Agriculture urbai...
Follow
Find
74 views | +0 today
Your new post is loading...
Scooped by Luce Beaulieu
Scoop.it!

Agriculture durable : Développement durable à l'UdeM

Agriculture durable : Développement durable à l'UdeM | Agriculture urbaine durable | Scoop.it

Nos actions - Entrevue avec Alexandre Beaudoin

Alexandre et ses abeilles

Alexandre lors de la visite des ruches

Le melon de Montréal cultivé à l'UdeM

On le sait : un futur urbain durable passe aussi par la biodiversité et par un système alimentaire bien implanté. Le campus de l’Université de Montréal fourmille de projets en agriculture urbaine. Dans cette entrevue, Alexandre Beaudoin, biologiste et responsable du projet P.A.U.S.E., nous explique les avancées de ses divers projets. (Entrevue par Luce Beaulieu)

Ce printemps, l’Université de Montréal et le projet P.A.U.S.E. ont participé au 24h de science pour la deuxième année consécutive. Peux-tu nous décrire comment ça s’est déroulé?

Cette année au 24h de science, il y a eu un record de 300 ateliers en parallèle, du jamais vu! À l’Université de Montréal, notre thème était « trésors cachés », car nous voulions que le public découvre le boisé ainsi que les activités d’apiculture et d’agriculture, peu connues du public. Nous avons monté un circuit d’interprétation du patrimoine naturel avec un atelier de géomorphologie et interprétation du paysage, un circuit du boisé, une visite aux installations de production de champignons (mycoculture) et de nos ruches bien sûr. Le plus gros groupe faisait 80 personnes! Également, une reine expédiée par envoi postal a été intégrée dans sa nouvelle ruche et pour l’occasion, nous avons organisé un concours « Nommez la reine ». Et bien sûr, la dégustation de notre miel a encore une fois fait un malheur!

Nous sommes convaincus que toutes ces actions ont permis un certains rapprochement entre les employés de divers services qui ne sont pas amené à se côtoyer en temps normal. Moi, cela m’a permis de mettre des visages sur des noms que je vois seulement sur des papiers officiels.

------
Peux-tu nous en dire un peu plus sur les avancées du côté des activités d’apiculture, justement? Je pense spécifiquement à la caractérisation qui devait avoir lieu cet été.

Nous avons un début de caractérisation qui nous donne des résultats intéressants. Au niveau de la comparaison des teneurs en sucre, notre miel est égal à la plupart des autres miels non commerciaux au Québec. Ce qui fait notre distinction, c’est la grande diversité des pollens que l’on retrouve dans sa composition. C’est dû au fait que les abeilles peuvent butiner une très grande variété de fleurs aux alentours de l’université.

En ce qui concerne la certification biologique que nous visions, ce ne sera malheureusement sans doute pas atteignable, car nous ne pouvons être assurés que les environs sont absolument exempts de pesticides, certaines institutions ayant droit à des exemptions. Le projet UdeMiel produira sans doute entre 80 et 100 kilos de miel cette année. C’est très bien parti car nous avons déjà obtenu une récolte d’été de près de 30 kilos.

Le projet Miel Montréal quant à lui avance bien. Nous avons installé les trois premières ruches pour notre premier client, le Palais des Congrès de Montréal et nous effectuons un suivi rigoureux du projet. Nous sommes toujours en pourparlers pour un projet avec la DSP (Direction de la Santé publique de Montréal) et le tout devrait voir le jour l’an prochain. Idem avec L’Oréal et l’arrondissement Saint-Laurent.

------
Il y avait eu beaucoup d’intérêt l’an passé pour le fameux melon de Montréal, dont les semences ont été « retrouvées » en Iowa par le journaliste Mark Abley en 1996. Quelle est l’importance des semences ancestrales pour la biodiversité en milieu urbain?

En ce moment sont produits nombre de documentaires qui tracent le bilan environnemental de la planète et c’est toujours un peu alarmant. Nos pratiques agricoles à l’Université de Montréal, bien qu’à petite échelle, ont pour objectif de contrer certains impacts négatifs. Par exemple, environ 75 % de l’espace en culture aux É.-U. ne sert que pour la production de huit espèces différentes. Choisir la diversité des semis est une manière d’agir pour promouvoir la biodiversité tant au niveau des espèces que pour les gènes.

En plus de cette diversité, nous privilégions des semences originaires de notre patrimoine dans le but de revaloriser les espèces de chez nous en plus de créer un sentiment d’appartenance plus fort avec les gens. Notre choix d’utiliser des semences d’ici qui ont évolué avec notre climat nous donne plus de chances de résister aux aléas des saisons, mais surtout cela nous permet d’aborder le sujet de la biodiversité lors des visites et d’avoir des réflexions sur notre mode de consommation alimentaire actuel.

