 Your new post is loading...
2011, retour à la normale des ventes de vins de Bourgogne, soit 200 millions de bouteilles vendues. Alors que près de 10.000 professionnels du vin participent cette semaine aux Grands Jours de Bourgogne, le BIVB publie pour l’année 2011 un bilan complet de l’économie des vins de Bourgogne. L’année 2011 a confirmé le retour à la normale des ventes de vins de Bourgogne, amorcé en 2010 après la crise de 2009. Même si la conjoncture mondiale reste terne, les bourguignons ont des atouts économiques leur permettant de défendre leurs acquis et de poursuivre la reconquête des marchés. Les opportunités offertes par les marchés en développement ouvrent également de belles perspectives. Le vignoble bourguignon s’exporte vers les pays les plus lointains La stratégie de réorientation des exportations vers les pays les plus lointains a été payante. Le marché français se maintient grâce à la progression des ventes en grande distribution et au développement des ventes à la propriété. Les circuits plus traditionnels sont toujours bien marqués par les difficultés économiques.
Le Brésil fait actuellement partie du Top 5 des marchés au potentiel de croissance les plus importants pour les vins de Bourgogne, après l’Asie et les Etats-Unis. Les ventes ont progressé de près de 50 % en valeur en 2011, indique le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB). Pour poursuivre cette opération séduction débutée il y a peu, la Bourgogne va prochainement mettre un coup d’accélérateur pour faire accroître sa popularité croissante sur le marché brésilien. Pour la première fois, les producteurs bourguignons se rendront à l’étape brésilienne du Wine Tour, organisé par la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Bourgogne.
L’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) vient de reconnaître la nouvelle appellation « Coteaux Bourguignons » allant de l’Auxerois au Beaujolais, dont les premières bouteilles seront disponibles au printemps, et qui va remplacer le « Bourgogne Grand Ordinaire ». « La réécriture des cahiers des charges des appellations dorigine a été loccasion de reconstruire une appellation dinitiation et dun bon rapport qualité/prix », indique le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) dans un communiqué.
Le célèbre domaine Leroy aurait récemment racheté 7 ouvrées (1 ouvrée = 428 m2) de grand cru blanc bâtard-montrachet, à un prix estimé entre 800.000 et 900.000 euros l’ouvrée, en l’absence de confirmation officielle. La dernière transaction dans le bâtard date du début 2011. La maison Alex Gambal de Beaune, et le domaine de la Vougeraie, qui appartient au négociant Boisset, s’étaient alors partagés 8,5 ouvrées à un prix inférieur à 700 000 euros l’ouvrée. Cette dernière transaction s’est donc faite à un tarif bien supérieur. L’achat effectué par la maison Leroy, société de production et de négoce détenue par Lalou Bize Leroy, personnalité phare de la Bourgogne viticole, englobe également 10 ouvrées de puligny-montrachet village Les Enseignières, un climat situé juste sous le bâtard-montrachet. Cet achat fait beaucoup parler dans le vignoble. Il faut en effet savoir que les droits de succession sont établis sur la base des dernières transactions enregistrées. Une ouvrée produit environ 250 bouteilles de bâtard-montrachet par an vendues en moyenne entre 70 et 100 euros TTC départ domaine la bouteille. Il est donc évident que de tels niveaux de prix du foncier viticole ne correspondent à aucune véritable logique économique d’exploitation.
Malgré les difficultés rencontrées par le Japon, les exportations de vin de Bourgogne à destination de ce pays on progressé de 6 % en volume et de 14 % en valeur de janvier à juillet 2011. Les gestes de solidarité des Bourguignons suite au tremblement de terre qui a ravagé la région de Fukushima (ventes aux enchères caritatives...) ont contribué à maintenir le lien entre la Bourgogne et ce marché-clé, au-delà de l'intérêt (bien réel) des Japonais pour les vins eux-mêmes. "Ces résultats sont particulièrement positifs car supérieurs à ceux de la même période de 2007, année de performances commerciales record pour la Bourgogne, juste avant la crise mondiale", précise le BIVB. (Voir aussi l'article de Figaro.)
|
Si la Bourgogne écoule des volumes importants à l’export où la valeur ajoutée est forte, c’est grâce à la France que ses ventes globales sont restées stables en 2011. Notamment sous l’impulsion sous l’impulsion des Hypers et supers qui ont vu leurs sorties progresser de + 1 % en volume et de + 3 % en valeur. En GMS, le crémant de Bourgogne est l’un des fers de lance. Selon les données de SymphonyIRI, les bulles bourguignonnes pèsent désormais 3,3 millions de cols (+ 9,4 %) pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros (+ 10,7 %).
Madonna fait un énorme clin d'oeil à la région Bourgogne et à sa viticulture dans son dernier single sorti vendredi, "Give me all your lovin'".Dans son tube électro-dance, produit par le DJ français Martin Solveig, la chanteuse susurre "we can drink some wine, burgundy is fine, let's drink the bottle every drop". En français, cela donnerait quelque chose comme "on peut boire du vin, le Bourgogne est bon, buvons chaque goutte d'une bouteille". Une campagne de pub gratuite et inespérée pour les vins de Bourgogne, qui jouissent déjà d'un fort succès au pays de l'oncle Sam. En 2010 en effet, les exportations des vins de Bourgogne vers les Etats-Unis ont bondi de +23% (sources Bivb). Voilà comment la Madone conseille littéralement à plusieurs millions de ses fans de boire un bon vin de Bourgogne. Mis en ligne le 2 février dernier, le nouveau clip de "Give me all your lovin'" a déja été visionné plus de 5 millions de fois
Bourgogne, Beaujolais, une longue histoire... « Cette complexité réglementaire - qui nous unit depuis longtemps - est aujourd’hui source de tensions ». Avant de laisser la place à Pierre-Henri Gagey en tant que président du BIVB, Michel Baldassini ne cachait pas son inquiétude au sujet de la nouvelle appellation de la "Grande Bourgogne", les coteaux bourguignons. En cause, le "vide" dans le cahier des charges qui permet de planter des pinots noirs - aidés par des fonds de FranceAgriMer dans le cadre de la restructuration du vignoble en crise - dans les parcelles beaujolaises destinées à cette appellation. Après le blanchiment du Beaujolais, une nouvelle fois, la crainte des professionnels bourguignons est de ne pouvoir maîtriser les volumes repliés en appellation régionale crémant de Bourgogne, lesquels risqueraient par voie de conséquence de « déséquilibrer » l’ensemble des marchés des appellations régionales. « Si la Bourgogne n’a pas fait d’erreur, il serait regrettable que d’autres en fassent pour elle ! », concluait-il sur ce sujet. Une réunion est prévue le 25 janvier.
Le Mâcon-Villages 2010 a été désigné 3ème meilleur vin du monde par le concours international Decanter.
Via Vincent Alary
|