son utilisation est associée à un risque accru de 69% de cancer du sein invasif, inchangé après prise en compte des facteurs de confusion possibles.

-         En revanche, même sur de nombreux cycles, le médicament n'est pas significativement associé avec une augmentation de risque des autres cancers (utérus ou ovaire).  

 

Des résultats rassurants avec 2 réserves cependant,

-         liées au pic d'incidence plus récent de la plupart de ces cancers

-         et à l’augmentation ces dernières années de la proportion de patientes recevant des gonadotrophines dans la FIV (et qui ne représentait que 10% des participantes de cette étude).

 

Source: ESHRE Long-term relationship of ovulation-stimulating drugs to breast and gynecologic cancers

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Source: ESHRE Long-term relationship of ovulation-stimulating drugs to breast and gynecologic cancers

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Le don d'ovocytes triple le risque d'hypertension pour la femme ... - Pourquoi Docteur ?

Le don d'ovocytes triple le risque d'hypertension pour la femme ... - Pourquoi Docteur ? | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Les femmes enceintes après un don d’ovocytes sont plus à risque d’hypertension gestationnelle et de pré-éclampsie. Le risque est triplé par rapport à une FIV classique.

Le don d’ovocytes ne doit pas être systématique. Selon une étude présentée au congrès annuel de l’European Society for Human Reproduction and Embryology (ESHRE), ce 1e juillet à Munich (Allemagne), les grossesses issues de dons augmentent le risque d’hypertension chez la femme enceinte, dite hypertension gestationnelle.

 

Un risque de pré-éclampsie

Le don d’ovocytes est un traitement de plus en plus répandu contre l’infertilité ou les troubles de la fertilité. En 2010, ils représentaient 4 % de l’ensemble des traitements administrés. Cette alternative est couronnée de succès : une implantation sur deux aboutit à une grossesse viable. Elle est aussi considérée comme sûre. Pourtant, en examinant 580 grossesses dont 37 % issues d’un don d’ovocytes, les chercheurs de l’Institut Mutualiste Montsouris (Paris) ont observé davantage d’hypertensions gestationnelles lorsque les ovocytes proviennent d’une autre personne.

 

Après un don d’ovocyte, le risque d’hypertension gestationnelle est triplé par rapport à une fécondation in vitro (FIV) standard. Cela se traduit par une pression artérielle au-dessus de 140/90 mmHg à au moins deux reprises après 20 semaines de gestation. Le risque de pré-éclampsie grimpe aussi puisque la prévalence passe de 2,8 % à 11,2 % avec le don d’ovocytes. Cette maladie se manifeste par une pression artérielle élevée ainsi qu’un excès de protéines dans les urines. Sans compter que plus la mère est âgée, plus le risque de complications de ce type est élevé.

 

Prévenir et traiter tôt

Ces risques devraient être pris en compte lorsque les médecins et les patientes évoquent la solution du don d’ovocytes. Si en France, seules les femmes de moins de 43 ans peuvent en bénéficier, ce n’est pas le cas partout. Selon les derniers chiffres de l’ESHRE, 58 % des femmes qui ont eu recours à ce traitement étaient âgées de plus de 40 ans. Le cumul des risques ne doit pas être ignoré au moment de la grossesse, estime le Dr Hélène Letur, qui a présenté l’étude : « Des mesures préventives ainsi qu’une prise en charge sont nécessaires », insiste-t-elle. Cela signifie déterminer les facteurs de risque d’hypertension, mais aussi un traitement rapide dès que la maladie se déclare. Elle s’interroge aussi sur la conduite à adopter quant aux dons d’ovocytes : « A l’avenir, faudra-t-il appairer donneurs et receveurs selon leurs facteurs génétiques, ou bien envisager une préservation de la fertilité chez des femmes à haut risque d’insuffisance ovarienne précoce ? »

Fabienne G's insight:

Un bon argument pour l'auto conservation des ovocytes !

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Allô maman bébé : date limite de procréation dépassée - Rue89

Allô maman bébé : date limite de procréation dépassée - Rue89 | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Rachida Dati, Monica Bellucci, Carla Bruni-Sarkozy, Julia Roberts et j’en passe : chaque fois qu’une célébrité tombe enceinte après 40 ans, elle fait immanquablement la une des magazines féminins, la presse people en fait ses choux gras et les émissions de télévision y vont de leur « Spécial grossesse tardive ».