------
Avec P.A.U.S.E., faites-vous déjà ou projetez-vous faire des liens avec les communautés avoisinantes par exemple l’arrondissement de Côte-des-Neiges, la Ville de Montréal, etc. ?

Depuis sa création, P.A.U.S.E. a choisi de réinvestir dans la communauté. Pour l’instant nous sommes toujours en mode exploration et tentons de découvrir les espèces qui offrent le meilleur potentiel de production. Lorsque le projet aura atteint sa taille optimale (en termes de logistique et de production), nous débuterons les démarches avec Valère (la cafétéria de l’Université de Montréal) et approcherons MultiCaf. On s’est donné trois années de tests pour les récoltes afin qu’à la quatrième année on ait des résultats prévisibles, sur lesquels les cafés puissent compter. Les productions sont bonnes, mais on doit tout peser et caractériser.

Au printemps, P.A.U.S.E. a pu faire une courte présentation de ses activités avec l’écoquartier de Côte-des-Neiges, la SOCENV. Suite à quoi une dame vivant dans l’arrondissement nous a approchés afin d’entamer des activités sur son terrain. Depuis la mi-mai, P.A.U.S.E. s’occupe de réaménager son terrain tout en reconstruisant son sol. Nous sommes très heureux de pouvoir entamer nos activités plus concrètement dans le quartier tout en mettant en développement nos compétences quant à la production en sol. Un terrain de la sorte nous permet de réfléchir différemment à la production en ville. Nous avons installé des plants pour soutenir une plus grande diversité d’oiseaux et avons comme projet d’également introduire des plantes médicinales. Étant donné les bons résultats jusqu’à maintenant, nous envisageons de nous investir davantage dans ce développement hors campus dès l’an prochain.

Quant aux ateliers citoyens, nous invitons toujours nos bénévoles à mettre la main à la pâte tout en leur offrant une formation sur nos diverses pratiques. À ce titre, nous offrons des ateliers en mycoculture dans les jardins de P.A.U.S.E. Le site d’apiculture de L’Université de Montréal est idéal pour les formations par son accès facile. Il permet également de satisfaire la curiosité de certains lors de visites ou de perfectionner les pratiques de certains néoapiculteurs urbains.

------
En cette année de Rio+20 et du lancement du SAM (Plan de développement d'un système alimentaire durable et équitable de la collectivité montréalaise), vois-tu l’agriculture urbaine comme geste citoyen, politique?

Il est évident que le jardin de P.A.U.S.E. s’ancre dans une réflexion politique. C’est dans un souci de verdir la ville, de promouvoir la biodiversité, de mettre de l’avant les circuits courts, de lutter contre les îlots de chaleur, d’agir pour la sécurité alimentaire, d’augmenter les contacts entre les gens de la ville et la nature (en particulier les enfants) et de préserver le patrimoine que P.A.U.S.E. a vu le jour. Des suggestions ont d’ailleurs été en ce sens lors du dépôt de quelques mémoires lors de la consultation publique sur le Plan métropolitain d’Aménagement et de Développement (PMAD).

Mais au-delà des enjeux politiques, nous aimerions approfondir l’aspect thérapeutique du jardinage, c’est-à-dire ancrer davantage les pratiques d’agriculture urbaine dans une approche de santé publique. Il y a des avancées en ce sens au Québec et aussi, à Cuba où je suis allé en mission au mois de juin. Lors de mon voyage, j’ai eu la chance de représenter Montréal pour les aspects agro-urbains et aussi en api-thérapie. Il y a plusieurs composés de l’abeille qui peuvent contribuer à améliorer la santé humaine. À Cuba, plusieurs millions en santé sont économisés grâce aux abeilles. Par exemple, ils ont réussi à développer un miel produit par une abeille spécifique pour traiter les conjonctivites. À Montréal, des étudiantes en soins infirmiers de McGill se sont intéressées à l’impact du jardinage sur la santé individuelle. En effet, il s’avérerait que les odeurs du terreau et des plantes vivantes pourraient aider à contrer la dépression.

Avec P.A.U.S.E., on a une belle plateforme sur des sujets passionnants qui ont le potentiel d’aider à résoudre plusieurs enjeux autant en santé qu’en environnement. On apprend sur le tas, car il n’y a pas énormément de spécialistes à Montréal sur ces sujets-là. Donc on fonce sur toutes les initiatives, on va explorer et voir ce qui est le plus porteur. Vous pouvez nous suivre sur Facebook à : P.A.U.S.E.

