Art africain contemporain
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Pourquoi une veille sur l'art africain contemporain ?

Pourquoi une veille sur l'art africain contemporain ? | Art africain contemporain | Scoop.it

L’Afrique, nouvel eldorado de l’art contemporain ? Certains veulent le croire, à l’heure où l’art africain contemporain sort de ses frontières et gagne peu à peu la reconnaissance du public après s’être assuré celle des découvreurs, des collectionneurs, des critiques d’art et des musées.

 

Si nous n’en sommes pas encore là, son émergence n’en est pas moins passionnante. Les initiatives, points de vue, pratiques artistiques et acteurs de promotion se multiplient, et avec eux les sources et les contenus sur le sujet.

 

L’objet de cette veille est d’offrir une sélection de contenus pertinents permettant de suivre l’évolution de l’art contemporain africain dans ses différentes dimensions (artistes, événements, pratiques artistiques, promoteurs, marché…) avec une pluralité de points de vue.

 

Bonne découverte !

 

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NOUVEAU! Vous pouvez désormais consulter les articles issus de cette revue sur tumblr sur http://art-contemporain-africain.fr/

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Ange Tchetmi's comment, April 12, 5:28 PM
Pourquoi nommer les "nouveaux contemporains" les artistes africains issus de la diaspora? Nouveaux par rapport à qui? Pourquoi mettre un focus sur les artistes issus de la diaspora africaine? Qu"en est-il des artistes vivant en Afrique?
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EXPOSITION | « Picturie générale » ou l’épicerie de l’art contemporain en Algérie

EXPOSITION | « Picturie générale » ou l’épicerie de l’art contemporain en Algérie | Art africain contemporain | Scoop.it

« Jusqu'au 21 mai, 23 artistes de la scène algérienne [ont exposé] leurs œuvres multiformes dans l’enceinte désaffectée du marché Volta, au centre-ville d’Alger. […] 


[…] le marché Volta qui accueille la troisième édition de l’exposition « Picturie générale » (PGIII) échappe aux non-initiés des ruelles d’Alger. C’est que fermé depuis trente ans, l’ancien « Souk el fellah » a fini par se faire oublier. Mais depuis le 23 avril, la vie a repris au milieu des vitres brisées et des murs fissurés de l’imposante bâtisse : les peintures, photographies, sculptures et installations plastiques de 23 artistes ont ranimé le marché abandonné. 


Indépendante et gratuite, sans financement et sans thème imposé, PGIII poursuit l’objectif initial de « se rapprocher d’un public peu habitué aux expositions ». D’où le nom « Picturie générale ». « La traduction française se veut un jeu de mots entre « picture », image en anglais, et « épicerie » […] explique […] Mourad Krinah, le commissaire de l’exposition. « Pour nous, l’art s’expose dans une épicerie, qui est un commerce de proximité accessible à tous, et non dans un magasin de luxe » […]. 


Du sol au plafond, les rayons de cette troisième édition sont généreusement garnis, entre les cannes à pêches posées sur des plaques d’égout de Fatima Chafaa, le mur de cent photos noir et blanc collées de Youcef Krache, la toile-bateau pleine de réfugiés suspendue dans les airs de Yasser Ameur alias « L’homme jaune ». Et le public est comblé. « C’est un vrai plaisir de voir ce genre de manifestation culturelle à Alger où les galeries d’art et les lieux d’exposition font défaut » […]. 


[…] Pour la prochaine édition, « rien n’est encore décidé » répond Mourad Krinah car « l’exposition est lancée une fois que l’on a trouvé un lieu intéressant » précise le commissaire. Mais une chose est sûre, PGIV rassemblera encore plus d’artistes afin d’être « le plus représentatif possible » de cette scène artistique algérienne contemporaine bouillonnante de jeunes talents. » 


> Extraits de l’article de Chloé Rondeleux publié sur jeuneafrique.com à retrouver en intégralité en cliquant sur http://bit.ly/1TEBWft

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ARTISTE | Henri Sagna, plasticien sélectionné au Dak’Art 2016 : le messager du vivre ensemble

ARTISTE | Henri Sagna, plasticien sélectionné au Dak’Art 2016 : le messager du vivre ensemble | Art africain contemporain | Scoop.it

« Amateur de la récup’ Henri Sagna n’en est pas à sa première participation à la Biennale de l’art africain contemporain. Le plasticien sénégalais est un homme multidimensionnel, dont l’actif artistique trahit une conscience exacerbée des maux du monde, qui se retrouvent dans ses œuvres. Lorsqu’il n’étudie pas l’âme humaine par le truchement d’un moustique, il cogite autour du dialogue inter-religieux. […] 


Tout commence avec un moustique pour Henri Sagna, sorti de l’école des Beaux-Arts en 2000, diplômé de la section environnement. Il éprouve un attrait particulier pour les matériaux de récupération. C’est à partir de ça qu’il créera son premier moustique, pionnier d’une très longue série. Ce travail autour des insectes véhiculant le paludisme, lui permettra d’exposer en Off à la Biennale dès 2002, puis au 6ème Salon National des Artistes Plasticiens du Sénégal, au Salon Michelle Ka mais aussi au Musée Dapper de Paris, à Montréal, au Niger, au Burkina Faso, en Allemagne ou encore en Algérie. […]


[…] les moustiques […] se sont multipliés par milliers dans l’atelier de l’artiste plasticien pendant près de dix ans. Au départ ce travail est inspiré par la volonté de lutter contre la maladie, particulièrement le paludisme, mais au cours du temps il va acquérir une autre dimension […]. «Je fais la métaphore de l’homme par le moustique», […] «le moustique pique mais l’homme aussi, à sa manière. Il peut piquer ton savoir, peut piquer tes biens de plusieurs manières». A travers de simples insectes, c’est donc les maux de l’âme humaine qu’il met en exergue. […] 


Notre homme ne se définit donc pas comme un grand médiateur mais comme quelqu’un «qui peut sensibiliser, unir les gens, les rassembler et développer la culture du vivre ensemble». C’est le but qui sous-tend derrière son travail sur le dialogue inter-religieux. C’est en 2009, lors d’un workshop à Lagos que sa carrière a connu plusieurs bouleversements. D’abord il se prend de passion pour la chambre à air […]. Cela deviendra un de ses outils favoris. L’absence de mosquée dans la ville nigériane l’a frappé et l’idée de travailler sur le dialogue islamo-chrétien a commencé à maturer. 

[…]

Il s’est mis à découper des mosquées et des églises par centaines dans ses chambres à air et à les juxtaposer de multiples façons sur une palette d’œuvre. Il frappe ainsi les esprits, «crée un équilibre dans ce monde qui est en guerre perpétuelle» et où «les gens se basent trop sur la religion pour créer des guerres». A travers ce travail qui lui vaudra encore beaucoup d’expositions et une sélection pour la Biennale 2016, il se place en témoin actif du monde en traitant d’un problème actuel. […] » 


> Extraits de l’article de Baptiste Madinier publié sur lequotidien.sn à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1Z0f0Lj&nbsp;


>> Illustration : Henri Sagna, 2015 (source : http://webzine.unitedfashionforpeace.com/lifestyle/henri-sagna-l-art-en-questionnement-universel/#.V0X7fZGLShc)

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1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Arbre des origines” de Ndary Lo

1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Arbre des origines” de Ndary Lo | Art africain contemporain | Scoop.it