Si l’on connaît tout de leur « bonheur inespéré », des « joies de la maternité à l’âge de la maturité », curieusement, on ne sait quasiment rien de la façon dont elles s’y sont prises. Grossesse spontanée ? Don d’ovocyte ? Fécondation in vitro (FIV) ? Cela, les médias ne l’évoquent tout simplement pas.

Résultat, pour peu que l’on ait un exemple de grossesse tardive dans notre entourage, on finit par s’imaginer qu’avoir un enfant passé 37 ans, c’est aussi facile que d’aller s’acheter un pot de crème antirides au supermarché du coin.

« Il est urgent d’informer les femmes »

« Est-il facile d’avoir un enfant passé 37 ans ? Non. De tomber enceinte grâce aux progrès de la médecine ? Doublement non. A partir de 38 ans, 30% des femmes ne réussiront pas à avoir d’enfant, alors que la plupart auraient pu y parvenir deux ans auparavant ! » déplore le professeur François Olivennes, gynécologue-obstétricien spécialiste des traitements de l’infertilité.

« En consultation, je rencontre de plus en plus souvent des femmes qui envisagent de fonder une famille sans même savoir que, pour elles, il est déjà trop tard ! Il est urgent d’informer les femmes sur les chiffres réels de leur fécondité », s’impatiente-t-il.

(Il ne faut pas confondre fertilité et fécondité. La fertilité est la capacité biologique à concevoir, la fécondité est le nombre d’enfants mis au monde par femme, c’est une approche démographique.)

En sirotant son Perrier menthe, François Olivennes promène son regard sur les passantes et s’interroge à haute voix :

« Je serais curieux de savoir combien d’entre elles vont repousser leur projet de maternité, et pourquoi ? Pensent-elles naïvement avoir tout le temps devant elles ? Que savent-elles au juste de leur fécondité ? »

Qu’à cela ne tienne, nous décidons d’interroger les femmes, de confronter leurs idées reçues à la réalité toute nue. Direction Ménilmontant, un quartier populaire du nord de Paris. Dès que le printemps pointe son nez, toutes les générations aiment s’y donner rendez-vous à l’heure de l’apéro. Trois jeunes femmes attablées, rieuses et coquettes, acceptent notre intrusion dans leur conversation. Elodie, Sonia et Sandra ont entre 29 et 32 ans.

Sur les conseils du Pr Olivennes, nous leur posons une question piège : jusqu’à quand, selon elles, est-il possible de faire un enfant ? Toutes répondent du tac au tac :

« Tant qu’on a ses règles, jusqu’à la ménopause. »

Perdu ! Le taux de fertilité de la femme chute dix ans avant la ménopause, et ça fait toute la différence. « Cela implique qu’il y a toute une partie de la vie durant laquelle la femme a ses règles, mais sans pouvoir avoir d’enfant, ou avec des chances très faibles », confirme François Olivennes.

Elodie, Sonia et Sandra ignoraient tout cela

Compliqué pour notre groupe de jeunes femmes d’à peine 30 ans de se projeter dans un avenir encore lointain. Alors, histoire qu’elles se sentent un peu plus concernées, nous sortons l’artillerie lourde, à coups de chiffres franchement flippants : savent-elles qu’à 35 ans, en partant du principe que ni elles ni leur futur conjoint ne présentent d’anomalie, elles n’auront que 12% de chances de tomber enceinte par cycle ? Que si le miracle de la vie se produit, elles risquent alors, dans 30% des cas, de faire une fausse couche ?

Bilan, faire un bébé, même à 35 ans, sera déjà un brin compliqué. Et encore, on ne leur dit pas tout : en cinquante ans, les hommes ont vu leur production de spermatozoïdes chuter de 50%, ce qui n’arrange rien.

