aquarium
Follow
Find
45.1K views | +0 today
aquarium
Tout ce qui me plait et m'énerve, me passionne et me révolte
Curated by Mawyl
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

BRUSSEL VOORUIT

BRUSSEL VOORUIT | aquarium | Scoop.it
inventaire photographique des metiers de l' ASBL BRAVVO ( Le service de prévention de la Ville de Bruxelles ) (nov 2010 - juin 2011) Merci à (...)...
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

DariaMarx Clic Clic Boum

DariaMarx Clic Clic Boum | aquarium | Scoop.it
C’était pas facile ces derniers temps. Depuis quelques années. Ça n’avait jamais été simple, en fait. Je n’ai jamais été à la hauteur de rien. J’ai raté mon mariage comme j’ai raté ma vie professionnelle. J’ai menti à ma mère, j’ai volé, j’ai trompé, mais j’ai toujours cru que je le faisais pour m’en sortir. Je pensais que j’allais y arriver. Que la porte de sortie n’était jamais loin. Qu’il suffisait qu’on me laisse ma chance, qu’on me laisse le temps. Je regarde mes enfants grandir avec la certitude d’être un père fantôme, une ombre chinoise derrière un drap tendu, juste une forme qu’on agite quand on en a besoin. Je vais le dire à ton père. Attend que ton père rentre. Tu vas voir ce que ton père va dire. Ton père n’a rien à dire. Ton père se débat. Ton père choisit un métier qui l’éloigne cinq jour par semaine de la maison pour ne pas craquer. Ton père n’a pas pu régler la totalité de la facture de l’école pour ce trimestre. Ton père a du aller négocier avec l’économe du lycée pour que tu puisses continuer à manger à la cantine cette année. Ton père du dimanche, celui qui te réveille pour aller à la messe en famille, pour serrer la main du prêtre à la sorte de l’office, celui là même qui dort avec une autre femme pendant la semaine et qui erre d’hôtels en hôtels sur des départementales désertes.La voiture arrêtée, moteur froid, sur un parking, le cerveau qui tourne à vide. L’image de la réussite. Ton père en chemise et en pantalon de toile, ta mère en bermuda et en chaussures de bateau, cliché parfait du couple nantais, catholique et fier de l’être, BCBG désargentés, pulls en cachemire troués. Pas d’argent. Plus d’argent. J’en invente, j’en promet, j’en fais trop, je supplie et j’en refuse de l’autre côté. Et Agnès. Perdue, retrouvée. Et perdue, encore, éloignée, froide, déçue, frigide, amoureuse de son dieu, qui me la prend, qui me l’arrache.

Dieu partout. Omniprésent. Chez les autres. A l’intérieur de moi. La peur de ne plus y croire. Tout ça c’était pour rien. Tout ça n’existe pas. Les groupes de prières, les scouts, les messes, les pèlerinages, les rassemblements, une vie passée, organisée socialement autour d’une seule hypothèse. Ma mère, qui ne me parle pas, mais qui lui parle, à lui. Ces discussions interminables dans la cuisine, le café coagulé au fond de la tasse en grès, les versets et les catéchismes, les rencontres en secret avec le père spirituel, le confesseur, l’abbé, messagers aux visages couperosés de celui qui refuse de se montrer. Tout s’expose, tout explose. Quelque chose ne fonctionne pas. Quelque chose est cassé, je ne me répare pas. Mon salut, l’ultime porte de sortie, la promesse faite au peuple obéissant, je ne le vois plus. La fenêtre se ferme. Il n’y a plus rien d’autre que le monde du maintenant, le monde du présent. Tout se referme. Panier de crabes. Ils cherchent tous à me faire tomber. Ils savent. L’agent et puis l’autre femme. Les dettes, les rumeurs, mes absences, ma société. Je suis à poil. Plus rien à cacher. Les apparences seulement, pour les voisins, les copains, garder la tête haute, s’engueuler en silence, en regards. Ne rien dire aux enfants, ne rien laisser filtrer. Laisser penser à l’autre qu’on rentre en contrition. Qu’on cherche des solutions. Qu’on prie avec lui. Savoir au fond de soi qu’on va partir. D’une manière ou d’une autre. Imaginer son corps froid sur le carrelage de la salle de bain. Penser aux dettes qu’on laisse, à la honte pour sa famille, à l’enterrement grotesque pour le mari suicidé qu’on déteste. Oublier l’idée. Ils ne supporteront pas cette vie. Ils ne pourront pas vivre sans. Sans moi. Sans les choses. Sans l’idée qu’ils ont d’eux. Sans l’idée qu’ils se font de la vie. Ils n’ont pas eu de révélation. Ils n’ont pas compris. Organiser leur départ comme on peint la Cène. Un dernier repas. Ni Judas, ni Jésus, juste leur laisser croire encore quelques minutes que tout ira bien. Que tout est normal. Que rien ne va changer. Pour l’éternité.

