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AgroParisTech Alimentation Santé Environnement
Veille sur le management des risques sanitaires, alimentaires et environnementaux
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Marc Dufumier: «Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher» - 20minutes.fr

Marc Dufumier: «Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher» - 20minutes.fr | AgroParisTech Alimentation Santé Environnement | Scoop.it

SALON DE L'AGRICULTURE - L'agronome, proche de Nicolas Hulot, pense que l'affaire de la viande de cheval révèle une «course à la compétitivité» dans l'alimentation...

Des assiettes occidentales bien trop remplies de produits industriels, des millions de personnes qui meurent de faim dans le monde, des viandes suspectes dans la composition des plats préparés et des agriculteurs qui polluent, souvent sans le vouloir, leur environnement: c’est à ce grand bazar que Marc Dufumier, agronome et enseignant-chercheur à AgroParisTech, tente de répondre dans ses travaux. Aujourd’hui membre du think-tank lancé par Nicolas Hulot, il veut promouvoir une agriculture plus naturelle et qui nourrisse vraiment la planète.


Via Catherine Closson
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Aurélien Duthoit, Food power : l'arme alimentaire

Xerfi Canal Aurélien Duthoit, Food power : l'arme alimentaire

Emeutes de la faim, malnutrition, modifications alimentaires dans les pays émergents : le "food power" revient au centre des relations géostratégiques mondiales.


Via Catherine Closson
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JJ Grodent's curator insight, February 7, 2013 8:00 AM

Avec une "financiarisation" croissante de l'agriculture (accaparements des terres, privatisation des semences, spéculations financières sur les produits agricoles, ...) il est évident que la question alimentaire ne peut que se transformer en une arme ... de plus en plus maniable ...

ciia's curator insight, February 8, 2013 5:39 AM

Directeur d'études au Xerfi, A. Duthoit souligne l'importance des ressources alimentaires devenues de véritable arme stratégique, surtout à l'égard des pays du Moyen Orient, de l'Afrique et de la Chine

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Filière alimentaire : la Commission européenne adopte un plan d'action européen pour le commerce de détail

La Commission européenne vient d'adopter un « plan d'action européen pour le commerce de détail ».

 

« Le secteur du commerce de détail et de gros est l'un des plus importants de l'économie de l'Union européenne et il devrait contribuer de façon notable à stimuler la croissance et à créer des emplois dans le cadre de la stratégie Europe 2020, indique-t-elle dans un communiqué du 31 janvier 2013. Il représente 11 % du PIB de l'UE, compte 29 % des PME européennes et emploie près de 33 millions de personnes ».

 

Cinq grandes priorités sont définies par ce plan d'action européen :

 

- autonomiser les consommateurs grâce à une meilleure information,

- améliorer l'accessibilité des services de commerce de détail en favorisant l'échange, entre États membres, de bonnes pratiques en matière d'aménagement du territoire et d'urbanisme commercial,

- rendre plus équitables et plus durables les relations commerciales au long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire et non alimentaire,

- mieux relier le commerce de détail et l'innovation,

- créer un meilleur environnement de travail, par exemple en faisant mieux correspondre les compétences du personnel aux besoins des employeurs.

 

La Commission a adopté en parallèle un « livre vert sur les pratiques commerciales déloyales au sein de la chaîne d'approvisionnement interentreprises alimentaire et non alimentaire ». Objectif : lancer une consultation de trois mois pour évaluer l'ampleur de ces pratiques et « recueillir des éléments quant à leur effet sur l'économie et sur l'activité transfrontière ».

 

« Toutes les parties intéressées sont invitées à présenter, d'ici le 30 avril 2013, leurs observations en réponse aux questions soulevées par le livre vert », indique la Commission.

 

Plus d'infos sur la page http://ec.europa.eu/internal_market/retail/index_fr.htm


Via Paul-Jean Ricolfi
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Développer une politique d'alimentation durable - Idées Le Monde.fr

Malgré des affaires de traçabilité et de contamination, la situation alimentaire peut paraître assez rassurante. Nos supermarchés regorgent de produits, la part du budget consacré à l'alimentation n'a jamais été aussi faible et l'espérance de vie aussi bonne. A cela il faut ajouter que l'industrie agroalimentaire est une valeur économique sûre, ce qui est précieux par ces temps de crise et de délocalisation.

Au-delà de cette analyse rassurante, le bilan du système alimentaire actuel est bien plus contrasté et inquiétant, même dans le domaine de la santé. La longévité en bonne santé de la population n'est pas particulièrement bonne ; la prévalence du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et des autres pathologies dégénératives demeure bien trop élevée. Il y a pire, l'industrialisation de l'alimentation a provoqué une épidémie mondiale d'obésité et la France n'échappe pas à ce fléau. Le système alimentaire, qui a été mis en place après les trente glorieuses du développement économique, basé sur une agriculture productiviste qui ne cesse de détruire les emplois paysan, une chaîne de transformation industrielle et une grande distribution omniprésente, est loin d'être durable.


