Alimentation Santé Environnement
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Ressources scientifiques et techniques sur le management des risques sanitaires, alimentaires et environnementaux sélectionnées par AgroParisTech - Engref
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Marc Dufumier: «Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher» - 20minutes.fr

Marc Dufumier: «Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher» - 20minutes.fr | Alimentation Santé Environnement | Scoop.it

SALON DE L'AGRICULTURE - L'agronome, proche de Nicolas Hulot, pense que l'affaire de la viande de cheval révèle une «course à la compétitivité» dans l'alimentation...

Des assiettes occidentales bien trop remplies de produits industriels, des millions de personnes qui meurent de faim dans le monde, des viandes suspectes dans la composition des plats préparés et des agriculteurs qui polluent, souvent sans le vouloir, leur environnement: c’est à ce grand bazar que Marc Dufumier, agronome et enseignant-chercheur à AgroParisTech, tente de répondre dans ses travaux. Aujourd’hui membre du think-tank lancé par Nicolas Hulot, il veut promouvoir une agriculture plus naturelle et qui nourrisse vraiment la planète.


Via Catherine Closson
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Les salades, première cause d'empoisonnement aux USA

Les salades, première cause d'empoisonnement aux USA | Alimentation Santé Environnement | Scoop.it

Les légumes verts et les plantes à feuilles provoquent chaque année des intoxications alimentaires pour plus de 2 millions d'Américains.

Quel est le plus risqué dans une assiette: un crustacé, un champignon ou une salade verte? D'après les statistiques établies par les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) à Atlanta, c'est avant tout des feuilles vertes dont il faut se méfier. Les salades sont en effet responsables du plus grand nombre d'intoxications alimentaires aux États-Unis, loin devant toutes les autres formes d'aliments. Près de 2,1 millions d‘Américains sont contaminés chaque année après avoir mangé des salades, épinards et autres légumes à feuilles, soit deux fois plus que le deuxième aliment de la liste, les produits laitiers.

Au total, les légumes, les fruits et les noix provoquent près de la moitié des pathologies liées à l'alimentation. Un résultat qui a surpris les chercheurs, car les cas d'empoisonnements les plus médiatisés ces dernières années étaient presque tous provoqués par de la viande rouge et des volailles contaminées.

Des virus responsables des gastro-entérites

Les vertus nutritives des légumes et de la verdure ne sont absolument pas remises en cause car il s'agit surtout de contaminations par des virus déposés, la plupart du temps, par des personnes malades lors des manipulations entre la cueillette et la vente ou la préparation en cuisine. Plutôt que d'arrêter de manger des salades et d'autres légumes verts, les épidémiologistes américains recommandent surtout de bien les laver avec beaucoup d'eau ou, pour les épinards, de bien les faire cuire. Les principaux pathogènes retrouvés sur les légumes sont des norovirus, responsables de gastro-entérites virales. Les malades touchés par ce virus sont «contagieux à partir du moment où ils commencent à se sentir mal et jusqu'à trois jours après la fin des symptômes», rappelle le centre d'épidémiologie national américain.

Malgré ces chiffres inquiétants, les amateurs de steak-frites et de hamburgers ne devraient pas y voir un prétexte pour refuser de manger des légumes. Car les intoxications les plus graves, celles qui provoquent la plus grande proportion des 1451 décès aux États-Unis chaque année, sont provoquées par des viandes contenant des bactéries dangereuses, comme des listeria et des salmonelles.

En France, les chiffres de l'Institut de veille sanitaire (InVS) rapportent entre 1 et 10 décès par an par «toxi-infection alimentaire», principalement à cause de toxines produites par des staphylocoques et des salmonelles.


Via Paul-Jean Ricolfi
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Développer une politique d'alimentation durable - Idées Le Monde.fr

Malgré des affaires de traçabilité et de contamination, la situation alimentaire peut paraître assez rassurante. Nos supermarchés regorgent de produits, la part du budget consacré à l'alimentation n'a jamais été aussi faible et l'espérance de vie aussi bonne. A cela il faut ajouter que l'industrie agroalimentaire est une valeur économique sûre, ce qui est précieux par ces temps de crise et de délocalisation.

Au-delà de cette analyse rassurante, le bilan du système alimentaire actuel est bien plus contrasté et inquiétant, même dans le domaine de la santé. La longévité en bonne santé de la population n'est pas particulièrement bonne ; la prévalence du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et des autres pathologies dégénératives demeure bien trop élevée. Il y a pire, l'industrialisation de l'alimentation a provoqué une épidémie mondiale d'obésité et la France n'échappe pas à ce fléau. Le système alimentaire, qui a été mis en place après les trente glorieuses du développement économique, basé sur une agriculture productiviste qui ne cesse de détruire les emplois paysan, une chaîne de transformation industrielle et une grande distribution omniprésente, est loin d'être durable.