« Né en 1961 à Tivaouane, Ndary Lo vit et travaille toujours au Sénégal. A partir de 1992, l’artiste engage une recherche autour de l'Homme avec comme matériau de base le fer. Ses «Hommes qui marchent», longues silhouettes métalliques, ses femmes élancées aux visages flous, et ses ventres en ferraille remplis de têtes de poupées, en font le lauréat de nombreux prix lors de manifestations artistiques internationales. » ( source : www.ndary-lo.com/biographie


« Emblème du Sénégal et omniprésent dans l’imaginaire collectif africain, l’arbre est le symbole essentiel de la vie, de la nature et de la sagesse. Giacometti et nombre d’artistes modernes ont été influencés par la sculpture africaine dès les années ‘20. C’est au tour de Ndary Lo de s’approprier cet héritage culturel et de représenter sa propre image longiligne dans ces Arbres des origines. Ces compositions végétales humanisées, où l’homme puise toute son énergie des racines mêmes de la nature, sont un cri d’alarme qui plaide pour plus d’engagement et de responsabilité face à un environnement matériel. » (source : www.sitorsenghor.com/ndary-lo-arbres-des-origines


Ndary Lo – Arbre des origines 10, 2014 

Source : www.chrismali.com/2014/10/exposition-du-sculpteur-senegalais-ndary-lo-galerie-guigon/

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BIENNALE | Dak’Art 2016 : Installations au Palais de Justice en images

BIENNALE | Dak’Art  2016 : Installations au Palais de Justice en images | Art africain contemporain | Scoop.it

Cliquez sur le titre ou sur http://bit.ly/1Tqo22w pour accéder aux photos.


> Source : www.contemporaryand.com/fr/magazines/dakart-2016-palais-de-justice/

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1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Untitled” de Mukiza

1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Untitled” de Mukiza | Art africain contemporain | Scoop.it

« Les récentes toiles de Mukiza, figures sombres et dessins exécutés à l’huile ou au crayon sur un fond blanc uni, questionnent un récit présenté comme « l’Histoire » pendant des siècles. Ces œuvres figurent des visages reconnaissables, des symboles et des accessoires historiques revisités selon des codes modernes. L’artiste engage le spectateur à réfléchir à ce qu’il sait de l’Histoire et à projeter dans les blancs des œuvres ses propres connaissances pour élaborer de nouveaux récits. » 

> d’après Catalogue de l’exposition sur www.circleartagency.com/kampala-contemporary (en anglais, trad. K. Barlet) 


« Sa peinture « Untitled » dépeint une jeune fille ougandaise embrassée par plusieurs grenouilles aux couleurs des drapeaux de divers bailleurs de fonds de l'Ouganda. Les Etats-Unis, l'UE et la Chine sont ainsi représentés par trois grenouilles, mais la quatrième reste à l’état d’esquisse, peut-être un nouveau donateur intéressé par une part du gâteau ougandais. Il faut savoir que Mukiza est critique des contes de fées occidentaux consommés par les petites filles africaines qui aspirent à devenir des princesses Disney (…) » 

> D’après www.conceptualfinearts.com/cfa/2016/05/02/mapping-art-in-kampala-where-freedom-of-expression-is-still-missing (en anglais, trad. K. Barlet) 


 Mukiza – Untitled, 2015 

Source : www.circleartagency.com/kampala-contemporary

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ARTISTE | Sadikou Oukpedjo : La conscience de l’animalité

ARTISTE | Sadikou Oukpedjo : La conscience de l’animalité | Art africain contemporain | Scoop.it

« Jusqu’au 11 juin 2016, la galerie Cécile Fakhoury présente pour la première fois le travail de l’artiste togolais Sadikou Oukpedjo. Art Media Agency est allé à la rencontre de l’artiste lors du vernissage de son exposition « Anima » à Abidjan. 


AMA : Quel est votre parcours ? 

J’ai commencé à sculpter avec mon professeur d’art plastique, au collège […]. C’est lui qui a remarqué mes dessins en premier et il m’a demandé de l’aider dans son atelier de sculpture. […] En 1998, je suis rentré à atelier de Paul Ahyi, un maître de la sculpture et l’un des pionniers de l’art contemporain au Togo. Il m’a formé durant quatre ans en peinture, sculpture et céramique. En 2002, ma première exposition a été organisée au Centre Culturel Français à Cotonou (Bénin). Après, mes œuvres ont été présentées dans d’autres pays, à la 1:54 Contemporary African Art Fair 2014 à Londres ou à l’espace Art Twenty One à Lagos (Nigéria). 


AMA : Quelle influence a eu Paul Ahyi pour vous ? 

Cela peut paraître bizarre, mais il n’a pas eu d’influence sur mon travail. J’ai fui cela en fait. Tous ceux que Paul Ahyi a formés n’ont pas su se détacher de son travail ; […] Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai été remarqué d’ailleurs. Je fais le contraire de ce qu’il faisait. […] 


AMA : Votre exposition porte le titre « Anima ». Pourquoi? 

Je travaille sur ce thème depuis deux ans. C’est l’homme et l’animal au moment de leur séparation. Pour moi, l’origine de l’humanité se joue à l’instant de son détachement du côté animal. Biologiquement, nous sommes des animaux, mais l’homme s’est battu pour se libérer de son corps animal. Depuis, il a tellement ignoré ce côté animal qu’il pense qu’il est un être tout autre que l’animal. 


AMA : Quelles œuvres présentez-vous dans cette exposition ? 

Je présente des sculptures en bois et en céramique, des dessins au pastel sur papier et des peintures. C’est un travail sur le corps et le souffle de l’esprit. Cela s’exprime dans une dualité mi-homme, mi-animal. En regardant mes travaux, on ne sait jamais si c’est un animal ou un homme que l’on a en face de soi. […] 


AMA : À la base vous êtes sculpteur, mais vous peignez également. […] Je n’ai jamais suivi des cours de peinture. Mais étant sculpteur, ça a été facile pour moi d’aller vers la peinture. Il est évident que l’on n’a pas besoin d’un grand d’effort pour quitter les trois dimensions pour les deux dimensions. D’ailleurs, dans ma tête, je ne quitte jamais tout à fait les trois dimensions, même si je suis sur les deux dimensions. Je modèle mes peintures. 


AMA : Que souhaitez-vous exprimer par votre travail ? 

Mes sentiments. J’ai été habité par ce sentiment de liberté et de compassion pour l’animal depuis longtemps. Nous ne sommes pas carnivores, mais si nous mangeons des animaux, c’est pour montrer notre supériorité sur eux. Je m’exprime en faisant prendre conscience à l’homme qu’il est animal. […] » […] 


 > Extraits de l’entretien de Art Media Agency avec Sadikou Oukpedjo publié sur fr.artmediaagency.com à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1T9ERBY ;


>> Illustration : Vue de l'exposition ''Anima'', Courtesy Galerie Cécile Fakhoury – Abidjan © Sadikou Oukpedjo (source : http://cecilefakhoury.com/expositions/anima/)

Karin Barlet's insight:
Anima - Sadikou Oukpedjo 
15.04.2016 - 11.06.2016 
Galerie Cécile Fahoury, Abidjan
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1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Invisibles” de Safaa Erruas

1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Invisibles” de Safaa Erruas | Art africain contemporain | Scoop.it

« Mon travail s’organise depuis quelques années autour de la complexité et de la tension permanente entre ce qui se passe autour de nous et à l’intérieur de nous-mêmes ; avec un langage minimaliste fait de monochromes et de matériaux antagonistes qui ont une relation directe avec un vécu intime […], j’aspire à communiquer une réalité émotionnelle universelle […]. 