Via Catherine Closson
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Des producteurs aux distributeurs, toute la filière unie pour la Responsabilité sociale

Des producteurs aux distributeurs, toute la filière unie pour la Responsabilité sociale | AgroParisTech Alimentation Santé Environnement | Scoop.it

C’est l’Ania et Coop de France qui organisaient ce rendez-vous, Coop de France, via sa branche Aquitaine, ayant édité un guide de la RSE avec l’Afnor sur lequel pourront s’appuyer les entreprises alimentaires qui veulent s’inscrire dans la démarche. Sept questions centrales figurent dans ce programme : la gouvernance, les droits de l’homme, les relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs, communauté et développement local. L’ISO-26.000 a été adoptée il y a dix-huit mois et sa traduction pour l’agroalimentaire, l’accord AC X30-030, a été adopté à son tour par l’Ania et Coop de France.

« Pour les coopératives, la RSE est pratiquement inscrite dans leurs gênes, notamment en raison de leur gouvernance et de leur ancrage dans les territoires, a indiqué Christian Pees, président de Coop de France Métiers du grain. 10 à 15 % y sont déjà inscrits formellement avec des programmes d’action dans le double objectif de performance écologique et de compétitivité économique, mais nous voulons désormais sensibiliser la majeure partie de nos entreprises. Nous y gagnerons aussi en attractivité, pour attirer des talents, pour les collaborateurs et pour les clients, sans chercher à tomber dans l’effet de mode. »

Même idée pour Jean-René Buisson, président de l’Ania, de faire de la responsabilité social un avantage pour les entreprises plutôt que de la subir comme une contrainte. « La RSE, c’est beaucoup plus large et plus motivant que le développement durable. La responsabilité sociétale nous amène à dialoguer avec toutes les populations avec lesquelles on travaille, les syndicats, les élus locaux. Les entreprises ne doivent pas le voir comme une contrainte mais une opportunité. L’industrie alimentaire n’a pas une image excellente, de plus elle est coincée entre les producteurs qui ont les tracteurs pour se manifester et les distributeurs qui ont le contact avec le consommateur. La RSE va nous permettre de donner plus de transparence. C’est une des priorités de l’Ania et je préside aussi le Comité filière. Nous devons faire de la RSE une démarche de toute la filière, en dépit de nos divergences dans d’autres domaines. »

Les agriculteurs, eux, voient dans cette démarche une occasion de tordre le cou « aux caricatures dont souffre l’agriculture en matière d’environnement », selon Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA. Et de répondre à une demande de la société « car l’attente de l’opinion est prégnante même si elle n’est pas toujours en cohérence avec l’acte d’achat puisque le hard discount attire et que les bas prix ont envahi les rayons ». L’avantage de la démarche RSE en co-construction tout au long de la filière devrait permettre « d’allier la compétitivité des exploitations agricoles avec la demande des consommateurs, et sans qu’il s’agisse d’un cahier des charges imposé par les acheteurs. Mais à condition que nous ayons en retour des distributeurs la valeur que souhaitent les agriculteurs et de la loyauté dans les pratiques ».  

Evidemment, Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, ne pouvait laisser dire que des pratiques déloyales avaient lieu. « Ce n’est pas parce que nous sommes dans une démarche de co-construction sur la RSE que nos relations doivent manquer de relief ! » Mais il a d’abord vanté le modèle sociétal que défend la grande distribution, premier recruteur de jeunes non qualifiés, premier employeur de de personnes souffrant de handicaps, des comités développement durable tant aux sièges que dans les magasins, 35 % des repas fournis aux plus démunis via les banques alimentaires ou les restos du cœur, la fermeture de 75 % des meubles de froid pour économiser en énergie l’équivalent de la consommation d’une ville comme Lyon… « L’objectif, c’est de passer la vitesse supérieure en travaillant à tous les niveaux de la filière. Ce n’est pas facile en ce moment avec les négociations et les élections de toutes sortes (il pense aux Chambres d’agriculture qui ont lieu, NDLR). Nous avons par ailleurs construit avec l’Essec un Observatoire de la RSE… Bref, de la responsabilité sociétale de la fourche à la fourchette.

