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Sortir des pesticides : Paul François, l’insoumis à Monsanto

Sortir des pesticides : Paul François, l’insoumis à Monsanto | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it

Basta mag 3/09/2013

 

Rien ne prédestinait Paul François à devenir un contestataire de l’agriculture intensive avec son lot de produits chimiques. C’est à Bernac, en Charente, que ce céréalier âgé aujourd’hui de 49 ans, a repris l’exploitation gérée par son père. « Un peu par défaut, confie t-il, avant que ça ne devienne une passion ». Durant des années, il mise sur « le tout chimique ». Il utilise massivement des engrais de synthèse, irrigue à tout-va pour le maïs. « Cela collait bien aux valeurs de l’entrepreneur et du travailleur, j’avançais ». Très vite, sa ferme s’agrandit. Ils sont aujourd’hui quatre, deux associés et deux salariés, à vivre sur un peu plus de 400 hectares, essentiellement en blé et maïs. Une grosse exploitation.

 

Lui-même n’imaginait pas qu’un jour, il troquerait une partie des produits de synthèse contre des purins de plantes. « Quand j’étais dans mon agriculture intensive, le purin d’ortie me faisait sourire. Puis quand on comprend les conséquences des molécules chimiques, on se dit que c’est peut-être avec ça que l’on a envie de travailler ». Il est fier désormais de pouvoir croquer le grain de blé qui sort de chez lui, d’en donner à ses poules et de manger leurs œufs. Sans danger. « Je me sens mieux dans ma peau de paysan, même si je sais que j’ai encore énormément d’efforts à faire pour ne plus avoir d’impacts sur l’environnement ».

 

Une prise de conscience progressive...

 

Avant d’en arriver là, Paul François et son associé ont commencé à réduire l’usage des produits phytosanitaires dès les années 90. La moitié de la surface est alors consacrée à des monocultures de maïs irriguées. « On cherchait à réduire nos coûts, c’était une démarche purement économique », précise t-il. Ils rencontrent d’autres agriculteurs ayant eux aussi réduit l’usage des produits chimiques mais pour d’autres raisons, notamment environnementales. « On a pris conscience petit à petit qu’il existait d’autres techniques ».

 

Au même moment, ils constatent des problèmes de texture du sol. « Il n’y avait plus de vie dans le sol, les rendements stagnaient. Plein de choses nous inquiétaient. » Les rotations entre le blé et le cola semblent trop courtes. Ils décident donc de modifier leurs « façons d’exploiter » et commencent à rapporter de la matière organique dans les sols, du fumier en particulier. « Pour l’anecdote, il a fallu dix ans pour revoir du vivant dans le sol, comme les vers de terre. Cela avait quasiment disparu. 

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España / El ataque contra las renovables es ideológico, no económico

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La Marea 23/08/2013

 

Todavía están cerca aquellos años en que la conexión de una placa solar fotovoltaica a la red eléctrica no era posible en España. Hasta el año 2000, la falta de regulación de la conexión a red, por excusas como la supuesta inseguridad de la misma, hizo que esta energía limpia no tuviera cobertura legal alguna en nuestro país y por tanto sólo existía de manera casi experimental. Hubo que trabajar mucho desde el ecologismo y la universidad para conseguir algo tan básico como que la solar fotovoltaica tuviera un marco legal. Desde entonces en un país que, cómo dice la campaña del gobierno del PP “marca españa”, tenemos 300 días de sol al año, la solar sigue siendo una energía infrautilizada, marginada e injustamente atacada. En la actualidad, Alemania tiene 10 veces más potencia instalada que España, y otros países como Italia, Japón, Estados Unidos o China van ya por delante, mientras aquí se destruye al sector con medidas políticas equivocadas y adoptadas por motivos ideológicos, aunque tapados por excusas económicas.

 

Una vez superado aquel difícil obstáculo de la “alegalidad”, con la publicación del decreto que la regulaba en el año 2000 comenzó un lento pero inexorable crecimiento de la energía solar fotovoltaica en España. El establecimiento de primas para su instalación en hogares fue el detonante para que personas concienciadas fueran haciendo instalaciones que en un principio no buscaron el beneficio económico, sino la implantación de otra forma de producir energía limpia.

 

El factor ambiental ha sido clave en el desarrollo de las energías renovables. Quienes ahora pretenden reducir el análisis de su rendimiento a un mero tema económico se equivocan: el motor de las renovables ha sido la conciencia ciudadana de que tenemos que actuar contra los graves problemas ecológicos generados por la quema de combustibles fósiles y la energía nuclear. De hecho, su principal beneficio es ambiental, aunque cada vez más son también económicamente interesantes.

