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Afrique: 3 ans pour démarrer le processus vers un grand marché commun

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JOHANNESBURG — Les dirigeants de 26 pays d'Afrique de l'Est et du Sud qui ont décidé dimanche à Johannesburg de lancer des négociations pour créer un marché commun dans la moitié orientale du continent, se donnent trois ans pour commencer, a indiqué lundi un ministre sud-africain.

"Nous nous sommes engagés sur deux phases de négociations", a précisé à la presse Rob Davies, ministre du Commerce d'Afrique du Sud.
Durant la première, qui doit durer trois ans, il faudra se mettre d'accord sur le commerce des biens et supprimer les barrières douanières, a-t-il expliqué.La seconde sera centrée sur les services et la propriété intellectuelle, a poursuivi le ministre selon qui ces négociations et l'adhésion au futur ensemble ne remettra pas en cause l'appartenance de certains pays à des entités régionales déjà existantes.

Enfin Rob Davies a jugé "très prématuré" de discuter sur une éventuelle monnaie unique pour l'Afrique.

Dimanche, les 26 pays participants ont commencé à discuter d'une très vaste zone de libre échange englobant le Marché commun des Etats d'Afrique australe et de l'Est (Comesa), la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), trois ensembles très hétérogènes qui se chevauchent en partie.

Le produit intérieur brut de cette "Tripartite" est compris entre 875 et 1.000 milliards de dollars, selon les estimations, soit, selon les chiffres du communiqué adopté dimanche, 58% de la richesse produite en Afrique.

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AKORY* ! [*How! How Great! *Comment ça va!]: A François Hollande, "Merci pour ce moment..."

AKORY* ! [*How! How Great! *Comment ça va!]: A François Hollande, "Merci pour ce moment..." | Akory! | Scoop.it
Erika Cologon Hajaji's insight:

Non le problème n'est pas Paris Match, le problème réside dans le fait que de nos jours, il reste de plus en plus illusoire de mettre une quelconque crédibilité dans la fonction politique. Une insolence des élites qui commence à peser lourd sur le dos des contribuables, chômeurs, gens en précarité, jusqu'à même constater que bien des fortunés viennent aussi à fuir avec leur capitaux.
Le Grazia de Berlusconi, machine à scoop people avait publié les images du Président Normal en scooter allant voir sa maîtresse, alors que même que le Cavaliere est impliqué dans le ruby gate, "affaire politico-judiciaire à caractère sexuel" pour faire long.
A évoquer simplement, des affaires de mœurs. La "voleuse de coeur" a 17ans et le fréquente (ou est-ce lui qui la fréquente?...), lui qui en a 74, elle empoche 7000 euros, et Silvio Berlusconi affirme qu'elle a perçu plus de 4 millions d'euros en deux mois depuis les procédures. Celle qui se prétendait être la nièce de Hosni Moubarak repart le cœur léger les mains pleines. Silvio Berlusconi se pause là et passe entre les gouttes des attaques judiciaires à la chaine, au dessus du sort, ayant fait fortune en fondant le holding financier Fininvest et Mediaset, il a la main mise sur les chaînes télé italiennes pour une fortune estimée à  7,8 milliards de dollars, cela a-t-il un impact?

L'instruction, le pouvoir, l'argent, et un certain talent de l'audace et un grand manque de scrupule amènent à une folie avec laquelle le politicien semble flirter passionnément. François Hollande plombe encore plus "l'ambiance" et amène, si non à la honte de ce qui est aujourd'hui clamé haut et fort sur ce qu'il est en privé, à se prendre un "ice-bucket" violent pour sauver la cause de Valérie et scléroser l'image de la France Dassault-Chanel, puissante et raffinée, dans les bas fonds crasseux. La fonction présidentielle a bien changé, François Mitterrand avait rendu l'existence de Mazarine Pingeot presque romanesque et Jacques Chirac, Monsieur "5 minutes douche comprise", tapait le cul des vaches autant qu'il continuait à avoir un succès fou auprès de la gente féminine malgré ses frasques.
La gauche se revêt finalement d'un manteau de honte, DSK avait ouvert la voie des scandales qui font le tour du monde en moins de deux heures depuis le Sofitel, et François Hollande vient se rajouter à la liste des animaux politiques imbuvables froids et cyniques, mais talentueux. Il était déjà difficile d'entendre certains politiciens et politiciennes du le camps des frondeurs à la suite de la démission d'Arnaud Montebourg, qui laissaient entendre que le président français était un personnage dur, méchant, et sans empathie aucune, avec un sens de la gouvernance visiblement peu digeste.

C'est à croire que les esprits brillants ne peuvent être autres que "névrosés"... des purs produits bien nés, qui ont eu la chance de pouvoir cumuler Sciences Politique, ENA, HEC et carrière hors norme, être des élus, gérer des subdivisions régionales, et parvenir au débat en direct à 20h face au président en exercice pour gravir les marches de Élysées pour peu de temps après, le pas fier, être à la tête d'un des plus grands pays du monde.
Depuis même le premier jour, les décisions intimes du Président Français avaient quelque chose d'aventureux ou de revanchard. Par exemple, alors que la passation s'est faite entre le président sortant Sarkozy et François Hollande, il s'est contenté de ne pas raccompagner Nicolas Sarkozy depuis le perron et a tourné les talons alors que le président juste déménagé descendait vers le tapis rouge et son véhicule. S'en est suivi une somme de gestes critiquables quand Ségolène Royal la mère de ses enfants, et les enfants du président, ne seront pas présents à l'investiture, une signature qui annonçait déjà la couleur. Valérie marquait son territoire, percutant de plein fouet l'évidence même, niant ce qui devait servir avant tout la politique et la décence, Ségolène Royal n'étant surtout pas qu'une ex, première femme à avoir accédé au second tour d'une élection présidentielle, elle avait au préalable enclenché de nouveau l'union du parti socialiste quand elle remporte au premier tour les primaires. C'est avec 82% de participation et plus de 60% des suffrages, le parti se rassemble, les grands ténors s'alignent, comment effectivement, s'installer avec un homme qui a construit sa carrière et sa vie auprès d'une femme de ce type, Valérie a tranché, exprime ne pas savoir vivre avec cette cohabitation entre son mari et son ex femme, elle qui a été la maîtresse de François avant d'être présentée comme "la femme de ma vie" par le Président.

"Les femmes m'auront coûté cher." François Hollande, évoquant ses deux séparations avec Ségolène Royal et Valérie Trierweiler.

Valérie Trierweiller réagit mal dès le départ, et s'engage dans une vie de compagne de Président avec difficulté, réclame et défend corps et âme son métier de journaliste, quand on sait que cela ne semble pas compatible avec un couple présidentiel, surtout dans cette fonction "sensible". Elle argumentera cela en avançant même que son salaire allait servir afin d'assumer ses trois enfants...
Elle refusera le terme de "première dame" laissant là la possibilité à tous de savoir que son rang n'était de sa part que peu assumé. Les presses étrangères viendront vite s'engouffrer dans la brèche, n'intégrant pas le fait qu'un Homme président soit en concubinage à l’Élysée, craignant d'y déceler une peur de l'engagement, une façon ultra décomplexée de ne pas prôner un certain ordre des chose, piétinant de plein fouet ce qui est "politiquement correct" de faire quand on arrive aux plus hautes fonctions de l’État. Elle refusera donc l’appellation contrôlée mais acceptera pourtant son cabinet à l’Élysée, deux secrétaires, un chargé de mission et un chauffeur.

Les Sans-dents, REACTIONS DES INTERNATUTES.

"Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche dit en privé : les sans-dents, très fier de son trait d'humour."

Juger de l'impact de cette publication du livre "Merci pour ce moment" reste prématuré, mais rien n'est moins sûr que cela ternira la popularité déjà en berne d'un président normal qui se voulait irréprochable, sans scandales ou phrases choc, le "casse-toi pauvre con" a laissé place aux "sans-dents" il semble que Nicolas Sarkozy n'ai pas le monopole des maladresses lourdes et difficiles à gommer.
Ce livre si il ne devrait pas être classé dans "politique" reste inclassable alors et a une potentielle portée politique malgré tout, il influencera sans aucun doute l'opinion féminine, et certainement une partie du reste des français qui ne voudraient pas du personnage dépeint dans intimité par une femme qui avant d'avoir été trompée aux yeux du monde entier, a été Première compagne mais aussi une maîtresse.

On se rappelle du face à face d'un fringuant François Hollande, fier et droit, solennel et exigent, le verbe haut et la diction reposée et posée, Dukanisé qui se gargarisait au syntagme "Moi Président..."*  face à un Nicolas Sarkozy exténué par les années de présidence qu'il a -et- subies -et- dévorées goulument, les cernes creusées, le regard sombre, la répartie usée et désabusée, par la violence de l’exercice du pouvoir et du sens que la pratique seule savait y apporter.
Si les français ne doivent pas juger un homme pour ce qu'il est au réveil sans fards, ce que l'on dira de lui depuis les espaces intimes portera haut tout de même ce qui est dénoncé, même vu d'un juda déformant...

*« Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée.
Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.
Moi président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien.
Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l'avis du Conseil supérieur de la magistrature n'a pas été dans ce sens.
Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes.
Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.
Moi président de la République, j'aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’État ; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances.
Moi président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes.
Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts.
Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche.
Moi président de la République, je ferai un acte de décentralisation, parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés.
Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation.
Moi président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie, et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens.
Moi président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas de 2012, mais celles de 2017, car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées.
Moi président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français. »


Un examen de conscience est de plus en plus attendu, la fonction présidentielle de De Gaulle, de Mitterrand, exige une certaine rigueur et une haute exigence envers soi-même avant tout, il faut aujourd'hui savoir que rien ne saura rester secret dès lors qu'il peut y avoir faute de comportement, mensonge ou trahison. Qu'un pays est à l'image de ses dirigeants, que donc ils se doivent à la retenue et au respect de leur patrie avant de faire passer leurs égos, désiratas et caprices couteux et autres excès d'humeur.
Nous sommes ce que nous faisons, et aujourd'hui, grâce aux réseaux sociaux, aux médias alternatifs, aux "fuites", les opinions publiques seront de mieux en mieux informées, mais elle font déjà le travail d'avoir suffisamment d'acuité pour en découdre avec la haute sphère politique. De grandes déceptions s'enchainent, des scandales ont eu la peau d'hommes qui portaient énormément d'avenir et que l'on n'aurait jamais imaginé comme révélés...

« J'avais évoqué une présidence normale. Rien n'est normal quand on est président de la République, puisque les conditions sont exceptionnelles, le monde traverse une crise majeure, en tout cas l'Europe. Il y a des conflits dans le monde, sur la planète, les enjeux de l'environnement, du réchauffement climatique : bien sûr que le président doit être à la hauteur de ces sujets-là, mais il doit aussi être proche du peuple, être capable de le comprendre. » -François Hollande

«Le temps est venu de clore ce récit, écrit avec mes larmes, mes insomnies et mes souvenirs dont certains me brûlent encore, écrit-elle. Merci pour ce moment, merci pour cet amour fou, merci pour ce voyage à l'Élysée. Merci aussi pour le gouffre dans lequel tu m'as précipitée. Tu m'as beaucoup appris sur toi, sur les autres et sur moi-même. Je peux désormais être, aller et agir, sans craindre le regard d'autrui, sans quémander le tien. J'ai envie de vivre, d'écrire d'autres pages de cet étrange livre, de ce singulier voyage, qu'est une vie de femme. Ce sera sans toi. Je n'ai été ni épousée, ni protégée. Puis-je seulement avoir été aimée autant que j'ai aimé.» -Valérie Trierweiller

Erika Cologon Hajaji

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Duels de Présidents, dissolution de l'Assemblée, MAPAR et PMP

Duels de Présidents, dissolution de l'Assemblée, MAPAR et PMP | Akory! | Scoop.it
Réflexion sur la situation politique actuelle à Madagascar et sur le risque de blocage ou de nouvelle crise institutionnelle
Erika Cologon Hajaji's insight:

Mitsangana Madagasikara :
""Hery Rajaonarimampianina a indiqué ce jour que le futur premier ministre devra être une personne capable de mettre en œuvre les politiques du président de la République. Le président malgache de poursuivre qu'il est disposé à collaborer avec toutes les entités y compris le MAPAR."

