Karim a sa casquette vissée sur la tête - le soleil est au rendez-vous. Au bout du rang, la benne est bien remplie de raisins, et Pascale, chef d'équipe au pas alerte, a l'œil sur sa troupe. « Mes études de mécanique auto finies, je cherche du travail. En attendant, je fais les vendanges ici pour la deuxième année. Je me suis inscrit en juin. C'est dur physiquement, mais il faut gagner de l'argent », indique ce jeune Lot-et-Garonnais de 19 ans, la hotte sur le dos. C'est d'autant plus fatigant qu'il fait tous les jours la route depuis Miramont-de-Guyenne, soit 160 kilomètres aller-retour. Ses parents sont aussi là, panier sous le cep et sécateur à la main.



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