Ainsi va le monde actuel
25.0K views | +0 today
Follow
Ainsi va le monde actuel
Savoir pour agir et faire les bons choix : "Le monde est assez grand pour tous, mais il sera toujours trop petit, pour satisfaire l'avidité de quelques uns." Gandhi - Sur Twitter : @LBM_T
Curated by L B-M
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Rescooped by L B-M from Shabba's news
Scoop.it!

The Corporation - le film

Ce documentaire montre l'évolution des "Sociétés Anonymes" (appelées Corporations en anglais) aux USA, reprenant leur histoire depuis leur apparition avec la Révolution Industrielle, où elles étaient conçues pour répondre au bien public mais furent détournées de cet objectif par la recherche du profit.


"De même que le requin est une machine à tuer, la Corporation est une machine à faire de l'argent." réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar.

 

Ce film est basé sur le livre The corporation, the pathological pursuit of profit and power (Les Multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir) de Joel Bakan.


Via Shabba
more...
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Huile de palme : les députés revoient à la baisse sa taxation

Huile de palme : les députés revoient à la baisse sa taxation | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

En seconde lecture du projet de loi sur la biodiversité, l'Assemblée nationale a adopté le 17 mars la taxe additionnelle visant les huiles de palme, introduite par le Sénat, mais divisant par dix son montant.


En première lecture, en janvier dernier, les sénateurs avaient adopté un amendement écologiste fixant progressivement la taxe à 300 € par tonne en 2017 puis 500 € en 2018, 700 € en 2019 et 900 € à partir de 2020. "Le premier objectif est d'inciter les industriels à substituer d'autres matières grasses à l'huile de palme, ce qui est le plus souvent possible. A cette fin, il convient de lui supprimer son avantage concurrentiel, qui ne repose que sur le fait que le coût des dégâts sanitaires et environnementaux qu'elle occasionne est externalisé et supporté par la collectivité", soulignaient les sénateurs écologistes. 

Ses impacts sur la déforestation dans les pays producteurs comme la Malaisie et l'Indonésie, ainsi que sur l'obésité sont pointés. Les huiles "durables" exonérées Mais les députés, en séance publique, ont adopté un amendement, défendu par le député socialiste Jean-Louis Bricout (Aisne) qui réduit fortement cette taxation, avec le soutien du gouvernement et de la rapporteure du texte Geneviève Gaillard (PS). 


Elle est désormais fixée à 30 euros par tonne en 2017, à 50 € en 2018, à 70 € en 2019 et à 90 € en 2020. Cet amendement "multiplie le tarif initial par deux en prenant pour référence le tarif appliqué à l'huile d'olive, alors qu'au Sénat il était multiplié par dix", a précisé M. Bricout, lors des débats. 

 Toutefois, contre l'avis de la rapporteure et des écologistes, les huiles issues d'une production "durable" en seraient exonérées, selon le vote des députés. "Sur le plan environnemental, nous proposons d'introduire des exonérations pour les huiles issues d'une production durable afin de répondre à un double enjeu : ne pas déstabiliser les approvisionnements des entreprises françaises et les revenus des producteurs des pays en voie de développement", a expliqué M. Bricout. "Toute la question est de pouvoir se fonder sur une certification valide", a critiqué Mme Gaillard. "Certaines certifications ne sont pas fiables et ne peuvent être acceptées, mais une certification dite "RSPO Next" – Roundtable on Sustainable Palm Oil – est en cours d'élaboration et permettra que les petits producteurs d'huile de palme s'engagent dans une démarche vertueuse", a-t-elle ajouté. 


 Pour Barbara Pompili, Secrétaire d'Etat à la biodiversité : "Cette mesure est cohérente avec la politique de solidarité internationale menée par la France, car elle permettra de soutenir une meilleure qualité de vie et de meilleures conditions de travail des producteurs malaisiens et indonésiens, et surtout de bien structurer cette filière dite durable par l'exonération qui a été votée". 


 Un autre amendement, déposé par M. Bricout, précise que cette taxe est due pour toutes les huiles vendues en France, qu'elles soient fabriquées sur le territoire ou importées. Le produit de cette taxe est affecté au fonds qui gère la retraite complémentaire obligatoire agricole "afin d'amorcer un renforcement de son financement".

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Le jeu trouble de Stéphane Le Foll sur les pesticides

Le jeu trouble de Stéphane Le Foll sur les pesticides | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Alors que l’Assemblée examine le projet de loi sur la biodiversité, le ministre de l’agriculture incite les députés, dans une lettre, à ne pas voter en faveur d’une interdiction totale des néonicotinoïdes.


C’est un nouveau signe de l’âpre bataille qui se joue, dans les sphères politiques et scientifiques, sur le dossier des pesticides. Du mardi 15 au jeudi 17 mars, l’Assemblée nationale examine en deuxième lecture le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, qui comporte un article consacré aux néonicotinoïdes. Cette famille d’insecticides est reconnue nocive pour les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé. Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a mis tout son poids dans la balance. Mais à la différence de la quinzaine d’organisations d’apiculteurs et de défenseurs de la biodiversité qui ont appelé à un rassemblement devant le Palais-Bourbon mardi matin, ce n’est pas pour convaincre les parlementaires d’en finir avec ces « insecticides tueurs d’abeilles », comme les qualifient les ONG. Au contraire, le ministre s’est adressé aux députés lundi, dans une lettre argumentée, pour les inciter à ne pas se prononcer en faveur d’une interdiction simple et totale. La missive, datée du 11 mars et que Le Monde s’est procurée, s’apparente à un procédé pour le moins inhabituel. 


Débats et tensions 

La disposition sur les néonicotinoïdes, qui s’inscrit dans l’article 51 du projet de loi, a connu nombre de tribulations avant d’être finalement réintroduite par la commission du développement durable de l’Assemblée le 9 mars, à l’initiative d’une soixantaine de députés écologistes et socialistes. Le texte indique que l’utilisation de l’ensemble de cette famille d’insecticides sera interdite à partir du 1er janvier 2017, pour tous les usages et toutes les cultures, y compris les semences enrobées avec ces produits. C’est peu dire que cette version du texte suscite débats et tensions entre les parlementaires et au sein du gouvernement. Pas moins de 45 amendements ont été déposés depuis une semaine en faveur de la suppression ou de la modification de l’article. Le vote en séance plénière est loin d’être acquis. Si l’Assemblée avait déjà adopté en première lecture, en mars 2015, une interdiction des néonicotinoïdes, l’amendement avait été introduit à la surprise générale, de sorte que tous les députés n’étaient pas présents. Les sénateurs sont ensuite revenus sur cette mesure, en janvier. Ils lui ont préféré une proposition bien plus floue : ils souhaitaient s’en remettre au ministère de l’agriculture pour déterminer, plus tard, leurs « conditions d’utilisation » en tenant compte des « conséquences sur la production agricole ». Depuis, 224 députés et 64 sénateurs ont rallié l’appel en faveur d’une interdiction totale, déposé en juin 2015 par trois députés socialistes, Delphine Batho, Gérard Bapt et Jean-Paul Chanteguet.


Dans sa lettre de près de quatre pages, Stéphane Le Foll défend longuement sa propre « action volontariste » contre les néonicotinoïdes. Il reconnaît la neurotoxicité, prouvée, des sept molécules de cette catégorie de pesticides qui donnent lieu à la commercialisation d’une centaine de produits aux appellations différentes, largement utilisés dans l’Union européenne (UE). Mais s’empresse de donner des gages : « Je suis favorable à réduire encore le risque d’exposition des colonies [d’abeilles] », écrit-il. Pour autant, l’action de son ministère vis-à-vis de ces produits chimiques « ne peut se faire en créant des distorsions entre les agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens », assure-t-il. La position des représentants du monde agricole transparaît là jusque dans le vocabulaire employé par le ministre, soucieux de préserver les paysans, particulièrement en cette nouvelle période de crise. Conclusion : la politique française « doit se conduire au bon niveau, au niveau européen ». 



Interdiction partielle 

En mai 2013, M. Le Foll avait demandé et obtenu une suspension des néonicotinoïdes durant deux ans, le temps que l’UE en évalue à nouveau les effets sur la biodiversité. Mais cette interdiction n’est que très partielle : non seulement elle ne porte que sur trois substances – le thiaméthoxame, la clothianidine et l’imidaclopride –, mais elle ne concerne que certaines cultures. Des céréales d’hiver, des arbres fruitiers, des légumes, de la vigne, des rosiers et plantes d’intérieur continuent à être traités… Il existe bien certaines limites, en fonction des périodes de floraison, seulement les études scientifiques ont désormais montré à quel point les néonicotinoïdes persistent longtemps dans l’environnement. Ils peuvent se retrouver dans les sols, voire dans les fleurs sauvages autour des parcelles cultivées, deux ans après leur première utilisation. 


Vis-à-vis de Bruxelles, Paris alterne exigences fortes et manque de soutien sur ce dossier. Stéphane Le Foll continue de demander publiquement à la Commission européenne de faire procéder à des évaluations supplémentaires sur la toxicité de ces substances qui déstabilisent les abeilles, les privant notamment de leurs points de repère. Mais contrairement à Ségolène Royal, son homologue à l’environnement, qui veut élargir les restrictions européennes, et à la Commission, qui voudrait elle-même édicter des règles plus sévères pour l’homologation de ces produits, le ministre ne se montre pas pressé de prendre des décisions radicales dans les campagnes françaises tant que les Vingt-Huit ne seront pas prêts à basculer tous ensemble dans l’après-néonicotinoïdes. En attendant, rien n’est dit des quantités de néonicotinoïdes vendues en France.


 M. Le Foll indique simplement qu’elles ont baissées de « 3 % à 4 % en moyenne » entre 2011 et 2014. Quels sont les tonnages ? Qu’en est-il de l’évolution entre 2013 et 2014, une année où l’usage des pesticides a fait un bond inédit de plus de 9 % en France ? Ces données continuent de relever du secret absolu. Lire aussi : Des pesticides en doses toujours plus massives dans les campagnes Les alternatives en question Malgré l’échec reconnu du plan Ecophyto, destiné à réduire de 50 % d’ici à 2025 l’utilisation des produits phytosanitaires, Stéphane Le Foll se veut convaincant. « La solution qui consisterait à interdire tous les usages de produits contenant des néonicotinoïdes en France pourrait se traduire, en fait, par un recul dans la politique que mène le gouvernement pour protéger pollinisateurs, domestiques et sauvages », argumente-t-il. 


Car il faudrait alors avoir recours à « des voies alternatives qui ne présentent aucune garantie supplémentaire pour les pollinisateurs, bien au contraire ». La coalition d’apiculteurs et d’ONG qui manifestait devant l’Assemblée nationale s’inscrit en faux contre cet argument issu des rangs de l’agriculture. « Il n’existe pas de famille de pesticides plus toxiques pour les abeilles en exposition chronique que les néonicotinoïdes », rétorquent en chœur les opposants aux néonicotinoïdes. Lire aussi : Pesticides : l’échec accablant de la « ferme France » « Je ne peux pas me résoudre à reporter l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes dont on connaît les effets dévastateurs, abonde la députée écologiste Laurence Abeille (EELV, Val-de-Marne). Le ministre se dit convaincu de la nécessité de transformer l’agriculture ; l’action parlementaire sur ce sujet peut, à mon avis, lui manifester un soutien déterminant pour contrebalancer le poids du lobby de l’agrochimie. » 



« Où est passée l’ambition de Stéphane Le Foll pour l’agroécologie ?, interroge de son côté Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas-Hulot. Le statut quo sur les néonicotinoïdes, alors que les études scientifiques s’accumulent, ne permettra pas de résoudre la crise agricole. On attend que les députés prennent leurs responsabilités, qu’ils changent de modèle et mettent fin à l’empoisonnement. » 



L B-M's insight:
Qu’est-ce que les néonicotinoïdes ? 
Imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame… Ces insecticides à large spectre ont une toxicité des milliers de fois supérieure aux précédentes générations. 
Ils sont souvent utilisés en enrobage de semences (les graines sont gainées du produit avant d’être semées) ou en traitement des sols. Dans les champs traités, les plantes sont ainsi imprégnées tout au long de leur vie. 

