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Ainsi va le monde actuel
Savoir pour agir et faire les bons choix : "Le monde est assez grand pour tous, mais il sera toujours trop petit, pour satisfaire l'avidité de quelques uns." - Gandhi.
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The Corporation - le film

Ce documentaire montre l'évolution des "Sociétés Anonymes" (appelées Corporations en anglais) aux USA, reprenant leur histoire depuis leur apparition avec la Révolution Industrielle, où elles étaient conçues pour répondre au bien public mais furent détournées de cet objectif par la recherche du profit.


"De même que le requin est une machine à tuer, la Corporation est une machine à faire de l'argent." réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar.

 

Ce film est basé sur le livre The corporation, the pathological pursuit of profit and power (Les Multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir) de Joel Bakan.


Via Shabba
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Le premier groupe coopératif agricole français investit dans… les pesticides

Le premier groupe coopératif agricole français investit dans… les pesticides | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Le Salon de l'agriculture vante la préservation de l'environnement, le gouvernement lance un nouveau plan Ecophyto… et le groupe coopératif céréalier français In Vivo investit dans les phytosanitaires ! Explications.

 

Cet automne, le groupe céréalier In Vivo a acquis 50% de la start-up Life Scientific, une société irlandaise spécialisée en recherche et développement (R&D) sur les produits phytosanitaires (alias pesticides). In Vivo était déjà actionnaire de Phyteurop, un groupe spécialisé dans le développement, la production et la commercialisation de produits phytopharmaceutiques. Le premier groupe coopératif agricole français renforce ses investissements dans la production de pesticides au moment même où la France veut réduire leur consommation.

Autre paradoxe, la stratégie d’In Vivo intervient dans un contexte où la réglementation européenne sur les produits chimiques va continuer à se durcir. La toxicité avérée des pesticides sur l’environnement et la santé conduit à la réévaluation de leurs nombreuses molécules. Certaines seront interdites à terme sur le marché. Même les géants de la chimie se tournent vers d’autres marchés que l’Europe.

Laurent Martel, directeur du pôle Agriculture d’In Vivo, explique que justement l’objectif du groupe est de sécuriser les approvisionnements pour les agriculteurs. Si les géants de la chimie se détournent du marché européen, il revient aux coopératives agricoles d’assurer le développement de produits phytosanitaires pour leurs adhérents, selon le dirigeant. En soulignant que le groupe assurera l’innovation nécessaire pour s’adapter au nouveau cadre réglementaire.

Producteurs, prescripteurs et vendeurs

La stratégie d’intégration et de concentration des coopératives agricoles n’est pas nouvelle. Ces organisations se sont adaptées à un contexte économique où le secteur agricole est encadré par des géants de la chimie en amont et par la grande distribution en aval. In Vivo fournit les engrais, les produits phytosanitaires et les semences, et achète, stocke et commercialise les céréales. Le groupe est un acteur agricole international sur le marché du grain.

La concentration correspond aussi à une logique de profit. Concernant les produits phytosanitaires, les coopératives sont à la fois prescriptrices et vendeuses. Elles ont longtemps fait leurs marges sur la vente des intrants, explique l’économiste Lucien Bourgeois. En devenant productrices, elles confortent leur position sur ce marché. Selon Maryline Filippi, économiste à Bordeaux sciences Agro, le modèle économique a néanmoins changé. Aujourd’hui, le profit des coopératives serait moins lié à la vente de produits et plus aux conseils agricoles. Mais le conseil porte toujours sur… la vente de produits phytosanitaires.

Quid alors de la réduction des produits chimiques en agriculture ? L’idée dominante dans le milieu agricole est que la baisse de la consommation de pesticides passe par une agriculture de précision. Cibler exactement le jour de la pulvérisation, la quantité de produits nécessaires, etc., grâce notamment aux nouvelles technologies et au conseil agricole en temps réel. Pour l’instant, cette stratégie ne porte pas ses fruits, comme le montre l’échec du plan Ecophyto. La consommation de pesticides a augmenté de 5% en moyenne depuis 2009.

Un modèle agricole verrouillé

Pour de nombreux agriculteurs et agronomes, baisser la consommation de produits phytosanitaires nécessite un changement radical de système de cultures : le choix des variétés doit être lié à la résistance aux parasites plus qu’à la productivité, les rotations de culture doivent être réintroduites pour limiter le développement des mauvaises herbes et des maladies, etc.

Or, le modèle agricole est figé, notamment à cause de l’intégration très forte de toutes les étapes de la filière au sein des coopératives. Des filières alternatives ont du mal à émerger. En investissant dans la production des produits chimiques, la coopérative In Vivo conforte évidemment leur place dans la filière agricole. Mais elle contribue aussi à verrouiller le système. Les pesticides et autres produits chimiques semblent avoir de beaux jours devant eux.

Le gouvernement a livré la nouvelle version du plan Ecophyto ce 30 janvier. Il n’a pas abandonné l’objectif de réduire les pesticides de 50%, mais d’ici à 2025 et non plus à l’horizon 2018, comme le prévoyait le Grenelle de l’environnement signé en 2008.

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Nourriture chinoise "bio" : méfiez-vous...

Nourriture chinoise "bio" : méfiez-vous... | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Les dangers de la nourriture chinoise bio : le manque de respect de la réglementation concernant les aliments bio en provenance de Chine est inquiétant.

 

L’internet abonde actuellement en articles sur le « faux bio » alimentaire chinois. En forte croissance, la demande de bio intéresse aussi les producteurs chinois. Les consommateurs sont prêts à payer plus pour des légumes bio, jusqu’à 5 à 10 fois plus pour de la viande biologique, ce genre de profit entraîne donc parfois des pratiques sans scrupule.

Le danger du bio ‘made in China’ est-il donc le résultat d’une rumeur déformée, comme Internet sait en produire, ou la fumée d’un feu bien réel ? Les informations sur les aliments en provenance de Chine sont en réalité plutôt effrayantes, le manque de respect de la réglementation concernant les aliments biologiques en provenance de Chine étant flagrant et l’héritage historique de pollution difficilement contournable.

Appétit de l’Europe pour la nourriture chinoise

L’Empire du Milieu est aujourd’hui le quatrième partenaire commercial de l’UE pour les produits agricoles et de la pêche. On importe plus de produits alimentaires de Chine qu’on n’en y exporte. 5 % de nos importations de produits alimentaires venaient de Chine en 2012, quelque 4 milliards d’euros.

Vu que les aliments en provenance de Chine sont souvent bien moins chers que ceux produits en Europe, les importations en provenance de Chine ont augmenté régulièrement ces dernières années.

Souci : certains pesticides et antibiotiques sont autorisés dans l’agriculture chinoise qui sont interdits dans les États membres de l’Union européenne, tels que pommes, fraises et poissons d’aquaculture, et se retrouvent donc dans les produits dérivés, type confitures.

 L’Europe veille au grain (littéralement…)

Constatant ces dangers, l’Europe a instauré en 2010 une liste de produits importés de Chine à surveiller, tels que les oligoéléments entrant dans la composition des aliments pour humains et animaux. Le Royaume-Uni a interdit l’importation de certains produits laitiers et à base de lait de soja pour les nourrissons. Depuis début 2012, constatant l’utilisation de variétés non autorisées de riz génétiquement modifié, la Commission européenne a imposé des mesures d’urgence pour les interdire.

Néanmoins, en 2013, l’autorité européenne sur les aliments aura repéré pas moins de 435 fois des importations chinoises douteuses, les analyses révélant la présence d’ingrédients génétiquement modifiés, de pesticides et même de métaux lourds.

Aux Etats-Unis aussi, des expéditions de Chine sont souvent refusées en raison de la saleté, d’additifs dangereux, de résidus de médicaments vétérinaires et d’erreurs d’étiquetage. La lecture de ce qui constitue « la saleté » n’est d’ailleurs pas conseillée à ceux qui ont l’estomac sensible, type excréments d’oies et de porcs pour nourrir les élevages de tilapias, espèce de poissons peu coûteuse.

Des contaminations persistantes

La pollution en Chine reste tellement endémique que, malgré les interdictions récentes et de nouvelles normes locales, il est peu probable qu’elles apportent des améliorations significatives dans la qualité des aliments chinois à court terme.

Les produits chimiques agricoles interdits sont souvent encore utilisés et même quand ils ne sont pas, ils subsistent encore dans le sol et l’eau. De nombreuses fermes sont dans les régions industrielles où la pollution des sols, de l’eau et de l’air est concentrée, en particulier en cadmium et de plomb. Les dossiers d’hygiène frauduleux sont monnaie courante.

En termes de pollution, le professeur de droit Chenglin Liu rapporte que seulement 5 % des eaux usées des ménages et 17 % des eaux usées industrielles sont correctement traitées en Chine. Une étude du gouvernement chinois a révélé que 90 % des eaux souterraines chinoises sont polluées.

La Chine est par ailleurs le plus grand utilisateur mondial d’engrais chimiques et l’un des plus grands producteurs et utilisateurs de pesticides.

Le made in China « bio » : un vrai défi

Cet héritage, aggravé par des décennies d’utilisation massive de produits chimiques depuis que, dans les années 1960, les agriculteurs chinois ont été contraints d’utiliser de nouvelles techniques agricoles, d’engrais et de pesticides, a fortement diminué la qualité des sols. A tel point que l’économiste Fred Gales du département américain de l’agriculture affirme qu’il est « presque impossible de cultiver des aliments véritablement biologiques en Chine ».

 

La certification « bio » en Chine

La certification biologique en Chine est très diversement appliquée. Le « Centre chinois pour la certification bio » (COFCC) est censé être l’autorité compétente, mais certifie seulement environ 30 % des produits biologiques. Le reste est certifié par des tiers : entreprises privées, inspecteurs individuels et entreprises internationales.

Il n’y a pas d’accord entre la Chine et l’Europe sur ce qui constitue un aliment « bio ». Selon un rapport sur le sujet de l’USDA (le département de l’agriculture américain), les erreurs d’étiquetage sont communes. Certaines entreprises étiquettent leurs produits comme biologiques alors que seule une infime partie de leur production est cultivé organiquement.

Ajoutez-y une pincée de corruption et le doute est permis quant à la rigueur de la certification bio « made in China »…

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Attention, boire du lait n’est pas une bonne idée pour les adultes

Attention, boire du lait n’est pas une bonne idée pour les adultes | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Les campagnes publicitaires ne manquent pas de nous rappeler qu'il faut boire du lait, mais de plus en plus de voix soulignent que le lait n'est pas bon pour les adultes. Pour quelles raisons les adultes devraient éviter de boire du lait ? 

Raphaël Perez : Dès l'âge de 6-7 ans, l'enzyme qui permet de digérer le lait disparaît de notre organisme, et à l'âge adulte une très grande majorité de la population ne supporte plus le lait. Dès lors, la consommation de lait devient problématique, et il faut l'éviter autant que possible. Des effets de ballonnement se font ressentir, et peuvent aller jusqu'aux diarrhées, et les impacts inhérents aux aliments mal digérés apparaissent également: problèmes ORL, cutanés.  Le lait en provenance d'élevages industriels est particulièrement mauvais pour la santé, du fait de la mauvaise alimentation des animaux.

