Les mésaventures tragi-comiques du Louvre-Abou-Dhabi - La Tribune de l'Art | art move | Scoop.it

par Didier Rykner

Libération, sous la plume de Vincent Noce, a été le plus rapide. Bravo pour son enquête sur les difficultés du projet du Louvre Abou-Dhabi, et pour avoir réussi à se procurer la lettre des émiriens envoyée en février 2013, l’élément principal de cet article dont nous connaissions le contenu mais que nous n’avons jamais réussi à voir.

Car toutes les informations (elles ne sont pas faciles à obtenir, tant la communication de l’agence France-Muséum est verrouillée), parues dans cet article sont exactes. Le projet ne connaît pas seulement un retard d’au moins quatre ans : il est extraordinairement mal parti, largement à cause de l’arrogance des Français vis à vis de leurs interlocuteurs.
Dès le début de cette affaire, nous avons été farouchement opposés à la marchandisation des collections telle qu’elle était prévue, et nous regrettions tout autant que des conservateurs français, fonctionnaires et donc au service de l’État, soient chargés d’acquérir des œuvres pour un musée étranger. Il s’agit d’un cas unique à notre connaissance car la seule concurrence qui peut exister entre les musées internationaux porte justement sur les acquisitions. Il reste qu’une fois l’accord signé, il était nécessaire de le respecter dans l’intérêt de toutes les parties. (...)


Via Syndicat National des Antiquaires