Les choses sont claires et il était temps que le Président élu montre qu'il est le capitaine du bateau et de ses 22 millions de matelots. Il n'est pas concevable que le futur Premier Ministre cherche à appliquer une politique autre et différente de celle définie par le Président de la République. Il n'y a et n'existe qu'UN seul président, c'est celui qui a été confirmé par la Cour Électorale Spéciale et personne d'autre ne doit se prévaloir de déterminer la politique à suivre du pays. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, et la volonté affichée du président de rompre avec le passé et d’œuvrer dans un véritable esprit de réconciliation orienté vers le développement a particulièrement motivé les membres du PMP à créer ce groupe pour paraphraser Théophile Randrianandraina ex-membre du TGV. Des alliances initialement considérées et qualifiées de contre-nature se sont formées assez facilement face à la situation. Une prise de conscience dans un même esprit républicain ont effacé les différences et les oppositions passées pour s'unir dans un même but: garantir une stabilité et faire avancer le pays avant de penser aux intérêts personnels et individuels. Par la suite, chacun reprendra son chemin.

Comment peut-on faire confiance à des gens qui clament haut et fort que vous leur êtes redevable et qu'ils préparent un projet d'empêchement du Président pour très prochainement?

 

On se retrouve aujourd'hui avec la Plateforme pour la Majorité Présidentielle (PMP) composée des pro-HVM pour résumer la chose, donc un vrai renversement des alliances car parmi eux se trouvent la Mouvance Ravalomanana. Psychologiquement, la population a voté aux législatives en se basant sur le credo soutenir MAPAR = soutenir HVM et contre Ra8/Robinson, alors que c'était trompeur. Le MAPAR soutenait ANR et non pas HR et il a été créé pour et uniquement pour. Les indépendants, hors ceux affiliés d'avance à certaines entités, sont par la suite manipulés ou tout simplement monnayés. La réconciliation est impossible dans la mesure ou le MAPAR/ANR souhaiteraient avoir et le poste de PM, et plus du 3/4 des portefeuilles ministériels. Une remise à plat des tendances à savoir clairement pro-HVM (PMP) vs. pro-MAPAR clarifiera cela à travers une dissolution... c'est un avis personnel et je ne pense pas être le seul à l'envisager, surtout quand l'Assemblée à peine constituée, les grosses têtes du MAPAR affichent clairement leur intention de lancer dès les premiers jours un projet de destitution du Président, pas de stabilité en vue dans tous les cas donc. Le MAPAR projette également de prendre la présidence du Sénat, alors si destitution il y a, devinez qui sera nouveau Chef d'Etat par intérim? (cf. Art 50 de la Constitution) A vous de voir, mais se lever pour une cause républicaine est bien plus noble que se lever que pour une personne ou un groupement de personnes (J'ai bien dit de personnes et non de partis).

Pourquoi plaider pour une dissolution?

La question n'est pas de plaider ou pas pour une dissolution mais d'envisager toutes les possibilités dans une situation de blocage ou plutôt de forcing menaçant la stabilité politique du pays, notamment après 5 années de Transition laborieux. Si le président se doit de s'imposer car la situation l'y oblige, il peut faire usage des prérogatives autorisées par la Constitution:

Article 60.

Le Président de la République peut, après information auprès du Premier ministre, et après consultation des Présidents des Assemblées prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale.

Les élections générales se tiennent soixante jours au moins et quatre-vingt dix jours au plus après le prononcé de la dissolution.

Une façon de remettre les choses à plat, sans interférence comme cela a été le cas auparavant avec le deuxième tour du scrutin présidentiel. Il s'agit aujourd'hui de choisir entre appliquer et soutenir une politique pour laquelle un président a été élu et qui a permis un début de retour à l'ordre constitutionnel ou la rejeter et vouloir appliquer une autre. La Plateforme pour la Majorité Présidentielle aujourd'hui formée et regroupant des députés indépendants, du Hiaraka isika, du VPM-MMM, du MTS, de la mouvance Ravalomanana, du Leader fanilo, du parti Vert et de la plateforme Les As et unis derrière le Président Hery Rajaonarimampianina peuvent à cette occasion s'allier et former un bloc défendant la politique du président. Le MAPAR quant à lui a déjà choisi de vouloir mener la barque tout seul à sa façon, rejetant toute idée d'ouverture vers ses opposants. 

Premier duel au sommet... du perchoir

L'élection du nouveau Président de l'Assemblée a opposé Christine Razanamahasoa, ex-Ministre de la Justice de la Transition à son ancien homologue du Tourisme, Jean-Max Rakotomamonjy. Tous les deux sont issus du même parti, à savoir le Leader Fanilo, mais ont chacun choisi de soutenir un camp différent. Si la première, connue pour sa fidélité à Andry Rajoelina, se présentait au nom du MAPAR, plateforme soutenant l'ancien Président de la Transition, le second a été présenté par la Plateforme pour la Majorité Présidentielle regroupant la Mouvance Ravalomanana, le VPM-MMM, le Hiaraka isika, le Parti Vert, les "As" et des indépendants. Au final, Christine Razanamahasoa remporte le vote par 77 voix contre 69, une victoire annonçant la mainmise du MAPAR sur l'Assemblée Nationale car les six autres postes de vice-présidence lui reviendront également par la suite.

De cette conquête de l'Assemblée Nationale, le MAPAR veut en faire son cheval de bataille pour réaliser le grand chelem et réclame le droit de désigner un Premier Ministre issu de leur rang sans perdre de vue la Présidence du Sénat. Si Andry Rajoelina, par amour de la Patrie, affiche sa peine lors de sa conférence de presse au Carlton Anosy le 21 février au soir et a décidé de décliner sa désignation par son parti, il continue néanmoins de jouer les trouble-fêtes car il laisse au bureau national de son parti, le choix de désigner un autre candidat au poste de chef du gouvernement.

Un combat de légitimité entre Présidents

La Cour Electorale Spéciale a déclaré Hery Rajaonarimampianina vainqueur de l'élection présidentiel face à son adversaire Jean-Louis Robinson. Si ce dernier était présenté par le parti Avana et soutenu par la Mouvance Ravalomanana, le premier se présentait sous les couleurs du Hery Vaovao ho an'i Madagasikara avec le soutien du Président de la Transition. Et c'est ce soutien aujourd'hui que l'ancien Président de la Transition monnaye, estimant que le nouveau Président lui est redevable de sa victoire d'une part, et qu'il a le contrôle de l'Assemblée Nationale de l'autre, donc en position de force pour jouer le rôle de Maestro aussi bien dans la direction du pays, que dans la direction de la politique du Président élu selon une partition qu'il a écrite lui-même d'avance, et qu'il souhaiterait jouer avec son propre orchestre. Dans la même lignée, le MAPAR vise également la présidence du Sénat, lequel hormis le prestige de la place et de la fonction, demeure un poste clé en cas d'empêchement, démission ou décès du président en exercice selon la Constitution

Article 52

Par suite de démission, d'abandon du pouvoir sous quelque forme que ce soit, de décès, d'empêchement définitif ou de déchéance prononcée, la vacance de la Présidence de la République est constatée par la Haute Cour constitutionnelle.

Dès la constatation de la vacance de la présidence, les fonctions du chef de l'État sont exercées par le Président du Sénat.

En cas d'empêchement du Président du Sénat constatée par la Haute Cour constitutionnelle, les fonctions de chef de l'État sont exercées collégialement par le Gouvernement. 

Ces prédispositions peuvent expliquer l'insistance du MAPAR pour s'imposer au sein de toutes les institutions, forçant automatiquement le Président de la République à se mettre à l'abri et en levant un bouclier républicain autour de lui car s'il tombe pour une raison ou une autre, ce n'est pas tant sa personne qui flanchera mais c'est toute la république qui va s'effondrer. Cinq longues années de crise ont précédé ces dernières èlections, et durant lesquelles Madagascar a eu un mal fou à se faire reconnaître ses dirigeants. Tous les partis et entités politiques, sans oublier les indépendants et la société civile, tous ont intérêt de préserver la tête de l'éxécutif, porte-fanion d'un espoir de redémarrage de la vie socio-économique du pays. La Plateforme pour la Majorité Présidentielle nouvellement née est donc composée d'éléments qui peuvent avoir été adversaires jusqu'il y a peu, mais qui s'allient aujourd'hui pour former un bloc autour du Chef de l'Etat.

Madagascar, pays des contradictions et des confrontations.

Si certains qualifient les alliances républicaines de contre-nature, d'autres y voient un élan ou un sursaut de conscience et de prise de responsabilité face à une situation donnée. Dans le cas présent, le Président nouvellement élu est déjà menacé d'empêchement par les élus du MAPAR et leurs alliés indépendants; menace sérieuse que ces derniers sont prêts à initier si leur exigence d'hériter du palais de Mahazoarivo n'est pas satisfaite. L'on se retrouve donc aujourd'hui avec une majorité en quasi position d'opposition et l'opposition naturelle qui rejoint la Plateforme pour la Majorité Présidentielle (PMP) à l'image de la Mouvance Ravalomanana. Outré de cette alliance de circonstance, Andry Rajoelina a déclaré que Hery Rajaonarimampianina « a trahi ses partisans et le peuple malgache en choisissant de renier sa famille politique et en se ralliant à ses adversaires politiques (...) Au lieu de renforcer la cohésion au sein de sa famille politique, le président a choisi de se solidariser avec ceux qui ont réclamé sa disqualification lors de l’élection », une accusation forte et une menace à peine voilée envers celui qui était considéré comme son poulain, et de rajouter que « c’est le MAPAR qui présentera le Premier ministre (...) Donc, il n’y aura pas de cohabitation, surtout au niveau du Premier ministre » annonçant de fait que si c'est un Premier Ministre issu du MAPAR qui est choisi, il sera hors de question que ce(tte) dernier(e) cohabite avec son ennemi naturel, considération allusive à ce que pourrait advenir de Hery Rajaonarimampianina et de son équipe dans leur volonté d'ouverture et d'amorce de la réconciliation nationale.

Une Constitution incohérente ou inadaptée

Loin de vouloir proposer une nouvelle Constitution ou de suggérer un amendement quelconque, la question aujourd'hui est de savoir si la dernière Constitution en vigueur issue du référendum du 17 novembre 2010 est réellement adaptée au système Malgache. Initialement fortement contestée, celle-ci propose un régime hybride mi-parlementaire mi-présidentielle avec des incohérences et des contradictions, obligeant Omer Beriziky, Premier Ministre de la Transition et toujours en fonction jusqu'à la nomination de son successeur, à adresser une requête auprès de la Haute Cour Constitutionnelle afin de clarifier exactement les fonctions inhérentes au Président de la République et du Premier Ministre car les "ambiguïtés au niveau de ces deux hautes fonctions au sein de la République pourraient obstruer l'administration publique" a t-il dit.

Que faire? Que penser? Que supposer?

La question se pose dès lors, la Constitution doit-elle être changée ou amendée?