Bien que le lait de vache soit le plus dur à digérer, une consommation excessive de lait de brebis ou de chèvre provoque également des effets négatifs. 

 

Un des arguments évoqués pour limiter la consommation de lait chez l'adulte réside dans le fait qu'il est riche en calories et graisses saturées. Dans quelle mesure cela est-il vrai ? 

Raphaël Perez : C'est tout à fait vrai. Le lait entier surtout, et le lait demi-écrèmé dans une moindre mesure, sont riches en graisses saturées car contiennent en majorité des acides gras saturés d'origine animale. Le lait d'origine industriel contient des taux particulièrement élevés et il faut donc, si vous consommez du lait, réellement privilégier le lait biologique ou d'élevages traditionnels. Le lait consommé quotidiennement est excessif, et à raison de deux à trois fois par jour, il est vraiment considéré comme problématique. Si le lait est consommé systématiquement, il faut alors diminuer la consommation de viande et de céréales pour éviter les effets cumulatifs. 

 

Une étude suédoise a souligné que les femmes consommant plus de trois verres de lait par jour sont plus susceptibles d'être victimes de fractures. Dans quelle mesure le lien entre consommation de lait et fractures existe-t-il ?

Raphaël Perez : Avec l'augmentation de la prise de lait, et donc du processus de digestion, on remarque une déminéralisation de l'organisme. Cela est du à la présence en quantité importante de phosphore. De plus, dès lors que la consommation de lait, mais aussi de céréales ou de viande rouge, devient excessive, la structure osseuse devient plus friable et donc plus sujette aux fractures. A partir de 50-60 ans, le cas de fractures issues d'une consommation excessive de lait se multiplient. On considère comme excessive une consommation de plus de trois produits laitiers par jour, ou encore une prise de viande rouge deux fois par jour. 

 

 Est-il judicieux d'arrêter totalement de boire du lait ? Pour les consommateurs, un arrêt total peut-il entraîner une carence et des problèmes de santé ?

Raphaël Perez : Rien n'indique l'apparition de carences après l'arrêt du lait chez les adultes. Mais bien sûr, il y a des nutriments que l'on trouve dans le lait qui sont essentiels : le calcium bien sûr, mais aussi le phosphore (lorsqu'il n'est pas pris en excès) ou encore des protéines de bonne qualité. Or, on retrouve tous ces nutriments dans d'autres produits, notamment les produits laitiers, débarassés des effets néfastes du lait. On voit de plus en plus apparaître dans la carte des cafés l'apparition de café au lait ou de thé au lait : en plus d'apporter les inconvénients, le thé et le café ont la particularité de neutraliser le calcium, de le piéger et donc ils n'apportent rien de positif à l'alimentation. 

 

 

Le lait est, dit-on, riche en calcium, et c'est la principale raison utilisée pour inciter le public à boire du lait. Quels types d'aliments riches en calcium peuvent remplacer, ou diminuer pour ceux qui ne peuvent s'en passer, la consommation de lait chez un adulte ? (amandes, orange, haricots, etc.)

Raphaël Perez : Les nutriments essentiels au lait sont les protéines d'une part, que l'on trouve dans les oeufs, la viande, le poisson, les amandes, et d'autre part le calcium que l'on trouve aussi dans les amandes et certains légumes. 

Il est donc tout à fait possible de remplacer son petit-déjeuner de céréales au lait par un sandwich au jambon avec un oeuf, qui sera très complet et qui a l'avantage de ne pas provoquer de problèmes intestinaux !

 

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« Même au jardin, l’effet d’un pesticide va toujours plus loin que prévu »

« Même au jardin, l’effet d’un pesticide va toujours plus loin que prévu » | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Le jardinage amateur n'est pas sans effet sur les insectes. Encore fallait-il le prouver. Des scientifiques viennent de le faire en publiant une étude sur les papillons et les bourdons. Explications avec l'un des coauteurs.

 

Benoît Fontaine est responsable des observatoires naturalistes Vigie Nature au Muséum national d’histoire naturelle et coauteur de l’étude.

Terra eco : Que vous ont appris les données des sciences participatives sur les pratiques de jardinage ?

Benoît Fontaine : Nous avons élaboré et combiné plusieurs indices pour évaluer les usages dans les jardins des particuliers qui participent à l’Observatoire de la biodiversité des jardins. L’objectif de ce programme est notamment de compter les papillons et les bourdons. Mais il faut également décrire succinctement son jardin. Grâce à ces informations, nous élaborons d’abord un indice qui indique le degré de « naturalité » d’un jardin. S’il y a du lierre, des ronces, des orties ou des espaces en friche, nous considérons par exemple que le jardin est géré de façon plus naturelle qu’un autre. Ensuite, nous élaborons un indice d’offre en nectar. Les propriétaires de jardins sont invités à cocher les plantes présentes parmi une dizaine d’espèces comme la valériane, le géranium, la lavande... Certaines d’entre elles, comme les plantes aromatiques, sont très attractives pour les insectes, d’autres, comme le géranium, produisent beaucoup moins de nectar. Cet indice montre s’il y a beaucoup ou peu de ressources pour les insectes. Enfin, nous élaborons un dernier indice sur l’utilisation des pesticides de différentes classes, insecticides, herbicides, fongicides... Nous répartissons les jardins en deux catégories : ceux qui en utilisent et ceux qui n’en utilisent pas. Sur les 3700 jardins dont nous avons analysé les données, c’est moitié moitié.


Pourquoi avoir choisi d’étudier l’impact de ces produits sur les bourdons et les papillons ?

Nos données reposent sur un programme de sciences participatives : le premier critère de réussite, c’est d’avoir des participants ! On pourrait faire un observatoire des blattes et des araignées, ce serait sans doute très intéressant mais remporterait à coup sûr moins de succès... Les papillons, c’est attractif pour le grand public. Quant au bourdon, il fait partie de la famille des abeilles autour desquelles il y a eu beaucoup de sensibilisation.


Quelles surprises ont révélé vos analyses ?

Nous savons déjà que l’utilisation de pesticides a un impact sur les insectes, mesuré de longue date en milieu agricole. Nos résultats montrent que c’est aussi le cas dans les jardins. L’utilisation des herbicides a également des effets. Quand un particulier utilise ces derniers, ce ne sont pourtant pas le bourdon ou le papillon qui sont visés. Mais ces insectes dépendent fortement des plantes qui les nourrissent ou leur servent d’abri pendant les périodes d’hivernage. Tout cela n’est pas une surprise, mais nos données nous permettent d’élaborer des statistiques robustes pour l’affirmer. De manière tout à fait inattendue, en revanche, nous avons montré que l’utilisation de fongicides et d’anti-limaces a un impact positif sur l’abondance de papillons et de bourdons. Notre hypothèse, c’est que les plantes, n’utilisant pas leur énergie à se défendre contre les attaques de moisissures ou d’escargots, l’utilisent à produire plus de nectar et donc attirent plus d’insectes. Dans le cas présent, c’est un effet indirect positif. Mais attention à ne pas se tromper de message ! Ces mêmes anti-limaces et ces fongicides ont très probablement un impact négatif sur la faune du sol, comme les lombrics ou les acariens, auxquels aucune étude n’est consacrée mais qui sont garants du fonctionnement des sols. Ce que montrent nos résultats, c’est qu’un pesticide a beau être utilisé en visant un organisme précis, l’effet produit, lui, va toujours plus loin que prévu. L’impact n’est pas forcément là où on l’attend.


Quelles sont les particularités du milieu urbain ?

L’impact des pesticides n’est pas le même à la ville et à la campagne. Dans les jardins urbains, l’impact est plus important. Ces jardins fonctionnent en effet comme des oasis de végétation. Quand l’insecticide tuent les insectes présents, il faut plus de temps pour que d’autres viennent recoloniser l’espace. Les nouveaux venus doivent en effet franchir toute une matrice urbaine. A la campagne, le jardin d’à côté, non traité, est plein d’insectes qui vont venir rapidement. En ville, revenir à un état initial sera plus difficile. Le papillon y arrivera mieux car il possède une bonne capacité de dispersion. Mais le bourdon, lui, ne peut parcourir que quelques centaines de mètres. Dans un milieu hostile comme la ville, il aura du mal s’il lui manque des îlots de nature où trouver refuge.


Quelle est l’importance de ce qui se passe dans les jardins privés à l’échelle de la biodiversité ?

Les jardins privés occupent une grande partie de l’espace en milieu urbain et péri-urbain. On sait que les particuliers sont de gros consommateurs de pesticides et on sait que ces pesticides ont un impact. Tout ça mis bout à bout nous invite à nous interroger scientifiquement sur le résultat final. La situation globale est inquiétante. Les espèces qui vivent dans les jardins sont des espèces communes. Dans d’autres milieux, elles sont en déclin. Ainsi, à l’échelle européenne, les papillons ont perdu 50% de leurs effectifs en vingt ans. Le jardin, c’est une petite fenêtre d’observation. Ce n’est certes pas grâce à lui qu’on va sauver les papillons, ni inverser la tendance générale. Mais les pratiques de jardinage ont néanmoins leur impact. En laissant un peu d’ortie, un peu de friche, on peut favoriser ces insectes. Nous commençons par exemple à étudier l’évolution de l’utilisation de pesticides dans les jardins qui participent depuis longtemps à l’observatoire. C’est un travail encore en cours, mais nous nous rendons compte que des changements de pratiques s’opèrent. Après plusieurs années de participation, la tendance va à une diminution de la consommation de pesticides. Le fait de s’intéresser aux papillons amène à se préoccuper de la nature qui nous entoure. Le gens qui prennent conscience de ces enjeux sont aussi des électeurs. Ce sont eux qui peuvent faire évoluer le discours écologique chez les décideurs. La prise de conscience individuelle est décisive.

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Abeilles : le géant des pesticides Bayer porte plainte contre l'Europe

Abeilles : le géant des pesticides Bayer porte plainte contre l'Europe | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Dans les épisodes précédents, des regroupements d’apiculteurs portaient plainte contre Bayer et Syngenta, deux géants des pesticides. Le groupe Bayer, non content de nier fermement les faits, a déposé une plainte contre la Commission Européenne.

 Pesticides contre abeilles : jeux de pouvoir

Revenons sur les faits : Bayer et Syngenta sont deux groupes d’agrochimie importants, dont les produits ont été incriminés à plusieurs reprises dans des cas suspects de mortalité d’abeilles. En 2014, des millions d’abeilles sont mortes : on estime qu’un tiers ont disparu aux États-Unis et on a répertorié quelques cas particulièrement suspects, notamment 37 millions d’un coup dans une ferme au Canada (on estimait début 2014 qu’en Europe il manquait 13 millions de colonies).

