Les intervenants de la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS),  ont présenté mardi 14 février le bilan des exportations françaises.

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont été réalisées dans 171 pays en 2011, mais le chiffre d’affaires a été enregistré à 89% dans 20 d’entre eux. Parmi les dix premiers importateurs de vins français, on compte aujourd’hui deux pays d’Amérique du nord (Etats-Unis, 1er importateur ; Canada, 9ème) ; quatre pays européens (Angleterre, 2ème, Allemagne 4ème, Belgique 6ème et Suisse 10ème), et quatre pays asiatiques dont trois gagnent des places (Chine, 3ème pour la première fois, à la place de l’Allemagne ; Singapour, 5ème ; Hong-Kong, 7ème ; le Japon , 8ème). L’Europe, qui est encore la première zone de commercialisation, ne représente plus que 47% des exportations françaises en valeur, contre 53% pour les pays tiers, où se situent les plus fortes progressions. Les spiritueux ont des exportations équilibrées entre les trois zones, alors que pour le vin, le niveau des ventes reste très important en Eruope. On peut donc dire que le vin est plus exposé à la situation économique du marché européen que les spiritueux.

PERSPECTIVES POUR 2012 : ANTICIPATIONS DE CONSOLIDATIONTous les membres du conseil d’administration de la FEVS pensent que le début d’année 2012 est « plutôt normal ». Selon Louis Fabrice Latour, « nous ne sommes absolument pas dans un syndrôme style 2009, où la filière vins et spiritueux avait décroché dès le mois de janvier. Il faut être vigilant, mais la situation de stocks est relativement basse, les clients ont des besoins. » A ce sujet, Paul-François Vranken estime que « la crise a apporté surtout chez les distributeurs une meilleure gestion des stocks : auparavant, ils étaient parfois de 6 mois, voire plus, mais il y a eu une réorganisation en 2011. Les tuyaux ont été remplis en début d’année, la fin 2011 a conduit à une gestion moins excitante, mais il n’y a pas de surstocks. »

Cependant, du côté des distributeurs, si aucune catastrophe n’est anticipée, si personne n’est pessimiste et s’il n’y a pas de signe de ralentissement des réapprovisionnements, il n’y a cependant pas beaucoup de visibilité, et personne ne peut dire si l’année sera dynamique ou pas. Selon le président de la FEVS, « raisonnablement aujourd’hui, aller au delà de 10 milliards de chiffre d’affaires ne nous semble pas chose aisée, à moins qu’il y ait une embellie générale, et que le dollar reprenne des couleurs de manière plus nette». A signaler enfin, les exportateurs anticipent une reprise du marché russe en 2012.