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Né avant tout de la volonté d'échapper à l'influence des États-Unis et de l'Europe, le groupe des Brics, qui réunit le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, se cherche encore une identité. Pour l'heure, les cinq pays émergents, qui représentent 40 % de la population mondiale et pèsent près d'un quart du PIB de la planète, ont surtout en commun leur insolente croissance. Un socle économique favorable à une plus grande intégration, mais qui reste encore à consolider. Plus ambitieuse, la volonté de définir une diplomatie commune est carrément une vue de l'esprit, tant les divergences sont grandes au sein des Brics face aux crises politiques internationales. Sans compter le conflit larvé entre l'Inde et la Chine, qui n'ont toujours pas réglé leurs problèmes de frontières. Il n'empêche, les Brics prennent forme. Et le quatrième sommet des cinq pays émergents qui se tiendra jeudi à New Delhi pourrait déboucher sur quelques décisions concrètes. «Les Brics forment un groupe à caractère unique. Il n'est pas fondé sur la géographie, comme l'Union européenne (UE) ou l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean)», relève Sudhir Vyas, secrétaire aux Affaires économiques du ministère des Affaires étrangères de Delhi. Ajoutant: «Au-delà de leur rôle de moteur de la croissance mondiale, les cinq pays sont unis dans leur volonté de chercher des solutions durables face aux défis mondiaux ; ils en ont les moyens.» Bien que Pékin et New Delhi aient revu leurs prévisions de croissance à la baisse, les deux capitales affichent des chiffres à faire pâlir d'envie l'Europe et les États-Unis: + 7,5 % d'augmentation du PIB en Chine cette année ; + 6,9 % en Inde. Selon un rapport publié mercredi par Knight Frank & Citi Private Bank, l'Inde pourrait devenir la première puissance économique mondiale en 2050. «La Chine dépassera les États-Unis en 2020, et elle sera dépassée à son tour par l'Inde en 2050», affirment les analystes. Concurrencer le dollar Mercredi, à la veille du sommet, les ministres du commerce des Brics ont eu plusieurs séances de travail à New Delhi. «Les conséquences de la crise financière (en Europe) affectent tout le monde. Nous devons travailler tous ensemble pour surmonter le problème», a déclaré le ministre indien du Commerce et de l'Industrie, Anand Sharma. Chen Deming, son homologue chinois, renchérissant: «Il est nécessaire et urgent d'éviter que la crise dans l'Union européenne ne s'envenime.» L'ordre du jour du sommet des Brics est vaste. Il ne durera que quelques heures, dans une capitale indienne transformée en véritable forteresse. Il y sera question de la sécurité alimentaire, de la santé, mais aussi du casse-tête du nucléaire iranien et de la Syrie. Le point d'orgue en sera toutefois la création d'une «banque des Brics», déjà surnommée «South-South Bank». Le projet, proposé par les Indiens, n'en est qu'à ses balbutiements. Mais l'idée tombe à pic alors que les Brics cherchent à formaliser leur existence en se forgeant des institutions. La banque des Brics serait notamment appelée à financer des projets d'infrastructures dans les pays en développement. Elle serait aussi un excellent moyen de contourner l'euro et le dollar… au profit de la monnaie chinoise. Ce qui n'est pas pour plaire à tous les membres du groupe. Le Brésil, notamment, se plaint de la sous-évaluation du yuan. «Ce projet de banque montre que les pays émergents tentent de se retirer de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui sont dominés par les Occidentaux», affirme pour sa part John Mashaka, analyste à Wells Fargo Capital Markets.
La Cnuced a révélé hier que la Malaisie (PIB 2011 : 278,6 milliards $, population 29,5 millions) est devenu en 2011 le premier investisseur asiatique en Afrique avec 19,3 milliards $ d’investissement devant la Chine qui totalisait 16 milliards $ et l’Inde 14 milliards $. En 2011, les Malaisiens, bien que discrets, se classaient au 3eme rang mondial des investisseurs étrangers en Afrique, derrière la France et les Etats-Unis, mais devant la Chine et l'Inde. Les investissements directs de Kuala Lumpur dans le monde ont ainsi plus que quintuplé ces dix dernières années pour atteindre 106 milliards de dollars à la fin 2011. Ce rapport présenté en prélude du 5eme sommet des BRICS qui se tient actuellement à Durban (Afrique du Sud) a aussi indiqué que les investissements directs étrangers vers les 5 principaux pays émergents ont atteint 263 milliards $ soit 20% du total des investissements directs mondiaux contre 6% il y a 10 ans. « Au cours de ces dix dernières, les BRICS ont émergé comme des acteurs majeurs de l'investissement mondial », a expliqué James Zhan, directeur de la division de l'investissement à la CNUCED. Quant aux pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), ils ont investit 126 milliards $ à l’étranger dont 29 milliards $ dans les pays du sud.