Les parkings à perte de vue. Zone industrielle, zone artisanale, hypermarché, les mêmes néons la nuit sur le capot fatigué de ma voiture-maison. Mon nom en gras aux devantures des maisons de presse, aux informations. Je comptais me raser la tête, mais c’est inutile. J’ai gardé mes cheveux, mais j’ai brûlé mes papiers, après une nuit d’hôtel mouvementée. J’ai passé la nuit barricadé dans ma chambre, à guetter le moindre bruit, la moindre lumière. J’étais sur que la réceptionniste m’avait reconnu. Elle avait souri, juste quelques secondes de trop. La bouche un peu trop grande, les lèvres un peu figées. J’attendais les forces de l’ordre. J’étais résigné. Au matin, personne. J’ai pris une douche, je suis descendu petit-déjeuner. Comme pour me prouver que j’étais invincible. Le personnel a été charmant. Je suis reparti à 10h, avec l’envie de voir la mer, de me baigner. Je ne pense plus à rien maintenant. Je ne sais pas où je vais. Scotché sous le siège passager, le pistolet et le silencieux. Chargé. J’attends d’avoir le courage. J’attends de ne plus avoir envie de rien. Les jours sont de plus en plus longs. J’ai vu la mer. J’ai dormi à la belle étoile. J’ai pensé à fuir en Italie. J’ai visité. J’ai écouté les gens parler. Ma carte routière se brise aux plis. Je n’ai pas de regrets. Je n’ai plus rien. Un trou noir avant. Rien devant.
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Les ombres claires par Capuche

Les ombres claires par Capuche | aquarium | Scoop.it
Cling ! Une pièce de monnaie qui ne finira pas dans la machine à café d’un bureau au 17ème étage d’une tour grouillant de robots serviles et alignés. Elle est pour moi, on vient de la jeter gentiment dans l’écuelle qui me sert de compte en banque. Encore quelques unes et je pourrai acheter une baguette, un paquet de jambon sous vide et une ou deux bières pour bien démarrer la journée. Je passe en position allongée. Vous êtes plus marrants à l’horizontale. Le revêtement de sol noir et lisse me transmet le froid de la terre, des fondations que vous piétinez sans même en avoir conscience. Les vibrations des trains sur les rails rendent mon corps vivant, je visualise mes côtes, mon sacrum, et le reste de mon squelette secoués par ces ondes. L’alcool m’aide à oublier la carcasse que je traine depuis tant d’années, mais j’aime la sentir parfois. C’est bientôt l’heure du prochain arrivage. Cliquetis des roues sur le rail, sifflement des freins, expiration hydraulique des portes automatiques. Alors le train dégueule des brassées de jambes et de pieds. Vous courrez, enjambez, piétinez. Baskets, escarpins, mocassins. Allez-y courrez ! Moi je serai là ce soir, pour vous regarder vous entasser dans les wagons. Vous serez exténués et moi bourré.
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Héros Ordinaires. Généalogie sélective par Lise Pressac

Héros Ordinaires.  Généalogie sélective par Lise Pressac | aquarium | Scoop.it
Cela faisait des semaines qu’elle appelait.

A chaque coup de fil sa demande se faisait plus précise.

Au départ elle se contentait d’essayer de savoir si son nom de famille lui était familier.

Visiblement non, et il n’avait pas l’air de faire semblant.

Puis un jour elle lui a écrit une lettre dans laquelle elle donnait le prénom et le nom de jeune fille d’une femme, mais aussi sa date de naissance.

Bien sûr que ce nom lui disait quelque chose : c’était sa mère.

Il décide alors d’en parler une nouvelle fois à son frère.

Jusqu’à présent ils n’avaient prêté aucune attention aux lubies de cette inconnue, mais elle avait peut-être une bonne raison d’insister finalement.

Une discussion anodine entre deux frères lors d’un déjeuner dominicale chez leur mère.

Celle-ci, comme à son habitude, écoutait sans piper mot avant de lâcher : »Je vais tout vous dire ».