Elodie, Sonia et Sandra ignoraient tout cela. Les chiffres semblent maintenant planer au-dessus de leurs têtes, traverser leurs pensées. Un ange passe… La plus âgée, Sonia, 32 ans, prend la parole. « Je viens de rompre avec un homme que j’aime encore. Lui et moi étions en couple depuis huit ans. Il voulait un enfant, moi aussi… mais pas tout de suite », raconte-t‑elle, sereine. Ses amies écoutent avec un sourire bienveillant. Sonia poursuit :

« Chiffres ou pas chiffres, s’aimer ne suffit pas. Vouloir un enfant non plus. Tant que je n’aurai pas un CDI ni un appart avec deux chambres, fonder une famille me paraît totalement irresponsable. »

Elodie et Sandra partagent son analyse, donnant à Sonia l’assurance de conclure : « Je ne suis pas inquiète. Un jour, toutes les conditions seront réunies. » Comme Sonia, 43% des couples pensent aujourd’hui qu’il est déterminant d’avoir un emploi stable, 60% qu’il faut avoir un grand logement pour projeter de fonder une famille (source : enquête 2013 de l’Union nationale des associations familiales). La crise est passée par là…

« Elle avait tout : un bon job, une maison... »

Une jolie brune de 29 ans rejoint le groupe. Sous sa robe de velours sombre, on devine un petit ventre rond : « Eh oui, je suis à huit semaines de grossesse ! » déclare joyeusement Céline, avant de revenir sur la genèse de sa décision :

« Il y a un an, une collègue de bureau s’est confiée à moi. Elle galérait pour tomber enceinte alors qu’elle n’avait que 37 ans. Cette fille avait tout, un bon job, une maison, un mec de rêve – excepté l’enfant, qu’elle n’aura peut-être jamais.

Pour moi, ça a été le déclic. Quand je suis tombée enceinte quelques mois plus tard, mon ami et moi avons décidé de garder le bébé, même si nous n’étions pas très solides financièrement. »

A la différence de ses trois copines, qui ont décroché des postes de cadre après un bac +6 ou 7, Céline n’a pas fait d’études supérieures, elle est assistante médicale. Elle aime son job, sans plus. Cela n’a l’air de rien, mais, en France, les femmes diplômées repoussent plus volontiers leur projet de maternité. D’abord parce qu’elles entrent tardivement dans la vie active, ensuite parce qu’elles accordent davantage de valeur à leur carrière.

« Le critère économique n’explique pas à lui seul pourquoi des femmes attendent le dernier moment pour faire un enfant, ce serait trop simple », tempère Fabienne Sardas, psychologue à la maternité des Diaconesses, à Paris, et spécialiste des problèmes de maternité et de fécondité.

« Au début du XXe siècle, on mourait à 50 ans, ce qui coïncide avec l’âge de la ménopause, soit dit en passant. En 2014, à 40 ans, on n’est qu’au milieu de la vie ! Difficile de concevoir que notre organisme ne suit pas cette évolution, met un coup d’arrêt à notre désir de maternité alors que l’on se sent encore jeune, en pleine forme, plus sereine que jamais. »

Perte de contrôle et état de dépendance

C’est exactement le sentiment de Florence, 43 ans. Cette baroudeuse a toujours mis un point d’honneur à profiter de la vie, apprendre à se connaître, se laisser porter par les imprévus, les rencontres, sans trop se poser de questions :

« J’ai grandi dans une famille bourgeoise de Dijon où toutes les femmes ont eu cinq enfants de génération en génération. Je ne me suis jamais dit que je n’aurais pas d’enfant, mais cela ne faisait pas partie de mes priorités. J’adore mon travail, je voyage beaucoup, j’ai des amis dans le monde entier. Je me sens libre ! Avec un enfant, j’aurais été beaucoup moins moi-même. »

Pour la psychologue Fabienne Sardas, à l’image de Florence, certaines femmes perçoivent inconsciemment l’arrivée d’un enfant comme une menace :

« J’entends cela tout le temps, des femmes qui assimilent la maternité à une perte de contrôle et à un état de dépendance. Perte de contrôle sur leur vie, sur leur temps, sur leur corps. L’enfant n’est plus un objet narcissique, mais un élément perturbateur qui menace leur équilibre et celui du couple. »

A 38 ans, Florence tombe enceinte. « Un accident ! Je ne l’ai pas gardé. » Deux années passent. A 41 ans, elle tombe à nouveau enceinte et, bien que ne se sentant pas « encore tout à fait prête à renoncer à [s]a liberté », elle décide de garder le bébé. A neuf semaines de grossesse, le cœur du fœtus s’arrête de battre, il faut avorter. Aujourd’hui, sa voix douce, un peu fragile, cherche à convaincre, à se convaincre que l’espoir est encore permis :