Reportage TV émission Zone Australe ( Antenne Réunion ): Plongée dans une grotte sous marine en eau douce dans la région d'Anakao avec le club Atlantis.
Via Francis Le Guen
Les exportations de riz de l’Inde devraient dépasser les 10 millions de tonnes (Mt) durant l’actuel exercice fiscal, notamment grâce à une bonne demande de l’Afrique, selon le directeur exécutif de la All India Rice Exporters Association, R. Sundaresan. L’année dernière, ses exportations avaient atteint 7,3 Mt. Les exportations de riz non basmati devraient faire un bond de 58% et atteindre 6,5 Mt contre 4,09 Mt l’année dernière, principalement à cause de la très forte demande africaine, notamment du Nigeria et du Ghana.
La Banque africaine de développement (BAD) a lancé, le 13 mars 2013, une première série de plates-formes Open Data pour l20 pays africains.
Jean-Pierre Bat, chargé du fonds Foccart aux Archives nationales, publie le 11 octobre chez Gallimard, une histoire inédite des relations franco-africaines et de leur indéboulonnable et sulfureux inspirateur...
Via Alcofribas
Les témoignages de jeunes femmes malgaches victimes d’abus sexuels et d’esclavage moderne en Arabie Saoudite ou au Koweït se multiplient. Le rôle des autorités malgaches dans le scandale reste trouble. Fatouma n’a ni chaussures ni vêtements propres lorsqu’elle pose les pieds sur le tarmac d’Ivato, l’aéroport d’Antananarivo, le 8 février dernier. Ses cheveux sont ébouriffés, son visage boursoufflé, par les sanglots peut-être. La jeune femme de 26 ans revient d’Arabie Saoudite. Sa place de domestique dans une grande maison moyennant 200 dollars par mois n’avait rien de l’eldorado promis. « Dès le début, je travaillais jour et nuit, parfois sans manger. Puis, mon patron a voulu que je couche avec son fils. J’ai refusé. Et ils m’ont violée sous la douche. J’ai fini par m’enfuir lorsque je les ai aperçus en train d’aiguiser des couteaux. » Pour payer ses études d’anglais, Fatouma s’était laissée convaincre par la promesse d’un salaire qu’elle n’a jamais touché.
À Madagascar, l’histoire de Fatouma est loin d’être un cas isolé. Officiellement, elles sont 340 à travailler en tant que domestiques dans ce pays, et près de 1 700 au Koweït. « Petites bonnes maltraitées », « Domestiques abusées », font régulièrement les gros titres de la presse malgache. Mais les vagues retombent aussi vite qu’elles se lèvent. Responsabilité des autorités
Pourtant la responsabilité de l’État semble directement engagée. « Les agences de placement qui envoient ces filles sans assurer leur sécurité poussent comme des champignons. Elles sont 24 à être agrémentées », se désole Norotiana Jeannoda, président du Syndicat des professionnels diplômés en travail social, qui aide les victimes. Et qui les recense aussi. Au cours des trois derniers mois de l’année 2012, 275 départs vers le Koweït et 110 vers l’Arabie Saoudite ont été enregistrés par l’association. Les contrats de travail sont tamponnés et donc validés par le ministère de la Fonction publique. Mais leur forme « légale » ne masque pas le scandale, puisqu’ils stipulent : « La durée de travail ne doit pas excéder 15 heures par jour » ; ou encore : « l’employée a droit aux sorties accompagnées de l’employeur, sauf avis contraire de l’employeur »... « Ces agences créent 1 500 emplois par an. C’est un dilemme pour nous », reconnaît Tabera Randriamantsoa, le ministre de la Fonction Publique. En théorie, les autorités malgaches pourraient facilement se dégager de toute responsabilité dans ces histoires qui prennent trop souvent la forme d’esclavage moderne. Il suffirait de retirer les agréments accordés aux agences pour rendre leurs pratiques illégales ou de ne plus valider les contrats de travail vers les destinations à risque. L’affaire Fatouma a d’ailleurs entrainé la suspension de l’envoi de domestiques au Koweït et en Arabie Saoudite. Pour un mois seulement… Et pas pour toutes.
