Ainsi va le monde actuel
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Savoir pour agir et faire les bons choix : "Le monde est assez grand pour tous, mais il sera toujours trop petit, pour satisfaire l'avidité de quelques uns." - Gandhi.
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La hausse du niveau de la mer bien plus importante que prévu

La hausse du niveau de la mer bien plus importante que prévu | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Les chercheurs prévoient une hausse allant de 8 à 23 cm d’ici 2030. Avec de graves conséquences climatiques.

 

L’élévation du niveau de la mer due au réchauffement climatique pourrait se révéler deux à trois fois plus importante que prévu au cours de ce siècle, indique une étude publiée vendredi par le Conseil national de la recherche américain.

Les experts se sont penchés sur des estimations des Nations unies et les ont mises à jour avec de nouvelles données concernant l’état de la calotte glaciaire, dont la fonte serait responsable de l’accélération de la montée du niveau des océans.

 

Dans leur étude, les chercheurs prévoient une montée des eaux tout autour du globe allant de 8 à 23 cm d’ici 2030, par rapport au niveau de 2000, de 18 à 48 cm d’ici 2050, et de 50 cm à 1,40 m d’ici 2100.

Cette dernière estimation est nettement plus grande que celle avancée par le Groupe d’experts des Nations unies sur l’évolution du climat (Giec) dans leur rapport de 2007. A l’époque, le Giec avait tablé sur une hausse de 18 à 59 cm d’ici la fin du XXIe siècle.

 

« Avec la montée du niveau des océans, on s’attend à une multiplication des tempêtes de puissance extrême et de plus longue durée, ainsi qu’à des vagues plus grandes, ce qui accroît le risque d’innondation, d’érosion côtière et de perte de zones marécageuses », soulignent Robert Dalrymple, président du comité d’experts, et Willard Hackerman, professeur d’ingénierie civile à l’Université Johns Hopkins (Maryland, est), co-auteurs de cette étude.

La Californie devrait être particulièrement affectée par la montée du niveau de l’océan Pacifique en raison notamment d’une forte érosion. Sur la côte, au sud de Cap Mendocino (nord de l’Etat), l’océan devrait ainsi gagner de 42 cm à 1,67 m d’ici 2100. En revanche, le reste de la côte Ouest devrait voir une augmentation moindre, avec un gain prévu entre 10 cm et 1,43 m, indiquent les experts.

Dans cette région, qui englobe l’extrême-nord de la Californie et les Etats de l’Oregon et de Washington, le sol s’élève sous l’effet de la tectonique des plaques.

Mais un séisme de magnitude 8 ou davantage pourrait provoquer une montée soudaine d’un mètre voire plus dans cette région, sujette à de fréquents tremblements de terre.

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Notre Poison quotidien (full-length)

Question : "Comment les produits chimiques qui contaminent notre chaîne alimentaire sont-ils testés, évalués, puis réglementés ?"

 

Notre Poison Quotidien est une grande enquête de Marie-Monique Robin (Le monde selon Monsanto) qui démontre de manière implacable comment l'industrie chimique empoisonne nos assiettes.


Via Shabba
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Autriche - Levée de bouclier d'agriculteurs bio contre une réglementation européenne

Des agriculteurs bio autrichiens ont dénoncé samedi dans le quotidien Krone Zeitung une réglementation européenne sur les semences proposée le 6 mai et qui menacerait, selon eux, l'existence de nombreuses fermes biologiques.


« Il va y avoir une dépendance aux géants de l'agriculture. Les entreprises multinationales vont disposer des seules sortes de produits admis », s'est inquiété Erich Stekovics, pionnier en matière d'agriculture biologique en Autriche.

 

D'après lui, son entreprise pourrait être menacée de fermeture en raison de la nouvelle réglementation. Elle pourrait lui coûter au total plus de trois millions d'euros pour ses 3.000 anciennes sortes de semences, ce qui l'amènerait à sa perte.

 

Les agriculteurs dénoncent le fait que leurs entreprises agricoles ne pourront plus avoir plus de 10 salariés pour bénéficier d'un régime dérogatoire, leurs produits ne pouvant être commercialisés que dans leur ferme et non plus en grande surface ou dans des épiceries haut de gamme.

 

Des centaines de sortes de produits pourraient ainsi disparaître des rayons des magasins d'alimentation et des paniers des consommateurs.

Le ministre autrichien de l'Agriculture, Nikolaus Berlakovich, déjà critiqué pour son refus initial d'interdire les produits phytosanitaires tueurs d'abeilles, est la cible des critiques, pour s'être montré « satisfait » de la nouvelle réglementation.

 

Le patron de la chaîne de distribution autrichienne Spar, Gerhard Drexel, cité par Krone Zeitung, « demande au ministre Berlakovich et à tous les députés européens de défendre les intérêts des consommateurs, au lieu de ceux des multinationales de semences et des groupes chimiques ».

 

Le 6 mai, la Commission européenne a proposé de simplifier les règles de commercialisation des semences, afin de garantir la productivité et la diversité de la production végétale de l'Union européenne, ambition fortement mise en doute par les défenseurs d'une variété semencière accrue.


Sylvain Rotillon's curator insight, May 20, 4:08 AM

En agissant ainsi en faveur de l'uniformisation des semences, on fragilise les plantes ce qui devrait rendre plus dépendants encore des phytosanitaires. 

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La majorité des produits dangereux importés dans l'UE originaires de Chine

La majorité des produits dangereux importés dans l'UE originaires de Chine | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

La majorité des jouets et vêtements dangereux bloqués dans l'Union européenne proviennent de Chine et le nombre de signalements a progressé de 4% en 2012 en dépit des promesses de coopération de Pékin, a déploré jeudi la Commission européenne.


Composants chimiques interdits car cancérigènes, vêtements avec des liens étrangleurs, produits électroniques défectueux : 2.278 produits ont fait l'objet d'une alerte dans l'UE en 2012 et plus d'un sur deux (58%) provenait de Chine, révèle le rapport annuel de RAPEX, le système d'alerte rapide de l'UE pour les produits dangereux non alimentaires.


"La Chine est l'un des premiers exportateurs vers l'UE", a rappelé Tonio Borg, le commissaire en charge de la sécurité des consommateurs, en soulignant que la plupart des produits venant de Chine sont sûrs.
"93% des jouets importés dans l'UE proviennent de Chine, Hong Kong incluse", a-t-il précisé. Sur les 2.278 produits jugés dangereux et retirés dumarché l'an dernier, 19% étaient des jouets, 34% des vêtements et 11% des produits électroniques, indique le rapport. "La majorité des jouets fabriqués en Chine sont bons, sinon ils ne seraient pas importés dans l'UE", a plaidé Tonio Borg.
Les réglementations en vigueur dans l'UE sont très strictes et la plupart des notifications sont signalées lors des contrôles douaniers. La moitié (56%) des notifications en 2012 émanent de cinq pays: Hongrie, Bulgarie, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni. "Certains pays sont plus vigilants dans l'application des réglementations", a commenté M. Borg.
Traçabilité
L'un des jouets dangereux montré par le commissaire était un petit ours roux vêtu d'un costume de secouriste. "Ce n'est pas l'ourson qui est dangereux, mais son costume, car il contient des composants chimiques dangereux", a-t-il expliqué.
Le commissaire a fait valoir une "très très bonne coopération avec les autorités chinoises" pour lutter contre la fabrication de produits dangereux. Mais il a reconnu que le nombre de notifications concernant des produits chinois a augmenté de 4% entre 2011 et 2012 pour revenir à 58%, soit "le niveau de 2010".
Il n'a pas été en mesure de préciser quelles actions étaient envisagées par la Commission pour renverser cette tendance. Mais la Chine ne bénéficiera pas d'un traitement de faveur, a-t-il assuré. "Aucune considération politique n'entre en ligne de compte en matière de sécurité", a-t-il affirmé.
L'Union européenne a un second problème: 11% des produits signalés comme dangereux étaient "d'origine inconnue" contre 8% en 2012, a indiqué M. Borg. Une réglementation sur l'étiquetage comportant le pays d'origine est en voie d'adoption dans l'UE . "La traçabilité va permettre de savoir d'où viennent les produits peu sûrs", a-t-il assuré. 


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Kokopelli condamnée : biodiversité, la fin des illusions - eco-SAPIENS

Kokopelli condamnée : biodiversité, la fin des illusions - eco-SAPIENS | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
L'association Kokopelli qui oeuvre depuis des années pour la libération des semences anciennes propose légitimement mais illégalement des graines traditionnelles.
Malgré le soutien de scientifiques, de parlementaires et de citoyens, elle doit payer une amende aux semenciers privés. 

Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée : 
12 000 € pour le grainetier Baumaux 
23 000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

 

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun. C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

 

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800 000 € augmenté de 10 000 € et recevra pour ses frais 2 000 €. L’état français recevra 17 500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5 000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. 

Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

 

SAUVER LA BIODIVERSITÉ ?

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2 500 variétés en risque de disparition ?

Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ?

Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

 

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie.

 

Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d’éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

 

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : l'état français nous a fait échouer.

 

Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

 

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs.

 

Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible !

Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

 

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence.

Si l’agriculture productiviste que protège le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ?

[...]

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment. Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Kokopelli 15/05/13  
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Les semences de légumes et céréales en danger

Les semences de légumes et céréales en danger | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Les semences de fleurs, légumes et céréales en vente à la foire sont bio, produites par des petits producteurs qui, avec des associations, luttent contre la main-mise de l’agrochimie sur le vivant.

 

En moins de 50 ans, 60 % des semences cultivées sur la planète ont disparu. Supplantées par les semences hybrides F1 et OGM commercialisées par neuf multinationales qui contrôlent 90 % du marché mondial de la semence.

« Une menace pour l’autonomie alimentaire des peuples, pour la souveraineté alimentaire des États » , avertissent les derniers petits producteurs de semences et les associations qui militent pour que soit préservé le droit de semer des semences de variétés anciennes et modernes libres de droits et reproductibles.