Aiguilles, lames de rasoir, bande de gaze, fils métalliques, coton ou papiers blancs sont des matériaux qui apparaissent fréquemment dans mes œuvres et qui m’ont été très familiers depuis mon enfance. Aujourd’hui et avec plus de conscience je les utilise en assemblages minutieux ou suspensions fragiles qui prennent forme dans l’espace et qui tracent pour moi des frontières indéfinies entre l’intime et le social. » 


> d’après http://www.safaaerruas.com/fr ;


Safaa Erruas est née en 1976 à Tétouan au Maroc. Elle vit et travaille dans sa ville natale. Actuellement présentée à 1:54 NY par la galerie Officine dell’Immagine. 


Safaa Erruas – Invisibles, 2011 

Source : http://www.safaaerruas.com/fr/index.php

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BIENNALE | Le président Macky Sall lance la 12e édition de la Biennale de Dakar

BIENNALE | Le président Macky Sall lance la 12e édition de la Biennale de Dakar | Art africain contemporain | Scoop.it

" C’est dans un théâtre Sorano bondé et ultra sécurisé que le président Macky Sall a déclaré ouverte la 12e édition de la biennale d’art contemporain africain de Dakar. Plutôt inspiré, le chef de l’État a profité de l’occasion pour se placer en premier défenseur de la création : « La culture et l’art ne sont pas de simples produits décoratifs, a-t-il dit. Ils façonnent l’aventure humaine. Que serait la vie de nos sociétés sans cette dimension fondamentale? » 


 […] Au-delà, son discours d’ouverture a aussi été l’occasion de promouvoir ses choix politiques en la matière. Outre annoncer une subvention portée à 500 millions de FCFA pour la Biennale, Macky Sall a insisté sur son bilan (fonds […] pour le cinéma, […] (les) cultures urbaines, création d’une mutuelle de santé des artistes, […] musée des civilisations noires…). « L’art est un secteur porteur d’emploi et de croissance », a-t-il affirmé. Espérons alors qu’il entende la demande de Baidy Agne, le président du comité d’orientation de la Biennale, qui a officiellement plaidé pour que l’ancien Palais de Justice, propriété du ministère de la justice inoccupée depuis 20 ans, abrite à l’avenir le musée d’art contemporain que le Sénégal attend depuis des lustres. 


 En espérant ce miracle, il s’en est véritablement produit un une heure après, quand ledit Palais de justice, qui avait abrité en son temps l’exposition internationale du Fesman historique de 1966, a ouvert ses portes bleues sur les « Réenchantements » proposés par les artistes sélectionnés […]. Certes, il manquait bien encore quelques cartels et quelques oeuvres, mais tout ou presque était en place dans ce lieu magnifique rythmé par ses piliers de béton. 


 Ici, un nuage de sacs plastiques lumineux traversait un cercle de fil de fer barbelé (Nabil Boutros, Un rêve). Là, des centaines de silhouettes réduites à leur plus simple expression escaladaient une toile blanche, s’aidant, se soutenant pour atteindre un objectif incertain (Mbaye Babacar Diouf, En action). Ailleurs, des lignes d’écritures comme reproduite d’un cahier d’écolier venaient rappeler des heures d’enseignement du français dans le Congo occupé par la Belgique (Moridja Kittenge Banza, Leçon d’écriture). Quoique toujours politique, l’exposition internationale frappe cette année par la maturité des oeuvres proposées, moins démonstratives, moins didactiques, sans pour autant tomber dans la pure abstraction. […] 


Tandis que le village de la Biennale va s’animer dans l’ancienne gare ferroviaire de Dakar, d’autres vernissages, d’autres expositions, d’autres rencontres sont attendues à travers toute la capitale sénégalaise, le parcours officiel s’accompagnant d’une multitude d’événements “Off” prometteurs. Parmi lesquels on accordera une attention particulière au projet Afropixel 5 / Ville en commun et ses “vidéos mapping” consistant à habiller et animer des lieux Dakar en musique et en images grâce aux nouvelles technologies."


> Extraits de l’article de Nicolas Michel publié sur jeuneafrique.com à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1Yac2Dj

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1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Hot Town” de Boris Nzebo

1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Hot Town” de Boris Nzebo | Art africain contemporain | Scoop.it

Les peintures de Boris Nzebo figurent les quartiers périphériques de sa ville Douala […]. Il utilise une palette de couleurs fortes, qui évoque les peintures murales et les graffitis de la banlieue. Clin d'œil à l’esthétique kitsch, ses œuvres sont immédiatement reconnaissables, personnelles et universelles, utilisant un vocabulaire visuel familier aux habitants de Douala. Son style doit beaucoup aux peintures publicitaires ornant les murs des salons de coiffure au Cameroun. Adaptant cette esthétique, il crée des portraits qui reproduisent les coiffures traditionnelles africaines souvent très élaborées, et les combine avec des instantanés de quartiers, d'architecture urbaine et de scènes de la vie quotidienne. 

Boris Nzebo est né en 1979 à Port-Gentil, au Gabon. Il vit et travaille à Douala, Cameroun. 


> d’après http://1-54.com/new-york/artists/boris-nzebo/ (traduction K. Barlet) 


Boris Nzebo – Hot Town, 2015 

Source : http://1-54.com/new-york/artists/boris-nzebo/

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MÉCÉNAT | Derniers jours pour soutenir «Art+Casamance», projet de webdocumentaire  

MÉCÉNAT | Derniers jours pour soutenir «Art+Casamance», projet de webdocumentaire   | Art africain contemporain | Scoop.it

"Un webdocumentaire interactif sur l’art contemporain en Afrique. Il relate la rencontre avec des artistes de Ziguinchor au Sud du Sénégal au travers du squat virtuel d’un cinéma abandonné de la ville, qui devient le théâtre de six expositions en ligne commentées par des critiques d’art internationaux."


"Alors que l’art contemporain africain est très médiatisé, Art + Casamance constitue une plateforme d’exploration alternative sur la production et la diffusion de la création contemporaine dans une ville moyenne, une non-capitale d’Afrique de l’Ouest, éloignée des médias, des musées, des biennales et des galeries. 


Le webdocumentaire relate la rencontre avec 5 artistes et un collectionneur à Ziguinchor (Sud-Ouest du Sénégal), en créant un espace numérique de monstration et de rencontre prenant pour toile de fond un cinéma abandonné de la ville. Dans ce « squat virtuel », l’expérience documentaire interactive se construit autour de la mise en scène de 6 expositions en ligne, qui se succèdent sur une durée de deux ans. Dans la salle d’exposition, vous rencontrerez des artistes, pourrez les suivre dans la ville, écouter le témoignage de visiteurs, laisser à votre tour un commentaire.


Pour chaque exposition, un critique d’art européen est invité, créant ainsi des passerelles entre des territoires qui s’ignorent et ouvrant peut-être de nouvelles perspectives pour les artistes, dépendant aussi de la participation des visiteurs-internautes."


> Article paru sur au-senegal.com à retrouver dans sa version originale en cliquant sur le itre ou sur http://bit.ly/1TwUccp

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Derniers jours pour soutenir le projet et devenir un visiteur privilégié : 
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1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Un Yé-Yé en position” de Malick Sidibé

1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Un Yé-Yé en position” de Malick Sidibé | Art africain contemporain | Scoop.it

« Malick Sidibé, mort le 14 avril [dernier] à Bamako […], fut le chroniqueur d’une exubérante jeunesse, celle du Mali de l’indépendance, des années 60 et 70, qui profitait à plein de sa nouvelle liberté, portée par les espoirs de révolutions panafricaines qui soufflaient sur le continent. […] Il captait l’enthousiasme de la vie, le plaisir d’être ensemble, ces choses qui sont au-delà de la photographie.» 