Mais tout de même, il fallait parler des négociations. « La filière alimentaire a plus d’avenir que Virgin et la FNAC, a lancé Christiane Lambert. Mais à condition que les relations commerciales soient plus équilibrées ! Je n’oublie jamais qu’il y 400.000 exploitations, 10.000 entreprises agroalimentaires et seulement 7 centrales d’achat. C’est ce qui pose problème ! ». « J’espère que dans dix ans il n’y aura pas 400.000 distributeurs pour rééquilibrer les relations, a répondu Jacques Creyssel. Avant de répartir la valeur, il faudrait déjà la créer ! Par ailleurs il a été démontré par l’Observatoire des prix et des marges que les choses étaient plus complexes qu’on ne veut bien le dire. Et nous avons fait preuve de transparence sur nos marges, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde… ». Une pierre dans le jardin de Jean-René Buisson, puisque les marges des industriels ne figurent pas dans le rapport. « La transparence, on n’en manque pas avec la grande distribution et d’après ce que montrent les chiffres de l’Observatoire, la majeure partie des marges est bien réalisée par la grande distribution… ». Voilà qui ne manquait pas de relief. Mais pour la RSE, tout va bien.


Via Paul-Jean Ricolfi
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Pourquoi il faut en finir avec les allégations santé de l'agroalimentaire

Pourquoi il faut en finir avec les allégations santé de l'agroalimentaire | AgroParisTech Alimentation Santé Environnement | Scoop.it

Les "alicaments" doivent être soumis aux mêmes règles que les médicaments, faute de quoi les études sponsorisées par l'industrie seront biaisées.

 

En décembre 2010, l'autorité de sécurité des aliments européenne a interdit aux produits alimentaires contenant des probiotiques de faire promotion de leur effet bénéfique théorique sur la santé. Un coup de tonnerre pour l'agroalimentaire. Les industriels concernés, mais aussi certains scientifiques travaillant sur ces produits - souvent sponsorisés par les mêmes industriels - ont réagi très vivement.

Une publication récente reprend l'ensemble des arguments à l'origine de cette décision (1). Le constat est sans appel. Le seul élément clair d'une action des probiotiques est celui de la prévention et/ou du traitement des diarrhées d'origine infectieuse, pour lesquelles un médicament de type probiotique existe : l'ultralevure®. Pour le reste, les bienfaits sur la santé allégués sont peu convaincants ou absents. Il en est ainsi en particulier des prétentions de réduction des effets allergiques, de la constipation et du renforcement immunitaire. Les effets sur les infections respiratoires, génitales et urinaires ont fait l'objet de quelques publications dont aucune n'a réussi à convaincre l'ensemble du monde scientifique.

Amende pour Danone

Cette décision européenne est intervenue alors que Danone était menacé d'une condamnation aux États-Unis, au terme d'une action collective lancée par des consommateurs en 2008. La firme a préféré payer une amende de 43 millions de dollars et a abandonné ses prétentions médicales.

Le sujet est crucial pour l'industrie agroalimentaire, car les produits laitiers fermentés, censés avoir une activité de protection de la santé, se vendent beaucoup plus cher que les yaourts ordinaires (jusqu'à cinq fois selon les pays).

L'auteur de l'étude insiste, comme je l'ai fait à plusieurs reprises, sur la nécessité d'avoir des tests indépendants. Comme je viens de le démontrer dans un tout récent article, les publications concernant les probiotiques sont biaisées dans le sens de l'intérêt du financeur industriel (2). Une autre étude avait déjà révélé que l'ensemble des travaux concernant l'intérêt des boissons sucrées posait le même problème (3) : les travaux sponsorisés par l'industrie agroalimentaire ne montraient jamais d'effets négatifs, tandis que près de la moitié de ceux réalisés de façon indépendante mettaient en évidence les effets négatifs.

Puisqu'il s'agit de santé publique, il faudrait que des règles, comparables à celles mises en place pour les médicaments, soient appliquées pour les aliments proclamant un intérêt médical, avec des études contrôlées, des données transparentes et des financements indépendants (2 ; 3). Actuellement, la promotion pour de tels effets relève plus de la publicité que de la démonstration scientifique !

 

Reference Lististeiste de référence

 

(1) Katan MB. Why the European Food Safety Authority was right to reject health claims for probiotics. Benef Microbes 2012 Jun 1 ; 3(2):85-9.

 

(2) Million M, Raoult D. Publication biases in probiotics. Eur J Epidemiol 2012 Oct 21.

 

(3) Lesser LI, Ebbeling CB, Goozner M, Wypij D, Ludwig DS. Relationship between funding source and conclusion among nutrition-related scientific articles. PLoS Med 2007 Jan;4(1):e5.

 

*Auteur de De l'ignorance et de l'aveuglement : pour une science post-moderne, Kindle Éditions, 317 pages, 5,53 euros.


Via Paul-Jean Ricolfi
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