Des organisations ont donc porté plainte contre les fabricants de pesticides. Sur un court comme long terme, la disparition des abeilles pose un problème pour la biodiversité : de manière très concrète non seulement toute notre chaîne alimentaire est menacée mais de façon plus large tout l’équilibre de la flore et de la faune.

 

Les pesticides, eux, ont un usage restreint dans l’Union Européenne, même si ces restrictions ne sont pas assez importantes pour tout le monde et que la situation diffère encore selon les pays (voir cet exemple en France).

Une interdiction des néonicotinoïdes jugée injustifiée

Le groupe Bayer et le groupe Syngenta ont donc décidé de porter plainte contre la Commission Européenne, dans le but que celle-ci retire les restrictions imposées à l’utilisation de pesticides. Ils estiment que l’interdiction est « injustifiée » et « disproportionnée« .

Plusieurs associations sont montées au créneau, jugeant que la pression du public était un vrai pouvoir contre ce type de lobby. En face des affirmations de Bayer, plusieurs études prouvent scientifiquement que les produits contribuent à la surmortalité des abeilles. L’Union Européenne n’avait pas agi au hasard en interdisant certains pesticides en 2013.

Plusieurs études incriminent directement ce qu’on appelle les néonicotinoïdes (ou néonics en raccourci). Ce sont des substances actives, enrobant les graines : d’abord elles atteignent la plante et modifient la composition de celle-ci. Dans un deuxième temps cela tue les insectes venant manger la plante.

 

Estimation des risques

On peut utiliser d’autres produits bien moins toxiques mais les pesticides répandus, produits par des multinationales comme Bayer et Syngenta, contiennent des néonicotinoïdes.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments avait mené son enquête et estimé que les néonicotinoïdes étaient effectivement un risque pour les abeilles. Une campagne de sensibilisation avait eu lieu à destination des organismes preneurs de décisions. A l’époque déjà, Bayer avait protesté, proposant des contre-études, mais la Commission Européenne avait ignoré ce lobbyisme.

L’entreprise revient à présent à la charge puisque les restrictions ont un cycle de deux ans, ensuite réévaluées.

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Faut-il boire du lait ?

Faut-il boire du lait ? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Les ventes de lait ont baissé de presque 3 % en 2014, alors que cette boisson est parfois accusée de provoquer des pathologies et des troubles de la digestion.

 

Les ventes de lait en France ont baissé de presque 3 % en 2014 en volume, selon Syndilait, syndicat des fabricants de lait. En dix ans, elles ont reculé de 10 %. La faute en est à la désaffection des Français pour le petit déjeuner et pour la cuisine à base de lait, mais aussi aux « courants antilait », selon le président du syndicat, Giampaolo Schiratti. Alors que le ministère de la santé recommande de consommer trois produits laitiers par jour, le breuvage blanc est parfois accusé de causer des troubles de la digestion, voire des pathologies. Le lait de vache, le plus couramment consommé en France, est-il bénéfique pour la santé ?

La France et le lait, une longue histoire d'amour (et d'argent)En 1954, Pierre Mendès France instaurait la distribution de lait dans les écoles pour enrayer la dénutrition chez les élèves. Elle permet de contrer les carences alimentaires constatées sur les enfants dans la France de l'après-guerre. La « galactothérapie » (le soin par le lait) s'appuie sur de solides arguments : le lait est une source de protéines et de vitamines (notamment B1, B2 et A si les vaches consomment suffisamment de fourrage vert). Il est aussi riche en calcium, qui contribue à la solidité des os et des dents, la transmission des messages nerveux et la régulation des battements du cœur.« Le calcium et les nutriments du lait sont nécessaires à la croissance de l'enfant et au bon équilibre alimentaire de l'adulte », affirme Giampaolo Schiratti, qui est aussi directeur général de Candia. Pourtant, les vertus du lait sont régulièrement remises en question. En 2007, Thierry Souccar a fait grand bruit avec son livre Lait, mensonges et propagande. Le journaliste scientifique et éditeur remet en question les bienfaits des produits laitiers pour nos os.

« J'ai été ostracisé par les nutritionnistes qui travaillent avec l'industrie laitière », estime-t-il. Le sujet est délicat pour ces industriels, dont le chiffre d'affaires annuel avoisine les 27 milliards d'euros. Les géants de l'agroalimentaire comme Danone n'ont aucun intérêt à voir les vertus des laitages remises en question. « On a dit que j'étais antilait, poursuit Thierry Souccar, c'est une caricature. En réalité, je questionne la recommandation de "3 laitages par jour" préconisés par le ministère de la santé. »

Boire du lait est indispensable pour nos os

FAUX

L'adage veut que boire du lait renforce nos os, car il contient du calcium. En cas de carence alimentaire, nous puisons ce minéral dans nos réserves osseuses. Il est donc très important d'en absorber suffisamment pendant les vingt premières années de notre vie, afin de constituer un solide capital osseux. Ensuite, un apport suffisant en calcium permet de ralentir le vieillissement de nos os.


1 litre de lait = 1 200 mg de calcium
1 litre d'eau minérale = 100 à 600 mg de calcium

1 yaourt nature (125 g) = 130 mg de calcium
100 g de brocoli = 50 mg de calcium

 

L'autre adage veut que le lait protège contre l'ostéoporose, cette maladie « des os poreux » qui peut entraîner des fractures, principalement chez les femmes. Pour être épargnées, elles doivent non seulement consommer du calcium, mais aussi assurer leurs apports en vitamines D et K et faire suffisamment d'exercice physique. Cette maladie osseuse est également liée à des facteurs génétiques et hormonaux.

Le manque de laitages n'est donc pas la cause de l'ostéoporose. D'ailleurs, outre les laitages, il existe d'autres aliments riches en calcium, comme le chou ou les fruits secs. Si le Programme national nutrition santé préconise la consommation de produits laitiers pour ingérer au moins 700 à 800 mg de calcium par jour, c'est parce que la majorité des apports en calcium des Européens est issue du lait.

Reste que « la quantité adéquate de calcium qui doit composer notre régime alimentaire n'a pas encore été déterminée », selon le département nutrition de l'école de santé publique de l'université Harvard. En Inde, au Japon ou au Pérou, la prise de calcium journalière moyenne est de 300 mg par jour seulement. Pourtant, les fractures y sont moins courantes qu'en Europe. Pas de quoi tirer des conclusions hâtives : des facteurs autres que le calcium peuvent expliquer cette résistance aux fractures, comme l'activité physique ou l'exposition au soleil (qui permet de synthétiser de la vitamine D).

En 2014, une étude a toutefois montré qu'une forte consommation de lait pendant l'adolescence ne se traduisait pas par une baisse du nombre de fracture de la hanche. Elle pourrait même… causer des fractures, selon des chercheurs suédois, qui appellent malgré tout à traiter leurs résultats avec prudence.

« Il est possible d'avoir une alimentation équilibrée sans laitages », concède Marie-Claude Bertière, directrice du département santé du Centre national des professionnels du lait (Cniel), « si on est professeur de nutrition ! Parce que c'est assez compliqué. Et à condition d'avoir les moyens financiers de remplacer les apports nutritionnels du lait par d'autres produits. »

Boire du lait contribue au développement de cancers

ÇA DÉPEND

« Un cancer sur deux est lié à de mauvaises habitudes alimentaires », selon Henri Joyeux, cancérologue et professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier. En ce qui concerne le lait, l'une des sources d'inquiétude est la présence de « facteurs de croissance ».

Par définition, le lait de vache est destiné aux petits veaux, qui gagnent une centaine de kilos en quelques mois. Il contient des molécules produites par la vache, qui favorisent la multiplication cellulaire – les « facteurs de croissance ». Ces molécules pourraient avoir un impact délétère sur les adultes.

L'avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire sur le sujet ne permet pas de trancher, car il ne se penche pas sur toutes les substances contenues dans le lait. Certaines d'entre elles pourraient avoir un effet bénéfique sur les cellules cancéreuses (par exemple les bactéries, sur la tumeur du colon), d'autres, comme les facteurs de croissance, pourraient être nocives (notamment pour le cancer colorectal, de la prostate ou du sein).

L'addition entre effet négatif et effet positif des laitages reste incertaine. L'Organisation mondiale de la santé pointe par exemple du doigt les études selon lesquelles le lait pourrait protéger contre le cancer du colon et le cancer de la vessie. Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si une forte consommation de lait et de calcium peut augmenter le risque de développer un cancer des ovaires pour les femmes, et de la prostate pour les hommes, selon l'école de santé publique de Harvard. Le panel du rapport de l'Institut américain de la recherche sur le cancer estime quant à lui que les régimes riches en calcium sont l'une des causes probables du cancer de la prostate.

Pour Henri Joyeux, il est évident que les laitages peuvent causer des cancers, même si « tout dépend de la localisation cancéreuse et de la susceptibilité génétique de chacun, à laquelle il faut associer le tabac, les hormones et perturbateurs endocriniens, la pollution et le stress ». Il met en cause notamment « le surpoids dû à la consommation excessive de produits laitiers (beurre, yaourts, fromages, crèmes, lait) » responsable de la formation de tissu gras, qui est cancérigène lorsqu'il est en excès.

Les laitages favorisent le diabète

ÇA DÉPEND

Le diabète de type 1 est dû à la destruction de cellules du pancréas spécialisées dans la production d'insuline, qui permet de diminuer la concentration de glucose dans le sang. Un dysfonctionnement du système immunitaire, lié à des facteurs génétiques et environnementaux, est en cause. Parmi eux, plusieurs sont à l'étude : les virus, la modification de la flore intestinale ou le régime alimentaire, y compris la consommation de produits laitiers.

La Finlande est l'un des pays européens où l'on consomme le plus de lait (126 litres de lait par an et par personne en 2011). C'est aussi le pays où les cas d'enfants diabétiques de type 1 sont les plus nombreux. De quoi alerter les scientifiques. Mais rien ne prouve que la prévalence du diabète dans ce pays est liée au lait. D'ailleurs, d'autres hypothèses vont bon train, comme l'excès d'hygiène, qui affaiblirait le système immunitaire des Finlandais.

Au contraire, pour Jean-Michel Lecerf, directeur du service nutrition de l'Institut Pasteur de Lille, « la consommation de lait diminue fortement les risques de diabète », même s'il concède que « le mécanisme d'action n'a pas été établi ». Le professeur Lecerf est également membre du comité scientifique de l'observatoire des habitudes alimentaires créé par les professionnels de l'industrie laitière. Il affirme n'avoir « aucun intérêt personnel » dans l'industrie du lait et exercer pour eux bénévolement.

La consommation de lait peut causer des maladies cardiovasculaires

ÇA DÉPEND

Pour prévenir les maladies cardiovasculaires, l'Agence nationale de sécurité sanitaire recommande de limiter les acides gras saturés à 10 % de nos apports énergétiques. Une consommation excessive de ces graisses pourrait favoriser l'excès de cholestérol et les maladies cardiovasculaires. Or près de 70 % des graisses contenues dans le lait sont saturées. Dans 100 ml de lait demi-écrémé par exemple, on trouve 1,5 g de matières grasses, dont environ 0,9 g d'acides gras saturés.