> Extrait de « Le dernier voyage de Malick Sidibé », next.liberation.fr, 15 avril 2016


Malick Sidibé – « Un Yé-Yé en position », 1963 

Source : http://59magazine.nl/art/malick-sidibe/

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1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Osu Night Market” de Teresa Menka

1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Osu Night Market” de Teresa Menka | Art africain contemporain | Scoop.it

« Il s’agit d’un marché dans un district d’Accra appelé Osu. Il existe depuis 120 ans et a été créé par la communauté. Etant donné le rythme de travail des gens à Accra, c’est généralement la nuit et en semaine que l’on a le plus de temps disponible. Donc les gens là-bas vendent de la nourriture, des légumes, et d’autres choses comme ça, la nuit. C’est un marché nocturne très actif, il réunit beaucoup de gens. Je l’ai trouvé très intéressant et j’ai décidé de le photographier. J’ai utilisé le flash, bien que d’habitude je préfère me servir de la lumière naturelle. Mais avec ces photos, je voulais donner aux gens la possibilité de mieux apprécier ce qui est là. » 


T. Menka Teresa Menka est une photographe d’Accra, née au Ghana en octobre 1990. Elle fait partie du collectif « Invisible Borders » (http://invisible-borders.com/artist/teresa-menka/


> D’après www.mantlethought.org/arts-and-culture/invisible-borders-interview-teresa-menka ;


 Teresa Menka – photographie de la série « Osu Night Market », date non précisée 

Source : www.mantlethought.org/arts-and-culture/invisible-borders-interview-teresa-menka

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1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Alien Blot” de Paul Onditi

1 SEMAINE/1 ŒUVRE – “Alien Blot” de Paul Onditi | Art africain contemporain | Scoop.it

Né au Kenya en 1980, Paul Onditi s’installe en Allemagne en 2000 pour étudier l’art avant de retourner en 2010 à Nairobi, où il vit et travaille actuellement. Ses oeuvres utilisent des techniques très expérimentales : morceaux de pellicule, impressions, images transférées, couches de pigment pelées, acide caustique et minces couches de peinture à l'huile sont méticuleusement assemblées pour figurer un monde imaginaire, reflet des divisions et tensions contemporaines issues des différences idéologiques, politiques et religieuses caractérisant notre existence collective depuis des temps immémoriaux. 


Toujours présent dans ses œuvres, un personnage solitaire et énigmatique évolue dans cet environnement exploratoire qui mélange des éléments graphiques abstraits avec une imagerie tirée de la nature. Faisant constamment évoluer sa pratique, Paul Onditi a abandonné les environnements urbains aux buildings contemporains qui caractérisaient ses œuvres précédentes. Apparemment chaotiques, les touches de couleur sont soigneusement placées en contrepoint de zones plus sombres pour signifier la fragmentation, le bruit et la confusion de la vie contemporaine. L’utilisation de couleurs ardentes comme l’orange, le cobalt ou le vert émeraude évoque les enjeux mondiaux qui nous relient tous : la pollution, le changement climatique, les catastrophes naturelles et la pénurie de ressources. 


Source : d’après www.artlabafrica.com/?ct=t(Volta_NY_20162_9_2016)#!paul-onditi/c1pxi (en anglais; trad. K. Barlet) 


Paul Onditi – Alien Blot, 2015 

Source : www.artlabafrica.com/?ct=t(Volta_NY_20162_9_2016)#!alien-blot/c1311

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VENTE | Origines & trajectoires, Art contemporain africain et de la diaspora, chez Piasa le 9 juin

VENTE | Origines &  trajectoires,  Art contemporain  africain et de la diaspora, chez Piasa le 9 juin | Art africain contemporain | Scoop.it
« […] En toute logique, le marché de l’art contemporain en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis se structure. Il se met au service de collectionneurs clairvoyants, à la fois sur les qualités esthétiques et sur la pertinence des propos véhiculés par les œuvres, considérées à juste titre sous-évaluées. […] 

On peut se poser la question des raisons de cet engouement, qui bien que loin d’être nouveau, semble marquer le temps d’un déploiement inédit du marché. J’ai la conviction que l’Histoire du Continent et l’histoire personnelle de ses artistes, faite de migrations volontaires ou forcées, donnent à ces derniers une vision unique sur le monde. Ils développent un point de vue original construit par la combinaison d’influences africaines, de plus en plus assumées et de leurs trajectoires personnelles. 

Leurs démarches propres, enrichies d’influences contemporaines, rend leur travail parlant et attractif pour un nombre croissant d’amateurs d’art et de collectionneurs. Cette vente rend compte de la diversité des travaux d’artistes originaires d’une trentaine de pays différents, qui pour la plupart naviguent entre l’Afrique et les Etats-Unis, les Antilles, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique… 

Sans vouloir tomber dans quelque forme de cliché, mais à des fins de pédagogie, le catalogue est organisé en quatre sections qui reflètent les thèmes faisant l’objet d’une attention récurrente de la part des artistes ; la question de l’identité au travers de la représentation du portrait, la féminité, l’environnement et la nature, et enfin les migrations des biens et des personnes. » 

> Extrait de l’avant-propos de Christophe Person (PIASA) dans le catalogue de la vente ; pour accéder au catalogue : http://bit.ly/1OP5KUz
Karin Barlet's insight:
Origines & trajectoires, Art Contemporain Africain et de la Diaspora  
Vente le 9 juin 2016 - 18:00 
PIASA
118 rue du faubourg saint-honoré, Paris 


Exposition publique :  
Lundi 6 Juin 2016 de 10 à 19 heures 
Mardi 7 Juin 2016 de 10 à 19 heures 
Mercredi 8 Juin 2016 de 10 à 19 heures 
Jeudi 9 Juin de 10 à 12 heures
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MARCHÉ | Art contemporain : les artistes africains ont-ils (vraiment) la cote ?

MARCHÉ | Art contemporain : les artistes africains ont-ils (vraiment) la cote ? | Art africain contemporain | Scoop.it

« Coloré, différent, dynamique, exotique, politique, engagé, vivant, vivifiant, surprenant : les épithètes ne manquent pas, dans les médias grand public, pour qualifier l’art africain contemporain. Si elles continuent d’agiter les méninges de quelques puristes, les vieilles discussions sur la validité même de ces termes – « art africain contemporain » – ont été soigneusement remisées dans des tiroirs universitaires au fur et à mesure que les différents acteurs du marché découvraient qu’il y avait là un « label » aguicheur sur le plan du marketing. […] 


À Londres, en 2013, la Marocaine Touria El Glaoui créait 1:54, Contemporary African Art Fair pour répondre à la faible représentation des artistes africains dans les grandes foires internationales comme la Frieze London […]. Il y eut des réticences au début de la part des artistes, qui craignaient de se retrouver prisonniers d’un ghetto. Trois ans plus tard, ces réserves semblent avoir été laissées de côté. […] elle devrait bientôt voir arriver une concurrente française avec Akaa (Also Known as Africa), créée par la Franco-Américaine Victoria Mann qui doit tenir sa 1ère édition […] à Paris fin 2016. Sur le continent, la foire de Marrakech vient de s’achever, la prochaine FNB Joburg Art Fair aura lieu en Afrique du Sud du 9 au 11 septembre, tandis que la Cape Town Art Fair se tiendra en février 2017… […] 


[…] Les acteurs en Afrique sont peu nombreux, ils font beaucoup d’efforts, ils ont beaucoup de courage et de ténacité, mais ils ont aussi besoin de se former. L’art africain moderne et contemporain se trouve aujourd’hui à un tournant crucial : le contexte global est positif, les économies sont en croissance, les artistes produisent des œuvres de qualité, et la poignée de collectionneurs occidentaux se voit rejointe par de nouveaux collectionneurs locaux. Nous sommes dans un basculement, ce sont les musées privés qui vont donner le la » [déclare le marchand d’origine ivoirienne Jean-Philippe Aka qui a réalisé l’« Africa Art Market Report »]. 