« J’en suis certaine, malgré mes 43 ans, je peux encore avoir un enfant. »

« Je n’en sais rien et ne veux rien savoir »

Comme 85% des femmes (voir le sondage plus haut), Florence pense que les progrès médicaux l’y aideront. En réalité, la probabilité qu’elle tombe enceinte naturellement est de 5% par cycle et, à son âge, une FIV aboutirait à une naissance dans seulement 9% des cas.

Lorsqu’on demande à Florence si elle souhaite qu’on lui communique ces données, elle s’empresse de répondre :

« Non, surtout pas ! Je n’en sais rien et ne veux rien savoir. Faire un enfant est pour moi un désir mais ne doit pas devenir un enjeu de vie. »

Elodie, Sonia, Sandra : les femmes reconsidéreraient-elles leur désir d’enfant si elles étaient mieux informées sur les limites de leur fertilité ? Peut-être, ou peut être pas. Une chose est sûre : savoir, c’est se donner le choix que Florence, elle, n’aura probablement pas.

 

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Cette enquête a d’abord été publiée dans le numéro 46 (juin 2014) de notre partenaire Causette. Rue89 

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L’incroyable méprise

Qu’est-ce que les femmes savent au juste de leur fertilité  ? Au vu des résultats du sondage réalisé pour Causette, elles pensent tout savoir. Mais une immense majorité se trompe, et pas qu’un peu  ! Les mieux informées sur l’âge limite de procréation sont les ouvrières et les jeunes. Celles qui sont le plus à côté de la plaque  ? On vous le donne en mille, ce sont les Parisiennes et les femmes de plus de 35 ans. Le fossé entre croyances et réalité est immense.

85% des femmes jugent que les progrès médicaux sont tels qu’une femme peut aujourd’hui décider à 40 ans d’avoir un enfant. En réalité, à 40 ans, une fécondation in vitro n’aboutit que dans 9% des cas.70% des femmes pensent que, tant qu’une femme a ses règles, elle peut concevoir. En réalité, la fertilité des femmes chute en flèche dix ans avant la ménopause.69% des femmes pensent que l’âge limite à partir duquel il devient difficile pour une femme d’avoir un enfant se situe entre 40 et 50 ans. En réalité, l’âge limite se situe aux alentours de 37 ans. A partir de 38 ans, 30% des femmes ne réussiront pas à avoir un enfant.

Sondage réalisé par l’Ifop pour Causette, du 13 au 16 mai 2014, sur un échantillon de 1 037 femmes représentatif de la population féminine française âgée de 18 ans et plus.

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Les ovocytes pour les nuls

Notre stock d’ovocytes, c’est comme notre capital soleil, il est inégal selon les femmes, se dégrade et s’amenuise avec le temps. Dès la naissance, nous disposons d’un stock de 500 000 à 1 million de follicules. Pollution, tabac, alcool et drogue accélèrent leur dégénérescence. À partir de 38 ans, l’ovocyte devient de mauvaise qualité, d’où des fausses couches plus fréquentes. Certaines études montrent que 70 % des ovocytes d’une femme de 40 ans sont anormaux. La mauvaise nouvelle, c’est que la fécondation in vitro (FIV) ne peut pas améliorer la qualité de nos ovocytes. La bonne, c’est qu’aujourd’hui le don d’ovocyte (on implante celui d’une autre femme) conduit à une naissance dans 97 % des cas.

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Quatre clés pour ne pas paniquerDemandez une analyse hormonale à votre gynéco. Cela permettra d’estimer la qualité et l’étendue de votre réserve ovocytaire, seul moyen d’avoir une idée de sa fertilité.Faites-vous prescrire de la vitamine B9 trois mois avant d’arrêter la pilule. Même si l’on ne sait pas bien pourquoi, cette vitamine réduit les risques de fausse couche.Inutile de jouer aux apprentis sorciers en calculant sa courbe d’ovulation. Une fois sur deux, on se plante. Il existe des tests d’ovulation très efficaces vendus en pharmacie.Le jour J, oubliez les recettes de grand-mère du type lever les jambes après l’amour. Le meilleur moyen de tomber enceinte est de s’y coller tous les jours, au minimum tous les deux jours  : «  Tomber enceinte, c’est comme le loto  : plus on joue, plus on a de chances de gagner  », dit François Olivennes.

