D’où écrire, à partir de quel lieu, de quel plan penser ce qui incarne l’ailleurs, l’Alien, l’intrus ? Comment interroger ce qui, sous le choc des affects de la crise et de la terreur, suspend toute interrogation? Dans un déplacement de la Poétique d’Aristote, en lieu et place de la purgation d’émotions, de la catharsis que la tragédie offrirait par la mise en scène de la pitié et de la terreur, les films de science-fiction, resserrés ici autour de la tétralogie d’Alien et de Prometheus, opéreraient-ils une catharsis sur base de crise et de terreur? Ou rendent-ils la catharsis impossible?