À visionnier : Les abeilles d'Alexandre Beaudoin
À lire :
Tomates, cerises et miel sont récoltés sur les toits de l'UdeM
Une colonie d'abeille au coeur du campus
Visite des ruches : un franc succès!
Salamandres, couleuvres, renards, oiseaux de proie, phasmes sur le campus

_____________________________________________________________________________________________

Importance du développement d'un système de production alimentaire équitable et durable en ville

Hygrophore conique

De façon générale, on peut définir l'agriculture urbaine comme étant la pratique de la culture, de la transformation et de la distribution de produits alimentaires frais par les citoyens vivant en zones urbaines. Depuis quelques années, nous entendons de plus en plus parler de projets comme les jardins et les cuisines collectives, les jardins sur les toits, les jardins-partage, les jardins hydroponiques, l’élevage de poules et de lapins en milieu urbain, l’apiculture sur les toits, etc. Bien que les initiatives d’agriculture urbaine ont vu le jour dans les années soixante-dix, c’est vraiment dans les années quatre-vingt-dix que cette pratique a commencé à créer un engouement fort et à faire parler d’elle. Supportée depuis les années quatre-vingt par la Ville de Montréal, la popularité du réseau des jardins communautaires n’est plus à faire.

De plus en plus de projets d’agriculture urbaine voient le jour et attirent des adeptes enthousiastes, autant au niveau des jardiniers que des consommateurs qui désirent des produits frais, biologiques et locaux. Et depuis ce printemps, le chef Ricardo Larrivée est l’animateur de l’émission « Fermier urbain ». Autant parler d’une tendance lourde! Mais au-delà des modes, c’est à la lumière des principes du développement durable que l’on peut se questionner sur la façon de produire, de transformer et de transporter ce qui se retrouvera dans notre assiette.

La sécurité alimentaire
Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), il est possible de nourrir les 9 milliards d’humains sur la planète grâce à l’agriculture biologique. Selon elle: « L’agriculture biologique est un mode de gestion globale de la production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l’air, du sol et de l’eau, et optimise la santé et la productivité des communautés interdépendantes de végétaux, d’animaux, et d’êtres humains. »

Prise dans un contexte urbain, l’agriculture biologique s’insère parfaitement dans une perspective de réduction de l’utilisation de ressources non renouvelables et dans une optique de sécurité alimentaire puisqu’on assure une certaine autonomie alimentaire aux citoyens en créant un système alimentaire local, abordable, frais et découplé des prix du pétrole, des conflits possibles dans des pays producteurs au Sud, etc.

Pour Amanda Sheedy de Food Secure Canada, il ne fait aucun doute qu’avec une volonté politique et l’implication citoyenne, il est possible de nourrir un nombre impressionnant de citadins. « Le plus bel exemple à Montréal selon moi est le Santropol Roulant. Chaque jour, 250 repas à 5$ sont cuisinés en partie avec les produits biologiques des jardins du Santropol dans le but de les distribuer à des aînés en perte d’autonomie. Pris dans un tout plus large, on peut imaginer qu’avec plus de jardins, une volonté politique et une plus grande implication des citoyens, presque toute la ville pourrait se nourrir localement, à peu de frais. Ainsi, je pense que par exemple, les HLM pourraient se doter de jardins collectifs et ainsi s’attaquer de front à la question centrale de la sécurité alimentaire chez une certaine population à risque de moins bien se nourrir. »

L’inclusion sociale et la sécurité alimentaire des populations à risque sont au coeur du mouvement des jardins collectifs. Selon l’organisme Communiterre, le jardinage collectif permet de réduire les inégalités sociales face au marché alimentaire et rend les aliments de grande qualité accessible à tous ceux et celles prêts à s’impliquer dans un projet. « Il y a 50 ans et plus, nos ancêtres cultivaient beaucoup plus qu’aujourd’hui et possédaient un certain savoir qui s’est un peu perdu avec le temps. Il serait cependant assez facile de le réintroduire dans nos vies », poursuit Amanda Sheedy. « En gros, il s’agit d’amener les gens petit à petit à s’intéresser au mouvement alimentaire local par des expériences positives, à faire de la sensibilisation et à vraiment créer un projet sociétal fort autour de la production de nourriture en ville. Cela permettrait entre autres à certaines personnes de cesser d’avoir recours aux banques alimentaires, de se créer un réseau positif et de vivre une expérience d’autonomisation. C’est très puissant et c’est pérenne à tous les niveaux: social, environnemental et économique. »

L’aménagement responsable du territoire
Alors qu’aujourd’hui 50% de l’humanité vit en ville, en 2015 ce seront les deux tiers des humains qui vivront dans les zones urbaines. En parallèle, le prix des aliments de base ne cesse de monter en même temps que le prix du pétrole et le déploiement des biocarburants. Dans cette perspective, il semble évident que l’aménagement responsable du territoire dans le but de créer les conditions nécessaires à une certaine autonomie alimentaire en milieu urbain, doit devenir une priorité. Conséquemment, le support à la biodiversité est incontournable, car partout sur la planète, zone urbaine ou pas, les écosystèmes contribuent à la qualité de vie des citoyens par de nombreux services : la captation et la filtration naturelle de l’eau, la purification de l’air, le contrôle de la température ambiante, etc.