Ces usages, préventifs et systématiques, sont les plus controversés, d’autant plus que ces molécules persistent plusieurs années dans l’environnement.
more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les NBT : des OGM qui ne disent pas leur nom ?

Les NBT : des OGM qui ne disent pas leur nom ? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Les nouvelles techniques du génie génétique permettent depuis quelques années d'obtenir des plantes qui présentent les mêmes propriétés que les OGM, mais qui échappent à leur cadre règlementaire. Ce vide juridique a alerté de nombreuses associations qui réclament que le statut de ces biotechnologies soit clarifié. Le risque ? Les voir arriver sur le marché à l'insu des citoyens...



L'industrie et une partie de la recherche ne souhaitent pas du tout voir l'encadrement strict des OGM se répéter. La Commission européenne travaille sur la question depuis... 2007 ! Et devrait rendre sa décision dans les prochaines semaines.


La recherche agronomique utilise les nouvelles techniques de modification du vivant : activation ou suppression de gène, recombinaison du génome, mutagenèse assistée... Ces nouvelles techniques de sélection, nommées NBT, selon l'acronyme anglais New Breeding Techniques, interviennent ainsi directement sur le génome des plantes ou des animaux pour obtenir les caractères souhaités : tolérance à des herbicides, résistance à un insecte où nanisme d'un animal par exemple.


Si les NBT relèvent bien du génie génétique, elles se distinguent de la transgenèse (insertion d'un gène étranger dans le génome), qui a caractérisé jusqu'à présent les OGM. Ces techniques produisent-elles des OGM ? La réponse dépasse la simple question juridique, puisqu'elle déterminera l'encadrement règlementaire des nouvelles variétés de plantes et des nouvelles espèces animales qui vont arriver sur le marché. Une chose est déjà sûre : la bataille rangée qui divise la recherche et oppose l'agro-industrie aux organisations paysannes et écologistes rappelle indéniablement celle des OGM. 


 


Des modifications génétiques intraitables


Pour l'industrie des semences et une partie de la recherche agronomique, ces nouvelles techniques de modification du génome se distinguent des anciennes par leur précision. "On va faire de la dentelle", a ainsi déclaré Olivier Le Gall, directeur général délégué aux affaires scientifiques de l’Ira, interrogé par Agra Presse. Un argument qui veut démontrer que les techniques de la transgenèse étaient grossières.


Mais le principal argument est ailleurs : il ne reste aucune trace de l'intervention humaine après la modification génétique. Pour les défenseurs des biotechnologies, c'est la preuve de l'équivalence entre les produits obtenus par des NBT et les produits naturels. Et c'est donc un argument pour ne pas les voir tomber sous la réglementation OGM, qui avait largement contraint la recherche et interdit la culture d'OGM dans de nombreux pays européens. Plus cyniquement, les produits n'étant pas identifiables, leur traçabilité devient difficile. 


 


Polémique au HCB 


Pourtant, de nombreuses voix s'élèvent contre cette vision des choses. Différentes associations environnementales et paysannes pointent au contraire qu'il y a bien une modification du génome et, qu'à ce titre, l'étude des risques spécifiques à ces produits et l'information des citoyens sont nécessaires. La polémique qui secoue aujourd'hui le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) illustre ce bras de fer engagé entre pro et anti-OGM.


Le HCB a rendu un avis début février, favorable à ne pas soumettre les NBT à la réglementation OGM. Mais un des membres du comité scientifique, Yves Bertheau, a démissionné, refusant d'être s’associé à cet avis. Le chercheur de l’Inra de Versailles estime en effet que la modification du génome peut avoir des effets non intentionnels qui doivent être étudiés. Il rejoint ainsi les associations sur la nécessité d'évaluer les risques sanitaires et environnementaux de ces nouveaux produits. 


 


Un boulevard pour le brevetage du vivant 


 


Dans la foulée, les sept organisations paysannes et de la société civile qui siègent au comité économique, éthique et social (CEES) du HCB ont annoncé qu'elles boycotteront cette instance tant que la pluralité des avis sur les NBT ne sera pas respectée. 


Pour ces organisations anti-OGM, un autre problème émerge avec ces "nouveaux OGM" : le brevetage du vivant. En effet, les semences produites grâce au génie génétique sont brevetables, car elles relèvent d'une invention du semencier. Les principales industries agro-chimiques, comme Syngenta, BASF ou Monsanto, ont déjà enregistré des dizaines de demandes de brevets auprès de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) pour des semences obtenues grâce aux NBT, selon un rapport publié par l'ONG TestBiotech. 


C'est au niveau européen que la décision du statut des NBT sera prise. La Commission planche sur le sujet depuis près de 10 ans et doit enfin trancher la question dans les prochaines semaines. Plusieurs organisations s'inquiètent déjà de l'issue, compte tenu des pressions exercées par les industriels... L'ONG Corporate Observatory Europe a suivi le lobbying de l'industrie des semences et pointe en particulier la création d'une organisation de lobbying ad hoc : la New Breeding Techniques Platform.  

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Pourquoi le Roundup reste bien enraciné en Europe?

Pourquoi le Roundup reste bien enraciné en Europe? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Entre l’Europe et le Roundup, c’est une histoire qui dure. Le glyphosate, la molécule désherbante contenue dans les bouteilles vertes bien connues des jardiniers, est autorisé à la vente dans
l’Union européenne. 


Cette autorisation devait être renouvelée pour quinze ans à l’issue d’une réunion ce lundi et mardi du Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale. Mais ce pourrait être plus compliqué que prévu: la Commission a reporté ce mardi le vote sur le renouvellement de l'autorisation, qui devrait être reprogrammé en mai.


Pourquoi le Roundup pose problème ?

Parce que les avis sur sa dangerosité pour la santé humaine divergent. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estime « improbable » que le glyphosate soit cancérogène, d’après un avis rendu le 12 novembre dernier. Mais le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a classé « cancérogène probable pour l’homme » en mars 2015.

Si les deux institutions n’ont pas le même avis, c’est parce que leurs conclusions ne sont pas basées sur les mêmes données : l’Efsa a travaillé à partir des études confidentielles réalisées par les industriels, fabricants des désherbants, tandis que le Circ a compilé un millier d’études scientifiques sur les méfaits du glyphosate.



Pourquoi de telles différences méthodologiques ?

Le système européen d’évaluation des risques sanitaires est depuis longtemps décrié par les ONG. « L’Efsa ne veut pas communiquer les études sur lesquelles ils se fondent, s’il y a une telle opacité c’est qu’ils ont quelque chose à cacher », estime Ingrid Kragl, de l’ONG Foodwatch qui a lancé une pétition en ligne pour demander l’interdiction du Roundup.


Les demandes d’autorisation sont en fait présentées à l’Efsa par les fabricants : ceux qui veulent introduire un produit sur le marché font eux-mêmes la démarche auprès de l’agence européenne par le biais d’un Etat membre rapporteur. Cet Etat membre est chargé de réaliser un premier rapport d’évaluation des risques.


Pour le glyphosate, la demande de renouvellement d’autorisation a été déposée par l’Allemagne et c’est l’agence de sécurité sanitaire allemande, le BFR, qui a rendu un avis favorable au renouvellement en 2014. Des ONG allemandes ont contesté la légitimité de cette étude car des salariés de deux grosses entreprises de chimie, Bayer et BASF, siègent au BFR. Des conflits d’intérêts qui s’ajoutent au fait que le BFR n’aurait pris en compte que les études réalisées par les industriels eux-mêmes.



Quels pays d’Europe s’opposent au Roundup ?

La France a déjà pris des mesures contre ce désherbant en interdisant la vente libre aux particuliers dans les jardineries. Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, a répété au Monde que la France s’opposerait au renouvellement de l’autorisation européenne. La Suède et les Pays-Bas sont sur la même ligne. « Tant que l’innocuité du produit n’est pas fondée, ces pays privilégient l’application du principe de précaution », estime Ingrid Kragl.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les Français se mobilisent pour "sauver le bio dans les cantines"

Le 2 mars 2016, un sénateur du Lot et Garonne a déposé un amendement supprimant le seuil de 20% d'aliments bio obligatoires en restauration collective publique d'ici à 2020. L'association Agir pour l'Environnement appelle les Français à se mobiliser "pour obliger les sénateurs à voter un nouvel amendement réintroduisant le seuil des 20%" le 9 mars.


Depuis le début de l'année 2016, les députés et sénateurs ont la responsabilité de débattre et d'adopter la proposition de loi numéro 303 visant à favoriser l'ancrage territorial de l'alimentation. En janvier dernier, plus de 116 000 citoyens ont interpellé les députés pour l'adoption d'une loi inscrivant l'obligation d'introduire 40 % d'aliments issus d'une production locale (dont 20 % d'aliments issus de l'agriculture biologique) en restauration collective publique à l'horizon 2020.


Suite à cette mobilisation massive, les députés ont adopté la proposition de loi à l'unanimité et sans la dénaturer. Malheureusement, le 2 mars, le sénateur UDI du Lot et Garonne, Mr Henri Tandonnet, a déposé et fait voter un amendement supprimant le seuil de 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique !

Le mercredi 9 mars, l'ensemble des sénateurs auront à débattre et voter cette proposition de loi. Pour réintroduire le seuil des 20% d'aliments bio et ainsi "sauver le bio dans les cantines", l'association Agir pour l'Environnement a lancé une pétition nationale que tous les Français sont invités à signer. C'est en effet le seul moyen pour que le peuple puisse peser sur les décisions de nos élus politiques.


"Nous devons être des dizaines milliers pour obliger les sénateurs à écouter ET entendre qu'aujourd'hui 76 % des Français se déclarent favorables à l'obligation d'introduire des produits bio et locaux dans la restauration collective. Si ce seuil des 20% est réintroduit, d'ici peu de temps, toutes celles et ceux (et notamment les enfants) qui auront le plaisir de goûter des aliments bios, locaux et de saison dans leur cantine vous remercieront ! Rappelons aussi que les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à franchir le pas de la conversion biologique car il s'agit d'une filière souvent avec des débouchés plus sûrs et rémunérateurs" précise Agir pour l'Environnement.


Pour favoriser le développement de l'agriculture biologique en France, une agriculture respectueuse de la santé des consommateurs, de la santé des animaux et de l'environnement, les Français sont ainsi invités à signer la pétition ici : 


http://cantinebio-senateurs.agirpourlenvironnement.org/


more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Bio, OGM, pesticides... Quels sont les aliments qui font du bien ?

Bio, OGM, pesticides... Quels sont les aliments qui font du bien ? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Le bio est-il vraiment meilleur pour la santé ? Quels produits acheter en priorité ? Nos conseils pour faire le bon choix.