Liens étroits avec le pouvoir « Depuis cette décision, il y a quand même neuf filles qui sont parties car leurs dossiers avaient été validés avant », indique Jean Brunelle Razafintsiandraofa, le chef de la police de l’air et des frontières. De même, les « dérogations exceptionnelles » sont régulièrement accordées aux agences qui en font la demande. « Il faut dire que c’est un business lucratif. Les agences reçoivent entre 2 000 et 3 500 dollars par employée envoyée », estime Norotiana Jeannoda. « Les liens sont étroits entre ces agences et les plus hauts responsables de l’Etat », confie une source ministérielle qui a requis l’anonymat. Au moins un employé du ministère de la Fonction publique est aussi à la tête d’une agence de placement. La première a d’ailleurs été créée dès le milieu des années 1990… par un ancien ministre de l’Économie.
Madagascar came in the international news when landgrabbing let to a coup in 2008. Yet is appears that other big land deals are still in the making
MADAGASCAR - Le président de la transition malgache est rentré ce samedi 15 décembre de Tanzanie. Andry Rajoelina n’aura donc pas cédé. Comme il l’avait déclaré, ni la pression de la SADC ni la non-candidature de son principal adversaire ne l’ont contraint à se retirer. Sa décision est prise, martèle-t-il. Il doit l’annoncer avant la fin du mois et, après sa rencontre avec Jakaya Kikwete, elle n’a en rien changé.
« Je voudrais le dire haut et fort : il m'appartient de décider si je vais me porter candidat ou pas aux prochaines élections présidentielles. Pour l'honneur et pour la souveraineté de Madagascar, nous n'allons jamais accepter que ce soient les forces étrangères qui décident qui doit être candidat ou pas pour les prochaines élections présidentielles à Madagascar », a ainsi affirmé Andry Rajoelina.
Il lui a en revanche fallu lâcher du lest sur le second point épineux : le retour de Marc Ravalomanana à Madagascar, après quatre ans d’exil. Sur ce point, Andry Rajoelina promet qu’il considèrera les prochaines recommandations de la SADC. Une mission militaire doit en effet rendre son rapport. Dépêchée il y a deux mois sur la Grande Ile, elle devait évaluer si les conditions sécuritaires permettaient à l’ancien chef d’Etat de rentrer.
Un léger mieux donc. Reste que les deux disputes au cœur de la crise malgache ne sont toujours pas résolues. Et cela à moins de cinq mois du scrutin présidentiel.
RDC - Va-t-on vers un procès des assassins de Patrice Lumumba ? La justice belge se dit compétente pour enquêter sur la mort du père de l'indépendance du Congo Kinshasa. C'était il y a plus de 50 ans, le 17 janvier 1961.
L'affaire Lumumba sera le thème de notre émission Appels sur l'actualité, présentée par Juan Gomez, lundi 17 décembre 2012, à partir de 9h10 sur l'antenne Afrique et 10h10 sur l'antenne Monde (heures de Paris)
Vous écrivez : « La nuit est froide. Ce 17 janvier 1961 au Katanga, un commissaire de police belge prend Lumumba par le bras et le mène jusque devant un grand arbre. Un peloton d’exécution fort de quatre hommes se tient en attente, alors qu’une vingtaine de soldats, de policiers, d’officiers belges et de ministres katangais regardent en silence. Un capitaine belge donne l’ordre de tirer, et une salve énorme fauche Lumumba ». Ce sont donc des Belges qui ont tué Lumumba ?
De facto, dans l’administration, dans l’armée, dans l’économie katangaise, c’était tous des Belges qui commandaient. Et donc, formellement, il y avait un président, Moïse Tshombe. Et de facto, le commandant en chef de l’armée katangaise était un officier belge, qui pour cela, était formellement mandaté par le gouvernement belge. Et donc, ce sont ces officiers qui commandaient des soldats katangais, qui ont, plusieurs heures, frappé, torturé Lumumba et deux autres dirigeants nationalistes du Congo, et finalement, ils l'ont exécutés.
Et ce sont aussi des Belges qui ont fait disparaître son corps ?
Oui, exact. Il y a deux frères, les deux frères Soete, dont le plus important était un commissaire de police. Vous voyez, ils ont détruit les corps, ils les ont coupés en morceaux et les ont fait disparaître dans un fut rempli d’acide sulfurique.
Alors six mois avant sa mort, le 30 juin 1960, jour de l’indépendance, Patrice Lumumba est Premier ministre. Mais dès le mois de septembre, le chef d’état-major, Joseph Désiré Mobutu prend le pouvoir à Kinshasa et fait arrêter Lumumba. Quand Mobutu décide d’envoyer Lumumba au Katanga, est-ce qu’il sait qu’il l’envoie à la boucherie ?
