La production européenne de vin s’annonce déficitaire en 2012, ce qui risque de générer des tensions sur certains marchés. Très touchée par la sécheresse, l’Espagne risque de perdre encore 7 millions d’hl cette année. Les plus optimistes s’attendent à une récolte 30 millions d’hl, contre 37 millions d’hl l’an dernier qui avait déjà été une très petite récolte. En l’espace de 4 ans, la production espagnole a perdu 13 millions d’hl, soit un recul de 30%. Colossal. L’Italie annonce également une récolte en recul de 8% par rapport à 2011 qui était là encore une année de vaches maigres. Lui aussi touché par la sécheresse, le vignoble italien ne produirait cette année que 39,3 millions d’hl. Très loin des 48,5 millions d’hl de la récolte 2010. Après la généreuse récolte de 2011, la France devrait conserver cette année son titre de premier producteur mondial mais avec un volume de 41 millions d’hl, le plus faible de son histoire, en recul de 20% par rapport à l’an dernier. Les conditions climatiques de l’année (gel en hiver, grêle au printemps, coup de froid à la floraison, sécheresse estivale) et la forte pression des maladies cryptogamiques sont à l’origine de cette baisse de régime. Quand la production des trois premiers pays viticoles mondiaux s’effrite, l’impact est forcément perceptible sur les marchés. « Nous sommes dans une période de grand changement », analyse Daniel Murphy de la société de courtage international Daniel Murphy Wine Company. « La production mondiale se rapproche d’un niveau d’équilibre par rapport à la consommation mondiale. Cet équilibre est global, mais il peut y avoir des manques pour certaines catégories de produit alors que d’autres sont encore excédentaires ». Les premières tensions se font sentir sur le marché des entrées de gamme en blanc. en vrac : la faible récolte en Europe provoque des tensions sur ...



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