Partie intégrante du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) de la Ville de Montréal, la trame verte et bleue (projet découlant de l’orientation 1, « Aménagement ») pourrait contribuer à maintenir une biodiversité riche. Dans l’orientation 1 cependant on ne fait aucune mention de l’agriculture urbaine. Plutôt, on mise sur la préservation des espaces naturels et la création de corridors et de parcs à vocation récréotouristique. « Depuis les 30 dernières années, ce sont les citoyens qui ont pris en charge la création d’un système alimentaire urbain », soutient Raquel Penalosa, architecte du paysage. « Pourtant, historiquement, la ville de Montréal a été en partie aménagée selon un besoin fondamental : la proximité des zones de production de nourriture. Par exemple, au 17e et 18e siècle, les terres directement à l'ouest de la ville fortifiée faisaient office de garde-manger pour les habitants de Ville-Marie. Ce besoin de proximité d’une source de nourriture fraîche et locale se retrouvera plus tard au 19e siècle, avec la population italienne d’alors, qui par manque de ressources vivait majoritairement dans le Faubourg à m’lasse et se déplaçait les weekends où se situe l’actuel Marché Jean-Talon, pour cultiver des lopins de terre. C’était également l’occasion d’échanger des recettes, des histoires et de prendre l’air. »

Dans les années soixante-dix, des jardins ont fait leur apparition à travers les friches urbaines, souvent de façon plus ou moins clandestine. Avec les années, la Ville de Montréal a donné son aval officiel à ce projet issu de la société civile et c’est ainsi que les jardins communautaires sont nés. « Dans les années quatre-vingt-dix, la Ville a commencé à caractériser les terrains et c’est ainsi qu’on a découvert que certains emplacements de jardins communautaires étaient contaminés. Ces jardins ont donc été détruits, mais la cohésion sociale, elle, était bien enracinée! C’est plus ou moins à ce moment-là que les jardins collectifs sont nés, en réponse à un besoin de créer un projet issu de la communauté et non tributaire du politique », poursuit Raquel. « Pour la Ville, l’agriculture urbaine est clairement du ressort des citoyens. Mais pour inscrire un système alimentaire dans une ville, il faut que l’aménagement du territoire soit pensé aussi en fonction de cet objectif. D’où ce grand mouvement pour une consultation publique sur le sujet de l’agriculture en milieu urbain… on ne peut qu’espérer que cette consultation mènerait à des aménagements plus intégrés et surtout, à la création et au soutien de corridors de biodiversité dans la Ville! », conclut-elle.

(Luce Beaulieu - 14 juin 2012)

______________________________________________________________________________

Initiatives en agriculture urbaine à Montréal

Depuis 10 ans, les initiatives en agriculture urbaine à Montréal sont nombreuses et il peut être ardu de s’y retrouver. Nous avons donc tenté de présenter une liste concise des projets existants dans la ville et sur les campus.

Agriculture urbaine Mtl
Avec une mission comme “se réapproprier la terre et chasser le béton de nos assiettes”, on comprend qu’Agriculture Montréal a de l’ambition. En effet, le site Web de l’organisme vous permettra de trouver des initiatives d’agriculture urbaine à Montréal grâce à une carte interactive, à partager un jardin (le vôtre par exemple!), à apprendre comment débuter un potager et de façon générale, en savoir plus sur le sujet. Un “garde-manger d’idées” rempli à ras bord ! www.agriculturemontreal.com

L’école d’été sur l’agriculture urbaine
Vous désirez en savoir plus sur l’agriculture urbaine? Inscrivez-vous à l’École d’été sur l’agriculture urbaine et vous aurez la chance d’assister à des discussions, conférences et ateliers pratiques dans au pavillon Président-Kennedy de l’UQAM. Deux profils existent: le profil A qui consiste en une formation plus théorique sur les enjeux et sur le développement de compétences pour mettre en place des projets d’agriculture urbaine et le profil B qui s’adresse aux praticiens oeuvrant en intervention ou en recherche en agriculture urbaine. www.ecoleagricultureurbaine.org

Action Communiterre
Cet organisme à but non lucratif a pour mission de conscientiser le public à la sécurité alimentaire ainsi qu’à l’agriculture urbaine tout en fournissant à la communauté un meilleur accès à des fruits et légumes biologiques sains par le biais des produits de leurs 10 jardins potagers biologiques dans le secteur Notre-Dame-de-Grâce et d’autres projets d’agriculture urbaine dans la région de Montréal. Action Communiterre propose également un guide de démarrage d’un jardin collectif. www.actioncommuniterre.qc.ca