Faute de combattants dynamiques du côté des institutions publiques – à l’exception notable du Maroc avec le Musée Mohammed-VI de Rabat -, ce sont des personnalités qui se lancent dans l’aventure  […] [comme] l’homme d’affaires franco-béninois Lionel Zinsou […], l’ancien PDG de Puma […] Jochen Zeitz, […], le Nigérian Yemisi Shyllon […]. 


« Il faut structurer ! Il y a assez de moyens en Afrique pour le faire ! » s’exclame Jean-Philippe Aka. La plupart des observateurs confirment la tendance : alors qu’on ne citait il y a peu qu’une poignée de collectionneurs sur le continent, les galeristes spécialisés reconnaissent sentir un « frémissement ». […] Il y a de quoi faire s’emballer tous les curseurs médiatiques ! Et de fait, les pages des journaux occidentaux s’ouvrent et s’enflamment : «Beauté Congo » à la Fondation Cartier hier, « Seydou Keïta » au Grand Palais aujourd’hui, la collection Pigozzi à la Fondation Louis Vuitton demain suscitent un enthousiasme sans nuances sur la scène parisienne. […]


[…] la surenchère médiatique tend à laisser penser que le marché de l’art africain est en plein boom et que les prix ne cessent de croître. À Londres, le Nigérian Ayo Adeyinka dirige [la galerie] Tafeta […] : « Il y a sans aucun doute aujourd’hui un intérêt médiatique fort pour l’art africain contemporain, dit-il. Mais du point de vue du marché, l’intérêt est bien moindre. » Il suffit de jeter un œil au classement proposé par le rapport de Jean-Philippe Aka pour se rendre compte à quel point les différences de cote demeurent préoccupantes entre un artiste labellisé « africain » et l’un de ses collègues américain ou chinois. […] 


[Cela] va dans le sens de ce que l’on constate au niveau des ventes aux enchères. L’une des dernières en date, celle de la maison Bonhams, [en] octobre 2015, s’est soldée par des résultats décevants : […] «[…] certaines générations d’artistes répondent à des questions auxquelles on a déjà répondu en Occident, explique Jean-Philippe Aka. Il y a des artistes qui sont ringards aux yeux des collectionneurs européens ou américains. Les trucs politiques, par exemple, le marché n’en veut pas vraiment. » Sous-entendu : le marché reste dominé par des Occidentaux imposant leurs goûts d’Occidentaux. 


[…] Tant [que les Africains] n’achèteront pas les œuvres de leurs compatriotes, le marché ne va pas évoluer. J’espère qu’ils vont se réveiller ! » [déclare Jean Pigozzi]. S’il fait un constat identique […] Jean-Philippe Aka défend une approche prudente, progressive, plutôt qu’assujettie aux effets de mode. « L’art, c’est une question de temps, dit-il. Ce monde n’est pas pour les gens pressés. Tout ce qui est produit en Afrique n’est pas forcément de qualité : il faut prendre le temps d’affiner ses connaissances et son œil. Mais c’est un art qui conserve tout son potentiel de croissance. […] s’ils sont bien conseillés, les Africains pourront imposer leurs goûts. » 


L’idée sous-jacente : se plier aux règles internationales de la profession. Ce qui signifie entre autres, pour les artistes, préférer désormais la médiation des galeries plutôt que les conseils d’aventuriers plus ou moins honnêtes qui se permettent d’aller directement dans les ateliers pour y négocier de bonnes affaires… » […] 


> Extraits de l’article de Nicolas Michel publié sur jeuneafrique.com à retrouver dans son intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/25dTzKu

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BIENNALE | « Still (the) Barbarians » de Koyo Kouoh à la Biennale d'Irlande

BIENNALE | « Still (the) Barbarians » de Koyo Kouoh à la Biennale d'Irlande | Art africain contemporain | Scoop.it

« À l'occasion de la Biennale d'Irlande, la curatrice camerounaise Koyo Kouoh a rassemblé des œuvres qui explorent les rapports de domination. Une exposition forte qui bouscule nos préjugés. […] 


Cent ans [après la répression sanglante des mouvements indépendantistes irlandais] […], c’est dans un pays indépendant que se tient Eva International, la Biennale d’Irlande, à Limerick. La Camerounaise Koyo Kouoh, fondatrice de la Raw Material Company (Dakar), en est cette année la commissaire invitée. Bluffante à tout point de vue, son exposition « Still (the) Barbarians » est à voir jusqu’au 17 juillet. 


« […] l’Irlande est devenue une référence quand j’ai commencé à étudier les questions relatives au colonialisme et au postcolonialisme. La totalité de l’entreprise coloniale britannique a commencé ici ! Alors comment se fait-il que cette fraction de l’Histoire ne soit pas soulignée comme elle devrait l’être ? » […] 

« Si le discours postcolonial n’est pas très vif ici, c’est d’abord en raison de la durée de l’occupation anglaise, qui a provoqué une forte assimilation, comme le rappelle notamment la situation en Irlande du Nord. C’est aussi en raison de cet a priori européen selon lequel les colonies, ce serait forcément ailleurs, beaucoup plus loin. » […] 

[…] 

Comme le précise Koyo Kouoh, si l’exposition dans son ensemble questionne le postcolonialisme, plusieurs thèmes la sous-tendent, liés à l’aliénation, l’oppression, l’exploitation, l’assimilation, la dépossession… Au milieu du XIXe siècle, la grande famine irlandaise fut à l’origine d’une émigration massive, notamment vers les États-Unis. 

Aujourd’hui, la question migratoire demeure au cœur des préoccupations postcoloniales, et c’est sans surprise que plusieurs artistes l’abordent, avec des sensibilités différentes. Le Belge Philip Aguirre y Otegui remplit la Méditerranée de barques bleues rappelant férocement des cercueils, la Nigériane Mary Evans découpe des silhouettes d’hommes et de femmes dans du papier kraft, par dizaines en ligne, par dizaines sur un rafiot de fortune.[…] 

[…] 

Vidéos, sculptures, peinture, installations, « Still (the) Barbarians » multiplie les formes pour mieux explorer toutes les influences de la colonisation sur la psyché des colonisés comme sur celle des colons – et si possible pour aider chaque visiteur à « sentir, penser et guérir » […]. 