C'est dit : OGM, pesticides et autres produits chimiques ne franchiront pas le seuil de la cuisine de Morgane, mère de deux fillettes de 5 et 8 ans. Gratins de légumes, soupes, steaks hachés et même équivalent du Nutella : tout le contenu ou presque des assiettes de cette famille est issu de l'agriculture biologique.


Si cela peut éviter à mes enfants d'avoir un cancer à 40 ans..."


Comme Morgane, les trois quarts des Français inscrivent régulièrement des produits bio à leur menu. Et, comme elle, ils sont 56% à le faire parce qu'ils pensent préserver leur santé (1). A juste titre ? "Le problème est que la recherche sur le bio manque de standardisation. Il y a beaucoup trop de disparités entre les études", reconnaît Claire Gaudichon, professeur de nutrition à l'école AgroParisTech. "Pour avoir des preuves, il faut faire de la recherche sur le long terme. Or les financements manquent", déplore Denis Lairon, directeur de recherche à l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Insert).


L'espoir pourrait naître d'une nouvelle étude à laquelle travaillent ce nutritionniste et ses collègues. Menée auprès de 60.000 participants, d'une ampleur inégalée, BioNutriNet compare l'alimentation et l'état de santé de deux groupes, l'un consommant du bio, l'autre non. Aucun résultat définitif n'est attendu avant 2020, mais d'ores et déjà l'étude est riche d'enseignements. "Ceux qui consomment régulièrement du bio ont des comportements alimentaires plus sains : ils mangent plus de fruits et de légumes, davantage de fibres, moins de produits raffinés", constate la coordinatrice du projet Emmanuelle Kesse-Guyot, épidémiologiste et directrice de recherche à l'Institut national de la Recherche agronomique (Inra). 


BioNutriNet a aussi démontré que les apports en oméga 3, vitamines et minéraux de ce groupe surpassaient ceux des autres. Autre constat : on trouve moins d'obèses ou de personnes en surpoids chez les mangeurs de bio. Sans compter leur exposition nulle ou presque aux nitrates, métaux lourds et pesticides. De quoi faire sérieusement pencher la balance en faveur du logo vert. Mais celui-ci a un prix : selon l'association Familles rurales, un légume bio coûte 75% plus cher que son équivalent "classique" ! "L'Obs" a donc dressé une liste des incontournables.



Fruits et légumes : halte aux pesticides !


S'il fallait choisir une seule catégorie de denrées bio, ce serait celle-ci, tant l'agriculture conventionnelle a la main lourde sur les pesticides. Depuis la publication d'un rapport choc de l'Inserm (2), les ravages de ces substances ne font plus aucun doute. In utero, chez l'enfant ou chez les personnes travaillant en milieu agricole, l'exposition aux pesticides fait exploser les maladies graves : troubles du développement, malformations, cancers…


Lorsqu'on sait que certaines pommes croquées en France ont reçu jusqu'à une quinzaine de traitements insecticides et plus de vingt-huit traitements fongicides, sans parler des herbicides, il y a de quoi s'alarmer. Par précaution, il est donc recommandé d'acheter en bio les fruits et légumes les plus pollués en non-bio, tout particulièrement lorsqu'ils sont destinés aux plus petits.


L'ONG Pesticide Action Network Europe a ainsi classé les plus chargés en pesticides et perturbateurs endocriniens. Figurent sur cette liste noire, en partant du plus contaminé : laitue, tomate, concombre, pomme, poireau, pêche, fraise, poire, raisin, poivron, chou, chou-fleur, aubergine, carotte, épinard, banane, pomme de terre, petit pois. Les agrumes, où l'essentiel des substances toxiques est concentré dans la peau, présentent moins de risque. On peut donc faire l'impasse sur le bio, à condition de ne pas consommer leur zeste.


Le gain est aussi flagrant sur le plan nutritionnel. "Les fruits et légumes bio, moins chargés en eau, sont plus denses en matière sèche. Ils recèlent donc plus de nutriments : magnésium et, selon les études, fer et zinc. Ils sont aussi plus riches en antioxydants : polyphénols, flavonoïdes et vitamine C", explique le nutritionniste Denis Lairon.


(2) "Pesticides : effet sur la santé", Inserm, 2013.



Œufs : gare à l'alimentation des poules


Même les consommateurs les moins sensibilisés ont déjà craqué devant une boîte d'œufs frappée du petit logo vert. Avec le beurre et le lait, ce sont les produits bio les plus achetés en supermarché, sans doute parce que, sous les néons, ils évoquent de jolies poules dodues cavalant en plein air. Sauf que la réalité est tout autre. Dans la plupart des cas, ce sont les grands groupes industriels qui produisent les œufs bio. Même si la réglementation impose un accès obligatoire à l'extérieur, les poules passent une bonne partie de leur temps enfermées dans des bâtiments. Leur nourriture doit être issue à 95% de l'agriculture biologique, mais les éleveurs sont parfois contraints d'importer des grains à la certification douteuse. Dans ce cas, les œufs bio ne présentent pas tellement d'avantages par rapport à ceux classés Label rouge.



Produits laitiers : plus d'Oméga 3


Les enfants les avalent par hectolitres, d'où l'intérêt de passer au bio. Car, pour une fois, les bienfaits de ce mode de production semblent clairement établis et quantifiés. Après avoir épluché plus de deux cents articles, des experts de l'université de Newcastle, en Grande-Bretagne, ont conclu que les produits laitiers bio contenaient 50% d'oméga 3 de plus (3).


Cet excellent score vaut pour le lait, les yaourts, le fromage mais aussi pour le beurre et la crème. Une aubaine, car nous manquons cruellement de ces acides gras, véritables pépites pour l'organisme, qui soutiennent le développement neurologique, contribuent à prévenir les maladies cardio-vasculaires, protègent la vision et renforcent le système immunitaire.


(3) "British Journal of Nutrition", 16 février.



Viandes : moins d'antibiotiques


Ah, les belles vaches normandes qui paissent librement dans les prés, à mille lieues des horribles hangars où se tassent leurs congénères, victimes de l'élevage intensif ! A elle seule, l'image inspire confiance. A raison. Bœufs ou moutons élevés en plein air, nourris à l'herbe et au fourrage au lieu d'être gavés de soja OGM, donnent une viande contenant 50% d'oméga 3 en plus (3). Même avantage que pour les produits laitiers ! La viande bio contient aussi moins d'eau et donc plus de protéines. Autre atout valable pour toutes les bêtes : "Elles grandissent à leur rythme et prennent très peu d'antibiotiques", ajoute Claire Gaudichon, d'AgroParisTech.



Poisson : seulement le bio d'élevage


Impossible d'estampiller "bio" une sardine qui file dans la Méditerranée… Seuls les poissons d'élevage bio (saumon, truite…) ont pu consommer une alimentation 100% contrôlée, riche en vitamines et en minéraux.



Céréales : complètes et saines


Lorsqu'ils sont complets, c'est-à-dire encore recouverts de leur peau, riz, blé, avoine et autres céréales regorgent de vitamines et de minéraux. Seulement, et c'est le revers de la médaille, leur enveloppe absorbe tous les pesticides. Mieux vaut donc opter pour le bio. Même combat pour les fruits et les légumes secs, que l'on consomme souvent entiers : amandes, pois chiches, lentilles…




more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Une nouvelle étude du professeur Séralini démontre la toxicité d’un OGM sur des vaches

Une nouvelle étude du professeur Séralini démontre la toxicité d’un OGM sur des vaches | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Le professeur Séralini, qui étudie depuis des années les effets à long terme des OGM, a publié un article démontrant l’augmentation de la mortalité chez des bovins nourris au maïs Bt176. Ses conclusions mettent en doute la fiabilité du système d’évaluation européen.

 

Gilles-Éric Séralini a publié fin janvier un article, dans la revue Scholarly Journal of Agricultural Science, qui étudie la santé de l’un des tous premiers troupeaux de vaches nourries avec des OGM. Au bout de trois ans d’une ration quotidienne de maïs Bt176, la mortalité du troupeau étudié a fortement augmenté, constate l’étude.

 

L’affaire remonte à 1997. À cette époque, Gottfried Glöckner dirigeait en Allemagne une exploitation de 80 hectares et de 70 vaches. Enthousiasmé par les OGM (organismes génétiquement modifiés), l’agriculteur planta du maïs Bt176, commercialisé par Novartis (devenu Syngenta). La plante produit un insecticide, c’est-à-dire une protéine toxique pour certains insectes. « J’étais très intéressé par cette technologie, je lisais les études et Novartis disait qu’il avait un très haut rendement, j’ai voulu essayer », raconte-t-il à Reporterre. Il a introduit peu à peu ce nouveau maïs dans les rations de ses vaches : 5 % en 1998, 10 % en 1999, jusqu’à 40 % en 2000. C’est à ce moment là qu’elles ont commencé à montrer des signes de mauvaise santé et à produire moins de lait. Symptôme le plus visible, une parésie, c’est-à-dire la perte de motricité d’une partie du corps. L’éleveur a noté aussi une baisse de la fertilité. En 2001, la situation s’est aggravée, cinq animaux mourant entre les mois de mai et d’août.

Des données nombreuses et collectées par un vétérinaire agréé 

Durant tout ce temps, Gottfried Glöckner a fait suivre ses vaches par un vétérinaire, qui a multiplié les analyses pour tenter d’expliquer cette mortalité. Mais « aucune origine microbienne à ces problèmes n’a pu être détectée », expliquent l’agriculteur et Gilles-Éric Séralini dans leur article. Seul indice : les vaches ont des problèmes de rein, et dans une moindre mesure, de foie.

Le maïs OGM peut-il être tenu pour responsable ? C’est en tout cas la seule variable ayant changé dans la conduite de la ferme, observent le chercheur et l’éleveur. Le maïs était simplement broyé avant d’être donné aux vaches, sa toxine Bt était donc présente dans leur ration quotidienne. « Or, il a été montré dans des études récentes que ces insecticides peuvent être toxiques pour le rein et le foie », indique l’article, citant une revue des différentes études sur le sujet.

 

Ce maïs Bt176 semble donc « provoquer des effets toxiques à long terme sur les mammifères, ce qui ne peut être observé dans la majorité des fermes intensives car les animaux y sont très rapidement remplacés et que la nourriture contenant des OGM n’est pas identifiée par un label spécifique. […] Il faudrait donc réaliser d’autres évaluations de long terme sur la nourriture OGMpour le bétail », conclut l’article scientifique.

Car, rappelle Gilles-Éric Séralini, quasiment aucune étude de toxicité des OGM sur le long terme n’existe. C’est ce manque que tentait déjà de combler son étude sur des rats nourris aux OGM, qui avait suscité une forte polémique en 2012. Cette fois-ci, les données n’ont pas été collectées dans le but d’une étude scientifique, mais par cet agriculteur qui souhaitait comprendre l’origine de la maladie de ses vaches, nourries pendant près de trois ans aux OGM. Le chercheur souligne que ces données sont nombreuses et ont été collectées par un vétérinaire agréé. « C’est donc l’observation de plus long terme dont nous disposons à propos d’animaux de ferme nourris au maïs OGM », estime le chercheur.