 

2 200 variétés potagères

Car les semences F1 ne sont pas reproductibles et les OGM sont brevetées : l’agriculteur qui en ressème s’expose à des poursuites juridiques.

Conséquence : les paysans, qui avaient toujours ressemé leurs propres semences et les échangeaient avec d’autres, sont obligés de racheter chaque année un nouveau stock. Ils deviennent dépendants des firmes. Si par malheur ils n’ont plus de quoi payer leurs semences, ils ne peuvent plus cultiver, ni manger.

Autre conséquence : la disparition des variétés peu productives, peu connues, mais adaptées à un terroir, à un climat, et résistantes au changement climatique.

 

Quelques visionnaires ont entrepris de collectionner les semences fermières et paysannes, et de les reproduire pour les sauver de l’extinction.

Parmi eux, Dominique Guillet, le président de Kokopelli. Cette association maintient une collection de 2 200 variétés de semences potagères, céréalières, médicinales, condimentaires et ornementales. Elle en propose plusieurs centaines à la Foire éco bio.

Des semences certifiées bio, de variétés anciennes ou modernes. Les jardiniers motivés peuvent aussi s’engager à « adopter » parmi quelques centaines de variétés en voie d’extinction des semences pour les reproduire dans leur jardin et les donner à des paysans de pays pauvres.

« Le point de départ de mon assiette, c’est la semence » , souligne Jocelyn Moulin, trésorier de Kokopelli et infatigable militant de « la libération de la semence et de l’humus ».

Puisque produire des semences ne s’improvise pas, Kokopelli diffuse un manuel de production de semences pour le jardin familial. Un ouvrage de 260 pages qui en est à sa 11e édition et qui fait référence.

 

Poursuivie en justice par le semencier Baumaux, Kokopelli refuse de se plier aux procédures d’inscription au catalogue des semences : « Cela coûte jusqu’à 1 500 € pour une seule variété », dit Jocelyn Moulin en rébellion contre les législateurs français et européens qui « se laissent dicter les lois par les industriels ». Kokopelli ne veut plus négocier : « Ça ne mène à rien. Tout dans le vivant, tout dans les champs, rien dans les catalogues. Avec la participation des jardiniers et jardinières. »

 

Blés et maïs en Alsace

Autre association, autre méthode, pour poursuivre le même but : le Réseau semences paysannes, créé il y a dix ans et qui fédère 69 organisations en France, dont l’association alsacienne Kerna ùn Sohma (graines et semences). « Nous ne voulons pas être dans l’illégalité, mais obtenir la protection des petits producteurs et ne pas être taxés quand on sème notre propre récolte » , dit Anne Wanner, animatrice de cette association créée il y a deux ans.

 

Kerna ùn Sohma rassemble des jardiniers, meuniers, boulangers, consommateurs et, surtout, 35 agriculteurs qui conservent une centaine de variétés de blés comme le rouge d’Alsace et d’épeautres. Ils en multiplient une demi-douzaine.

Certains commencent cette année à conserver des maïs population, variétés anciennes du Sud-Ouest : « La difficulté en Alsace, c’est de trouver des parcelles éloignées des cultures de maïs conventionnel pour éviter l’hybridation » , regrette Anne Wanner.

 

Kerna ùn Sohma envisage d’ouvrir une Maison des semences, comme il en existe déjà plusieurs en France, pour y promouvoir la défense de la biodiversité cultivée et les savoir-faire, l’échange des pratiques paysannes de production et d’échange de semences et de plants.

Pour que tous ceux qui le souhaitent puissent sortir de la dépendance de l’industrie agrochimique et agroalimentaire pour se nourrir.

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26 éléphants massacrés dans une réserve classée au patrimoine mondial

26 éléphants massacrés dans une réserve classée au patrimoine mondial | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Au moins 26 éléphants ont été massacrés lundi par des braconniers dans le site classé au patrimoine mondial de l'humanité de Dzanga Bai, au sud-ouest de la Centrafrique, selon un communiqué du WWF vendredi.


"Au moins 26 éléphants ont été massacrés (...) après l'entrée de 17 individus armés de kalachnikov dans cette réserve unique d'éléphants", rapporte l'ONG. Les braconniers "se sont présentés comme faisant partie des forces du gouvernement de transition (Séléka)", au pouvoir depuis six semaines, ajoute l'ONG. 

Mardi, le WWF avait déjà alerté les médias de la présence de ces braconniers dans le parc, appelant "la communauté internationale à aider à rétablir la paix et l'ordre en République centrafricaine qui a été secoué par la violence et le chaos depuis le début de l'année" et à aider "à préserver ce site unique du patrimoine mondial". 

L'Afrique centrale est régulièrement frappée par des opérations de braconnage. En février 2012, au moins 300 éléphants ont été tués pour leur ivoire dans le parc national de Bouba N'Djidda (nord du Cameroun).

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Les abeilles sont tombées comme les mouches aux Etats-Unis

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Cet hiver, près d'un tiers des colonies ont été décimées dans le pays, pour une raison inconnue.

 

Près d’un tiers des colonies d’abeilles aux Etats-Unis ont été décimées au cours de l’hiver 2012/2013, une surmortalité aussi préoccupante pour la pollinisation des plantes à fleurs qu’inexpliquée, selon les experts.

 

Publiée quelques jours après un rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA) et de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) qui pointaient déjà la disparition croissante de la population d’abeilles aux Etats-Unis, une étude a confirmé mardi les inquiétudes des experts.

Selon cette enquête, menée par l’USDA et des associations professionnelles, les colonies d’abeilles ont décliné de 31,1% durant l’hiver dernier. C’est 42% de plus que l’hiver précédent, lorsque 21,9% d’entre elles avaient disparu.

 

Chaque année depuis 2007, les autorités américaines et les associations AIA (Apiary Inspectors of America) et Bee Informed Partnership interrogent à deux reprises un large échantillon d’apiculteurs sur leur élevage d’abeilles. «C’est une question simple que l’on pose dans l’ensemble du pays en octobre puis en avril, pour voir combien de colonies ont survécu à l’hiver», détaille Jeffery Pettis, qui dirige le service de recherches agricoles de l’USDA.

 

Quelque 6.200  producteurs, représentant 22,9% de la production totale du pays de 2,62  millions de colonies, ont répondu cette année. Or, «70% d’entre eux ont fait état de disparitions plus importantes»cette fois, selon l’étude. «Nous ne menions pas d’enquête comme celle-ci auparavant mais d’après notre expérience et nos contacts avec les producteurs il ressortait qu’en général les pertes se situaient entre 10% et 20%», indique Jeffery Pettis.

 

Désormais, et sans que les experts s’accordent sur un facteur déterminant, quelque 30,5% en moyenne des colonies d’abeilles meurent chaque année depuis l’hiver 2006/2007.

 

«Les abeilles ne peuvent pas attendre»

«C’est alarmant, à la fois pour les apiculteurs et pour répondre à nos besoins de pollinisation», poursuit-il. «Les prix pour polliniser les cultures ont plus que doublé, le prix des abeilles est en nette augmentation, mais si on ne peut pas en fournir, les récoltes vont en pâtir, se réduire et faire monter les prix de la nourriture, affectant au final notre nutrition et la chaîne alimentaire».


La Californie, l’Etat le plus gourmand en abeilles, est le plus touché par ces pertes. Pour sa seule production d’amandes, cet Etat de l’ouest des Etats-Unis a besoin de 1,5 et 1,7 millions de colonies, soit 60% des abeilles élevées dans le pays.

Une nouvelle perte de 30% serait un désastre pour la culture d’amandes, prévoit l’USDA.

 

Outre l’action des parasites, de maladies et de facteurs génétiques, l’exposition aux pesticides et une mauvaise nutrition liée à la disparition progressive de la faune sauvage, ont contribué à cette hécatombe.

Mais, pour la première fois cet hiver, «il semble qu’un stress dû à la migration» des productions d’abeilles pour répondre à la demande de l’ensemble du territoire américain «ait été un facteur important», selon M. Pettis.

 

D’autre part, l’hiver particulièrement rigoureux, froid et sec, connu par les Etats-Unis ces derniers mois, notamment dans les grandes régions productrices d’abeilles du Nord, comme le Dakota du Nord et du Sud et l’Etat de New York, aurait pu jouer un rôle, selon les experts.

 

Quoiqu’il en soit, pour l’antenne américaine du réseau PAN (Pesticide Action Network), il est temps d’agir: «Les abeilles ne peuvent pas attendre. L’Europe a engagé des actions courageuses» en interdisant trois pesticides tueurs d’abeilles fin avril, «les Etats-Unis doivent s’élever également pour protéger les abeilles».

Le chercheur de l’USDA a indiqué qu’il prévoyait de rencontrer ses homologues européens en Italie le mois prochain pour faire le point sur la situation.

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Plateau des Guyanes, le second poumon de la planète est menacé

Plateau des Guyanes, le second poumon de la planète est menacé | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Abritant 25 % des forêts tropicales de la planète encore intactes, le bouclier guyanais constitue l’un des derniers remparts contre le réchauffement climatique et l'effondrement de la biodiversité.

 

Une « seconde Amazonie », que l’ONU tente de préserver en encourageant une coopération entre les pays de cette écorégion méconnue.

 

La faible présence de l’État encourage les activités illégales

Si l’Amazonie est le poumon gauche de la planète, le bouclier guyanais est le droit, estiment les scientifiques. Couvrant une zone de 270 millions d’hectares répartis sur six pays (Colombie, Venezuela, Brésil, Guyana, Guyane française et Suriname), ce territoire naturel comprend également un vaste réseau hydrographique. Serpentant des savanes à la jungle, ces cours d’eau débouchent dans l’immense fleuve Orénoque et représentent environ 15 % des réserves mondiales d’eau douce.

