Les deux pensées de Deleuze et de Negri: une richesse et une chance, par François Zourabichvili | Archivance - Miscellanées | Scoop.it

Répondant à deux questions de Y. Ichida relatives à la conception de la politique chez Deleuze et sur sa relation avec le concept de multitudes, François Zourabichvili est amené à préciser la conception in-volontariste qu’avait de la politique Gilles Deleuze, et ce qui la distingue de la pensée de Toni Negri. Le concept de multitudes n’est pas deleuzien.. L’ « institution » chez Deleuze ne rencontrant pas le « constituant » chez Negri. Là où Negri propose une théorie globale Deleuze procède par escarmouches locales, allant d’un front local à un autre, d’une position d’instabilité à une autre. L’opposition de l’ « in volontarisme » deleuzien au « volontarisme » négrien indique un différend sur le schème d’actualisation.