« D’autres agriculteurs ont pu connaître des problèmes similaires, complète Gottfried Glökcner, mais ils n’ont pas pu identifier la cause du problème et n’ont pas fait autant d’analyses. Par ailleurs, ceux qui avaient des soupçons ont été payés par Syngenta pour se taire ! » Il a cessé de nourrir ses vaches aux OGM en 2002, et a attaqué la firme en justice. Il a perdu le procès après des années de bataille judiciaire à cause, dit-il, d’un problème de procédure. Sa ferme est désormais vendue, et l’éleveur se consacre à faire connaître son cas et à comprendre l’impact des OGM sur la santé animale et humaine. C’est ainsi qu’il a rencontré le professeur Séralini et qu’il lui a montré l’ensemble des données collectées pour le procès. Les deux hommes ont finalement rédigé un article scientifique sur l’affaire. « Désormais, mes vaches ne sont pas mortes pour rien, l’information est disponible et tout le monde peut lire cet article », se réjouit l’éleveur.

Des tests réalisés par les entreprises et classés confidentiels 

Le maïs Bt176 a finalement été très peu utilisé en Europe, et n’est désormais plus commercialisé par Syngenta. Mais pour Gilles-Éric Séralini, l’affaire reste symbolique car, outre qu’elle souligne une toxicité possible, elle montre « le manque de transparence des processus d’évaluation des OGM [lors de la préparation de la demande d’autorisation] : le laboratoire avait effectué un test, mais seulement pendant quinze jours, avec quatre vaches nourries à cet OGM. » Une vache était morte pendant l’expérimentation, mais les vétérinaires ont attribué l’événement au « changement brutal d’alimentation », mettant hors de cause l’OGM. C’est sur la base de ce test que les autorités européennes ont autorisé le maïs.

 

Le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), dont M. Séralini préside le conseil scientifique, demande donc que soient menées des études d’au moins deux ans sur les OGM et les pesticides qu’ils contiennent avant leur autorisation, ainsi qu’une transparence sur ces études. Aujourd’hui, les tests sont réalisés par les entreprises qui demandent l’homologation de leur produit, et sont classés confidentiels.

Interrogée par Reporterre, l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) défend son processus d’évaluation. « Les candidats doivent présenter un dossier qui contient des essais en champs, en laboratoire et en tant qu’aliment. Il est normal que ce soit les entreprises qui effectuent ces tests, car l’argent public ne devrait pas être consacré à cela », explique Claudia Paoletti, du département OGM de l’agence. Elle assure également que les éventuels conflits d’intérêts sont prévenus, par interrogation de chaque scientifique lors de son arrivée à l’agence, et également avant chaque réunion.

Quid du fait que les tests ne durent que trois mois ? « C’est suffisant pour déterminer s’il y a un problème qui nécessiterait une étude plus longue », affirme-t-elle. Quant aux comptes-rendus de l’Efsa, ils sont disponibles pour tout citoyen qui les demanderait.

« Mais les études réalisées par les entreprises, et sur lesquelles l’Efsa s’appuie, restent secrètes »,regrette Corinne Lepage, présidente d’honneur du Criigen.

 

Gilles-Éric Séralini a publié fin janvier un article, dans la revue Scholarly Journal of Agricultural Science, qui étudie la santé de l’un des tous premiers troupeaux de vaches nourries avec des OGM. Au bout de trois ans d’une ration quotidienne (...)

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Tampons hygiéniques : des résidus "potentiellement toxiques" détectés par "60 millions de consommateurs"

Tampons hygiéniques : des résidus "potentiellement toxiques" détectés par "60 millions de consommateurs" | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Le magazine de défense des consommateurs a repéré des dioxines, du glyphosate et d'autres pesticides dans un échantillon de protections féminines.

 

Les tampons hygiéniques peuvent-ils nuire à la santé des femmes ? Dans son numéro, le magazine 60 millions de consommateurs pointe la présence de résidus "potentiellement toxiques" – dioxines, glyphosate et autres pesticides – dans les tampons et protections féminines. Certes, admet la revue de l'Institut national de la consommation, "les niveaux relevés sont faibles". Mais certaines de ces substances sont soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens et les données scientifiques manquent pour évaluer le risque pour les femmes, selon lui.

 

La présence de résidus de substances potentiellement toxiques a ainsi été détectée dans 5 des 11 protections féminines analysées par 60 Millions de consommateurs. Le magazine fait notamment état de "traces de dioxines dans deux tampons périodiques de grandes marques, sur trois testés". Par ailleurs, des "résidus de glyphosate", ingrédient chimique utilisé dans les désherbants, dont le Roundup, "ont été trouvés dans des protège-slips d'une marque qui se revendique pourtant bio".

 

 

La composition des produits bientôt sur les emballages ?

Au vu de ces résultats, l'Institut national de la consommation "alerte les pouvoirs publics et demande la mise en place d'une réglementation spécifique pour les protections féminines, imposant une plus grande transparence et des contrôles plus rigoureux ainsi qu'un étiquetage de la composition". En 2015, une étudiante française avait lancée une pétition réclamant la mention des composants des tampons hygiéniques sur les emballages. Son action faisait suite à l'histoire d’une jeune mannequin américaine amputée de la jambe à cause d'un syndrome du choc toxique dû à un tampon hygiénique. La pétition avait engrangé plus de 180 000 signatures. 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Paris : un célèbre herboriste condamné pour «exercice illégal de la pharmacie»

Paris : un célèbre herboriste condamné  pour «exercice illégal de la pharmacie» | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Il affirmait pouvoir combattre 80% des maladies avec des plantes : l'herboriste Jean-Pierre Raveneau a été condamné ce mercredi à un an de prison avec sursis pour «exercice illégal de la pharmacie en récidive».

Le tribunal correctionnel de Paris l'a également condamné pour «commercialisation ou distribution de médicaments dépourvus d'autorisation de mise sur le marché, ouverture d'un établissement pharmaceutique sans autorisation et contrebande de marchandises prohibées». Il a assorti la condamnation d'une mise à l'épreuve de trois ans.


Un an de prison ferme et 50.000 euros d'amende avaient été requis à son encontre.

Tisanes, huiles essentielles… dans cette célèbre herboristerie parisienne de la rue d'Amsterdam (VIIIe), près de la place Clichy, une des plus vieilles d'Europe, les amateurs pouvaient se fournir, entre balance en cuivre et pilon, en plantes médicinales en vrac et en mélanges préparés sur place dans un petit laboratoire.

Hypertension, virus H1N1, troubles de la prostate, psoriasis, paludisme, fibromes, herpès génital ou constipation extra-forte, Jean-Pierre Raveneau expliquait à ses clients pouvoir combattre 80% des maladies.

Un combat contre le «monopole pharmaceutique»

Problème, depuis 1941, la loi réserve aux seuls pharmaciens de l'ordre et à leurs officines le quasi-monopole de l'exploitation des plantes médicinales à l'exception de 150 d'entre elles, jugées non-toxiques. Le dernier herboriste diplômé a lui disparu en 2000 à 95 ans. Et Jean-Pierre Raveneau, bien que docteur en pharmacie, n'était plus inscrit à l'ordre et n'exerçait pas dans une officine. 

«J'ai toujours estimé qu'il était possible avec un diplôme de pharmacien d'exercer dans l'herboristerie», avait justifié Jean-Pierre Raveneau à l'audience, expliquant avoir passé une bonne partie de sa vie à s'opposer au «monopole pharmaceutique» en obtenant la déclassification de la vitamine C, de minéraux et d'oligo-éléments, assimilés auparavant à des médicaments.

Mercredi, le tribunal a également condamné la propriétaire de l'établissement et d'une autre herboristerie parisienne, Nicole Sabardeil, à trois mois de prison avec sursis et 2000 € d'amende et sa société Pharma Concept à 50 000 € d'amende. Un revendeur, Mamadouba Camara, a écopé de 3000 € d'amende avec sursis. L'ensemble des prévenus devront en outre verser solidairement 2000 € de préjudice moral à l'ordre des pharmaciens qui s'était constitué partie civile.

«Mon but a toujours été d'apporter du bien-être»

«Pour vendre les produits retrouvés dans leurs herboristeries, M. Raveneau et Mme Sabardeil auraient dû être inscrits à l'ordre des pharmaciens», a jugé le tribunal. Leurs établissements ne sont pas des officines alors qu'ils dispensaient au détail «des médicaments» et qu'on y exécutait «des préparations magistrales ou officinales».

«M. Raveneau a constitué un circuit parallèle en suivant la mode des médecines alternatives», avait expliqué à l'audience un contrôleur de l'agence régionale de santé. «Les plantes, c'est l'origine du médicament. Elles ont des vertus mais peuvent aussi être du poison. En 2009, on avait dit à Raveneau qu'il exerçait une activité illégale, il n'en a pas tenu compte.»

«Je ne délivre pas d'ordonnances, rien que des conseils. J'ai vendu des plantes et des mélanges mais pas des médicaments. Mon but a toujours été d'apporter du bien-être. Quand je parle de combattre (une maladie), c'est s'y opposer mais je n'ai jamais prétendu guérir telle ou telle pathologie», avait plaidé le prévenu.

 
more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

La fracassante démission d'un haut cadre du ministère de la Santé

La fracassante démission d'un haut cadre du ministère de la Santé | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Permettez-moi, Monsieur le directeur général, l’ultime honneur de ne pas vous saluer » ! Ce propos peu commun conclut une lettre de démission pour le moins explosive, datée de vendredi et signée « Thomas Dietrich, ex-responsable du secrétariat général de la Conférence nationale de santé, de mars 2015 à février 2016 ».


Adressée au Directeur général de la Santé, Benoît Vallet, son supérieur hiérarchique, cette courte missive s’accompagne surtout d’une « contribution » destinée à l’Inspection générale des affaires sociales, dans laquelle ce diplômé de Sciences Po et romancier* n’y va pas de main morte. Ce document de 28 pages que nous avons pu consulter est un véritable brûlot contre le ministère de la Santé. Ce dernier ne porterait en fait que très peu d’intérêt à ce que pense le public sur des grands sujets de santé comme la vaccination, la fin de vie ou encore l’e-santé. Selon Thomas Dietrich, « la démocratie dans le domaine de la santé n’est qu’une vaste mascarade montée par les politiques».

Des pressions sur des sujets sensibles

Il sait de quoi il parle puisque durant un an, il a dirigé le secrétariat général de la Conférence nationale de santé. Créé par une loi de 2004, cet organisme (à ne pas confondre avec la Grande conférence de santé qui s’est tenue jeudi dernier), est constitué de 120 membres, représentants l’ensemble du paysage de la santé : usagers, professionnels du soin, élus, chercheurs, assureurs, laboratoires… Sa mission est simple : rendre des avis indépendants pour éclairer, notamment les parlementaires et le ministère.

Cette instance est assujettie à la Direction générale de la Santé, elle-même dépendant de la ministre, Marisol Touraine. Or, selon Dietrich, le ministère ne supporterait pas certaines prises de positions. Son avis sur la « Loi fin de vie », qui n’allait pas assez loin, fut le début de l’entrée en disgrâce de la CNA. Le coup de grâce vint lorsque sa présidente, Bernadette Devictor, afficha sa volonté de piloter un débat national sur la vaccination.

Des pressions commencèrent alors à s’exercer. Lors d’une réunion avec Benoit Vallet, rapporte Thomas Dietrich, « il fut exigé que je fasse relire les avis ou contributions de la CNA par le cabinet de la ministre ». Une première. Plus tard, le fonctionnaire fut convoqué par sa hiérarchie qui s’opposait à la diffusion d’une lettre d’information de la CNS. « La volonté affichée d’organiser un grand débat sur la vaccination avait effrayé », écrit le démissionnaire.