Coop la Maison verte
Chaque année, coopérative la Maison Verte offre une variété d’ateliers pour les jardiniers urbains. Pendant les mois de mai et juin, vous pourrez tout savoir sur les techniques de verdissement de votre allée, comment fabriquer votre compost et comment créer un potager productif. Une fois sur place, rien ne vous empêche de faire le plein en produits ménagers non toxiques, de soins personnels certifiés et de cadeaux équitables. Coop la Maison Verte est la première coopérative de solidarité en environnement au Canada. www.cooplamaisonverte.com/

La Ville en vert
Le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) et l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) mettent de l’avant le projet La Ville en vert ayant pour objectif de créer des îlots de fraîcheur dans plus d’une soixantaine d’ensembles d'habitations à loyer modique (HLM) en procédant à l’installation de toitures blanches, de même qu’à la réalisation de divers projets de verdissement et d’agriculture urbaine. Ainsi, l’OMHM et le CEUM travaillent en collaboration afin d’animer le processus de participation des résidents, de la conception des plans jusqu’à l’entretien des végétaux. www.ecologieurbaine.net/lavilleenvert

PlantCatching
Vous avez trop de plants de tomates ou encore, vous aimeriez introduire des plants d’aubergines dans votre jardin? Qu’à cela ne tienne, entrez votre adresse dans le moteur de recherche du site PlantCatching, créez un don de plante ou consultez les annonces pour trouver des végétaux dans votre quartier, et ce, gratuitement. La grande originalité de ce service réside dans le côté spontané, rapide et si souhaité, anonyme du don. Le site web vous imprime l'étiquette à coller sur la plante, le sachet de graines ou de bulbes. Il ne vous reste plus qu'à mettre le tout bien en évidence devant chez vous. www.plantcatching.com

Les fermes Lufa
Apprendre et jardiner, ce n’est pas trop votre truc et vous préférez nettement encourager l’agriculture urbaine par le biais de vos achats? Les fermes Lufa produisent 25 variétés de légumes biologiques. Des paniers de produits frais issus de leur ferme ou de fermes biologiques avoisinantes sont offerts de façon hebdomadaire. Lufa est une ferme de 31 000 pieds carrés dans une serre située sur le toit du 1440, rue Antonio-Barbeau dans le quartier Ahuntsic-Cartierville. https://lufa.com/

Les jardins du Santropol Roulant
Le Santropol compte actuellement 3 sites d’agriculture urbaine dont les produits sont ensuite acheminés vers la cuisine de la popote roulante, le programme de paniers frais et les mini-marchés. En 2011, les employés et bénévoles du Santropol Roulant ont récolté près de 1 500 kg de légumes ! Le Santropol Rouant est un organisme qui se veut ouvert et inclusif, centré sur les besoins de l’être humain, donc à l’image d’un écosystème vivant. Tout un chacun, jeunes et moins jeunes sont fortement encouragés à se développer et à enrichir les autres à travers les différentes activités que propose le Santropol Roulant. http://santropolroulant.org

Des jardins sur les toits
Produire de la nourriture sur les immeubles de la ville, c’est le pari qu’a fait le projet Des jardins sur les toits. En plus d’être une façon créative de mettre à profit les friches urbaines que sont la plupart des toits en ville, ces espaces productifs contribuent également à augmenter la biodiversité, améliorer la qualité de l’air et rendre la ville plus verte. L’Université du Québec à Montréal et l’Université McGill, l’ITHQ, l’École nationale d’administration publique (ENAP) sont des institutions ayant accueilli un jardin maraîcher sur le toit de leurs immeubles. Des jardins sur les toits offre également des jardinières avec réserve d’eau qui permette aux citoyens de cultiver en bacs. www.lesjardins.ca

CRAPAUD
Le CRAPAUD (Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable ) a comme mission, dans ses propres mots de : « …développer et promouvoir une agriculture urbaine plurielle, accessible, créative et viable par l’expérimentation, la pratique, l’autogestion, la recherche, la diffusion et l’action politique. » En plus de créer des aménagements paysagers comestibles, le CRAPAUD se donne aussi comme mission d’impliquer les étudiants à travers des stages, de la recherche ou des emplois d’été. L’organisme gère déjà 6 ruches sur le toit de l’École de Design, des jardins collectifs, un camp de jour pour les 7 à 12 ans et met sur pied chaque année un événement thématique sur l’agriculture urbaine, Terre en Ville. www.crapaud.uqam.ca/

Les terrasses du Cégep du Vieux-Montréal
Si vous vous rendez aux quatrième et cinquième étages du Cégep du Vieux en été, vous y retrouverez des tomates, des choux, des haricots et des aromates qui poussent allègrement dans les quelque 70 contenants à réserve d’eau. Lancés au printemps 2010, les jardins-terrasses du Cégep du Vieux-Montréal sont une initiative rassembleuse et innovatrice qui permet à la communauté du collège de bénéficier non seulement de plus de verdure dans un milieu fortement urbain, mais aussi de produits frais et de saison.