En aquella primera década del siglo XXI la solar fotovoltaica alcanza un nivel de desarrollo mucho mayor del esperado, llegando en 2008 casi hasta los 3.000 Mw instalados, convirtiendo a España en uno de los países con mayor potencia instalada, y permitiendo el desarrollo de un sector industrial que dio empleo a decenas de miles de pesonas. En su conjunto, el sector de las energías renovables creó casi 200.000 empleos directos en España. Pero sucesivas torpezas en las abundantes modificaciones regulatorias que se produjeron, acabaron convirtiéndola en el objeto de todas las críticas a las renovables.

 
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Territorios / Espana / Exodo rural /Pueblos en el Olvido

14/03/2012 Documental basado en el estudio del mismo título, elaborado por READER y que trata sobre el abandono de los pueblos y sus consecuencias. Asturias es la comunidad con más núcleos de población deshabitados de nuestro país. Dirección: J.K. Álvarez Guión: Diego Cándano/Yolanda Díez Voces en off: Luis Miguel Rebustiello
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Urban mining : le recyclage des métaux, un défi stratégique pour l’Europe

Urban mining : le recyclage des métaux, un défi stratégique pour l’Europe | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it

Sia Abril 2013

 

Opportunité stratégique ou défi majeur, il faudra dans tous les cas apprendre rapidement à faire du neuf avec du vieux… Mais sera-t-il possible de maintenir une croissance basée sur des ressources toujours plus rares, et à quel prix ?

Les limites du rythme actuel d’exploitation des ressources minières

Le rythme d’exploitation des ressources minières disponibles affecte les quantités observées dans les gisements mais également leur qualité. Dans les gisements australiens, la concentration en minerai des principaux métaux a ainsi été réduite en moyenne d’un facteur 3 au cours du XXème siècle2. Après s’être concentrée sur les gisements les plus accessibles jusqu’à leur épuisement, l’exploitation de ces précieuses ressources doit désormais opérer une transition vers des gisements plus profonds, de moins bonne qualité et moins concentrés… L’amélioration des technologies de prospection et d’exploitation compense pour partie cette augmentation des contraintes, mais la situation tend à se dégrader au fil du temps.

Le processus d’extraction minière est par conséquent de plus en plus complexe, coûteux, et énergivore. L’énergie nécessaire pour extraire la même quantité de matière première augmente continuellement, tout comme le coût environnemental imputable à cette activité. Aujourd’hui, l’extraction et le traitement des métaux consomment déjà entre 8 et 10 % de l’énergie primaire mondiale3. A l’heure de la lutte contre le changement climatique et de la transition énergétique, les externalités4et la demande en énergie de l’extraction minière seront de plus en plus difficiles à supporter, alors même que le nécessaire développement des énergies renouvelables et des technologies de l’information nécessite une quantité accrue de métaux rares. Tous ces facteurs conduisent à la crainte du pic de production, aussi appelé pic de Hubbert, moment où les découvertes et l’amélioration des techniques ne parviendront plus à compenser l’épuisement des gisements.

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Recuperación de valor: la logística inversa

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Logistica 12/07/2013

 

La contribución de la logística inversa a la protección del ambiente y a una estrategia de negocios sustentable va en escalada. La recuperación de valor es una buena herramienta.

 

En general, la realización de actividades de logística inversa puede reportar ganancias de alrededor del 5% de las ventas totales de una empresa (Greve y Davis, 2012).

LA RECUPERACIÓN DE VALOR DEL PRODUCTO, PRIORIDAD EN LAS EMPRESAS 

Debido a las condiciones económicas, ambientales y legales que imperan en la actualidad, el destino de los productos al final de su ciclo de vida ya no es responsabilidad del consumidor, sino que ésta se traslada hacia las empresas que manufacturaron los productos. Tal responsabilidad se asumió inicialmente en cumplimiento con las normas ambientales, sobre todo en el caso de los países de la Unión Económica Europea, o bien para satisfacer las políticas de responsabilidad social empresarial. Pero a medida que se mejoraba la eficiencia de las actividades de logística reversa, cada vez más empresas reconocieron que había una oportunidad de negocios en la recuperación de valor económico de los productos desechados. 