« Personne ne peut s’exonérer de cette histoire, nous en faisons tous partie, soutient Kouoh. Nous sommes tous des barbares parce que nous ne sommes pas capables de mettre en œuvre un vivre-ensemble au-delà de nos orientations sexuelles, religieuses, politiques… » S’en rendre compte, c’est un premier pas. Créer à partir de ce matériau, c’en est un second. » […] 


> Extraits de l’article de Nicolas Michel publié sur jeuneafrique.com à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1U3unkk ;


 >> Photo : vue de l’exposition (Hera Büyüktaşçıyan, "Destroy your house, Build up a boat, Save life", 2015 et Mary Evans, "Held", 2013) Source : http://bit.ly/1U3unkk

Karin Barlet's insight:
Still (the) Barbarians"
EVA International - Ireland's Biennial of Contemporary Art
16 avril - 17 Juillet 2016
Limerick, Irlande
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ARTISTE | Si la vérité était une femme … Entretien avec Euridice Kala  

ARTISTE | Si la vérité était une femme … Entretien avec Euridice Kala   | Art africain contemporain | Scoop.it

« Contemporary And a rencontré l’artiste mozambicaine Euridice Kala avant son départ pour Dak’art 2016. » 

[…] 

 « C& : Ton travail Will See You in December…Tomorrow raconte une conversation avec ton grand-père au sujet de ses souvenirs du Mozambique colonial. Quel effet cela a-t-il eu sur toi ? […] 


EK : Ma relation avec mon grand-père (Armando Arrone) fait partie de celles qui m’ont accompagnée au fil des années. Nous avons toujours été proches : […] il me racontait des histoires sur le Mozambique colonial. […] Notre constitution et nos lois ont mis du temps à évoluer – comme la dépénalisation de l’homosexualité qui fut seulement adoptée en 2015. Ou les lois sur le viol qui permettent de décriminaliser l’agresseur s’il se marie avec la victime. Ou encore, et surtout, les développements récents concernant le droit familial qui, jusqu’à très récemment, était régi par l’église catholique. 

Ce sont des lois obsolètes, adoptées à l’époque coloniale, qui imprègnent encore mon quotidien de femme mozambicaine et qui me donne un bon aperçu de l’époque coloniale. Le travail Will See You in December…Tomorrow (WSYDt) reflète ces liens avec notre histoire coloniale et explore ce qu’inconsciemment nous nous sommes approprié ou avons adopté dans nos constructions nationales. […] Les histoires que je raconte remettent en question les archives de ces canons occidentaux – elles veulent intervenir dans ces archives, les élargir afin de construire de nouvelles articulations en rapport avec nos vies actuelles. 


 C& : Tu travailles non seulement comme artiste, mais également comme commissaire d’exposition et comme chercheuse, notamment pour la plateforme PAN!C. Quel est ton regard sur les collaborations et les réseaux dans le domaine culturel ? 


EK : La création artistique est difficile partout, et particulièrement sur le continent africain. Mon premier réflexe est d’être artiste et de garder l’esprit libre autant que possible, mais lorsqu’on est une jeune femme noire venant d’Afrique (à l’exception peut-être de l’Afrique du Sud et du Nigeria), c’est vraiment très difficile. Au Mozambique, il n’existe pas de structures pour soutenir les artistes. C’est pour cette raison que je suis partie vivre en Afrique du Sud où j’ai accepté un poste au sein du réseau représentant les arts visuels en Afrique du Sud […] 

Ici, j’ai pu lancer des programmes, comme PAN!C, qui ont pour objectif de stimuler la production artistique et sa circulation à travers le continent. […] J’ai appris que la diversité devenait possible lorsqu’il y a du partage et de la participation. J’en ai plus qu’assez de cette représentation homogénéisée de l’Afrique et de la culture africaine – de cette uniformité superficielle autour de l’usage d’un certain tissu (le capulana) pour les tendances de la mode, des cheveux naturels ou encore de l’afrobeat etc. […] 


C& : Que comptes-tu explorer cette année à Dak’art ? 


EK : Mon installation Supõe Se a Verdade Fosse Uma Mulher_ E Porque Não? [Si la vérité était une femme – Et pourquoi pas ?] tisse des liens entre l’esclavage et l’époque coloniale, avec la présence d’éléments tels qu’une robe blanche de mariée et un mur blanc. Ce travail interroge le concept de blanchité, notamment à travers l’idée de pureté, en proposant un tableau des différentes ressources du continent qui sont de couleur blanche – l’ivoire, le coton, la poudre… 

Il y est aussi question de l’époque actuelle, des combattants de la lutte africaine – à travers la construction du héros unique –, et du fait que les archives devraient mettre en valeur les noms d’autres personnes, de leurs épouses par exemple, et s’ouvrir à de nouveaux contenus pour nous permettre d’écrire nos propres histoires. » 


 > Extraits de l’entretien mené par C& avec Euridice Kala publié sur contemporaryand.com à retrouver en intégralité an cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/22g5eGD

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EXPOSITION | "Fantômes de la Mer", de Bruce Clarke

EXPOSITION | "Fantômes de la Mer", de Bruce Clarke | Art africain contemporain | Scoop.it

« Fantômes de la Mer est un projet artistique qui rend hommage aux réfugiés économiques et politiques victimes du trafic humain transméditerranéen. 


Depuis des décennies, des gens disparaissent en Méditerranée, à la recherche d’une sécurité économique ou d’une sécurité politique – deux droits humains fondamentaux. Leur sort est en grande partie ignoré, comme si, en évitant de les regarder de trop près, leur réalité pouvait s’effacer. Lorsqu’on parle d’eux en Europe, le débat s’engage en termes économiques et statistiques : combien peut-on absorber ? […] La question est rarement débattue en termes humains […]. 

[…] 

En voulant traverser la Méditerranée, beaucoup de gens ont été, sont, seront exploités, violés, volés, déshumanisés. Beaucoup s’y sont noyés, beaucoup s’y noient en ce moment, beaucoup s’y noieront encore. […] Quand nous daignons nous pencher sur le phénomène, ce que nous voyons, c’est un massacre sans témoins, sans plaintes et souvent sans sépulture, car de nombreuses victimes meurent en mer dans le plus total anonymat. 


Nous voulons donner une présence visuelle aux victimes, gens ordinaires, en les peignant derrière un rideau d’eau métaphorique. […] Nous souhaitons ainsi rendre hommage aux milliers d’anonymes qui risquent tout afin de tenter d’avoir une vie meilleure […]. L’exposition se composera de ces représentations symboliques de migrants devenus des « fantômes de la mer ». Les images n’inciteront pas de la pitié ; elles ne seront ni moralisantes ni donneuses de leçon. Pas de mise en garde, tout simplement la figuration de […] gens ordinaires dont les corps apparaîtront disloqués sous la diffraction esthétique et mortelle de l’eau figurant la Méditerranée. 


Notre intention est de présenter ces images dans les villes d’où sont issus les migrants, Dakar, Nouakchott, Tanger… en Afrique de l’Ouest et du Nord. Elles seront aussi exposées dans les villes d’arrivée en Europe du Sud, Malte, Sicile, Lampedusa, Lesbos... villes étapes pour ces voyageurs des marges. […] » 


> Extraits de la présentation du projet artistique sur le site de Bruce Clarke à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur www.bruce-clarke.com/fantomes-de-la-mer/ ;


>> Illustrations : Bruce Clarke, Fant ôme 2, Fantôme 1, Fantôme 4 (de g. à d. ) © Bruce Clarke

Karin Barlet's insight:
Présentée à Nouakchott (Mauritanie) en avril, l'exposition est actuellement visible à Dakar:
Subabiennale au CICAD, Dak'Off 
du 6 mai au 21 mai 216
en collaboration avec AKAA
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MAPPING VIDÉO | A la biennale de Dakar, la mairie s’habille de vidéo

MAPPING VIDÉO | A la biennale de Dakar, la mairie s’habille de vidéo | Art africain contemporain | Scoop.it

« Il est parfois des « off » dont la vitalité pourrait faire rougir le « in ». C’est le cas du projet de vidéo mapping baptisé Carrefour des cultures, initié le 3 mai au soir par une spectaculaire projection sur la façade de la mairie de Dakar. 


Cette technologie multimédia, permettant de projeter de la lumière et de la vidéo sur des volumes et bâtiments, n’avait jamais été utilisée à cette échelle à Dakar. « L’idée est de faire quelque chose de grandiose en lien avec les populations locales », résume Aisha Deme, l’énergique responsable en communication de ce projet, porté par le groupe Eunic (Instituts culturels nationaux de l’Union européenne) et financé par l’Union européenne. L’objectif était aussi de faire travailler ensemble artistes européens et sénégalais sur le mode du tutorat. 