Via Catherine Closson
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Des producteurs aux distributeurs, toute la filière unie pour la Responsabilité sociale

Des producteurs aux distributeurs, toute la filière unie pour la Responsabilité sociale | Alimentation Santé Environnement | Scoop.it

C’est l’Ania et Coop de France qui organisaient ce rendez-vous, Coop de France, via sa branche Aquitaine, ayant édité un guide de la RSE avec l’Afnor sur lequel pourront s’appuyer les entreprises alimentaires qui veulent s’inscrire dans la démarche. Sept questions centrales figurent dans ce programme : la gouvernance, les droits de l’homme, les relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs, communauté et développement local. L’ISO-26.000 a été adoptée il y a dix-huit mois et sa traduction pour l’agroalimentaire, l’accord AC X30-030, a été adopté à son tour par l’Ania et Coop de France.

« Pour les coopératives, la RSE est pratiquement inscrite dans leurs gênes, notamment en raison de leur gouvernance et de leur ancrage dans les territoires, a indiqué Christian Pees, président de Coop de France Métiers du grain. 10 à 15 % y sont déjà inscrits formellement avec des programmes d’action dans le double objectif de performance écologique et de compétitivité économique, mais nous voulons désormais sensibiliser la majeure partie de nos entreprises. Nous y gagnerons aussi en attractivité, pour attirer des talents, pour les collaborateurs et pour les clients, sans chercher à tomber dans l’effet de mode. »

Même idée pour Jean-René Buisson, président de l’Ania, de faire de la responsabilité social un avantage pour les entreprises plutôt que de la subir comme une contrainte. « La RSE, c’est beaucoup plus large et plus motivant que le développement durable. La responsabilité sociétale nous amène à dialoguer avec toutes les populations avec lesquelles on travaille, les syndicats, les élus locaux. Les entreprises ne doivent pas le voir comme une contrainte mais une opportunité. L’industrie alimentaire n’a pas une image excellente, de plus elle est coincée entre les producteurs qui ont les tracteurs pour se manifester et les distributeurs qui ont le contact avec le consommateur. La RSE va nous permettre de donner plus de transparence. C’est une des priorités de l’Ania et je préside aussi le Comité filière. Nous devons faire de la RSE une démarche de toute la filière, en dépit de nos divergences dans d’autres domaines. »

Les agriculteurs, eux, voient dans cette démarche une occasion de tordre le cou « aux caricatures dont souffre l’agriculture en matière d’environnement », selon Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA. Et de répondre à une demande de la société « car l’attente de l’opinion est prégnante même si elle n’est pas toujours en cohérence avec l’acte d’achat puisque le hard discount attire et que les bas prix ont envahi les rayons ». L’avantage de la démarche RSE en co-construction tout au long de la filière devrait permettre « d’allier la compétitivité des exploitations agricoles avec la demande des consommateurs, et sans qu’il s’agisse d’un cahier des charges imposé par les acheteurs. Mais à condition que nous ayons en retour des distributeurs la valeur que souhaitent les agriculteurs et de la loyauté dans les pratiques ».  

Evidemment, Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, ne pouvait laisser dire que des pratiques déloyales avaient lieu. « Ce n’est pas parce que nous sommes dans une démarche de co-construction sur la RSE que nos relations doivent manquer de relief ! » Mais il a d’abord vanté le modèle sociétal que défend la grande distribution, premier recruteur de jeunes non qualifiés, premier employeur de de personnes souffrant de handicaps, des comités développement durable tant aux sièges que dans les magasins, 35 % des repas fournis aux plus démunis via les banques alimentaires ou les restos du cœur, la fermeture de 75 % des meubles de froid pour économiser en énergie l’équivalent de la consommation d’une ville comme Lyon… « L’objectif, c’est de passer la vitesse supérieure en travaillant à tous les niveaux de la filière. Ce n’est pas facile en ce moment avec les négociations et les élections de toutes sortes (il pense aux Chambres d’agriculture qui ont lieu, NDLR). Nous avons par ailleurs construit avec l’Essec un Observatoire de la RSE… Bref, de la responsabilité sociétale de la fourche à la fourchette.

Mais tout de même, il fallait parler des négociations. « La filière alimentaire a plus d’avenir que Virgin et la FNAC, a lancé Christiane Lambert. Mais à condition que les relations commerciales soient plus équilibrées ! Je n’oublie jamais qu’il y 400.000 exploitations, 10.000 entreprises agroalimentaires et seulement 7 centrales d’achat. C’est ce qui pose problème ! ». « J’espère que dans dix ans il n’y aura pas 400.000 distributeurs pour rééquilibrer les relations, a répondu Jacques Creyssel. Avant de répartir la valeur, il faudrait déjà la créer ! Par ailleurs il a été démontré par l’Observatoire des prix et des marges que les choses étaient plus complexes qu’on ne veut bien le dire. Et nous avons fait preuve de transparence sur nos marges, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde… ». Une pierre dans le jardin de Jean-René Buisson, puisque les marges des industriels ne figurent pas dans le rapport. « La transparence, on n’en manque pas avec la grande distribution et d’après ce que montrent les chiffres de l’Observatoire, la majeure partie des marges est bien réalisée par la grande distribution… ». Voilà qui ne manquait pas de relief. Mais pour la RSE, tout va bien.


Via Paul-Jean Ricolfi
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