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RECICLADO O RECUPERACIÓN DE METALES Y COMPUESTOS METÁLICOS FERROSOS

Rosemberg De Jesús Estrada Toledo, Mónica Duchesne Echeverría y Walter Hernández Díaz

Universidad de Manizales / Colombia / 2012
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Uruguay / Que te quiero verde / 13/14 julio Montevideo

La Diaria 12/07/2013

 

Venta de productos ecológicos, plaza de comidas naturales, proyección de documentales y conferencias son algunos de los ítems de la oferta que hace Camino Verde para este fin de semana en el Salón los Robles del Latu. Es la segunda edición de la feria de productos artesanales. Tanto mañana como el domingo irá desde las 11.00 a las 20.00, con una entrada de 70 pesos. La organización espera que asistan más de 3.000 personas.

Camino Verde se presenta como una plataforma “que permite vincular a productores, consumidores, distribuidores, comercios, educadores e instituciones de manera sencilla, accesible y práctica”, brindando “un espacio único donde convergen todos los interesados en la filosofía ecologista, generando así una manera más fácil y efectiva de intercambio y acción”.

 

Fiorella Mazuco, directora de Camino Verde, explicó a la diaria que la feria se desarrolla anualmente para tener contacto directo con el público, pero que por medio de la página www.caminoverde.com.uy intenta diariamente incentivar el consumo de productos ecológicos, ya sea en la alimentación como en otros aspectos, que incluye el reciclaje.

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Cervezas artesanales uruguayas premiadas

Cervezas artesanales uruguayas premiadas | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it

El Observador 1/06/2013

Cualquiera diría que la cerveza uruguaya no es gran cosa, a juzgar por la oferta de la mayoría de los bares del país, donde aparecen las marcas conocidas por todos. Sin embargo, hay otra dimensión en la cual Uruguay gana premios por la calidad de su cerveza: es el universo de la elaboración artesanal.Hay varias marcas que tienen una producción pequeña pero que se están haciendo un nombre entre los degustadores. Dos de ellas participaron en el concurso South Beer Cup, en Buenos Aires: Davok y Cabesas Beer. Presentaron 14 cervezas, ocho y seis respectivamente, y obtuvieron nueve premios (seis y tres).Todo sucedió el sábado pasado. Davok ganó incluso una medalla de oro en la categoría Irish Red, además de una de plata (Sweet Oatmeal Stout), dos de bronce (Barley Wine y Pale Ale) y dos menciones especiales (American India Pale Ale y Other Beer Styles). Cabesas Beer, por su parte, ganó dos medallas de bronce (Scottish Export Ale y Golden Ale) y una mención especial (American India Pale Ale).En el concurso, que se realizó en Buenos Aires, participaron unas 60 cervecerías artesanales de ocho países: Argentina, Bolivia, Brasil, Colombia, Chile, Paraguay, Perú y Uruguay

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Uruguay Part I: Small Country Makes Big, Flavorful Wines

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Huffigton post 19/06/2013

Richard Jennings

 

The grape that has garnered the most attention in Uruguay, becoming the country's signature grape the way Malbec is for Argentina, is Tannat. This red grape with its high concentrations of tannins and anthocyanins originated in southwest France. It was brought to Uruguay in 1874 from Argentina by Pascal Harriague, a Basque born immigrant.

 
MOVUS's insight:

http://www.rjonwine.com/uruguay/small-country-big-flavorful-wines/

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Uruguay / Regeneración Dunar en La Paloma

Comenzaron las acciones de regeneración dunar 2013 en La Paloma. La Cuadrilla de costa comenzó trabajando en las playas de La Serena. También comenzó a realizarse un sistema de monitoreo costero.

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NY / Un huerto en el ático

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La vanguardia 31/05/2013

 

(...) 

Una parcela de tierra con aproximadamente una hectárea, que corona dos edificios de la ciudad de Nueva York con impresionantes panorámicas sobre Manhattan. Allí se cosechan todo tipo de verduras y hortalizas siguiendo principios orgánicos y ecológicos. Por la azotea también campan algunas gallinas ponedoras de huevos. Michael es uno de los cientos de urbanitas que están contribuyendo con su granito de arena, o mejor dicho con unos cuantos contenedores de tierra fértil, a ruralizar las grandes capitales del mundo.

 

Brooklyn Grange nació en el 2010 con la ambición de crear un modelo sostenible de agricultura urbana y promoverlo en las ciudades. Hoy funciona como un negocio rentable que suministra lechugas, pimientos, zanahorias, judías, rábanos, acelgas, coles, hierbas aromáticas y más de 40 variedades de tomates, todo recién cogido, al vecindario y a los restaurantes de la zona, de forma directa, en mercados semanales o pequeños comercios del barrio. Y tiene planes de expansión por otras azoteas. (...)