 

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Mère porteuse à l'étranger: un couple de Maisons-Alfort fait ... - 94 Citoyens

Mère porteuse à l'étranger: un couple de Maisons-Alfort fait ... - 94 Citoyens | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Alors que la légalisation de la GPA (Gestation pour autrui) en France ne figure pas à l’agenda politique du gouvernement, et que l’Etat français ne reconnait pas non plus les filiations issues de GPA effectuées à l’étranger, la victoire obtenue par les époux Dominique et Sylvie Mennesson de Maisons-Alfort ce jeudi 26 juin à la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) relance un brûlant débat de société sur les questions de famille et de filiation. Explications.

En 2000, le couple Mennesson a eu deux jumelles nées d’une mère porteuse aux Etats-Unis, suite à une fécondation in vitro (FIV) avec les ovocytes d’une donatrice et les gamètes de Dominique Mennesson.  Aux Etats-Unis, un acte de naissance est dressé qui reconnaît le couple Mennesson comme les parents des deux bébés. Une fois en France, la retranscription de l’acte de naissance dans l’Etat-civil est d’abord effectuée puis annulée. Depuis, les procédures de justice se sont empilées jusqu’au jugement ce 26 juin de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Dans ses conclusions, la CEDH  estime que cette contradiction porte atteinte à l’identité des  enfants au sein de la société française et note que la jurisprudence empêche totalement l’établissement du lien de filiation entre les deux filles et leur père biologique, ce qui va au-delà de ce que permet l’ample marge d’appréciation que la CEDH reconnaît aux États dans leurs décisions relatives à la GPA. Précisément, la cour considère que cette marge d’appréciation doit être réduite dès lors qu’il est question de la filiation, car cela met en jeu un aspect essentiel de l’identité des individus.  Elle constate par ailleurs que les deux filles, n’étant pas reconnues légalement comme les enfants du couple, n’accèdent pas aux même droits en matière de succession, de même qu’elles sont confrontées à « une troublante incertitude quant à la possibilité de se voir reconnaître la nationalité française ».

La CEDH considère donc que la France a violé l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme s’agissant du droit des enfants au respect de leur vie privée et condamne  la France à verser 5 000 euros à chacune des jumelles, plus 15 000 euros pour les frais de justice. Une autre affaire similaire jugée ce même jour a donné lieu au même verdict.

Télécharger le communiqué explicatif détaillé de la CEDH.
Télécharger la Convention européenne des droits de l’Homme

« C’est une grande victoire qui célèbre quatorze années de lutte pour la reconnaissance de nos droits, et un parcours de justice qui a été très compliqué. Jusqu’en 2008, la justice française nous a donné raison, puis elle s’est rétractée. Cette décision est un juste retour au droit, ainsi qu’au respect de la vie privée et familiale, et fait face au vide administratif sur ce type de situation. Il a une grande portée car il s’impose à la justice française et est plus fort que la jurisprudence qui prévalait jusqu’ici. La décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) va permettre la reconnaissance de près de 2000 enfants » témoigne Dominique Mennesson. « Les jumelles vont bientôt avoir 14 ans, elles ont toujours un passeport américain avec un visa touristique. En théorie cela signifie qu’elles pourraient être expulsées du territoire. C’est une bataille quotidienne, il est indispensable d’avoir un certificat civil français pour la sécurité sociale, les allocations familiales, et je ne parle pas de ce qui se passerait en cas de décès ou de divorce… A tout cela s’ajoute une violence psychologique, nos filles étaient invisibles pour la République, et nous on nous dit que nous ne sommes pas des parents » poursuit-il.

La France a toutefois la possibilité de contester ce jugement. « Pour contester cette décision, il faudra un vote unanime des juges, mais la décision de la CEDH est en accord avec la promesse de François Hollande de reconnaître les enfants nés à l’étranger, ainsi qu’avec les propos de Manuel Valls et Christiane Taubira. Nous demandons maintenant solennellement à Laurent Fabius de prendre acte de cet arrêt », commente à nouveau Dominique Mennesson.