Finalement, la ministre demandera un rapport sur la vaccination à une député socialiste, Sandrine Hurel, et lancé un débat national dont l’organisation a été confiée au Pr Alain Fisher, « membre éminent du comité de campagne de Martine Aubry, lors des primaires de 2011 », rappelle encore l’auteur.

Une importante baisse de budget 

Pendant ce temps, la source financière de la CNA s’est tarie. La part servant à indemniser ses membres bénévoles est tombée de 80000€ en 2012 à 59600€ en 2015. La part servant à organiser les débats publics est tombée de 141000€ à 96000€. De même, les promesses du Directeur général de la Santé de renforcer les rares effectifs n’ont finalement pas été tenues.

Une évolution qui n’a rien d’économique, si l’on en croit Thomas Dietrich, car le ministère a pu trouver 400 000€ pour financer une nouvelle structure, « l’institut pour la démocratie en Santé », dont la secrétaire générale était jusque-là conseillère de Marisol Touraine. « Il lui fallait s’assurer que la démocratie en santé serait à sa botte ».

Interrogé samedi, Thomas Dietrich « assume » sa lettre. « Je démissionne parce que je n’ai rien à perdre, je suis libre. Je sais que je risque des sanctions en tant que fonctionnaire, mais je ne pouvais pas continuer comme ça ».

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Obésité infantile : une pandémie qui ne cesse de s'étendre

Obésité infantile : une pandémie qui ne cesse de s'étendre | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
en 2014, l'OMS a recensé plus de 40 millions d'enfants de moins de 5 ans, atteint d'obésité infantile et les 3/4 se retrouvent en Afrique et Asie.

 

L’obésité est un problème mondialement connu et rendu tristement célèbre pour ses conséquences néfastes pour la santé. Si tout un chacun a en tête une idée assez précise de ce fléau, rares sont ceux qui l’envisagent d’un point de vue pédiatrique. Or, c’est un fait, l’obésité touche aussi les enfants, et ce de plus en plus. Nous faisons le point sur l’obésité infantile.


Malgré un léger recul de 16 % constaté par la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques entre 2000 et 2006 et un recul depuis 2010, le pourcentage d’enfants présentant un excès pondéral est tout de même passé de 3 % en 1965 à 18 % aujourd’hui. Il tend ainsi à rejoindre les chiffres de l’Amérique du Nord.

L’obésité infantile est reconnue en France comme une maladie depuis 1997. Elle reste un problème majeur à ne pas minimiser. Il convient notamment de renforcer sa vigilance autour de 7 ans, âge autour duquel se produit le « rebond d’adiposité ». Le phénomène, normal, peut néanmoins, s’il apparaît trop précocement, mener l’enfant au surpoids.

 Les mesures à adopter contre l’obésité infantile

Elles restent vastes et difficiles à mettre en oeuvre, car elles impliquent forcément le courage de se heurter à la pression de certains grands groupes de l’industrie agro-alimentaire. En parallèle, il faut aussi mener une politique d’information dès la grossesse, qui devrait se poursuivre après l’accouchement, puis durant la croissance de l’enfant.

Les ONG sont aussi invitées à participer, en menant des campagnes de surveillance et de sensibilisation aux risques liées à cette maladie qui s’inscrit désormais dans les nouveaux Objectifs du Développement Durable pour la « prévention et contrôle des maladies non contagieuses ».


La liste est longue et fait frémir : L’obésité est une cause majeure d’apparition et/ou d’aggravation de maladies cardio-vasculaires, de troubles respiratoires (apnée du sommeil, fatigabilité, essoufflement), de pathologies orthopédiques, de dérèglements hormonaux (puberté précoce), de troubles digestifs (lithiases biliaires, pancréatite), d’hypertension intracrânienne et de troubles cardiaques. L’obésité favorise également l’apparition et le développement du diabète de type 2 chez l’adolescent.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Manger trop de poisson enceinte n'est pas bon pour le bébé

Manger trop de poisson enceinte n'est pas bon pour le bébé | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Cela augmente le risque d’obésité chez l'enfant, selon une recherche publiée cette semaine aux Etats-Unis.

 

Les femmes enceintes qui mangent du poisson plus de trois fois par semaine ont un risque accru de donner naissance à des enfants souffrant d'obésité. Cette conclusion est celle d'une recherche publiée lundi aux Etats-Unis, dans le Journal of the American Medical Association Pediatrics.

Explication : les poissons sont une source courante de polluants organiques et une exposition fréquente à ces substances, parmi lesquelles des perturbateurs endocriniens, peut contribuer au développement de l’obésité dans l’enfance ou à des troubles de la croissance.

Pas plus de trois fois par semaine

L’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) et l’Agence de protection de l’environnement (EPA) avaient encouragé en 2014 les femmes enceintes ou sur le point de l’être à ne pas consommer de poisson plus de trois par semaine pour limiter l’exposition du foetus au mercure.  Ce métal lourd est toxique pour le développement cérébral des enfants.

 

Les chercheurs ont analysé des données provenant de 26 184 femmes enceintes et de leurs progénitures en Europe et aux Etats-Unis pour examiner les liens entre la consommation maternelle de poisson et la croissance de l’enfant ainsi que l’incidence sur le surpoids et l’obésité. Les enfants ont été suivis jusqu’à l’âge de 6 ans. La consommation médiane de poisson pendant la grossesse variait selon les pays de 0,5 fois par semaine en Belgique à 4,45 fois en Espagne. Au-delà de trois fois hebdomadaire, la consommation de poisson est considérée comme élevée, soulignent les chercheurs.

 

Parmi les 8.215 enfants suivis dans l’étude, 31% ont connu un rythme de croissance rapide de leur naissance à leur deuxième anniversaire, tandis que 4.987 (19,4%) et 3.476 (15,2%) étaient en surpoids ou obèses à 4 et 6 ans respectivement. Les femmes qui ont consommé du poisson plus de trois fois par semaine pendant leur grossesse ont davantage donné naissance à des enfants dont l’indice de masse corporelle était plus élevé à 2, 4 et 6 ans comparativement à celles qui mangeaient moins de poisson, ont déterminé les chercheurs.

Une consommation élevée de poisson pendant la grossesse a également été liée à un risque de croissance rapide de l’enfant de la naissance à 2 ans et de surpoids et d’obésité à 4 et 6 ans par rapport aux femmes qui ont consommé du poisson seulement une fois par semaine ou moins.

"La contamination des poissons par des polluants dans l’environnement pourraient être une explication de ces effets observés sur les jeunes enfants entre les quantités de poissons consommées par leur mère quand elles les attendaient et l’accroissement du surpoids parmi eux", concluent les auteurs de l’étude. Mais ils relèvent que les données recueillies et analysées ne leur ont pas permis de faire de distinction entre les différents types de poissons, le mode de préparation et leurs provenance (rivière ou mer).

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les cigognes ne migrent plus vers l’Afrique, car elles ont développé une nouvelle addiction...

Les cigognes ne migrent plus vers l’Afrique, car elles ont développé une nouvelle addiction... | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Ces beaux oiseaux blancs renoncent à migrer vers les pays d’Afrique du Nord pendant l'hiver et préfèrent hiberner en Espagne ou au Portugal où ils se nourrissent dans les décharges d’ordures. 


Les cigognes vont-elles se transformer en vulgaires pigeons, ces rats des villes comme les surnomment souvent les habitants des capitales européennes ? En effet, les cigognes blanches sont devenues accros à la malbouffe et n'hésitent plus à faire des allers-retours de presque 100 km pour obtenir leur fix. Depuis le milieu des années 1980, un nombre croissant de ces oiseaux ne migrent plus de l'Europe vers l'Afrique pour y passer l'hiver, relate le site Phys. Les cigognes se sont rendu compte qu'il était plus simple et moins fatiguant de passer l'année entière au même endroit en se nourrissant dans les décharges, évitant ainsi d'épuisantes migrations. Désormais, beaucoup de ces volatiles vivent en Espagne et au Portugal toute l'année à proximité des sites d'enfouissement où ils trouvent une nourriture abondante. Décharges et schémas migratoires C'est ainsi qu'un nombre croissant d'espèces migratrices ont changé leur comportement en raison de la présence de l'homme et des changements climatiques.   


Une étude de chercheurs de l’université anglaise d’East Anglia, publiée le 15 mars 2016 dans la revue Movement ecology, a cherché à comprendre comment la présence de ces décharges au Portugal intervenait dans les schémas migratoires des cigognes blanches. Pour analyser cette évolution, les chercheurs ont équipé 48 cigognes de GPS afin d'enregistrer leurs déplacements, ce qui a permis de comprendre qu'elles occupaient le même nid toute l'année, devenant ainsi sédentaires. Mais les chercheurs craignent maintenant que les fermetures des décharges, demandées par l'Union européenne, n'aient un impact dramatique sur les populations de cigognes blanches. Dix fois plus de cigognes sédentaires Selon Aldina Franco, co-auteure de l’étude, "la population de cigognes du Portugal a été multipliée par 10 au cours des vingt dernières années, le pays comptabilise maintenant environ 14 000 oiseaux hivernants, et le nombre continue de croître". Grâce à leurs observations et aux données recueillies, les scientifiques ont démontré que les cigognes blanches qui faisaient leurs nids près des décharges d'ordures locales avaient de la nourriture toute l'année et pouvaient par conséquent faire des petits plus tôt que leurs congénères vivant dans des conditions plus sauvages. "De leur côté, les oiseaux qui font leurs nids loin des décharges sont prêts à parcourir la distance de 28,1 km pendant la période de nidification et celle de 48,2 km durant le reste de l'année, ce qui dépasse considérablement les estimations faites auparavant", précisent les biologistes. 



Elles ingèrent du plastique Mais cette habitude alimentaire se révèle dangereuse pour les volatiles. "Les cigognes avalent énormément de fils de plastique sur les décharges car elles les confondent avec des vers de terre, ce qui augmente leur mortalité", s’inquiète l'ornithologue et biologiste de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle Frédéric Jiguet, interrogé par Le Monde. Pour éviter ce piège, les sites de déchets au Portugal vont progressivement être remplacés par de nouvelles constructions entièrement closes pour s’adapter aux nouvelles directives européennes. "Ce qui va être un problème pour les cigognes, qui devront trouver de nouvelles sources de nourriture. Ce changement risque d’avoir un impact sur la répartition, la reproduction, l’envol des poussins et la migration des cigognes blanches", redoute Aldina Franco. Mais à l'inverse, la fermeture de ces décharges à ciel ouvert va obliger les cigognes à reprendre leur flux migratoire par-delà les frontières européennes... nous annonçant ainsi de nouveau, à leur retour, l'arrivée du printemps. 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Après les OGM voilà les NBT

Après les OGM voilà les NBT | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Les organismes génétiquement modifiés sont exclus des cultures de la majorité des pays européens et voici les NBT.



Un jour les hommes ont croisé des plantes. Ils ont choisi les meilleures, les plus belles, les plus productrices. Ils les ont mariées pour donner naissance à des semences qui avaient acquis le meilleur de leurs parents. C’était déjà de la sélection. Et cela a permis d’augmenter les rendements. Un autre jour, les hommes ont maîtrisé la transgénèse : ils ont réussi à introduire un gêne étranger dans une plante ou un animal. Ça donne des poissons luminescents, des plantes résistantes aux herbicides. 