Dissolution de l'Assemblée Nationale pour garantir une stabilité de l'Etat et échapper à une motion d'empêchement?

Nomination d'un Premier Ministre du MAPAR avec la possibilité que ce dernier soit démis de ses fonctions pour incompatibilité, incohérence et non application de la politique définie par le Chef de l'Etat?

Forcing du Président en imposant un Premier Ministre de son choix, éventuellement issu d'une entité politique autre que le MAPAR ou de l'opposition naturelle (Mouvance Ravalomanana)?

Une chose est sure, il est temps que le Président Hery Rajaonarimampianina démontre qu'il est le Capitaine du bateau, qu'il est celui qui dirige et qui mène son équipage de 22 millions d'âmes vers le cap qu'il a fixé, qu'il s'est fixé, et que ses promesses de changements n'ont pas été de simples paroles de cérémonie. Un élan républicain regroupant des électeurs de tous bords en plus des politiques attendent de pied ferme ses prochaines décisions, et souhaitent le voir agir et réagir dans l'intérêt du peuple et du pays. Un geste fort renforcera sa popularité et le soutien dont il a besoin en ce début de mandat difficile, une erreur de jugement lui fera perdre le crédit de son élection et de la période de grâce traditionnellement accordée à tout nouveau dirigeant.

Monsieur le Président, écoutez ces voix, écoutez ces appels, voyez ces mains tendues, à vous de choisir la meilleure voie de sortie de crise car c'en est une autre après la précédente qui a duré cinq longues et interminables années...

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Madagascar : L'agriculture comme salut de l’économie du pays?

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Madagascar : L'agriculture comme salut de l’économie du pays?
Erika Cologon Hajaji's insight:

Cette agriculture dite familiale tient ainsi une place importante dans le développement économique du pays. « Plus de 80% de la population vit en milieu rural et 89% des ménages pratiquent une activité agricole. Ce qui fait de l’agriculture familiale le pilier de l’économie malgache », a signalé un responsable de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cela d’autant plus que : « Les petits agriculteurs contribuent à l’éradication de la faim dans la Grande Île. Ils occupent un rôle primordial dans les circuits locaux de production et de consommation. Non seulement dans la lutte contre la faim mais également dans la création d’emplois et de revenus, et surtout la stimulation de l’économie locale ».

En effet, même si Madagascar ne fait pas partie des pays faisant face à une crise alimentaire aigüe, elle subit malgré tout la malnutrition et l’insécurité alimentaire. 2014 sera l’année internationale de l’agriculture familiale, occasion rêvée pour « rendre hommage aux petits agriculteurs familiaux malgaches dans l’éradication de la faim et la conservation des ressources naturelles », insiste le responsable de la FAO. C’est entre autres pour cette raison que la Commission de l’Océan Indien (COI) a choisi Madagascar pour devenir le grenier de la zone. Un choix judicieux et on l’espère promoteur, au vu du potentiel agricole du pays, à condition évidemment de faciliter les investissements notamment étrangers.

Les régions de Sofia, Vakinankaratra et Menabe vont ainsi servir de cobayes pour la réalisation de ce projet qui consiste à augmenter considérablement la production de maïs, de riz, de grains secs et d’oignons, produits les plus consommés et importés par l’ensemble des îles.

À travers ce projet, Madagascar pourra évidemment approvisionner l’ensemble du pays en denrées alimentaires et atteindre ainsi l’autonomie alimentaire. Il pourra même posséder assez d’excédents pour approvisionner les îles voisines, selon les membres de la COI. « La Grande Île concentre 98% de notre surface agricole utile, hors plantation sucrière. Selon la FAO, elle produit déjà 5 millions de tonnes de paddy, 370 000 tonnes de maïs, 133 000 tonnes de grains secs et 7000 tonnes d’oignons, par an. Ces chiffres sont bien en deçà du potentiel de production », a récemment déclaré le secrétaire général de la COI, Jean Claude de L’Estrac lors de la cérémonie de lancement du projet.

Cependant, Madagascar devra remplir certaines conditions avant de prétendre devenir le grenier de l’océan Indien. La Grande Île devra, par exemple, améliorer la loi sur les investissements et assurer l’égalité de traitement des investisseurs malgaches, mais aussi au niveau de l’acquisition des terres pour l’exploitation agricole.

Avec l’attachement des Malgaches aux terres, il est, en effet, peu probable que des particuliers acceptent de céder facilement leurs terrains, à moins que ce soit pour être mis en location. Par ailleurs se pose également le problème de la qualité des produits destinés à l’exportation car Madagascar ne dispose pas de laboratoire des normes qui permettra d’évaluer le respect des normes de ces produits. Un système de contrôle de qualité devra ainsi être mis en place pour assurer la protection de la santé, de la sécurité et de la vie des personnes et des animaux. Enfin, dans ce projet, les contraintes humaines apparaissent aussi comme non négligeables. Des formations sont à initier afin de passer de l’agriculture traditionnelle au système d’exploitation intensive.

Transformer Madagascar en grenier de l’océan Indien représente donc un chantier qui nécessite le déploiement de tous les moyens existants mais, surtout, une forte volonté politique car sa réalisation nécessite des investissements énormes. Et pour ce faire, il faudra, entre autres, convaincre les bailleurs de fonds et rendre l’environnement du pays favorable aux investissements. Il y a encore beaucoup à faire donc pour faire de l’agriculture un moteur puissant pour l’économie malgache.

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La Banque Mondiale prête à un important acteur de l’un des conflits fonciers les plus violents au monde./Honduras

La Banque Mondiale prête à un important acteur de l’un des conflits fonciers les plus violents au monde./Honduras | Akory! | Scoop.it
Erika Cologon Hajaji's insight:

La Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale en charge des prêts au secteur privé, est accusée d’avoir accepté avec une extrême légèreté d’avancer des millions de dollars à une entreprise à la réputation sulfureuse. Qui plus est dans une région du Honduras ravagée par un violent conflit territoriale entre paysans et grands groupes de l'industrie de l'huile de palme.

Le prêt controversé, d’un montant de 30 millions de dollars (22 millions d’euros), est censé aider la société hondurienne Dinant à développer ses plantations d’huile de palme dans la région du Bas Aguan. Problème : cette zone est le théâtre “du conflit le plus violent d’Amérique centrale depuis les dernières guerres civiles notamment au Guatemala”, affirme Martin Wolpold-Bosien, coordinateur pour l’Amérique centrale de la FIAN, une ONG spécialisée dans la défense du droit d’accès à la nourriture.

Cette situation est l'héritage de plus de 30 ans de choix politiques contradictoires. Dans les années 1970, les paysans avaient reçu l'assurance de pouvoir jouir des terres de cette région. Changement de cap 20 ans plus tard avec une orientation clairement en faveur des grandes entreprises. Celles-ci se sont alors ruées sur les terres afin de transformer le Bas Aguan en paradis de l'huile de palme. Depuis lors, les deux camps s'affrontent pour l'occupation des terres et la situation n'a fait que s'envenimer. D’après la FIAN, rien que depuis le coup d'État de 2009, au moins 57 paysans et personnes qui soutiennent leurs revendications y ont été tués.

Milices privées

Dans ce contexte, le rôle des milices privées engagées par les grandes entreprises est régulièrement dénoncé par les ONG et les habitants du Bas Aguan. “Il y a essentiellement trois grands groupes qui se partagent les plantations et Dinant est le plus important d’entre eux avec la milice privée la plus nombreuse”, explique Martin Wolpold-Bosien.

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Madagascar : la société chinoise StarTimes offrira la télévision numérique - Ecofin

Madagascar : la société chinoise StarTimes offrira la télévision numérique - Ecofin | Akory! | Scoop.it
Erika Cologon Hajaji's insight:

La société chinoise StarTimes arrive à Madagascar pour installer et exploiter des réseaux de transmission et distribution de la télévision numérique. L’offre se fera par satellite sur tout le territoire malgache.



Dans Antananarivo, la capitale, Startimes opèrera par antenne numérique terrestre et sur téléphone portable. L’entreprise distribuera à Madagascar des bouquets de chaines nationales et internationales.

Elle inclut Télévison de Malagasy, la chaine publique du pays.

L’offre de service de StarTimes est contenue dans la convention que l’entreprise a signée le 5 décembre dernier avec la Commission spéciale à la communication audiovisuelle (CSCA). Le document a été paraphé par Zhaohan Xu, le gérant de StarTimes, et Harry Laurent Rahajason, le ministre de la Communication, par ailleurs président de la CSCA.

En juin dernier, Madagascar a officiellement lancé le projet de migration vers la Télévision numérique terrestre (TNT).

Le pays compte parmi les Etats africains signataires de l'accord régional de l'Union internationale des télécommunications (UIT) qui prévoit la fin de la télévision analogique en bande UHF (470 - 862 MHz) pour le 17 juin 2015 et en VHF (174 - 230 MHz) pour le 17 juin 2020. Madagascar a l'ambition de passer à la TNT avant le 31 décembre 2013, se donnant ainsi une avance sur les délais de l'UIT.

Fondée en 1988, StarTimes est déjà présent dans 8 pays africains : Nigéria, Tanzanie, Kenya, Rwanda, Uganda, Guinée Conakry, République centrafricaine et Burundi.

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Madagascar : Rajoelina insiste sur la vente de stock de bois de rose

Erika Cologon Hajaji's insight:

Le président de la transition, Andry Rajoelina a insisté sur la vente de stock de bois de rose de Madagascar suite à une conférence de presse qu'il a donné après son arrivée àNew York pour participer à la 68ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, lundi soir.

Rajoelina soutient qu'il serait mieux de mettre en vente ces bois afin d'éviter leur exploitation illicite, a-t-il indiqué.

« Plusieurs réunions ont été entamées avec le Premier ministre, qui est aussi en charge du ministère de l'environnement, concernant le trafic et l'exportation illicite de bois de rose. Puisque plusieurs points de stocks ne cessent de diminuer sur place, ce qui profite à quelques responsables dont je suis totalement contre, il faut voir comment stopper ce genre de trafic en mettant en vente les bois saisis », a-t-il martelé.

Concernant le projet d'Ordonnance sur ce même sujet, Rajoelina s'est demande si certains responsables aimeraient voir les stocks diminuer en nombre sur place ou c'est effectivement c'est ce qu' ils protègent.

« Il faut agir en toute transparence pour que le peuple puisse être informé des stocks existants. Les responsables directs ont déjà reçu des directives pour résoudre ces problèmes », a-t-il précisé.

En ce qui concerne l'utilisation des fonds obtenus, le président de la transition a indiqué qu'« une grande partie sera allouée à l'achat d'équipements pour les forces de l'ordre mais aussi pour soutenir financièrement ces dernières dans la sécurisation des prochaines élections ».

Il a tenu à souligner que les procédures de vente seront effectuées en toute transparence tout en indiquant que la vente se fera par voie d'Appel d'Offre international pour permettre aux acquéreurs internationaux d'agir selon les normes requises.

En réaction à cette vente des stocks de bois de rose, l' ambassadeur de France à Madagascar, dans ses twitts de lundi a martelé que le projet de cession à très court terme, en pleine campagne électorale, d'une partie du stock de bois de rose à un opérateur étranger est un projet particulièrement troublant : serons-nous confrontés dès la semaine prochaine à une violation du droit international ?, s'est-il demandé.

Notons que la coupe, l'exploitation et le transport de bois de rose, qui est considéré comme de bois précieux, est interdit à Madagascar depuis le mois de mars 2010. En octobre 2010, l'Etat malgache a adopté une ordonnance portant sur la création de la juridiction spéciale chargée de poursuivre et de juger les infractions relatives aux bois de rose et aux bois d'ébène.