Il y avait donc quelque chose à dire.

« J’ai eu un autre enfant avant vous », lâcha-t-elle.



C’était en 1942. En pleine guerre.

Elle habitait un petit village de Dordogne, en zone libre.

Son père, maire de la commune, était aussi le tenancier de l’hôtel-restaurant.

L’ancien instituteur du village vient y passer quelques jours, sans femme ni enfants.

Il loge à l’hôtel.

Elle tombe enceinte. Elle a 20 ans.

Ses parents ne lui laissent pas le choix : elle doit partir.

Ils l’envoient chez des cousins, en zone occupée.

Elle est seule, sans ressource, sa famille lui a tourné le dos.

Garder ou non le bébé elle s’est posée la question, évidemment, elle a même cru qu’elle pourrait s’en sortir seule.

Ses parents, eux, ont été clairs : elle peut revenir mais sans ce bâtard qui nuirait à la réputation de la famille.

Sa sœur l’a convaincu que c’était la meilleure solution.

Sa sœur était plus âgée qu’elle, elle la trouvait plus intelligente qu’elle qui était tout juste bonne à nourrir les animaux de la ferme.

Si elle lui conseillait de ne pas garder son enfant c’est sans doute que c’était la meilleure décision.

L’accouchement se fit dans la douleur.

Et à en croire les bonnes sœurs qui se sont occupées d’elle elle n’avait que ce qu’elle méritait.

C’était un garçon. Elle l’a allaité un mois durant avant de se décider.

A l’assistance publique elle a signé le registre de son nom.



Il lui avait téléphoné avant de venir.

Elle a accepté sa visite.

C’était en 1982.

Depuis elle s’était mariée avec un menuisier qui passait plus de temps au bistrot qu’à s’occuper d’elle.

Elle avait eu deux fils. L’un s’était marié, sa deuxième fille venait de naître.

Elle était donc grand-mère.

Son mari lui était décédé un an après l’arrivée de sa première petite-fille.

Son premier fils avait des milliers d’interrogations qu’il a tues jusqu’à la mort de sa mère adoptive, par respect pour elle.

Maintenant qu’elle n’était plus là il voulait connaître sa mère naturelle.

Ce fut la première et dernière visite.

Chaque fois qu’il appelait elle raccrochait.

Toutes les lettres qu’il a envoyées chaque année pour le nouvel an et son anniversaire elle les a jetées sans même les ouvrir.



La première qu’elle a lue il lui avait écrite pour la remercier d’avoir révélé son existence à ses demi-frères, 60 ans plus tard.
« C’est le plus beau cadeau que vous puissiez me faire ».

Un cadeau auquel a participé sa fille en réussissant à établir indirectement le contact avec celle qu’il appelle encore « chère Madame ».
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

La Maison d'Izieu à nouveau dans la tourmente

La Maison d'Izieu à nouveau dans la tourmente | aquarium | Scoop.it
Vous connaissez la Maison d'Izieu?
Si je vous dis Mémorial des enfants juifs exterminés ça vous met sur une piste.
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Twitter mode d'emploi ou le réseau social expliqué à ma mère

Twitter mode d'emploi ou le réseau social expliqué à ma mère | aquarium | Scoop.it
Tout le monde parle de Twitter mais peu de personnes savent réellement l'utiliser.Guide rapide pour débuter, comprendre et communiquer sur ce réseau social.

more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Le devoir de fidélité est-il légal ?

Le devoir de fidélité est-il légal ? | aquarium | Scoop.it
Le débat sur le mariage gay remet une institution qui aurait tendance à tomber en désuétude sur le devant de la scène.
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Twitter @maitrezinzin

Donc je viens d' apprendre d' une cliente qu elle préférait venir me voir plutôt que de divorcer sur Internet #onnarretepasleprogres
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Laurence Guenoun

Laurence Guenoun | aquarium | Scoop.it
Ici -> Photographe Ici -> Vidéos Ici -> Créatrice et Directrice de Publication de PLATEFORM Magazine Ici -> Manager de Take A Tour Production laurenceguenoun@gmail.com laurence@plateformag.com Ici -> CV + 33 (0) 632 567 712...
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Te voilà marâtre ma fille. Et aujourd'hui, c'est la fête des mères. Sois stoïque