Les Serres du dos blanc
Formée en 2009, la coopérative Les Serres du dos blanc est un OBNL à vocation d’accessibilité alimentaire et de formation socioprofessionnelle. Quartier-21, l'organisme responsable des Serres du Dos blanc, prévoit que d'ici l'hiver 2013, 10 serres d’un total de 6000 m2 de superficie accueilleront des plants biologiques de tomates, basiliques et de poivrons, auxquels s’ajouteront éventuellement d’autres fines herbes. C’est le Cégep de Saint-Laurent qui a cédé gratuitement un terrain lui appartenant pour rendre le projet viable. Le Collège Vanier est également partenaire.

P.A.U.S.E.
P.A.U.S.E. (Production Agricole Urbaine Soutenable et Écologique) est un projet d'agriculture urbaine à l'Université de Montréal. Il comprend plusieurs volets, dont l'agriculture en bacs, l'apiculture urbaine (production de miel urbain), la mycoculture (culture de champignons) ainsi que des activités de sensibilisation et d'éducation pour tous. Le projet comprend maintenant cinq responsables ainsi que de nombreux bénévoles provenant de diverses disciplines qui contribuent à l'avancement du projet en fournissant temps et expertise. P.A.U.S.E. sur Facebook

Campus Crops
Depuis 2007, Campus Crops travaille sur des initiatives d'agriculture urbaine dans le but de produire de la nourriture sur le campus de l’université McGill, pour les étudiants et les membres de la communauté ainsi que de permettre aux citoyens d'apprendre par la pratique. L’initiative cherche également à promouvoir les questions de politique et de sécurité alimentaire par le biais d’activités sociales et éducatives telles que des ateliers, des projections de films et des repas-partage (potluck). Pendant les mois d’été, deux jardins sont entretenus par les bénévoles de Campus Crops. www.campuscropsmcgill.blogspot.ca

Macdonald Student-Run Ecological Gardens
Financé par le fonds en développement durable de l’université McGill, le projet « McGill student-run ecological gardens » est une initiative dirigée par les étudiants en collaboration avec les professeurs et employés, des producteurs biologiques locaux et des bénévoles. Le projet chercher à établir une structure pérenne de jardins gérés par les étudiants ainsi qu’à créer un lien entre l’université et la communauté locale. www.macdonaldstudentgarden.blogspot.ca

Concordia Greenhouse Project
Au treizième étage de l’immeuble Hall, vous trouverez les serres de l’université Concordia, un espace qui produit des fruits, légumes et thés biologiques, orienté sur l'éducation et la recherche sur la durabilité urbaine, le développement communautaire et la sécurité alimentaire. Le projet est un groupe de travail de Concordia durable, une initiative multipartite qui vise à créer une communauté universitaire plus écologiquement, socialement et économiquement durable. La serre accueille également des ateliers, des projections de films, des projets de recherche et des événements communautaires. www.sustainable.concordia.ca/greenhouse

Et enfin, pour tout savoir sur ce qui se passe en agriculture urbaine à Montréal, consultez le Mur Mitoyen, section agriculture urbaine.

(Luce Beaulieu)

___________________________________________________________________________________________

Tendances en agriculture urbaine au Québec et ailleurs

Depuis quelques années, de nombreux projets et tendances en agriculture urbaine, tous plus innovants les uns que les autres, voient le jour en réponse aux pressions exercées sur nos écosystèmes. Parmi les plus intéressants, en voici dix qui ont attiré notre attention.

Fermier des villes
Ricardo se trompe rarement dans les tendances. Toujours en avance, il nous présente depuis ce printemps l’émission Fermier Urbain, où trois familles envisagent différents projets en agriculture urbaine. Des techniques aussi diverses que le compostage, l’aménagement paysager comestible, les toits verts et l’aquaponie sont abordés de façon décontractée et originale. Fermier Urbain, c’est aussi des conseils pour la création d’un potager, une communauté en ligne et une application pour iPad. http://fermierurbain.radio-canada.ca/

Manger ses platebandes
Fortement ancrés dans la mouvance de la permaculture les deux cofondateurs de Croque Paysage, Claudine Gascon et Guillaume Pelland, créent des paysages comestibles permanents, à la fois esthétiques, fonctionnels et productifs. En plus d’offrir des services en consultation, testage de sol, conception, réalisation et entretien de paysages comestibles, Croque Paysage produit et vend pratiquement toutes les plantes dont vous pourriez rêver pour votre nouvelle plate-bande à déguster. Vous désirez rencontrer Claudine et Guillaume? Rendez-vous au marché d’été de Val-David tous les samedis du 2 juin au 6 octobre. http://www.croquepaysage.com/