 

Difficile d’accès, la région a jusqu’à présent été relativement épargnée par la main de l’homme et le tourisme de masse. Mais aujourd’hui, la faible présence de l’État facilite le développement incontrôlé d’activités potentiellement destructrices, comme l’extraction minière.

Car la biodiversité n’est pas l’unique trésor du bouclier guyanais. Son sous-sol abrite également d’importantes réserves d’or, de tungstène, de coltan ou encore d’hydrocarbures, et l’exploitation illégale de ces richesses conduit souvent à des catastrophes écologiques.

 

 

Encore trop peu de retombées économiques pour les populations locales

Pour garantir la protection des écosystèmes les plus fragiles et des populations locales, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a lancé l’Initiative du Bouclier Guyanais (GSI : Guiana Shield Initiative). Ce programme de sensibilisation encourage les pays de la région à plus de coopération aux niveaux juridique, institutionnel et financier, afin de créer un cadre susceptible pour mieux réguler les activités menaçant l’environnement.

 

L’objectif est également de garantir une juste rétribution des populations autochtones. Sur le territoire colombien, le Bouclier guyanais est habité par plus de 12 000 Indiens, appartenant aux ethnies Piaroa, Puinave, Sikuani, Curripaco et Cubeo.

 

Pour Patrick Chesney, coordinateur général du GSI, il est indispensable de parvenir à un équilibre entre préservation et exploitation durable des ressources, afin de ne pas freiner le développement de la région.

 

 

L’Amazonie a volé la vedette au Bouclier guyanais

La création de projets de production alternatifs pourrait également mettre un frein à la déforestation. Pour cultiver les arbres fruitiers, le manioc et les divers aliments qui constituent la base de leur alimentation, les populations autochtones ont généralement recours au brûlis, afin d’enrichir les sols, sablonneux et peu fertiles.

 

Afin d’inciter les pays de la région d’agir en faveur du Bouclier guyanais, le PNUD travaille en collaboration avec l’Organisation du Traité de coopération amazonienne (OTCA) et bénéficie déjà du soutien de cinq des six pays concernés (reste à convaincre le Venezuela).

 

Selon Patrick Chesney, les plateaux guyanais n’ont pas reçu jusqu’à présent l’attention qu’ils méritaient :

« L’Amazonie leur a volé la vedette. […] Pourtant, les ressources hydriques, les paysages et la variété de faune et de flore endémiques concentrées dans cette région la rendent tout aussi importante. Tout est dû à un manque d’information et il est urgent de commencer la préservation. »

 

 

 

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Vietnam : cinquante ans après, toujours l'agent orange

Vietnam : cinquante ans après, toujours l'agent orange | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Pour les questions de santé publique, mieux vaut ne pas être victime de guerre. C'est vraiment l'impression qui se dégage quand je relis les publications sur l'utilisation de « l'agent orange » au Vietnam, par l'armée US, entre 1961 et 1971.

 

Pour les questions de santé publique, mieux vaut ne pas être victime de guerre. C'est vraiment l'impression qui se dégage quand je relis les publications sur l'utilisation de « l'agent orange » au Vietnam, par l'armée US, entre 1961 et 1971. Un débat relancé par l'engagement des travaux de décontamination sur l'aéroport de Danang... plus de cinquant ans plus tard. 

L'agent orange, c'est un défoliant chimique, chargé de dioxine, mis au point par les grandes firmes de la chimie, Monsanto et Dow Chemical en tête, et utilisé par l'armée étasunienne pendant la guerre du Vietnam, avec le feu vert de J.F. Kennedy, le grand ami des civilisations. 

Le but était aussi simple que brutal : dégager la végétation dans les zones tenues par les patriotes vietnamiens. Les autorités s'accordent sur le chiffre de 80 millions de litres déversés durant dix ans, mais c'est sans doute bien plus. Les chiffres sont impressionnants : ont été atteints 20% des forêts, soit trois millions d'hectares, dont 400 000 hectares de terres agricoles. 30 000 villages ont été contaminés, avec des concentrations en substances toxiques de 20 à 60 fois la dose normale utilisée dans le pesticide... La Food and Drug Administrationn'a interdit le produit, du fait de ses dangers pour la santé, qu'en avril 1970. 

Depuis 1961, le nombre des personnes victimes est de trois millions. Le Monde vient de publier un reportage montrant que les effets se font ressentir à long terme. Les parents ont été exposés, mais ce sont les enfants, nés bien après la guerre, qui subissent les ravages : malformations graves, leucémies, cancers, atteintes cardio-pumonaires, ravages dermatologiques... Parfois de troisième génération. 

Voici, parmi bien d'autres, l'histoire de Nguyen Van Dung, 43 ans, et sa femme, Luu Thi Thu, 41 ans, qui vivent près de Danang, zone particulièrement contaminée, qui était le grand aéroport militaire US pendant la guerre. 

Depuis des années, l'homme travaille comme égoutier aux abords des pistes de l'aéroport de Danang. Tout près de l'endroit où furent longtemps stockés les fûts orange. Il a eu une première fille en 1995. Parfaitement normale. Un an plus tard, il est embauché à l'aéroport. Sa deuxième fille naît en 2000. Atteinte d'une leucémie, elle meurt à l'âge de 7 ans. 

En 2006, Luu attend son troisième enfant. C'est un fils, Twan Tu. L'enfant est un garçonnet au front démesurément bombé, aux grands yeux d'aveugle, gémissant, incapable de se mouvoir, poussant de petits cris, l'oreille collée à la sonnerie d'un téléphone portable qu'il écoute inlassablement. 

Twan Tu est atteint d'une maladie rare, une ostéogenèse imparfaite, plus connue sous le nom de « maladie des os de verre », qui se caractérise par une extrême fragilité osseuse. « Les médecins disent qu'il n'a plus que trois mois à vivre », glisse Dung. Il ajoute : « Quand ma première fille est morte, j'ai cru que c'était le hasard. Mais quand mon fils est né dans cet état, j'ai compris que ce n'était pas normal. En 1996, quand j'ai commencé à travailler à l'aéroport, on ne savait pas que cette zone était dangereuse. » 

Alors, responsabilité évidente avec obligation de décontamination et d'indemnisation des victimes ? Des prunes ! Les standards de santé publique, ce n'est pas pour tout le monde. 


Les procès intentés devant les juridictions US se sont révélés être des échecs. Les actions judiciaires les plus efficaces ont été conduites par des soldats US, eux aussi victimes, et comme la procédure tournait au détriment des firmes, un protocole d'indemnisation a été mise en place en 1984. 

En 2005, la justice US a rejeté les recours engagés par des associations de victimes vietnamiennes au motif que l'agent orange, au moment où il a été utilisé, était un herbicide et non un poison... et que la preuve scientifique des contaminations n'était pas rapportée ! 


Vis-à-vis du Vietnam, les Etats-Unis veulent bien faire quelque chose, mais sans reconnaissance de responsabilité, et d'une ampleur minimale. C'est seulement l'an dernier qu'a été votée la première loi prévoyant un programme de décontamination... uniquement du site de l'aéroport de Danang, où les concentrations sont démesurées. Un programme évalué entre 30 et 40 millions de dollars. Une goutte d'eau... 

C'est assez désespérant.

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"De Tchernobyl à Fukushima, les effets de la radioactivité" Pr André Aurengo

André Aurengo est un médecin nucléaire français, professeur des universités — praticien des hôpitaux en biophysique à l'université Pierre-et-Marie-Curie et c...

Via Etienne Servant
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Pour soutenir la recherche et le développement, les agriculteurs doivent verser des « droits d’auteurs » aux semenciers

Pour soutenir la recherche et le développement, les agriculteurs doivent verser des « droits d’auteurs » aux semenciers | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Il était beau le temps où les agriculteurs utilisaient librement les graines (aussi appelées semences de fermes).

Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un lointain souvenir depuis que l’Assemblée Nationale a voté la loi COV (Certificat d’Obtention Végétale) le 28 novembre 2011.

Les agriculteurs qui sélectionnent dans leur propre récolte des graines pour les réutiliser l’année suivante sont maintenant obligés de payer des royalties aux semenciers.

Officiellement mise en place pour financer la recherche faites par les semenciers, cette loi provoque un réel débat entre les agriculteurs et les semenciers.

 

Le saviez-vous ? Nos délicieuses pommes de terre que l’on retrouve dans tous nos supermarchés ne sont pas, à la base, le fruit de nos agriculteurs. Si ce sont bel et bien eux qu’ils les cultivent, c’est une autre profession qui est à l’origine de ce produit : les semenciers.

 

Ces derniers développent, produisent et vendent des graines afin que les agriculteurs les sèment et entretiennent ainsi leurs cultures.

La production de graines est un secteur largement dominé par de grandes multinationales.

Deuxième marché mondial en matière de semences, le chiffre d’affaire annuel français s’élève à 2,4 milliards d’euros.

Le marché est donc porteur.

Pour le développer encore plus, la recherche faîtes dans la création de nouvelles espèces de semences est abondante. Mais un problème apparait rapidement : cette recherche est coûteuse et très longue (le développement d’une nouvelle variété nécessiterait une dizaine d’année), il faut donc trouver de l’aide pour la financer.

Les semenciers assumant seul l’investissement, demandent un coup de pouce de la part des agriculteurs, principaux utilisateurs de ces semences de fermes. La solution est donc toute trouvée par l’état : les agriculteurs seront taxés lorsqu’ils réutiliseront les semences pour leurs propres récoltes.

 

En théorie, les graines étaient depuis longtemps protégées par le COV, les ressemer étaient jusqu’alors interdit. Pourtant en pratique, l’usage était largement toléré.

Pour limiter cette utilisation, une taxe, légalisant la resemence, avait déjà été instaurée en 2001 mais ne concernait qu’une seule graine : le blé tendre.

La nouvelle loi étend cette taxe à vingtaine-et-une autre espèces.