A la suite d’un appel lancé en février, neuf jeunes candidats basés au Sénégal ont été sélectionnés […] Ce petit groupe a été formé par trois artistes européens : le Français Aurélien Lafargue, l’Allemand Philipp Geist et l’Espagnol Fausto Morales Gil. […] 


[…] « Le fait d’avoir fait une performance tout de suite après la formation permet de mieux assimiler et fixer les choses », s’enthousiasme Tiziana Manfredi, plasticienne italienne basée à Dakar. « On a des fondations pour aller plus loin, ajoute Dgiby Ba, graphiste de formation. On peut apporter des choses aux spectacles de danse par exemple. » Le jeune homme, qui habite en banlieue, avoue n’avoir jamais fréquenté la biennale de Dakar. […] 


Des graines ont été plantées. Reste à les ensemencer. «[…]On fait des ateliers pour que ça se répande dans le pays. » Certains se plaisent même à rêver d’un festival de vidéo mapping. Sauf que tout ce beau monde rappelle le coût prohibitif de cette technologie […].[…] L’Union européenne, qui ne fait plus de la coopération culturelle un axe prioritaire au Sénégal, a donné 150 000 euros pour ce projet. Il semble toutefois peu probable qu’elle accompagne plus durablement les vocations naissantes. […] » 


> Extraits de l’article de Roxana Azimi publié sur lemonde.fr à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1rLbDwF ;


>> Photo : www.facebook.com/dakarcarrefourdescultures/photos_stream ;


VIDEO : Dakar Mapping - Retour en image sur la performance du 3 mai 

"Ça s'est passé le 3 mai dernier, le jour de l'ouverture de la 12ème Biennale d'art Contemporain de Dakar, dans le cadre de DAKAR CARREFOUR DES CULTURES. Des centaines de personnes sont venues assister à la métamorphose de l'hôtel de ville de Dakar qui a brillé de mille feux grâce à Aurélien Lafargue et Mourad Bennacer aidés d’Esi Atiase, Seydou Keita et Tiziana Manfredi." 

Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=lzlAto4OAZk

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FOIRE | Ouverture de 1:54 New York 2016 - Visite virtuelle sur Artsy

FOIRE | Ouverture de 1:54 New York 2016 - Visite virtuelle sur Artsy | Art africain contemporain | Scoop.it

L'édition new-yorkaise de la foire d'art africain contemporain 1:54 créée à Londres en 2013 s'ouvre ce jour. 


Si vous n'êtes pas à New York, vous pouvez tout de même vous offrir une visite virtuelle sur Artsy pour ne rien manquer des œuvres des 65 artistes exposés.


Cliquez sur le titre ou sur http://1-54.com/new-york/


Bonne visite !

Karin Barlet's insight:
1:54 NY 2016
6 au 8 mai 2016
Pioneer Works 159 Pioneer Street, Brooklyn, USA
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BIENNALE | Dak’Art 2016 : du chaos surgit une très belle exposition internationale

BIENNALE | Dak’Art 2016 : du chaos surgit une très belle exposition internationale | Art africain contemporain | Scoop.it
« C’est à peine croyable : bien qu’accouchée aux forceps, l’exposition internationale de la biennale de Dakar, conçue par le commissaire Simon Njami, est réussie. Les indicateurs n’étaient pourtant pas au vert. La veille de l’ouverture, les trois quarts des pièces n’avaient toujours pas été installées. D’autres œuvres ne sont pas arrivées à Dakar ou sont retenues à la douane. Lors du vernissage, mardi 3 mai, beaucoup de vidéos n’étaient pas visionnables, faute de projecteurs. 

 L’incurie organisationnelle se trouve toutefois compensée par la splendeur du Palais de justice, un nouveau site laissé dans son jus, lézardé de larges fissures qui lui donnent un charme déglingué. Le génie du lieu est néanmoins à double tranchant : il magnifie les œuvres les plus fortes, comme l’installation de Kader Attia autour des révolutions de pierre, mais écrase les plus anecdotiques. 

 Le « Réenchantement », titre de cette édition de Dak’Art 2016, se joue davantage du côté du bâtiment, qui jouit d’une seconde jeunesse, que des œuvres au noir qu’il abrite. Ni enchanteurs ni mages, les artistes invités sont plutôt des chroniqueurs lucides, voire désillusionnés, d’un monde cabossé. Cette noirceur générale, tavelée de quelques traits d’humour comme les affiches parodiques de cinéma du Marocain Yassine Balbzioui, n’est pas sans rappeler le désenchantement de la Biennale de Venise d’Okwui Enwezor en 2015. […] 

 Certaines œuvres sortent du lot, comme la vidéo de l’Egyptienne Heba Y. Amin, vraie découverte de cette édition. Celle-ci a collecté les messages vocaux porteurs d’espoir laissés par les Egyptiens pendant un mois, entre janvier et février 2011, sur une plateforme numérique baptisée SpeakTweet. […] Comme en écho, une double installation vidéo de 2003 de l’Egyptien Moataz Nasr appelle à ne pas baisser les bras. […] 

 Passivité et contrainte, voilà deux maux que l’artiste tunisienne Mouna Karray cherche à conjurer avec sa série de photos Nobody will talk about us, réalisée entre 2012 et 2015 dans le sud-ouest tunisien. Un corps emmailloté dans un sac en toile blanche s’infiltre dans le paysage, comme le spectre entêtant d’une parole bâillonnée mais insoumise. […] « Ce qui me rend optimiste, c’est la société civile », insiste-t-elle. 

 C’est précisément la métaphore de la fronde que file Kader Attia dans son installation baptisée Les Rhizomes infinis de la révolution, composée d’arbres en tiges de fer à béton piquées de frondes. « On a beau le vouloir, on ne peut pas contenir l’être humain, insiste l’artiste franco-algérien. La révolte est le propre de l’homme. Et les révolutions commencent parfois avec un jet de pierre. » […] » 

 > Extraits de l’article de Roxana Azimi publié sur lemonde.fr à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1WIUzD8
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PRIX | Deux artistes nigérianes parmi les finalistes du Prix Canson 2016

PRIX | Deux artistes nigérianes parmi les finalistes du Prix Canson 2016 | Art africain contemporain | Scoop.it

« L’organisation du Prix Canson® […] a levé le voile hier sur les finalistes de l’édition 2016. Les Nigérians Ruby Onyinyechi Amanze et Njideka Akunyili Crosby, les Britanniques David Shrigley et Lucy Skaer et l’Américaine Bethany Collins sont les artistes retenus par le jury présidé, comme l’année dernière, par l’artiste brésilien Tunga. L’annonce du lauréat se fera le 21 juin lors d’une cérémonie au Drawing Center de New York, où les cinq finalistes exposeront leurs œuvres, du 22 juin au 1er juillet. En plus d’une dotation en papier Canson® d’une valeur de 10 000 €, l’heureux élu bénéficiera d’une exposition personnelle dans une foire internationale d’art contemporain dans l’année suivant la remise du prix. […] » 


> Extrait de l’article de Pierre Biet publié sur connaissancedesarts.com à retrouver dans son intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1r36bF6 ;


>> Illustration : Njideka Akunyili Crosby, « Mama, Mummy and Mamma (Predecessors #2) », 2014 (source : http://njidekaakunyili.com/work/mama-mummy-and-mamma)

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EXPOSITION | Romuald Hazoumè à la Galerie Gagosian

EXPOSITION | Romuald Hazoumè à la Galerie Gagosian | Art africain contemporain | Scoop.it
« Gagosian Gallery présente une exposition des œuvres de Romuald Hazoumè. Retraçant les deux dernières décennies, l’exposition est organisée par André Magnin, et présente des sculptures, des installations, ainsi qu’une photographie à grande échelle. 