On le savait très bien, parce que le contexte dans lequel on a pris la décision était un contexte de panique généralisée. Lumumba était enfermé dans une cellule dans la capitale. Mais les partisans de Lumumba étaient en train de reconquérir le pays, les armes à la main, à partir de l’est du Congo. Et même dans la garnison où on avait mis en prison Lumumba, il y avait une mutinerie qui avait éclaté. Et donc, on craignait la libération de Lumumba et son retour au pouvoir à n’importe quel moment.
Les Belges, les Américains et Mobutu savaient très bien qu’un envoi de Lumumba au Katanga signifiait sa mort, parce que les dirigeants au Katanga voulaient en finir avec lui. Et donc, on ne voulait pas que Lumumba soit assassiné dans la capitale où il était gardé, parce que : un, on craignait fort que l’assassinat, là, allait provoquer une mutinerie généralisée, dans et autour de la capitale, et que ça allait balayer le régime pro-occidental qu’on avait mis en place autour de Mobutu et autour du président Kasa-Vubu.
Et la deuxième raison était que le président Kasa-Vubu avait pris partie contre Lumumba et pour l’Occident, et on ne voulait pas que le sang de Lumumba aille tacher les mains de Kasa-Vubu, parce que Kasa-Vubu avait une certaine légitimité démocratique dans les instances internationales, comme les Nations unies. Et donc, c’est pour ça qu’on l’a envoyé au Katanga, sachant qu’il allait être tué là-bas. Et donc, comme ça, ils avaient trouvé un sous-traitant qui faisait le sale boulot.
A l’époque, le Premier ministre belge est Gaston Eyskens. Est-ce qu’il y a un conseil de défense, un conseil secret à Bruxelles, au cours duquel il consulte les autres ministres et donne l’ordre formel d’éliminer Lumumba ?
Non, pas Eyskens, mais le ministre des Affaires africaines de la Belgique. Il faut savoir que les têtes pensantes au Katanga, donc les Belges, ne voulaient pas accepter Lumumba, parce qu'ils savaient qu’ils devaient forcément l’éliminer. Et donc les Belges au Katanga disaient "non, on ne veut pas". Alors ce qu’on a, c’est un télex du ministre belge des Affaires africaines, qui a ordonné aux Belges et aux Katangais d’accepter Lumumba.
A cette époque, le président des Etats-Unis est le général Eisenhower. Mais John Kennedy vient d’être élu et va prêter serment quelques jours plus tard. Est-ce qu'Eisenhower est au courant ? Est-ce qu’il donne un ordre formel ? Est-ce qu’il en prévient Kennedy ?
Non. Sur toutes les archives qu’on a vues, les Américains avaient, à un certain moment, envoyé un tueur professionnel de la CIA pour éliminer Lumumba. Mais dès que Lumumba a été mis en prison, les Américains ont retiré leur tueur professionnel. Et donc, on sait que la CIA était au courant. Mais dans le transfert et dans les dernières heures où Lumumba était encore vivant sur le sol du Katanga, il n’y avait aucune implication américaine. Tout était entre les mains des Belges.
Aujourd’hui, l’agence Belga de Bruxelles affirme que huit responsables belges de cet assassinat sont encore en vie et pourraient être poursuivis. Est-ce que vous confirmez ?
Oui, c’est exact. Il y a un peu plus d’un an, au moment où on a introduit la plainte, il y avait sur la liste, je crois, onze ou douze Belges qu’on a incorporés dans la liste pour être poursuivis pour assassinat de Lumumba. Donc, je crois qu'effectivement, aujourd’hui, il y a encore peut-être huit ou dix qui vivent encore, oui.
On parle d’un homme d’affaires qui était en 1960 un jeune diplomate. On parle aussi d’un ancien conseiller des sécessionistes katangais ?
Oui, oui. Il y a beaucoup de noms qui circulent. Il y a un juge de la paix, ici en Belgique, qui serait aussi sur la liste. Mais moi, je ne peux pas officiellement confirmer qui est sur la liste. C’est quelque chose que je laisse à la famille et aux avocats.
YAOUNDE - Les 4 et 5 octobre à Bercy, siège du ministère français de l'Economie et des Finances à Paris, les 15 pays de la zone franc d'Afrique se réuniront pour célébrer avec les autorités françaises les 40 ans d'une coopération monétaire jugée inégale avec l'ex-puissance coloniale que des analystes appellent à abolir par l'adoption par les pays africains de leurs propres monnaies.