En septembre 2011, les opérateurs légaux nationaux ont déclaré qu'ils possèdent environ 200 000 rondins de bois de rose, estimés à peu près à 300 millions de dollars. Aucun nouvel état n'a été transmis après cette date. Fi

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Didier Ratsiraka : "La France m'a demandé d'aider Rajoelina à évincer Ravalomanana" de Madagascar

Didier Ratsiraka : "La France m'a demandé d'aider Rajoelina à évincer Ravalomanana" de Madagascar | Akory! | Scoop.it
Dans une intervention télévisée, Didier Ratsiraka, ancien chef de l'État malgache, a déclaré, le 11 septembre, que la France lui avait demandé son aide pour évincer le président Marc Ravalomanana en 2009.

Via Anna Gueye
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Le marché de la Libye

Le marché de la Libye | Akory! | Scoop.it

 

 

Erika Cologon Hajaji's insight:

Il n’y a quasiment aucune banque ou entreprise, maghrébine ou subsaharienne, dans le vaste marché de la reconstruction de la Libye. «La mission impossible de Tom Cruise» selon les propos mêmes de Mohamed Jibril, numéro deux du Conseil national de la transition (CNT), met en scène tous les majors américano-européens du pétrole, le secteur BTP turque (qui bénéfice d’une ligne de crédit généreuse à cet effet), les entreprises chinoises et russes. Chaque entité veut se positionner sur un pays stratégique comptant les premières réserves d’or noir en Afrique, soit 4,4 milliards de barils. Le MEDEF (patronat français) évalue à 200 milliards de dollars la reconstruction de la Libye.
C’est un marché juteux entre les partisans de l’ingérence et ceux qui avaient soutenus la non ingérence à l’ONU. Ceux qui avaient les premiers ouvert les hostilités se sont bien positionnés au détriment des seconds. L’Italie, partenaire historique de la Libye, qui avait longuement hésité face à l’option militaire, s’est rattrapée depuis par l’annonce de déblocages de fonds qui sont en effet des sortes de lignes de financement pour le renforcement des positions historiques de ces porte-drapeaux comme ENI. La France fait du lobby pour Total, Air France, Alcatel et Bouygues.
Le schéma général de la bataille de la reconstruction se dessine. Les profits vont au Nord et les coûts, eux, restent bien en Afrique. Si la guerre a coûté 300 millions d’euros, combien donc coûte au Mali, au Niger, à la Mauritanie et à tous les pays du Sahel le coût de l’insécurité généré par l’après-guerre ?
A l’heure où s’opère la guerre de positionnement des grandes entreprises internationales à Tripoli et à Benghazi, le Sahel s’interroge sur sa capacité à faire face à l’insécurité née de l’effondrement du régime libyen. La partition du Mali et l’intensification du péril anti-terroriste risque d’isoler la Libye du reste du continent.
Quel rôle peut donc jouer le Maghreb sur le terrain libyen sachant que la Banque maghrébine d’investissements, mise en place il y a déjà quelques années, fonctionne comme une coquille vide, sans perspectives d’avenir ? Aucune des grandes entreprises du Maghreb n’a pris position dans les infrastructures, les télécoms, le BTP ou l’agroalimentaire. C’est une belle opportunité de développement qui est ratée

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didier PATOU's curator insight, July 25, 2013 5:32 AM

Le partage après la conquête !  Madagascar subira-t-elle le même sort ?

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Madagascar : 92% de la population sous le seuil de pauvreté

Madagascar : 92% de la population sous le seuil de pauvreté | Akory! | Scoop.it

Selon la Banque mondiale, plus de 9 Malgaches sur 10 vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. La crise politique s’éternise depuis 2009, depuis que le maire de la capitale, Andry Rajoelina, aidé par une partie de l’armée, a renversé Marc Ravalomanana.

Avec une croissance économique nulle, le pays ne peut plus supporter une croissance démographique proche de 3%.

Ce sont les enfants malgaches qui paient le plus lourd tribut à cette descente aux enfers, avec une augmentation de 50% des cas de malnutrition aiguë, la fermeture de nombreux centres de soins et un système scolaire en déliquescence.

S’ajoute à ce triste tableau d’importants dégâts causés par les cyclones, impossibles à réparer, et une invasion de criquets que la FAO annonce dévastatrice pour l’agriculture sur une grande partie du territoire.

En dépit de cette accumulation de souffrances qui est faite à la population, la classe politique persiste dans ses querelles affligeantes et les trois derniers gouvernants qui ont mené ce pays de cocagne à la ruine, maintiennent leurs candidatures à la prochaine élection présidentielle, en violation des règles électorales et de leurs engagements personnels.

Ecofin

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Madagasikara /Elections 2013: Les femmes investissent le terrain.

Madagasikara /Elections 2013: Les femmes investissent le terrain. | Akory! | Scoop.it
Erika Cologon Hajaji's insight:

Les élections planifiées en l'état ne cessent de nous réserver des surprises, bonnes et mauvaises, alors que devant les bureaux de la SADC à Antananarivo, un regroupement a fait savoir à coup de banderoles qu'il veut le maintien des élections à date prévue, la communauté internationale, la France, continuent d'ignorer les appels clairs d'un pays qui doit aller aux élections, en remettant entre les mains de trois personnes, le sort de 21 millions d'autres. Les financements d'une telle élection après quatre années sans président élu évidemment reposent sur le soutien extérieur et la validation du scrutin, raison pour laquelle c'est encore le peuple qui sera pris dans un nouvel étau, après avoir passé ces années anémié avec plus de sa majorité qui ne vit plus avec 0, 40 euro par jour.

Si ces trois candidats là monopolisent la scène internationale encore, la quarantaine d'autres candidats qui se sont prononcés prêts à se lancer dans cette grande étape vers le sélection reste extrêmement bafouée, délaissée médiatiquement. Le nombre de candidature étant (trop) important, il reste pour tout un chacun très difficile d'identifier les programmes, les comparer et en tirer une analyse comparative claire. Une grande peur de l'impact de cette multitude de personnalités, toutes aussi différentes les unes des autres. Ce que l'on retiendra sera aussi les fréquents débats soulevés par les citoyens sur l'origine des fonds de campagne, ou encore la provenance de certaines situations de fortunes rattachées à certains candidats forts.

Si les femmes devaient être évoquées on ne manquera pas souligner la présence de Brigitte Rasamoelina Rabemantsoa dans le monde politique, docteur en Médecine, elle a travaillé pendant 5 ans à l’hôpital Belle Pierre de St Denis de La Réunion en tant qu’interne en médecine et médecin attachée, de retour à Madagascar en 1997, elle a ouvert une clinique privée puis élue maire de la commune d’Ambohimalaza Miray Avaradrano en 2003, c'est une social-démocrate. Son propre parti Ampela Manao Politika verra le jour en 2009, AMP qui veut dire « Femmes qui font de la politique ».
Elle a fait le choix d'inciter les femmes à faire de la politique car les membres fondateurs, qui étaient tous des femmes à l’époque, étaient fortement convaincues que ces dernières peuvent et doivent être actives dans le domaine politique pour mieux servir leurs pays. Elle est vice-présidente de la plate-forme des femmes de l’Océan Indien (PFOI). Lors du sommet d’Afrique qui s’est tenu au Sénégal en décembre 2012, elle fût élue vice-présidente du Réseau des Femmes Elues Africaines (REFELA) regroupant les 51 pays du continent.


Madagascar est alors vraiment en pleine mutation, pourvu que chacun des partenaires le restent, et que tous les acteurs directs locaux agissent pour sortir cette île exceptionnelle de l’œil du cyclone duquel elle peine à s'évader. ECH

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BRICS : « plus question de recours à la force contre un Etat souverain »

BRICS : « plus question de recours à la force contre un Etat souverain » | Akory! | Scoop.it

Le BRICS, qui se réunit dès demain en Afrique du Sud, veut s’affirmer collectivement pour peser davantage sur la marche du monde. D’ores et déjà Russes et Chinois se sont rencontrés pour accorder leurs discours relativement offensifs : les deux dirigeants, Vladimir Poutine et Xi Jinping, ont, chacun à leur tour, averti qu’ils ne tolèreront « plus de recours à la force contre la souveraineté des pays », selon les mots du chef du Kremlin. « Nous devons respecter le droit de chaque pays à choisir en toute indépendance sa voie et nous devons nous opposer aux ingérences dans les affaires intérieures des autres Etats », a approuvé Xi Jinping.

Vladimir Poutine souhaite démontrer que le collectif BRICS peut désormais peser de tout son poids sur la marche du monde : « Le PIB des pays du BRICS, mesuré selon la parité du pouvoir d'achat, en monnaies nationales, atteint 27 %, et cette part est en train d’augmenter», a-t-il déclaré, jurant que ce groupe ne revendiquera jamais qu’un système mondial plus juste et plus équilibré : « Les membres des pays BRICS sont favorables à la création d'un système plus équilibré et plus équitable des relations économiques internationales. (…) la preuve : c’est la décision consolidée de renflouer les fonds du FMI de 75 milliards de dollars ».

Mais au-delà des considérations géopolitiques et philanthropiques, c’est surtout le système financier qui sera sur la table du 25 au 27 mars à Durban. Et là, il s’agit, pour M. Poutine, de passer à l’action : « Nous proposons à nos partenaires de transformer les BRICS, forum de dialogue qui coordonne les positions sur un nombre limité de questions, en un mécanisme d'interaction stratégique, permettant de travailler ensemble pour trouver des solutions à des questions clés de la politique mondiale », a annoncé Vladimir Poutine. Il s’agira de lancer la Banque de développement des BRICS, première pierre de la construction d’une alternative au système FMI-Banque mondiale qui gère le monde depuis 60 ans. La création d’une agence de notation commune sera également au menu des discussions. De même qu’un  forum économique sur le modèle de Davos, qui permettra aux grands acteurs politiques et économiques des BRICS de se concerter pour mieux construire ensemble le bonheur des peuples.

Même si l’Afrique du Sud semble tentée de rejoindre les positions sino-russes, il n’est pas certain que le Brésil ou l’Inde soient vraiment disposés à participer aussi activement à ce qui ressemble tout de même à un plan d’action pour devenir calife à la place du calife.

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Deux nouvelles espèces de lémuriens découvertes à Madagascar

Deux nouvelles espèces de lémuriens découvertes à Madagascar | Akory! | Scoop.it
Ces primates minuscules, qui vivent dans les forêts de Madagascar, ne pèsent pas plus d'une centaine de grammes, et restent très menacés.

Via 694028
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China Development Bank : 16 milliards $ d’engagements sur 30 pays africains

China Development Bank : 16 milliards $ d’engagements sur 30 pays africains | Akory! | Scoop.it

Le total des engagements financiers cumulés de China Development Bank (CDB) sur des projets dans 30 pays africains s’élève à environ 16 milliards $.

Les principaux secteurs financés sont les infrastructures économiques et sociales, le secteur minier et énergétique.

Selon Yuan Li, vice président de la banque de développement chinoise plus de 700 millions $ ont été prêtés aux PME sino-africaines depuis 2009. Ceci a permis d’avoir un impact positif sur 400 000 fermiers et de créer 20 000 emplois.