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La energía del cielo: crean una central eólica que vuela

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(Archivo) RT 03/2012

 

Los grandes parques de aerogeneradores que suministran energía eólica podrían caer en desuso gracias a un nuevo proyecto de aeróstato que vuela en el cielo capturando vientos más fuertes.

El nuevo dispositivo es denominado como la turbina eólica aérea y fue construido por los especialistas de la compañía Altaeros Energies, originada del Instituto Tecnológico de Massachusetts en EE. UU.

Gracias a su ligero cuerpo compuesto de materiales neumáticos cargados con helio, la 'central' es capaz de levantar una turbina a más de 300 metros, donde captura vientos mucho más veloces que los que usan los aerogeneradores que se instauran sobre la tierra o en el mar.



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Uruguay / Documental /A orillas del Río Negro

Documental sobre fauna autóctona del Uruguay. Realizado por Marcelo Casacuberta. Promovido y financiado por ANII
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The Chikukwa Permaculture Project (Zimbabwe) - The Full Story

The Chikukwa Permaculture Project (Zimbabwe) - The Full Story | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it

 

In ten years of field trips and working with students on food security and sustainable agriculture projects in South and South Eastern Africa, the project of the Chikukwa villages in Zimbabwe is the most successful I have encountered. My initial research in Africa began in 2003 and between then and the publication of my findings in 2009 (Leahy 2009; Alinyo and Leahy 2012; Leahy 2011a), I was most concerned to research the reasons why so many rural development and agricultural projects in South and East Africa were failing. In 2009 I was introduced to the incredibly successful Chikukwa project at the international permaculture gathering in Malawi. This article is designed to explain the project and to explore the reasons why it has been so successful.

 

 


Via Juan Wood
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Mexico / Cultivando el Desarrollo de las Comunidades

A lo largo de veintiun años de existencia (1989 - 2010), la Licenciatura en Planeación del Desarrollo Rural impartida en el Centro de Estudios para el Desarrollo Rural, se ha consolidado como una opción educativa adecuada para la formación de recursos humanos a nivel profesional en regiones campesinas e indígenas. Los 78 estudiantes que actualmente cursan los diferentes grados de la Licenciatura, 158 egresado-as que trabajan en áreas de educación, salud y organización en el medio rural y los mas de 6,500 beneficiarios indirectos de este proyecto en la región y las 28 organizaciones e instituciones que han enviado a sus cuadros a formarse en el Centro, permiten pensar en esta propuesta educativa que hoy por hoy sigue siendo pertinente y viable para la región y para el país.


http://www.cesder-prodes.org/

 

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Espana / Ciudad fantasma de Huesca se convierte en una auto-suficiente -ecoaldea-

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SU AUTO PUEDE SER UNA CHANCLETA

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Radio Polar 20/07/2013

 

El dicho popular ‘del cerdo se aprovecha todo, hasta los andares’, bien podría aplicarse a algo muy distinto: los automóviles. Los cementerios de vehículos son historia, casi todos sus componentes se reciclan, reutilizan o sirven como fuente de energía. Los neumáticos inservibles acaban como césped artificial o calzado para la piscina; la chapa como vigas para edificios, obras de arte, incluso un sofá de diseño; las lunas como papel de lija; y las baterías como acumuladores de energías renovables. Esta transformación sucede gracias a complejos procesos industriales o creativos, pero hay opciones de andar por casa. ¿Quién no se ha balanceado en un columpio que era un neumático? Y llenado con tierra hay quienes ven un original macetero.
La legislación europea (2000/53/CE) obliga a que al menos el 85% del peso del auto se recupere para su reutilización, reciclaje o valorización (que sirva como combustible para generar energía). Como mínimo, el 80% tiene que destinarse a las dos primeras opciones. Este era el objetivo para 2006-2015.
“El fin de la vida de un auto ya no es un problema y todo el tratamiento no le cuesta nada al ciudadano cuando se deshace de él, como sí sucede en otros países”, añade. De hecho, los autos ya no mueren y se entierran en el cementerio sino que se ‘reencarnan’ en muy diversas aplicaciones.