Fabienne G's insight:

Le droit de l'enfant a une filiation impose la décision.

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Cannabis : quel risque pour la fertilité masculine ? - Sciences et Avenir

Cannabis : quel risque pour la fertilité masculine ? - Sciences et Avenir | Avoir un bébé : Revue d'actualités et de presse | Scoop.it

Reprise dans de nombreux médias, une étude révèle que la consommation de cannabis doublerait le risque d’infertilité masculine. Info ou intox ? Réponses de deux spécialistes.

 

Des chercheurs des universités de Sheffield et de Manchester (Grande-Bretagne) viennent de publier une étude dans la revue médicale Human Reproduction montrant que la consommation de cannabis diminuerait la qualité du sperme masculin. Mais est-ce vraiment ce que montre cette étude ?

Le cannabis modifie la forme des spermatozoïdes

MÉTHODE. Pour aboutir à ces résultats, les auteurs se sont basé sur l'analyse de sperme d'environ 2 000 hommes. Ces derniers s’étaient rendus dans plus de 14 cliniques au Royaume-Uni pour une consultation relative à des problèmes de fertilité. En plus de l'analyse du sperme, les chercheurs ont demandé aux participants de renseigner leurs critères de mode de vie (drogue, alcool, tabac…) par questionnaire et lors d'un entretien.

Les chercheurs ont-ils donc analysé la fertilité des participants de l'étude ? "Non, ils montrent plutôt que l'usage de cannabis altère la morphologie des spermatozoïdes", explique Marcello Solinas, chercheur au Laboratoire de Neurosciences Expérimentales et Cliniques (LNEC) de l'Université de Poitiers et spécialiste des effets de la cocaïne sur la santé.

MORPHOLOGIE. Leur morphologie modifié, les spermatozoïdes ne peuvent plus se déplacer correctement et ne parviennent donc pas à pénétrer l'ovule à féconder. Pour comprendre ce changement de morphologie, Allan Pacey, professeur à l'université de Sheffield et principal auteur de l'étude, compare les spermatozoïdes à des petits avions : "Un spermatozoïde normal est comme un avion aérodynamique, qui se déplace très rapidement et sans efforts. Le cannabis transforme ce super-avion en un biplan maladroit et instable…"

4% de sperme viable seulement

Faut-il donc conclure à une baisse de fertilité chez les hommes consommant du cannabis ? "Cette étude montre seulement une corrélation négative entre la consommation de cannabis et la qualité/quantité du sperme chez l’espèce humaine", explique Mohamed Jaber, chercheur au LNEC et spécialiste de la dépendance aux drogues. De là à conclure à une réduction de la fertilité, il n'y aurait qu'un pas que ne franchissent pas Mohamed Jaber et Marcello Solinas. "Les études montrant une réduction de la fertilité chez les fumeurs de cannabis sont controversées", précise Marcello Solinas.

PRÉCÉDENT. Le résultat des chercheurs britanniques n'est de plus pas nouveau : "plusieurs publications antérieures, y compris sur les modèles animaux, ont déjà montré cette corrélation chez les mammifères et l'espèce humaine en particulier", ajoute t-il. Cette nouvelle étude précise toutefois que les effets du cannabis seraient liés à l'âge, avec un risque accru de malformation morphologique si la consommation a lieu après 30 ans.

VIABILITÉ. Les chercheurs concluent également que les consommateurs réguliers de cannabis n'auraient que 4 % de sperme viable (avec des spermatozoïdes possédant une forme normale) en réserve. Toutefois, le sperme redeviendrait "normal" trois mois environ après l’arrêt du cannabis.

"La recommandation principale des auteurs est donc de restreindre l’usage de cannabis au moins trois mois avant de procéder à une relation sexuelle dans le but d’une procréation", explique Mohamed Jaber.

Fabienne G's insight:

Comment le canabis agit sur le cerveau ?

http://www.sciencesetavenir.fr/infographies/20130610.OBS2586/infographie-comment-le-cannabis-agit-sur-le-cerveau.html

 

Et s'il passe le cerveau qui est l'endroit le plus protégé (ou presque) du corps, il est logique qu'il passe aussi dans les gamètes...

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