Tant du côté du cinéma que de la littérature, il s'est heureusement trouvé des critiques et des théoriciens qui surent déjouer les pièges de l'alternative et montrer la réalité fondamentale d'un lien ontologique entre ces deux grands arts du temps et de la fiction.
Poésie dans la ville se déroulera le samedi 14 avril dès 10h30 à Vlaras-Plage. Cette 5ème édition sera parrainée par Céline Garcia, poète, en présence de Sèrgi Javaloyès, poète occitan résidant à Pau et Michel Bourret, écrivain, poète qui sera également présent et évoquera plus particulièrement l'oeuvre de Louis Aragon.
1Q84, Livre 3, Haruki Murakami, Virginie Neufville... [...] 1Q84 est le monde du possible dans lequel, « en réalité, le temps n’est pas rectiligne. Il n’a même aucune forme. C’est quelque chose, qui, dans tous les sens du terme, ne possède pas de forme ». Il ressemble étrangement au monde de Fukaéri, à l’origine du manuscrit de La Chrysalide de l’air, et qui parle de façon étrange. Sans qu’on sache vraiment pourquoi, elle disparaît subitement du récit, laissant derrière elle des énigmes, des allusions, ou des vérités lacunaires telles celles des Little People.[...]
Le pataphysicien Jacques Carelman avait 83 ans. Jacques Carelman, régent du Collège de Pataphysique et membre fondateur de l'Ouvroir de Peinture Potentielle (OuPeinPo), s’est éteint à l’âge de 83 ans, a-t-on appris de son dernier éditeur, Emmanuel Pierrat, qui avait réédité en novembre dernier chez Cartouche son Catalogue de timbres-poste introuvables...
Pourquoi les plus beaux versets de la poésie mondiale ne seraient-ils pas exposés dans les musées, comme les chefs d’œuvre des peintres et sculpteurs ? Le verbe aurait-il moins de force que la toile ou le marbre ? Les ombres et lumières d’une langue moins de puissance ou de subtilité que la palette ou le burin ? L’émotion ou le trouble du visiteur seraient-ils moins profonds parce qu’il lui est donné de lire au lieu de simplement voir ou observer ? Quand on sort de l’exposition que la Fondation Gulbenkian de Lisbonne consacre, jusqu’au 30 avril, à Fernando Pessoa, la réponse à ces questions apparemment incongrues est pourtant évidente. Oui, on peut, il faut aller au musée «voir» la poésie. (Philippe Riès)
"Vers le milieu du xixe siècle, un enfant de la ville de Rochefort laisse son imagination dériver. Les gravures d’un livre de prix, les images d’un périodique ou les curiosités rapportées d’Afrique par un grand-oncle médecin sont autant de supports aux rêves du jeune Julien Viaud : « Oh ! ce qu’il avait de troublant et de magique, dans mon enfance, ce simple mot : « les colonies », qui, en ce temps-là, désignait pour moi l’ensemble des lointains pays chauds, avec leurs palmiers, leurs grandes fleurs, leurs nègres, leurs bêtes, leurs aventures. De la confusion que je faisais de ces choses, se dégageait un sentiment d’ensemble absolument juste, une intuition de leur morne splendeur et de leur amollissante mélancolie."
interventions en collèges et lycées cette semaine, dans le cadre du 'Printemps…...
Paul Fournel, La liseuse, P.O.L., 2012Le troubadour Arnaut Daniel, poète influent du XIIe siècle, est dit-on l’inventeur d’un genre à forme fixe...
Depuis quelques mois, on nous parle régulièrement de twittérature, c’est-à-dire de la littérature produite et diffusée sur Twitter, ce site de microblogage où les usagers ne s’expriment qu’en gazouillis, des messages de 140 caractères et moins. Il existe même un Institut de Twittérature Comparée (ITC), dont le site affiche fièrement les lettres patentes (!) de l’organisme. Les « défenseurs » de la twittérature – car nombreux sont ses détracteurs – voient en Twitter une contrainte stimulante pour la création : la limitation des caractères rappelle les formes fixes de poésie comme le haïku ou le sonnet. On pense aussi à l’OuLiPo, ce fameux groupe d’écrivains (Perec, Calvino, Queneau, etc.) ayant expérimenté la contrainte dans la création littéraire. Les twittérateurs se donnent donc comme défi de produire de la littérature de qualité sur Twitter tout en gardant un certain esprit ludique, ce qui ne signifie pas que toute twittérature soit humoristique pour autant... voir l'article de Maxime Nadeau
« Expliquer, c’est déplier. Ce qu’on ne comprend pas, il faut se l’imaginer comme tout replié, froissé en boule : impossible de voir ce qu’il y a dedans. L’explication va déplier, ouvrir chaque pli, lisser là où c’est froissé, et si l’explication se passe bien, on verra clairement de quoi il s’agit. » Michel Puech. A croquer à pleines dents !