Esto supone un ahorro en materias primas y una reducción del impacto medioambiental en la fabricación de nuevos componentes. Sea cual sea su destino final, unas veces será en autos a estrenar y otras en productos tan diferentes como el suelo de goma un parque infantil o un cuchillo de acero.
El proceso se inicia desde que el vehículo llega al centro autorizado de tratamiento (CAT), donde que hay que entregarlo cuando ya no lo queremos. A partir de ahí, se descontaminan –se retiran todos los líquidos y residuos peligrosos como los aceites hidráulicos, del motor, anticongelante o los filtros— y se separan los componentes que pueden ser reutilizados de los materiales reciclables, desde la chapa hasta los cristales.


“Hay piezas que pueden servir para otro vehículo porque están en buen estado, esas se desmontan y almacenan para cuando se necesiten para autos que sufran una avería y requieran recambios”, explica Manuel Kindelan. Así se evita tener que fabricar esas piezas y se ahorra en materia prima.
Algunos elementos, como los neumáticos, se cambian con cierta frecuencia durante la vida útil del auto. Los viejos nunca deberían acabar en el vertedero, está prohibido desde 2006. Algunos se reutilizan, otros se reciclan y unos pocos se queman como combustible. En cualquiera de estos fines “la ventaja para el medio ambiente es importante”, asegura José María Bermejo, director de Desarrollo de Mercados de Valorización de Signus Ecovalor, empresa fundada por cinco fabricantes de neumáticos de reposición para el tratamiento de los viejos. Según sus estudios, en la fabricación de una tonelada de césped artificial con caucho extraído de neumáticos se generan 3.200 kilogramos de CO2 menos que si no se utilizara este material reciclado. “Y un campo necesita 80 toneladas de goma”, subraya Bermejo.


También las baterías, tanto de autos convencionales como las de los eléctricos e híbridos enchufables, suelen sustituirse. Las primeras normalmente se reciclan: se extrae por una parte el plomo y por otra el plástico. Ambos materiales acaban normalmente en nuevas baterías. Las segundas, que tienen una vida media de 5 años según los fabricantes, todavía tienen una segunda vida incierta. Por eso, la Unión Europea financia un proyecto que arrancará en septiembre en centro tecnológico vasco IK4-IKERLAN, para investigar qué usos pueden tener una vez que no sirven para los autos. “El objetivo es reducir los precios ya que es uno de los componentes que más encarecen los eléctricos. Por ejemplo, utilizándolas como acumuladores de energías renovables”, explica Igor Villarreal, responsable del proyecto.

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Gabo Rocha Rocko's curator insight, August 10, 2015 11:07 PM

una forma de reciclar. 

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Ecuador / El metal reciclado pesa en la industria

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Revista lideres 27/04/2012

 

Abastecer a la industria del hierro y al sector exportador son objetivos del área de reciclaje de metales ferrosos y no ferrosos. Este segmento obtiene la materia prima por la cadena de reciclaje tradicional o directamente de las fábricas. También, recolecta desechos de los sectores de la línea blanca, construcción, petróleo, automotriz, electrónicos y otros. Marco Hermina, gerente de la empresa Reciclar, con sede en Quito, comenta que hay que hacer una diferenciación entre los metales ferrosos y no ferrosos. Los primeros son residuos que se generan básicamente en la industria de la construcción, como la chatarra de hierro o las varillas. En cambio, los no ferrosos son los que contienen cobre, bronce, aluminio y otros metales y son residuos de perfilería; vasos de aluminio, tipo canecas; cables eléctricos de cobre; grifería... “Estos metales se recolectan en la cadena de reciclaje que comienza con los pequeños recolectores o directamente en las fábricas”. (...)

 

Roberto Morales es gerente de GreenVox, una firma de reciclaje industrial. Tiene un promedio de reciclaje de ocho toneladas al mes de Tetrapak. El 30% es el aluminio. El empresario dice que es importante fomentar el reciclaje de metales, para no depender de la extracción. “Para procesar una tonelada de metal reciclado, solo se necesita el 40% de la energía que se requeriría para producir metal virgen”. 

Este contenido ha sido publicado originalmente por Revista Líderes en la siguiente dirección: http://www.revistalideres.ec/mercados/metal-reciclado-pesa-industria_0_689931034.html. Si está pensando en hacer uso del mismo, por favor, cite la fuente y haga un enlace hacia la nota original de donde usted ha tomado este contenido. Revistalideres.ec


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México, primer proveedor en EEUU de aparatos electrónicos reciclados

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2/08/2013

 

Ivette Saldaña

 

Motores, marchas, alternadores, inyectores, motores-diesel, consolas de juego, ruteadores y teléfonos celulares se reciclan en México para luego enviarlos a Estados Unidos.