Pourtant, selon Jean-Michel Lecerf, « les études montrent une diminution du risque de développer une maladie cardio-vasculaire pour les consommateurs de laitages. De manière générale, ils ont un effet bénéfique sur le poids. » « Je peux moi aussi vous donner des études qui disent l'exact contraire », rétorque l'auteur de Lait, mensonges et propagande Thierry Souccar, pour qui « il est peu probable que les produits laitiers protègent contre le syndrome métabolique » (embonpoint, hypertension, forte glycémie, fort taux de « mauvais » cholestérol).

« Certains acides gras spécifiques du lait peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé, d'autres pourraient avoir des effets négatifs », explique Yves Chilliard, directeur de recherche en nutrition animale à l'Institut national des recherches agronomiques. Les chercheurs de l'institut ont montré que l'alimentation du bétail avait une influence sur le profil des acides gras du lait. En modifiant le régime des vaches, on pourrait par exemple obtenir un lait riche en oméga-3. « Faut-il changer l'équilibre des matières grasses du lait ? », s'interroge Yves Chilliard. « Pas sûr que ce soit souhaitable. De toute façon, l'important n'est pas là : il faut limiter nos apports en calories et en matières grasses, quelles qu'elles soient. »

Dans cette logique, certains laitages sont exclus de la catégorie des produits laitiers – à consommer trois fois par jour – du Programme national de nutrition. C'est le cas du beurre, classé parmi les matières grasses, ou des desserts à base de lait, comme le flan.

Le lait cause douleurs, diarrhées et ballonnements

SEULEMENT CHEZ LES INTOLÉRANTS AU LACTOSE

Nous ne sommes pas tous capables de digérer le lait. Certaines ethnies, notamment en Europe du Nord, sont plus tolérantes au lactose, ce sucre présent dans le lait. Au contraire, environ 90 % des Asiatiques sont intolérants.

La capacité à digérer ce sucre résulte d'une mutation intervenue récemment dans l'histoire de l'humanité, avec la naissance de l'agriculture. Notre tolérance au lactose est à son maximum au début de la vie, puis décroît avec l'âge. Deux à cinq Français sur dix ont des difficultés à digérer le lait. Résultat : ils souffrent de diarrhées, ballonnements ou maux de ventre. Selon un avis de l'Autorité européenne des sécurité des aliments, ils peuvent malgré tout tolérer une prise de 12 g de lactose (soit 250 ml de lait) sans montrer de symptômes, et des quantités supérieures si la consommation de produits laitiers est répartie dans la journée.

Les intolérants qui ne veulent pas renoncer aux laitages peuvent s'essayer au lait délactosé, aux yaourts et à certains types de fromages, dont le lactose est déjà en partie « digéré ».

Boire du lait, mais pas trop

Les produits laitiers ne sont pas essentiels à un régime alimentaire équilibré. S'ils sont une importante source de calcium, ils ne sont pas la seule. Il existe aussi des aliments riches en protéines (viande, œufs, poisson, légumineuses) ou en vitamines contenues dans les laitages.

Une consommation de lait trop élevée est soupçonnée de favoriser certaines pathologies. L'Autorité européenne de sécurité alimentaire recommande de se limiter à 2,5 g de calcium par jour (l'équivalent d'un peu plus de 2 litres de lait), que ce soit par le biais de l'alimentation, des boissons ou de compléments alimentaires. Pour ce qui est des laitages en particulier, le professeur Walter Willett, responsable du département de nutrition de l'école de santé publique à Harvard, conseille d'en consommer un à deux par jour au maximum, pour ceux qui le souhaitent.

Pour simplifier, Yves Chilliard rappelle un conseil de grand-mère : « Il faut manger un peu de tout. Et ne pas se resservir. »

 
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Réussite scolaire : les fast-foods néfastes ?

Réussite scolaire : les fast-foods néfastes ? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
SANTÉ - VOUS AVEZ DIT MALBOUFFE ? - Une étude américaine montre que les enfants qui consomment plusieurs repas à base de fast-food par semaine ont de moins bonnes notes à l’école.

 

L’alimentation des enfants est-elle un facteur de réussite scolaire ? Oui, si l’on en croit une récente étude universitaire américaine parue dans la section pédiatrie de la revue en ligne SAGE. En s’intéressant aux comportements alimentaires de milliers d’élèves, les deux auteurs de l’étude ont, en effet, établi un lien entre une consommation significative de fast-food et des résultats scolaires médiocres. Explications.

 

Des habitudes alimentaires... Pour leur étude, les auteurs ont, dans un premier temps, soumis 11.740 élèves de 5th grade (l’équivalent du CM2 en France) à un questionnaire sur leur comportement alimentaire. Il en est ressorti que plus des deux-tiers des enfants interrogés avaient consommé du fast-food dans la semaine, 20% avaient même eu quatre repas à base de fast-food la semaine précédant l’étude et 10% en avaient mangé tous les jours. A l’inverse, seuls 29 % des enfants n’avaient pas mangé de fast-food dans les sept jours précédant le questionnaire.

 

… corrélées aux résultats scolaires. Après avoir répondu à ce questionnaire, les enfants ont été soumis à une série de tests : de lecture, de maths et de science, notamment. Les résultats sont sans appel : en mathématiques, en lecture et en science, les enfants ayant déclaré avoir consommé du fast-food tous les jours ou 4 à 6 fois par semaine ont eu des résultats 20% plus faibles que ceux qui n’avaient pas mangé de fast-food du tout. Et les enfants qui ne mangeaient du fast-food qu'une à trois fois par semaine ? Leurs résultats se sont révélés moins bons seulement en maths.

 

Quelle explication ? Les chercheurs assurent que leur démonstration se vérifie même en prenant en compte d'autres facteurs socio-économiques tels que l'exercice, le temps passé devant la télé ou le milieu social de la famille. Comment expliquer, alors, cet impact de la consommation de fast-food sur la réussite scolaire ? Les chercheurs se contentent d’évoquer des pistes proposées par d’autres études : l’alimentation de type fast-food, de par sa pauvreté en nutriments comme le fer, aurait un effet négatif sur le développement cognitif. De même, une alimentation trop riche en gras et en sucre aurait un impact négatif sur la mémoire et les capacités d'apprentissage.

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BPA : les fabricants de canettes demandent un report de l'interdiction française

Les producteurs de canettes demandent au gouvernement un report de l'interdiction du bisphénol A (BPA), ou du moins une dérogation pour les exportations afin de ne pas les pénaliser, rapporte l'AFP, citant Philippe Vanheist, l'un des responsables de la Boîte Boisson, la fédération du secteur. Pour rappel, fin 2012, les parlementaires ont adopté une loi suspendant l'usage du BPA dans les contenants alimentaires à partir de janvier 2015. Concrètement, les contenants alimentaires contenant cette substance ne pourront être vendus en France que s'ils ont été mis sur le marché avant le 1er janvier.

 

"Nous avons demandé au gouvernement le recul de la mise en application de la loi de façon à ce que les clients aient suffisamment de retour par rapport aux tests de vieillissement en cours des autres vernis pour les canettes", a indiqué Philippe Vanheist, ajoutant "nous avons également sollicité une dérogation pour les exportations".

La Boîte boisson indique ne pas avoir reçu pour l'instant de réponse du gouvernement.

 

Si l'Union européenne a interdit l'usage du BPA dans les biberons depuis janvier 2011, la France est le seul pays à avoir étendu l'interdiction à l'ensemble des contenants alimentaires et ustensiles de cuisine.

 

 

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Tout ce ce que vous croyez savoir de votre hygiène personnelle est faux

Tout ce ce que vous croyez savoir de votre hygiène personnelle est faux | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Avertissement : vous êtes probablement couvert de bactéries et de matière fécale en ce moment précis.

Vous pensez avoir une bonne hygiène de vie ? Détrompez-vous, votre quotidien est dégoûtant à bien des égards. Même si cette liste ne recouvre pas du tout l’ensemble des façons dont votre vie est infestée par les bactéries, vous devriez remédier à certaines de vos habitudes le plus rapidement possible.

Rappelez-vous simplement que vous avez survécu jusqu’ici sans paniquer, mais vous devriez quand même savoir…

 

1. Votre savon antibactérien pour les mains pourrait être en train de dérégler vos hormones. Et il n’est pas aussi efficace que vous le pensez.

Les savons antibactériens contiennent un composant chimique appelé triclosan dont il a été montré, lors de tests sur les animaux, qu’il altérait le niveau hormonal. Le New York Times a rapporté que les résultats de l’enquête en cours menée par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux sur l’utilisation sans risque du triclosan sont restés peu convaincants. Le triclosan est présent dans 75% des savons antibactériens et peut aussi être trouvé dans les produits ménagers et certains dentifrices. Indépendamment des effets potentiels du triclosan, la FDA a conclu que le savon antibactérien n’est pas plus efficace à prévenir les maladies que le savon normal.

 

2. Certes, laver vos vêtements enlève la saleté, mais il y a aussi de bonnes chances que cela recouvre vos lessives de E.coli et d’excréments. 

 

Selon les recherches conduites par le Dr Charles Gerba, professeur de microbiologie à l’université d’Arizona, une seule machine de sous-vêtements dans la machine à laver suffit à transmettre 100 millions d’E.coli dans l’eau, qui passent ensuite dans la machine suivante. « Il y a environ un dixième de gramme d’excréments dans un sous-vêtement en moyenne. Pour réduire le problème, on conseille de laver à 65 degrés, puis de transférer le linge dans le sèche-linge le plus rapidement possible, puisque la bactérie se multiplie dans les zones humides. Néanmoins, tout ceci n’aide pas forcément. Des étudiants de Yale l’ont appris à leurs dépends durant l’année 2013 quand d’autres étudiants se sont mis à déféquer dans les machines à laver. De toute façon, nous portons tous sur nous un peu de fèces. C’est inévitable. 

 

 

3. Vous passez probablement beaucoup de temps au contact des parties les plus sales de votre maison.

 

Les sols des toilettes peuvent abriter jusqu’à près d’un demi million de bactéries par centimètre carré, tandis que plus de 100000 bactéries par centimètre carré peuvent vivre dans les seules canalisations de votre évier. Eileen Abruzzo, directrice du contrôle des maladies infectieuses au Long Island College Hospital de Brooklyn (New York), affirme que votre évier est bien moins hygiénique que la cuvette de vos toilettes, du fait que les assiettes et les casseroles laissées à tremper sont des terrains propices au développement de bactéries telles E. coli et la salmonelle. Malheureusement, l’école de santé publique d’Harvard en est venue aux mêmes conclusions. 