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Conférence de Presse du Président Hery Rajaonarimampianina à la tribune de l'UN

Conférence de Presse du Président Hery Rajaonarimampianina à la tribune de l'UN | Akory! | Scoop.it
Erika Cologon Hajaji's insight:

A propos du climat d'investissement à Madagascar 

Hery RR : Madagascar nécessite la venue d'investisseurs étrangers, il est donc normal de créer un environnement favorable. Cet environnement suppose dans un premier temps, à la base, un état de droit à Madagascar, il faut le rétablir. C'est état de droit me permettra d'asseoir une véritable sécurité au pays, une Justice équitable et impartiale, afin également de lutter contre la corruption.
Nous devons garantir une visibilité à long terme, et mettre en place une garantie de rentabilité. J'ai toujours prôné la réconciliation nationale, en analysant les crises cycliques à Madagascar, c'est au travers d'une politique de développement qui prend comme base la réconciliation nationale que je vais installer un développement durable, un développement Inclusif.

Marc Ravalomanana et son exil

Hery RR : Le rôle futur de Marc Ravalomanana aujourd'hui, qui est en Afrique du Sud, ne passera pas pour le moment avant le sort des 21 millions de malagasy, c'est une personnalité importante, mais il doit me soutenir, et soutenir le peuple avant tout.

Le PM non encore désigné

Hery RR : La mise en place d'un gouvernement certes a tardé un peu, mais cela va se faire bientôt, c'est vrai qu'actuellement nous avons encore l'ancien premier ministre, qui travaille avec le nouveau gouvernement, et j'ai pu déjà entamer des négociations avec les bailleurs de fonds, engager des travaux avec les forces vives du pays pour nous orienter vers un véritable développement. Cela n'entame pas, de mon avis, tant que cela, nos relations avec les bailleurs de fonds. Ce n'est pas qu'il n'y a pas de profil qui convienne, mais il faut que tout cela se fasse dans le cadre de réconciliation nationale et surtout dans le respect des lois à Madagascar.

Les 4x4 / Séjour en France financé par Eiffage

Hery RR : J'ai la possibilité de me payer mes vacances ou mes déplacements, aucune compagnie ne finance mes séjours. Au sujet des 4x4 : ces véhicules (350) ont été donnés à un candidat du premier tour, qui n'est pas passé au second tour, on a entendu dire que ces véhicules avaient été donnés à d'autres personnes. Après mon élection, les propriétaires des véhicules nous ont approchés, en disant qu'ils allaient les offrir à titre de dons à la Présidence de la République.Les Propriétaires fabricants ont donné ces véhicules, et nous les acceptons.

Exxon / négociations pétrolières

Hery RR : Il est prévu que nous allions à la rencontre d'Exxon, au même titre que d'autres compagnies, et non uniquement Exxon. Exxon est déjà présent à Madagascar, pendant la crise ses travaux d'exploration ont été suspendus, ils ont souhaité par après, poursuivre leurs travaux, dans le cadre des droits qui sont les leurs, c'est normal qu'ils reprennent leurs activités.

Politique de développement / FMI

Hery RR : Le FMI comme vous le savez reprend ses relations depuis la semaine dernière, il est disposé aujourd'hui à travailler à nouveau avec Madagascar, car depuis plus de 5 ans, fin 2008 le FMI a rompu ses relations avec Madagascar, avec le régime précédant la transition.
Nous avons développé une industrie de bois et de tourisme mais je souhaiterais donner une nouvelle vision à ces secteurs, au niveau du tourisme, il doit être plus orienté vers l'écologie, nous devons promouvoir cela, car en dehors de nos 5000km de plages, nous avons un ensemble de produits touristiques très particuliers, et je pense que c'est sur cela qu'il faut insister. Nous n'avons pas que du tourisme balnéaire.
Nous aurons à développer les transports, les infrastructures sécuritaires touristiques, routes, hôtels aussi évidemment. Au niveau de l'industrie du bois, beaucoup entendent parler des bois précieux commercialisés de façon obscure, je mène une lutte importante contre le trafic de ces bois précieux.

Réconciliation Nationale / Rôle de l'opposition

Hery RR : la Réconciliation nationale ne se reflète pas uniquement dans la nomination d'un premier ministre. les blessures du passé dues à des gestions politiques qui appartiennent au passé, aujourd'hui, il faut remédier à tout cela, c'est un processus complexe. La nomination d'un gouvernement et d'un premier ministre en fait partie, je compte travailler sur l'ouverture politique.

Qu'est-ce qui vous oppose à Marc Ravalomanana, de qui vous étiez proche

Hery RR : Je n'étais pas dans son gouvernement, nous n'avons pas de liens particuliers, si il est animé d'un sentiment de patriotisme je pense que c'est un point commun que je pourrais avoir avec lui.

Programme aux USA et attentes

Aux USA, en premier lieu les Nations Unies, j'ai passé le message clair de ma volonté de développer le pays de façon durable et inclusive, dans le sens de la vision du secrétaire général sur sa philosophie de développement durable au niveau mondial. Nous avons échangé également sur la paix et le développement à Madagascar, après cette rencontre, j'aurai une rencontre avec l'administrateur délégué du PNUD, nous allons évoquer les modalités de l'intervention du PNUD, des aspects nutrition, santé et éducation, et l'axe des enfants/mères de famille à Madagascar.
Nous sommes intéressés aux aspects également liés à l'eau potable, ou encore à l'environnement.

J'irai par la suite à la rencontre des hautes représentations du FMI, de la Banque Mondiale à Washington dans le cadre des échanges qui cadrent avec la reprise de la normalisation de nos relations avec ces bailleurs de fonds. Définir les priorités, les interventions et stratégies d'urgence, à court et long terme au niveau de ces institutions.
Sur ces termes je vous remercie infiniment, Thank You.

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Madagascar : Un début de gouvernance plutôt satisfaisant

Madagascar : Un début de gouvernance plutôt satisfaisant | Akory! | Scoop.it

Cela fait trois (3) semaines que le nouveau président exerce pleinement ses fonctions. Juger son mandat dès maintenant, serait prématuré – voire injuste – car généralement un état de grâce de 100 jours – soit environ 3 mois – est accordé afin que l’élu puisse se mettre dans le bain et prendre la mesure de ses nouvelles fonctions. Un délai à l’issu duquel sa gouvernance pourra être livrée aux critiques et soumise aux jugements.

Toutefois, dès le jour de son investiture le 25 janvier dernier, et – au-delà du petit bémol lié à son discours d’investiture comportant un passage, en partie, plagié sur le discours de l’ancien président français Nicolas Sarkozy [source]- Hery Rajaonarimampianina a fait montre de quelques signaux forts et réconfortants pour l’opinion et qui peuvent éventuellement susciter l’espoir quant à l’avenir du pays. J’en citerais au moins trois (3) :

1er signal : La volonté de réconcilier les malgaches

Premièrement, il a exprimé sa volonté de réconcilier « tous » les malgaches.

Les crises politiques récurrentes dont la conséquence principale est cette pauvreté – devenue endémique -, tirent sa source de la division et de l’affaiblissement structurel et social de la société malgache. Une division née essentiellement de divergences idéologiques liées à des ambitions politiques personnelles exacerbées ; ce qui engendre dans la société une vision politique binaire sinon – ce qui est le plus grave – à « somme nulle » où le gain de l’un représente automatiquement la perte de l’autre. Raison pour laquelle les conflits politiques générés par cette « guéguerre » se sont toujours soldés par des violences et la mort d’hommes, car aucune solution pacifique, mutuellement profitable ou équitable ne semble imaginable ou encore et – surtout – souhaitable par les différents protagonistes. Sans solution, les rancœurs persistent, entretenant ainsi un sentiment de vengeance et de revanche perpétuel.

C’est par la violence que Marc Ravalomanana a accédé au pouvoir 2002, et c’est par un coup d’État que Andry Rajoelina l’en délogea pour en subtiliser les rênes en 2009.

Toutes ces violences ont crée au sein de la population un sentiment de haine tenace avec au bout du compte généralement deux camps politiques qui s’opposent : Ceux qui détiennent le pouvoir et ceux qui végètent dans l’opposition, car ils en ont été brutalement privés. Mais surtout, ces violences n’ont fait qu’exacerber le sentiment de méfiance qui caractérisait déjà la société malgache où la survie, basée sur l’individualisme et sur le « chacun pour soi », avait pris le pas sur le devoir salutaire du vivre ensemble.

La période transitoire qui idéalement aurait dû être la plus courte possible, s’est prolongée cinq longues années durant à cause justement de la difficulté pour les forces politiques qui, au lieu de s’entendre sur un compromis sérieux dans la conduite des affaires nationales, préfèrent se disputer, de façon irresponsable, les rênes du pouvoir.

C’est vraisemblablement pour tenter de mettre fin à cette source de division qui déchire la société malgache que le président Hery Rajaonarimampianina a inscrit dans ses priorités le devoir et l’obligation de « réconcilier » d’abord ceux à qui on a confié la responsabilité de diriger, et au-delà, les malgaches dans leur ensemble. Cela, à travers deux décisions claires : d’une part par sa « politique de la main-tendue » envers l’opposition (incarnée ici par la mouvance de Ravalomanana) ; et d’autre part par sa volonté de « rupture avec la gouvernance transitionnelle exclusive », incarnée par le « mouvement Orange » d’Andry Rajoelina, rassemblant la famille politique dont le président Hery Andrianarimampianina ne nie pas paradoxalement son appartenance.

Les signes les plus visibles pour jauger de cette « rupture » pourrait se traduire par : La dissolution et dans la foulée des deux organes sécuritaires ayant servi à garantir la mainmise de la présidence de la Transition sur le pays (la Force Spéciale d’Intervention et la Direction de la Sécurité du Territoire). Et par la tentative d’aplanir le « conflit » latent qui oppose le président de la république et le groupe d’élus (MAPAR) qui dit détenir la majorité au sein de l’Assemblée Nationale et dirigé par Andry Rajoelina.

Si, en réalité, j’hésite à croire à l’existence d’un éventuel conflit entre le président et le MAPAR d’où il est issu, les évènements récents – en tout cas les déclarations du président – me permettent toutefois de lui accorder le bénéfice du doute quant à sa volonté réelle d’imposer une autre méthode de gouvernance, en opposition à celle pratiquée par Andry Rajoelina.

Pour moi, la rupture est donc symbolisée par la méthode de gouvernance plutôt que par son appartenance ou non à l’équipe de Rajoelina. Car entretenir un tel conflit comporte des risques aussi bien pour le pays que pour lui-même, car cela pourrait conduire à une instabilité politique qui ne profitera à personne, surtout pas au pays. Mais nous verrons bien quels « filets de sécurité » Hery Rajaonarimampianina aura confectionné pour éviter justement que le pays ne sombre dans une nouvelle crise, si conflit il existe vraiment entre lui et le MAPAR.

2ème signal : la détermination de lutter contre la corruption

Deuxièmement, il a exprimé sa détermination à lutter contre la corruption. Dans la foulée, il s’est attaqué au trafic de bois de rose, si on en juge par les décisions prises lors du récent conseil de ministre.

Effectivement, le régime transitionnel dirigé par Andry Rajoelina porte indéniablement la responsabilité de l’explosion anarchique et très lucrative du trafic de bois de rose. Le Premier ministre, Jean Omer Beriziky, qui gère également le portefeuille du ministère de l’environnement, a même déclaré que le trafic de bois de rose a été dirigé en sous main par les plus hautes instances de la Transition [source]. Ce qui explique, poursuit-il, l’inefficacité de la lutte contre le trafic de bois de rose durant la Transition.

Par ailleurs, la Communauté internationale (appuyés par des organisations non gouvernementales opérant dans la protection de l’environnement et la préservation de la nature) s’est directement impliquée dans cette lutte jusqu’à conditionner le retour des aides financières, au bénéfice de l’Etat malgache, à la capacité des dirigeants malgaches à oser s’attaquer sérieusement et honnêtement à ce trafic.