 Empresarios mexicanos lograron encontrar en la remanufactura de aparatos electrónicos y autopartesun gran negocio y así, en el 2011, convirtieron a nuestro país en el primer proveedor de bienes remanufacturados de Estados Unidos, al desplazar a la Unión Europea y a China de los primeros dos sitios.

 

El director del Comité de Comercio Exterior del Consejo Nacional de la Industria Maquiladora y Manufacturera de Exportación, Israel Morales, informó que al año la industria del ensamble de nuestro país exporta cerca de 4,000 millones de dólares de dichos productos a Estados Unidos, lo que significa ahorros desde el 40 al 70% del costo de un aparato nuevo.

 

Se trata de “dar una vida útil a los productos después de la primera vida útil” y eso además de reducir las emisiones contaminantes, permite generarle divisas al país, ya que en el primer trimestre del 2013 se exportaron cerca de 1,000 millones de dólares de productos remanufacturados, dijo Morales.

 

Ese monto representa el 1 por ciento del tamaño del mercado internacional que la Organización Mundial del Comercio calcula en 100,000 millones de dólares.

 

Por la importancia del tema y la falta de regulación al manejo de desechos y residuos electrónicos en el país, el Congreso de la Unión realiza ajustes a la Ley General para la Prevención y Gestión Integral de los Residuos para regular el proceso conocido como 3R, reducción, reutilización y reciclaje de bienes.

 

En abril pasado el Senado de la República aprobó modificaciones a dicha ley para fortalecer la regulación y gestión integral de 'residuos electrónicos'. Por ejemplo se incluyen definiciones sobre reducción, reutilización, reciclaje, acopio, almacenamiento, transporte y disposición final de residuos electrónicos, entre otros ajustes que actualmente analiza la Comisión de Medio Ambiente de la Cámara de Diputados, de acuerdo con información de la Cámara alta.

 

Son empresas maquiladoras las que a diario reciclan y remanufacturan computadoras, motores, discos duros, monitores, partes de avión, entre muchos otras cosas. Un control eléctrico que apaga y prende las luces de un avión se desensambla, se revisa componente por componente para ver si pasa las pruebas de control de calidad y de estress y se reemplazan las partes que no pasaron para armar nuevamente el panel, explicó Morales.

 

Actualmente medio centenar de empresas de la Industria Manufacturera, Maquiladora y de Servicios de Exportación (Immex) en nuestro país, que emplean a 308,000 trabajadores, se dedican a esa actividad y dependiendo de su sector importan bienes usados y residuos electrónicos, que suman un volumen de 108,700 toneladas.

 

En todo el proceso se aplican altas tecnologías para restaurar y dejar como nuevo un producto; además México cumple con los establecido en la Convención de Basilea de un manejo de residuos electrónicos apropiado para evitar contaminación al medio ambiente, por la cantidad de metales que se utilizan en bienes electrónicos y que pudieran causar riesgo a la salud humana.

 

 

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“Quemar la basura es derrochar recursos finitos y de energía” -

“Quemar la basura es derrochar recursos finitos y de energía” - | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it

Periodismo Humano 25/06/2013 via IPS

Marcela Valente · (Buenos Aires)

 

Es posible terminar con los depósitos de basura en las grandes ciudades sin caer en la trampa de la incineración que produce nuevos desechos tóxicos para enterrar, asegura el académico estadounidense Paul Connett.

“Por cada cuatro toneladas de residuos que se queman se genera una tonelada de cenizas contaminantes”, dijo Connett, doctorado en química en la Universidad de Dartmouth, en una entrevista otorgada a Tierramérica en Buenos Aires, ciudad que visitó invitado por la Coalición Ciudadana Anti-Incineración, que integran unas 40 organizaciones.

 

Connett es el director ejecutivo del American Environmental Health Studies Project (proyecto estadounidense de estudios sobre salud ambiental), desde donde promueve el tratamiento sustentable para los residuos.

La legislatura de la Ciudad Autónoma de Buenos Aires aprobó una ley de Basura Cero que imponía reducir a la mitad el volumen de residuos sólidos que destina a rellenos para 2012. Pero, lejos de alcanzar esta meta, triplicó el volumen y ahora se evalúan opciones que prevén la cuestionada incineración.