En Afrique, l'émergence de nouvelles pensées idéologiques a suscité une remise en cause d'une coopération monétaire jugée plutôt protectrice des intérêts de la France au détriment de ses vis-à-vis du continent noir. Les réactions exprimées jugent surannée l'existence de la zone franc 40 ans après sa création et plus de 50 ans après les indépendances africaines. Pour cette configuration sans pareil au monde, l'analyste financier camerounais Boniface Tchuenkam y voit un des vestiges de la colonisation française en Afrique qui ne se justifie plus aujourd'hui. "Si au début des indépendances l'Afrique n'avait pas de cadres compétents pour gérer la convertibilité de sa monnaie, 50 ans après ce n'est plus possible. Déjà dans les années 70, l'Afrique avait des cadres compétents". "L'Afrique a son porte-monnaie qui est gardé en France. On ne peut pas se dire indépendants ayant son porte-monnaie dans le sac d'une autre personne. C'est la France qui décide ce qu'elle nous donne et nous ne pouvons pas décider de placer notre argent dans un autre pays comme le Japon ou les Etats-Unis, même si les conditions de rentabilité sont favorables", ajoute-t-il. 30 MILLIARDS USD DE RESERVES Structurellement, la zone franc se compose de huit pays d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), de six d'Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad) et des Comores. En février, le montant total des réserves extérieures de ces pays tournaient autour de 15.000 milliards de francs CFA (30 milliards USD). Comme Tchuenkam, Babissakana pense que cet argent représente du pain béni pour l'Etat français. "La France a signé des accords de coopération qui sont des accords d'aide. On peut dire que c'est l'inverse ; c'est plutôt les Etats africains qui sont en train d' aider la France à financer son budget à des taux concessionnels". Sur ces réserves monétaires, un taux d'intérêt de 1,75 à 2,5% est appliqué, soit un taux marginal, "le plus faible que la France peut payer sur les crédits qu'elle reçoit, parce que la France émet beaucoup de titres pour avoir l'argent", observe l'ingénieur financier pour qui si les avoirs logés au Trésor français étaient placés sur les marchés financiers à un taux de rendement de 8 voire 10%, ils procureraient d'importantes devises aux pays africains pour financer leurs économies. "Au début, rappelle-t-il, quand on était des colonies ou des pays sous tutelle, la France avait 100% des réserves extérieures de nos pays. Toutes ces réserves lui appartenaient. Après les indépendances, ils ont ajusté que maintenant vous êtes obligés de déposer 65% contre un fameux principe qui est complètement dénué de fondement, qui est la garantie, c'est-à-dire que c'est des dépôts qu'on donne en contrepartie de la garantie que la France accorde au franc CFA". Depuis juillet 2009, le volume des dépôts a été officiellement ramené à 50%. "Ça dépasse même 50%, parce que dans la gestion même effective, les banques centrales continuent à déposer plus, surtout la BEAC. Mais la BCEAO essaie de ramener à 50%. Mais, en tout état de cause, ces réserves financent l'Etat français et l'Etat français paie un intérêt au taux marginal de la Banque centrale européenne", note Babissakana. En 1994, dans un contexte d'ajustements structurels vécus par les pays africains en pleine crise économique comme une pilule amère de la part du FMI et de la Banque mondiale quelques années plus tôt, le franc CFA a subi une dévaluation de 50% de sa valeur par rapport à la parité avec le franc français, une situation venue accentuer la paupérisation des populations africaines. De fait, aux yeux de Boniface Tchuenkam, la zone franc sous contrôle français apparaît comme "un des éléments de la pauvreté qui est entretenue ici en Afrique francophone". "Il faut profiter de ces 40 ans pour dissoudre cette histoire- là et qu'on prenne nos responsabilités pour récupérer notre argent et le gérer nous-mêmes". A ceux qui affirment que l'attelage monétaire commun a assuré aux pays africains une stabilité macroéconomique, il soutient qu'il est impossible de parler de gain. "Ce que nous perdons est plus grand que ce que nous gagnons. Tout à l'avantage de la France. C'est avec le contrôle de cette zone