Pas plus tard que cette semaine, le nouveau président a déclaré vouloir « mener une guerre » sans merci contre le trafic de bois de rose. Enjoignant l’acte à la parole, il a dévoilé une batterie de mesures drastiques immédiatement exécutables à l’encontre des trafiquants [source]. On espère simplement que des résultats tangibles seront fournis d’ici peu afin que nous puissions juger et nous assurer qu’il ne s’agit plus ici de simples déclarations d’intentions comme hélas cela a toujours été le cas ces dernières années.

3ème signal : Doper les secteurs économiques d’urgence et restaurer la confiance

Troisièmement, redorer le blason de Madagascar en termes d’attractivité touristique.

Dans un pays où tout est à reconstruire, où 92% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté [source], la politique de relance économique ne pourra manifestement se faire qu’à travers certains secteurs dits prioritaires et qui servent de « levier économique », plus facile à activer dans une situation d’urgence. Tel est le cas du secteur tourisme (à comparer à d’autres secteurs comme l’agriculture, les infrastructures etc. qui nécessitent beaucoup plus de temps et exigent d’importants moyens pour être mis en place et rentables). Or ce secteur a subit un choc terrible à cause et depuis la crise politique de 2009. Surtout, l’image de la destination Madagascar s’est lamentablement détériorée après l’assassinat sauvage de deux touristes français dans l’archipel touristique de Nosy Be [source].

En conséquence, le président de la République a justement choisi la ville de Nosy Be comme un exemple concret afin de démontrer sa volonté de relancer rapidement le tourisme. Pour cela, il a pris une série de mesures concrètes comme par exemple le limogeage du chef de District de Nosy Be ; le renforcement des éléments de sécurité dans l’île ; la consolidation de sa détermination à punir ceux qui ont commis les actes barbares contre les deux touristes victimes d’une vindicte populaire sans précédent dans l’histoire du pays.

Manifestement, en se rendant directement à Nosy Be, Hery Rajaonarimampianina semble vouloir faire une pierre trois coups : D’abord, donner un signal fort à la communauté internationale (seule référence en qui les investisseurs étrangers et les touristes peuvent faire confiance) que l’ordre sera rétabli et la sécurité garantie dans l’île. Ensuite un signal fort aux opérateurs touristiques de Nosy Be pour leur signifier que l’Etat est de retour et que leur protection fait désormais partie des priorités de l’État. Et enfin, un signal fort aux touristes pour leur signifier que « la confiance, le sérieux, et la responsabilité » sont de nouveau réunis à Madagascar pour garantir que leur séjour se passe sans encombre dans la grande île.

« Trop beau pour être vrai » ou « Pourvu que çà dure »

Effectivement, en 15 jours de gouvernance, le délai paraît court, sauf qu’en termes de décisions prises, cela fait déjà beaucoup et surtout qu’elles suscitent, toutes, de l’espoir pour le pays.

La réconciliation nationale, la lutte contre la corruption, notamment contre le trafic de bois de rose, le souhait d’appliquer une nouvelle gouvernance… sont autant de sujets qui peuvent intéresser la population malgache. C’est pourquoi devant ces décisions prises – en si peu de temps – par le président, les uns n’arrivent pas à cacher leur admiration en s’exclamant à hue et à dia d’un « Pourvu que çà dure » redondant, alors que les autres persiflent, avec un ton particulièrement dubitatif un « trop beau pour être vrai ».

Personnellement, je suis confiant mais, à la fois, me place dans le rang de ceux qui ne souhaitent absolument pas donner un « chèque en blanc » au nouveau président, car ce serait trahir le devoir de citoyen qui m’incombe. Toujours est-il qu’au regard de ce qui a été dit jusque-là, les déclarations sont motivantes et j’espère, comme beaucoup d’autres, que les résultats seront conformes aux attentes de la population et aux intérêts du pays.

Surtout, vu les tâches herculéennes qui attendent nos dirigeants, les critiques ne seront admissibles que seulement lorsqu’elles seront formulées dans le but d’améliorer la situation.

Le devoir de se servir des critiques constructives comme balise

Mais en attendant la fin de la période de grâce de 100 jours, je me permets quand même de soulever un point qui mérite – de mon point de vue – une attention particulière si on veut que la volonté présidentielle se concrétise réellement au profit de la Nation. Il s’agit de la lutte contre le trafic des bois de rose.

Sur ce cas précis, depuis le temps qu’on en parle et au vu des nombreux ouvrages sérieux qui ont décortiqué ce phénomène de long en large, tout au moins depuis 2009 [source], il ne devrait plus rester grand-chose à démontrer car, manifestement, « tout » se sait déjà et les auteurs de ces trafics sont connus.

En conséquence, pourrions-nous espérer et envisager une série – ce qui semble logique – d’arrestations des barons du bois de rose dans les prochains jours ? Ou, au contraire, devrions-nous considérer que ladite lutte ne commence, en fin de compte, que seulement maintenant ? Autrement dit, fera-t-on table rase de toutes les informations sur le trafic et sur ce qui s’est passé avant l’avènement du nouveau président de la république, auquel cas il n’y aura que peu d’impact.

Etant natif d’Antalaha, je sais par exemple que le Fokontany de Fampotankely du Cap-Est (mais pas que, il en existe beaucoup d’autres jusque dans le Nord) sert de port d’expédition (parmi tant d’autres dont celui de Ratsiagnaragna ou de vinagnivao) du bois de rose. En disant cela, je n’invente rien. Il suffit de s’y rendre pour constater de visu de ce qui s’y passe. Tout le long du Cap-Est, en partant d’Ambohitralanana jusqu’à Vinagnivao, la grande majorité de la population ne vit – moins par conviction que par convenance – que de ce trafic en abandonnant ainsi les cultures vivrières qui leur permettaient de vivre, mais aussi la culture de rente qui leur servait jadis de revenu de substitution. Les chefs de famille ont abandonné leurs champs pour aller couper les arbres ; les jeunes déscolarisés, eux, vendent la force de leurs bras pour servir d’ouvriers manœuvres ayant pour mission de transporter les rondins de bois de rose, de la forêt au port. Les femmes dopent les activités informelles en faisant du commerce de rue, ou ouvrant des gargotes de fortune, voire d’épi Bar. Etc.

C’est ce qui explique la situation « d’hyperinflation » [source] qui frappe les produits de premières nécessités dans ces contrées actuellement, et qui menace gravement l’avenir proche des autochtones. Sans parler du risque évident d’insécurité car le trafic de bois de rose attire tous la racaille de la Région, de Vohémar à Antalaha, et d’ailleurs.

Fait remarquable : le camp de la Gendarmerie d’Ampanavoana se situe seulement à quelques kilomètres de là puisque le Fokontany en question fait partie de la Commune rurale d’Ampanavoana. Comment expliquer alors la persistance dudit trafic si ce n’est, comme l’a souligné le premier ministre Beriziky, par l’existence d’une connexion des trafiquants avec les autorités censées les combattre ? Je laisse la question en suspend.

Le premier ministre Jean Omer Beriziky poursuit en affirmant dans les colonnes du quotidien « l’express de Madagascar » que « toutes les autorités locales » sont mouillées dans ce trafic et reçoivent des directives (et protections) d’en-haut (en l’occurrence de la présidence) et se désole, en conséquence, de son impuissance – en tant que premier ministre et ministre de l’environnement – à éradiquer efficacement ce fléau.

Ceci étant et pour remédier à tout cela, je souhaiterais prendre le président au mot : Dans « sa » guerre contre les trafiquants de bois de rose, je pense judicieux que l’État contribue à envoyer, de toute urgence, une équipe composée de journalistes et de membres des ONG opérant dans la protection de l’environnement (sous la protection des forces nationales si besoin) pour aller non seulement enquêter (puisque tout se déroule à ciel ouvert et que l’ensemble de la population en vit) mais surtout de constater de visu – en vue de le médiatiser à outrance – ce qui se passe sur place afin de constituer des preuves tangibles de l’ensemble du processus et de la situation.

Une fois que le trafic sera mis à nu et que l’opinion publique saura ce que tout ce gâchis monumental implique, les autorités ne pourront plus se cacher derrière leur petit doigt pour nier la triste évidence ni se soustraire si facilement (privilège et impunité dont elles ont bénéficié jusqu’ici) de leurs responsabilités pour enfin porter tout cela devant la justice.

Ce n’est que de cette manière que l’autorité de l’État pourra réellement être restaurée et la confiance, entre les gouvernants et les gouvernés, rétablie.

Je conçois qu’on ne puisse pas agir efficacement dans un délai court, mais si l’État veut rétablir rapidement son autorité, il a tout intérêt à agir promptement, sans état d’âme et en refusant toute incitation à la corruption. Ce sera là le gage de sa crédibilité.

Fernand Eddie

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Madagascar : le nouveau président tend la main au camp Ravalomanana

Madagascar : le nouveau président tend la main au camp Ravalomanana | Akory! | Scoop.it
Le nouveau président de Madagascar Hery Rajaonarimampianina s'est fait le champion de l'unité nationale, annonçant une politique de la main tendue au camp de l'ex-président Marc Ravalomanana, lors de son investiture samedi à Antananarivo.
Erika Cologon Hajaji's insight:

"Je demande à mes amis de me laisser libre, libre d'aller vers celui qui n'a  jamais été notre ami, qui n'a jamais appartenu à notre camp politique ou à notre  famille politique, et parfois même qui nous a combattus", a-t-il lancé, au cours  d'une cérémonie dans un stade municipal de Mahamasina.

Il n'a pas cité nommément M. Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud depuis  son renversement en 2009, ni son candidat battu Robinson Jean Louis mais déroulé  un discours propre à séduire la communauté internationale désireuse de voir  s'aplanir les rivalités empoisonnant la vie politique malgache pour reprendre  son aide.

"Aujourd'hui, je vais vous demander, à vous, ma famille politique et mes  amis, de m'aider encore une fois, pour favoriser le grand destin d'unité  nationale qui est le mien", a-t-il dit. "Je veux que vous compreniez que ce  n'est pas de nous qu'il s'agit mais de Madagascar, de notre avenir collectif et  de notre place dans le monde".

A deux reprises, il a affirmé qu'il ne se lancerait "pas dans une chasse aux  sorcières du passé", tout en assurant que "la culture de l'impunité était  révolue." "Je m'engage à organiser une lutte sans merci contre tout  détournement de biens et de deniers publics, contre tout enrichissement  illicite, tout racket ou encore toute utilisation abusive des biens publics",  a-t-il dit.

Son adversaire, battu lors du scrutin présidentiel du 20 décembre, Robinson  Jean Louis, avait reconnu pour la première fois sa défaite la veille. Présent à  la cérémonie, il a promis une opposition exemplaire. "Cette fois-ci,  l'opposition sera capable de conseiller l'État" au lieu de "s'opposer toujours,  perturber et descendre dans la rue", a-t-il dit à la presse.

La directrice de la Banque mondiale (BM) à Madagascar, Haleh Bridi, s'est  dite "très encouragée par le discours du nouveau président. "C'est un discours  absolument fabuleux, plein d'espoir", a également salué la ministre française de  la Francophonie Yamina Benguigui.

Madagascar tente, avec l'élection de M. Rajaonarimampianina, de sortir de la  crise où l'a plongé le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009. Le  pays a été gouverné pendant cinq ans par un président non élu, Andry Rajoelina,  et cette transition a vu se développer des trafics en tout genre, selon  différentes ONG comme l'Alliance Vohary Gasy (AVG), mais aussi la majorité  s'appauvrir.