Te voilà marâtre ma fille. Et aujourd'hui, c'est la fête des mères. Sois stoïque | aquarium | Scoop.it
 Ceci ne s'adresse pas aux femmes mures comme moi dont les fils se marient, non ce papier s'adresse aux jeunes femmes qui ont choisi un compagnon ou une comp...
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Twitter

@Coquillette67
Natalie Gay-Blum
L' #aquarium est donc une cuisine, un stand-up comedy, ET un groupe de soutien. Thanks :-)
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Observatoire des inégalités

Observatoire des inégalités | aquarium | Scoop.it
RT @SH_lelabo: A milieu social égal, les enfants d'origine immigrée réussissent mieux que les autres (inegalites.fr) http://is.gd/1h9NC7...
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Bubba fait des réserves

Bubba fait des réserves | aquarium | Scoop.it
Sans tomber dans la psychose "on va manquer", Bubba tel l'écureuil fait des réserves pour l'hiver (je n'ai pas dit la guerre, ok) et cette année la crise des concombres et de la tomate ont fait que j'ai avancé le...
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Les utilisateurs de Facebook ont une vie sociale plus développée

Les utilisateurs de Facebook ont une vie sociale plus développée | aquarium | Scoop.it
 Une des idées reçues les plus répandues au sujet des réseaux sociaux est qu’ils nuisent aux relations interhumaines et isolent les individus.
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

DariaMarx » Chacun cherche son chat. Ou un truc.

DariaMarx » Chacun cherche son chat. Ou un truc. | aquarium | Scoop.it
Donc je cherche mon chat. Je ne parle plus que de ça. Le temps que je passais à glander, à écrire ou à rêvasser, je le passer à arpenter de long en large les allées de mon quartier, un paquet de croquettes à la main, l’air désespérée. Une fois au réveil, une fois dans l’après-midi, une fois en début de soirée, et une fois en pleine nuit. J’me promène. Je croise d’autres chats que j’engueule. Je croise des gens qui me regardent comme si j’étais folle. Et puis il y a ceux qui s’arrêtent. Qui me demandent. Qui prennent mon petit papier. Qui me parlent de leur chien, de leur chat, de leur fils ou de leur rat. La grande solidarité des gens qui perdent quelque chose ou quelqu’un quelque part. Sans distinction d’échelle de peine ou de gravité. Ce sont uniquement des femmes. Souvent, elles ont un âge certain, et elles promènent un petit chien au bout d’une laisse rétractable. Elles se postent d’abord à quelques mètres de moi. Et puis elles osent. Elles m’interpellent. C’est vous qui cherchez votre chat ? Et la discussion commence. Elles écoutent un peu. Elles parlent surtout. De leurs animaux. De leurs enfants. De leurs maris. Et quand elles en ont trop dit, quand peut-être elles se rendent compte de ce qu’elles viennent de partager avec la grosse blonde au petit papier, elles repartent trop vite, tirant derrière elles le chien haletant, avec la promesse de garder l’oeil ouvert, de chercher pour moi, de ne pas abandonner. Je ne sais pas qui abandonne qui.
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Twitter

Ora??? RT @egoflux Salsa ? Disco ? RT @Le_Figaro: «Al-Qaida pourrait changer le rythme de ses attentats» http://t.co/ktT44GB
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

Petit Bateau : la guerre des sexes aura-t-elle lieu ?

Petit Bateau : la guerre des sexes aura-t-elle lieu ? | aquarium | Scoop.it
Hier, la toile s’est affolée et le buzz s'est propagé, de Twitter à Facebook. L’objet du délit ?
more...
No comment yet.
Scooped by Mawyl
Scoop.it!

La vie & les coquillettes: Comment élever un ado sans finir en hôpital psychiatrique

La vie & les coquillettes: Comment élever un ado sans finir en hôpital psychiatrique | aquarium | Scoop.it
J'élève un adolescent. Enfin deux, mais la sœur du héros de ces lignes est parfaite (cf. billet antérieur). Enfin j'élève est peut-être une allégation un peu présomptueuse. Donc j'héberge un adolescent. Mais pas n'importe quel ado. Le mien est la quintessence même de l'ado, tel qu'on peut en trouver une description à faire dresser les cheveux sur la tête dans tous les bon manuels de psychologie . Un qui suivrait "Le guide du parfait chieur" qu'ils se refilent sûrement sous le manteau. Il n'a négligé aucun chapitre. En pensant à lui, mon cœur se remplit d'amour. En le voyant agir, mon cœur se remplit de fureur. Je suis une mère bipolaire
more...
No comment yet.