La ruche qui dit Oui!
Eh non, il ne s’agit pas d’une nouvelle initiative d’apiculture urbaine, mais bien d’un projet qui permet, en France, de réunir producteurs régionaux et consommateurs. La Ruche qui dit Oui ! est un point relais créé par un particulier qui s’occupe de proposer les produits de producteurs locaux à ses amis et connaissances, qui deviennent ainsi membres de la ruche. Si le minimum de commande est atteint, la ruche a dit « oui ». Le producteur livre à la ruche et les membres viennent y récupérer leurs produits. Le projet est implanté partout en France et facilite la vente de produits maraîchers, mais aussi de viande, de fromages, de miel, de confitures, de pain, de vin et de jus de fruits. http://www.laruchequiditoui.fr/

La juste part
Halfsies est un projet né au Texas du désir de s’attaquer à trois problèmes interreliés : l’obésité (les américains sont parmi les plus enrobés sur la planète), le gaspillage alimentaire (aux États-Unis, les portions sont entre deux et quatre fois plus copieuses que recommandé par les guides alimentaires) et la faim issue de la pauvreté (sur la planète, un milliard de personnes souffrent d’insécurité alimentaire). Le projet, encore au stade de pilote à Austin, consiste à instaurer dans des restaurants participants un programme de demi-portions, des « halfsies », pour certains plats. Le consommateur paie le même prix que pour la portion normale et la différence du coût d’achat va à une oeuvre de charité dédiée à la sécurité alimentaire. http://gohalfsies.com/

Monopoly acidulé
Né de l’imagination de deux jeunes développeurs de San Francisco, Lemonopoly est un jeu en ligne dont l’objectif est de promouvoir une ressource naturelle locale, en l’occurrence : les citrons rustiques de Californie. Le jeu consiste à former des équipes (une par ville) qui vont chercher à localiser puis préserver, cultiver, récolter et consommer les citrons locaux. Chaque action contribue à accumuler des points pour les équipes. L’objectif ultime visé par les concepteurs est de mobiliser les citoyens de façon ludique autour d’un projet commun. http://lemonopoly.org/

Jardiner dans un camion
Le cinéaste Ian Cheney s’est fabriqué un jardin à l’arrière de sa vieille camionnette Dodge à cause d’une contrainte d’espace chez lui. Son jardin mobile, devenu le film et projet « Truck Farm : a film and food project » a donné le coup d’envoi à plus de 25 camions-jardins qui sillonnent les États-Unis. L’OBNL Truck Farm Chicago est donc né du projet de Ian Cheney et va même un peu plus loin, étant dédié à l’éducation alimentaire des enfants issus de communautés défavorisées. Avec l’aide de fonds recueillis grâce à Kickstarter, Truck Farm Chicago espère pouvoir sensibiliser et inspirer plus de 3 000 enfants cette année, de bonifier leur programme de potagers scolaires et de développer des campagnes sur l’importance d’une saine nutrition basée sur de la nourriture produite localement. http://www.truckfarm.org/ http://www.truckfarmchicago.org/

Jardiner grâce à Skillshare
Si vous habitez New York, vous pouvez vous enrôler dans une série de cinq cours d’agriculture urbaine donnés par le Urban Garden Center dans Harlem, facilité par le magazine Metropolitan Gardening, via la plateforme de partage de connaissances Skillshare. Le premier cours vous apprendra comment fabriquer un antiparasitaire biologique à base de piment fort, le deuxième cours vous permettra de pratiquer le jardinage à l’ombre, le troisième cours dévoilera les secrets d’un jardin de fenêtre, le quatrième cours consistera à apprendre les nouvelles technologies des jardins sur les toits et le dernier cours portera sur le design d’un potager. http://www.metropolitangardening.com/ http://www.skillshare.com/Urban-Gardening-Tips-and-Tricks-for-effective-city-growing/1969311800/1701091434

Une fenêtre, un jardin
Dans les villes, tous n’ont pas la chance de disposer d’un lopin de terre, ou même d’un balcon. C’est pour répondre à cette problématique si fréquente que les jardins de fenêtres (« window farms ») ont vu le jour. On peut bien sûr en fabriquer soi-même avec divers contenants de type bouteille de soda suspendus l’un par-dessus l’autre, mais si on veut le faire avec style, on peut se procurer un modèle hydroponique vertical de windowfarm.org. Ayant écoulé tous ses premiers modèles grâce à Kickstarter, l’entreprise est présentement en mode précommande pour une deuxième production. http://www.windowfarms.org/customergroup_1

Extra vivant
Les citoyens des pays dits développés ont tendance à consommer une énorme quantité de suppléments alimentaires divers. Pourtant, un de secret d’une santé radieuse est la consommation de pousses vivantes que l’on consomme dans de très courts délais, sans cuisson, pour en retirer tous les bienfaits. Une des meilleures façons de consommer chaque jour ces nutriments vivants c’est en faisant ses propres pousses. Que ce soit en germoir ou dans un substrat, vous trouverez chaussure à votre pied à travers les dizaines de systèmes existants sur le marché. À noter le germoir de céramique testé et très apprécié de Frédérique Bonmatin. http://maison.lapresse.ca/photos/decoration/201207/16/12-7990-exposition-1001-pots-a-val-david.php