Pour les semenciers, cette contribution représente un réel retour sur investissement.

Bien trop d’abus auraient été pratiqué par les agriculteurs au fil des années.

 

Réel travail de recherche et de développement, les semenciers assimilent leur demande à des « droits d’auteur » apposés sur leurs créations végétales.

Du côté des agriculteurs, l’avis n’est pas le même.

La loi serait au seul profit des semenciers. La profession de semenciers étant dominée par des multinationales, les agriculteurs se sentent dépouillés de leurs revenues dans le seul but de financer des entreprises ayant bien plus de moyens qu’eux.

 

La solution pour les agriculteurs serait donc de racheter de nouvelles semences chaque année.

Mais voilà, au fil du temps la réutilisation des graines déjà semées améliorent la vigueur des cultures et s’adaptent bien mieux aux terres des agriculteurs que les nouvelles graines industrielles, pourtant plus productives. Le problème reste donc d’actualité.

 

Lors de sa campagne électorale, François Hollande avait promis d’abroger ce texte divisant le mode agricole.

En attendant la réalisation de sa promesse, les agriculteurs se mobilisent et luttent acharnement contre l’application de cette loi.

Concrètement, la question posée est celle du financement de la recherche : doit-il être diversifié ?

Les agriculteurs doivent-il être les seuls à payer ? Comment ne pas les endetter tout en continuant à financer les semenciers ? Des questions difficiles à résoudre et qui soulève la colère des deux parties. 

 

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Des chercheurs veulent créer des vaches transgéniques sans cornes

Des chercheurs veulent créer des vaches transgéniques sans cornes | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Des scientifiques cherchent à créer des vaches génétiquement modifiées qui ne posséderaient pas de cornes

 

L’objectif, réduire les risques de blessures qu’encourent les fermiers, promeneurs et autres et éviter la torture des veaux auxquels on retire les cornes. Alors que des scientifiques uruguayens viennent d'annoncer la naissance de moutons phosphorescents, la création d'animaux transgéniques semblent inspirer de plus en plus. Pour preuve, la dernière idée dévoilée par des généticiens britanniques et américains : ceux-ci veulent créer des vaches qui seraient dépourvues de cornes.

Pour cela, les chercheurs ont commencé à tester différentes manipulations génétiques sur des vaches laitières britanniques.

Ils essaient notamment d’introduire dans le génome de ces vaches des séquences ADN provenant d’autres races bovines celles-ci dépourvues de cornes, de façon à ce que les vaches OGM conservent toutes leurs caractéristiques, les cornes exceptées.

Le but : empêcher que ces appendices ne poussent normalement.

 

Ce nouveau projet est en réalité basé sur de précédentes recherches réalisées par des scientifiques de l'Institut Roslin, près d'Edimbourg.

Ces derniers ont expérimenté une nouvelle technique qui permet de réaliser des changements précis au niveau de l'ADN et avec laquelle ils ont réussi à donner naissance à des cochons résistants à certaines maladies. 

 

Des millions de cellules pour créer des vaches sans cornes

Désormais, ces chercheurs travaillent donc en collaboration avec Scott Fahrenkrug, professeur de l'université de Minnesota afin d'utiliser la même technique sur des vaches.

Au cours des travaux, ils ont utilisé un petit fragment d'ADN issu de la race bovine Angus et connu pour supprimer la croissance des cornes. Puis ils l'ont inséré dans les cellules prises à un taureau Holstein prénommé Randy. "Nous avons déjà obtenu des millions de cellules modifiées.

Prochainement, nous utiliserons la technologie du clonage pour transformer ces cellules en 40 embryons et les implanter dans l'utérus de mères de substitution, au cours des prochaines semaines", a expliqué Fahrenkrug cité par le Telegraph.

 

Chaque animal cloné sera ainsi un clone de Randy mais sans les cornes, et sa descendance devrait également ne pas en posséder, si tout fonctionne correctement, d'après les chercheurs. Si ces derniers cherchent à transformer ces vaches, c’est pour éviter que des accidents ne surviennent.

En effet, les bovins appartiennent aux espèces de bétail les plus dangereuses et il n'est pas rare que des éleveurs se voient attaquer par leurs bêtes et leurs cornes.

En 2010-2011, 91 fermiers ont été blessés et cinq sont morts au Royaume-Uni, d'après la Health and Safety Executive. Quelque 17 autre personnes ont également été sévèrement touchées et deux autres sont mortes.

 

Pas de cornes pour éviter les souffrances ? Pour éviter ce genre d'incident, les fermiers ont normalement recours à une technique plus que sujette à controverse : ils brûlent les cornes qui commencent à apparaitre chez les veaux. Si cette opération est le plus souvent réalisée sous anesthésie, elle est, comme on peut l'imaginer, loin d'être sans douleur pour les jeunes bovins.

D'où l'idée de faire naitre des vaches sans cornes. Cité par le Telegraph, Mansel Raymond, président de l’Union britannique des fermiers estime qu'"il serait très positif de créer des vaches sans cornes. Cela nous permettrait d’économiser beaucoup de temps et éviterait de nombreuses douleurs aux veaux. Tout le monde y gagne".

 

D'après Fahrenkrug et ses collègues, ceci pourrait constituer le changement le plus rapide et le plus important jamais permis par la science dans l'élevage de bétail. Néanmoins, reste à savoir si les vaches créées seront réellement identiques aux vaches normales. 

 

Par le passé, des fermiers ont déjà réussi à faire naitre des vaches sans cornes à partir de certaines races mais cette transformation a très souvent également altéré leur faculté à produire du lait. Des vaches identiques ? D'après Bruce Whitelaw, professeur à l'Institut Roslin, les techniques modernes sont bien plus subtiles que ce qui a déjà été utilisées par le passé. "Nous pouvons analyser le génome d’un animal, de trouver le gène qui se trouve derrière une caractéristique donnée et ainsi de le modifier en laissant l’ensemble de ses autres caractéristiques intacte", a précisé le spécialiste.

 

La possibilité d'empêcher des animaux de tomber malade ou d'augmenter leur bien-être pourrait alors changer le débat sur les organismes génétiquement modifiés, ont estimé les chercheurs.  

 

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Greenpeace dénonce les mauvaises pratiques d’une entreprise engagée dans l’huile de palme responsable

Greenpeace dénonce les mauvaises pratiques d’une entreprise engagée dans l’huile de palme responsable | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

L’entreprise Duta Palma a illégalement déforesté des parcelles boisées aux limites de ses concessions en Indonésie, pour y établir des plantations de palmiers à huile, rapporte Greenpeace dans un rapport intitulé Dirty Business.


Or, Duta Palma est membre de la RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil ou table ronde sur l’huile de palme durable) qui rassemble des acteurs du secteur de l’huile de palme avec pour objectif de fixer un standard de durabilité pour ce produit souvent incriminé dans la déforestation en Asie.


Le gouvernement indonésien n’avait délivré aucune autorisation à l’entreprise qui a empiété non seulement sur des tourbières et sur l’habitat de tigres mais aussi sur des régions soumises à un moratoire sur la déforestation.

« Duta Pama est l’exemple typique qui prouve que la RSPO doit urgemment renforcer ses standards et les contrôles. Sans cela, avec d’autres cas comme celui de Duta Palmar, la RSPO risque vite d’être perçue comme un tigre de papier,» estime Wirendro Sumargo en charge du dossier de l’'huile de palme dans le sud-est asiatique pour Greenpeace.

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Environ 10 % du miel contrôlé en France est frauduleux

Environ 10 % du miel contrôlé en France est frauduleux | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Le miel importé de Chine, premier producteur au monde, et d’Europe de l’Est est mis en cause. 

 

Faux étiquetage, trafic sur l’origine, ajouts de sirop de sucre : environ 10% du miel contrôlé et commercialisé en France est frauduleux, selon le Centre d’études techniques apicoles de Moselle (Cetam), seul laboratoire français indépendant de contrôle du miel. « La grande majorité des miels concernés sont les produits très bon marché vendus en grandes surfaces.

Jusqu’à 10% des échantillons qui nous sont envoyés chaque année pour analyses sont douteux », déclare Paul Schweitzer, directeur du Cetam et spécialiste des pollens.

 

A l’origine de la fraude, du miel importé de Chine, mais aussi d’Europe de l’Est, ré-étiqueté entre autres « origine France », à son entrée sur le territoire. « Les miels qui ont subi des adultérations et de qualité douteuse viennent essentiellement d’Asie, de Chine en particulier.

Le phénomène concerne aussi les miels d’acacia de Hongrie, Bulgarie, Roumanie ou encore de Pologne », précise le porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), Henri Clément. Avec 300.000 tonnes produites par an, la Chine est aujourd’hui le premier producteur de miel au monde.

 

Baisse forcée de la production hexagonale

Selon l’Unaf, la hausse des importations de miel, encouragée par une baisse forcée de la production hexagonale, en grande partie due à l’utilisation d’insecticides entraînant la mort de plus de 300.000 colonies d’abeilles par an, favorise la fraude.

« En 15 ans, la production de miel en France a été divisée par deux, notamment à cause des pesticides, tandis que les importations, elles, ont été multipliées par trois », souligne Henri Clément. En 1995, la France produisait 33.000 tonnes de miel par an contre 16.000 en 2012, et elle importait 7.000 tonnes contre 26.000 tonnes l’année dernière.

 

« L’Allemagne est ’la plaque tournante’ du miel. Certains produits chinois arrivent par le port de Hambourg, qui centralise le négoce du miel, et en repartent étiquetés français ou espagnols ! » regrette Henri Clément.

Pour les spécialistes, la supercherie est détectable grâce aux traces de pollens présents dans le miel. « Ce pot par exemple est étiqueté ’origine UE’, or on y trouve des traces de pollen de théier : ce produit a donc très certainement été produit en Asie », affirme Paul Schweitzer, après analyse pollinique au microscope.