Haïti, réinventer l'avenir. Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 peut-il être l'événement qui va faire émerger une nouvelle énergie collective ?
[...] "Conçu comme un « trialogue » entre la société civile haïtienne, la diaspora et le monde de la solidarité internationale, cet ouvrage est né à l’occasion du colloque « Haïti : des lendemains qui tremblent » qui s’est tenu à Genève en janvier 2011. Il réunit des contributions d’experts qui considèrent que le tremblement de terre et ses conséquences créent les conditions d’un grand débat national et international sur l’avenir d’Haïti. Il analyse sans complaisance les faiblesses de la société haïtienne, les ambiguïtés de la diaspora et les jeux souvent contestables de l’aide internationale. Il propose des pistes de réflexion et des priorités pour reconstruire une société aspirant à plus de liberté, de justice et d’égalité. Le séisme sera-t-il l’événement qui permettra à Haïti d’entrer enfin dans le xxie siècle ?" Voir la présentation complète sur le site des éditions MSH...
Les retrouvailles entre l’Afrique et Haïti sont célébrées ici à travers la littérature haïtienne et l’expérience des coopérants haïtiens en Afrique. Yves CHEMLA, Docteur Ès Lettres, spécialiste en littérature haïtienne, traite le thème de « La question de l’autre dans le roman haïtien », Guy CETOUTE, poète et écrivain propose un discours sur « L’image de l’Afrique dans les romans de Jacques Stephen Alexis » et le Dr. TALLEYRAND témoigne de son expérience en Afrique. Pour clore les retrouvailles, des textes sont dits par trois intervenants (comédiens et poètes) : Madame GLAUDE, Emmanuel VILSAINT, Henri LAURENT.
Jaipur Literature festival...
"DSC Jaipur Literature Festival is the largest literary festival in Asia-Pacific, and the most prestigious celebration of national and international literature to be held in India. It encompasses a range of readings, talks, debates, performances, children’s workshops and interactive activities held in the beautiful heritage property, Diggi Palace in the Rajasthani capital of Jaipur. Entering its fifth year, JLF is now regarded as the Kumbh Mela of Indian and international writing, drawing in writers and readers from across India and the wider world: from America, Europe, Africa and from across the breadth of South Asia, the brightest, most brilliant, funny, moving and remarkable authors come to Jaipur every January."
|
Merci Annette pour cette interview. Je fais partie des individus qui voient dans ces voyages organisés une facilité pédagogique, une gigantesque excuse pour ne pas questionner l'enseignement de l'histoire contemporaine.
Lire l'interview >> Via Manuela Wyler
Une aventure singulière où un écrivain rencontre un chorégraphe...
Autour de l'oeuvre de Jacques Lacarrière au Jardin des Plantes, Paris, le 11 avril
Jacques Lacarrière au Jardin des Plantes Présentation François Poplin. Lectures, Gil Jouanard, Françoise Huart, Sylvia Lipa-Lacarrière. Via Florence Trocmé
Biographie et oeuvre de Stefan Zweig... L’œuvre multiple et dense de Stefan Zweig (1881-1942) fait de lui un auteur inclassable. Hypersensible et perpétuellement angoissé, il décrit avec précision les tourments émotionnels de ses personnages, tous victimes de passions destructrices. Son écriture concise et efficace ainsi que l’importance de la dimension psychologique dans ses textes en font un écrivain moderne, toujours apprécié aujourd’hui. Pacifiste convaincu, il souhaitait une Europe unie, dépassant les clivages nationalistes : des idéaux humanistes qui seront anéantis par les deux conflits mondiaux.
« Il est impossible de poursuivre sa vie sans avoir compris que tout ce sur quoi elle reposait était un mensonge, une illusion, une tromperie même, derrière laquelle se terrait une vérité connue trop tard. »
En hommage à Claude GAIGNEBET... Fidèle des Rencontres d'Aubrac, universitaire atypique, folkloriste passionné, il nous parle « De l'art de se faire passer pour… Dieu »
Dickens 2012 is an international celebration of the life and work of Charles Dickens to mark the bicentenary of his birth, which falls on 7 February 2012. Institutions and organisations from all over the world are partners of Dickens 2012 and work together to deliver a programme of events and activities to commemorate this very special anniversary...