 

 

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“Las cosechas del futuro. Cómo la agroecología puede alimentar el mundo

“Las cosechas del futuro. Cómo la agroecología puede alimentar el mundo | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it

Ecoagricultor 15/06/2013


Marie Monique Robin cuestiona el uso de pesticidas en su libro “Las cosechas del futuro. Cómo la agroecología puede alimentar el mundo”

“La mayor mentira de la industria es decir que no se puede alimentar el mundo sin el uso de pesticidas en la agricultura”, según la periodista de investigación francesa Marie-Monique Robin, quien asegura que “hay alternativas y funcionan muy bien”, como la agroecología.


En su libro -que corona su trilogía sobre la alimentación-, “Las cosechas del futuro. Cómo la agroecología puede alimentar el mundo”, Robin pone en entredicho la afirmación de la industria de los “productos fitosanitarios” (denominación que considera “un eufemismo”) de que sin su uso no es posible tener alimentos para toda la población.

La agricultura industrial no pone fin al hambre. En su opinión, la agricultura industrial no ha podido poner coto al hambre en el mundo, y hoy en día hay mil millones de personas que padecen hambre con la paradoja de que “el 80 % son campesinos”.

Plantea que el uso de pesticidas en la agricultura industrial no sólo ha empobrecido los suelos fértiles destinados a la producción de alimentos, sino también a los campesinos -muchos de ellos se han visto abocados a emigrar-, así como sus dietas, al apostar durante medio siglo por los monocultivos.

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Uruguay /Union de Vecinos de La Paloma / Proyecto Nautilo 2010

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MOVUS's insight:

Un puerto de Aguas Profundas de la Paloma ?

 

Proyecto de la Union de Vecinos de la Paloma.

Contribuyendo al manejo integrado de la zona costera de La Paloma: por un puerto turístico y pesquero sustentable

 

http://puertolapaloma.com/

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Asociacion para el desarollo de los bancos de tiempo

Asociacion para el desarollo de los bancos de tiempo | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it
¿Qué es la ADBdT? La asociación para el desarrollo de los Bancos de Tiempo es una asociación, sin ánimo de lucro, que trabaja para mejorar el funcionamento de todos los Bancos de Tiempo.
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Silicio brasileño para células solares

Silicio brasileño para células solares | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it

Revista Pesquisa FAPESP Julio 2012

 

Investigadores de la Universidad Estadual de Campinas (Unicamp) lograron obtener células solares con la misma pureza que presentan las importadas. “Partimos del silicio metalúrgico provisto por la empresa Rima, de Minas Gerais, con un 99% de pureza, y lo purificamos por vía metalúrgica, utilizando un horno de fusión por haz de electrones, logrando una pureza del 99,999%”, dice el profesor Paulo Roberto Mei, de la Facultad  de Ingeniería Mecánica, quien coordina las investigaciones de células solares en colaboración con el profesor Francisco das Chagas Marques, del Instituto de Física. La vía metalúrgica es más secilla y no presenta los problemas de rechazos químicos producidos en la vía química utilizada en el exterior para la producción de silicio de alta pureza.


Brasil, que posee las mayores reservas mundiales de cuarzo, el mineral utilizado para fabricar silicio, importa las láminas que se utilizan para la fabricación de los paneles fotovoltaicos. “El país exporta el silicio metalúrgico a 2 dólares el kilogramo. Luego de purificárselo en el exterior, se lo transforma en láminas que se utilizan para la fabricación de semiconductores o células fotovoltaicas que cuestan entre 50 y 1.000 dólares, dependiendo de la pureza y de la cristalinidad”, compara Mei.


La empresa Tecnometal, de Campinas, única fabricante de paneles fotovoltaicos de Brasil, también colabora en la investigación.

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René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître »

René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître » | Alternativas - Tecnologías - Reflexion - Opiniones - Economia | Scoop.it

13/05/2013 Basta Mag

Entretien Agnes Rousseaux

 

Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution : une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation. (...)

 

Vous défendez le principe de bioéconomie. En quoi cela consiste-t-il ?