D’un point de vue économique c’est un coup de génie : je vend la semence et le bidon de Round up qui va avec. Bingo. Mais les européens sont comme le village gaulois d’Astérix, ils résistent et n’en veulent pas. Voilà donc les NBT. New Breeding Technique. Nouvelle technique de reproduction. Cette méthode n’introduit pas un gène étranger. Elle coupe un bout dans une plante existante. Comme avec un ciseau. « Rien à voir avec les organismes génétiquement modifiés » d’après Georges Fressinet de l’Association Française des Biotechnologies Végétales. 

On modifie un petit bout du patrimoine génétique de la plante. Vous ne saisissez pas la différence, moi non plus. Evidemment répond Christophe Noisette de l’association Inf’Ogm. C’est juste la méthode qui change. « Comme lorsque l’on est passé de la hache à la guillotine pour exécuter les condamnés a mort ». Et il ajoute « la méthode est plus propre mais le résultat est le même ». 


 Qui croire ? Je ne sais pas. En tout cas tous les deux disent que cette méthode est moins chère que la production des OGM. 


 Les chinois investissent à fond dans les NBT. Ça va du chien policier qui court plus vite, au bœuf qui produit plus de muscles. Miam Miam. Et le porc dont les déjections seraient moins chargées en phosphates donc moins polluantes. 


more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Une nouvelle bactérie mangeuse de plastique, solution miracle contre la pollution ?

Une nouvelle bactérie mangeuse de plastique, solution miracle contre la pollution ? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

L'organisme microscopique est capable de dégrader entièrement le polytéréphtalate d'éthylène, un des plastiques les plus utilisés dans les emballages.


A priori, cette avancée n'est pas pour tout de suite. Mais la découverte d'une nouvelle bactérie "mangeuse de plastique" pourrait être une des solutions pour régler le problème de la pollution au plastique, notamment dans les océans, rapporte CNN (en anglais) vendredi 11 mars. Cette bactérie est en effet capable de complètement désagréger le polytéréphtalate d'éthylène (PET), le type de plastique utilisés pour la fabrication des bouteilles ou des emballages de cosmétiques.


"[La bactérie] Ideonella Sakaiensis désagrège le plastique en utilisant deux enzymes", explique une étude japonaise publiée vendredi dans la revue Science (en anglais). En laboratoire, il faut environ six semaines à l'organisme pour dégrader entièrement un film de PET d'environ deux centimètres de côté.


Un tiers des emballages plastiques finissent dans la nature


D'après CNN, presque un tiers des emballages plastiques finissent dans la nature. Selon un rapport alarmant du Forum économique mondial, la quantité de plastique dans les océans sera ainsi plus importante que la masse totale des poissons d'ici à 2050.


La découverte de cet organisme microscopique pourrait donc aider à régler le problème de la pollution aux emballages plastiques. Que ça ne vous empêche pas, pour autant, de recycler correctement : à ce jour, seuls 14% des emballages sont recyclés, selon le Forum économique mondial.



more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Pesticides en hausse dans les campagnes françaises: tollé des ONG

Pesticides en hausse dans les campagnes françaises: tollé des ONG | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Le refus des sénateurs d'imposer 20% de produits bio dans les cantines du public reflète «un manque de vision incompréhensible», alors que les dernières statistiques montrent une nouvelle recrudescence des pesticides dans les campagnes françaises, ont estimé jeudi les organisations de défense de l'environnement.

Mercredi soir, le vote au Sénat sur la proposition de loi écologiste prévoyant l'introduction d'ici 2020 dans les cantines de 20% de produits bio, n'a pu avoir lieu en raison de la multiplication des interventions des opposants au projet, notamment Républicains (LR).


Cela conduit à reporter «aux calendes grecques» une loi votée par l'Assemblée nationale à l'unanimité en première lecture en janvier, déplore la Fondation Hulot (FNH).

«Les sénateurs ont fait preuve d'un manque de vision et de courage politique, alors même qu'une meilleure alimentation est plébiscitée par les consommateurs et que la France continue de s'embourber dans ses objectifs de réduction des pesticides», dénonce la FNH.



- «Agriculture de qualité» -

«Tous les acteurs s'accordent à dire que la restauration collective peut jouer un rôle majeur pour structurer une agriculture de qualité dans nos territoires», ajoute-t-elle.

«Les parents apprécieront le jeu de postures de sénateurs, (car) cet objectif aurait amené une nourriture de qualité dans l'assiette de leur enfant», souligne Agir pour l'environnement. A ce jour, la part de la bio en restauration collective ne représente que 2,7% du contenu des assiettes, rappelle l'association.

Ces débats au Sénat ont eu lieu au lendemain de la publication par le ministère de l'Agriculture de chiffres montrant une nouvelle progression de l'utilisation des produits phytosanitaires dans l'agricultture en France: +9,4% de 2013 à 2014 (après un bond de 9% déjà l'année précédente).


«La mutation des systèmes de cultures n'a pas eu lieu», déplore Générations Futures, qui réclame «des mesures fortes pour faciliter la mise en marché des alternatives non dangereuses (produits de biocontrôle) et promouvoir les techniques agronomiques adaptées».


Ces chiffres sont «accablants», a réagi France Nature Environnement, pour qui «il faut changer de braquet», «tout d'abord interdire les pesticides les plus dangereux et instaurer une fiscalité sur les produits qui incite réellement les utilisateurs à diminuer leur usage».

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

L'utilisation des pesticides augmente de 9% en 2013-2014 en France

L'utilisation des pesticides augmente de 9% en 2013-2014 en France | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

L'agriculture française toujours plus accro aux pesticides. 


Le recours aux produits phytosanitaires a augmenté de plus de 9% entre 2013 et 2014, révèle le ministère l'Agriculture ce mardi. Une tendance à la hausse qui s'inscrit dans le temps, alors que la France était censée diminuer les doses.


Les résultats du suivi annuel du plan de réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires montrent que le recours aux herbicites et aux fongicides (contre les champignons parasites) est de plus en plus fréquent.


L'an dernier pourtant, après la publication des chiffres 2012-2013 qui soulignaient déjà une augmentation de 9%, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait fixé un objectif de réduction de 25% d'ici 2020. Un seuil bien moins ambitieux que les 50% de réduction en 2018 prévus dans le Grenelle de l'Environnement.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Du round up dans les bières allemandes

Du round up dans les bières allemandes | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Une association allemande a révélé des doses importantes de glyphosate dans les bières allemandes les plus consommées. Malgré des dépassements préoccupants, l'agence de l'environnement relativise...


Prévisible et Inoffensif. C'est ce que pense le Bundesinstitut für Risikobewertung, l'équivalent de notre Agence Nationale de sécurité sanitaire.


Si effectivement nous nous sommes habitués à trouver des pesticides dans notre quotidien, il n'était pas forcément prévisible que les traces mesurées dépassent 300 fois les doses autorisées.


Parmi les 14 marques de bière analysées par l'association indépendante, le Umweltinstitut, le record est détenu par Hasseröder avec 29,74 microgrammes par litre.


Les 14 bières analysées

Or le glyphosate, agent actif de l'herbicide roundup, est classé "cancérogène probable" et suspecté d'être mutagène. Principalement fabriqué par Monsanto, il se retrouve dans la bière en raison de son utilisation pour l'orge.


En Allemagne, comme en France, la dose maximale pour l'eau potable est fixée à 0,1 microgramme par litre. L'étude montre que 100% des bières testées sont au delà de cette norme. Dommage que l'étude n'ait pas également analysée quelques bières bio.



more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Pourquoi Carrefour drague les végétariens

Pourquoi Carrefour drague les végétariens | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

En octobre dernier, Carrefour a lancé une gamme végétarienne / végane qui cartonne. Quelle mouche écolo a piqué le groupe de grande distribution ?


A priori, Carrefour ne rime pas avec activisme écologique. Et c’est pour cette raison, précisément, qu’on a eu très envie de se pencher sur les raisons qui ont poussé le géant des super-hyper à lancer en octobre 2015 une gamme nommée "Veggie". Une gamme tout sauf bidon, et bien accueillie (à en croire les réseaux sociaux) par les végétariens français, mais aussi par leurs petits cousins plus radicaux, les végans – lesquels ne consomment non seulement ni chair animale, mais aucun produit issus des animaux (œufs, lait, cuir, miel…).


Pas de hasard : Carrefour a eu l’idée d’associer l’Association des végétariens de France et les militants végans de défense animale L214 pour dresser la liste des ingrédients qui entrent dans la composition de ses galettes poireaux-sarrasin-boulgour, ses nuggets de blé-oignon ou ses boulettes au soja. Et de fait, sur les seize produits estampillés "Veggie", pas moins de onze sont végano-compattbles.


Mais pourquoi tant d’efforts pour une communauté végétarienne dont on estime (même si les chiffres datent un brin) qu’elle ne dépasse pas 2 à 3% de la population hexagonale ? Questions à Richard Vavasseur, responsable de cette gamme chez Carrefour.


Pourquoi Carrefour s’est réveillé un jour de 2015 intéressé par le public des végétariens ?

Vous aimez cet article ?Inscrivez-vous à la Newsletter de l'Os×

S'inscrire


Richard Vavasseur – A l'occasion des 50 ans de Carrefour, il y a deux ans, nous avons lancé une plate-forme en ligne "Si j’étais Carrefour" sur laquelle nous interrogions notre public sur ses attentes. Nous avons été surpris de l’intérêt exprimé par de nombreux consommateurs pour une gamme de cuisine végétarienne. Ce n’était pas un intérêt massif, mais il nous paraissait suffisamment important pour être interrogé. Pour diverses raisons culturelles, la France n’est pas, contrairement par exemple à la Grande-Bretagne ou à l’Italie, un pays où le végétarisme connaît une grande implantation. Mais ce petit retard est en train d’être comblé : on voit partout naître des offres végétariennes, notamment dans les restaurants.


Vous dites que votre gamme Veggie fonctionne bien auprès du public. Donc les végétariens et végans sont plus nombreux qu’on ne l’imagine ?


- En réalité, c’est moins le public strictement végétarien que nous visons, que ce que l’on nomme les flexitariens. C’est-à-dire un public qui sans renoncer à la consommation de viande a décidé de la limiter.


Carrefour ne donne pas de chiffres sur eux, mais sont-ils quantitativement importants ?



- Oui, il s'agit d'une part importante de la population et qui connaît par ailleurs une forte progression.


Est-ce que l’on pourrait tout de même en dresser un portrait-robot ?


- Contrairement aux végétariens britanniques, qui sont plutôt jeunes et agissent par une forme d’engagement environnemental, le public flexitarien français se trouve dans les classes d’âges matures. Et sa motivation est partagée à égalité entre une préoccupation pécuniaire – manger de la viande tous les jours est perçu comme un acte onéreux – et une préoccupation qui touche à la santé.


C’est donc un vrai changement par rapport à une époque où le docteur de famille conseillait d’engloutir un "bon steak" pour "se requinquer" ! Mais le bien-être animal n’est-il pas également une motivation des flexitariens ?


- Il semble que ce soit un élément encore marginal. Nous notons surtout que le public ne veut faire aucune concession sur le plaisir. S'il choisit de manger végétarien, il faut que l'offre soit d'une qualité irréprochable. Voici pourquoi la gamme Veggie est sans gluten, sans huile de palme, sans OGM, ni exhausteurs de goût et colorants.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Pesticides et santé : pourquoi il faut éliminer les vins non bio

Pesticides et santé : pourquoi il faut éliminer les vins non bio | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Si le vin était de l'eau, sa consommation serait interdite. Pourquoi ? Les résidus de pesticides ne sont pas règlementés dans le vin non bio et les teneurs qu'on y retrouve dépassent les seuils autorisés dans l'eau potable. Et de loin. Le vin non bio contient en moyenne 300 fois plus de pesticides.