 

Du sirop de sucre à la place du miel

La fraude ne concerne pas seulement l’origine du miel, mais aussi sa composition. Selon les analystes du Cetam, certains produits vendus comme du miel sont en fait fabriqués grâce des ajouts de sirop de sucre. « La législation limite la quantité de sucre dans le miel, mais elle se base sur la quantité de saccharose contenu dans le produit alors qu’aujourd’hui, la plupart des sucres sont composés de maltose », explique Paul Schweitzer.

 

Un décret de 2003 prévoit en effet qu’un miel commercialisé ne doit pas contenir plus de 5% de saccharose, glucose ou fructose, du sucre naturel tiré de la canne à sucre ou de la betterave. Or, cette mesure ne limite pas les quantités de sucres industriels, fabriqués à base d’amidon de céréales et principalement du maïs (maltose).

« Au kilo, le miel peut être vendu entre 1,50 euros et jusqu’à 10 euros, selon que c’est du miel toutes fleurs ou du miel par exemple d’oranger. Cela peut donc devenir très avantageux de transformer son origine ou d’en remplacer une partie par un mélange d’eau et de sucre », conclut Paul Schweitzer.

 

Selon l’Unaf, les Français consomment en moyenne 40.000 tonnes de miel par an, soit 600 grammes par an et par habitant, plus que la production annuelle des apiculteurs français.

Le Centre d’études techniques apicoles de Moselle, conventionné par FranceAgriMer (ministère de l’Agriculture), analyse environ 3.000 types de miels différents par an.

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La Chine exporte de plus en plus de produits dangereux en Europe

La Chine exporte de plus en plus de produits dangereux en Europe | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Les fonctionnaires européens ont organisé hier dans les couloirs de la Commission ce qui ressemblait à une sorte de musée des horreurs pour le consommateur du Vieux continent : casque de vélo si fragile qu'un léger coup de poing semble pouvoir le briser en deux, rallonge électrique prête à prendre feu, bouée pour bambin qui piège sous l'eau l'enfant dès qu'elle se retourne, vêtement dont les cordons peuvent devenir un noeud coulant autour du cou d'une petite fille…

 

Un petit florilège des 2.278 produits dangereux qui ont été trouvés et ont fait l'objet d'une alerte l'année dernière au sein de l'UE, de la Norvège, de l'Islande et du Liechtenstein.

 

Tous les ans, Bruxelles tire en effet le bilan de son système Rapex qui permet de repérer et de retirer du marché les produits non alimentaires jugés dangereux. Ce chiffre de 2.278 alertes représente une hausse de 26 % par rapport à l'année précédente. Une croissance attribuée au « renforcement des contrôles par les autorités des pays européens », sans plus de précision. Mais il faut se rappeler que, en 2011, le nombre de cas avait baissé, et l'exécutif européen y avait alors vu au contraire la preuve que Rapex dissuadait les fraudeurs. Une variante du « pile, je gagne, face, tu perds »…

 

Ce sont avant tout les articles de textile (34 % des cas recensés) et les jouets (à 19 %) qui présentent le plus de risques. Le danger peut venir de produits chimiques dangereux (on se souvient d'un canapé retiré d'Europe il y a deux ans car il provoquait de graves allergies) ou souvent de risques de strangulation (avec les vêtements) ou de blessure.

 

Généraliser l'étiquetage avec le pays d'origine

Le rapport Rapex met en évidence l'importance de la Chine dans l'arrivée de ces produits dangereux dans l'Union européenne. Plus de 58 % en viennent, loin devant les autres origines. Mieux, le chiffre est même en progression par rapport à 2011, où le taux était de 54 %.

A un moment où les relations commerciales sont particulièrement tendues entre les deux régions après l'imposition de fortes taxes douanières à l'importation de panneaux solaires chinois, Tonio Borg, le commissaire chargé de la consommation, n'a toutefois pas voulu mettre de l'huile sur le feu.

Cette importance des produits chinois ne ferait que « refléter les énormes volumes d'échange entre nos deux zones », a assuré le Maltais. « La plupart des produits importés de Chine sont sûrs », a-t-il ajouté, louant la coopération mise en place avec les autorités de Pékin.

Régulièrement, Bruxelles alerte les fabricants chinois dès qu'un problème est décelé. Mais, selon une source européenne, ces derniers renvoient souvent la responsabilité aux Européens eux-mêmes, expliquant qu'ils ne sont que des sous-traitants de groupes du Vieux Continent responsables de la conception du produit lui-même…

 

Pékin n'est toutefois pas le seul problème puisque 11 % des produits dangereux sont d'« origine inconnue ». Pour y remédier, Bruxelles a lancé une réforme qui doit aboutir à généraliser l'étiquetage avec le pays d'origine pour la grande majorité des produits.

 
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USA: la Cour suprême donne raison à Monsanto dans une affaire de brevets

USA: la Cour suprême donne raison à Monsanto dans une affaire de brevets

 

La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison lundi au géant de l'agrochimie Monsanto, dans un litige qui l'opposait à un fermier de l'Indiana, accusé d'avoir violé ses brevets dans l'utilisation des graines de soja transgéniques.

Dans une décision prise à l'unanimité, la haute Cour considère que la protection intellectuelle ne permet pas à un agriculteur de reproduire des graines brevetées en les plantant et en les récoltant, sans détenir une permission du propriétaire du brevet.

Vernon Hugh Bowman, un producteur de soja de 75 ans résidant dans l'Indiana, était poursuivi par Monsanto pour avoir replanté et cultivé des graines de soja modifiées génétiquement pour résister à l'herbicide que le géant produit également.

L'herbicide Monsanto Roundup tue toutes les mauvaises herbes mais épargne les semences dont les gènes ont été préalablement transformés.

L'agriculteur avait signé un contrat d'utilisation qui lui interdisait de conserver et de réutiliser ces semences après la récolte, afin de garantir l'achat de nouvelles semences chaque année.

Si l'acheteur de ce produit peut fabriquer et vendre un nombre illimité de copies, alors le brevet ne protègerait l'invention efficacement que pour une seule vente, a estimé la Haute Cour, dans son bref arrêt, rendu près de trois mois après l'audience.

Après avoir acheté des semences pour une seule récolte, Bowman en a gardées suffisamment chaque année pour réduire et éliminer la nécessité d'en acheter davantage. Monsanto détient toujours son brevet mais n'a reçu aucune rétribution pour la production annuelle de Bowman et la vente de semences traitées au Roundup, ajoute la Cour, qui confirme ainsi le jugement inférieur condamnant le petit fermier à payer 85.000 dollars à Monsanto.

Le cultivateur affirmait pour sa défense avoir toujours respecté son contrat avec Monsanto, en achetant de nouvelles semences OGM chaque année pour sa culture primaire. Mais à partir de 1999, pour faire des économies, il avait acheté d'autres semences auprès d'un producteur local et les avait plantées pour une moisson distincte.

S'apercevant que ces semences avaient développé une résistance à l'herbicide par contamination avec le champs de graines transgéniques, il avait alors répété l'opération de 2000 à 2007 et, à la différence de sa culture primaire, avait conservé les semences obtenues lors de sa culture secondaire pour les replanter, avait fait valoir Monsanto devant la Cour suprême.

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Dette publique 1970 - 2012

Dette publique 1970 - 2012 | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Dette du secteur public français et paiement des intérêts – l’histoire complète

J’avais vu des graphiques montrer à quoi la dette publique de la France aurait ressemblé si le gouvernement n’avait pas dû payer les intérêt – voyez par exemple le graphique du livre "Money and Sustainability" de Bernard Leitaer. Mais, d’une manière frustrante, les graphiques avaient toujours 1978, comme origine, et il été dit qu’il était difficile ou impossible d’obtenir les chiffres antérieurs.


Cependant, après qu’une longue série d’échanges avec des personnes à l’INSEE, j’ai pu remonter l’historique complet pour la période à partir de 1970 à aujourd’hui. Initialement l’INSEE m’a dit qu’il n’avait pas ces chiffres mais après un peu de la pression de ma part, l’ensemble complet peut maintenant être révélé au monde ! Les voici.

 

Vous pouvez voir que la dette publique de 25 milliard d’euros en 1970 a grimpé jusqu’à 1833 milliard d’euros fin 2012. Ceci correspond à une augmentation en pourcentage du PIB d’environ 20% en 1970 à plus de 90% fin 2012. Intéressant, ce pourcentage a chuté vers 11-12% à partir de 1973 jusqu’en 1977, essentiellement parce que l’économie était en croissance (comme montré par l’augmentation du PIB).


Mais d’autre part, le coût du paiements des intérêts a cru brutalement. En 1973, quand Pompidou et Giscard ont passé leur loi célèbre qui a empêché[ Note 1] l’emprunt de gouvernement de Banque de France, les paiements des intérêts sur la dette publique étaient un petit 0,57% du PIB. Mais ces paiements des intérêts ont coûté de plus en plus tous les ans, atteignant une crête de 3,73% du PIB en 1996. Depuis lors, ce pourcentage a chuté d’un peu – de l’ordre de 2,72% du PIB fin 2011 (j’attends les chiffres officiels pour 2012, c’est pourquoi le chiffre en rouge est juste une évaluation).

 

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Ces substances que nous cache... la mousse à raser

Ces substances que nous cache... la mousse à raser | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Messieurs, pas de jaloux ! Il est vrai que dans la série des substances cachées des marques, lorsqu’on aborde les produits de cosmétiques, on s’adresse surtout à la gent féminine.

Cette fois-ci, c’est autour d’un produit typiquement masculin : la mousse à raser. Enfin, ne vous réjouissez pas trop vite car vous risquez de ne pas bien apprécier ce que l’on peut trouver à l’intérieur d’une bombe de mousse à raser…

Dans bombe de mousse à raser, il y a bombe

Des milliers de poils assaillent le visage des hommes chaque jour : leur peau est ainsi soumise aux joies quotidiennes du rasage, ses mousses, ses lames, ses coupures…

Les soins dédiés au rasage, crèmes, mousses ou baumes après-rasage sont des éléments indispensables à leur trousse de toilette pour hydrater et protéger la peau. Mais tous les produits ne se valent pas, loin de là !


