Un an après la rédaction de la Charte chilienne de viticulture durable, les premières exploitations à respecter cette démarche viennent de recevoir la certification officielle « développement durable chilien ». Cette charte intégrative a pour but de mettre en place progressivement des pratiques durables. Ces dispositions se veulent à la fois écologiques, sociales et économiques à travers les trois volets de la Charte : le vignoble, la cave et les responsabilités sociales. Des conseils techniques et pédagogiques seront progressivement ajoutés à la Charte par les divers groupes de réflexion (amélioration de l’efficience énergétique, mise en place de stations météorologiques témoins...), afin de la perfectionner.

Cette Charte a été rédigée par l’organisation Vinos de Chile, qui regroupe 92 entreprises représentant 90 % de la production vinicole chilienne. Comme le rappelle Rene Araneda (président de Vinos de Chile), « la charte est le pilier de la stratégie viticole chilienne. Nous avons toujours pour objectif de devenir en 2020 le premier producteur de vins certifiés durables du Nouveau Monde (pour en savoir plus, cliquer ici). Il est impératif que nous innovions pour y parvenir. La rédaction et l’application de notre charte durable répond à ces objectifs. »

Malgré son ambition affichée, la certification durable chilienne reste encore imparfaite. Actuellement, les 14 entreprises qui peuvent afficher le label « vin chilien certifié durable » ne répondent en fait qu’au premier volet d’exigences de la Charte, celui concernant les seules pratiques viticoles. Les autres parties (travaux de chais et responsabilités sociales) devraient être certifiées dans l’année, tandis que 24 domaines sont aux prémices de similaires démarches de certification. L’obtention à plus long-terme de cette certification restera cependant incomplète. En effet, certains vignobles pouvant être certifiés alors que 40 % seulement de leurs surfaces répondent à la démarche durable.