 

 

Avant le vin, il y a le raisin. C'est là que commencent les traitements. Pour s'en faire une idée, il faut savoir que les vignes occupent 755 000 hectares en France (dont 64 000 en bio) soit environ 3% de la surface agricole (1). Mais elles utilisent environ 15% en valeur et 20% en volume des pesticides épandus, soit 65 000 tonnes par an (2). Fongicides surtout, insecticides, herbicides, etc.

 

Ces produits, déposés sur les raisins, finissent en grande partie dans la cuve. En 2013, Que Choisir a analysé 92 vins et 100% d'entre eux contenaient des pesticides. Résultats de l'étude : le vin recèle en moyenne 300 fois plus de pesticides que l'eau potable. Beaucoup d'échantillons mélangeaient 9 ou 10 molécules différentes, un bordeaux de marque connue en contenait 14 dont une interdite en France. Dans un autre bordeaux, on trouvait un pesticide avec une teneur 3364 fois plus élevée que la norme appliquée à l'eau potable. Une étude antérieure parvenait à un résultat plus alarmant encore : un autre résidu de pesticide équivalait à 5800 fois la norme autorisée dans l'eau potable ! (3) Ce n'est pas illégal car aucune norme ne limite la teneur du vin en pesticides.

Des sulfites et des métaux lourds

Après la vigne, la cuve. L'oenologue ajoute de nouveaux produits pour la vinification. Une soixantaine d'additifs sont autorisés. Et surtout des produits chimiques : polyvinylpolypirrolidone, ferrocyanure de potassium, carboxyméthylcellulose... La liste exhaustive, trop longue pour être reproduite ici, est accessible sur le site de la Commission européenne. Aucun de ces produits ne figure sur la bouteille.

Bruxelles a déjà beaucoup peiné à imposer la mention des sulfites (additifs technologiques et dérivés du soufre) sur l'étiquette. Il a fallu que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) en France signale en 2011 un dépassement des doses journalières admissibles pour 3% des français, à cause du vin, avant que la situation évolue. L'ANSES signalait des risques toxicologiques - allergiques notamment- et recommandait de réduire les doses de sulfites. 
Ce n'est pas tout : on trouve encore dans ce breuvage des métaux lourds à des niveaux dangereux pour la santé. C'est la revue scientifique en ligne Chemistry Central qui l'a révélé fin 2008.

Il ne faut donc pas s'étonner que ce cocktail chimique détonant qu'est le vin, même consommé à dose raisonnable, soit accusé d'être cancérigène par l'Institut national du cancer ! (4)

 

 

Et le vin bio ? Quelle différence ?

Elle commence à la vigne. Aucun pesticide de synthèse n'est autorisé. Pour prévenir le mildiou, principale maladie, les vignerons utilisent du cuivre à des doses réglementées. Pour prévenir l'oïdium, ils utilisent du soufre. Avec précaution car le vin bio est plus exigeant sur la teneur maximale en sulfites. Beaucoup ont recours aux huiles essentielles de plantes. Pour lutter contre les insectes nuisibles, une population de prédateurs est entretenue dans la vigne. L'essentiel du travail consiste à prendre soin du sol et des ceps (pieds de vignes) afin de leur assurer une bonne santé.

Une étude menée en 2005 sur six vins bio n'avait révélé de traces de pesticides que dans l'un d'eux (3). Que Choisir a également analysés dix vins bio. Ils n'étaient pas épargnés par les pesticides mais à des doses à peine décelables, ce qui laisse supposer une contamination. En effet, une contamination accidentelle est possible dans des vignobles où les parcelles bio sont proches de parcelles conventionnelles mais les teneurs retrouvées ne sont pas comparables.

 

Le raisin bio est transformé en vin bio selon un cahier des charges européen adopté en 2012. Il autorise une quarantaine d'additifs, la plupart sont des produits non toxiques. Ceux dont il est possible de se passer ont été éliminés.

 

Des vignerons vont même au-delà des exigences de ce cahier des charges. Ils produisent des vins en biodynamie et des vins " nature " exclusivement à partir du raisin mûr, sans ajout à la cuve. La fermentation est plus complexe à réussir et la conservation plus délicate mais la contrepartie est un goût non standardisé qui séduit les amateurs de vins.

 

 

(1) chiffres clés de la filière vin en France sur le site www.vinetsociete.fr

(2) lire l'article "L'utilisation des pesticides en France : état des lieux et perspectives de réduction" sur le site agriculture.gouv.fr

(3) lire l'étude sur la présence de résidus de pesticides dans le vin commandée par PAN-Europe

(4) lire l'étude de l'Institut National du Cancer "Même à faible dose, l'alcool augmente le risque de cancers"

En supplément : lire le dossier sur la vinification biologique sur le site www.vignevin-sudouest.com

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Des substances inquiétantes dans 185 produits cosmétiques du quotidien

Des substances inquiétantes dans 185 produits cosmétiques du quotidien | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Dentifrice, shampooing, déodorant, ... L’UFC-Que Choisir publie une base de données montrant la composition « préoccupante » de ces produits.

 

 

Dentifrice, shampooing, déodorant, crème pour le visage, après-rasage… L’Union fédérale des consommateurs (UFC)-Que choisir a fait d’inquiétantes découvertes en passant au peigne fin 185 produits cosmétiques du quotidien pour adulte et bébé. L’association de consommateurs a livré ses résultats, lundi 22 février, sous forme d’une base de données détaillant leur composition, dans laquelle « des substances préoccupantes du fait de leur caractère toxique, allergisant, irritant ou perturbateur endocrinien » ont été retrouvées.

Sur les 185 produits, 62 contiennent des allergènes, majoritairement de la méthylisothiazolinone (MIT), « un allergène majeur d’autant plus irritant qu’il est très majoritairement ajouté à des produits non rincés qui resteront en contact prolongé avec la peau ».

Pas moins de 101 produits recèlent également des perturbateurs endocriniens, dont 44 sous la forme de méthoxycinnamate d’éthylhexyle, un filtre UV perturbant le fonctionnement œstrogénique et thyroïdien. « Pourquoi donc mettre des filtres UV totalement inutiles dans des eaux de toilettes, des démaquillants ou des produits capillaires ? », s’interroge l’association.

Les grandes marques aussi concernées

Acheter des grandes marques n’offre en outre aucune garantie, ces substances ayant été détectées dans leurs produits comme dans ceux des marques de distributeur, observe l’association. Ainsi, parmi les 26 produits contenant les parabènes à longue chaîne, on trouve 3 produits de la marque Roc, 2 produits L’Oréal, 2 produits Carrefour, 2 Leclerc, et 17 d’autres marques courantes. « Pire, huit lingettes pour bébés des marques Bébé Cadum, Mixa, Nivea, Pampers, (…) contiennent du phénoxyéthanol, un conservateur toxique pour le foie et le sang ! », s’inquiète l’UFC-Que choisir.

 

Les mentions commerciales « faussement rassurantes » figurant sur les emballages ne valent rien, assure l’association, puisqu’il n’existe aucun encadrement réglementaire spécifique. Ainsi, malgré la mention « hypoallergénique » présente sur le lait de toilette Mots d’enfants de Leclerc, la crème pour le change des bébés de Corine de Farme ou encore sur les nettoyants féminins Physélia Intimate, l’UFC-Que choisir a relevé la présence de MIT, « un conservateur auquel des dermatologues ont décerné en 2013 la palme peu enviable de l’allergène de l’année ».

 Appel à la vigilance

L’association appelle les consommateurs à la vigilance en attendant que les fabricants changent leurs pratiques et qu’une « réglementation enfin protectrice » soit mise en place. Elle met à leur disposition une carte repère utilisable au moment de l’achat avec les 12 substances les plus dangereuses, ainsi que sa base de données accessible gratuitement sur son site Que choisir.org.

Cette étude confirme et amplifie les conclusions de celle qu’a publiée l’organisation non gouvernementale Women in Europe for a Common Future (WECF) la semaine dernière. L’ONG mettait en lumière des substances présentant un « risque élevé » dans des produits cosmétiques pour bébé.

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Désormais une banque en faillite peut ponctionner votre compte pour se renflouer

Désormais une banque en faillite peut ponctionner votre compte pour se renflouer | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Les banques dévissent sévèrement en Bourse, faut-il se préoccuper de leur santé ? Sans doute, mais il faut aussi s’inquiéter d’une nouvelle directive européenne qui leur permet de ponctionner les comptes de leurs clients pour se renflouer…

La glissade des marchés depuis le début du mois de janvier concerne plus particulièrement les valeurs bancaires. Les marchés redécouvrent les risques importants qu’elles portent dans leurs bilans. Faut-il craindre la faillite d’une ou plusieurs banques dans les mois qui viennent au sein de l’Union européenne ? Pas forcément, mais il importe de savoir que désormais une banque au bord de la faillite pourra ponctionner les comptes de ses clients afin de se renflouer. Et cela est parfaitement légal.


En effet, depuis le 1er janvier, la directive européenne "BRRD" (Bank Recovery and Resolution Directive) s’applique dans tous les pays européens et elle permet aux banques en difficulté de solliciter leurs actionnaires, les détenteurs d’obligations, puis enfin les déposants. C’est Chypre qui a montré l’exemple, lors de la crise de son secteur bancaire en 2013 : les épargnants détenant plus de 100.000 euros avaient été ponctionné jusqu’à 60% de leurs avoirs. 

 

Cette directive protège les comptes de moins de 100.000 euros et, effectivement, à Chypre, les épargnants situés en-dessous de cette barre n’ont pas subi de ponction. Mais à l’époque, Nicosie avait bénéficié d’un plan d’aide de 10 milliards d’euros de la part de l’UE et du FMI. Il y a donc eu à la fois un bail-out (renflouement externe, cette aide de 10 milliards d’euros) et un bail-in (renflouement interne, la ponction des comptes), ce qui a permis de limiter la sévérité de ce dernier. 10 milliards d’euros, cela représente plus de la moitié du PIB de Chypre, c’est dire l’ampleur de cette aide. 

 

Maintenant, si une crise bancaire devait toucher un grand pays comme l’Italie, l’Espagne ou la France, une aide comparable se chiffrerait en centaines de milliards d’euros, et personne ne pourrait l’apporter. C’est donc sur le seul bail-in que reposerait le renflouement des banques, ce qui signifie que TOUS les comptes seraient touchés, et pas seulement ceux de plus de 100.000 euros.


Voici une nouvelle menace qui pèse donc sur l’ensemble des épargnants. Les médias n’en ont quasiment pas parlé, et ne comptez pas sur votre banquier pour vous l’expliquer. Il s’agit pourtant d’un changement fondamental des relations entre les banques et leurs clients, qui mériterait au moins un courrier ou un email… Mais n’y comptez pas, cela pourrait déclencher un début de panique !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les grands Evénements - Les potagers urbains

Les grands Evénements - Les potagers urbains | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Depuis 1900, 75% des variétés cultivées ont disparu et une centaine d’espèces des plantes seulement représentent 90% de la nourriture récoltée à l’échelle mondiale. En cause, l’industrialisation de l’agriculture mais aussi les règles de commercialisation des semences et la mainmise de multinationales sur celles-ci.