qu'elle nous tient". ACCELERER LA CREATION D'UNE MONNAIE COMMUNE AFRICAINE C'est un avis partagé par Babissakana qui milite de son côté pour que les pays d'Afrique francophone s'associent véritablement aux pays Etats du continent pour accélérer le processus de création d'une monnaie commune africaine, élément clé pour la réussite de la renaissance africaine et de l'intégration économique tant proclamées sous forme de slogans lors des sommets de l'Union africaine (UA). Il suggère une réforme de la politique de pilotage et de supervision du système de la micro-finance qui, à son avis, porte les stigmates des fameux accords de coopération monétaire décriés. Même proposition pour le système qui impose la présence d'administrateurs et de censeurs dans les trois banques centrales africaines de la zone : la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest ( BCEAO) et le Banque centrale des Comores. Au Cameroun par exemple, près de 400 établissements de micro- finance sont recensés, "mais ces institutions sont exclues services publics de la banque centrale, c'est-à-dire qu'elles n'ont pas accès à la centrale des risques, la même chose pour les incidents de paiement". Comble, la Commission bancaire d'Afrique centrale (COBAC) ne dispose pas de moyens pour venir superviser un système pourtant essentiel pour le fonctionnement de l'économie, déplore l'ingénieur financier. Caricaturée par le fameux concept de "Françafrique" qui a fait émerger un florilège de réseaux mafieux et de chantage politique à l'égard de l'élite gouvernante en Afrique, la relation franco- africaine est ponctuée de coups d'Etat et d'interventions musclées opérées depuis Paris pour mettre au pas ou faire disparaître des dirigeants rebelles à la protection des intérêts français dans leurs pays. "La France, avance Babissakana, n'a pas intérêt à avoir des pays démocratiques en face, parce que si vous mettez en place des institutions démocratiques, des présidents élus démocratiquement, la question monétaire va être absolument tranchée. Parce que des Etats normaux, avec une gouvernance normale, avec des peuples qui veillent à ce que les institutions fonctionnent dans leur intérêt, la première des choses, ça sera de mettre fin à ces accords monétaires". "La montée d'autres puissances, notamment la Chine, l'Inde, a fait que ces dernières années le centre de gravité de l'économie mondiale s'est déplacé de l'Occident vers l'Orient, et la structure des échanges a été modifiée de façon importante, de sorte que pour l'avenir, nous on n'a aucun intérêt à rester enfermés dans des accords de coopération totalement dépassés qu'on avec la France", conclut-il.
Le gouvernement camerounais a indiqué que la Banque agricole et la Banque des PME seront opérationnelles l’année prochaine alors que se tient actuellement à Douala, la première édition du Forum des PME avec la participation de 250 entreprises, rapport Apanews. Le fonctionnement des deux institutions bancaires est attendu depuis l’annonce de leur création, il y a bientôt deux ans, par le chef de l’Etat Paul Biya, lors d’un comice agro-pastoral. Le ministre des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat, Laurent Serge Etoundi Ngoa, qui participe au Forum des PME (PMEchange) organisé par le groupement patronal Entreprises Cameroun (ECAM), s’est montré rassurant : « tout est pratiquement fin prêt », a-t-il dit, aussi bien au niveau des autorités camerounaises que de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC). Le Cameroun qui est le seul actionnaire des deux banques, aurait donc mobilisé FCFA 20 milliards, soit 10 milliards de francs CFA par banque, conformément aux textes de la COBAC. Pays essentiellement agricole, le Cameroun a besoin d’une banque dédiée pour soutenir la production agricole « non seulement pour renforcer l’autosuffisance alimentaire, mais également pour renforcer la place de grenier d’Afrique centrale que le Cameroun a toujours été », a souligné le membre du gouvernement. Depuis la dissolution de la Banque agricole du Cameroun (CAC) et du Fonds de garantie des petites entreprises (Fogape), le pays ne dispose plus de structures bancaires spécialement destinées au financement des PME et de l’agriculture.