 

4. Tout ce que vous mettez dans vos toilettes n’y reste pas forcément quand vous tirez la chasse.

 

Jamie Hyneman and Adam Savage de l’émission MythBusters ont confirmé cette légende urbaine, établissant que tirer la chasse avec un couvercle non refermé provoque l’envol de matière fécale dans l’air. Alors si, votre brosse à dents est bien couverte de germes excrémenteux. Le Dr Gerba a indiqué au magazine The Atlanticque l’effet de jaillissement est "comme celui des feux d’artifice du 4 juillet". Si le couvercle est ouvert, les particules peuvent être projetées jusqu’à près de deux mètres, donc assurez-vous au moins que ce couvercle est fermé et que votre brosse à dents est hors de portée ou dans un étui.

 

5. Si vous vous séchez les mains avec les séchoirs, il est peut-être temps de revenir aux serviettes en papier. 

Au terme de plusieurs études, le Dr. Rodney Lee Thompson, épidémiologiste hospitalier à la Mayo Clinic, a fini par conclure que les serviettes en papier sont finalement plus hygiéniques que les séchoirs à mains, tout en consommant moins d’énergie. En testant l’efficacité des serviettes en papier, des séchoirs à main à air chaud et froid, l’Université de Westminster a également constaté que l’essuie-main en papier est le moyen le plus propre. Une grande part de son avantage tient à sa rapidité à sécher les mains, car laisser les mains humides en fait des aimants pour les bactéries. Les serviettes en papier essuieraient en 15 secondes, alors qu’il faudrait 45 secondes aux séchoirs, bien trop long si on considère que les gens passent seulement entre 13 et 17 secondes à se sécher. 

 

6. Votre appareil dentaire peut se révéler bien plus dégoûtant que ce que vous ne l’imaginez. 

Des chercheurs du UCL Eastman Dental Institute ont constaté que 67 % des porteurs d’appareils avaient sur leurs appareils des champignons, tandis qu’environ 50 % d’entre eux portaient des bactéries, y compris le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM), une bactérie pouvant conduire à de dangereuses infections. Les appareils qui ne sont pas nettoyés de façon appropriée ont de grandes chances d’abriter ces microbes nocifs. Cela dit, le problème survient surtout chez les personnes conservant leurs appareils dans une boîte et qui les rincent à peine à l’eau avant de les y remettre la nuit. Nettoyez comme il faut vos appareils dentaires et vous ne devriez pas avoir de souci. 

 

7. La règle des 5 secondes n’existe pas. Désolé.

"La règle des 5 secondes devrait probablement devenir la règle du zéro seconde" a expliqué au New York Times le Dr. Roy M. Gulick, chef de la division des maladies infectieuses au Weill Cornell Medical College. Selon une étude publiée par les chercheurs de l’université Clemson dans le Journal of Applied Microbiology, 99 % des bactéries sont immédiatement transmises lorsqu’un aliment tombe par terre. Certains sols peuvent se révéler plus dangereux que d’autres, les sols secs et/ou durs permettant moins aux bactéries de se cacher que les zones mouillées ou avec des tapis/moquette. Le type d’aliments compte aussi. Ceux comportant plus de sel ou de sucre semblent ramasser les germes plus lentement. 

 

8. Vous n’avez jamais nettoyé votre nombril autant que vous allez le faire.

Selon un rapport de The Atlantic, des chercheurs ont trouvé 2 368 espèces uniques de bactéries après avoir prélevé 60 nombrils seulement. Parmi celles-ci, 1458 étaient complètement nouvelles pour la science. Lors de cette étude, le nombril d’un homme abritait une bactérie connue jusque là pour n’exister que sur le sol japonais. Frottez-moi donc ces nombrils…

 

9. Vous ne combattez pas l’acné comme il faudrait.

Il suffit en général d’utiliser un nettoyant spécial acné recommandé par un médecin ou "doux, non abrasif et sans alcool", parce que les effets secondaires des autres peuvent se révéler assez mauvais, voire faire empirer votre acné. L’isotrétinoïne seul a une longue liste d’effets secondaires. Comme l’a rapporté le site Cracked, la plupart des problèmes d’acné surviennent sous la peau : il faut donc que le traitement soit assez ciblé pour être efficace. Les savons courants contre l’acné peuvent aussi trop assécher la peau, ce qui peut causer plus d’acné. L’Académie américaine de dermatologie insiste sur le fait que, de manière générale, les gens devraient éviter les traitements qui assèchent la peau. 

 

10. Un shampoing et une douche par jour, c’est trop.

Apparemment, notre manie de faire trop de shampoings serait la faute du New York Times. En 1908, ils ont publié une rubrique très populaire encourageant les femmes à se laver plus souvent les cheveux. Mais Michelle Hanjani, dermatologue à l’université de Columbia, a établi que : "Si vous vous lavez les cheveux tous les jours, vous enlevez le sébum [l’huile naturelle des cheveux]. Alors les glandes grasses compensent en produisant plus d’huile." Elle recommande de ne laver ses cheveux que deux à trois fois par semaine. Si vous avez vraiment besoin de vous laver les cheveux tous les jours, assurez-vous d’utiliser un shampoing doux – et surtout ne répétez pas l’opération !

 

11. Vous ne prenez pas soin de vos verres de contact comme il le faudrait

Parmi les presque 40 millions d’Américains qui portent des lentilles, les chercheurs ont constaté que quasiment personne ne prend soin comme il le faudrait de ses verres de contact. Un biofilm, une fine couche de bactéries, se forme aisément sur les lentilles. Le fait de rincer avec de l’eau du robinet cause l’absorption de l’eau non stérile par les lentilles. Réutiliser la solution liquide jour après jour provoque une contamination des verres par les bactéries et augmente grandement le risque d’infections de l’œil. Du coup, assurez-vous de changer souvent de boîtiers et ôter tout résidu liquide après un rinçage, car encore une fois, les bactéries se développent sur des surfaces humides. 

 

 

Désolés d’avoir dû vous ouvrir les yeux. Nous comprenons que vous ayez envie de laisser tomber.

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La déforestation de l'Amazonie a quintuplé en un an

La déforestation de l'Amazonie a quintuplé en un an | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

La déforestation en Amazonie brésilienne a augmenté de 467% en octobre 2014 par rapport au même mois l'année dernière, selon l'ONG Instituto Imazon, pour s'établir à 244 km2.

 

Environ 60% de la déforestation a été réalisée sur des terrains privés ou occupés illégalement, dans les neuf Etats amazoniens du Brésil. « Même si les chiffres ne sont pas officiels, le SAD met en doute l’efficacité des actuelles politiques de prévention et de contrôle de la déforestation à la veille d’un événement international qui a pour principaux défis de parvenir à des compromis entre les pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », a regretté lundi Imazon dans un communiqué.

 

Le Pérou accueillera du 1er au 12 décembre la 20e Conférence sur le changement climatique, sous l’égide de l’ONU.

Afin de mieux lutter contre la déforestation, les autorités brésiliennes ont récemment annoncé l’adoption d’un nouveau système d’alerte par satellite ainsi qu’un accroissement de la lutte contre le crime organisé.

 
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Un milliard de mètres cubes d'eau potable gaspillé chaque année en France

Un milliard de mètres cubes d'eau potable gaspillé chaque année en France | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Selon "Les Echos", les collectivités locales n'investissent pas assez dans le renouvellement des canalisations. 

 

Pire qu'une fuite, un énorme gaspillage. En France, "un milliard de mètres cubes de fuites d'eau par an dans les réseaux d'eau potable, soit 20 % de l'eau traitée et mise en distribution" est perdu, révèle un rapport 2014 de l'Observatoire des services publics d'eau et d'assainissement cité par Les Echos mercredi 19 novembre. Selon le journal économique, "l'origine des fuites d'eau est connue de longue date : c'est la faute aux collectivités locales qui n'investissent pas assez dans le renouvellement des canalisations".

L'observatoire estime à respectivement -2% et -3,7% la baisse des taux de renouvellement des réseaux d'eau et d'assainissement sur la période 2009-2011.

 

Une situation qui devrait empirer : Alain Grizeaud, représentant des entreprises de canalisations, assure que leur chiffre d'affaires "a baissé de 9% à 10% cette année, après un recul de 4% l'an dernier".

"Réduire les fuites dans les réseaux d'eau potable" est "une obligation impérieuse", relève pour sa part  l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse. Dans cette zone où un litre d'eau traité sur cinq se perdait en 2011, l'agence a lancé début novembre un appel à projets doté de 20 millions d'euros pour réduire les fuites sur les réseaux d'eau potable et la consommation d'eau en usage public, comme l'arrosage des espaces verts.

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La fin des quotas de sucre pourrait favoriser...l'obésité

La fin des quotas de sucre pourrait favoriser...l'obésité | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
En 2017, le marché du sucre sera entièrement libéralisé au sein de l'UE. Ce qui pourrait provoquer une explosion des cas d’obésité et de diabètes selon certains chercheurs, qui craignent que l'UE soit inondée de sirop de maïs

 

Le sirop de maïs à haute teneur en fructose est largement utilisé outre-Atlantique, car il est moins cher que la betterave et le sucre de canne. Il est en outre plus sucré au goût et aussi plus facile à exploiter. Son utilisation a été jusqu’à maintenant limitée au sein de l’UE par des quotas, mais cette situation pourrait bien changer en 2017 avec la libéralisation du marché européen du sucre.

 

« C’est vraiment une mauvaise nouvelle » a commenté Per Bendix Jeppesen, chercheur sur l’obésité et le diabète à l’Université danoise d’Aarhus, à la chaîne danoise DR. « il est bien connu que [le recours au sirop de maïs] a provoqué une véritable épidémie d’obésité aux États-Unis depuis qu’il a été introduit. Nous l’avons testé sur des rats, et ce type de sucre augmente le risque de contracter une maladie du foie et de développer du diabète » a-t-il poursuivi.

Le chercheur craint que l’industrie européenne se précipite dans le futur sur le sirop de maïs pour édulcorer les aliements. « Pourquoi ne le ferait-elle pas ? Après tout, le sirop de maïs est à la fois moins cher et plus facile à utiliser » a-t-il commenté.

Un produit très dangereux

Selon lui, le problème est que le sirop de maïs est principalement constitué d’un type de fructose monosaccharide qui est déjà  déjà raffiné. Par conséquent, il va directement dans le sang. Même s’il existe en quantité infime dans les gâteaux, ce type de sucre peut devenir dangereux s’il est utilisé dans les boissons, car ce sont des produits consommés en grande quantité, a expliqué le chercheur danois.

En 2017, l’Organisation commune des marchés dans le secteur du sucre de l’Union mettra un terme aux quotas fixés par pays, et aussi au soutien des prix du marché, ce qui permet actuellement aux producteurs d’écouler leurs stocks non vendus à un prix minimum garanti par l’UE.

Les quotas sur le sucre dans le viseur de l’OMC

Le système actuel a été remis en question en 2006, quand l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a posé une restriction sur le sucre européen, à la suite de plaintes de plusieurs pays producteurs accusant l’UE de dumping.

En vue de mettre fin à ces restrictions, l’UE a alors annoncé qu’elle réformerait le marché de l’industrie sucrière européenne en 2015, date qu’elle a repoussée par après à 2017.