Que d’évolution en matière de produits de rasage : le coupe-choux a cédé sa place au rasoir jetable, le savon à barbe et son blaireau ont été remplacés par la bombe de mousse à raser. Ils deviennent de plus en plus techniques et offrent de plus en plus de confort.

 

Après la seconde guerre mondiale, le fameux couple savon/blaireau s’est vu évincé par la bombe, qui délivre unemousse onctueuse de manière instantanée. C’est à partir de ce moment là que les industriels ont continuellement cherché à améliorer le produit. Dans les années 1990, c’est l’avènement du gel de rasage.

 

Bombes de gel ou de mousse sous pression sont donc devenues courantes car très pratiques et agréables. La mousse qu’elles délivrent se trouve être superbement aérée grâce à la présence… de gaz butane et propane dans leur formule ! Les gaz servent à propulser la mousse hors de son flacon.

 

Les aérosols sont des produits inflammables. Ils ne doivent pas être exposés à la chaleur car le risque d’explosion existe. La présence de gaz rend le tri sélectif délicat : si les aérosols ne sont pas complètement vides, ils peuvent être dangereux à cause du gaz résiduel.

 

 

De quoi sont composés les mousses et gels à raser ?

La plupart des mousses à raser contiennent les éléments suivants :

 

- Huile de palme

Elle ne présente pas de réel danger potentiel pour la santé, mais sa production comporte les lourdesconséquences que l’on connaît sur l’environnement. Sur l’étiquette de produits d’hygiène, l’huile de palme se cache sous des noms comme monoglycéride d’acide gras, alcool cétéarylique, sodium palmate, etc. Ou acide palmique (palmitic acid) comme sur l’étiquette ci-contre.

 

- Triethanolamine

Le triéthanolamine est un agent tampon, c’est-à-dire une substance servant à ajuster ou à stabiliser le pH. C’est un allergène reconnu.

Isopentane

C’est un solvant, un agent de gonflage de la mousse. Il est extrêmement inflammable. Toxique pour les organismes aquatiques, il peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique.

 

- Parabens

Butylparaben, éthylparaben, isobutylparaben, méthylparaben, propylparaben… Les parabens sont une famille de conservateurs très fréquemment présents dans les produits cosmétiques industriels. Ils sont connus pour leur pouvoir allergisant. Leur exploitation dans les produits cosmétiques est réglementée par une directive depuis 1976. Ils posent, à des degrés variables, des problèmes perturbant le système de la reproduction et endocrinien.

 

- PEG

Les PolyEthylene Glycol (PEG) sont des composés éhoxylé non soumis à restrictions ou conditions d’emploi particulières. Les PEG sont des agents nettoyants qui peuvent contaminer le système immunitaire et sont de potentiels agents cancérigènes (1,4-dioxane).

 

- Les fragrances

Il est quasiment impossible de se prononcer sur l’innocuité d’une fragrance donnée dans la mesure où la composition de chaque « parfum » ou fragrance est protégée comme secret commerciale. En revanche, ce qu’il faut savoir, c’est que dans ces « fragrances » on retrouve bien souvent des phtalates (toxiques) et d’autres composants chimiques puissants. Les compositions chimiques des fragrances peuvent être la cause d’allergies ou porter atteinte au système immunitaire.

 

- Le linalool

Il s’agit d’une substance odorante (alcool monoterpènique) naturellement présente dans l’essence de cannelle, de lavande ou de muguet par exemple. Le linalool fait partie des 26 substances parfumantes allergènes dont la présence doit être signalée sur l’étiquette depuis la directive européenne 2003/15/CE du Parlement Européen.

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Marées de déchets, plages françaises en danger

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Les plages de l'île d'Oléron ont récemment été envahies par plusieurs tonnes de déchets enfouis dans les années 1970 avec l'autorisation de l'Etat français. Quarante ans plus tard, la montée du niveau de la mer les fait remonter à la surface.

 

Plusieurs plages de l'île d'Oléron se retrouvent aujourd'hui envahi par les ordures alors qu'une déchetterie locale a été mise à nu suite à la montée des eaux. Qualifié de "cauchemar" ce phénomène peut-il aujourd'hui se reproduire dans d'autres zones du littoral français, tout aussi marquées par la hausse du niveau de la mer ?

Béatrice Cornic : Il peut effectivement se reproduire sur d'autres plages où l'on a aussi pratiqué ce type d'enfouissement, c'est à dire non loin du niveau de la mer. Ces déchetteries ont pour plusieurs d'entre elles été créées afin de compenser les trous causés par les bombardements de la seconde Guerre Mondiale. Combiné à un phénomène d'érosion (départ de sable) très actif, il est donc tout à fait possible, en théorie, d'envisager de nouvelles marées de déchets à l'avenir sur d'autres plages.


Comment s'opère concrètement ce phénomène d'érosion ?Par exemple la façon dont un port est construit impacte très nettement les courants marins, ces derniers ne pouvant plus transporter comme à l'habituel les sédiments (sable, cailloux, nécromasse) qui sont censés "alimenter" les plages. Peu à peu le littoral perd de son volume et la mer finit par prendre le dessus.La période de changement climatique que nous vivons actuellement n'arrange rien à l'affaire, puisqu'elle s'accompagne de plusieurs tempêtes de fortes intensités (notamment Klaus et Xynthia, NDLR) qui modifient la forme des vagues et facilitent encore plus le départ de sables. L'érosion s'explique aussi dans certains sites (notamment le Nord de la France) par la construction de murs de haute-plage qui sont faits de béton ou d'enrochements, ces derniers provoquant des chocs de houle qui accélèrent ce même processus.  L'aménagement des fleuves et des rivières provoque en parallèle une diminution des sédiments qui parviennent en mer. Par ailleurs, bien que  ce ne soit plus le cas aujourd'hui en France, on a pendant longtemps prélevé du sable sur les plages (notamment à des fins industrielles, NDLR). Pris ensemble ces éléments ont contribué a dérégler le fonctionnement du système dit de "sédimentation" qui permettait jusque là de stabiliser le niveau de la mer. 
 Quelles sont les sites qui, de par leur configuration, pourraient potentiellement être touchées par ce type de catastrophe ?L'ensemble des plages françaises est aujourd'hui touché, mais dans des mesures plus ou moins importantes. C'est principalement le cas à Oléron mais aussi sur l'île de Ré, les côtes landaises en Aquitaine, le Nord Pas-de-Calais (Wimereux) ou encore certaines plages de Vendée (St-Hilaire du Riez) et du Finistère Sud.  Est-il possible de se prémunir contre ces remontées de déchets ? Par quels moyens ?

Les techniques sont multiples et peuvent s'opérer à plusieurs niveaux. La nature est bien faite et il suffit parfois de simplement l'aider à retrouver son cycle naturel. On peut ainsi utiliser des ouvrages en géocomposite  qui permettent, une fois qu'ils sont disposés en fonction de la structure des plages, de capter naturellement le sable transporté par les courants pour que la plage puisse se reconstituer. Cela permet de retrouver des stocks de sable suffisant pour reconstituer une dune qui s'affaisse.

 

On trouve aussi la méthode plus classique du "rechargement de plage" qui consiste à replacer plusieurs tonnes de sable là ou il manque le plus, mais il s'agit d'une option coûteuse et qui porte son lot d'effets négatifs à long terme. On peut, de façon plus légère, utiliser des clotures de ganivelles qui permettent de maintenir les dunes. 

 

Des initiatives intéressantes existent aussi en amont sur le plan du traitement des déchets, comme celles de l'archipel des Glénan (Finistère Sud) où l'on trouve une barge destiné au stockage des déchets des habitants. Cela permet d'éviter l'usage de déchetteries enfouies dont le risque à long terme est effectivement bien réel. Les municipalités ont aussi pour beaucoup fait des efforts en améliorant la gestion et la réception de ces déchets.

 
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Du saumon contaminé à la dioxine importé en France

Du saumon contaminé à la dioxine importé en France | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Un importateur français a confirmé mercredi avoir fait entrer en France du saumon suédois pêché en mer Baltique, interdit à cause de niveaux de dioxines supérieurs aux limites autorisées.

 

L'importateur français, Pêcheries nordiques, a confirmé auprès de l'AFP avoir importé 103 tonnes de saumon suédois dont les niveaux de dioxines étaient supérieurs aux limites autorisées, en 2011 et 2012.L'entreprise française, implantée à Echinghen (Pas-de-Calais), a été mis en cause mercredi par un documentaire de la télévision publique suédoise SVT.

Le directeur général de cette société de six personnes, François Agussol, a plaidé sa bonne foi : "Personne n'est venu nous dire que c'était illégal". 
"Des analyses n'ont pas permis de détecter de problème", a-t-il ajouté. L'entreprise a cessé l'importation de ces produits en 2012.

 

Les Suédois consomment ce saumon avec modération

Depuis 2002, la Suède n'est plus autorisée à exporter de poisson pêché dans la Baltique, l'Union européenne l'estimant dangereux pour la santé. Stockholm a négocié une exception pour que sa consommation reste autorisée sur son territoire. Elle l'est aussi dans deux autres pays riverains de la Baltique, la Finlande et la Lettonie. 


Les Suédois, au courant de la pollution de cette mer, savent qu'il faut consommer de ce saumon avec modération. Leur gouvernement recommande aux enfants et femmes enceintes de ne pas manger de ce saumon plus de trois fois par an.