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Le BRICS, qui se réunit dès demain en Afrique du Sud, veut s’affirmer collectivement pour peser davantage sur la marche du monde. D’ores et déjà Russes et Chinois se sont rencontrés pour accorder leurs discours relativement offensifs : les deux dirigeants, Vladimir Poutine et Xi Jinping, ont, chacun à leur tour, averti qu’ils ne tolèreront « plus de recours à la force contre la souveraineté des pays », selon les mots du chef du Kremlin. « Nous devons respecter le droit de chaque pays à choisir en toute indépendance sa voie et nous devons nous opposer aux ingérences dans les affaires intérieures des autres Etats », a approuvé Xi Jinping. Vladimir Poutine souhaite démontrer que le collectif BRICS peut désormais peser de tout son poids sur la marche du monde : « Le PIB des pays du BRICS, mesuré selon la parité du pouvoir d'achat, en monnaies nationales, atteint 27 %, et cette part est en train d’augmenter», a-t-il déclaré, jurant que ce groupe ne revendiquera jamais qu’un système mondial plus juste et plus équilibré : « Les membres des pays BRICS sont favorables à la création d'un système plus équilibré et plus équitable des relations économiques internationales. (…) la preuve : c’est la décision consolidée de renflouer les fonds du FMI de 75 milliards de dollars ». Mais au-delà des considérations géopolitiques et philanthropiques, c’est surtout le système financier qui sera sur la table du 25 au 27 mars à Durban. Et là, il s’agit, pour M. Poutine, de passer à l’action : « Nous proposons à nos partenaires de transformer les BRICS, forum de dialogue qui coordonne les positions sur un nombre limité de questions, en un mécanisme d'interaction stratégique, permettant de travailler ensemble pour trouver des solutions à des questions clés de la politique mondiale », a annoncé Vladimir Poutine. Il s’agira de lancer la Banque de développement des BRICS, première pierre de la construction d’une alternative au système FMI-Banque mondiale qui gère le monde depuis 60 ans. La création d’une agence de notation commune sera également au menu des discussions. De même qu’un forum économique sur le modèle de Davos, qui permettra aux grands acteurs politiques et économiques des BRICS de se concerter pour mieux construire ensemble le bonheur des peuples. Même si l’Afrique du Sud semble tentée de rejoindre les positions sino-russes, il n’est pas certain que le Brésil ou l’Inde soient vraiment disposés à participer aussi activement à ce qui ressemble tout de même à un plan d’action pour devenir calife à la place du calife.
Ces primates minuscules, qui vivent dans les forêts de Madagascar, ne pèsent pas plus d'une centaine de grammes, et restent très menacés.
Via 694028
Le total des engagements financiers cumulés de China Development Bank (CDB) sur des projets dans 30 pays africains s’élève à environ 16 milliards $. Les principaux secteurs financés sont les infrastructures économiques et sociales, le secteur minier et énergétique. Selon Yuan Li, vice président de la banque de développement chinoise plus de 700 millions $ ont été prêtés aux PME sino-africaines depuis 2009. Ceci a permis d’avoir un impact positif sur 400 000 fermiers et de créer 20 000 emplois.
Le marché pétrolier malgache connaîtra une hausse de plus 4%...
Depuis 40 ans, la multinationale Areva puise abondamment dans les ressources d'un des pays les plus pauvres de la planète. Le Niger pourrait demain (...)
Via Juan Carlos Hernandez
Le label Hygiène, organisation, restauration de l'environnement et de la biodiversité (Horeb), soucieux de la traçabilité et de la transparence des transactions monétaires effectuées dans le secteur, vient de signer avec le système de paiement mobile Mvola. Le système sécurisé de paiement électronique permet aux sociétés malgaches de se mettre aux normes internationales en matière de règlement de facture. Grâce au système Mvola, toutes les actions financières des acteurs de la filière d’exportation seront identifiables. C’est une plateforme qui garantit les transferts d’argent entre sites, facilite les paiements de salaire, etc. Tout ceci est rendu possible grâce aux SIM Telma qui permettent de transporter des applications évoluées, et de faire transiter des données.
Un quart des personnalités qui ont été présentées en 2011 dans le Top 40 des Africains les plus riches publié par le magazine Forbes n'ont pas réussi à en faire partie cette année.
438 migrants africains à LampedusaBBC AfriqueDeux bateaux transportant près de 440 migrants africains ont accosté samedi sur l'île italienne de Lampedusa, entre la Sicile et la Tunisie.