 

Outre les graves conséquences économiques pour les producteurs, cette situation génère ainsi une standardisation de notre alimentation et une érosion de la biodiversité cultivée… L’ambition de la rencontre du 28 février est d’éclairer sur ces enjeux et de mettre en valeur des voies d’action concrètes.

 

Programme de la rencontre :

14h00-16h00  : Bourse aux semences ouverte à tous 
Si vous avez des semences à partager, inscrivez-vous avant le 19 février et nous vous réserverons une table !  
En parallèle, projection des documentaires « Semences buissonnières » et « Seed act » en présence d’Erik D’haese, un des porteurs des projets.

16h00 :« Une assiette formidable » par la Compagnie Le Grand Asile 
Qu’arrivera-t-il demain si toutes les graines sont brevetées ? Il s’agit là d’une question de démocratie, du droit fondamental de pouvoir se nourrir. Flirtant avec l’absurde et le bouffon, le spectacle interroge notre capacité à continuer de maîtriser notre alimentation.

16h30 :« Enjeux sociétaux de la semence »par Blanche Magarinos-Rey , avocate spécialiste du droit de l’environnement et Conseil habituel de l’association Kokopelli « pour la libération de la semence et de l’humus »

17h 00 : Présentation d’initiatives en Région de Bruxelles Capitale et ailleurs 

Le Réseau des jardins semenciers rassemble des jardiniers produisant des graines et les échangeant à la fin de chaque saison. L’objectif est de permettre à tout jardinier de se réapproprier les techniques de production de semences en vue de sauvegarder des variétés anciennes à travers une dynamique citoyenne.Les Jardins de Pomone réalisent des expériences de culture de légumes anciens dans le but de contribuer au maintien de la biodiversité.Cycle en Terre vise à contribuer à notre autonomie alimentaire par la culture locale et biologique de semences reproductibles ainsi que par l’acquisition et le partage de connaissances et de savoir-faire pour une agriculture durable et innovante.

18h00 : Apéro convivial

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Alimentation : bientôt des pesticides autorisés dans le bio ?!

Alimentation : bientôt des pesticides autorisés dans le bio ?! | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
La Commission Européenne veut modifier la réglementation bio pour pouvoir autoriser la présence dans les produits bio d'une dose "tolérable" de pesticides de synthèse. Avec le risque majeur de discréditer le bio.

 

La règlementation européenne concernant l'agriculture biologique est en cours de révision. Et cette révision ne va pas du tout dans le bon sens.

Cette réglementation, actuellement très contraignante, interdit les pesticides (herbicides, insecticides, fongicides) et engrais de synthèse, notamment l'azote minéral; les produits chimiques de synthèse tels les conservateurs, les colorants, les émulsifiants, les arômes et autres auxiliaires technologiques utilisés dans la préparation des plats cuisinés ...; l'irradiation des aliments pour les conserver; l'hydroponie (cultures hors sol); l'utilisation de produits OGM et dérivés dans l'alimentation des animaux; l'utilisation de semences OGM; l'utilisation d'hormones de croissance et d'acides aminés de synthèse chez l'animal; le clonage et le transfert d'embryons ...

 

Elle limite l'utilisation à titre curatif d'antibiotiques chez les animaux : pas plus de trois traitements curatifs durant la vie de l'animal.

Elle limite la mixité des cultures de même variétés bio/non bio. En cas de contamination accidentelle pouvant être liée aux pulvérisations effectuées par les agriculteurs conventionnels, les produits perdent automatiquement le label bio.

 

Et elle prend également soin du bien être animal.

Les agriculteurs bio sont contrôlés deux fois par an (et ils payent pour ça !), dont une fois de façon inopinée, par des organismes de certification.

Enfin les produits bio doivent contenir au moins 95% d'ingrédients bio et pas plus de 0,9% de traces d'OGM, ces traces pouvant malheureusement être fortuites, sinon ils n'ont plus droit à l'appellation bio.

Et en cas de fraude c'est toute la ferme, ou les produits transformés, qui sont déclassés avec à la clé des amendes, voir de la prison.

 

Ce sont toutes ces mesures qui mettent les consommateurs en confiance en leur apportant la garantie d'acheter des produits sains. Mais voilà que la Commission Européenne trouve ces contraintes trop contraignantes et souhaiterait que le nouveau règlement européen soit plus tolérant et intègre une dose de pesticides de synthèse dans les produits bio afin que le retrait du label bio des produits dans lesquels la présence de pesticides de synthèse serait mise en évidence n'intervienne qu'au-delà " d'un certain seuil ".

 

Mais si un seuil de pesticides était retenu, ce qui n'est pas envisageable, quel serait ce seuil ? Qui le déterminerait ? et selon quels critères ? critères de santé publique, critères économiques ?...

Il est clair que cette mesure, très certainement poussée par les lobbies agricoles, et qui vise selon la Commission Européenne à conforter les agriculteurs qui se plaignent d'être victimes de contaminations accidentelles ou fortuites dont ils ne sont pas responsables mais lourdes de conséquences financières, si elle est adoptée, représentera un véritable Cheval de Troie qui risque à terme de détourner les consommateurs des produits bio, dont on ne pourra plus dire qu'ils sont tout à fait sains, et de tuer dans l'oeuf l'agriculture bio qui se développe de plus en plus au détriment de l'agriculture conventionnelle industrielle.

 
more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

L’agro-industrie veut confisquer le mot « bio »

L’agro-industrie veut confisquer le mot « bio » | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Après avoir étouffé au maximum les pionniers de l’agriculture biologique, les industriels et les autorités leur dénient maintenant l’emploi du qualificatif « bio ». Derrière les mots, c’est une bataille de fond qui se joue.

Après avoir étouffé au maximum les pionniers de l’agriculture biologique, les industriels et les autorités leur dénient maintenant l’emploi du qualificatif « bio ». Derrière les mots, c’est une bataille de fond qui se joue. 

D’un côté, certains mouvements historiques de l’agriculture biologique, résolument opposés à l’agriculture chimique industrielle, sont enquêtés sur l’usage qu’ils font dans leur communication des préfixes « bio », et « éco ». De l’autre, les plus gros pourvoyeurs de pesticides toxiques – Bayer, BASF, Dow, Syngenta, et autres [1] s’apprêtent en toute impunité à s’offrir une virginité en devenant les leaders du « biocontrôle ».

Au cours de l’année 2015, certaines structures historiques de la Bio, le syndicat des Simples, Demeter, Nature & Progrès (N&P), et BioCohérence, ont subi des enquêtes de la part des services régionaux de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des Fraudes). Les contrôles ont porté sur l’usage des termes de l’agriculture biologique au sein de ces différentes organisations. Objectif : « protéger » le consommateur contre d’éventuelles ambiguïtés ou confusions, voire tromperies, que pourrait générer la communication de ces structures.

Il a été demandé aux Simples (homologués en 1988) et à N&P (homologuée en 1986), d’éviter toute confusion entre leurs marques et le label bio européen (né en 1991) dans leurs outils de communication commerciale. Comme ces mouvements n’obligent pas leurs adhérents à être labellisés dans le cadre du Règlement bio européen (n° 834/2007, mis en application en 2009), ils ont particulièrement été mis en garde sur l’utilisation des termes réservés à la certification biologique, les préfixes et suffixes « bio », « éco » et « biologique », « écologique ».

Ces demandes sont d’autant plus paradoxales que l’on doit à ces mouvements historiques de la bio l’émergence de cette agriculture spécifique !

La bio : un mouvement citoyen agro-écologique avant d’être un label 

Bien avant d’être réduite à un label, fût-il de qualité, l’agriculture biologique est un concept pratique et philosophique hérité d’une vision de l’agriculture respectueuse de la nature et des êtres vivants. Elle est née au cours du XX° siècle de la pensée de ses pionniers : Albert Howard, Hans et Maria Müller, Ehrenfried Pfeiffer, Rudolf Steiner et Masanobu Fukuoka…

Sur les traces de ces précurseurs, les organisations Demeter (marque créée dès 1930 par le mouvement biodynamiste allemand), Nature & Progrès (créée en 1964, Nature & Progrès est à l’origine, en 1972, de l’écriture des cahiers des charges qui serviront de base aux cahiers des charges bio français, puis européens), Simples, puis BioCohérence (fondée en 2010) ont fondé leur existence sur un objectif commun : une agriculture écologique à échelle humaine, ancrée dans les territoires pour une alimentation saine à la disposition des citoyens. Créées respectivement en 1930, 1964, 1978 s’agissant de ses organisations les plus anciennes, les valeurs qu’elles portent sont présentes depuis toujours dans leurs cahiers des charges : 
 le respect du vivant (sol-végétal et animal) par des techniques respectant les écosystèmes, la biodiversité sauvage et cultivée, garantissant le bien-être des générations futures : 
 le refus de l’industrialisation et de la financiarisation de l’agriculture en prohibant l’utilisation des produits chimiques de synthèse, des nanoparticules, des organismes génétiquement modifiés qui mettent en danger les équilibres de la biosphère et compromettent l’existence du vivant ; 
 le développement d’une agriculture familiale, à taille humaine assurant une vie économique et sociale des territoires, l’autonomie et une vie digne des paysans.

Ces valeurs sont en train de disparaître du règlement européen de la Bio. Graduellement vidé des exigences écologiques, des finalités globales et citoyennes qui ont présidé à sa création en 1991, le label AB pourrait bientôt se résumer à un simple contenu technique.

 

La finalité des contrôles de la DGCCRF serait-elle d’éjecter les "moutons noirs" ? Il est souvent avancé que l’agriculture biologique est impossible à pratiquer, que les produits alimentaires qu’elle fournit sont trop chers, etc. C’est ignorer le prix considérable des « externalités » liées aux dégâts écologiques et sanitaires de l’agriculture chimique et de l’alimentation industrielle. L’étude réalisée en 2013 par l’Inra, intitulée Analyse des performances de l’agriculture biologique et qui se questionne sur : « Comment rendre l’agriculture biologique plus productive et plus compétitive ? »en dit long sur la pente qu’on entend faire suivre à la bio [2] .

Dans ce contexte, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, souhaite faire de la France un leader de l’agroécologie et du « biocontrôle ». Une vision pour le moins intéressante au regard des adhérents de l’association française des entreprises du biocontrôle (IBMA France) parmi lesquels BASF, Bayer, Dow, Syngenta…

Les mouvements Simples, Demeter, BioCohérence et Nature & Progrès ont une vision très différente de l’agroécologie. Est-ce pour cela que les pouvoirs publics auraient voulu, cette année, « dépoussiérer » la mouvance historique de l’agrobiologie de certains de ses éléments minoritaires, critiques, en allant les « visiter » et les positionnant au rang de hors-la-loi ?

Ces organisations, dont les adhérents respectent des cahiers des charges exigeants, ne sont en effet pas des opportunistes surfant sur la vague d’une bio en plein essor : elles comptent à elles seules 182 années de lutte contre l’invasion de l’agriculture industrielle et chimique ! On aimerait bien leur ôter la possibilité de le revendiquer en leur volant tout simplement « les mots pour le dire » ! Mais elles n’accepteront pas d’être éjectées par les seules voies réglementaires. Car elles savent que leurs attentes sont celles du public. C’est pourquoi leurs fermes, leurs pratiques et leurs savoir-faire sont ouverts à tous : pour elles, il s’agit avant tout d’essaimer, pas de s’approprier l’agrobiologie !

 

more...
No comment yet.