M. Rajaonarimampianina a été ministre des Finances de ce gouvernement de  transition.

L'avenir politique de M. Rajoelina restait inconnu samedi. Il s'était à  nouveau déclaré mercredi disponible pour devenir Premier ministre, au côté de M.  Rajaonarimampianina dont il soutenait la candidature à la présidentielle. Vendredi, en transmettant les symboles du pouvoir au nouveau président, M.  Rajoelina a toutefois déclaré qu'il allait "redevenir un simple citoyen" à  compter de samedi.

 

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Sénégal : Selon Moussa Mbaye, 30% des terres arables sénégalaises ont fait l’objet d’acquisitions massives - Ecofin

Sénégal : Selon Moussa Mbaye, 30% des terres arables sénégalaises ont fait l’objet d’acquisitions massives - Ecofin | Akory! | Scoop.it
Erika Cologon Hajaji's insight:

30% des terres arables du Sénégal, soit 669 958 hectares : c’est la superficie ayant fait l’objet « d’acquisitions massives » selon Moussa Mbaye, secrétaire exécutif du réseau international ENDA Tiers-monde. Pour l’expert, ces acquisitions « sont un phénomène qui prend chaque jour des proportions de plus en plus inquiétantes ».

Au cours d’une conférence internationale par l'ONG Enda Tiers-monde et la Fondation Friedrich Ebert, il a expliqué que cette situation défavorise l’agriculture familiale qui constitue une des principales sources de revenus du continent. «L'agriculture familiale africaine emploie les 2/3 de la population africaine et contribue à hauteur de 35 % au PIB » énonce-t-il.

 

Aussi estime-t-il que des stratégies doivent-elles êtres mises en œuvre pour inverser la tendance, d’autant plus que le réchauffement climatique constitue un facteur défavorable, susceptible d’aggraver les conséquences de cette situation.

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Infographie élection présidentielle 2013 à Madagascar

Infographie élection présidentielle 2013 à Madagascar | Akory! | Scoop.it
Actualités Madagascar (Antananarivo) le 26/10/2013 : Une infographie pour mieux comprendre le contexte de l'élection présidentielle actuelle à Madagascar...

Via Pascal Gibert
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akory! Madagasikara

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*Akory! Madagasikara - Akory ! Sénégal - Akory ! Afrika / les journaux facebook et twiter de Erika Cologon Hajaji  - Newsletter en un click! - 

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« MADAGASCAR, Grenier de l'Océan Indien » : Que les paysans ne deviennent ni les oubliés ni les victimes

Published by TalkAfrika.com
Erika Cologon Hajaji's insight:

Les 25 et 26 Mars 2013, la Commission de l’Océan Indien (COI) s’est réunie à Mahajanga autour du projet LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DANS L’INDIANOCÉANIE, INVESTIR DANS LA PRODUCTION AGRICOLE , qui vise à faire de Madagascar le Grenier de l’Océan Indien. Cette réunion a permis aux divers acteurs publics et privés présents d’adopter le projet de la COI sur la sécurité alimentaire régionale et « d’affiner le projet en tenant compte des réalités et des exigences du secteur privé ». 

QUEL SORT SERA RÉSERVÉ AUX PAYSANS DES TERRAINS CONCERNÉS ?

Toutefois, la présence, parmi les 175 participants, de la plateforme malgache Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), « lancée le 27 mars dans le sillage de la réunion des investisseurs sur la sécurité alimentaire à Mahajanga », ne saurait occulter l’absence criante des organisations paysannes des régions désignées comme pilotes pour ce projet – Menabe, Sofia et Vakinankaratra – dans la liste des participants à cette réunion  La prise en compte des exigences du secteur privé a fait l’objet des réflexions au cours de la réunion, mais les paysans ont été les grands oubliés.

 

Un projet de cette envergure impliquera forcément de vastes étendues de terrains et impactera l’accès à la terre et à l’eau des familles d’agriculteurs et éleveurs malgaches. L’existence de nombreux projets présentés comme étant « de développement » qui ont donné lieu à des expropriations et expulsions de milliers de paysans malgaches de leurs terres ancestrales ces dernières années à Madagascar n’est pas du tout rassurante quant au sort réservé aux occupants actuels des terrains visés par ce projet. Les passages suivants des Conclusions et recommandations de la réunion de Mahajanga citant parmi les actions nécessaires :

 « L’utilisation des terres à Madagascar doit se faire en conformité avec le droit foncier et coutumier malgache. L’administration reste le seul juge de l’opportunité ou non de l’octroi d’un terrain domanial »ainsi que

 « L’amélioration de la loi sur les investissements et l’égalité de traitement des investisseurs étrangers et malgaches. Pour les sociétés de droit malgache l’accès au foncier d’entreprise ne comporte plus de seuil d’investissement et de superficie maximale » font craindre le pire.

 

QUELS ENGAGEMENTS ONT PRIS LES AUTORITÉS MALGACHES SUR LES TERRES ?

La loi actuelle sur les investissements 2007-036 accorde en effet déjà de nombreux avantages inacceptables aux sociétés étrangères, et l’Economic Development Board of Madagascar – EDBM – réputée être en veilleuse depuis la crise de 2009 pour absence de financement, affiche une activité florissante et un dynamisme inégalé dans la facilitation des démarches des investisseurs. Toute modification de cette loi allant dans le sens des investisseurs étrangers creuserait encore davantage l’écart entre les investisseurs et la majorité des familles malgaches qui manquent de moyens financiers et accélèrerait l’intensité et la vitesse des accaparements des terres qui constituent souvent les seuls biens et moyens de production de ces familles. À terme, le risque serait la transformation de 80% des Malgaches en paysans sans terre qui vivront dans des « réserves » comme cela s’est déjà passé dans d’autres pays, alors que les habitants de Madagascar atteignent « 99% de la population de la COI »

La réunion du mois de mars à Mahajanga a vu la présence de plusieurs hauts responsables malgaches parmi lesquels des Chefs de Région et plusieurs ministres dont certains sont actuellement candidats aux élections présidentielles. Quels engagements concrets ont déjà pris ces nombreuses autorités concernant les terres et l’avenir des paysans ? Leur silence et exceptionnelle discrétion sur ce projet de la COI inquiètent. Des clarifications sur ces sujets pour tous les citoyens s’avèrent nécessaires et urgentes.

POUR UNE MEILLEURE MOBILISATION DES RÉFLEXIONS ET MOYENS EN FAVEUR DES PAYSANS ET DE L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE À MADAGASCAR.

Il est inconcevable, dans un pays qui survit grâce à l’aide alimentaire, d’envisager de produire du riz et autres denrées alimentaires pour l’exportation d’un côté, et d’augmenter la quantité de riz importé de l’autre. Les principaux bénéficiaires de ce système, tels les sociétés transnationales et les grandes entreprises commerciales s’enrichiront davantage, les perdants immédiats et à long terme – dindons de la farce – seront les paysans. Même les caisses de l’État n’y gagneront que des miettes en raison de toutes les exemptions fiscales accordées.

La situation d’insécurité alimentaire et de pauvreté actuelle à Madagascar ainsi que la révolte récente des paysans d’autres pays constituent autant d’arguments à prendre en compte dans le débat sur « la sécurité alimentaire dans l’Indianocéanie, investir dans la production agricole ». Prenons ensemble conscience de ne pas confondre augmentation de la production et sécurité alimentaire.

Les paysans et les franges les plus vulnérables de la population doivent être considérés comme les acteurs indispensables dans la définition, la mise en œuvre et les bénéficiaires des projets de développement et de sécurité alimentaire car ils constituent la majorité des habitants à Madagascar. Les gouvernants malgaches et tous les intervenants dans le projet de la COI ont intérêt à tenir compte de cette majorité s’ils ne veulent pas courir le risque de compromettre la réalisation de la sécurité alimentaire dans la région.

Paris, le 20 septembre 2013

Le Collectif pour la Défense des Terres Malgaches

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Madagasikara: Quand les politiciens strangulent un pays de 21 millions d'habitants.

Madagasikara: Quand les politiciens strangulent un pays de 21 millions d'habitants. | Akory! | Scoop.it
Erika Cologon Hajaji's insight:

« C'est drôle, remarque le chauffeur, cette route est plus large que la nationale. » Plus large, et bien mieux bitumée. Dans le temps, elle permettait aux camions d'accéder à la ferme de Tiko, le groupe industriel de l'ex-président Marc Ravalomanana qui faisait figure d'empire avant que ce dernier ne soit contraint de fuir le pays, en mars 2009. Aujourd'hui, elle est déserte. Derrière les murs épais qui la longent, la vie semble s'être figée. Des étables abandonnées s'étalent à perte de vue. Sur le parking, près d'épaves de véhicules, une demi-douzaine de gardiens font le guet.

 

Il y a moins de cinq ans, c'est dans cette immense ferme d'Andranomanelatra, située à une vingtaine de kilomètres d'Antsirabe (au sud d'Antananarivo), le fief de Ravalomanana, qu'était produite la grande majorité des yaourts, des plaquettes de beurre, des glaces et des jus de fruits consommés par les Malgaches. On y comptait alors pas moins de 700 salariés et près de 3 000 têtes de bétail. Mais depuis la chute du boss, le complexe est vide. Tous ont perdu leur gagne-pain quand Ravalomanana s'est exilé en Afrique du Sud et que son tombeur, Andry Rajoelina, a pris les rênes d'un régime de transition qui a laminé le groupe. Selon les gardiens, certains sont partis chercher du travail à Antananarivo, mais la plupart sont restés et attendent, entre espoir et résignation, que la ferme reprenne du service. « On n'a pas touché de salaire depuis près d'un an. Mais on reste là parce qu'un jour, ça va reprendre. » Et parce qu'il reste 221 vaches à nourrir.

 

Les employés de la ferme n'ont jamais cru à la « révolution orange » qui a balayé leur patron, et dans laquelle ils n'ont vu (comme la communauté internationale) qu'un coup d'État. Ils ne se sont donc jamais fait d'illusions. Mais à Tana, ceux qui avaient vu dans la mobilisation contre les abus de Ravalomanana, et dans sa fuite, la renaissance de leur pays, ont bien du mal à cacher leur déception. « Il fallait le faire. Il fallait se débarrasser de Ravalomanana, car c'était un dictateur en puissance, persiste un homme d'affaires et soutien de la première heure de Rajoelina. Mais au bout de quatre ans, je dois admettre que c'est un désastre. »

 

 

Désastre politique et diplomatique

Désastre politique : alors que la transition ne devait pas durer plus de quelques mois (promesse de Rajoelina), elle a entamé, le 17 mars, sa cinquième année, et semble ne jamais devoir en finir, à cause d'une classe politique plus divisée que jamais, comme en témoigne le nombre de candidatures à la présidentielle (41) et l'incapacité de ses deux figures principales, Rajoelina et Ravalomanana, à dépasser leur haine réciproque. Ainsi la date de l'élection, le 8 mai, repoussée au 24 juillet, a-t-elle encore été reculée, en raison du blocage consécutif aux candidatures controversées de Rajoelina, de Lalao Ravalomanana, l'épouse du chef de l'État déchu, et de l'ancien président Didier Ratsiraka.

Désastre diplomatique aussi : boudé par les bailleurs de fonds et exclu des principales organisations internationales, le régime de transition n'a jamais réussi à briser son isolement. Désastre économique et social, enfin. Les données fournies par la Banque mondiale font froid dans le dos. Plus de 92 % de la population (estimée à 21 millions d'habitants) vit avec moins de 2 dollars par jour, soit 10 points de plus qu'en 2008. La crise a entraîné la perte de 6,3 milliards de dollars (4,8 milliards d'euros) et de dizaines de milliers d'emplois, si bien qu'en 2013, le revenu par habitant est retombé au niveau de celui de 2001...