French Global. A New Approach to Literary History, sous la direction de Christie Mc Donald & Susan Rubin Suleiman, New York : Columbia University Press, 2010, 576 p., EAN 9780231147408. "On ne peut que se réjouir de l’apparition d’un point de vue nouveau sur la littérature française dans son ensemble ; un point de vue qui l’envisage du Moyen‑Âge à nos jours et qui la situe dans un espace mondial, et non plus national ou seulement européen (même si les grandes cultures extra-européennes sont ici peu présentes en tant que telles)1. Dans une telle entreprise, il est de fait et aussi de droit que le point de vue crée l’objet. La Nouvelle histoire de la littérature française de Hollier en avait apporté il y a vingt ans une démonstration convaincante, malgré la construction un peu rhétorique de certaines entrées. C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’ai ouvert French global, et avec admiration que j’ai considéré le plan tridimensionnel dont chaque entrée nouvelle relance la séquence diachronique et fait en quelque sorte tourner l’objet sur lui‑même, ou nous fait tourner autour de lui..." Michel Murat
L'Inscription de la terreur - Yi Sang est aujourd’hui considéré comme un auteur majeur de la Corée Via Florence Trocmé
Musée virtuel Fantômas et l'européenne du crime.
Alain Suberchicot, Littérature et environnement. Pour une écocritique comparée Paris : Honoré Champion, coll. "Unichamp Essentiel", 2012. EAN 9782745322531. 280 p. Pour comprendre de quelle manière la littérature se saisit des questions d’environnement, une écocritique comparée est à construire. Ce livre est un essai de mise en mitoyenneté de textes marqués par des voyages, des lieux, des pays, des continents qui ne sont pas superposables, tant est grande la variété des circonstances et des configurations sociales qui les caractérisent. La thématique environnementale et écologique rapproche ces textes, et les fait voisiner, révélant des proximités et des querelles de territoire. Le champ d’étude est vaste, mais ont été retenus des auteurs estimés représentatifs écrivant en trois langues : l’anglais, le français et le chinois. Dans un contexte culturel mondialisé, les idées circulent, et se répondent d’un côté à l’autre des clôtures censées enfermer les mondes en eux-mêmes, et des limites qui sont autant d’appels à rendre visite à ses voisins, si distants soient-ils. Ainsi, cet ouvrage invitera à une lecture attentive de nombre d’écrivains ayant su interroger avec adresse la manière d’habiter le monde. Parmi les principaux, on peut citer Edward Abbey, Rick Bass, Rachel Carson, Annie Dillard, Aldo Leopold, Barry Lopez, John Muir, Hélène Cixous, Marguerite Duras, Jean Henri Fabre, André Gide, Julien Gracq, J.M.G. Le Clézio, Claude Lévi-Strauss, Jean Rolin, Victor Segalen, Mahi Binebine, Ma Jian, Han Shaogong, Gao Xingjian, ou encore Lin Yutang. Entre eux, des liens de voisinage, et des tentatives pour s’en défaire qui sont l’objet de ce livre. Alain Suberchicot est professeur d’études américaines à l’université de Lyon (département d’études anglophones, université Jean-Moulin). Il est notamment l’auteur de Moby-Dick ; désigner l’Absence (Champion, 2008). Spécialiste des questions environnementales dans l’univers culturel nord-américain, il donne ici son premier ouvrage de littérature comparée. La collection Unichamp Essentiel est dirigée par Jean Bessière Url de référence :
Haïti 2012 , du 1er au 4 février : Les éditos de Michel Le Bris, Lyonel Trouillot et Dany Laferrière
« Une énorme émotion »
"Nous nous l’étions juré, avec Dany Laferrière et Lyonel Trouillot, dans Port-au-Prince en ruines, avant de nous séparer : ce festival Étonnants Voyageurs que le tremblement de terre du 12 janvier 2010 venait d’empêcher, nous le remonterions aussitôt que possible. Nous l’avons fait, d’abord, à Saint-Malo dès le mois de mai suivant, avec tous ceux qui auraient du se retrouver à Port-au-Prince. Les troubles politiques, le choléra, nous ont obligés à différer notre retour en Haïti – et c’est à Saint-Malo encore, au printemps dernier, que nous sommes de nouveau retrouvés. Mais nous étions-nous quittés, tout ce temps ?..." (Michel Le Bris). A suivre sur le site...
|
| 1 | 2 | 3 | 4 |
|
Next |