 

Du saumon distribué dans nos rayons

Pêcheries nordiques revend du poisson frais scandinave à des transformateurs qui approvisionnent la grande distribution et la restauration. Dans le documentaire de SVT, M. Agussol dit que le saumon suédois s'est retrouvé dans les rayons d'enseignes comme Carrefour. La télévision publique suédoise cite également Intermarché comme autre acheteur.

D'après des témoins interrogés par la chaîne, ce saumon suédois s'est retrouvé illégalement dans d'autres pays de l'UE en moindre quantité, comme le Danemark, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne.

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OGM - Bientôt des saumons transgéniques aux USA

OGM - Bientôt des saumons transgéniques aux USA | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Les Etats-Unis pourraient prochainement autoriser la commercialisation d’un saumon transgénique outre-Atlantique.


Après 17 ans de lobbying, la société AquaBounty espère recevoir l'approbation des autorités sanitaires américaines avant la fin de l’année selon son président Ronald Stotish.


Vous avez aimé le maïs GM ? Vous aimerez le saumon transgénique. Les USA s’apprêteraient à autoriser la commercialisation du premier animal génétiquement modifié destiné à l'alimentation humaine, selon Les Echos.

 

Issu d’un saumon de l’Atlantique avec un gène d’un saumon Chinook, le saumon « Advantage » croit 2 fois plus vite qu’un saumon classique. La Food and Drug administration a d’ores et déjà déclaré ce poisson GM « sans danger pour la consommation humaine ».

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Gloss et rouges à lèvres : des métaux lourds à des niveaux toxiques

Gloss et rouges à lèvres : des métaux lourds à des niveaux toxiques | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
On avait déjà détecté la présence de certains métaux lourds, comme le plomb ou le manganèse, dans des cosmétiques.

 

Désormais, des scientifiques viennent d’estimer la quantité quotidienne moyenne de ces métaux absorbés par les utilisateurs de gloss de rouges à lèvres. Et certains sont avalés à des doses toxiques.

Il faut souffrir pour être belle. Car à en croire les résultats parus dans la revue Environmental Health Perspectives, certains rouges à lèvres ou autres gloss pourraient causer des troubles pour la santé du fait de leur concentration élevée en certains métaux lourds.

 

Une étude de 2007 avait déjà révélé la présence de tels composés toxiques dans ces produits de maquillage. Mais une contre-expertise de la FDA, l’agence américaine du médicament, sur environ 400 produits en 2011 n’a révélé aucun danger et aucune nécessité de mettre en place des seuils dans ces cosmétiques. Difficile d’y voir clair.

 

Des chercheurs de l’université de Californie à Berkeley (États-Unis) ont développé une autre approche. Plutôt que de se limiter aux quantités de métaux retrouvées dans les gloss ou les rouges à lèvres, ils se sont intéressés à la dose absorbée par les utilisateurs pour ainsi estimer les risques pour la santé.

 

 

Du chrome dans les rouges à lèvres

Au commerce du coin, ils sont allés acheter 24 gloss et 8 rouges à lèvres tout à fait communs. Neuf métaux lourds ont été pistés. En parallèle, 365 femmes américaines, âgées de 19 à 65 ans et vivant en dix points des États-Unis, ont servi à estimer les quantités de maquillage ingérées chaque jour. Car ces cosmétiques, étant donnée leur position, sont partiellement avalés par le consommateur.

 

En moyenne, les femmes colorent leurs lèvres 2,35 fois par jour. À cette fréquence, les scientifiques estiment qu’une utilisatrice absorbe quotidiennement 24 mg de produit de beauté. Chez les plus grandes consommatrices, ces taux s’élèvent à 87 mg par jour. Quelles sont les conséquences pour la santé ?

 

À la dose moyenne, les niveaux de chrome ingérés sont jugés toxiques sur le long terme. Il faut savoir que ce métal est accusé de favoriser le cancer de l’estomac ou d’induire des troubles rénaux. Aux plus hautes doses, le consommateur prend le risque d’une surexposition en aluminium, cadmium et manganèse, qui ne sont pas vraiment des composés bénéfiques d’un point de vue sanitaire. Ce dernier par exemple serait nocif pour le système nerveux.

 

 

Un renforcement du contrôle des produits cosmétiques ?

Quant au plomb, l’inquiétude semble mineure. En effet, s’il a été détecté dans 24 des 32 cosmétiques, les taux sont insuffisants pour affecter la santé des personnes qui se maquillent. Sauf peut-être pour les enfants, qui s’amusent parfois à se badigeonner les lèvres de ces produits. Pour eux, toute ingestion est à bannir.

 

Faut-il pour autant tout jeter à la poubelle ? Non. Ce travail, mené à petite échelle, souligne l’importance d’un contrôle renforcé des produits cosmétiques, surtout aux États-Unis, où il n’existe aucune réglementation sur les doses maximales de métaux lourds dans les rouges à lèvres et les gloss. L’Union européenne, en revanche, est mieux pourvue, puisqu’elle considère que le plomb, le chrome et le cadmium n’ont rien à faire dans les produits de beauté.

 

Une nouvelle fois, cette étude révèle les failles pouvant exister dans les instances sanitaires. Bien qu’il soit nécessaire de pousser les investigations plus loin pour obtenir des conclusions plus fermes et générales, elle soutient l’idée que les autorités de santé publique n’ont peut-être pas efficacement joué leur rôle en ne regardant pas d’assez près les potentiels dangers de certains cosmétiques…

L B-M's insight:

Chaque jour, les femmes qui mettent du maquillage avalent des doses de chrome jugées toxiques. Celles qui se fardent beaucoup s'exposent aux dangers de l'aluminium, du cadmium et du manganèse.


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Et si maintenant on polluait les eaux arctiques ?

Et si maintenant on polluait les eaux arctiques ? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

La fonte des glaces permet une opportunité inespérée pour l’industrie de la pollution internationale : contaminer l’eau et la banquise de la mer Arctique.


L’effondrement des glaces liées au réchauffement climatique permettra à moyen terme d’ouvrir de nouvelles voies maritimes entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord. Les enjeux financiers sont colossaux : par la mer Arctique, le trajet des bateaux de marchandises entre Osaka et Stockholm serait raccourci de 40%.

Autant dire que pour des pays comme la Chine, qui pourrait tracer une route le long de la Russie pour atteindre l’Europe, ce raccourci permettrait d’économiser des millions de dollars.

Depuis quelques années, la Chine, drague de nombreux nordiques en proposant des investissements colossaux ou en rachetant des entreprises contre un soutien à un poste d’observateur permanent à la Conférence annuelle du Conseil de l'Arctique.

Le seul inconvénient dans l’ouverture de cette nouvelle voie est que l’intensification du commerce mondial aura très vite raison de la Mer Arctique. D’abord, car l’Arctique aiguise bien des appétits : cette zone pourrait représenter 20% des réserves pétrolières et gazières de la planète.

On imagine les carnages écologiques que pourraient représenter ces futurs forages, avec leurs lots de fuites d’hydrocarbures et de déchets.

 Ensuite, car lorsque les glaces auront fondu, la marine marchande s’empressera de transformer la mer arctique débarrassées de ses glaces en voie rapide. Tout en gardant la mauvaise habitude de dégazer ses cuves dès qu’elle s’éloigne de terre.

 

Dans tous les cas, nettoyer une banquise souillée par le pétrole ou un autre produit toxique, c’est quelque chose que l’on ne sait tout simplement pas faire !

Par ailleurs, le Canada, peu connu pour ses affinités écologiques depuis qu’il est sortit du protocole de Kyoto, a jugé la menace suffisamment grave pour proposer à la communauté internationale d’interdire le déversement de bitume, de déchets d'hydrocarbure ou de tout autre type de détritus.


Ce serait plutôt rassurant, si la seule menace environnementale venait des activités situées dans l’Arctique. En réalité, même éloigné des activités humaines, les eaux arctiques ne sont plus considérées comme un sanctuaire environnemental.

Dès la fin des années 90, on a décelé dans les eaux glacées, des insecticides venus d’Asie, qui ont été vraisemblablement amenés par les courants atmosphériques. La présence de métaux lourds, comme le plomb et le mercure, qui affectent aussi la santé de la faune (phoques, baleines, etc.), menacent également sérieusement la pureté des eaux de l’hémisphère Nord.

Mais c’est bien sûr le réchauffement climatique, lié aux rejets de carbone de notre atmosphère qui menace le plus les glaces arctiques. Dans l’indifférence totale, le plus grand spécialiste environnemental de la zone Arctique, a prédit que la banquise pourrait disparaître totalement d’ici 2016 ! Pour le plus grand bonheur de l’industrie de la pollution internationale ?
 

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Les derniers rhinocéros du parc Limpopo du Mozambique tués par leurs propres gardes

Les derniers rhinocéros du parc Limpopo du Mozambique tués par leurs propres gardes | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Des braconniers, aidés par des garde-chasses, ont abattu les derniers rhinocéros qui vivaient dans la partie mozambicaine du parc transfrontalier du Grand Limpopo.


Le parc national du Limpopo, dans sa partie située au Mozambique, abritait quelque 300 rhinocéros en 2002, lors de sa création.


Mais aujourd'hui, cette population n'est plus : les 15 derniers rhinocéros qui y vivaient ont été tués le mois dernier par des braconniers, aidés par des garde-chasses du parc.

Un massacre qui marque l'extinction de cette population de rhinocéros au Mozambique.

 

Pour Kelvin Alie, Directeur du programme Criminalité faunique et sensibilisation des consommateurs d'IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), ceci est un témoignage de l'ampleur qu'a pris ces dernières années le braconnage des animaux.

"Cette situation est insoutenable. Les garde-chasses ont désormais rejoint les lignes ennemies dans la lutte pour la protection des rhinocéros contre le braconnage de leurs cornes", affirme t-il cité dans un communiqué de l'IFAW. "Le fait qu'une population entière de rhinocéros ait été exterminée dans le cadre d'une initiative de conservation majeure avec le concours d'agents de protection de la faune sauvage montre bien que les braconniers ne reculent devant rien pour obtenir leur butin", ajoute t-il encore.