En ce qui concerne la levée des quotas sur le sucre, l’Association danoise des diabétiques demande à l’UE « d’appuyer sur la pédale de frein à la place de celle sur l’accélérateur ». Elle demande aussi que des études en profondeur soient menées sur le sirop de maïs à haute teneur en fructose avant de libéraliser son exploitation.

 

Le sirop de maïs, inconnu au bataillon

L’eurodéputée sociale-démocrate Christel Schaldemose, membre de la commission parlementaire de l’Environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI), a déclaré ne pas avoir eu connaissance jusqu’à ce jour du sirop de maïs.

« Si le chercheur a raison, alors cette situation est vraiment inquiétante. La dernière chose dont a besoin dans l’UE est d’avoir encore plus de citoyens touchés par le diabète » a commenté l’eurodéputée danoise. Elle a ajouté qu’elle demanderait à la Commission européenne si celle-ci était au courant du sirop en question et le cas échéant ce qu’elle comptait faire pour gérer ce produit.

EurActiv à chercher à solliciter FoodDrinkEurope, mais l’association des industriels du secteur alimentaire a refusé de faire tout commentaire.

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Christophe Tisseyre's curator insight, November 8, 2014 4:31 AM

Notre monde est vraiment devenu trop compliqué...

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Le tabac rétrécit le cerveau

Le tabac rétrécit le cerveau | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Les méfaits du tabac ne sont plus à démontrer. Pourtant, la substance n’a de cesse de révéler son côté obscure. Une étude internationale confirme que l’usage à long terme de la cigarette pourrait causer un amincissement du cortex cérébral.

En clair, la couche extérieure du cerveau qui gère des fonctions cognitives cruciales comme la mémoire, le langage et la perception. Un processus qui semble réversible… à condition d’arrêter de fumer à temps. 



Les chercheurs de l’Institut neurologique de Montréal (Université McGill) et de l’Université d’Édimbourg (Ecosse) ont recruté 244 hommes et 260 femmes. Agés en moyenne de 73 ans, certains étaient fumeurs, d’autres l’avaient été, et les derniers n’avaient jamais touché une cigarette. Tous avaient été examinés en 1947 dans le cadre de l’Enquête sur la santé mentale en Ecosse.

 

« Nous avons découvert que le cortex cérébral des fumeurs actuels et des anciens fumeurs, présentait plusieurs zones plus minces que ceux n’ayant jamais fumé », indique le Dr Sherif Karama, principal auteur de l’étude. « Chez les sujets ayant cessé de fumer, l’épaisseur corticale semble s’être régénérée en partie pour chaque année depuis l’abandon du tabac ». A noté que ce constat à pu être établi chez ceux qui avaient écrasé le dernière clope… il y a 25 ans !

 

« Un cortex cérébral plus mince participe au déclin des fonctions cognitives », rappellent d’ailleurs les chercheurs. « Les fumeurs devraient savoir que même s’ils arrêtent, l’amincissement cortical perdure plusieurs années après l’abandon ».

 

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Un documentaire dénonce la pollution des mers par le plastique

Un documentaire dénonce la pollution des mers par le plastique | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Des millions de tonnes de déchets plastique sont déversées chaque année dans les océans, une pollution massive dénoncée par un documentaire, "Expédition 7e continent", qui retrace une mission d'exploration scientifique de ces débris dans l'Atlantique nord.

 

« Tous les ans, ce sont plus de six millions de tonnes de plastique qui se déversent dans la mer », rappelle le film du vidéaste Vinci Sato, diffusé depuis vendredi sur le site de l’association « Expédition 7e continent », membre de la Société des explorateurs français.

« Cette année encore, plus de 100.000 mammifères marins ou tortues et plus d’un million d’oiseaux périront par obstruction du système digestif ou par asphyxie », après avoir ingéré du plastique, confondu avec de la nourriture, souligne-t-il.

 

Le film suit une équipe de scientifiques, partis en voilier de la Martinique vers l’Atlantique nord en mai 2014 pour observer de plus près une des immenses plaques de déchets plastique constituant ce qu’on appelle « le 7e continent », et y faire des prélèvements.

L’expédition, d’une durée de trois semaines, ne s’est pas déroulée comme prévu, en raison de graves problèmes techniques survenus au bout de quelques jours de voyage seulement. Après avoir loué un nouveau bateau et allégé son équipe, la mission n’a eu que 24 heures sur place pour effectuer des prélèvements.

« Le plastique est partout autour de nous, on est en train de le ramasser à la main », constatent les membres de l’expédition, après avoir recueilli de petits débris de plastique mais aussi récupéré des « macro-déchets » comme une cagette en plastique blanc, un gros bidon, un casque de chantier.

 

Conçu pour sensibiliser le public, notamment les jeunes, à la pollution, le film décrit une aventure à la fois humaine et scientifique.

Selon une étude récente, la quantité de déchets plastique dans les océans pourrait décupler dans les dix ans.

 

L’association devrait effectuer deux autres expéditions dans l’année à venir, une dans l’Atlantique nord en mai-juin, l’autre dans l’Atlantique sud en décembre-janvier prochains.

 

 

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Comprendre les quotas laitiers, en 2 minutes

Regarder la vidéo «Comprendre les quotas laitiers, en 2 minutes» envoyée par Le Monde.fr sur Dailymotion.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui

Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Avec l'augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d'oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d'il y a un demi-siècle ?

 

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !


Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncel, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII. Soit cent fois moins. « Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore ce militant pour la préservation des semences anciennes.


Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui

Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.


Fer : la viande en contient deux fois moins

Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude [1] publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.


Calcium : quatre fois moins dans le brocoli

Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.


Le bio est-il une solution ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.

A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

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Les dangers du glutamate

Les dangers du glutamate | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Le glutamate agit sur les neurones et trompe le cerveau. L'E621 peut entraîner obésité, hypertension, hyperactivité, diabète, migraines

 

Le glutamate ou E621 est un exhausteur de goût qui est très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire. Pourtant, il présente de vrais inconvénients qu’il faut connaître.

 

Le glutamate monosodique. Vous ne connaissez peut être pas son nom mais vous l’avez forcément déjà croisé, et plus d’une fois. Le glutamate est un acide aminé naturellement présent dans le corps. Sa « version chimique » a été découverte en 1907, pour en faire un additif alimentaire.

Le glutamate se cache sous le nom de code E 621 et est un exhausteur de goût qui est très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire. Les Japonais le considèrent comme la 7e saveur, après le sucré, le salé, l’amer, l’acide, l’astringent ou âpre et le piquant.


A quoi sert le glutamate ?

Avez-vous déjà eu la sensation de ne pas pouvoir vous arrêter de grignoter ces chips là, devant la télé ?

La faute au glutamate. Cette substance qui se présente sous la forme d’une poudre blanche renforce le goût des ingrédients présents dans l’aliment et agit comme un excitant sur les papilles et surtout, sur le cerveau.

Le glutamate opère comme le ferait n’importe quelle drogue sur le cerveau. Dans son livre Savez-vous vraiment ce que vous mangez ?, Laurence Wittner explique : « De l’avis des experts, les exhausteurs d’appétit agiraient sur les neurones, empêchant le bon fonctionnement des mécanismes inhibiteurs de l’appétit. En clair, plus on en mange, plus ils donnent faim, et plus on a envie d’en manger. »

 

L’E621 est l’un des additifs alimentaires les plus utilisés dans le monde, avec une production atteignant chaque année les 2 millions de tonnes, dont 80 % sont consommés en Asie mais tout de même 95 000 tonnes en Europe.

En France il peut être utilisé sous conditions. Il est d’ailleurs présent dans de nombreux produits de grandes marques.

A lire aussi : 
En savoir plus sur les origines du glotamateProduction mondiale de glutamateOù trouve-t-on le glutamate

Le glutamate est présent dans de nombreux aliments transformés, comme les soupes, les bouillons, les sauces et en grande quantité dans les barquettes de plats préparés, la charcuterie sous-vide, les biscuits, les snacks etc. Dans certains pays, il est même utilisé comme condiment, à l’instar de la moutarde ou du poivre.

 

Le glutamate se cache sous le nom d’E 621, GMS pour Glutamate Monosodique ou Glutamate de sodium,  mais il peut également prendre d’autres « pseudonymes » beaucoup moins scientifiques comme « assaisonnement naturel » (le glutamate provient d’une algue marine) « protéines hydrolysés » ou encore « épices ».

A l’origine, il était utilisé dans la cuisine asiatique, et particulièrement chinoise. Il est aujourd’hui présent dans de nombreux produits, et notamment ceux qui laissent un goût fumé ou de « jus de viande » à l’instar des chips aromatisées, biscuits ou bouillons.

On a trouvé des glutamates …

Un petit tour dans les rayons d’un hypermarché nous a permis de faire un triste constat : oui le glutamate est très présent, mais pas toujours clairement énoncé.

Sur certaines étiquettes comme celle de la sauce tomate arôme champignons de Panzani, pas de toute. Idem pour les chips Lays, la Timbale Micro-ondes d’aucy et la soupe Knorr où les mentions « exhausteurs de goût : glutamate de sodium » ou « glutamate monosodique » ou encore « E621″ sont inscrites noir sur blanc.



D’autres, comme Herta et ses saucisses de Strasbourg fumées indiquent simplement « arôme : fumée »ce qui pourrait très certainement cacher le fameux additif alimentaire tant décrié ..

 


Quels sont les risques liés à la consommation de glutamate ?

Le glutamate est considéré comme non dangereux par l’EUFIC, European Food Information Council, qui  est un organisme financé par l’industrie agro-alimentaire … Celle-ci considère que : « Le glutamate monosodique est un ingrédient alimentaire qui souffre souvent d’une mauvaise réputation, pourtant infondée. Le glutamate monosodique peut être utilisé en toute sécurité pour ajouter du goût ou pour réduire les taux du sodium présent dans les aliments. » (source Eufic.org)

Pour autant, des études menées dès les années 1950 ont démontré que le glutamate détruisait les neurones dans la couche interne de la rétine des rats (Etude menée par D. R. Lucas et J. P. Newhouse)
Vers 1969, J. Olney a découvert que ce phénomène n’était pas limité à la rétine, mais concernait tout le cerveau, et il parla alors d’« excitotoxicité ».


Qu’est ce que l’excitoxicité ?