 

Ce n’est pas une nouvelle branche de l’économie : c’est l’économie qui doit se faire bio. La destruction de la biosphère menace actuellement l’humanité. Et si on détruit la biosphère, cela ne sert à rien de disserter sur le Plan et l’avenir de l’humanité : il n’y aura pas d’avenir, pas d’économie. Le monde est arrivé à ce moment où il atteint et dépasse la capacité de charge de la biosphère. Toutes les conventions sur lesquelles était fondée l’économie sont remises en cause. La nature était considérée comme inépuisable ? Elle devient un facteur rare que l’on épuise. Et c’est une des conventions fondatrices de l’économie qui disparaît. Quand on cherche la combinaison optimale de facteurs de production, ou de biens de consommation qui vont vous donner le maximum de satisfaction, on procède par substitution de biens. C’est la deuxième convention de base de l’économie : on optimise en substituant. Cela n’est plus vrai aujourd’hui : quand vous atteignez les limites de la biosphère, certaines ressources ne peuvent plus être augmentés. La substituabilité disparaît. Troisième convention : « Le plus est le mieux » – c’est en consommant davantage que l’on accroît le bien-être. Nous atteignons aussi la limite où ce n’est plus vrai. Le paradoxe d’Easterlin montre que dans les nations les plus riches le bien-être et le revenu ne vont plus de pair. Il arrive un moment où la relation s’inverse carrément.

 

Comment l’économie peut-elle intégrer la question de la reproduction des ressources et du vivant ?

 

L’économie est faite pour optimiser – ce n’est pas un vilain mot !. Cela veut dire tirer le maximum de résultats, de choses positives, de satisfaction, à partir des moyens limités dont nous disposons. Mais elle doit intégrer ces stratégies d’optimisation (de production et de consommation) dans les limites des mécanismes de reproduction du système. Par exemple les rythmes de reproduction des matières premières, des ressources renouvelables : « Voilà, on peut piocher dans les réserves jusque ce niveau, mais pas plus ». Ou des rythmes de prélèvement des ressources non renouvelables compatibles avec des perspectives de relève, de remplacement de ces ressources. L’économie retrouve alors sa vraie vocation : une science d’optimisation sous contrainte. Sans limites, il n’y a pas d’économie, car cela veut dire que l’on peut faire n’importe quoi !

 

Le système économique actuel peut-il s’adapter à cette contrainte ?

 

Certains économistes voudraient que l’économie soit une science qui prenne en compte toutes les contraintes, sauf celles de l’environnement ! Dans un système vivant, vous avez une finalité qui domine, c’est la finalité du système tout entier : maintenir et reproduire sa structure dans le temps, alors que les lois physiques, les lois d’entropie voudraient qu’il se désagrège. Cette finalité est supérieure à toutes les autres. Dans une horloge, vous avez une seule loi, du ressort à la mécanique entière. C’est très différent dans le vivant : on fait un saut dans le vivant, en passant de la molécule à la cellule, c’est une autre logique qui s’applique. Et la logique de l’organe est différente de la somme des logiques des cellules. La pensée n’est pas la somme des atomes du cerveau. En économie, c’est pareil. C’est le paradoxe de Condorcet : il faut un choix à un moment donné, la logique du tout n’est pas la somme des logiques particulières. On est loin de la « main invisible du marché » d’Adam Smith, qui transforme mécaniquement les intérêts individuels en intérêt général.

 

Vous parlez de « point critique », ce moment qui nous fait basculer dans un autre univers. Sommes-nous en train d’atteindre un tel point critique ?

 

Nous vivons une crise de civilisation, mais le dépérissement du système sera long, car trop d’intérêts sont en jeu. Pour l’univers de la finance, ce système n’est pas mauvais : quand tout va bien, il engrange les bénéfices, et quand tout va mal, la charge retombe sur la collectivité. La faillite d’un paradigme n’implique pas qu’il disparaisse immédiatement. Il faut qu’une théorie concurrente soit prête à prendre la place, comme le dit l’historien Thomas Kuhn. Le point critique, c’est lorsqu’un écart évolutif, au lieu d’être ramené vers la moyenne, bifurque de manière totalement imprévisible vers une nouvelle voie d’évolution.

Tout progrès est ambigu, à la fois chance et péril. C’est nous qui choisissons. Le progrès technique nous donne actuellement la possibilité de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons libéré la cupidité des hommes, avec la libéralisation du secteur financier, ce sont les effets pervers qui l’emportent. Ce qui devrait être un instrument de libération des hommes devient un moyen d’asservissement. L’homme devient la variable d’ajustement de l’augmentation des dividendes. Tant qu’on n’aura pas tranché le nœud gordien du pouvoir de la finance, rien ne sera possible. Parce que le rapport de force agira toujours dans cette direction, et le côté pervers du progrès technique l’emportera toujours. Sous la pression des événements et des drames qui se multiplieront, serons-nous amenés à le faire à temps ? Sans cela, nous courrons à la catastrophe. Il faut continuer à alerter et à travailler dans ce sens.

 

 

 

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