.Madagascar est une terre de tradition, de valeurs, de respect. Sur cette île continent les hommes et les femmes démontrent une inimaginable force de courage et de ténacité face à des turpitudes politiques qui secouent cycliquement l’économie et l’équilibre de vie des malagasy. Ces chamboulements poussent certaines familles à déployer tous les moyens possibles et envisageables pour surmonter la précarité grandissante et généralisée, l’insécurité alimentaire et le désarroi face au présent et à l’avenir, l’instabilité de l’emploi, l’impossibilité de vivre autrement qu’au jour le jour, sur une terre qui aujourd’hui connaît plus de la moitié de sa population qui vit avec 0,60 euros par jour. Depuis 2007 au moins, il existe une relation singulière entre les autorités et le Liban. Beyrouth et Tananarive ont passé des accords en vue de faciliter, pour les familles libanaises, l’embauche de travailleuses malgaches (visa gratuit, facilitations accordées aux agences de recrutement, mise en place d’un nouveau contrat. Pourquoi ces préférences ? Quand la motivation première de ces gens qui quittent leur terre est la précarité. Le gouvernement n’a rendu aucun honneur postume particulier à ces femmes qui ne devaient pas mourir dans le silence ; les informations n'ont pas été diffusées par la suite du raptriement des 80 femmes rapatriées du Liban, certaines étaient emprisonnées, avec un attente forte de la mise en place officielles des mesures afin que les ressortissants malagasy à l’étranger recrutés par des étrangers vivent dans les normes du respect des droits de l’homme. Ces femmes partaient pour travailler et non pour mourir. Une profonde douleur et une peine immense sont ressenties face à la réalité que certaines femmes recrutées à Madagascar pour des catégories professionnelles moindres, telles que femmes de ménages ou gardes d’enfants, ont vécu au LIBAN. En effet, nombre d’entres elles sont revenues sans vies, après avoir été exploitées, sans horaires de travail « humains » ou alimentation équilibrées, violentées. Victimes de supplices corporels elles n’ont survécu à cette forme d’esclavage moderne. L’esclavage moderne est caractérisé par : le travail forcé, sous la menace de sévices corporels ou psychologiques ;une relation de propriété ou de quasi-propriété d'un esclave par un "employeur", où l'esclave est maintenu dans cette relation de dépendance par des sévices, ou menaces de sévices, corporels ou psychologiques ;une déshumanisation de l'esclave qui n'est plus traité comme un être humain, mais comme une marchandise, et acheté ou vendu comme tel (ici l'esclavage moderne apparaît en fait comme la version contemporaine de l'esclavage classique) ;des entraves physiques ou une liberté de mouvement restreinte. Extrait 1 : « Chaque semaine, les douaniers de l’aéroport d’Ivato, à Antananarivo, voient passer des femmes « en lambeaux », selon l’expression d’une journaliste qui s’est intéressée à la situation de ces femmes parties chercher fortune au Liban. Humiliées et éreintées, certaines reviennent folles. D’autres, frappées ou violées, doivent subir de nombreux soins avant de reprendre une vie normale. Les moins chanceuses se sont suicidées ou ont été battues à mort… » Extrait 2 : « En un an (jusqu’au mois de mars), 17 corps de femmes malgaches décédées sous les coups de leurs employeurs ont été rapatriés du Liban, selon le Syndicat des travailleurs diplômés en travail social (SPDTS), ONG qui assiste à Antananarivo les victimes et leurs familles. En 2010, l’ONG a compté plus de 500 travailleuses rentrées à Madagascar avant la fin de leur contrat. » NOUS NE POUVONS * En tant que hommes, femmes, pères et mères, en tant que citoyens conscients et patriotes, solidaires de tous malheurs infligés à la population déjà prise en étau par un contexte dur de crise qui se prolonge, en tant que Malagasy, portant en nous nos principes et traditions forts, prônant la solidarité, l’entente, le respect, l’attention sur le sort de nos prochains et de nos aïeux, NOUS NE POUVONS nous dire que ces crimes resteront chose commune, plus aucun malagasy qu’il soit homme ou femme ne doit revenir à la terre mère sans vie. Nous ne demandons par grand-chose, si non préserver ce que nous sommes, c’est tout ce qu’il nous reste. Travaillons à préserver notre dignité, et le respect de nos mères, nos filles, nos sœurs. En ces temps où à Madagascar, cette semaine même les droits de l'homme sont à l'affiche. je signe la pétition. je signe la pétition.@ http://www.petitionduweb.com/Petition_au_liban_la_femme_malagasy_meurt_en_silence-37174.html
Dans son discours prononcé lors de la troisième Conférence de tables rondes sur la coopération sino-africaine tenue dans la ville de Wanning de la province de Hainan (sud), M. Sun s'est engagé à renforcer la coopération avec les pays africains dans les domaines du commerce, des finances, de l'agriculture, du tourisme et de l'aviation. Les échanges entre la Chine et l'Afrique ont dépassé 160 milliards de dollars l'année dernière, a-t-il fait remarquer. Des statistiques publiées par le ministère montrent qu'un million de Chinois se sont rendus en Afrique l'année dernière et qu'environ 500.000 Africains ont voyagé en Chine sur la même période. La Chine va continuer à étendre les domaines de coopération avec l'Afrique et offrira davantage d'aide au continent, a-t-il affirmé. Sous le thème "Approfondir la coopération pour un avenir brillant", la conférence a réuni des représentants diplomatiques et responsables des départements commerciaux des deux parties. La première conférence s'est tenue à Beijing en 2010
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