Le responsable du parc a promis que les 30 garde-chasses impliqués seraient rapidement traduits en justice, inculpés pour complicité dans le massacre de rhinocéros.


180 rhinocéros tués en 4 mois

Néanmoins, le mal est déjà fait et la situation pourrait encore empirer davantage. Le parc national du Limpopo du Mozambique qui fait partie du parc national du Grand Limpopo, englobe le parc national Kruger d'Afrique du Sud et le parc national de Gonarezhou du Zimbabwe.


Il s'étend sur plus de 35.000 kilomètres carrés dans lesquels le braconnage fait rage, en particulier celui touchant les rhinocéros et les éléphants. Ainsi, en 4 mois seulement, pas moins de 180 rhinocéros sur les 249 vivant encore dans le parc Kruger ont été tués.


L'année dernière, 668 rhinocéros sont morts en Afrique du Sud à cause du braconnage. Pour lutter contre ce fléau, l'IFAW a décidé de s'associer à Interpol afin de proposer des formations aux douaniers et aux rangers du Mozambique. "Une coopération transfrontalière et des opérations de répression s'appuyant sur les renseignements de terrain constituent le seul moyen de mettre un terme au braconnage et au trafic d'espèces sauvages".


Un fléau qui nécessite une réaction internationale

"Le problème est trop vaste pour qu'un pays puisse faire cavalier seul. Il faut que les pays de l'aire répartition des espèces concernées, les pays de transit et les pays demandeurs partagent leurs ressources judiciaires, et notamment les informations dont ils disposent, si l'on veut mettre un terme à l'impunité des cadors du trafic international d'ivoire", assure Jason Bell, Directeur d'IFAW en Afrique australe.


Plus de 1.600 officiers en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Océanie et dans les Caraïbes ont déjà été formés depuis 2006 pour lutter contre les crimes liés à la faune sauvage.

Néanmoins, le massacre ne recule pas. "Le braconnage et le commerce illégal d'ivoire et de corne de rhinocéros sont un problème global qui appelle une réponse internationale". "Cela n'arrivera pas en un claquement de doigt : les pays demandeurs, la Chine, le Vietnam et l'Indonésie, doivent travailler de concert pour réduire la demande en produits dérivés de la faune sauvage sur leur territoire.

S'ils ne réagissent pas, la bataille est perdue d'avance...", conclut ainsi Jason Bell.

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Exposition aux pesticides: des niveaux élevés en France

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L'Institut national de veille sanitaire (INVS) a publié lundi une étude reflétant l'exposition de la population française aux pesticides qui, pour la famille d'insecticides la plus utilisée, se révèle être plus élevée qu'en Allemagne ou en Amérique du Nord.


Sur la base de l'étude de concentrations urinaires mesurées en 2007, l'INVS indique que "les métabolites des pesticides pyréthrinoïdes (famille d'insecticides la plus utilisée aujourd'hui pour le traitement des cultures et les applications domestiques) étaient plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis". 

 


"La consommation de certains aliments et l'utilisation domestique de pesticides (traitements antipuces ou dans un potager) influençaient de façon notable les concentrations", ajoute l'INVS.
L'étude rendue publique lundi est un des volets d'une grande enquête sur la nutrition et la santé des Français réalisée en 2006-2007.


La présence de 42 biomarqueurs a été mesurée chez 400 personnes pour évaluer l'exposition des Français à trois familles de pesticides (pyréthrinoïdes, organophosphorés et organochlorés) et aux PCB-NDL (polychlorobiphéniles), ces derniers étant interdits depuis 1987.


Pour les pesticides organophosphorés, efficaces sur les insectes et les acariens mais dont les usages ont été fortement restreints, la France présente des concentrations urinaires similaires à la population israélienne mais supérieures à celles des Américains et des Canadiens. Elle affiche en revanche des niveaux inférieurs à l'Allemagne, dont les chiffres datent de 1998.


Pour cette catégorie de pesticides, plusieurs facteurs semblent influencer les marqueurs urinaires (âge, corpulence, alimentation) et "également le lieu de résidence et notamment la surface agricole dédiée à la culture de la vigne et l'usage d'insecticides dans le logement".


L'INVS estime qu'une "attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables".

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L'autorisation d'un saumon transgénique fait débat aux Etats-Unis

L'autorisation d'un saumon transgénique fait débat aux Etats-Unis | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Va-t-on pour la première fois trouver dans les assiettes américaines un animal génétiquement modifié ?

 

La question est posée alors que s'achèvent, vendredi 26 avril, les consultations publiques menées par la Food and Drug Administration (FDA), l'administration américaine qui réglemente les produits alimentaires et pharmaceutiques, concernant l'autorisation pour la consommation humaine d'un saumon transgénique.

Ce poisson, nommé AquAdvantage et mis au point par deux universités canadiennes, est produit par la firme américaine AquaBounty Technologies depuis vingt ans.

Les œufs génétiquement modifiés sont produits dans un centrepiscicole sur l'île du Prince-Edouard, au Canada, tandis que les saumons adultes sont élevés dans des bassins au sein de la forêt du Panama, que décrit unreportage du Guardian.

 

UN POISSON SURNOMMÉ "FRANKENFISH"

Particularité de ce "Frankenfish" – surnom que lui donnent ses opposants : l'insertion de deux gènes provenant de deux espèces différentes. Le premier code pour une hormone de croissance normalement présente chez le saumon royal de l'océan Pacifique ; le second, issu d'une anguille, doit faire grandir le saumon tout au long de l'année, même lors de la saison froide alors que sa croissance se met d'ordinaire en pause.

 

Au final, les saumons transgéniques deviennent adultes en deux fois moins de temps que leurs cousins sauvages, à savoir dix-huit mois au lieu de trois ans. Pour leurs promoteurs, ces animaux génétiquement modifiés représentent une protéine à bas prix et de haute qualité qui ne constitue pas une menace pour l'environnement et notamment des stocks de poissons sauvages limités.

 

NE PRODUIRE QUE DES FEMELLES, EN THÉORIE STÉRILES

Le saumon, dont AquaBounty Technologies cherche depuis dix-sept ans à obtenirune autorisation de mise sur le marché, en est actuellement à la dernière étape du processus d'homologation de la FDA, le New Animal Drug Application. Après avoirconclu en 2010 que le saumon AquAdvantage était sans danger pour la consommation humaine, l'agence américaine a annoncé en décembre 2012 qu'il ne posait pas non plus de menace pour l'environnement. 

 

Selon la FDA, AquaBounty Technologies a prévenu l'évasion des poissons transgéniques dans la nature, où ils pourraient affecter les populations sauvages, en les confinant dans des bassins sur terre – et non des parcs dans l'océan –, et en ne produisant que des femelles, en théorie toutes stériles. En cas de fuite, les eaux du Canada sont trop froides pour que les œufs survivent, tandis que celles du Panama sont bien trop chaudes pour les adultes, estime l'agence, qui concède toutefois que la technique de stérilisation employée n'est pas sûre à 100 %.

 

 

RISQUE POUR LES POPULATIONS DE SAUMONS SAUVAGES

Cela n'a pas suffi à rassurer les opposants au "Frankenfish", selon lesquels certains saumons transgéniques réussiront à disséminer leurs gènes et pourraientmettre en péril leurs cousins de l'Atlantique, en danger d'extinction. "La FDA indique que seulement 95 % des saumons pourraient être stériles, le reste étant fertile. Lorsque l'on parle de millions de poissons, même 1 % correspond à des milliers d'individus", déplorait ainsi la Consumers Unions, une ONG de défensedes consommateurs, dans un communiqué, juste après la décision de la FDA.

Et rien ne prouve que les saumons ne résisteront pas aux eaux chaudes et salées.

"Les consommateurs n'auront dans la plupart des cas aucun moyen d'éviter ce poisson, même s'ils le veulent. Alors que la loi prévoit un étiquetage par pays d'origine dans les supermarchés, cela ne s'applique pas au poisson vendu dans les marchés ou les restaurants. Dans les supermarchés, les consommateurs pourront s'abstenir d'acheter du saumon originaire du Panama, ils ne pourront pas y échapper ailleurs", prévenait alors Michael Hansen, responsable scientifique de l'association.

 

 

1,5 MILLION DE COMMENTAIRES

Depuis, le sujet a déchaîné les passions outre-Atlantique. Preuve de cette inquiétude : la période initiale de consultation du public, qui devait à l'origine s'achever fin février, a été prolongée de soixante jours à la demande d'un groupe de sénateurs américains, après avoir reçu plus de 400 000 observations. Le nombre d'observations s'élève aujourd'hui à 1,5 million. Plus de 2 500 supermarchés à travers le pays se sont par ailleurs engagés à ne pas vendre de saumons génétiquement modifiés. En outre, 260 chefs ont signé une lettre boycottant les poissons. 


"Ces craintes proviennent d'un large éventail de la population : des consommateurs, des scientifiques, des producteurs de saumon, des médecins, des ministres ou encore des étudiants, précise Wenonah Hauter, directrice exécutive de Food & Water Watch. La FDA doit faire passer les intérêts de la population avant ceux de l'industrie des biotechnologies, qui semblent être seuls partisans du saumon transgénique. L'agence doit reconnaître que les risques environnementaux et les questions de sécurité alimentaire persistants ne justifient pas l'approbation de ce produit."


A l'issue de la fin du débat public, la FDA doit ensuite examiner, pendant un laps de temps indéterminé, les commentaires qui lui ont été soumis. Si aucune objection majeure n'est retenue, il ne restera plus qu'à donner l'autorisation d'introduction des saumons transgéniques sur le marché. 

 

Selon certains experts, l'AquAdvantage pourrait finir dans l'assiette des consommateurs, sans étiquette particulière, avant la fin 2013.

 

 

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