Art Saint-Germain, une valeur sûre | Art moderne & contemporain | Scoop.it

par Françoise Chauvin

Pour sa quinzième édition, Art Saint-Germain-des-Prés parie sur « les valeurs sûres ». Pour Jean- Pierre Arnoux, président de cette manifestation de la Rive Gauche, il s'agit de relier ainsi « les trois grandes spécialités du quartier que sont l'art moderne et contemporain, l'archéologie et l'art tribal, avec les arts décoratifs et le design ». Vaste sujet qui se décline à travers une période, un mouvement, une ethnie, un artiste, voire un objet. Pour laisser plus d'autonomie à chacun, Jean-Pierre Arnoux précise que « si les galeries ne sont pas tenues de présenter des valeurs sûres d'aujourd'hui, elles doivent expliquer dans le catalogue que les oeuvres qu'elles présentent sont des valeurs sûres de demain ». Car l'un des points forts de cet événement est l'édition d'un catalogue annuel destiné à promouvoir le quartier, qui est distribué dans les hauts lieux de la capitale, tels les grands hôtels. Un outil stratégique qui doit attirer les acheteurs potentiels. Jean-Pierre Arnoux insiste sur le changement de physionomie des lieux : « Il y a peu de temps, 90 % des galeries présentaient de l'art moderne ou contemporain. Désormais ce chiffre est tombé autour de 70 % et il baisse encore ». Le design et l'art tribal poursuivent leur remontée. Dans le domaine des arts décoratifs, il faut compter avec les poids lourds comme la galerie Downtown. Spécialisée aussi dans le design des années 1940 à nos jours, la jeune galerie Alexandre Guillemain annonce une première exposition de mobilier contemporain, sur l'atelier Bauer. La galerie Maria Wettergren, axée sur le design scandinave, a sélectionné Tora Urup et ses sculptures circulaires en verre massif. La galerie Vallois Sculptures expose les oeuvres de l'Indien George K. Art Saint-Germain-des-Prés est aussi le rendez-vous de l'abstraction des années 1950, dans les galeries Arnoux, Applicat-Prazan ou Protée. Parallèlement, Claude Bernard demeure fidèle à Sam Szafran. L'art contemporain trouve sa place chez Georges-Philippe & Nathalie Vallois, qui donnent carte blanche à Alain Bublex. Lélia Mordoch annonce Laura Nillni, qui travaille à quatre mains avec son mari compositeur de musique. Quant à la galerie Pièce Unique, elle ouvre ses portes à la Chinoise Ye Funa. Enfin, la galerie Mermoz, spécialiste de l'art précolombien, met en exergue une hache cérémonielle maya. Bonne nouvelle, les expositions se poursuivront en juin, tout au long du « Juin d'Art-Saint-Germain-des-Prés ».


Via Syndicat National des Antiquaires