L'enlèvement des jeunes filles coptes | Revue de presse "Afrique" | Scoop.it

Dans la semaine précédant l’évènement, la rumeur  circulait au sujet d’une femme musulmane de la ville de Kom Ombo  dans le  sud égyptien qui aurait été convertie de force au christianisme. Une horde de musulmans s’est alors senti obligée de fomenter une émeute en lançant des attaques à la bombe incendiaire contre le  local de l’église chrétienne copte de la ville.

 

 Le fait qu’une femme musulmane de 36 ans, portée disparue, fut contrainte de se convertir au christianisme et était retenue contre son gré dans l’église Mar Gogis, – la plus grande église copte de Kom Ombo – n’était fondé que sur des suppositions.   Mais cette transgression était apparue flagrante et suffisante pour déclencher les émeutes dans la ville, suffisante pour inciter des centaines de musulmans locaux à  cerner l’église pendant trois jours et à l’assaillir à coups de cocktails Molotov et de pierres, une mêlée qui a provoqué des blessures  chez  des dizaines de chrétiens et de policiers  égyptiens.

 

Bien sûr, il convient de noter que les coptes, qui représentent 10 pour cent de la population égyptienne, sont habitués à subir la colère musulmane, eux qui ont vu au cours des années récentes plusieurs dizaines de leurs églises régulièrement attaquées et incendiées.

 

En fait, la rage musulmane contre les églises coptes et leurs paroissiens dépasse  largement les frontières égyptiennes, comme en témoigne la récente attaque armée contre une église copte égyptienne dans la ville libyenne de Benghazi durant laquelle deux prêtres furent blessés. Cette agression avait été précédée  par l’arrestation à Benghazi de près de 50 chrétiens égyptiens soupçonnés de prosélytisme. Pendant leur détention les chrétiens avaient été torturés et leurs croix tatouées sur la peau brûlées avec de l’acide.

 

Néanmoins, la fureur de Kom Ombo s’était dissipée  quelque peu lorsque la femme disparue, était réapparue au sein de sa famille, où, selon un responsable de la police égyptienne, il fut constaté qu’elle n’avait pas été victime d’une conversion forcée mais avait disparu pour « des raisons sociales et familiales « 

 

Pourtant, tandis que la rumeur de la conversion forcée se révèle être un faux, la réalité  des vrais enlèvements  pratiqués  par des musulmans égyptiens qui poussent des jeunes femmes coptes à des  conversions forcées à l’islam ne fait que  se confirmer. 

 

Bien que cette pratique soit la plaie dont souffre la communauté copte d’Égypte depuis des décennies, le nombre de ces cas d’enlèvement, sans surprise, a considérablement augmenté depuis janvier 2011 date de l’éviction du président égyptien Hosni Moubarak.

 

Dans un rapport de 2012 commandé par Solidarité Chrétienne Internationale et  intitulé Tell My Mother I Miss Her  (‘Dis à ma mère qu’elle me manque’) et co-écrit par Michele Clark professeur à l’Université George Washington et par Nadia Ghaly, militante copte des droits de l’homme,  500 cas de femmes coptes enlevées et converties de force à l’islam ont été signalés.

 

Les cas de jeunes femmes et de jeunes filles qui ont eu la chance d’échapper à leurs ravisseurs, ont été décrits dans leur  froide horreur  par l’un des auteurs du rapport CSI devant une commission du Congrès américain en Juillet 2012: (...)

 

Plus: http://www.europe-israel.org/2013/03/lenlevement-des-jeunes-filles-coptes/


Via Egypt-actus, CRIFIP