 

« Pour comprendre où nous en sommes, inutile de chercher bien loin, déplore Noro Andriamamonjiarison, la présidente du Groupement des entreprises de Madagascar, principal syndicat patronal du pays. Promenez-vous dans Tana et observez. Toutes les rues sont encombrées par des marchands. Le secteur informel a explosé. » Même les charrettes à bras, dont l'utilisation avait été interdite par Ravalomanana, ont fait leur retour. Selon Noro Andriamamonjiarison, pas un domaine n'échappe au marasme. « Jusqu'à présent, les entreprises ont survécu grâce à leurs réserves. Mais là, on n'en a plus. »

 

 

Au ministère des Finances, on préfère voir le bon côté des choses. Malgré la fin des aides internationales, en 2009, qui représentaient la moitié du budget national, les fonctionnaires sont toujours payés à temps, le déficit budgétaire reste stable, l'inflation a été maîtrisée (6,5 % en 2012, contre 10 % en 2011). Rajoelina a, en outre, mené à terme bon nombre de ses « chantiers présidentiels » : hôpitaux, routes et stades - qui ont toutefois créé la controverse, l'opposition y voyant des réalisations inutiles visant à satisfaire l'ego de leur promoteur. « Il a fallu ajuster les dépenses, explique le secrétaire général du ministère, Vonintsalama Andriambololona. Nous avons réussi grâce à une grande rigueur budgétaire. » Mais tout cela a un coût que les générations futures subiront de plein fouet : la suspension des grands projets structurants. « Nous avons dû grever les dépenses d'investissement, admet le haut fonctionnaire. On ne s'en aperçoit pas tout de suite, mais dans quelques années, on le sentira. » Ce qui fait dire à Pierrot Rajaonarivelo, le ministre des Affaires étrangères, candidat à la présidentielle, que « nous vivons d'illusions ».



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Madagascar : silence, on coule... | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 
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Madagasikara Elections2013 : Expression libre de l'entité Appel de Bagneux sur les financements des campagnes.

Madagasikara Elections2013  : Expression libre de l'entité Appel de Bagneux sur les financements des campagnes. | Akory! | Scoop.it
Erika Cologon Hajaji's insight:


..."l’opacité du financement de la campagne de 2001 de Marc Ravalomanana - et y compris, la victoire politique (électorale ?) qui en a suivi - est à l’origine de beaucoup de maux, de blocages et de fantasmes qui empêchent tout déroulement crédible et fiable d’un exercice électoral aujourd’hui.

D’abord, l’illusion s’est installée dans la tête de toutes les « prétentions ». Illusion qu’il suffisait d’avoir des « financements » pour prétendre accéder à la magistrature suprême au travers des élections. Puisque Marc Ravalomanana aurait battu Didier Ratsiraka grâce à ses « financements » propres... ou pas...
Pourtant sans faire de révélations tonitruantes, quelques menus contrôles suffiraient pour découvrir que les « financements » en question ne viennent pas des « fonds propres » du candidat devenu Président en question. Il suffirait également de regarder les services rendus -une fois qu’il est devenu « chef de l’État » - pour « retour d’investissements » à certains groupes financiers ou industriels extérieurs pour savoir que ces fameux « financements » se sont d’abord faits sur des « deals » payables a postériori sur les richesses publiques du pays.
C’est pour cela que l’état d’esprit avec lequel les candidats abordent cette élection est une question essentielle : comptent-ils seulement faire valoir leur puissance financière pour gagner l’élection ? Ont-ils un projet des équipes et de réels soutiens de conviction ou simplement des clientèles aux avidités et servilités pécuniaires pour faire leur électorat ? Qu’ont-ils comme obligations en retour d’investissement vis-à-vis des puissances financières qui viendraient « les soutenir » ?

Ensuite, l’autre question sous-jacente est l’insuffisance des réquisits et contrôles préalables au dépôt des candidatures.
Insuffisance qui a entraîné notamment cette comédie qui ridiculise l’élection présidentielle, notamment avec cette quarantaine de candidatures dont les deux tiers se concurrencent entre le témoignage inutile et le farfelu honteux. Car, la plupart des justifications de candidature de certains et certaines se fondent justement sur leur éventuelle capacité financière à mener campagne. La campagne électorale se résume ainsi à des successions de « grandes messes » religieuses ou festives et à des déploiements caricaturaux de mobilisations clientélistes rémunérées... Débauches de moyens qui s’opèrent, pendant que l’écrasante majorité de la population est sans abris, sans nourriture et sans aucune sécurité de vie.
Il s’agirait donc de commencer d’abord par limiter, par des voies plus politiques de représentativités préalables et de réelles capacités à exercer les plus hautes fonctions de l’État, le nombre de candidatures dans cette élection de la personnalité qui aura, tout de même, à être le premier personnage de la nation et de l’État. Mais il est vrai que lorsque un « mino fotsinty ihany » puis un "DJ" ont accédé à cette haute fonction sous prétexte qu’ils disposaient de la manne financière pour qu’ils y accèdent, il est difficile de retenir toutes les prétentions putatives (qui ne veut pas dire prostitué pressée...).

Enfin, la véritable réflexion qui devrait être engagée est celle, conjuguée avec la réduction et la sécurisation du nombre des organisations politiques représentatives, des modalités de financements publics et limités des campagnes électorales.
Ces financements publics - contrôlés et limités - permettraient d’éviter les débauches de moyens (et pas seulement de moyens...) qui accompagnent les campagnes électorales, alors que le pays meure de faim.
De même, un contrôle accru de ces dépenses de campagne réduirait les inégalités de traitement des candidats - pourvus de représentativités préalables - durant ces fameuses « propagandes ». Cette réflexion est, en vérité, valable dans les pays développé. Mais elle est d’autant plus cruciale dans les pays aux conditions de vie faméliques comme Madagascar.

La démocratie coûte effectivement chère pour qu’elle soit ; non seulement galvaudée et contestable, mais également qu’elle soit trop excessivement répétitive pour qu’elle puisse garder son caractère solennel et déterminant... mais ceci est un autre débat. Trop d’élections tuent la démocratie...

Appel de Bagneux - facebook

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Une «banque des Brics» pour contrer le FMI

Une «banque des Brics» pour contrer le FMI | Akory! | Scoop.it

Né avant tout de la volonté d'échapper à l'influence des États-Unis et de l'Europe, le groupe des Brics, qui réunit le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, se cherche encore une identité. Pour l'heure, les cinq pays émergents, qui représentent 40 % de la population mondiale et pèsent près d'un quart du PIB de la planète, ont surtout en commun leur insolente croissance. Un socle économique favorable à une plus grande intégration, mais qui reste encore à consolider.

Plus ambitieuse, la volonté de définir une diplomatie commune est carrément une vue de l'esprit, tant les divergences sont grandes au sein des Brics face aux crises politiques internationales. Sans compter le conflit larvé entre l'Inde et la Chine, qui n'ont toujours pas réglé leurs problèmes de frontières.

Il n'empêche, les Brics prennent forme. Et le quatrième sommet des cinq pays émergents qui se tiendra jeudi à New Delhi pourrait déboucher sur quelques décisions concrètes. «Les Brics forment un groupe à caractère unique. Il n'est pas fondé sur la géographie, comme l'Union européenne (UE) ou l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean)», relève Sudhir Vyas, secrétaire aux Affaires économiques du ministère des Affaires étrangères de Delhi. Ajoutant: «Au-delà de leur rôle de moteur de la croissance mondiale, les cinq pays sont unis dans leur volonté de chercher des solutions durables face aux défis mondiaux ; ils en ont les moyens.»

Bien que Pékin et New Delhi aient revu leurs prévisions de croissance à la baisse, les deux capitales affichent des chiffres à faire pâlir d'envie l'Europe et les États-Unis: + 7,5 % d'augmentation du PIB en Chine cette année ; + 6,9 % en Inde. Selon un rapport publié mercredi par Knight Frank & Citi Private Bank, l'Inde pourrait devenir la première puissance économique mondiale en 2050. «La Chine dépassera les États-Unis en 2020, et elle sera dépassée à son tour par l'Inde en 2050», affirment les analystes.

Concurrencer le dollar

Mercredi, à la veille du sommet, les ministres du commerce des Brics ont eu plusieurs séances de travail à New Delhi. «Les conséquences de la crise financière (en Europe) affectent tout le monde. Nous devons travailler tous ensemble pour surmonter le problème», a déclaré le ministre indien du Commerce et de l'Industrie, Anand Sharma. Chen Deming, son homologue chinois, renchérissant: «Il est nécessaire et urgent d'éviter que la crise dans l'Union européenne ne s'envenime.»

L'ordre du jour du sommet des Brics est vaste. Il ne durera que quelques heures, dans une capitale indienne transformée en véritable forteresse. Il y sera question de la sécurité alimentaire, de la santé, mais aussi du casse-tête du nucléaire iranien et de la Syrie. Le point d'orgue en sera toutefois la création d'une «banque des Brics», déjà surnommée «South-South Bank». Le projet, proposé par les Indiens, n'en est qu'à ses balbutiements. Mais l'idée tombe à pic alors que les Brics cherchent à formaliser leur existence en se forgeant des institutions.

La banque des Brics serait notamment appelée à financer des projets d'infrastructures dans les pays en développement. Elle serait aussi un excellent moyen de contourner l'euro et le dollar… au profit de la monnaie chinoise. Ce qui n'est pas pour plaire à tous les membres du groupe. Le Brésil, notamment, se plaint de la sous-évaluation du yuan. «Ce projet de banque montre que les pays émergents tentent de se retirer de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui sont dominés par les Occidentaux», affirme pour sa part John Mashaka, analyste à Wells Fargo Capital Markets.

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La Malaisie devient le premier investisseur asiatique en Afrique devant la Chine et l’Inde

La Malaisie devient le premier investisseur asiatique en Afrique devant la Chine et l’Inde | Akory! | Scoop.it

La Cnuced a révélé hier que la Malaisie (PIB 2011 : 278,6 milliards $, population 29,5 millions) est devenu en 2011 le premier investisseur asiatique en Afrique avec 19,3 milliards $ d’investissement devant la Chine qui totalisait 16 milliards $ et l’Inde 14 milliards $.

En 2011, les Malaisiens, bien que discrets, se classaient au 3eme rang mondial des investisseurs étrangers en Afrique, derrière la France et les Etats-Unis, mais devant la Chine et l'Inde.

Les investissements directs de Kuala Lumpur dans le monde ont ainsi plus que quintuplé ces dix dernières années pour atteindre 106 milliards de dollars à la fin 2011.

Ce rapport présenté en prélude du 5eme sommet des BRICS qui se tient actuellement à Durban (Afrique du Sud) a aussi indiqué que les investissements directs étrangers vers les 5 principaux pays émergents ont atteint 263 milliards $ soit 20% du total des investissements directs mondiaux contre 6% il y a 10 ans.

« Au cours de ces dix dernières, les BRICS ont émergé comme des acteurs majeurs de l'investissement mondial », a expliqué James Zhan, directeur de la division de l'investissement à la CNUCED. Quant aux pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), ils ont investit 126 milliards $ à l’étranger dont 29 milliards $ dans les pays du sud.

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Madagascar plongée à Mitoho la Grotte Mystère

Reportage TV émission Zone Australe ( Antenne Réunion ): Plongée dans une grotte sous marine en eau douce dans la région d'Anakao avec le club Atlantis.

Via Francis Le Guen
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Thomas Delblond's comment, March 27, 2013 2:19 AM
Madagascar un île à aimer.