Dans son livre Excitotoxins, The Taste that Kills  (Excitotoxines, le goût qui tue), le Docteur Russel Blaylock explique que le « glutamate détruit certains neurones en autorisant l’invasion excessive de calcium dans les cellules. Cette invasion déclenche des taux excessifs de radicaux libres qui tuent les cellules. La perte en cellules nerveuses qui peut être causée par le glutamate [et l’aspartame] en excès est la raison pour laquelle on les appelle « excitotoxines ». Ils excitent ou stimulent la mort des cellules nerveuses »


La consommation excessive de glutamate

Trop consommer de glutamate entraîne de sérieux problèmes de santé © CC, Onlymyself65536

Selon différentes études, les risque liés à la consommation excessive de glutamate seraient obésité, hypertension, hyperactivité, diabète, migraines, …
Certains asthmatiques y seraient allergiques. Dans ce cas, le glutamate peut aggraver les urticaires (3 % des cas).  À partir 2,5g on constate des maux de tête attribuables au glutamate (pour 2.3 % des consommateurs), crampes (0.4 %), engourdissements (0.7 %), faiblesse générale (4.0 %) et bouffées de chaleur (1.6 %) selon une étude de 1997

Source les-additifs-alimentaires.com


Le syndrome du restaurant chinois

Découvert à la fin des années 1960, le syndrome du restaurant chinois regroupe un ensemble de symptômes qui surviendraient dans les quelques minutes qui suivent un repas dans un restaurant chinois. La présence en grande quantité de glutamate dans la cuisine chinoise en serait responsable. Les symptômes en question :

« flush » c’est-à-dire des rougeurs cutanées sur le cou, le visage et la partie supérieure du tronc,les yeux injectés de sang,des céphalées,des sensations de brûlure dans tout le corps,des sensations d’oppression thoracique,des nausées et des vomissements,des démangeaisons…

 

Certains restaurants asiatiques aux États-Unis affichent clairement « No MGS » sur leur devanture, rassurant ainsi leurs clients sur le fait qu’ils n’ajoutent pas de glutamate dans leurs plats.


Comment éviter le glutamate

Le GMS se trouvant en grande partie dans les produits manufacturés, le mieux pour l’éviter reste de consommer le moins possible de produits industriels. Préférez dans la mesure du possible l’alimentation bio pour laquelle tous les exhausteurs de goûts sont proscrits, et privilégiez les aliments ayant subi le moins de transformation possible.

Les enfants seraient très sensibles au glutamate, une attention particulière doit être accordée à ce qu’ils prennent au goûter.

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Un guide sur les substances toxiques dans les produits de décoration et rénovation intérieures

L'association WECF France a publié le 6 février un guide grand public sur les substances toxiques présentes dans les produits de décoration et de rénovation de l'intérieur. Cette parution s'inscrit dans le cadre de son programme Nesting qui conseille les parents pour créer un intérieur sain, pour protéger les enfants. Il complète les guides déjà publiés traitant des vêtements pour enfants, des cosmétiques pour femmes enceintes, des jouets, des produits ménagers, des champs électromagnétiques, des cosmétiques pour bébé et des perturbateurs endocriniens.

 

Le guide fournit des recommandations dans le choix de la pièce pour la chambre du bébé ainsi que des conseils pour maintenir un air intérieur de qualité. Il donne également des conseils pour des travaux sur les murs, les sols, et pour l'achat de mobilier et de textile et matelas. Un tableau récapitulatif liste les substances toxiques potentiellement présentes selon ces 4 catégories. Le formaldéhyde, par exemple, se retrouve dans toutes. Les phtalates, éthers de glycol, métaux lourds et nonylphénols sont également très utilisés.

 

Pour l'association, les guides WECF aident à une démarche individuelle, complémentaire de mesures collectives des pouvoirs publics, interdisant des substances et produits dangereux pour la santé.

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La cigarette est encore plus dangereuse que ce que l'on pensait

La cigarette est encore plus dangereuse que ce que l'on pensait | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Selon une étude menée sur un million de personnes pendant dix ans, le tabac provoque bien plus de maladies que celles déjà identifiées. 

 

Alors que l'innocuité de la cigarette électronique fait toujours débat, une nouvelle étude sur la cigarette classique vient de paraître. Et ses conclusions, publiées dans le New England Journal of Medicine (en anglais) et relayées par le New York Times (en anglais), mercredi 11 février, sont inquiétantes : selon ses auteurs, le tabac est encore plus dangereux que ce que l'on pensait. Fumer pourrait provoquer cinq maladies de plus que celles déjà répertoriées. 

 

Cette recherche a été réalisée à partir des données de cinq études américaines, conduites entre 2000 et 2011 auprès d'un million de personnes (421 378 hommes et 532 651 femmes) âgées de 55 ans ou plus. Ont été traqués le nombre de décès, de maladies et de fluctuations de leur état de santé. 

Le tabagisme jouerait un rôle dans les maladies rénales 

Résultat : autour de 17% de la morbidité excessive chez les fumeurs réguliers sont liés à des pathologies qui ne sont d'ordinaire pas attribuées au tabac. Jusqu'à présent, la cigarette, responsable de près d'un demi-million de morts par an aux Etats-Unis, avait été jugée potentiellement responsable de 21 maladies (bronchites chroniques, maladies cardiovasculaires...), dont douze types de cancer (cancer du poumon).

 

L'étude a découvert qu'au moins cinq nouvelles maladies pouvaient lui être attribuées ou être empirées par le tabagisme. A savoir, résume Gawker (en anglais) : une augmentation significative des risques d'infection, de maladie rénale, de maladie intestinale causée par un flux sanguin insuffisant, et d'affections cardiaques et pulmonaires qui n'étaient pas jusque-là liées au tabac.

 

Comme le relève Time (en anglais), les chercheurs n'ont pas pu mener leur étude selon une méthodologie classique car il n'est pas éthique de demander à des gens de fumer pour une recherche médicale. Leurs conclusions se limitent donc à des observations et ne prouvent pas un lien de cause à effet, mais seulement une corrélation. Les scientifiques qui ont participé à cette étude défendent toutefois leurs travaux. Et ils soulignent que la consommation de cigarettes tend à aggraver ou exacerber des maladies.

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73 variétés de melons en 1900. Une seule en 2014

73 variétés de melons en 1900. Une seule en 2014 | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Les plantes que nous mangeons se ressemblent de plus en plus. Selon la FAO (Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), 150 variétés de plantes seulement nourrissent la plus grande partie de l'humanité, alors que l'homme a cultivé jusqu'à 10 000 variétés différentes de légumes. Depuis le début du siècle dernier, les trois quarts environ de la diversité génétique des plantes cultivées ont été perdus à tout jamais.

 

Haricot du Saint-Sacrement

Et à l’échelle de la France ? La toute jeune association Graines de vie, qui lanceun vaste projet de sauvegarde des variétés en voie de disparition, a comparé le catalogue 2014 du grainetier Vilmorin avec celui datant de 1900. Elle publie ses résultats dans l’infographie ci-dessus. 

 

La plupart des variétés connues au début du XXe siècle ont disparu. Les variétés nouvelles sont le plus souvent hybrides, ce qui veut dire qu’elles sont issues du croisement de deux parents de la même espèces mais au patrimoine génétique différent et complémentaire. Cela les rend plus résistantes à la sécheresse et au gel par exemple ; plus grosses, plus colorées ou plus faciles à cultiver.

Mais le consommateur y perd du goût et, surtout, cette chute de biodiversité rend les cultures très vulnérables face à un nouveau ravageur ou une nouvelle maladie : il suffit d’un plant affecté pour qu’ils se répandent facilement dans tout un champ.

 

L’association Graines de vie ne vous laisse pas sur votre faim et racontesur son site les passionnantes histoires des légumes qu’elle veut préserver, du haricot du Saint-Sacrement au potiron bleu de Hongrieen passant par la sucrine du Berry.

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Les écologistes dénoncent la toxicité du saumon de Norvège

Les écologistes dénoncent la toxicité du saumon de Norvège | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Pointé du doigt sa toxicité, le saumon de Norvège fait l'objet d'une large controverse depuis quelques années. Une polémique qui semble s'être atténuée en 2014, notamment du fait d'une campagne de communication soutenue qui vante les améliorations de ce produit en termes de résidus chimiques. Une campagne jugée partiale et mensongère selon Europe Ecologie les Verts (EELV), le parti écologiste français.

 

"Avec l’approche des fêtes de fin d’année, la France fait l’objet d’une vaste campagne de communication visant à réhabiliter le saumon norvégien. Cette campagne, financée sur des fonds gouvernementaux, repose sur des enquêtes publiées par des organismes non indépendants. Ces conseils sont erronés et formulés de façon à induire les consommateurs en erreur. L’enjeu économique est important puisque le saumon d’élevage constitue la deuxième recette d’exportation pour la Norvège et que 7 saumons sur 10 consommés en France viennent de Norvège.


La santé des citoyens doit cependant prévaloir sur les intérêts économiques des producteurs norvégiens et distributeurs français.

Ainsi l’étude n’analyse que trois composants chimiques alors que le saumon d’élevage contient de nombreux autres produits dangereux pour la santé (voir la note publiée sur le site d’EELV). Les conseils se fondent par ailleurs sur des méthodes d’évaluation de la toxicité traditionnelle où « la quantité fait le poison ». Pourtant, de nombreuses études montrent que certains produits, tels que les perturbateurs endocriniens, affectent la santé à très faible dose, sans même parler des potentiels « effets cocktail » du au mélange de différents composants chimiques.


Tous ces éléments toxiques se retrouvent en bout de chaine alimentaire dans les gros poissons comme le thon ou le saumon. Et les conditions d’élevage catastrophiques accroissent encore les risques pour la santé des consommateurs, l’environnement et le bien-être animal.

En conséquence, EELV appelle à une révision des recommandations émanant des autorités sanitaires françaises et européennes et à établir des contrôles stricts sur tous les produits toxiques connus pour être présents dans le saumon y compris le DDT et les pesticides toxaphènes. Plus que jamais, l’étiquetage nutritionnel, prévu dans le projet de loi santé publique, est nécessaire pour informer correctement les consommateurs des aliments à éviter ou à privilégier.


EELV soutient par ailleurs les demandes des écologistes norvégiens de mettre toutes les fermes de saumon d’élevage dans des piscines étanches sur terre ferme. C’est en effet le seul moyen de contrôler les déchets, d’élever des saumons non infestés de poux et de protéger l’environnement qui est terriblement affecté par les fermes flottante."

 

 

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Selon le professeur Séralini, "on mange à peu près 36 pesticides par jour"

Selon le professeur Séralini, "on mange à peu près 36 pesticides par jour" | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Le chercheur caennais, auteur de l’étude sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs transgénique fabriqué par le groupe Monsento, publie avec le cuisinier Jérôme Douzelet le livre « Plaisirs cuisinés ou poisons cachés ». Il était l’invité de votre édition régionale ce mercredi midi.

Le professeur caennais Gilles-Éric Séralini avait été révélé aux yeux du grand public lors de la publication de son étude controversée sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs transgénique fabriqué par le groupe Monsento en septembre 2012. Un an et demi plus tard, il publiait une nouvelle étude nouvelle étude démontrant que les pesticides sont « deux à mille fois plus toxiques » qu’annoncés.

 

C’est avec un cuisinier, Jérôme Douzelet, qu’il s’est associé pour publier chez Actes Sud un livre, « Plaisirs cuisinés ou poisons cachés », dénonçant la standardisation des goûts et des textures par les produits industriels mais aussi leurs méfaits pour la santé. Le scientifique, invité de votre édition régionale ce jeudi midi, estime qu’ « on mange à peu prés 36 pesticides par jour » et dénonce « l’agriculture transformée, l’agriculture industrielle qui est à la base de beaucoup d’empoisonnements qui n’osent pas dire leur nom« . Les deux auteurs vantent l’utilisation « de plantes détoxifiantes qui peuvent être ajoutées aux plats et les rendre meilleurs » ainsi que « des produits locaux les plus biologiques possibles« .