Hazoumè est né en République du Bénin. Il est d’origine Yoruba. L’œuvre d’Hazoumè renvoie audacieusement et avec un œil critique aux réalités intuitives et immédiates de l’Afrique contemporaine ainsi qu’aux plus larges ramifications politiques et culturelles de la Pan-Afrique dans un contexte global. Bricoleur-accompli dont la monnaie d’usage est faite de matériaux trouvés et recyclés (par exemple, le bidon en plastique de 50 litres ou encore celui d’essence, considéré comme le contenant de base d’un achat illégal d’essence bon marché en provenance du Nigéria); Hazoumè a recours à des stratégies esthétiques de répétition et de combinaison dans le but de créer des objets puissants d’une grande élégance […]. 

Peut-être que l’aspect le mieux connu de l’œuvre d’Hazoumè […] réside dans ses sculptures […] de masques. […] Libérés de leur lien au rituel, les masques de Hazoumè adaptent sciemment « le matériel » de l’art africain aux réalités contemporaines. Composés de bidons en plastique et autres détritus, et empreints de sous-entendus, les masques incarnent la prise subversive de l’artiste sur les inégalités d’échanges continues entre l’Afrique contemporaine et le monde occidental. […] 

En contraste avec l’échelle intimiste des masques, des installations monumentales sont exposées. Rat-singer: Second Only to God! (2013) est, sans aucun doute, une riposte sardonique aux conseils paternalistes adressés aux africains par le Pape Benoit XVI durant sa visite de 2011 au sujet de la société africaine, son économie et sa spiritualité. Dans l’œuvre, un grand rat blanc est perché sur la barre transversale d’un bateau renversé, composé entièrement de bidons aplatis, chavirant dans un tourbillon de contenants, identiques, en plastique. […]. 

L’œuvre de Hazoumè souligne les conséquences persistantes de la corruption et de l’esclavage dans l’Afrique postcoloniale: les façons multiples par lesquelles les gens ordinaires continuent d’être subjugués par les forces insidieuses du pragmatisme économique et politique. […] » 

> Extraits de la présentation de l’exposition sur slash-paris.com à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/24hoh4U
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ROMUALD HAZOUMÈ 
19 avril - 16 juillet 2016
Gagosian Gallery, Le Bourget et Paris 8e
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EXPOSITION | Le devoir de mémoire selon Sammy Baloji, à la galerie Imane Farès

EXPOSITION | Le devoir de mémoire selon Sammy Baloji, à la galerie Imane Farès | Art africain contemporain | Scoop.it

« Depuis le 14 avril, la galerie Imane Farès présente […] la première exposition personnelle de Sammy Baloji. Entre passé et présent, l’artiste propose une réflexion sur le temps mais aussi sur l’appropriation spatiale. C’est sa version de l’histoire du Congo qu’il nous livre. […] 


Né en 1978 à Lubumbashi en République Démocratique du Congo, Sammy Baloji partage sa vie entre sa ville natale et Bruxelles. Dans son travail, l’artiste explore le patrimoine culturel, architectural et industriel de la région du Katanga, au Congo, afin de questionner les versions officielles de l’histoire coloniale belge. Et c’est en fouillant dans diverses archives […] qu’il puise son inspiration. […] 


[…] Pour « That is where, as you heard, the elephant danced the malinga. The place where they now grew flowers », l’artiste nous invite à faire un voyage dans le temps et dans l’espace. Dans le temps, car en s’inspirant d’archives d’anciennes sociétés coloniales, il retranscrit leur histoire sur deux octogones de cuivre (ressource naturelle exploitée par les colons) […]. Et dans l’espace, car toujours en s’inspirant d’archives de l’actuelle ville Lubumbashi (ancienne ville minière […]), il repense l’espace et sa réappropriation par l’Occident. 


La première partie de l’exposition se propose de nous rappeler cela : que la ville est un concept occidental, et que sa construction entraîne des changements pour les populations. […], nous découvrons quelques photographies aériennes des anciennes mines, et les conditions dans lesquelles vivaient ceux qui y travaillaient. [A l’étage, la] pièce dans laquelle nous pénétrons a une touche « art déco », qui n’est pas sans rappeler l’architecture coloniale du début XXe. Un papier peint rouge, aux formes géométriques, […] fait écho aux scarifications dont s’est inspiré Sammy Baloji pour réaliser ses octogones. Scarifications qui font office de cartographie, et que l’on retrouve sur les corps des anciens colonisés. […] » 


> Extraits de l’article de Elodie Schwartz publié sur artctualite.com à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1TjcL3J

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Sammy Baloji - "That is where, as you heard, the elephant danced the malinga. The place where they now grow flowers." 
14 avril - 30 juillet 2016
Galerie Imane Farès, Paris
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HOMMAGE | Malick Sidibé : adieu l'artiste !

HOMMAGE | Malick Sidibé : adieu l'artiste ! | Art africain contemporain | Scoop.it

« Le grand photographe malien Malick Sidibé vient de disparaître. Une perte énorme pour le Mali, l'Afrique et l'univers de l'image fixe. » 


"À Bamako, capitale du Mali, tout le monde est passé par le studio de Malick Sidibé, aujourd'hui célèbre dans le monde entier pour ses photos de la jeunesse africaine dans l'euphorie des années 1960 où le pays accède à l'indépendance. L'un des plus célèbres photographes africains, révélé par les rencontres photographiques de Bamako en 1994 et primé depuis en Suède, prix Hasselblad en 2003 et le Grand Prix de la Biennale de Venise en 2007, mais encore à New York, Madrid (prix Photo España 2009) n'en était pas tout à fait revenu… […]. 


 Né en 1936 à Soloba, un village à 300 kilomètres à l'ouest de Bamako, Malick Sidibé vient faire ses études de dessin dans la capitale où il est repéré par un photographe français dit « Gégé la pellicule », qui l'embauche comme assistant. Entre deux mariages à Bamako […], le jeune photographe écume les boîtes […] où les rythmes yéyés et cubains se mélangent joyeusement, où l'élégance est aux robes vichy puis aux pantalons pattes d'eph. En 1962, Malick ouvre son studio dont le parterre à damier noir et blanc est reconnaissable entre tous. Il ne désemplit pas de Bamakois endimanchés, avant l'arrivée de la couleur. Car le portraitiste n'aime que le noir et blanc, cultive la beauté des lignes, et « arrange la réalité pour mieux dire la vérité ». […] 


Depuis quelque temps, Malick n'était plus à Bagadadji, ce quartier de Bamako où se trouve le « Studio Malick », mais dans un quartier de Bamako proche de Magnanbougou où il vivait avec sa nombreuse famille dans une cour pleine de cris joyeux d'enfants. Il sortait de sa chambre, quand sa santé le lui permettait, toujours élégant dans un boubou de cette couleur bleue qu'il affectionnait, […] Son sourire n'avait rien perdu de son éclat. La quête de la joie demeure dans cette œuvre qui s'est imposée sur le marché de l'art, et l'on peut mesurer le deuil que s'apprête à vivre son pays natal, le Mali. »

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> Extraits de l’article de Valérie Marin la Meslée publié sur afrique.lepoint.fr à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1SeMfs1

Karin Barlet's insight:
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