Jardiner snob
La marque pour gourmets nantis Wiliams Sonoma innove cette année en créant la gamme Agrarian. Dans la lignée de plus en plus forte du mouvement DIY, des « kits » de toutes sortes sont offerts allant de la création de kombucha maison, de la fabrication de fromages fermiers et de la mycoculture (culture des champignons). Williams Sonoma offre également une cage à poules urbaines, des boîtes diverses pour l’horticulture, des outils chics, des ruches raffinées et une collection d’accessoires vintage à faire tomber par terre les amateurs du look bourgeois bohème. http://www.williams-sonoma.com/shop/agrarian-garden/

La récup’ dans tous ses états
Cultiver chic ça ne vous dit rien et vous préférez réduire votre empreinte écologique en récupérant des contenants? Qu’à cela ne tienne: des centaines, voire des milliers d’options s’offrent à vous! Vieux bacs de recyclage, pneus récupérés, gouttières valorisées, palettes de bois chipées à l’arrière du dépanneur, vieil arrosoir, blocs de béton abandonnés ou mieux : une baignoire de métal ! Tous les objets concaves sont bons pour y faire pousser votre garde-manger estival. Pour vous inspirer, rendez-vous sur notre tableau « Agriculture urbaine » créé spécialement sur Pinterest pour accompagner cet article : http://pinterest.com/umontrealdd/agriculture-urbaine/ Vous y trouverez des images d’agriculture en contenants récup’ ainsi que les images de divers projets qui nous ont allumés. En cliquant sur l’image, vous serez redirigés vers le site d’où elle provient. Bon visionnement et surtout, bon jardinage!

(Luce Beaulieu)

 

more...
No comment yet.
Rescooped by Luce Beaulieu from Nature to Share
Scoop.it!

Comment une ville peut devenir autosuffisante en fruits et légumes

Comment une ville peut devenir autosuffisante en fruits et légumes | Agriculture urbaine durable | Scoop.it

Cette histoire ressemble à une utopie, une ville imaginée par un sociologue pour décrire la communauté idéale, et pourtant tout est réel. A Todmorden, une commune d’Angleterre, les habitants cultivent leurs propres potagers dans des lieux publics qui le permettent avec l’objectif de devenir complètement auto-suffisant en quelques années.


Aucun camion ou train ne transportera des légumes à Todmorden mais surtout, le citoyen ne récolte plus que ce dont il a besoin et tout le monde donne un coup de main en s’occupant régulièrement des différents espaces cultivés.


Pour un horticulteur, visiter Todmorden est un plaisir pour les yeux, une ville tapissée de parterres et d’espaces verts où l’on peut admirer la croissance jour après jour de carottes, choux, laitues, oignons, pommes de terre et de potagers en tous genres, mais aussi d’arbres fruitiers et d’herbes aromatiques comme les framboises, les fraises, les abricots, le romarin, le basilic et bien d’autres.


Le projet s’appelle Incredible Edible et a comme objectif principal de rendre Todmorden auto-suffisant en ce qui concerne les fruits et légumes d’ici 2018 ! En plus de l’idée même d’autosuffisance, ce qui est particulièrement marquant est l’harmonie qui accompagne le projet, personne ne ramasse plus de ses besoins, avant tout parce qu’il n’y aucune raison de le faire et parce que, comme l’explique la co-fondatrice du projet Mary Clear « cela ne se produit pas, nous avons confiance en les personnes, nous croyons et nous en sommes les témoins, les personnes sont honnêtes »


Les parterres, comme déjà évoqué, sont partout mais il faut aussi signaler un grand verger de 200 arbres dans le centre de la ville, ainsi que des lieux insolites où sont cultivés les potagers : en effet, en plus des parcs classiques, nous pouvons trouver des fruits et légumes devant le commissariat, la mairie et même dans le cimetière !


Incredible Edible, ce ne sont pas seulement des potagers éparpillés dans la ville mais c’est aussi l’éducation au goût : des cours sur l’horticulture, sur comment conserver les fruits et légumes ou sur comment faire son propre pain sont activés.


L’initiative a certainement interpellé en Angleterre puisque 21 communes commencent déjà à expérimenter des projets de ce type. L’intérêt est également fort dans d’autres réalités européennes (Allemagne et Espagne) mais pas seulement (Canada et Hong Kong) !


Qui aurait dit, il y a encore peu de temps, que la ville du futur serait verte et non grise, avec des fruits et légumes à chaque angle à la place de machines volantes ?


Via Damoclès
more...
Laure Dosso's curator insight, January 14, 2013 4:19 AM

et pourquoi pas à Brest le long de la ligne de tram ?