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Coûts astronomiques des perturbateurs endocriniens chez les hommes en UE

Coûts astronomiques des perturbateurs endocriniens chez les hommes en UE | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Dans l’Union européenne, les perturbateurs endocriniens pourraient coûter près de 1,2 milliard d’euros par année d’exposition, et ce rien que pour les problèmes de l’appareil reproductif masculin, selon une étude menée dans les pays scandinaves.

 

Hypospadias, cryptorchidies, cancers du testicule, stérilité : certes, ce n’est là qu’un petit échantillon des méfaits imputés aux perturbateurs endocriniens, qui pourraient aussi entraîner diabète, obésité, cancers hormonodépendants (sein, prostate), troubles du comportement infantile, etc. Mais il s’agit de ceux dont le lien de causalité est le plus clairement établi avec ces agents chimiques.

L’exercice est donc assez différent de celui mené par l’association HEAL, qui estimait en juin à 31 milliards d’euros par an le coût sanitaire des perturbateurs endocriniens, toutes maladies confondues.

Bien que le lien entre perturbateurs endocriniens et troubles reproductifs soit désormais bien établi, la nouvelle étude, publiée par le Conseil nordique des ministres [1], n’a pu s’affranchir d’édicter des scénarios. En particulier sur la part de ces maladies réellement imputables à ces molécules, qui pourrait être de 2 %, 20 % ou 40 %.

 

 

Un chiffre probablement sous-évalué

Pour les cinq pays concernés, le scénario le plus pessimiste (40 % de cas liés aux perturbateurs endocriniens) équivaut à un coût sanitaire de 72,3 millions d’euros par année d’exposition. Le tout comprend le coût des traitements, celui des arrêts maladie et celui, plus difficile à chiffrer, des années de vie perdues et du handicap. Ces dernières n’étant pu être estimées pour la stérilité, ces coûts seraient donc sous-évalués, reconnaît le rapport.

 

En extrapolant ces chiffres aux 28 pays de l’UE (dont l’Islande ne fait pas partie), les experts estiment que les perturbateurs endocriniens coûtent 59 millions d’euros pour le scénario le plus bas (2 %), 592 millions d’euros pour le scénario 20 %, ou 1,184 milliard d’euros pour celui à 40 %.

Pour Lisette van Vliet, conseillère politique chez HEAL, « ce rapport devrait constituer le coup final au lobbying de l’industrie, qu’elle utilise afin de ralentir le processus de régulation des perturbateurs endocriniens. En ajustant à 40 % la part de ces maladies liées aux perturbateurs endocriniens, ces gouvernements démontrent clairement que le coût pour la population masculine pourrait être considérable, et que nous ne devrions donc pas utiliser ces produits chimiques ».

 

 

La Commission européenne en retard

Fortement entaché de soupçons de lobbying, le dossier des perturbateurs endocriniens accuse en effet bien du retard au niveau européen. La Commission européenne, qui n’a pas respecté son échéance du 14 décembre 2013 pour la présentation de critères de définition de ces substances, a soumis le sujet à consultation publique, ouverte jusqu'au 16 janvier 2015.

Elle s’est par ailleurs engagée à lancer une étude d’évaluation de l’impact économique qu’aurait le retrait des perturbateurs endocriniens – des travaux fortement souhaités par l’industrie. Ces études de coût sanitaire pourraient déjà lui en donner un premier aperçu…

 

 

[1] Le Conseil nordique des ministres est un organe de coopération regroupant le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède, leurs territoires autonomes (îles Féroé et Groenland pour le Danemark, îles Åland pour la Finlande), ainsi que trois pays observateurs, à savoir les trois États baltes (Lituanie, Lettonie et Estonie).

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Du sel dans la bière

Du sel dans la bière | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

L’industrie agroalimentaire use et abuse de sel pour nous faire acheter des produits dont nous sommes accros. Mais, il faut bien l’avouer, beaucoup d’ingrédients et d’aliments sont littéralement sublimés, complexifiés par une pointe de sel: le chocolat, le beurre, le caramel, la charcuterie, le pain…

Et l’alcool aussi: dans certains cocktails, par exemple, ou sur les bords d’un verre de Michelada, bière à laquelle on a ajouté du jus de citron et divers piments et sauces selon les recettes. 

Le magazine américain Bon appétit explique que ces derniers temps, les brasseries commencent aussi petit à petit à utiliser du sel, pour améliorer et intensifier le goût de leurs breuvages. Mais pas question de tomber dans l’excès. Garrett Crowell, directeur de la brasserie Jester King –chez qui on ajoute du sel de mer et du sel fumé au bois d'aulne à une bière aux pleurotes– précise ainsi à Bon appétit que «le sel est plus une sensation qu’un arôme».

 

Le sel ajoute de la profondeur, délicatement. Phil Wymore, maître-brasseur et co-fondateur de Perennial Artisan Ales, dit aussi que «si la bière a un goût salé, c’est que vous avez exagéré. (…) L’effet recherché est l’équilibre. La bière doit être délicieuse, sans que l’on puisse identifier clairement pourquoi».


Cela ne va pas forcément plaire aux puristes, mais sa société a même créé un stout au chocolat et au sel. A Denver, Former Future fabrique une «Salted Caramel Prim & Porter». A Portland, Breakside produit une bière «Salted Caramel Stout», qui «a le goût d’une glace».Monkey Paw à San Diego utilise de la noix de coco grillée et du sel rose de l’Himalaya. En Caroline du nord, Fonta Flora brasse une bière aux graines de tournesol grillées et au sel de mer… En Suisse, le brasseur Jérôme Rebetez a fabriqué en 2009 une cuvée anniversaire à la fleur de sel de Guérande. Bref, les exemples sont de plus en plus nombreux.

 

Tout cela n’est en réalité pas tout à fait nouveau: pendant des siècles, les Allemands ont produit à Goslar, puis à Leipzig, une bière légèrement salée, la Gose. La pratique a failli disparaître après la Seconde Guerre mondiale, avant d’être remise au goût du jour récemment par des brasseurs artisanaux, en Allemagne mais aussi au Canada par exemple. Chez Freigest, à Cologne, coule ainsi désormais une Gose à l’hibiscus.

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Le greenwashing en perte de vitesse

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Le taux de conformité des publicités basées sur des arguments écologiques a atteint les 93% en 2013, selon l'ARPP et l'Ademe. Les entreprises ont pour la plupart, intégré les enjeux environnementaux dans leur communication, soulignent-elles.

 

Selon l'étude "Publicité et Environnement" publiée par l'Ademe et l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), 93% des 468 visuels utilisant un argument environnemental étudiés en 2013, sont conformes aux recommandations déontologiques en matière de développement durable de l'ARPP.

Ce rapport annuel est réalisé, dans le cadre de la charte d'engagements et d'objectifs pour une publicité éco-responsable, signée en avril 2008 par les représentants des professions publicitaires aux côtés de l'ARPP et des ministères de l'Écologie et de la Consommation.

"Aujourd'hui, avec ce septième bilan, force est de constater que le message est plutôt bien passé et que nous entrons dans l'âge de maturité de la publicité responsable. Alors que le taux de conformité aux règles de la publicité responsable était de 64% en 2006, il est désormais stabilisé à plus de 90% depuis 2012 et ce, bien que la Recommandation de l'ARPP de juin 2009 ait rehaussé le niveau d'exigence", a déclaré Valérie Martin, chef du service communication et information à l'Ademe.

Sur les 13.964 publicités visionnées (Internet et presse) au total l'an dernier, 3% d'entre elles ont eu recours à un argument écologique. Un chiffre "stable" par rapport à 2012 et 2011. Les messages publicitaires ont été diffusés entre le 1er septembre et le 31 décembre 2013. Onze secteurs sont analysés : l'agriculture-jardinage, l'alimentation, l'ameublement-décoration, les appareils ménagers, l'automobile-transport, les bâtiments et travaux publics, les boissons, l'entretien, l'énergie, l'hygiène-beauté et l'immobilier.

 

Véhicules à moteur en milieu naturel : pubs non conformes

Le pourcentage de publicités ayant constitué "un manquement", c'est-à-dire susceptibles d'induire en erreur le public, est identique à celui de 2012 et 2011. Soit 5% des pubs relatives à l'environnement (25 visuels). Les véhicules à moteur stationnés sur des espaces naturels représentent la majorité des publicités épinglées (16 visuels). La moitié concerne des marques de camping-cars (Chevalier Loisirs, Pössl, Eura Mobil, Elnagh, Benimar, Caraloisir, Carado mobil). Auxquels s'ajoutent des motocross (BMW, Husqvarna, Beta, KTM)et des jeeps (Lada, John Deere, Bumper Offroad). Ces pubs sont non conformes car aucun élément visuel ou mention écrite ne permet de considérer que ces véhicules, circulant en milieu naturel, se trouveraient sur une voie ouverte à la circulation ou un emplacement autorisé.

 

La bannière publicitaire du constructeur de maisons Demeures Caladoises utilisant le logo "Construction propre. Sécurité. Respect. Qualité" a également été pointée. "L'emploi des termes “Construction propre”est excessif et non proportionné aux réelles actions de l'annonceur en matière de développement durable", indique l'ARPP. Autre "greenwashing" : la bannière de DT Groupe présentant son produit biocide anti-nuisible "écologique" sans précisions, dans la publicité, "permettant de le justifier".

Seuls 2% des messages liés à l'environnement analysés (soit 9 publicités) présentent quant à eux des "réserves" : l'information donnée est insuffisante, insatisfaisante ou des ambiguïtés sémantiques persistent. Exemple : un fabricant qualifie d' "écologique" un appareil combiné, WC lave-mains. "L'emploi du terme “écologique” ne peut qualifier l'appareil en lui-même mais uniquement le fonctionnement du lave-mains associé", explique l'ARPP.

 

La Zoé épinglée par le Jury de déontologie publicitaire 

Durant le premier semestre 2014, le Jury de déontologie publicitaire (JDP) a eu à se prononcer "sur des cas assez intéressants d'allégations environnementales insuffisamment proportionnées", souligne l'étude.

L'emploi des termes "Pour lutter contre la pollution, roulez en voiture", utilisé pour la promotion du véhicule électrique Zoé de Renault, a été pointé en juin dernier par le JDP, saisi par la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut).

Le JDP a estimé que "la publicité en cause incitait explicitement les consommateurs à rouler en voiture électrique pour réduire la pollution atmosphérique, alors qu'il existe de nombreux autres moyens de locomotion dont il est communément admis qu'ils sont moins nocifs pour l'environnement, comme lestransports collectifs ou le vélo".

Stéphane Martin, Directeur général de l'ARPP, rappelle aux professionnels "la nécessité de rester vigilants" quant à leur communication environnementale.

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